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Bernadette Cassel
January 9, 2025 5:37 AM
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Trouver le terme de « conscience contrefaite » pour parler d’intelligence artificielle dans une publication scientifique semble absurde. Pourtant, c’est le principe des « phrases torturées » : remplacer un mot par un synonyme pour copier un article sans se faire démasquer par un logiciel anti-plagiat. Que nous dit cette fraude du fonctionnement du monde de la recherche ? Guillaume Levrier Chercheur associé, Sciences Po Publié: 5 janvier 2025, 11:02 CET "... Pour systématiser la détection des phrases torturées, ainsi que d’autres signes de mauvaise qualité d’une publication, Guillaume Cabanac a construit une plate-forme, le Problematique Paper Screener. Cette base de données alimentée par des volontaires qui font remonter leurs découvertes au fil de leurs lectures compte aujourd’hui plus de 6 000 expressions reconnues comme phrases torturées. Sur plus de 17 000 articles qui ont été détectés comme étant probablement porteurs de phrases torturées, moins de 3 000 ont été rétractés. Ces chiffres sont relativement modestes, quand on sait que plusieurs millions d’articles scientifiques sont publiés chaque année. Mais cela pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg. Si le biomédical et l’informatique forment le gros des articles visés, on trouve certains articles qui sont en périphérie des sciences sociales." (...) Reconstruire les sciences qui partagent des récits plutôt que des produits "... In fine, chaque communauté de recherche devra trouver la capacité d’initiative leur permettant de sortir de l’ornière. Cela ne signifie pas qu’il faille sonner le glas de l’article comme mode d’échange d’idées entre chercheurs, ou de la revue comme lieu de formalisation de ces échanges. Mais peut-être faut-il réfléchir à leur donner une place moins centrale, et à redéployer la façon dont ils partagent le processus, le produit, et le récit de leurs recherches."
Guillaume Cabanac est un chercheur en informatique à l'Université Paul Sabatier et membre junior de l'Institut universitaire de France (IUF). Il se spécialise dans l'analyse de texte et a fait partie, en 2021, de la liste des top 10 chercheurs de Nature pour son travail permettant de détecter des articles scientifiques frauduleux. Son travail est … Continuer la lecture de « Des algorithmes pour la chasse à la fraude scientifique? » Extrait : Dans nos travaux avec Cyril Labbé et Alexander Magazinov, nous ne parlons pas des revues prédatrices, nous parlons des revues, de la “haute couture”, des revues qui ont un impact factor chez Springer ou chez Wiley par exemple. Nous travaillons, ensemble, sur cette détection de papiers « bidons ». C’est du travail volontaire sur Zoom, en pleine pandémie, poussés par l’intérêt intellectuel. Il y a également cette prise de conscience que ce que l’on trouve, via nos travaux, est important pour la communauté scientifique. Binaire : Quel genre de fraude peut être détectée par l’outil que vous avez développé tous les trois ? Guillaume : Pour expliquer comment fonctionne notre outil et ce qu’il détecte, j’aime utiliser une métaphore liée au crime. Ce que nous avons créé c’est un logiciel qui agit comme un indic ; il va d’abord fureter et mettre son nez partout et ensuite il va aller voir le commissaire de temps en temps pour lui dire : “Tu devrais aller voir ça parce que là, c’est louche.” Le commissaire et ses détectives vont pouvoir cibler un individu particulier dans la ville. Imaginons que dans cette ville il y est 16 000 personnes, grâce à l’indic il saura que c’est cette personne sur les 16 000 qui est intéressante à surveiller. En fait, en science, il y a beaucoup de gens qui sont prêts à aider à débusquer et expliquer les problèmes de certaines publications scientifiques. Mais, sans outils, à l’image du commissaire, sans les renseignements d’un indic, ils ne savent pas où regarder. Des publications indexées dans “Dimensions” par exemple, il y en a 120 000 000, et environ 6 000 000 par an, ce qui fait 16 000 par jour, un nombre bien trop conséquent pour que chacune soit passée à la loupe. Tout comme le commissaire, les scientifiques ne peuvent pas surveiller 16 000 choses différentes par jour. Je me suis dit que j’allais créer un logiciel qui aide à savoir où regarder. Le logiciel passe au peigne fin l’ensemble de la littérature scientifique en cherchant ces fameuses ‘tortured phrases’, les expressions torturées. Les expressions torturées sont le résultat d’une tentative de manipulation de la part des fraudeurs. Maintenant il faut comprendre le principe du paper mill. Un paper mill, c’est une entreprise, bien souvent en Chine et en Inde, qui vend des articles préparés sur commande. Il faut savoir qu’un scientifique est soumis à l’évaluation par son organisme de recherche qui lui demande d’atteindre des quotas. Par exemple, dans l’équivalent des CHU en Chine, il faut faire, comme en France, de l’enseignement, de la recherche et aussi opérer. Et peut être encore plus qu’en France, il faut atteindre ces quotas, autrement on est licencié. Il y a donc des personnels des hôpitaux qui vont voir les paper mills et contre de l’argent, ils vont faire fabriquer un article. La commande ressemble à quelque chose comme “Moi, je travaille sur le rein, il faudrait tester l’effet de telle protéine sur le rein et reporter les résultats.” Les paper mills, bien qu’on puisse penser qu’ils sont formés en science, ne sont tout de même pas des chercheurs. Ce qu’ils font, vraisemblablement, c’est une sorte d’état de l’art ou ils trouvent des articles intéressants sur le thème imposé. Ne sachant pas faire un vrai état de l’art, bien réfléchi et bien articulé, ils font ce qu’on appelle un lazy survey, c’est-à-dire qu’ils vont dire “X a fait ça”, “Y a fait ça”, “Z a fait ça”. Les paragraphes qu’ils écrivent commencent comme ça avec la citation de l’article suivi d’un copié paraphrasé collé du résumé de l’article cité. Pourquoi pas un copié/collé directement ? Parce que les maisons d’édition ont des logiciels détecteurs de plagiat. Les paper mills utilisent une technique qui va remplacer les mots par des synonymes. Donc pour « cancer du sein », le logiciel pioche un synonyme pour “cancer”, par exemple “péril”, et un synonyme pour “du sein”, par exemple “poitrine”. On obtient donc “péril de la poitrine” pour remplacer “cancer du sein”. De la même façon, “Intelligence artificielle”, devient “conscience contrefaite”. Une publication de ‘paper mills’ pourra donc contenir une phrase telle que “La voiture autonome dans la ville se guidera par sa conscience contrefaite.” Ces phrases torturées, nous en avons trouvées quelques-unes au début avec mes deux collègues et nous avons pioché des articles qui les contenaient. Une forme de ‘grep’ généralisé sur toute la littérature. Et en lisant les paragraphes qu’il y a autour, nous pouvions trouver de plus en plus de phrases torturées. Par effet boule de neige, nous les ajoutions dans une liste et avant de recommencer le processus entier. Et notre logiciel Problématic Paper Screener (PPS), remontait donc de plus en plus d’articles de recherche à chaque fois. En résumé, PPS est finalement cet indic qui va lister les papiers candidats à ce qu’on appelle une “réévaluation par des humains”. Par exemple, un article qui en contient sept, il n’y a aucun doute sur le fait qu’il est issu d’un ‘paper mill’ et nous invitons la communauté scientifique, via le site de PPS, à regarder les phrases torturées, prendre un screenshot et apporter la preuve du problème et le poster sur Pubpeer, la plateforme de relecture post publication. Mon cas est typique, je ne suis pas expert biomédical mais j’arrive quand même à lire les papiers qui sont remontés par notre logiciel et signaler les phrases torturées. Mais le détail de la science et les problèmes dans la science biomédicale c’est un autre sujet, qui est lui bien complexe. Je poste donc sur Pubpeer le papier concerné et les experts qui ne savaient pas où regarder, pour aider à protéger la science, peuvent commencer là car ils le voient sur la file d’accueil de Pubpeer. Et si on trouve des phrases torturées dans l’état de l’art et que le papier expose une expérience ou des études on peut être quasi sûr que les experts du domaine vont pouvoir trouver beaucoup d’autres problèmes.
Via Communication IRIT
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Bernadette Cassel
January 7, 2023 11:55 AM
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Un étudiant américain a créé un algorithme capable de déterminer si des contenus textuels ont été produits par l’intelligence artificielle d’OpenAI ou écrits par un être humain. ChatGPT : un étudiant a développé une appli pour identifier les textes générés par le chatbot d’OpenAI Geoffroy Ondet, 05.01.2023 "... Un simple copier-coller suffit pour soumettre à GPTZero un texte à analyser. Après avoir passé en revue la prose, l’outil affiche en détail les différentes caractéristiques permettant de dire si le texte a été produit par un être humain ou par une machine." (...)
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Bernadette Cassel
March 31, 2022 1:18 PM
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Dans le monde concurrentiel de la recherche académique, les travaux des doctorants ou des chercheurs en début de carrière sont parfois usurpés par des supérieurs. Un thésard sur cinq a déjà été confronté à cette situation. Par Alice Raybaud (abonnés) Publié le 25 janvier 2022
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December 7, 2017 12:55 PM
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Un Office français de l’intégrité scientifique ? C’est ce que le HCERES (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) est en train de mettre en place. Avec le recrutement en cours d’un Directeur. Et la création imminente d’un Conseil de l’intégrité scientifique qui sera présidé par Olivier Le Gall, ex-directeur général délégué de l’INRA. Des décisions qui viennent à la suite du rapport Corvol, remis au ministère à l’époque de Thierry Mandon. Par Sylvestre Huet, 05.12.2017 [Image] Fraudes, plagiats et vols d’idées ou de données sont une constante de l’histoire des sciences. Des exemples célèbres en anciens en sont connus, et dans toutes les disciplines. Mais l’accélération récente des « mauvaises conduites » inquiète. Une accélération que mesurait déjà, en 2012, une étude sur les sciences de la vie et biomédecine sur la période 1975/2011 (voir graphique)
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Bernadette Cassel
December 1, 2016 6:00 AM
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[Exclusif] Le très médiatique physicien s'est livré à des plagiats d'écrivains célèbres dans son nouveau succès de librairie consacré à Einstein. Il a aussi pratiqué les emprunts dans ses chroniques. Révélations. Par Jérôme Dupuis. L'Express, 29.11.2016 "Il faut bien le dire, par leur fréquence, ces plagiats s'apparentent à un dangereux système. Le physicien s'en explique dans nos colonnes, même si ses arguments ne convaincront sans doute pas tout le monde. Mais, par ricochet, ces emprunts atteignent des institutions universitaires (Étienne Klein est enseignant à l'Ecole centrale), des médias de référence (il anime une émission chaque samedi sur France Culture, La Conversation scientifique)," (...) ___________________________________________________________________
SUR LE MÊME SUJET : • Accusé de plagiat, Etienne Klein reconnaît « avoir pu oublier » que des citations n’étaient pas de lui http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/11/30/accuse-de-plagiat-le-physicien-etienne-klein-reconnait-avoir-pu-oublier-que-des-citations-n-etaient-pas-de-lui_5040869_3260.html • Etienne Klein accusé de plagiat : « Je ne démissionnerai pas de la présidence de l’IHEST » - Sciencesetavenir.fr, 30.11.2016 http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/etienne-klein-accuse-de-plagiat-je-ne-demissionnerai-pas-de-la-presidence-de-l-ihest_108540
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Bernadette Cassel
September 17, 2015 7:05 AM
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Face au plagiat, l'Université de Lyon mise sur l'humour pour déculpabiliser et "éduquer" étudiants et enseignants des 11 établissements de la Comue.
Par Marie-Caroline Missir. Educpros, 09.09.2015 « [...] L'opération, qui se veut positive et non culpabilisante, met en scène des animaux pour détailler les bonnes pratiques à adopter : "Il faut se citer soi-même quand on utilise son propre travail réalisé antérieurement." ; "Les sources anonymes issues d'Internet doivent aussi être référencées" ; "Si on reformule un extrait ou une idée avec ses propres mots, il faut quand même citer ses sources" ; "Cela prend plus de temps d'essayer de tromper un logiciel de détection que de citer correctement"... »
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Bernadette Cassel
May 27, 2024 12:35 PM
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Acronymes et icône pour une utilisation transparente de l’IA (Peters, 2023) Martine Peters, chercheuse et professeure en science de l'éducation Directrice du Partenariat universitaire sur la prévention du plagiat » "Logos pour une utilisation transparente de l’intelligence artificielle Icônes individuels à sauvegarder en faisant un clic droit avec votre souris" ------
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Bernadette Cassel
March 8, 2023 12:31 PM
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Banque de données sur l’invisibilisation de la pensée scientifique des femmes (d’un certain « plafond de verre » dans le monde universitaire) Mise à jour au 22 juin 2020 Vous pouvez la consulter également ci-dessous par rubrique. 1. Absence de citation Ne pas mentionner les travaux d’un chercheur vous ayant précédé est un procédé classique d’élimination symbolique des concurrents dans le monde intellectuel. Il semble que ce procédé soit particulièrement fréquent s’agissant des concurrentes. Pourquoi, alors qu’une prime de sérieux devrait être accordée d’emblée à l’abondance des lectures et à la précision des sources, semble-t-il plus avantageux à un chercheur de s’abstenir de mentionner celles-ci lorsque cela l’obligerait à citer une femme ? Lire la suite 2. Bibliographies lacunaires Les bibliographies sont des outils stratégiques de mise en visibilité des travaux sur lesquels s’appuie une contribution, donc de repérage du champ notionnel utilisé et de traçabilité des sources. Les lacunes y sont, bien sûr, inévitables – mais pourquoi celles-ci touchent-elles particulièrement les publications dues à des femmes ? Lire la suite 3. Minimisation de l’influence Il arrive que des chercheurs s’enthousiasment sincèrement pour les travaux d’une collègue. Mais il arrive aussi qu’ils oublient ensuite d’où ils viennent, ce qui revient à minimiser l’influence qu’ils ont pu exercer, y compris sur eux-mêmes. Lire la suite 4. Déni d’antériorité Certes, « les idées sont de libre parcours », comme le stipule la loi, mais leur formulation constitue, elle, une « œuvre de l’esprit », dotée d’un auteur ainsi que d’un lieu et d’une date de publication. Cette dernière donnée est cruciale dans le monde intellectuel, car elle permet d’organiser la mise en valeur des contributions en fonction de ce critère primordial qu’est l’antériorité. Refuser de reconnaître celle-ci est un classique des mauvaises manières académiques – lesquelles sont encore plus courantes dès lors qu’elles visent une femme. Lire la suite 5. Déni d’originalité Traditionnellement les femmes sont perçues soit comme « inspirantes » (les muses), soit comme « inspirées » (par quelqu’un d’autre), mais non pas comme créatrices à l’origine de leur propre création. Ont-elles inventé quelque chose ? C’est probablement qu’il y a un homme derrière… Lire la suite 6. Condescendance Lorsque la situation ne permet pas l’invisibilisation pure et simple, ni l’imputation à autrui, ni le dénigrement, reste une ressource éprouvée pour minimiser l’apport de quelqu’un : la condescendance. Surtout lorsque le quelqu’un en question est une quelqu’une… Lire la suite 7. Pillage, appropriation, plagiat Une fois invisibilisée, rabaissée, minimisée, une contribution intellectuelle est évidemment plus facile à piller : l’appropriation se fait sans même, probablement, avoir à y penser… « Seeing your ideas live in the work of others », mentionne le manifeste des Guerrilla Girls parmi“The Advantages of Being a Woman Artist”… Lire la suite 8. Effacement délibéré On peut se demander quelle est la part de conscience ou d’inconscience dans ces pillages et appropriations dont les femmes sont les premières victimes. Il arrive toutefois que l’effacement soit parfaitement délibéré. Lire la suite 9. Déni d’invisibilisation Si certains procèdent sciemment à l’invisibilisation des contributions de celles qui ne leur paraissent pas mériter la lumière, d’autres le font, semble-t-il, en toute bonne foi : ce n’est pas qu’ils ne veulent pas les voir, mais c’est qu’ils ne voient même pas qu’ils ne les voient pas… C’est le comble de l’invisibilisation : elle reste invisible y compris à ceux qui la pratiquent. Comme dit l’adage : « Quand on ne voit pas ce qu’on ne voit pas, on ne voit pas qu’on ne le voit pas ». Lire la suite 10. Sexisme au féminin Le sexisme est la chose au monde la mieux partagée, y compris par des femmes : même celles qui sont promptes à dénoncer le « machisme » des hommes ne se privent pas d’invisibiliser leurs consœurs… L’on ne parle jamais assez du sexisme de certaines femmes ! Lire la suite 11. Accusation de prétention Réclamer d’être citée proportionnellement à ses apports conceptuels n’est pas forcément perçu comme une demande légitime de justice, mais peut apparaître comme une forme de prétention ou de focalisation sur d’insignifiantes blessures d’amour-propre, voire comme un aveuglement quant à sa propre visibilité. Lire la suite 12. Résultat : retard à la reconnaissance « Knowing your career might pick up after you’re eighty », mentionne aussi le manifeste des Guerrilla Girls parmi “The Advantages of Being a Woman Artist”… Dans le monde académique, il serait intéressant de comparer les âges d’accès aux principaux indicateurs de reconnaissance entre hommes et femmes, à niveaux équivalents de publication. On découvrirait probablement qu’il vaut mieux pour cela avoir de la moustache – soit parce qu’on est un homme, soit parce qu’on est âgée… Lire la suite
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Bernadette Cassel
November 1, 2022 7:55 AM
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"En recherche, le plagiat est un problème d'intégrité qui peut remettre en cause tout l'édifice scientifique. Il existe des logiciels de détection, mais les dernières avancées en intelligence artificielle menacent ces solutions et semblent permettre des plagiats quasiment indétectables." Par Martin Clavey Le lundi 31 octobre 2022 à 15:40 "Si le plagiat pose des questions dans bon nombre de domaines de création intellectuelle, utilisé en recherche il devient une menace pour l'intégrité scientifique. De nombreux cas de plagiats scientifiques sont régulièrement mis en lumière notamment par le site Retraction Watch tenu par des journalistes scientifiques américains. La France n'est pas épargnée. Cet été encore, Le Monde révélait que « la thèse de doctorat du sénateur LR Stéphane Le Rudulier est entachée de plagiat ». Au premier abord, les conséquences pourraient sembler se cantonner aux carrières de chercheurs. Mais cela peut aussi avoir des conséquences sur les connaissances scientifiques, comme pour le cas du neurologue Paul McCrory, très proche des instances d'organisations sportives, qui s'en est servi pour assoir son autorité sur l'élaboration des protocoles de commotion cérébrale et minimiser l'encéphalopathie traumatique chronique chez les sportifs. De beaux paraphraseurs Depuis quelques années, des logiciels de détection de plagiat, comme Compilatio, Smodin ou encore PlagScan permettent aux enseignants et aux chercheurs qui suspectent un de leurs collègues ou étudiants de plagier, de vérifier si le texte a été plus ou moins copié/collé d'un autre article scientifique ou d'une source accessible sur internet. Des outils en ligne comme Spinbot ou SpinnerChief permettent déjà de paraphraser, de façon rudimentaire, des textes anglophones pour passer un peu plus entre les gouttes.
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Bernadette Cassel
August 22, 2021 6:36 AM
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Toute l’actualité sur le sujet Le plagiat, une impunité française. Le plagiat, une impunité française Publié le 18 août 2021 à 18h00, modifié le 20 août 2021 à 09h56 Jérôme Dupuis « Le plagiat, une impunité française » (6/6). En 2016, une enquête de « L’Express » révèle les nombreux emprunts auxquels se livre le médiatique physicien dans ses ouvrages et ses articles. Une affaire qui lui a « permis de se recentrer », assure au « Monde » celui qui reste aujourd’hui un « showman » apprécié. ------ ndé sur le même sujet Etienne Klein, plagiaire « à l’insu de son plein gré » Par Jérôme Dupuis, 18.08.2021. Mis à jour le 20 août 2021 https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2021/08/18/etienne-klein-plagiaire-a-l-insu-de-son-plein-gre_6091756_3451060.html ------ image Dans son livre « Le small bang des nanotechnologies » (2011), Etienne Klein, membre de l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques) et de l'Académie des Technologies, plagie... via Post de @jeanabbiateci.bsky.social — Bluesky https://bsky.app/profile/jeanabbiateci.bsky.social/post/3ltwlww6ltk2k
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Bernadette Cassel
December 7, 2016 5:32 PM
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Accusé de plagiat, le physicien très médiatisé Étienne Klein a plaidé coupable pour certains "copier-coller". Cependant, il ne s'agit pas de simples emprunts ou d'oublis de citation. Des pages entières recopiées et des textes recyclés par l'auteur sans aucune citation des références. Nous discutons, dans cet article, un cas qui n'a pas encore été révélé dans la presse. _____________________________________________________________________ MÊME SUJET (au 09/12/2016) : Plagiats d’Etienne Klein : le ministère de l’Education saisit la mission relative à l’intégrité scientifique - Sciencesetavenir.fr, 09.12.2016 https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/plagiats-d-etienne-klein-le-ministere-de-l-education-saisit-la-mission-relative-a-l-integrite-scientifique_108800 "Le ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche a réagi à l'affaire des plagiats par le physicien Etienne Klein en saisissant la Mission sur l’intégrité scientifique. Son avis sera connu d’ici à la fin de l’année."
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Bernadette Cassel
April 19, 2016 8:07 AM
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Mystification, plagiat ou canular…Comment certains chercheurs en arrivent à prendre des libertés face à la rigueur scientifique ?
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"Remplacer un mot par un synonyme pour copier un article sans se faire démasquer par un logiciel anti-plagiat : que nous dit ce type de fraude du fonctionnement du monde de la recherche ?"