L’explosion du nombre de visiteurs oblige les parcs à s’adresser à un public souvent novice et à chercher l’équilibre entre activité économique et protection de l’environnement. Du troupeau d’animaux ou du groupe de vacanciers, qui est le plus difficile à canaliser ? La réponse pourrait être désobligeante. Dans les parcs naturels, refuge des touristes français en quête d’espace, on fait cette curieuse expérience depuis le début de la pandémie de Covid-19 : « Autant on peut travailler avec les éleveurs pour éviter que leurs animaux aillent boire dans la rivière, autant c’est plus compliqué avec les touristes », constate Thibaut Thierry, directeur du développement du parc naturel régional d’Armorique (Finistère), qui s’étend de l’île d’Ouessant aux monts d’Arrée. M. Thierry tente de protéger le couvert végétal et les berges de rivière dans la forêt de Huelgoat, monde de chaos rocheux, de korrigans et, désormais, de randonneurs. « Sur le littoral, cela fait des dizaines d’années que l’on gère la surfréquentation. En milieu forestier, on est moins à l’aise, ajoute M. Thierry. L’Office national des forêts avait récemment fait en sorte de favoriser la découverte de la forêt. Aujourd’hui, on doit déjà rationaliser les cheminements pour limiter la pression sur les milieux naturels. » ► Des forêts aux sommets, les parcs naturels découvrent la surfréquentation (réservé aux abonnés)
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Gengembre Dominique
onto Parcs nationaux, régionaux et autres espaces naturels protégés July 27, 2021 3:18 AM
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