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Les insectes à la croisée des disciplines
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Scooped by Bernadette Cassel
March 31, 2022 11:15 AM
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L’intelligence artificielle perce les secrets de la construction de leurs toiles par les araignées

L’intelligence artificielle perce les secrets de la construction de leurs toiles par les araignées | EntomoScience | Scoop.it
Grâce à des caméras infrarouges et à l’intelligence artificielle, des chercheurs de l’université Johns Hopkins aux Etats-Unis sont parvenus à documenter le processus de création des toiles d'araignées.

 

30 novembre 2021 (abonnés)

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Actualité en relation :

 

→ Comment une araignée construit-elle une toile ? Chaque toile d'araignée est-elle unique ? De 45secondes.fr - 20 juin 2021, 19:45

 

→ Araignées : un cerveau au centre de la toile - De www.lemonde.fr - 12 décembre 2021, 19:49

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March 11, 2022 1:27 PM
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Philosophia Scientiæ n° 26 (1) : La désuétude conceptuelle : abandon ou transformation ?

Philosophia Scientiæ n° 26 (1) : La désuétude conceptuelle : abandon ou transformation ? | EntomoScience | Scoop.it
 Kimé  - Mars 2022 Caroline Angleraux et Perceval Pillon Introduction. La désuétude conceptuelle – abandon ou transformation ?

 

Les Livres de Philosophie

mardi 8 mars 2022

 

Sommaire :

 

Caroline Angleraux et Perceval Pillon

Introduction. La désuétude conceptuelle – abandon ou transformation ?

 

Sacha Behrend et Marie Michon

Désuétude et neuroplasticité

 

Emmanuel D’Hombres

La division du travail physiologique : désuétude d’un concept récidiviste en biologie (1830-1900)

 

Olivier Delettre et Artemis Korniliou

De l’équilibre naturel à la stabilité et à la résilience : désuétude et persistance

 

Henri Stephanou

« Cette bonne vieille intelligence artificielle » : désuétude et survivance de l’hypothèse computationnelle de l’esprit

 

Gauthier Fontaine

Ces objets qui ne tombent pas en désuétude. Le cas des modèles de transfert de la radioactivité dans l’environnement

 

Jan Maršálek

Auguste Comte’s Concept of Systematic Obsolescence, by Which All Truly Unarguable Views Must Spontaneously Fade Away

Louis-Étienne Villeneuve

Deux formes de désuétude des concepts en histoire

 

Frédéric Fruteau de Laclos

Les concepts meurent-ils ? Survivances et revenances dans les sciences

 

Vincent Jullien

La désuétude, un destin évitable pour des théories et concepts scientifiques

 

Varia

Francesca Boccuni

Plural Frege Arithmetic

Damien Lacroux

Nouvelles interprétations du processus d’évaluation cognitive selon René Descartes à la lumière des neurosciences

 

_____________________

 

[Image] via "La désuétude conceptuelle" | IHPST
https://ihpst.pantheonsorbonne.fr/evenements/desuetude-conceptuelle

 

Lorsqu'elle étudie les concepts et les objets scientifiques dans leur historicité, la philosophie des sciences tend à adopter une proposition bivalente : sont étudiés soit l'émergence et la persistance d'un concept, soit son abandon. A l’inverse, sans être synonyme de fausseté, la désuétude qualifie ce qui se révèle inadapté et vieilli dans un contexte nouveau, ou tout du moins plus récent. 

 

En épistémologie, elle désignerait donc l'ensemble des idées et des concepts passés de mode car péchant par manque d'utilité, de rationalité ou de signification.

 

A ce titre, le statut épistémique des concepts désuets demeure ambivalent : si ces derniers ne fonctionnent plus, sont-ils simplement à reléguer dans le Musée des Idées Passées ? Mais, si de - ou contre - leur opérativité déclinante naissent des concepts plus adéquats, les concepts déclarés désuets ne jouent-ils pas un rôle épistémique leur garantissant une efficacité d’une autre nature ? En effet, on peut voir des concepts un temps considérés comme désuets resurgir et prendre place différemment dans les théories scientifiques actuelles. Comment alors penser ces concepts et leur historicité ?

 

Bernadette Cassel's insight:

 

"Sans être synonyme de fausseté, la désuétude qualifie ce qui se révèle inadapté et vieilli dans un contexte nouveau (1).

 

Mais, si de - ou contre - leur opérativité déclinante naissent des concepts plus adéquats, on peut voir des concepts un temps considérés comme désuets resurgir et prendre place différemment dans les théories scientifiques actuelles. 

Comment alors penser ces concepts et leur historicité ?"

 

(d'après présentation Journées d'étude IHPST - juin 2021)

 

____________________________

 

(1) Lire par exemple :

 

Ces cancers qui régressent spontanément - Par Marc Gozlan - De www.lemonde.fr - Aujourd'hui, 17:26

 

"... Comment expliquer qu’une tumeur cancéreuse puisse disparaître totalement sans qu’un traitement actif ne soit administré ? Pour tenter de comprendre, il faut remonter à la fin du XIXe siècle. [...] Les observations du Dr Coley tombèrent dans l’oubli avec l’avènement de la chimiothérapie et de la radiothérapie. [...] Elles constitueront bien plus tard la base conceptuelle d’une stratégie thérapeutique que l’on nomme aujourd’hui l’immunothérapie des cancers."

 

 

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December 24, 2021 1:11 PM
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« Nous sommes tous partie prenante de la dégradation de l’image de la science »

« Nous sommes tous partie prenante de la dégradation de l’image de la science » | EntomoScience | Scoop.it
Entretien avec le biologiste Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle et nouveau lauréat du Prix François Sommer Homme Nature, qui avance plusieurs pistes pour établir un véritable dialogue entre science et société.
 
Gaëlle Cornibert
Usbek & Rica - 17 février 2021

 

"... Les gens sont passionnés par les animaux et par l’homme. C’est notre côté zoo/anthropocentrique. Mais on doit les amener sur d’autres sujets. Le risque du zoocentrisme est par exemple très présent en botanique, un domaine brillamment vulgarisé, notamment par Francis Hallé. Pourtant, la vulgarisation autour de la plante s’est récemment embrasée autour de l’intelligence des plantes… qui n’explique pas grand-chose de la nature (profondément particulière) de la plante, et ne libère pas la compréhension du lecteur.

 

Le vrai défi est d’amener les gens à d’autres objets, en eux-mêmes et dans leur originalité. Je considère que mon livre Jamais seul (Actes Sud, 2017) est un échec de ce point de vue, car on n’y voit guère les microbes en eux-mêmes. Ce n’est pas le sujet qui importe mais comment on l’amène. J’ai trouvé un moyen de tenir un public en haleine devant une façade simplement en la grattant pour narrer la richesse de la vie microbienne qui s’y trouve. L’intérêt des sujets n’est pas intrinsèque, il est dans la façon d’aller vers les auditeurs."

(...)

 

[Image] Lucas Vasques on Unsplash

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November 26, 2021 12:34 PM
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Jean de la Fontaine, pionnier de l'écologie

Jean de la Fontaine, pionnier de l'écologie | EntomoScience | Scoop.it
Patrick Scheyder publie dans We Demain une série de portraits consacrés aux pionniers de l'écologie. Dans le numéro actuellement en kiosques, il s'intéresse à Jean de la Fontaine, qui n'eut de cesse de défendre la Nature et les Animaux dans ses Fables.

 

Le Club de la Terre au Carré : balade en forêt, La Fontaine écologiste, un jeu pour enfants

vendredi 26 novembre 2021

par Mathieu Vidard

 

En quoi Jean De Le Fontaine est-il écolo ? 

 

Le simple fait de choisir des animaux pour les faire parler, pour donner le sens aux hommes, c'est renverser la situation. Il dit quelque part, non seulement les animaux ont une sensibilité, mais aussi une intelligence s'ils sont capables de donner une leçon aux hommes. C'est donc qu'ils ont une valeur intrinsèque. 

 

Il s'en prend à détruire méthodiquement la théorie de Descartes dans une longue introduction qui fait 10 pages sur la condition animale. C'est, à ma connaissance, un des premiers textes sur la condition animale où il explique que la théorie de Descartes est fausse. Elle se dit nouvelle, mais en fait, elle nie le vivant.

 

 

L’étude du vivant, avec son milieu, n’a pas été inventée au XXe siècle, elle constitue de tout temps la trame complexe de la vie. D’Aristote à Jean-Jacques Rousseau, en passant par George Sand, artistes, écrivains,philosophes ont mis la nature au cœur de leurs œuvres. WE DEMAIN consacre son premier chapitre de sa série sur l’écologie culturelle à Jean de La Fontaine. Observateur avisé de son temps, le poète prend parti pour les animaux et les végétaux dans ses Fables, publiées en douze livres entre 1668 et 1694, qui ne sont pas que morales et métaphores.

 

[Image] Le logo créé à l’occasion de cet anniversaire s’inspire du portrait d’après Hyacinthe Rigaud, chef-d’œuvre du musée Jean de La Fontaine à Château-Thierry. Un renard, un corbeau, une cigale, un lièvre, une fourmi et un héron sont dissimulés dans sa chevelure.

 

via 1621-2021 : La Fontaine célébré dans les Hauts-de-France et dans le monde https://www.lavoixdunord.fr/981886/article/2021-04-13/1621-2021-jean-de-la-fontaine-celebre-dans-les-hauts-de-france-et-dans-le-monde

 

 

  • Le document avec toutes les animations à télécharger directement ici.
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Scooped by Bernadette Cassel
November 21, 2021 11:26 AM
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Audrey Dussutour, éthologiste et dompteuse de blob, lauréate de la médaille CNRS de la médiation scientifique

Audrey Dussutour, éthologiste et dompteuse de blob, lauréate de la médaille CNRS de la médiation scientifique | EntomoScience | Scoop.it
Audrey Dussutour a toujours été fascinée par les sciences : la physique, l’astrophysique, la biologie mais surtout l’étude du comportement animal, l’éthologie.

 

Le CNRS distingue les premiers lauréats de la médaille de la médiation scientifique, 02.09.2021

Contact(s)
Alexiane Agullo

 

"Pour elle, voilà l’opportunité d’étudier les animaux sans trop les perturber. Durant ses études à Toulouse, elle découvre l’intelligence collective dont sont capables les insectes sociaux - fourmis, abeilles ou chenilles processionnaires. Elle entre au CNRS en 2009 au Centre de recherches sur la cognition animale - CBI et y rencontre le « blob », ou Physarum polycephalum, un organisme unicellulaire aux capacités remarquables : ni animal, ni végétal, ni champignon, sans cerveau, c’est un champion qui peut apprendre voire transmettre des informations en fusionnant avec ses congénères.

 

Ses travaux scientifiques reconnus internationalement sont mis à profit pour des actions de médiation - plus de 200 au cours de sa carrière - qui portent sur le comportement des fourmis et du blob.

 

En 2017, elle publie son premier ouvrage, « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander », une autobiographie croisée entre son quotidien de chercheuse et celui du blob. Entré au zoo de Vincennes en 2019, ce dernier a également rejoint Thomas Pesquet dans l’ISS en juillet 2021.

 

Audrey Dussutour est parvenue, en articulation avec ses travaux de recherche fondamentale, à faire du blob un fascinant outil de vulgarisation."

Bernadette Cassel's insight:

 

'blob' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=blob

 

(13 scoops)

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September 25, 2021 6:37 AM
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IA éthique et responsable : une première matrice de gouvernance se dévoile

IA éthique et responsable : une première matrice de gouvernance se dévoile | EntomoScience | Scoop.it

Face aux risques que peuvent engendrer les modèles d'apprentissage, un cadre juridique et déontologique se met en place. Le RGPD est un point de départ.

 

 

[Image] Projet de réglementation publié par la Commission européenne le 21 avril dernier, qui dresse une classification des IA par niveau de risque.

 

[RGPD : règlement général sur la protection des données personnelles]


Via dm
Bernadette Cassel's insight:

 

'intelligence artificielle' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=intelligence+artificielle

 

(13 scoops)

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September 20, 2021 6:09 AM
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En matière de cervelle, comme ailleurs, la taille ne fait pas tout

En matière de cervelle, comme ailleurs, la taille ne fait pas tout | EntomoScience | Scoop.it
Le cerveau des abeilles est plus dense que celui des oiseaux. Et celui des fourmis l'est moins. En matière de cervelle, comme ailleurs, la taille ne fait pas tout. Si la masse ou le volume du cerveau ont longtemps été considérés comme les meilleurs indices de la capacité comportementale des êtres vivants (ce que le profane qualifiera d'intelligence), de récentes études menées sur des vertébrés ont tendance à montrer que la densité du cerveau et le nombre de neurones lui sont bien mieux corrélés.

 

Par Peggy Sastre, 10.05.2021

Repéré sur Proceedings of the Royal Society B, New Scientist

 

"Menée sur trente-deux espèces d'hyménoptères –les abeilles, guêpes, fourmis, frelons, etc.–, une étude publiée fin mars tire parti d'une nouvelle technique de comptage des neurones et conclut que bien des abeilles ont une densité de cellules cérébrales supérieure à celle des petits oiseaux, mais que le cerveau de la plupart des fourmis est à l'inverse moins dense. Pourquoi une telle différence? Sans doute du fait du mode de vie des insectes: comme les abeilles volent, il est probable qu'elles aient besoin de cellules cérébrales plus nombreuses que les fourmis pour traiter les informations visuelles."

(...)

 

[Image] Cette différence de densité tient sans doute du mode de vie des insectes. | Andy Holmes via Unsplash

 
Bernadette Cassel's insight:

 

(Re)lire aussi :

 

« De la taille du parc nucléaire » : il y a plus de noyaux de neurones dans le cerveau d'une halicte à la charge mentale alourdie par le pilotage du vol que dans celui d'une fourmi marcheuse - De www.insectes.xyz - 27 mars, 13:06

 

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June 27, 2021 2:28 PM
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Interview 6 de Marc Giraud : un naturaliste part en safari dans notre corps

Interview 6 de Marc Giraud : un naturaliste part en safari dans notre corps | EntomoScience | Scoop.it
Pas besoin d’aller loin pour observer l’intelligence de la nature. Marc Giraud nous le démontrera le 28 août 2021 à l’Université d’été de l’animal (https://static1.squarespace.com/static/606193e77e6cf857af13743f/t/60be2036dc18737b0106a11c/1623072826582/Programme.pdf). L’auteur de Mille milliards de microbes (Delachaux et niestlé) nous explique déjà que…
- notre peau est un champs de bataille entre nos microbes
- les bactéries constituent des forteresses (les biofilms) où se déroulent des batailles terribles pour nous défendre des intrus
- nous échangeons nos microbiotes avec les animaux ou entre humains. Par exemple, des sportifs se les échangent entre eux durant une partie.

 

___________________________________________

 

C’est encore un programme exceptionnel autour des intelligences animales que nous propose Yolaine de la Bigne à l’occasion de la 6e édition de l’Université d’été de l’animal.

 

De quoi s’agit-il ? : CP_LANIMAL_ET_LHOMME_2021

 

 

Avec :

 

Florence Levrero, éthologue et primatologue au laboratoire ENES « Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle », Université Jean Monnet, Saint-Etienne : DE QUOI SE PARLENT LES SINGES ?

 

Loïc Bollache, professeur de l’Université de Bourgogne FrancheComté, membre du laboratoire Chronoenvironnement de Besançon. Bibliographie : Les crustacés amphipodes (Ass Française Limnologie), La diversité cryptique et la sélection sexuelle (Oxford University Press), Comment pensent les animaux (Humensciences) : DES BONOBOS AUX CRUSTACÉS, DES INTERACTIONS QUI FAÇONNENT LE MONDE

 

Marc Giraud, naturaliste de terrain, chroniqueur radio, et auteur de plus de cinquante livres sur les animaux. Sa spécialité : la nature de proximité. Sa punch line : montrer l’extraordinaire qui se cache dans l’ordinaire. Derniers livres : La vie extraordinaire des animaux qui nous entourent (Pocket), Mille milliards de microbes (Delachaux et niestlé), Paysages en bord de chemin (avec Georges Feterman, Delachaux et niestlé) : L’INTELLIGENCE EN BORD DE CHEMIN

 

Joëlle Zask, Spécialiste de John Dewey, elle établit dans ses derniers travaux, des relations étroites entre l’écologie et l’autogouvernement démocratique. Derniers livres : Quand la forêt brûle (éd Premier Parallèle, 2019), Zoocities. Des animaux sauvages dans la ville (Premier Parallèle, 2020). Face à une bête sauvage (Premier Parallèle, 2021) : QUAND LES ANIMAUX SAUVAGES NOUS INCITENT À RÉINVENTER LA VILLE

 

Benoit Grison, Docteur en Sciences Cognitives, biologiste et sociologue des sciences, est enseignant-chercheur à l’UFR Sciences & Techniques de l’Université d’Orléans. Auteur de plusieurs livres, dont le dernier, Les Portes de la Perception Animale (Delachaux & Niestlé), paru en 2021 : QUAND LES ANIMAUX SE FONT MÉDECINS

 

Valerie Chansigaud, étudie les relations entre l’espèce humaine et la nature, l’impact de l’homme sur son environnement, sur la sensibilité culturelle aux questions environnementales et sur le parallèle entre domination de l’homme sur la nature et sur l’homme. Bibliographie : « Les Français et la nature » (Actes sud), « Les Combats pour la nature » (Buchet-Chastel, 2018) et « Histoire de la domestication animale » (Delachaux et Niestlé, 2020) : CE QUE LES ANIMAUX DISENT DE NOTRE INTELLIGENCE

 

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June 9, 2021 7:05 AM
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[Podcast] Abeilles 3/4 : comment mesurer leur intelligence ? Aurore Avarguès Weber (chercheuse)

[Podcast] Abeilles 3/4 : comment mesurer leur intelligence ? Aurore Avarguès Weber (chercheuse) | EntomoScience | Scoop.it
Depuis le précurseur Karl Von Frisch, cet éthologue autrichien moqué par ses pairs au début de ses travaux, de plus en plus chercheurs étudient les différentes facettes de l’intelligence animale. Plus seulement celle des singes ou des chiens, mais celle des poissons, des bactéries ou même des arbres. L’expression "avoir le QI d’une huître n’aura peut-être bientôt plus de sens…L’intelligence animale est partout, pour peu qu’on se donne la peine de regarder, d’étudier, de comprendre. Dans cet épisode, Aurore nous raconte les expériences malines qui lui ont permis de faire ses découvertes surprenantes.

 

Baleine sous Gravillon (BSG) | S02E111, 09.06.2021

 

"Aurore Avarguès-Weber est chercheuse en neurosciences cognitives. Elle étudie l’intelligence des abeilles. Ces insectes peuvent en effet apprendre et compter, et même débattre entre elles !"

 

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June 9, 2021 6:56 AM
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[Podcast] Abeilles 1/4 : "Vers une redéfinition de l'intelligence animale", Aurore Avarguès Weber (chercheuse)

[Podcast] Abeilles 1/4 : "Vers une redéfinition de l'intelligence animale", Aurore Avarguès Weber (chercheuse) | EntomoScience | Scoop.it
Le cerveau des abeilles est une tête d’épingle qui contient 100 000 fois moins de neurones que le nôtre. Malgré cela, ces insectes sont capables de faire des additions et des soustractions, de quelques chiffres jusqu'à 5. Et Aurore n’en est qu’à l’aube de ses découvertes. De plus en plus de chercheurs étudient les différentes facettes de l’intelligence animale, plus seulement celle des singes, des dauphins ou de chiens, mais celle des poissons, des bactéries ou des arbres. Dans ce premier chapitre, nous allons d’abord rappeler des notions de base, sur l’organisation de la ruche et leur reproduction.

 

Baleine sous Gravillon (BSG) | S02E109, 09.06.2021

 

"Aurore Avarguès-Weber est chercheuse en neurosciences cognitives. Elle étudie le comportement des abeilles, au Centre de Recherche sur la Cognition Animale de Toulouse. Dans ses travaux, Aurore est allée de surprise en surprise : les abeilles peuvent apprendre, compter, et même débattre entre elles !"

 

Crédit photo : Pierre Escoubas

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June 4, 2021 1:25 PM
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Le Data Intelligence Institute of Paris (diiP), un nouvel Institut interdisciplinaire de l'Université de Paris

Le Data Intelligence Institute of Paris (diiP), un nouvel Institut interdisciplinaire de l'Université de Paris | EntomoScience | Scoop.it
Voix off : Anne laure HENAULT-RENARD

 

Université de Paris, 06.04.2021

 

__________________________________________

 

Pour en savoir plus :

 

“L'interdisciplinarité est une absolue nécessité dans la lutte contre la désinformation.”

 

Propos recueillis par Tanguy Sourd

 

 

"... L’Organisation mondiale de la santé considère d’ailleurs que la désinformation est l’une des plus grandes menaces de santé dans le monde aujourd’hui. Une menace contre laquelle l’Université de Paris compte lutter avec un nouvel institut interdisciplinaire qui ouvrira d’ici à avril 2021. Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement à l’Université de Paris et directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant (LaPsyDÉ – CNRS) qui dirigera l’animation de l’axe d’informations, de manipulations des données et d’éthique des algorithmes au sein du Data Intelligence Institute of Paris (DiiP) (Université de Paris), explique toute l’importance de l’interdisciplinarité qui constituera la pierre angulaire de cet institut."

 

[...]

 

Quel est l’intérêt de regrouper au sein d’un même institut une équipe hautement interdisciplinaire pour étudier la question des fausses informations ?

 

Prenons deux exemples : si vous montrez, en collaborant avec des historiens, des sociologues et des anthropologues, que la façon dont les fausses informations ou les rumeurs ont toujours les mêmes modalités de création et de diffusion au cours de l’Histoire, dans toutes les cultures et quelles que soient les classes sociales, cela vous renseigne sur le fait qu’il ne s’agit pas de facteurs liés à notre société actuelle (émergence d’internet et des réseaux sociaux), bien que ces facteurs puissent amplifier les phénomènes. Autrement dit que les mécanismes de création et de diffusion de ces fausses rumeurs résultent bien de dispositions psychologiques. De manière similaire, si vous vous posez des questions sur le big data et la question des algorithmes éthiques, vous aurez besoin de mettre autour de la table à la fois des spécialistes des données massives, des informaticiens, des juristes, des sociologues et des philosophes."

 

[...]

[via] larecherche.fr, 23.02.2021
https://www.larecherche.fr/fake-news/%E2%80%9Clinterdisciplinarit%C3%A9-est-une-absolue-n%C3%A9cessit%C3%A9-dans-la-lutte-contre-la-d%C3%A9sinformation%E2%80%9D

 

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February 6, 2021 10:29 AM
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À l'occasion de la journée mondiale des intelligences animales, les spécialistes insistent sur l'adaptabilité des animaux

À l'occasion de la journée mondiale des intelligences animales, les spécialistes insistent sur l'adaptabilité des animaux | EntomoScience | Scoop.it
Les découvertes récentes en éthologie bouleversent de nombreuses idées préconçues sur l'intelligence animale : chaque animal en est doté à des degrés différents. À l'occasion de la journée mondiale des intelligences animales, les spécialistes insistent sur l'adaptabilité des animaux.

 

Animaux-hommes : "Notre intelligence n'est pas forcément la plus performante", selon une primatologue

Par Maïwenn Bordron, 06.02.2021

 

"... Certains chercheurs parlent ainsi "d'araignées mathématiciennes" dans des travaux récents. "Ils montrent que des araignées ont placé des cailloux autour de leur terrier avec un choix de cailloux ou de matériaux très spécifique pour que le fil de soie puisse résonner et les alerter à l'intérieur du terrier qu’il y a un prédateur qui arrive ou une proie", met en avant Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherches au CNRS et spécialiste de l'évolution des comportements animaux."

(...)

 

[Image] L’araignée sauteuse Toxeus magnus. (portioid/ iNaturalist)

via Cette araignée sauteuse allaite ses petits - GuruMeditation, 30.11.2018 https://www.gurumed.org/2018/11/30/cette-araigne-sauteuse-allaite-ses-petits/

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'intelligence animale' in EntomoScience
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=intelligence+animale

 

(12 scoops)

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January 29, 2021 1:51 PM
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Femmes scientifiques à la une

Femmes scientifiques à la une | EntomoScience | Scoop.it
Comment améliorer la représentation des femmes scientifiques dans les médias ?

Suivez-nous sur twitter (@SciencesMedias et #scmedias)


Journée organisée par l'Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d'Information (AJSPI), la Bibliothèque nationale de France (BnF), la Société Chimique de France (SCF), la Société Française de Physique (SFP), la Société Française de Statistique (SFdS), la Société Informatique de France (SIF), la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI) et la Société Mathématique de France (SMF).

 

 

Programme

L'ensemble de la journée est animée par Mathieu Rouault, journaliste à Grand Labo.

09:30
Ouverture de la journée par Laurence Engel, présidente de la Bibliothèque nationale de France, Daniel Hennequin, Société Française de Physique et Audrey Mikaëlian, vice-présidente de l'Association des Journalistes Scientifiques pour la Presse d'Information
09:45
Céline Calvez, députée des Hauts de Seine, membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, co-auteure du rapport d'information sur les femmes et les sciences
10:05
Un mois de femmes scientifiques dans la presse écrite, par Cécile Michaut, journaliste
10:20
Nommer les savantes avec les mots qui conviennent : un enjeu pour la construction d’une société égalitaire, par Éliane Viennot, professeuse de littérature
10:40
Où sont les femmes dans les médias scientifiques ? État des lieux et perspectives, par Clémence Perronnet, chercheuse en sociologie et maîtresse de conférences en sciences de l’éducation
11:00
Pause
11:15
Table ronde Les (bonnes ?) pratiques dans les médias avec
  • Audrey Mikaëlian, journaliste-réalisatrice et rédactrice en chef
  • Mathilde Farine, gender éditrice du Temps
  • Philippe Pajot, rédacteur en chef de La Recherche
12:00
Représentation des expertes, nous journalistes avons un rôle à jouer, par Léa Lejeune, journaliste, membre du Haut Conseil à l'Égalité, présidente de Prenons la une.
12:20
Natacha Rault, journaliste, présidente de l'association Les Sans PagEs
 12:45
Pause déjeuner
14:00
Laurent Simon, TheMetaNews
14:20
Alexis Verger, auteur de @366portraits
14:40
Aude Bernheim, autrice de L'intelligence artificielle, pas sans elles !
15:00
Table ronde Les (bonnes) pratiques des organisations scientifiques
  • Caroline Champenois, chercheuse CNRS, membre de la commission Femmes et Physique de la Société Française de Physique et du conseil d'administration de l'association Femmes&Sciences.
  • Liliana Cucu-Grosjean, co-présidente comité parité INRIA
  • Marie-Ange Folacci, directrice de la communication et porte parole du CEA
 
15:45
Pause
16:00
Table ronde Conseil et astuces pour une meilleure représentation des femmes scientifiques dans les médias avec
  • Karine Lacombe, cheffe du service maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris
  • Sabrina Krief, professeure au Muséum national d'histoire naturelle
  • Isabelle Collet, informaticienne, enseignante-chercheuse à l'université de Genève
 
16:45
Conclusion, par Caroline Lachowsky, journaliste et productrice de l'émission Autour de la question (RFI)
17:00
Clôture
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March 20, 2022 12:30 PM
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Pourquoi certaines plantes produisent-elles des fleurs magnifiques et d'autres rabougries, presque invisibles ? 

Pourquoi certaines plantes produisent-elles des fleurs magnifiques et d'autres rabougries, presque invisibles ?  | EntomoScience | Scoop.it
C’est une énigme vieille de 150 ans : pourquoi certaines plantes produisent-elles à la fois des fleurs magnifiques et d’autres rabougries, presque invisibles ? Deux biologistes montréalais ont testé les hypothèses d’un certain Charles Darwin

 

Segment | Découverte | ICI Radio-Canada.ca Télé


Journaliste : Tobie Lebel
Réalisateur : Jean-François Michaud
Épisode du dimanche 31 octobre 2021 [ Intégrale ]

 

 

___________________________________

 

Pour en savoir plus :

 

Des chercheurs montréalais valident une hypothèse de Darwin sur les fleurs - Québec Science, 06.01.2022 https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/les-10-decouvertes-de-2021/hypothese-fleurs-darwin/

 

 

[Image] Sur ce plant de violette, les fleurs cléistogames ne sont pas les fleurs colorées, mais celles qui ressemblent à de petits bourgeons à la base du plant. Photo : Simon Joly 

 

via Les fleurs cléistogames, une grande mission de reproduction | Le Devoir, 27.02.2021 https://www.ledevoir.com/societe/science/595820/petites-fleurs-grande-mission-de-reproduction

 

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Scooped by Bernadette Cassel
January 24, 2022 7:30 AM
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David Bessis : Mathematica. Une aventure au cœur de nous-mêmes

David Bessis : Mathematica. Une aventure au cœur de nous-mêmes | EntomoScience | Scoop.it
Entre le récit initiatique et l’essai subversif, Mathematica est un livre puissant et accessible à tous, philosophique et imagé, sur notre capacité à construire nous-mêmes notre intelligence.

 

Mathematica , David Bessis, Documents | Editions Seuil

 

"Contre les idées reçues qui en font une discipline élitiste, intimidante et abstraite, David Bessis montre que les mathématiques sont humaines et à la portée de tous ; il présente ici une manière sensible et radicalement nouvelle de les aborder.

 

Plus qu’un savoir, les mathématiques sont une pratique et même une activité physique. Il n’existe pas de talent inné et il faut croire les plus grands mathématiciens quand ils disent ne posséder aucun don spécial mais une immense capacité à mobiliser leur curiosité, leur imagination et leur intuition.

 

Par des exemples simples et étonnants, l'auteur relie son expérience mathématique aux grands apprentissages de la vie : observer, parler, marcher ou encore manger avec une cuillère.

 

Comprendre les mathématiques, c’est voir et sentir, c’est parcourir un chemin secret qui ramène à notre plasticité mentale enfantine."

 

L’auteur est un mathématicien français né en 1971. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure (Ulm), David Bessis a été professeur assistant à Yale puis chercheur au CNRS. Il a créé et dirige aujourd’hui une société spécialisée en intelligence artificielle. Mathematica est son troisième livre.

 

[Image] "L'ambition de ce livre est de changer votre façon de voir le monde."

Sylvie Benzoni-Gavage sur Twitter, 19.12.2021 https://mobile.twitter.com/GavageSylvie/status/1472544128110145542

 

Bernadette Cassel's insight:
 
"Non, les mathématiques ne sont pas réservées à certaines configurations cérébrales. Ce n'est que la première des idées reçues que le mathématicien David Bessis s'applique à déconstruire. Pour l'auteur de " Mathematica. Une aventure au cœur de nous-mêmes", les mathématiques sont avant tout une expérience physique, qui, loin d'être inféodées au seul raisonnement logique, relèvent d'abord du plaisir charnel de manipuler des objets."

 

 
via "Une rencontre : David Bessis, mathématicien sensible"
La Session de rattrapage, le 22 janvier 2022

 

 
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December 12, 2021 1:51 PM
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Araignées : un cerveau au centre de la toile | Actu de science

Araignées : un cerveau au centre de la toile | Actu de science | EntomoScience | Scoop.it
Comment, avec un aussi petit cerveau, l’araignée peut-elle être capable de tisser des toiles aussi fines que complexes ? Cette prouesse, jusqu’à présent mal comprise, vient d’être en partie élucidée par des chercheurs américains de l’université Johns Hopkins. Pour cela, les scientifiques ont déployé des caméras de vision nocturne et une intelligence artificielle pour étudier chaque position des huit pattes d’une araignée pendant la construction d’une toile.


Réalisation : Véronique Marsollier, Paloma Bertrand
Production : Universcience 2021

Tous nos films sur https://LeBlob.fr

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November 25, 2021 10:38 AM
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L'Académie des sciences a remis le prix Irène Joliot-Curie 2021 de la Femme scientifique de l'Année à Julie Grollier, pour ses travaux entre physique et intelligence artificielle

L'Académie des sciences a remis le prix Irène Joliot-Curie 2021 de la Femme scientifique de l'Année à Julie Grollier, pour ses travaux entre physique et intelligence artificielle | EntomoScience | Scoop.it
Elle vient de se voir attribuer le prix Irène Joliot-Curie 2021 de la Femme scientifique de l'Année pour ses travaux entre physique et intelligence artificielle. Après avoir créé un neurone artificiel qui a fait sensation, elle veut mettre au point des processeurs inspirés du fonctionnement du cerveau. Portrait de Julie Grollier, spécialiste de spintronique, curieuse de toutes les disciplines.

 

Par Jean-Baptiste Veyrieras, 07.12.2020
Mis à jour le 24.11.2021 
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November 6, 2021 2:17 PM
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Les animaux peuvent-ils avoir une culture ? #2 : Les drosophiles, conformistes et capables de traditions ?

Les animaux peuvent-ils avoir une culture ? #2 : Les drosophiles, conformistes et capables de traditions ? | EntomoScience | Scoop.it
... je propose qu’on parle de culture quand il existe des comportements qui se transmettent de génération en génération par apprentissage social (le fait d’apprendre grâce aux autres), formant ce qu’on appelle communément des traditions. Ces dernières peuvent différer entre plusieurs populations d’une même espèce, et se maintenir sur un plus ou moins grand nombre de générations.

 

Déborah Federico, 20.10.2021

 

Vue comme cela, la culture a plus de prétendants qu’on ne le croit. Certains vont même jusqu’à étudier une potentielle transmission culturelle… chez les insectes ! Et notamment chez les drosophiles, ces petites mouches de 2-3 mm que vous voyez virevolter autour de vos fruits trop mûrs à la belle saison.

 

Les drosophiles, conformistes et capables de traditions ?

Le comportement culturel que nous étudions chez la drosophile, c’est le choix du partenaire reproducteur. On pourrait résumer ainsi : l’amour chez les mouches, est-ce une affaire de culture ?

On sait que les mouches observent et copient les préférences de leurs voisines : « Si ma voisine aime les partenaires poudrés en vert, moi aussi. Si elle préfère ceux poudrés en rose, alors je les choisis aussi. » Au sein d’un groupe, elles sont même capables de détecter et de copier la préférence majoritaire : on dit qu’elles sont conformistes. Je pense que la drosophile dessinée par Peb & Fox vous expliquera mieux que moi !

 

À partir de ces découvertes, couplées à d’autres résultats sur les capacités d’apprentissage social chez les mouches, mon équipe a émis une hypothèse : les drosophiles semblent posséder les capacités cognitives nécessaires pour que des traditions culturelles puissent émerger. Des modèles informatiques, qui nous permettent d’intégrer ces capacités cognitives et de les extrapoler à l’échelle de populations de mouches virtuelles, appuient cette prédiction. Ils confirment notamment un point déjà soulevé par les études sur la culture humaine : la capacité à se conformer semble un mécanisme central pour qu’une culture puisse exister.

Conjecture osée ? Peut-être. Car pour l’instant, la culture a surtout été étudiée chez des animaux un peu plus… réputés pour leur intelligence ? Mais c’est là toute la beauté du sujet, selon moi : allons flirter avec les frontières de nos connaissances, de nos théories… rien de tel pour mettre à l’épreuve nos concepts encore un peu confus, comme c’est le cas de la culture.

 

Quoi qu’il en soit, il s’agit maintenant de tester cette hypothèse. Mon travail de thèse s’inscrit dans cette démarche. Nous disposons de deux armes : les expériences et les modèles théoriques.

 

Les expériences nous permettront par exemple de vérifier si la préférence sociale pour tel ou tel type de partenaires peut se transmettre d’une génération de mouches à la suivante, cette hérédité culturelle étant centrale dans l’établissement de traditions."

 

→ La drosophile est capable de transmettre ses préférences sexuelles de manière culturelle | CNRS https://www.cnrs.fr/fr/la-drosophile-est-capable-de-transmettre-ses-preferences-sexuelles-de-maniere-culturelle

 

  

[Image] Peb et Fox -- Sciences en Bulles

 

Bernadette Cassel's insight:

 

* des tendances durables en matière de choix du partenaire... sauf, peut-être, si elles sont contredites par l'expérience ?

 

Sur cette question, (re)lire :

→ Les mouches capables d’identifier leurs meilleurs partenaires sexuels

 

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September 24, 2021 12:01 PM
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HackAtech à Sophia : ils vont hacker les technologies d'Inria !

HackAtech à Sophia : ils vont hacker les technologies d'Inria ! | EntomoScience | Scoop.it
Top départ ce soir pour le premier HackAtech d'Inria Sophia : 54 heures pour monter les équipes et phosphorer sur son projet de startup boosté par les technologies de pointe, les "deep techs" développées par les chercheurs d'Inria. Sept équipes sont en compétition. Découvrez les projets.

 

Posté ven 24/09/2021 - 12:38

 

[...]

 

Projet 4 : Insectae

  • Solution intelligente de surveillance des insectes ravageurs en milieu agricole
  • Créer une solution intelligente de surveillance des insectes ravageurs dans le milieu agricole.
  • Détecter, identifier et énumérer les insectes ravageurs grâce à des capteurs (microphones et ou caméra) couplés à de l’IA
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June 29, 2021 11:48 AM
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Les arbres ont une « conscience de soi » et une sensibilité

Les arbres ont une « conscience de soi » et une sensibilité | EntomoScience | Scoop.it

"Autrefois ignorés, les arbres ont retrouvé leur place parmi les vivants grâce aux études scientifiques récentes. Ces êtres sont munis d’une « conscience de soi », d’une sensibilité et d’une forme d’intelligence, constatent les chercheurs."

Forêt d’Orlu (Ariège), reportage

Gaspard d’Allens et Alain Pitton (Reporterre)

21 mai 2021 à 09h39 Mis à jour le 25 mai 2021

 

(...)

 

 

« Nos études ont fait tomber le mur que notre civilisation occidentale avait dressé depuis Aristote entre animaux, pensés comme sensibles et capables de mouvements, et les plantes jugées passives, confirme Bruno Moulia, directeur du laboratoire Physique et physiologie intégratives de l’arbre en environnement fluctuant (Piaf) à l’université de Clermont Auvergne. Les plantes sont des êtres pleins de tact, bougeant tout le temps, mais à leur rythme, plus calme que le nôtre. »

« Les arbres nous offrent un exemple d’altérité absolue »

On sait ainsi que les arbres communiquent entre eux par les airs et par le sol pour se nourrir ou se défendre, qu’ils envoient des signaux d’alerte à leurs congénères grâce à des courants électriques ou des substances chimiques, qu’ils s’échangent aussi des minéraux, de l’eau, de l’azote, du phosphore. Ils ressentent le monde extérieur, ils se situent dans l’espace, ils délimitent le soi et le non-soi. Les arbres font preuve de « mémoire », ou du moins de capacité d’apprentissage et de « calcul ». Une forme d’ « intelligence » leur est désormais accordée. On peut la définir comme l’ensemble des processus qui permettent de s’adapter à des situations nouvelles et de résoudre des problèmes. (...)

 

« L’arbre est un être social »

Plusieurs éléments sont maintenant clairement établis. Il semble avéré que l’arbre est un « être social », comme l’écrit le forestier Peter Wohlleben dans son best-seller La vie secrète des arbres. Une étude pionnière en Afrique du Sud l’avait déjà prouvé dans les années 1980. Le professeur Van Hoven avait révélé que les acacias, une fois attaqués par les antilopes, libéraient des substances volatiles comme l’éthylène pour prévenir leurs voisins.

En recevant le message grâce au vent dominant, les arbres situés à proximité enrichissaient immédiatement leurs feuilles en tanins afin de les rendre toxiques pour les prédateurs. Cette découverte avait ouvert la piste à une longue série d’études, comme celle de Jack C. Schultz et Ian T. Baldwin, qui avait reproduit l’expérience chez le peuplier et l’érable, dans leur célèbre article « La preuve d’une communication entre les plantes ».

 

Plus récemment, les scientifiques se sont rendu compte que les informations entre les arbres pouvaient aussi circuler dans le sol grâce à une association symbiotique entre les racines et les mycorhizes, des champignons microscopiques. Sous terre, l’activité est intense. Dans une cuillère à café de sol forestier, des chercheurs ont trouvé plusieurs kilomètres d’hyphes, des filaments de champignons extrêmement longs qui tissent comme un réseau filaire et connectent les arbres entre eux. Certains ont d’ailleurs baptisé ce réseau souterrain le « wood wide web » — l’internet des arbres.

 

Dans un article publié dans la revue Science, en 2016, des membres de l’université de Bâle (Suisse) ont ainsi montré que des épicéas, des hêtres, des pins et des mélèzes utilisaient ces « routes souterraines » pour envoyer à d’autres arbres du dioxyde de carbone (CO2) essentiel pour la photosynthèse.

 

Leur analyse faisait écho aux travaux de Suzanne Simard, chercheuse à l’université de Colombie-Britannique (Canada) qui avait observé des échanges de carbone interespèces. Cette fois-ci, entre de jeunes bouleaux et des douglas. En 2019, une équipe néo-zélandaise a également démontré que les arbres maintenaient collectivement en vie des souches pour s’en servir de réserve d’eau et de minéraux. Ils invitaient à considérer l’arbre comme « un élément d’un superorganisme plus large » et évoquait sa « physiologie communautaire ». (...)

 

 

« Jusqu’à la fin des années 1970, on s’interdisait de parler de sensibilité »

Il n’en reste pas moins que l’arbre est indéniablement un organisme sensible, communiquant avec les autres et faisant preuve d’adaptabilité. Leur absence de mobilité les a obligés à recourir à des processus extrêmement complexes pour se défendre des prédateurs, lutter pour leur place au soleil ou contre la gravité. Des scientifiques ont compté sur les arbres plus de 700 sortes de capteurs sensoriels différents. Les arbres agissent en modifiant sans cesse leur forme et leur composition chimique.

Ils n’ont ni yeux, ni nez, ni oreilles et pourtant ils voient, sentent et réagissent aux ondes mécaniques. Ils ressentent le vent, la température, l’humidité. Ils possèdent un sens du toucher. Ils ont une forme de vision grâce à des capteurs qui mesurent la quantité, la qualité, la direction et la périodicité de la lumière. (...)

 

Des études récentes ont dévoilé la richesse de cette « perception sensorielle ». Lilach Hadany, chercheuse à l’université de Tel-Aviv, a découvert fin 2018 que certaines plantes pouvaient ressentir les vibrations des ailes des pollinisateurs et détecter leurs fréquences spécifiques. Dès lors, elles augmentent temporairement et dans les minutes qui suivent la concentration en sucre du nectar de leurs fleurs pour attirer les insectes. Il y a dix ans, l’équipe de la scientifique australienne Monica Gagliano a également montré que lorsqu’on diffusait un bruit d’eau courante à des plants de maïs, leurs racines courbaient à vue d’œil : elles se rapprochaient de la source sonore.

 

L’arbre possède une « conscience de soi »

En 2013, une nouvelle frontière a été franchie. Bruno Moulia et son équipe française ont fait la découverte d’un autre sens que l’on croyait réservé à l’humain et à l’animal : « la proprioception » — autrement dit le fait de percevoir son propre corps dans l’espace. Cette étude révèle la présence, chez l’arbre, d’une certaine « conscience de soi ».

 

Le chercheur a analysé la manière dont les arbres réagissent au vent. Il a remarqué qu’ils ne pouvaient se tenir droit que par un contrôle actif et une adaptation permanente. Les arbres distinguent les vents forts des vents habituels, ils sentent les inclinaisons qui durent et les corrigent pour garder l’équilibre. Confrontés à des bourrasques violentes, les arbres vont réduire leur croissance en hauteur et développer plus de racines. Ils vont mémoriser les vents déjà connus pour s’y habituer. L’équipe de scientifiques s’est rendu compte que les arbres gardaient ces informations en mémoire pendant une durée variant d’une semaine à un an.

 

L’enjeu soulevé est colossal, les questions induites vertigineuses. L’arbre n’ayant pas de cerveau, où stocke-t-il donc ces informations ? Pour l’instant, il n’existe que des hypothèses. Des chercheurs ont même créé une nouvelle branche appelée la « neurobiologie végétale » autour du botaniste italien Stefano Mancuso, pour qui les racines des plantes joueraient un rôle équivalent à celui des neurones du cerveau animal. Mais cette approche ne fait pas l’unanimité.

 

Les recherches sont loin d’être achevées. Quoi qu’il en soit, elles ont déjà des conséquences très concrètes, en terme éthique et philosophique. Reconnaître l’arbre comme sensible, c’est le positionner comme sujet et lui redonner sa juste place dans le concert des vivants. À nous, comme l’écrit le philosophe-pisteur Baptiste Morizot, de trouver alors les bons « égards ajustés » dans notre relation à l’arbre, pour « mettre fin à la guerre contre une nature considérée comme déficiente ou hostile ».

 

 

[Image] Graphical Abstract "Hydraulic Coupling of a Leafless Kauri Tree Remnant to Conspecific Hosts": iScience, 25.07.2019
https://www.cell.com/iscience/fulltext/S2589-0042(19)30146-4

 

Bernadette Cassel's insight:

 

(Re)lire aussi :

 

→ Les fleurs réagissent rapidement au son d'un pollinisateur en augmentant la concentration en sucre de leur nectar - De www.biorxiv.org - 30 décembre 2018, 18:39

 

→ Les arbres partagent en sous-sol leurs ressources alimentaires - GuruMeditation - De www.gurumed.org - 20 avril 2016, 23:10

 

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June 9, 2021 7:07 AM
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[Podcast] Abeilles 4/4 : la stupéfiante intelligence des tout petits, Aurore Avarguès Weber (chercheuse)

[Podcast] Abeilles 4/4 : la stupéfiante intelligence des tout petits, Aurore Avarguès Weber (chercheuse) | EntomoScience | Scoop.it
Ces insectes peuvent apprendre et compter, et même de débattre entre elles! Elles sont capables de compter jusqu’à 5, comme beaucoup d’animaux bien plus gros et complexes. Les abeilles peuvent aussi résoudre des additions et des soustractions élémentaires, savent utiliser le zéro... c’est-à-dire le concept de l’absence en mathématique, un concept que les occidentaux n'ont admis qu'au 12e siècle !! De nos jours, de plus en plus de chercheurs étudient les différentes facettes de l’intelligence animale, plus seulement celle des singes, des dauphins ou des chiens, mais celle des poissons, des bactéries et même des plantes: "l'intelligence d'une plante verte" ou le "QI d'une huître" n'auront bientôt plus de sens !!

 

Baleine sous Gravillon (BSG) | S02E112, 09.06.2021

 

"Aurore Avarguès-Weber est chercheuse en neurosciences cognitives. Elle étudie l’intelligence des abeilles, au Centre de Recherche sur la Cognition Animale de Toulouse."

 

Crédit photo : Frank Canon

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June 9, 2021 6:59 AM
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[Podcast] Abeilles 2/4 : capables d'additionner, de soustraire, de débattre !! Aurore Avarguès Weber (chercheuse)

[Podcast] Abeilles 2/4 : capables d'additionner, de soustraire, de débattre !! Aurore Avarguès Weber (chercheuse) | EntomoScience | Scoop.it
Aurore Avarguès-Weber est chercheuse en neurosciences cognitives. Elle étudie l’intelligence des abeilles. Aurore a montré au cours de ces recherches que ces insectes peuvent apprendre et compter, et même de débattre entre elles! Grâce aux travaux d’Aurore, c’est la notion même d’intelligence qu’il faut questionner, redéfinir. C’est peu de dire que l’homme n’a pas l’apanage de l’intelligence, qui est partout, mais qui n’avait juste pas été bien perçue jusqu’à aujourd’hui. Dans ce 2e chapitre, nous allons finir de rappeler les notions de base.

 

Baleine sous Gravillon (BSG) | S02E110, 09.06.2021

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June 6, 2021 2:09 PM
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Antonio Damasio : Sentir et savoir. Une nouvelle théorie de la conscience

Antonio Damasio : Sentir et savoir. Une nouvelle théorie de la conscience | EntomoScience | Scoop.it
Ce livre, écrit par l’un des plus grands neuroscientifiques, propose une analyse tout à fait nouvelle et passionnante du phénomène de la conscience et de son rôle dans le vivant. Jusqu’à tout récemment, beaucoup de philosophes et de neuroscientifiques s’accordaient pour penser que la question de la conscience était insoluble. Antonio Damasio, au contraire, est convaincu qu’avec la neurobiologie, la psychologie et l’intelligence artificielle nous disposons des outils nécessaires pour résoudre le mystère de la conscience.

 

Les Livres de Philosophie, samedi 22 mai 2021
 


"Dans ce livre, il éclaire toutes les facettes de la conscience. Les perspectives nouvelles qu’il explore en dévoilent les mécanismes, restant proches de l’expérience intime que nous en avons. Il explique les relations entre conscience et esprit, la différence entre être conscient, être éveillé et sentir, le rôle clé des sentiments et la manière dont le cerveau détermine le développement de la conscience.


Dans cette synthèse magistrale, Antonio Damasio réconcilie les découvertes scientifiques récentes et les éléments d’une philosophie de la conscience. Surtout, il présente de façon lumineuse l’essentiel de ses propres recherches qui ont transformé notre compréhension du cerveau et du comportement humain."

 

Odile Jacob - Mai 2021

 

via @dm

 

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Lire aussi :

 

→ Les animaux ont-ils une conscience ? | Cerveau & Psycho, 30.11.1999 https://www.cerveauetpsycho.fr/sr/article/les-animaux-ont-ils-une-conscience-2905.php

 

Conscience perceptive et conscience réflexive

"Pour nous aider à avancer dans la compréhension de cette question délicate, rappelons la conception que se faisait Bergson de la conscience. Plutôt que de distinguer de façon radicale, à la manière de Descartes, la conscience de l'inconscience, et de faire de la première le privilège de notre espèce, Bergson admettait que la conscience peut fluctuer entre un état d'extrême lucidité où nous sommes capables d'agir en pleine connaissance de cause, et un état quasi inconscient où l'action devient automatique.

 

La plupart des neurobiologistes considèrent aujourd'hui que la conscience est apparue d'abord, au cours de l'évolution, sous une forme perceptive primaire et immédiate nommée conscience phénoménale, et que le neurologue Antonio Damasio nomme « conscience-noyau » : celle-ci est partagée par de nombreuses espèces animales et permet à des cerveaux relativement complexes de synthétiser des images ou « scènes unitaires"

 
René Misslin|  30 novembre 1999 | 
CERVEAU & PSYCHO N° 30
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Thème d'actualité en relation :

 

→ L’accumulation d’évidence comme mécanisme de la conscience - De insb.cnrs.fr - Aujourd'hui, 19:34

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February 26, 2021 12:59 PM
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Systèmes complexes : un petit poisson, un petit oiseau

Systèmes complexes : un petit poisson, un petit oiseau | EntomoScience | Scoop.it
Quel est le point commun entre une colonie de fourmis qui construisent une fourmillière, des cellules biologiques qui forment un squelette cellulaire, ou les supporters d’un stade qui font une ola ? Tous ces systèmes sont considérés comme des « systèmes complexes », au même titre qu’un banc de poissons ou une nuée d’oiseaux, soit un système sans coordination centrale qui mène spontanément à l’émergence d’une structure complexe stable. Comment étudier ces systèmes, qui empruntent autant à l’éthologie, à la sociologie, à la physique statistique qu’à l’algorithmique et au machine learning, c’est tout l’enjeu de ce carrefour méta-disciplinaire.

 

La Méthode scientifique par Nicolas Martin, 19.02.2020

 

Les repères

  • Un système peut être qualifié de complexe lorsque la multitude des interactions locales entre les parties qui le composent fait émerger de nouvelles propriétés globales, celles-ci pouvant, dans certains cas, rétroagir sur ces mêmes parties. Autrement dit, les interactions entre les parties sont elles-mêmes produites localement sans aucune référence à une structure globale préconçue, laquelle constitue donc une propriété émergente du système et non une propriété imposée depuis l’extérieur.
  • Outre cette notion d’émergence, l’autre maître-mot qui caractérise les systèmes complexes est celui d’auto-organisation, un mécanisme ou un ensemble de mécanismes par lesquels les structures sont produites au niveau global d’un système à partir d’interactions entre ces parties à un niveau d’intégration inférieur.
  • La science des systèmes complexes se situent donc à un carrefour interdisciplinaire. Vue sous le prisme de l’éthologie, il peut s’agir de colonies de bactéries, d’essaims d’insectes, de bancs de poissons, de nuées d’oiseaux ou encore de troupeaux d’ongulés. Vue sous le prisme médical, on peut étudier par ailleurs la propagation d’une épidémie ou encore le mécanisme de tumorigenèse. 
  • En revanche, vue sous le prisme des sciences sociales, il est très difficile de modéliser les sociétés humaines en tant que système complexe. C’est également le cas, plus largement encore à l’échelle de la planète, du système-Terre, un système complexe qui en englobe bien d’autres. Pour l’étudier, les chercheurs tentent de comprendre quels sont les fondements de toutes les crises écologiques que l’on vit et comment on peut étudier la physique du problème en tant que système complexe.

 

 

Peut-on s'inspirer des techniques de modélisation mathématique et de simulation informatique élaborées dans les sciences naturelles pour comprendre enfin la société et l'améliorer ?

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'systèmes complexes' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=syst%C3%A8mes+complexes

 

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February 2, 2021 10:22 AM
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L'intelligence en essaim ou intelligence distribuée

L'intelligence en essaim ou intelligence distribuée | EntomoScience | Scoop.it
L'intelligence distribuée, appelée aussi intelligence en essaim, désigne l'apparition de phénomènes cohérents à l'échelle d'une population dont les individus agissent selon des règles simples.

 

Wikipédia [Page consultée le 02.02.2021]

 

"... Un cas flagrant est le fonctionnement collectif d'une colonie de fourmis, par exemple dans le cas de la découverte d'une source de nourriture : lorsque des individus trouvent cette nourriture, ils laissent sur le chemin du retour un marqueur odorant, en l'occurrence des phéromones. La présence de cette odeur incite d'autres fourmis à emprunter le même chemin, qui laisseront elles-mêmes des phéromones, ce qui amplifie le phénomène : il y a ainsi une boucle de rétroaction positive, qui engendre un phénomène de stigmergie. Lorsque la source de nourriture se tarit, le dépôt de phéromones cesse et finit par s'effacer dans le temps, ce qui annule la rétroaction.

 

Les lois et phénomènes qui peuvent régir ou expliquer l'intelligence distribuée sont l'objet d'une recherche active au croisement de disciplines qui l'étudient en systémique, écologie, et « intelligence artificielle », notamment.


Le concept est né en zoologie de l'observation de colonies d'insectes eusociaux. Adopté par l'"intelligence" artificielle, il y occupe une place importante dans la recherche."

(...)

 
  • Russell, R. Andrew. "Ant trails-an example for robots to follow?", Robotics and Automation, 1999. Proceedings. 1999 IEEE International Conference on. Vol. 4. IEEE, 1999.
  • Fujisawa, Ryusuke, et al. "Designing pheromone communication in swarm robotics: Group foraging behavior mediated by chemical substance", Swarm Intelligence 8.3 (2014): 227-246.
  • Owen E. Holland and Chris Melhuish, Stigmergy, self-organisation, and sorting in collective robotics, Artificial Life, 5(2):173 202, (1999).
  • Marsh, L. & Onof, C. (2007) Stigmergic epistemology, stigmergic cognitio [archive], Cognitive Systems Research / doi: 10.1016/j.cogsys.2007.06.009
  • Nicolas Balacheff, Didactique et intelligence artificielle [archive], (1994)
  • Agnes Fayet, Eusocialité et superorganisme [archive
  • Wilson E.O., (1990) Success, Dominance and the Superorganism: the Case of the Social Insects, xxii p. + 104 p.

 

[Image] Formica rufa. Crédit : Adam Opiola

 

via Eusocialité et superorganisme Agnès FAYET - Photos : A. Fayet - E. Bruneau https://www.cari.be/medias/abcie_articles/148_biologie.pdf

 

& Superorganisme - L’eusocialité  https://cari.be/medias/abcie_articles/152_1fiche.pdf

 

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