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Life Sciences UPSaclay
November 20, 2024 11:06 AM
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Dans une étude publiée dans Journal of Controlled Release, les scientifiques issus de plusieurs laboratoires de UPSaclay (BioMaps, Institut Galien Paris-Saclay, Neurospin, I2BC) ainsi que de l’Université de Caroline du Nord aux Etats-Unis se sont intéressés à la formulation de nanogouttelettes sensibles aux ultrasons pour favoriser la délivrance de molécules dans le cerveau. En effet, un grand nombre de pathologies cérébrales demeurent aujourd’hui incurables (tumeurs cérébrales, maladies neurodégénératives, maladies génétiques) du fait de la présence de la barrière hémato-encéphalique (BHE) bloquant le passage de près de 98% des molécules thérapeutiques du sang vers le cerveau, et limitant l’efficacité des thérapies émergentes (thérapie génique, immunothérapie, etc.). Les nanogouttelettes développées dans cette étude encapsulent un perfluorocarbure à faible point d’ébullition et sont injectées par voie intraveineuse puis vaporisées sous l’effet d’ultrasons pulsés de faible intensité transmis dans le cerveau. Cette approche permet une ouverture transitoire et sûre de la BHE. Deux types de formulation ont été évaluées. La première à base d’octafluoropropane est utilisée pour effectuer une ouverture globale de la BHE et s’adresse aux pathologies nécessitant un traitement généralisé du cerveau. La seconde formulation, à base de decafluorobutane nécessite l’application d’une pression acoustique plus élevée, et permet au contraire le ciblage d’une région cérébrale très précise (400 µm isotrope). La prochaine étape consistera à encapsuler des médicaments dans ces nanogouttelettes pour délivrer le principe actif au plus près du tissu pathologique. -> Contact : anthony.novell@universite-paris-saclay.fr / nicolas.tsapis@cnrs.fr
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Life Sciences UPSaclay
October 15, 2024 8:50 AM
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Alors que les formulations injectables « long acting » ont permis de remplacer des administrations quotidiennes par des injections mensuelles de traitements de maladies chroniques, cette innovation se limite pour l’instant à des substances actives hydrophobes, à dissolution très lente. Dans une étude publiée dans Drug Delivery and Translational Research, des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay) proposent une stratégie originale permettant d’administrer et de libérer très progressivement des substances actives hydrophiles telles que des nucléotides. Leur approche repose sur la combinaison de nanogels organométalliques, capables d’encapsuler efficacement des nucléotides, et d’un implant à formation in situ, reposant sur un polymère hydrophobe. L’étude démontre que cette association n’est possible qu’en contrôlant finement la composition des nanogels et leur dispersion en milieu organique, le tout dans des conditions réalistes d’utilisation clinique. Dans ces conditions, la libération de la molécule active s’effectue par un mécanisme bi-phasique évitant toute libération brutale et incontrôlée (« burst effect »), ouvrant ainsi des perspectives pour étendre l’approche « long acting » à de nouvelles classes de molécules dans les traitements de maladies chroniques. Contact : herve.hillaireau@universite-paris-saclay.fr ou amelie.bochot@universite-paris-saclay.fr
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July 9, 2024 8:41 AM
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La douleur, une condition complexe et invalidante touchant des millions de personnes dans le monde, représente une préoccupation majeure, particulièrement dans le contexte des douleurs chroniques et la récupération post-opératoire. Dans une revue publiée dans Drug Delivery and Translational Research, l'équipe Nanomédicaments pour le traitement des maladies graves de l'Institut Galien Paris Saclay (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay), présente les approches innovantes, en se focalisant particulièrement sur la nanomédecine, pour gérer la douleur en agissant sur les canaux sodiques voltage-dépendants (VGSC ou canaux NaV). Cette revue décrit tout d’abord la complexité de la douleur et son impact global, puis les différentes cibles de celle-ci en mettant l'accent sur les canaux NaV comme une avenue prometteuse pour la gestion de la douleur dans le but de réduire le recours aux opioïdes. Elle examine le rôle des différents isoformes de ces canaux sodiques, en particulier ceux impliqués dans la nociception. Ensuite, elle expose les différents traitements disponibles utilisant des bloqueurs sélectifs de ces isoformes de canaux NaV, en détaillant leur efficacité dans la gestion de la douleur. Elle aborde également les défis associés à leur distribution systémique et aux effets secondaires potentiels. Enfin, cette revue met en lumière le potentiel de la nanomédecine pour améliorer la biodisponibilité et la délivrance de ces médicaments pour une libération ciblée et prolongée au site de la douleur. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour développer des stratégies de soulagement de la douleur plus efficaces et mieux adaptées aux patients, améliorant ainsi leur qualité de vie. Contact : sinda.lepetre@universite-paris-saclay.fr
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June 3, 2024 4:11 PM
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Portrait Jeune Chercheur - Abdulghani Ismail, Professeur Junior en systèmes miniaturisés
Abdulghani Ismail est titulaire d'une Chaire de Professeur Junior à la faculté de Pharmacie et est rattaché à l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay, équipe 4). Il se concentre sur le développement de dispositifs microfluidiques pour la conception et la caractérisation de biothérapies innovantes, utilisant notamment des vésicules extracellulaires. Après avoir obtenu son Doctorat d'Exercice en Pharmacie à l'Université Libanaise, Abdulghani Ismail a poursuivi ses études en France, obtenant un Master en Chimie Analytique à l'Université Claude Bernard Lyon 1. Il a commencé ses recherches sur le développement d'un pH-mètre miniaturisé à l'Institut des Nanotechnologies de Lyon (UMR 5270), puis a complété son doctorat à Chimie ParisTech, sous la direction du Dr. Fethi Bedioui et de la Prof. Anne Varenne (UMR 8060), se focalisant sur les dispositifs miniaturisés pour l'analyse de biomolécules comme les S-nitrosothiols. Il a enrichi ses compétences par des stages doctoraux au Brésil avec les professeurs Alberto Fracassi et Wendell Coltro à Campinas et Goiânia, respectivement. Il a ensuite effectué trois postdoctorats au CEA-Grenoble, à l'Université d'Oxford et à l'Université de Manchester (Royaume-Uni). Au CEA Grenoble, il a travaillé à l'Institut de Recherche Interdisciplinaire (UMR 5819) avec la Dr Aurélie Spinelli sur la fonctionnalisation de puces microfluidiques utilisant des aptamères et des anticorps pour le développement de biosenseurs. À Oxford, lors de son postdoctorat au laboratoire de chimie physique et théorique avec le Prof. Jason Davies, il a travaillé sur des biosenseurs électrochimiques et par plasmon de surface sans marquage pour la détection de biomarqueurs cardiaques. Lors de son dernier postdoctorat au groupe de matière condensée de l'Université de Manchester avec la Prof. Radha Boya, il a contribué au développement d’une informatique neuromorphique, utilisant des nanocanaux 2D d’une hauteur de l’ordre de l’angström pour étudier les interactions ioniques et moléculaires dans des systèmes confinés et développer des memristors à l’état liquide avec l’utilisation de sel dans l’eau. Au cours de sa carrière, Abdulghani Ismail a contribué à de nombreuses publications prestigieuses (Science, Nature Nanotechnology, Nature Electronics, etc.) et a reçu plusieurs distinctions, dont le prix de la meilleure production scientifique à l'Université de Manchester pour l'année 2023. Il continue de repousser les limites des champs interdisciplinaires allant de la pharmacie à la physique en passant par la chimie, au bénéfice des technologies de santé. Aujourd’hui, en tant que membre de l’équipe de protéines et nanotechnologies en sciences analytiques, Abdulghani s’intéresse à travailler avec les vésicules extracellulaires pour des objectifs de diagnostic et de biothérapie, en utilisant des systèmes miniaturisés. “The only way to do great work is to love what you do. If you haven't found it yet, keep looking. Don't settle.” ― Steve Jobs Contact: abdul-ghani.ismail@universite-paris-saclay.fr
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April 9, 2024 4:18 PM
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L’encapsulation de principe actif au sein des nanoparticules polymères permet de mieux le protéger d’une dégradation précoce et de mieux l’adresser au niveau de la zone pathologique à traiter, améliorant ainsi l’efficacité thérapeutique du traitement. Cependant, la libération du principe actif de ces nanoparticules est incontrôlée, induisant ainsi une toxicité importante. De plus, les nanoparticules polymères sont généralement préparées par des procédés de formulation nécessitant l’utilisation de solvants organiques toxiques et des étapes de purification. Les solvants résiduels issus du processus de formulation peuvent alors induire une toxicité, altérer les propriétés physico-chimiques et biologiques, et entraver gravement le développement pharmaceutique ultérieur de ces nanomédicaments. Dans une étude publiée dans Journal of Controlled Release, les scientifiques de l’Institut Galien Paris-Saclay (CNRS/UPSaclay, Orsay), en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Gand, ont développé des prodrogues polymères thermosensibles permettant : (i) d’être formulées en nanoparticules par un procédé sans solvant organique et (ii) une libération contrôlée du principe actif. Des nanoparticules de diamètres compris entre 50-80 nm ont été obtenues, induisant une cytotoxicité importante sur plusieurs lignées cellulaires cancéreuses. Par ailleurs, l’encapsulation d’un second principe actif anticancéreux a été effectuée, ouvrant ainsi la voie à la chimiothérapie combinée. Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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March 5, 2024 5:30 PM
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Les plasmalogènes, phospholipides caractérisés par une liaison vinyle-éther dans leur structure, représentent une nouvelle classe prometteuse de médicaments lipidiques contre divers troubles, notamment la neuro-inflammation, le stress oxydatif, le dysfonctionnement mitochondrial et les troubles du métabolisme lipidique. Ils peuvent activer les voies de signalisation neurotrophiques et neuroprotectrices, mais leur faible biodisponibilité limite leur efficacité dans le traitement des maladies neurodégénératives. Dans un article récent publié dans Advanced Healthcare Materials, Yu Wu et Angelina Angelova de l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont créé différents types de nanoparticules lipidiques à cristal liquide (LCNPs) par auto-assemblage (vésicules et hexosomes), dans le but d'administrer des plasmalogènes par voie intranasale. Les résultats in vivo avec un modèle murin transgénique de la maladie de Parkinson mettent en évidence l'importance de la nanostructure déterminée par la composition des LCNPs. Le traitement intranasal avec des vésicules et des hexosomes a entraîné une amélioration des symptômes comportementaux de la maladie de Parkinson et une régulation négative des gènes inflammatoires tels que Il6, Il33 et Tnfa. Les nanomédicaments à base de plasmalogènes entraînent aussi une amélioration des biomarqueurs de la maladie de Parkinson, du métabolisme des lipides ainsi que du type et du nombre de transcriptions réactives pouvant être impliquées dans la neurorégénération. Contact : angelina.angelova@universite-paris-saclay.fr
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February 22, 2024 12:47 PM
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L'Académie nationale de Pharmacie a desservi le prix de thèse en technologie pharmaceutique à Kamila Bohne Japiassu. Son travail de recherche porte sur l'utilisation future des nanoparticules dans les maladies pulmonaires. Il a été réalisé au Brésil (Université de Goias) et à l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (UMR 8612 CNRS/UPSaclay) de la Faculté de Pharmacie de l'Université Paris-Saclay sous la direction d'Elias Fattal, de François Fay et d'Eliana Lima.
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January 23, 2024 9:29 AM
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Le carcinome canalaire du pancréas (PDAC) demeure un défi médical majeur, avec une survie à 5 ans inférieure à 10% et une prévision alarmante de devenir la troisième cause de décès par cancer en Europe. Face à ces statistiques préoccupantes, une collaboration fructueuse entre l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) et l’Unité UMR-S 1015 Immunologie des tumeurs et immunothérapie (INSERM/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif) a jeté les bases d'une avancée significative dans le traitement de ce cancer redoutable. Le PDAC présente une complexité physio-pathologique unique avec un stroma tumoral dense, une accumulation de fibroblastes associés au cancer (CAF) et de macrophages, favorisant la progression de la tumeur. Dans le cadre du projet européen PANIPAC, les chercheurs se sont concentrés sur le rôle crucial des macrophages associés aux tumeurs (TAM), qui présentent principalement un profil de polarisation de type M2 et sont considérés comme immunorégulateurs et pro-tumoraux. Dans leur étude parue dans Drug Delivery and Translational Research, pour mieux comprendre et cibler ces acteurs clés, les chercheurs ont développé un modèle innovant de sphéroïde multicellulaire qui reproduit les principales caractéristiques du PDAC, offrant ainsi une plateforme in vitro précieuse pour étudier le microenvironnement tumoral. Cette approche a permis de suivre les monocytes, depuis leur recrutement dans le sphéroïde jusqu'à leur polarisation en TAM. Les résultats révèlent l'influence significative de ces macrophages sur la réponse aux médicaments et la migration cellulaire. L'utilisation de nanosystèmes lipidiques s'est révélée être une voie prometteuse, démontrant une capacité à moduler le phénotype des TAM. Cette observation ouvre la voie à des stratégies thérapeutiques innovantes visant à reprogrammer les macrophages de leur rôle pro-tumoral à un statut anti-tumoral. Le modèle de sphéroïde se positionne comme une approche in vitro prometteuse pour évaluer l'efficacité des traitements et offrir une compréhension approfondie des interactions complexes au sein du microenvironnement tumoral. Ces découvertes pourraient potentiellement révolutionner les approches thérapeutiques du PDAC, ouvrant la voie à des traitements plus ciblés et plus efficaces. Légende Figure : Représentation schématique de l'approche expérimentale suivie pour construire un modèle 3D de PDAC incluant son microenvironnement immunosuppresseur et évaluer les stratégies de reprogrammation des TAM. Contact : simona.mura@universite-paris-saclay.fr
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December 10, 2023 4:08 PM
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Elias Fattal est enseignant-chercheur à l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS – Univ. Paris-Saclay, CNRS), qu’il a dirigé de 2010 à 2019. Il est spécialiste de nanomédecine, à laquelle il a consacré 40 ans de recherche. Ses travaux récents touchent la conception de nanoparticules pour le traitement des maladies inflammatoires et la nanotoxicologie pulmonaire. Après un baccalauréat scientifique, Elias Fattal s’engage dans des études de pharmacie à l’Université Paris-Sud (aujourd’hui Université Paris-Saclay). Pourquoi le choix de cette discipline ? Sans doute à cause de l’influence d’un grand-père pharmacien et d’un père photographe, en compagnie duquel il passe de longues heures dans la chambre noire, ce qui lui donne le goût de la chimie, très présente en pharmacie. Il obtient son diplôme d’État de docteur en pharmacie en 1983 et s’oriente d’abord vers la pharmacie hospitalière. Il effectue pendant trois ans son internat dans des hôpitaux du nord de la France et décide de consacrer sa quatrième année à la recherche. En 1986, Il intègre l’unité Physico-chimie, pharmacotechnie, biopharmacie, l’ancêtre de l’Institut Galien, pour effectuer un master 2 recherche. Il travaille sous la responsabilité de Patrick Couvreur, pionnier du nanomédicament et alors jeune professeur, et devient un de ses premiers doctorants. Il soutient sa thèse en 1990 sur le traitement des infections intracellulaires par des nanoparticules polymériques d’antibiotiques. Puis il part deux ans en post-doctorat à l'Université de Californie, à San Francisco, dont il reviendra complètement transformé. Lire la suite du portrait
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November 25, 2023 12:39 PM
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Le contexte… En raison du vieillissement de la population et de la croissance démographique, le nombre de nouveaux cas de cancer devrait augmenter d'environ 60 à 70% au cours des 2 prochaines décennies. Pour lutter contre cette maladie, l’une des armes thérapeutiques les plus efficaces reste la chimiothérapie qui a pour but la destruction des cellules cancéreuses via des mécanismes dits non spécifiques. Les chimiothérapies sont principalement administrées par voie intraveineuse ce qui engendre un certain nombre de contraintes à la fois pour le patient et le système de santé (inconfort, longs séjours hospitaliers, nécessité d'un personnel qualifié pour l’administration du traitement, coût élevé, risques d’infections). Ainsi, la mise au point d'une chimiothérapie efficace, moins coûteuse et plus confortable pour le patient, révolutionnerait ce domaine. Le projet… Dans ce contexte, une étude menée par des chercheurs du CNRS et de l’Université Paris Saclay (Equipes des Drs Julien Nicolas et Nicolas Tsapis, Institut Galien Paris-Saclay) a ouvert la voie vers une approche générale et évolutive permettant l'administration par voie sous-cutanée de médicaments anticancéreux. Cette nouvelle approche est basée sur l’idée de lier chimiquement la molécule anticancéreuse via un lien clivable in vivo à un polymère biocompatible et très hydrophile, le polyacrylamide, en construisant ce que l’on appelle une prodrogue. Cette approche a été exemplifié en utilisant le paclitaxel comme molécule active, un médicament anticancéreux fortement hydrophobe et vésicant et donc inadapté au mode d’injection en sous-cutanée sous sa forme libre. Le rôle unique du tritium et du marquage isotopique dans ce projet… Afin de caractériser le devenir in vivo de ce type de prodrogues, les chercheurs de Institut Galien Paris-Saclay ont fait appel à la plateforme de marquage isotopique du CEA/Paris-Saclay (Institut Joliot, Département Médicaments et Technologies pour la Santé, Service de Chimie Bioorganique et de Marquage, CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette). Forts de leur expertise et de leurs équipements et laboratoires dédiés, la plateforme de marquage isotopique a synthétisé la prodrogue modèle, via du paclitaxel marqué isotopiquement par un atome de tritium (isotope radioactif de l’hydrogène). Cet analogue radioactif a ensuite été utilisé pour évaluer la pharmacocinétique et la biodistribution de la prodrogue en comparaison à l’administration du principe actif seul (à la fois par voie sous-cutanée et intraveineuse). Ces études ont permis de mettre en évidence l’intérêt de la stratégie mise en place qui permet d’augmenter la biodisponibilité du principe actif mais aussi un passage rapide des tissus sous-cutanés vers la circulation générale. En savoir plus ? lire l’info publiée récemment dans nos colonnes. Contacts: Gregory Pieters (gregory.pieters@cea.fr) Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI La plateforme de marquage isotopique du CEA/Paris-Saclay (Institut Joliot, Département Médicaments et Technologies pour la Santé, Service de Chimie Bioorganique et de Marquage, CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) est unique sur le territoire Paris-Saclay. Forte de son expertise dans la préparation (synthèse, contrôle de qualité) et formulation de molécules marqués, elle assure régulièrement des prestations et collaborations, académiques comme industrielles, dans le domaine du (radio)marquage moléculaire. Elle offre également à la demande, son expertise et environnement unique de travail (laboratoires « chauds », équipements dédiés) pour l’analyse et la caractérisation d’échantillons radioactifs : mesure de puretés chimique et radiochimique par HPLC, détermination d'enrichissements isotopiques et d'activités spécifiques par SM, analyse et détermination structurale par RMN liquide comme solide, mesure d’activités radioactives par comptage à scintillation. A propos de l’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot : L’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot (CEA-Joliot) étudie les mécanismes du vivant pour, à la fois, produire des connaissances et répondre à des enjeux sociétaux au cœur de la stratégie du CEA : la santé et la médecine du futur, le numérique et la transition énergétique. Les travaux, fondamentaux ou appliqués, reposent sur des développements méthodologiques et technologiques. Les collaborateurs du CEA-Joliot sont pour moitié impliqués dans des unités mixtes de recherche (UMR), en partenariat avec le CNRS, l'INRAE, l’INRIA, l'Inserm, l’Université Paris-Saclay et l’Université de Paris. Le CEA-Joliot est implanté principalement sur le centre CEA-Paris-Saclay. Des équipes travaillent également à Orsay, Marcoule, Caen, Nice et Bordeaux.
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November 18, 2023 11:21 AM
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Depuis 2014, Clarivate Analytics, qui gère le Web of Science (une base de références de publications scientifiques), présente une liste de scientifiques sélectionnés pour la notoriété régulière de leurs publications de recherche au cours de la dernière décennie. Les articles de ces Highly cited researchers (scientifiques les plus cités au monde) figurent ainsi parmi les plus cités dans leur discipline, dans Web of Science. En 2023, l’Université Paris-Saclay figure dans le Top 50 des établissements comprenant le plus grand nombre de chercheuses et chercheurs les plus cités au monde, avec 26 scientifiques identifiés, dont 21 dans le domaine des Sciences de la Vie. - Laurence Albiges: oncologue médicale et professeure à l’Université Paris-Saclay, elle est également cheffe du département de médecine oncologique de Gustave Roussy. Elle est membre de l’équipe Impact du microenvironnement tumoral sur la résistance tumorale et son rôle dans la plasticité tumorale et la réactivité stromale de l’unité Immunologie intégrative des tumeurs et immunothérapie des cancers (INTIM - Univ. Paris-Saclay, Institut Gustave-Roussy, Inserm, EPHE).
- Fabrice André : oncologue au sein du comité de pathologie mammaire à Gustave Roussy, il est également directeur de l’unité Prédicteurs moléculaires et nouvelles cibles en oncologie (PMNCO – Univ. Paris-Saclay, Institut Gustave Roussy, Inserm) et responsable de l’équipe Caractérisation moléculaire des cancers gynécologiques et mammaires.
- Fabrice Barlesi : professeur de médecine à l’Université Paris-Saclay et directeur général de Gustave Roussy, il est spécialisé en cancer du poumon, en médecine de précision et en immunologie des cancers.
- Benjamin Besse : professeur d’oncologie médicale à l’Université Paris-Saclay et directeur de la recherche clinique de Gustave Roussy, il est spécialiste de la prise en charge des cancers thoraciques. Il est membre de l’équipe Adaptation génétique aux inhibiteurs de kinases au sein de l’unité Prédicteurs moléculaires et nouvelles cibles en oncologie (PMNCO – Univ. Paris-Saclay, Institut Gustave Roussy, Inserm).
- Claire Chenu : professeure en sciences du sol à AgroParisTech, elle est également directrice de recherche au sein du Laboratoire écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes (Ecosys – Univ. Paris-Saclay, AgroParisTech, INRAE).
- Franck Courchamp : écologue et directeur de recherche CNRS au laboratoire Écologie, systématique et évolution (ESE – Univ. Paris-Saclay, CNRS, AgroParisTech), Franck Courchamp est spécialiste de la dynamique des populations animales et de la biologie de la conservation. Il étudie notamment l’impact du changement climatique sur la biodiversité.
- Patrick Couvreur : professeur émérite à l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS – Univ. Paris-Saclay, CNRS), il est un pionnier du nanomédicament, une approche qui permet aux molécules thérapeutiques de cibler directement les tissus et les cellules de patientes et patients atteints de maladies graves (cancers, maladies du système nerveux).
- Joël Doré : chercheur en écologie microbienne intestinale au laboratoire Microbiologie de l'alimentation au service de la santé humaine (MICALIS – Univ. Paris-Saclay, INRAE, AgroParisTech) et directeur scientifique du centre d’excellence en analyse du microbiome MetaGenoPolis (MGP – Univ. Paris-Saclay, INRAE), il est une des principales figures internationales spécialistes du microbiote intestinal humain.
- Charles-Antoine Dutertre : il est chercheur au sein de l’unité Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer (ITIC - Univ. Paris-Saclay, Inserm, Gustave Roussy).
- Stanislav Dusko Ehrlich : il a contribué à créer le centre MetaGenoPolis (MGP – Univ. Paris-Saclay, INRAE) en 2012 et est l’ancien responsable scientifique et technique de ce projet.
- Karim Fizazi : oncologue médical spécialiste de la prise en charge du cancer de la prostate et professeur de cancérologie à l’Université Paris-Saclay, il a été chef du département de médecine oncologique de l’Institut Gustave Roussy et dirige actuellement le comité génito-urinaire de l'Institut. Il est également membre de l’équipe Résistance adaptative aux thérapies anti-cancéreuses au sein de l’unité Prédicteurs moléculaires et nouvelles cibles en oncologie (PMNCO – Univ. Paris-Saclay, Institut Gustave Roussy, Inserm).
- Florent Ginhoux : membre de l’unité Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer (ITIC - Univ. Paris-Saclay, Inserm, Gustave Roussy), il est spécialiste de l’ontogénie et de la différenciation des macrophages.
- Marc Humbert : professeur de pneumologie à l’Université Paris-Saclay, il est chef du service de pneumologie et soins intensifs respiratoires de l’hôpital Bicêtre, où il est responsable du centre de référence de l’hypertension pulmonaire. Il dirige le laboratoire Hypertension pulmonaire : physiopathologie et innovation thérapeutique (HPPIT – Univ. Paris-Saclay, Inserm) et depuis 2023, il est le doyen de la Faculté de médecine de l’Université Paris-Saclay.
- Aurélien Marabelle : oncologue médical et professeur à l’Université Paris-Saclay, il est responsable du Laboratoire de recherche translationnelle en Immunothérapie (LRTI) au sein de l’unité Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer (ITIC - Univ. Paris-Saclay, Inserm, Gustave Roussy).
- Xavier Mariette : spécialiste en rhumatologie et professeur de rhumatologie à l’Université Paris-Saclay, il dirige depuis 2015 l’équipe Autoimmunité au sein du laboratoire Immunologie des maladies virales, auto-immunes, hématologiques et bactériennes (IMVA-HB – Univ. Paris-Saclay, Inserm, CEA).
- Graham Noctor : chercheur en biologie végétale, il dirige l’équipe Changement climatique et signalisation redox à l’Institut des sciences des plantes - Paris-Saclay (IPS2 – Univ. Paris-Saclay, Univ. d’Évry, INRAE, CNRS, Univ. Paris Cité).
- David Planchard : oncologue thoracique et professeur associé à l’Université Paris-Saclay, il est chef du comité de pathologie thoracique de Gustave Roussy, où il est responsable de la coordination de la prise en charge des patientes et patients porteurs d'un cancer du poumon, de mésothéliome pleural ou de tumeurs thymiques. Il est membre de l’équipe Adaptation génétique aux inhibiteurs de kinases au sein de l’unité Prédicteurs moléculaires et nouvelles cibles en oncologie (PMNCO – Univ. Paris-Saclay, Inserm, Institut Gustave Roussy). Il est également président du Centre international des cancers thoraciques (CICT).
- Caroline Robert : professeure à l’Université Paris-Saclay, elle est cheffe du service de dermatologie à Gustave Roussy. Elle est également responsable de l’enseignement de la dermatologie au sein de la Faculté de médecine de l’Université Paris-Saclay. Au sein de l’unité Prédicteurs moléculaires et nouvelles cibles en oncologie (PMNCO – Univ. Paris-Saclay, Inserm, Institut Gustave Roussy), elle dirige l'équipe Résistance adaptative aux thérapies anti-cancéreuses.
- Gérald Simonneau : professeur émérite à l'Université Paris-Saclay, pneumologue au sein du laboratoire Hypertension pulmonaire : physiopathologie et innovation thérapeutique (HPPIT – Univ. Paris-Saclay, Inserm), il est spécialiste de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et a participé à la découverte des principaux médicaments ayant transformé le pronostic de cette maladie rare.
- Jean-Charles Soria : oncologue médical et professeur de médecine et d’oncologie médicale à l’Université Paris-Saclay, il a été directeur général de Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, de janvier 2020 à fin juillet 2021.
- Laurence Zitvogel : oncologue médicale à Gustave Roussy et professeure d’immunologie à l’Université Paris-Saclay, elle est directrice de l’unité Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer (ITIC - Univ. Paris-Saclay, Inserm, Gustave Roussy).
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August 23, 2023 5:00 AM
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Le Dr Audrey Paoletti et les chercheurs de l’équipe « Auto-immunité » dirigée par le Pr Xavier Mariette dans UMR-S 1184 IMVA-HB (INSERM/CEA/UPSaclay, Le Kremlin Bicêtre) ont précédemment démontré une augmentation dans les monocytes sanguins du micro-RNA -155 (miR-155) chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde qui serait responsable d’un défaut de polarisation en macrophages anti-inflammatoire (Paoletti et al., 2019). Dans une nouvelle étude parue dans Arthritis & Rheumatology, en collaboration avec l’équipe du Pr Elias Fattal de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay) et avec l’équipe du Dr Mariola Kurowska-Stolarska de l’université de Glasgow, ces chercheurs démontrent dans deux modèles murins précliniques l’intérêt d’un traitement par injection d’un antagomiR-155 encapsulé dans des liposomes pégylés. Dans ces deux modèles de polyarthrite rhumatoïde, les scientifiques ont démontré ce même défaut de polarisation des monocytes en macrophages anti-inflammatoire déjà observé chez l’homme. L’injection d’antagomiR-155 encapsulé dans des liposomes pégylés a été adressée dans les articulations inflammatoires et a entraîné (1) la résolution de l’arthrite, (2) la restauration du défaut de polarisation des monocytes en macrophages anti-inflammatoire, (3) la diminution du recrutement des cellules immunitaire et de l’apparition d’une population de macrophages anti-inflammatoires dans le tissus synovial et (4) tout en étant spécifique des monocytes/macrophages car le traitement n’a entraîné aucun effet sur les autres cellules immunitaires. Il s’agit ici de la première démonstration d’efficacité d’un traitement par un petit ARN encapsulé dans des liposomes pégylés pour permettre son adressage dans les macrophages pro-inflammatoires. Ce traitement pourrait représenter chez l’homme une solution thérapeutique spécifique de la polyarthrite rhumatoïde et sans effet secondaire. Contact : audrey.paoletti@inserm.fr
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July 6, 2023 5:53 PM
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Pour tenter d'ajuster la libération de la substance active ainsi que sa pharmacocinétique, des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay) ont synthétisé trois prodrogues lipidiques de dexaméthasone en variant la liaison entre la substance active et les lipides : ester, carbamate et carbonate. Ces prodrogues lipidiques ont été formulées en nanoparticules dotées d’une excellente stabilité colloïdale. Alors que les nanoparticules ester et carbonate ne présentaient aucune toxicité sur cellules en culture, les nanoparticules carbamate se sont révélées toxiques et ont été écartées. Les chercheurs ont montré que les nanoparticules ester et carbonate exerçaient une bonne activité anti-inflammatoire sur des macrophages activés. Les études de libération de dexaméthasone à partir des nanoparticules incubées dans le plasma murin ont révélé que la dexaméthasone était libérée plus vite à partir des nanoparticules ester qu'à partir des nanoparticules carbonate. Enfin, des études de pharmacocinétique et de biodistribution ont été menées, montrant une exposition à la dexaméthasone similaire pour les deux nanoparticules bien qu’un peu plus importante à partir des nanoparticules ester. Ces résultats démontrent la versatilité des approches de formulation de nanoparticules à partir de prodrogues lipidiques. Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr ou nicolas.tsapis@universite-paris-saclay.fr
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November 3, 2024 4:36 AM
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Lundi 21 octobre 2024, la Chancellerie des universités de Paris a annoncé les lauréat.es des prix solennels de thèse 2024. Cette année, cinq docteur.es de l’Université Paris-Saclay se sont distingué.es par l’excellence de leurs travaux de recherche. L’Université Paris-Saclay félicite les cinq docteur.es récompensé.es par la Chancellerie des universités de Paris pour l’excellence de leurs thèses, qui ont fait progresser la recherche de façon remarquable dans des champs disciplinaires variés. Ces cinq lauréat.es sont désormais les ambassadeur.rices de la diversité et de la pluridisciplinarité des travaux scientifiques menés au sein de nos différents laboratoires de recherche. Parmi ces cinq docteur.es, deux travaillent dans le domaine des Sciences de la Vie. Louise Breuil, docteure de l’Université Paris-Saclay, issue du laboratoire d’Imagerie biomédicale multimodale Paris-Saclay - BioMaps (UMR CEA/CNRS/Inserm/Université Paris-Saclay), a été récompensée pour sa thèse, Imagerie du transport d’efflux par la P-glycoprotéine au niveau de la barrière hémato-encéphalique : vers un biomarqueur de l’épilepsie pharmaco-résistante, effectuée sous la direction de Nicolas Tournier, radiopharmacien, directeur de recherche, et responsable de l’équipe d’imagerie pharmacologique au laboratoire BIOMAPS. Léa Guerassimoff, docteure de l’Université Paris-Saclay, issue de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay), a été récompensée pour sa thèse, Synthèse et évaluation de prodrogues polymères thermosensibles pour la thérapie combinée et l’administration sous-cutanée d’agents anticancéreux irritants, effectuée sous la direction de Julien Nicolas, directeur de recherche CNRS au sein de l’IGPS.
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October 15, 2024 5:27 AM
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Portrait Jeune Chercheur – Tristan Giraud, Maître de conférences en Physico-chimie et Biomatériaux
Tristan Giraud est Maître de Conférences (MCU) à la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Saclay depuis septembre 2023. Il travaille au sein de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay, Équipe 3 « Physique Pharmaceutique ») où il effectue sa recherche sur le développement de nouveaux biomatériaux intelligents pour la culture cellulaire et l’ingénierie tissulaire. Suite à l’obtention de son Diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris (Chimie ParisTech PSL) et d’un Master de Chimie du Vivant en double diplôme à l’Université PSL en 2018, il part à Nancy effectuer sa thèse de Doctorat au Laboratoire de Chimie-Physique Macromoléculaire (LCPM) sous la direction de Loïc Stefan et Marie-Christine Averlant-Petit. Il travaille alors sur des hybrides peptides/acides nucléiques capables de s’auto-assembler sous forme d’hydrogels supramoléculaires. L’étude multi-échelle de ces gels (caractérisation macroscopique, microscopique et (supra)-moléculaire) lui a permis d’approfondir la compréhension du lien structure-propriétés de ce type de systèmes. Début 2022, il entre en tant que post-doctorant au laboratoire ARNA (Acides nucléiques : Régulations naturelles et artificielles - INSERM U1212, Bordeaux) dans l’équipe ChemBioPharm dirigée par Philippe Barthélémy. En particulier, il travaille avec Jeanne Leblond-Chain sur des liposomes décorés d’aptamères ATP-sensibles pour proposer de nouveaux nano-vecteurs intelligents capables de libérer un agent thérapeutique au bon endroit, au bon moment. Il travaille désormais à l’IGPS dans l’Équipe 3 « Physique Pharmaceutique » sur des matériaux originaux à base de peptides gélifiants et de polymères biocompatibles. Son objectif est de proposer des nouveaux biomatériaux stimulables aux caractéristiques adaptées pour de la bio-impression, en étudiant notamment leurs propriétés mécaniques par rhéologie mais aussi leur structure interne par des techniques d’analyses physico-chimiques (FTIR, dichroïsme circulaire, microscopies électroniques, SAXS et SANS, etc…). « Sometimes you lose and sometimes you’re shooting broken arrows in the dark, but I, I see the hope in your heart » - Tim Bergling, Broken Arrows Contact : tristan.giraud@universite-paris-saclay.fr
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June 15, 2024 11:53 AM
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This award recognizes an internationally distinguished scientist in the field of controlled release for their outstanding contributions. The Founders Award provides a $5,000 USD honorarium and complimentary Annual Meeting registration. Ce prix sera attribué à Patrick Couvreur, au congrès annuel de la CRS à Bologne 8 juillet 2024. Patrick Couvreur est membre de l'Académie des Sciences, grand spécialiste des nanotechnologies médicales, professeur émérite en pharmacotechnie et biopharmacie à l'université Paris-Saclay (Institut Galien Paris-Saclay - IGPS).
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May 16, 2024 12:26 PM
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Que peut apporter l’électrophorèse capillaire couplée à la détection fluorescente multi-longueurs d’onde dans nos recherches ? - Séminaire le 7 juin 2024 à l'ENS Paris-Saclay
L’Institut Galien Paris Saclay (IGPS - faculté de pharmacie Paris-Saclay) et l’Institut d’Alembert (IDA-ENS Paris-Saclay) ont récemment acquis un appareil d’Electrophorèse Capillaire (EC) couplé à une détection fluorescente multi-longueurs d’onde (EC-MFD). Cet équipement a été cofinancé par l’Université Paris Saclay (ERM) et de l’ENS Paris-Saclay. Il est composé d’un module d’EC et quatre modules de détection fluorescente LED (LEDIF) permettant de détecter des molécules excitables à 365 nm, 450 nm, 480 nm et 530 nm. Un séminaire de présentation aura lieu à l'ENS Paris-Saclay le vendredi 7 juin 2024 à 11h (salle 1Z31). 4 avenue des sciences, 91190 - GIF-SUR-YVETTE Au cours de ce séminaire nous souhaitons vous présenter cet instrument et son potentiel, son accès et décrire quelques applications possibles dans les domaines de nanoscience, médecine, diagnostics, et sciences (bio)analytiques. La participation au séminaire est gratuite. Pour l’inscription et pour toutes informations complémentaires, veuillez contacter :
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April 9, 2024 3:58 PM
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Afin d’améliorer l'activité thérapeutique des glucocorticoïdes inhalés et réduire leurs effets secondaires, l’équipe INPACT de l’Institut Galien Paris-Saclay (Elias Fattal, Laurence Moine et Nicolas Tsapis) à conçu une forme d’administration combinant les avantages des nanoparticules, qui sont fortement captées par les cellules pulmonaires et notamment les macrophages alvéolaires, avec ceux des microparticules, qui présentent un bon dépôt dans les alvéoles. Cette forme devait permettre un meilleur ciblage du tissu pulmonaire, une libération contrôlée de la substance active tout en limitant son passage systémique. Un conjugué de poly (acide malique)-budésonide a été synthétisé. Ce conjugué s'autoassemble en solution aqueuse pour former des nanoconjugués. Ces nanoconjugués de forme sphérique, de très faible diamètre (80 à 100 nm), permettent de véhiculer une charge élevée de substance active. Des études réalisées sur des macrophages murins activés par le lipopolysaccharide ont montré que le budésonide pouvait être régulièrement libéré des nanoconjugués et que son activité anti-inflammatoire était préservée. Les nanoconjugués ont ensuite été incorporés dans des microparticules par une technique de séchage par atomisation. L’intérêt de cette transformation est qu’elle permet aux nanoconjugués d’atteindre la zone alvéolaire car ces microparticules ne subissent pas la clairance élevée des nanoparticules en suspension qui sont, en grande partie, exhalées à la suite de leur administration par inhalation. Les microparticules ont été produites avec un diamètre aérodynamique proche de 1 µm. Elles se redispersent facilement dans les liquides pulmonaires simulés. Elles ont fait l’objet d’études de pharmacocinétique chez le rat. Libéré in vivo par les nanoconjugués au sein des microparticules, le budésonide a été distribué de manière constante pendant 48 heures dans le tissu pulmonaire, le liquide bronchoalvéolaire et le culot cellulaire contenu dans ce fluide biologique. Avec des taux de charge élevés, une cinétique de libération modulable et une faible cytotoxicité, les nanoconjugués délivrés par des microparticules sont prometteurs pour un traitement plus efficace des maladies inflammatoires pulmonaires. Cette étude a été publiée dans Drug Delivery and Translational Research. Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr
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March 5, 2024 5:08 AM
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La cryoconservation est actuellement le seul moyen de stocker des cellules de mammifères à long terme, et joue donc un rôle crucial dans l'accompagnement de l'essor des thérapies cellulaires. Toutefois, cette technique peut également conduire à des pertes de viabilité ou de fonctionnalité cellulaire, dus à la nature même de la congélation : stress mécanique, stress osmotique, croissance et à la recristallisation de la glace, qui peuvent être particulièrement préjudiciables à des cellules sensibles. Dans une étude publiée dans International Journal of Pharmaceutics, des chercheurs de l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) étudient l'influence de l'encapsulation préalable des cellules dans des matrices d'hydrogel à base d'alginate sur l'issue de la cryoconservation. Grâce au contrôle des propriétés physicochimiques des billes d'alginate sur un éventail de tailles, morphologies et techniques d'encapsulation, l'équipe a montré une influence directe de la taille des hydrogels sur la viabilité cellulaire après cryoconservation, avec maintien de la fonctionnalité cellulaire, dans le cas de macrophages. La survie cellulaire peut être corrélée à la déformation des systèmes sous l'effet de la cristallisation. L'étude ouvre plusieurs perspectives sur la protection que pourrait apporter une incorporation contrôlée dans une matrice d'hydrogel sur la cryopréservation de cellules thérapeutiques. Contact : herve.hillaireau@universite-paris-saclay.fr
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February 21, 2024 3:33 PM
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La mise au point de nouveaux nanomédicaments est quasi exclusivement basée sur la stratégie classique d'essais-erreurs, qui est extrêmement chronophage et qui nécessite beaucoup de ressources. Dans une étude publiée dans Angewandte Chemie International Edition, les scientifiques de l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS et du laboratoire BioCIS (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont mis au point une méthode de modélisation moléculaire de type « gros grains » permettant de guider la conception de nanoparticules de prodrogues polymères plus efficaces. En se basant sur la surface accessible au solvant de la liaison polymère-principe actif comme paramètre discriminant pour prédire la libération du principe actif et donc la cytotoxicité des nanoparticules, ils ont mis au point une liaison plus prometteuse, qui a ensuite été validée expérimentalement in vitro sur des nanoparticules de prodrogues polymères basées sur deux principes actifs différents très utilisés en clinique. Cette approche in silico pourrait permettre d'éviter de nombreuses expériences de criblage in vitro, de réduire les coûts et pourquoi pas de réduire l'expérimentation animale. Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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January 11, 2024 4:21 PM
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Analyser et doser certaines molécules, appelées biomarqueurs, présentes dans les fluides biologiques, est un moyen de diagnostiquer certaines maladies. DropLab est une nouvelle technologie développée à l’Institut Galien Paris-Saclay (CNRS/UPSaclay, Orsay) permettant de réaliser la séparation, puis la détection et le dosage de biomarqueurs plus rapidement, de manière automatisée, et avec de très petits volumes d’échantillon biologique (LCR, sang, larmes, urines…). Un biomarqueur est une substance précise dont la présence, l’absence ou la modification de concentration ou de structure dans l'organisme ou le fluide biologique permet de diagnostiquer et suivre l'évolution d'une maladie. Les scientifiques ont donc besoin d’être en mesure de détecter et doser ces molécules avec précision, ainsi que de les distinguer parfois d’autres molécules plus abondantes dans le liquide biologique. De manière générale, le biomarqueur recherché, qui est présent en quantité très faible, peut être masqué par d’autres molécules interférentes. Sa détection peut être alors rendue difficile. Par ailleurs, le volume de liquide biologique est souvent limité. Une nouvelle plateforme technologique Les techniques habituellement utilisées pour effectuer le dosage de ces biomarqueurs utilisent des manipulations à l’échelle macroscopique (pipettes, tubes…). « On prélève l’échantillon, et on applique des traitements sur celui-ci en le transférant dans différents tubes successifs avant de pourvoir l’analyser », résume Thanh Duc Mai, enseignant-chercheur à l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS) et coordinateur du projet DropLab au sein de l’équipe de Myriam Taverna. Cette méthode présente plusieurs inconvénients : un volume de liquide nécessaire élevé, beaucoup d’opérations manuelles, un risque de contaminations car les tubes sont exposés à l’air et un risque d’erreur à chaque étape. Lire la suite de l’article du Journal du CNRS
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November 28, 2023 4:55 PM
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La phosphorylation des facteurs de transcription joue un rôle clé dans la signalisation cellulaire et dans les mécanismes pathologiques, mais a été très peu étudiée dans les thérapies utilisant les nanomédicaments. La connaissance des mécanismes par lesquels les nanomédicaments contrôlent la dynamique spatio-temporelle de la phosphorylation du CREB [cyclic AMP-response element binding protein] pourrait améliorer les traitements des maladies neurologiques, par exemple celles causées par un déficit en plasmalogène. Dans un article récent publié dans Communications Chemistry, Yu Wu et Angelina Angelova de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay) émettent l'hypothèse de l'importance de la phosphorylation des facteurs de transcription pour la régénération des séquelles neurologiques du syndrome du long COVID et soulignent le rôle de l'organisation structurelle des nanoparticules pour l'interaction avec les membranes cellulaires. Les auteurs ont conçu des assemblages nanométriques de lipides et de peptides, avec différentes organisations structurelles (cubosomes, hexosomes et liposomes), caractérisés par la diffusion des rayons X aux petits angles (SAXS) à haute résolution et par l’imagerie Cryo-TEM. Le traitement des cellules neuronales par des nanoassemblages a démontré que le temps de traitement est un paramètre critique pour la phosphorylation de CREB dans les cellules normales par rapport aux cellules exposées au stress oxydatif dans un modèle in vitro de la maladie de Parkinson. Les nanoassemblages à base de plasmalogène contrôlent la cinétique de l'activation de CREB de manière prolongée et pourraient conduire à des traitements plus efficaces des troubles neurodégénératifs. Contact : angelina.angelova@universite-paris-saclay.fr
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November 23, 2023 12:25 PM
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Les protéines de choc thermique (Heat Shock Proteins, HSP) telle que la Hsp70 appartiennent à la famille des chaperonnes qui sont produites par les cellules en réponse à une exposition à des conditions de stress. Outre sa localisation intracellulaire, la Hsp70 est spécifiquement exprimée à la surface des cellules tumorales et ceci a été relié à son interaction spécifique avec des phospholipides chargés négativement de type phosphatidylsérine. Bien que l'association de la Hsp70 aux membranes lipidiques soit bien documentée, les mécanismes exacts de son interaction avec les membranes cellulaires n'ont pas été entièrement élucidés. Dans ce contexte, l’équipe MULTIPHASE de l'Institut Galien Paris-Saclay (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay), en collaboration avec les universités de Heidelberg et de Munich en Allemagne et le synchrotron européen de Grenoble (ESRF), ont étudié l’interaction de la Hsp70 avec un modèle membranaire artificiel sous forme de bicouche contenant ou pas de la phosphatidylsérine (DOPS) tout en combinant différentes techniques physiques telles que la microscopie à force atomique, la microbalance à cristal de quartz et la réflectométrie des rayons X. Les résultats ainsi obtenus ont montré que la Hsp70 s’insère dans les bicouches lipidiques et maintient la stabilité de celles contenant de la DOPS grâce à un équilibre entre les interactions électrostatiques avec les têtes polaires (PS) et les interactions hydrophobes avec les chaines hyrdrocarbones des phospholipides. Ces travaux ont été publiés dans Scientific Reports. Contacts : ali.makky@universite-paris-saclay.fr
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September 25, 2023 4:04 PM
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La région Île-de-France vient d’annoncer les trois lauréats 2023 du Prix des Innovateurs qui récompense chaque année des chercheurs et chercheuses de moins de 45 ans, et leurs équipes, pour la qualité de leurs travaux dans le domaine médical. Au total, les trois lauréats se partagent une enveloppe de 100.000 euros pour les aider à poursuivre leurs recherches. Julien Nicolas, directeur de recherche CNRS à l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS - Univ. Paris-Saclay, CNRS, Orsay), Olivier Couture, directeur de recherche CNRS au sein du laboratoire d’imagerie biomédicale (CNRS, Inserm, Sorbonne Université) et Annarita Miccio, directrice de recherche Inserm à l’Institut Imagine (Inserm, AP-HP, Université Paris-Cité, Fondation des hôpitaux, Maire de Paris, AFM Téléthon), se sont démarqués par l’excellence scientifique de leurs travaux de recherche. Julien Nicolas a été récompensé pour ses travaux dans le domaine du traitement du cancer, avec la mise au point d’une nouvelle méthodologie d’administration des chimiothérapies en sous-cutané basée sur des prodrogues polymères hydrophiles, permettant un protocole moins coûteux et moins contraignant pour les patientes et les patients. Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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July 8, 2023 10:27 AM
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Le Pr Patrick Couvreur, membre de l'Académie des Sciences, grand spécialiste des nanotechnologies médicales, professeur émérite en pharmacotechnie et biopharmacie à l'université Paris-Saclay (Institut Galien Paris-Saclay - IGPS), est nommé Officier de l'Ordre National du Mérite par décret du 2 juin 2023.
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