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November 3, 2014 4:10 PM
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Qu'ont en commun Cioran, Simone Weil, Curzio Malaparte, Denis de Rougemont et les autres intellectuels et écrivains dont l'oeuvre et la vie sont évoquées dans ces pages ? Il apparaît que, pour la plupart, ce sont des témoins dune époque à bien des égards exceptionnelle, ne serait-ce que par la profondeur et l'intensité des malheurs qui y ont connus les hommes et les femmes. Notre entreprise de ""célébration posthume"" peut paraître suspecte à une époque qui se targue d'avoir aboli toutes les idoles. Que vaut-elle, en somme, dès lors que chaque existence, même la plus noble, porte en elle une part d'obscurité si déterminante ? Et pourtant, à cette époque que l'on dit de toutes les fins, de lArt, de lHistoire, de lHomme, il a semblé nécessaire de renouer avec l'esprit de la tradition humaniste. Un jardin en soi, aurait pu écrire Montaigne, qu'on ne peut cultiver pour le mieux, car c'est là un art incertain, qu'en ayant à l'esprit un certain idéal. Or, renouer ainsi le fil rompu de la transmission de lIdéal, tel était, et tel demeure encore aujourd'hui, notre volonté en publiant ces figures de pensée.
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November 1, 2014 3:59 PM
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50 ans après sa disparition l’œuvre de G. Bachelard reste une source d’inspiration tant pour les débats sur la rationalité scientifique que pour les interprétations de l’imagination poétique, les deux grands versants de l’esprit à qui il a consacré des études devenues des références au delà des frontières. Sur le socle d’un imaginaire premier, l’esprit tantôt épure les images pour faire émerger le concept, lui-même toujours dialectisé ; tantôt s’y abandonne au contact de ses propres forces inconscientes et des puissances symboliques de la nature à travers les quatre éléments (feu, eau, air, terre). Bachelard se veut ainsi le fidèle témoin des rythmes de l’esprit humain qui, à travers des expériences antagonistes, se laisse porter par un même désir de créativité incessante, qui nous conduit à accroître notre puissance d’être et donc notre joie d’exister. Chez Bachelard la phénoménologie des images conduit donc vers une esthétique autant que vers une éthique. Jean-Jacques Wunenburger, professeur de philosophie à l’Université Jean Moulin Lyon 3, est auteur de nombreux ouvrages sur les images (Philosophie des images, La vie des images), sur l’imagination et l’imaginaire dans leurs expressions religieuses, politiques, médiatiques, médicales, etc.
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October 31, 2014 6:08 PM
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Le diagnostic de Nietzsche sur les sociétés européennes, dans sa lucidité même, est un défi fondamental pour la philosophie contemporaine. Ce diagnostic consiste à considérer le temps présent comme celui du nihilisme. Négation de la volonté dans son affirmation, toute puissance et impuissance de la subjectivité, omniprésence et occultation de la mort : est-il possible de surmonter ce nihilisme ? Telle a été la tâche d’Ernst Bloch et Hans Jonas qui, selon des voies différentes et même opposées, ont tenté de relever ce défi. L’existence humaine a-t-elle un sens ? Ce sens est-il donné ou construit ? Pour répondre à ces questions il fallait repenser le statut de l’homme dans son rapport à la nature et à l’histoire. À travers ces interrogations se trouve renouvelée la problématique de l’être et du devoir-être, qui prend la forme d’une refondation de l’éthique et d’une reconsidération de l’existence sociale et politique.
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October 31, 2014 5:53 PM
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Les échanges entre sociologie et philosophie sont à l'évidence une bonne chose, mais à quelles conditions ? À sa manière, le sociologue peut contribuer à dégager une vision plus claire de ce qu'est penser le monde social. Le présent ouvrage propose dans un premier temps une série d'études s'inscrivant dans une sociologie historique des rapports entre philosophie et sciences sociales avant d'interroger la prétention à l'objectivité que présuppose la connaissance sociologique. Il envisage enfin la circulation actuelle des mots et des labels « théoriques », se proposant de nous soustraire à l'attrait de la doxa intellectuelle. En donnant l'idée de ce que peut être une pratique raisonnée des croisements entre disciplines, ce livre invite philosophes comme sociologues à davantage de réflexivité.
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October 31, 2014 5:39 PM
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Écrits attribués à Platon Cette édition rassemble des écrits que la tradition attribue à Planton. Les formes sont diverses : on y trouve des dialogues socratiques, qui traitent de la justice, de la richesse ou encore de l'avidité, une introduction et une conclusion aux Lois que la mort empêcha Platon de terminer, mais aussi des textes plus informels, comme une liste de définitions, destinée à un usage scolaire, et même des épigrammes censées illustrer le talent littéraire du philosophe. Tous ces textes permettent d'élargir l'horizon du platonisme et de comprendre comment on contesta, peut-être même de son vivant, l'image que Platon donna de Socrate et la façon dont l'Académie administra son héritage.
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October 30, 2014 1:57 PM
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A quoi reconnaît-on qu’une philosophie est toujours vivante? Si les positions qu’elle a défendues sont encore discutées. Si son type d’approche est toujours revendiqué. Si elle structure, voire polarise, certains domaines actuels. Ainsi en va-t-il de la philosophie de Hume aujourd’hui, dont la réception aux XXe et XXIe siècles est le sujet de ce livre. On y verra combien les positions humiennes animent les discussions actuelles sur la causalité, l’identité personnelle, l’action, la motivation, la convention, la justice et la morale. Mais aussi pourquoi la référence à Hume a pour effet de lier en réseau ces différents thèmes, jetant ainsi des passerelles entre la philosophie de l’esprit, la philosophie de l’action, la philosophie morale et politique contemporaines.
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October 30, 2014 1:43 PM
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« Pour bien voir un tableau et y prendre plaisir, il faut parfois se rendre attentif à un détail. Il en va de même pour les textes philosophiques. Une phrase, un mot manquant, une fracture du sens, et l’intelligence s’arrête, intriguée. Alors commence un travail de dépliage, d’où naît un texte nouveau. Pour ceux qui aiment lire, un plaisir leur est alors promis : le plaisir de comprendre. Mais aujourd’hui, ce plaisir s’accompagne d’un devoir. Dans un univers que hantent les bouleversements de l’économie et les travestissements de la politique, ce qu’on ne comprend pas peut conduire à la servitude. On ne saurait s’y résigner, spécialement quand il s’agit de philosophes. Platon, Kafka, Marx, Nietzsche, Lévi-Strauss, Primo Levi et Benny Lévy, Lacan, Foucault, Lénine, tous m’ont convoqué, un jour ou l’autre, au devoir de comprendre. Pour mon plaisir, j’ai donné à mes dépliages la forme de l’enquête. Amateur de fictions policières, j’en ai retrouvé le style. Mais à la fin, il ne s’agit pas de nommer un coupable. Il s’agit plutôt d’empêcher, détail par détail, la perpétuation d’un préjugé. Par ce moyen, la peinture, la philosophie et la politique s’entrecroisent et concourent à la liberté de penser. » J.C. M.
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October 29, 2014 4:05 PM
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Entre l’inconscient freudien et l’unebévue lacanienne, il y a une continuité fondamentale : l’inconscient est structuré comme un langage et ignore le temps. Avec l’abandon par Freud de l’hypnose et de sa neurotica, le souvenir traumatique n’est plus à retrouver dans un moment historique précis mais s’inscrit dans la logique du discours lui-même, de manière intemporelle, grâce à l’association libre. Pourtant, c’est avec l’argument d’une temporalité démodée que nombre des détracteurs de la psychanalyse tente aujourd’hui de démontrer que ces vieilles lunes freudiennes sont obsolètes au regard d’une modernité qui, forte de ses assises enfin scientifiques, pourrait maintenant se passer de cet embarrassant appareil psychique. L’activation de certaines zones de notre système limbique, révélée par l’imagerie médicale du cerveau, serait-elle la preuve irréfutable et définitive de la vétusté de nos concepts de mots d’esprit, de lapsus ou encore d’actes manqués ? C’est toute la logique de l’inconscient qu’il est aujourd’hui nécessaire de faire entendre dans l’actualité que lui donnent ses détracteurs, tout autant que dans son inactualité structurale puisque, en effet, l’inconscient ignore bien le temps. Coordination : Catherine DELARUE - Chantal HAGUE Ont participé à ce numéro : Laurent BALLERY - Claude BREUILLOT - Chantal CAZZADORI - Maria CRUZ ESTADA - Celine DEVALOIS - Laurent EL GHOZI - Michel FERRAZZI - Serge GRANIER DE CASSAGNAC - Brigitte HAMON - Roque HERNANDEZ- Annick HUBERT BARTHELEMY - Anna KONRAD - Robert LEVY - Charles MARCELLESI - Lola MONLEON - Eric MOREAU -Gilbert POLETTI - Serge SABINUS - Radjou SOUNDARAMOURTY - Joelle TOUBIANA-TONDOWSKI - Jean-jacques VALENTIN- Carol WATTERS - Philippe WOLOSZKO
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October 28, 2014 4:59 PM
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« J’ai, dès 1983, commencé humblement le trajet qui devait aboutir, cinq ans plus tard, à la publication de L’être et l’événement par un examen renouvelé de la grande histoire de la philosophie. La médiocrité intellectuelle du démocratisme ambiant était telle que j’étais sûr de trouver, dans cette grande histoire, de quoi démonter cette moderne machination. La méthode de ce Séminaire consiste à tenter de démontrer qu’il y a de sérieuses raisons de tenir Parménide pour le fondateur d’une discipline nouvelle, non parce qu’il a vaticiné sur l’être et le non-être, comme le firent de nombreuses mythologies, mais parce qu’il a convoqué dans cette vaticination poétique son contraire, à savoir la rigueur universelle absolue des procédures mathématico-logiques qui, au même moment, trouvaient en Grèce leur forme définitive. Il y a dans ce Séminaire un côté réjouissant de suspense, d’enquête policière, de contestation raisonnée des dires de quelques témoins importants, comme Platon ou Heidegger. Sa densité ne doit pas dissimuler l’espèce de science joyeuse qui l’anime. » A. B. Depuis 1966, une part importante de l’enseignement du philosophe Alain Badiou, aujourd’hui professeur émérite à l’École normale supérieure, a pris la forme d’un séminaire, lieu de libre parole et laboratoire de pensée. Les éditions Fayard publient l’ensemble de ces Séminaires de 1983 à aujourd’hui, période où la documentation est abondante et continue. Ce volume est le quatrième de la série.
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October 28, 2014 4:39 PM
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Le présent ouvrage propose une étude historique et critique d’une des questions les plus importantes de la philosophie contemporaine et des sciences humaines : qu’est-ce que signifier veut dire? L’auteur envisage la théorie de la signification dans l’ensemble du corpus husserlien et prend en compte ces différents aspects (discours scientifique et théorique, langage ordinaire). En inscrivant la théorie husserlienne dans son contexte historique (psychologie de Brentano, logique de Bolzano), ce travail s’attache ainsi à éclairer d’un jour nouveau un moment clé de l’histoire de la philosophie. Pour Husserl, la signification n’est ni un acte immanent de la conscience, ni l’objet – réel, fictif ou idéal – auquel il se rapporte, mais une objectité catégoriale. En tant que telle, elle est une espèce d’objet intentionnel : le corrélat de l’activité catégoriale, autrement dit l’objet tel qu’il est pensé, à distinguer soigneusement de l’objet qui est pensé et des vécus psychiques et linguistiques au moyen desquels il est pensé et exprimé. C’est à partir d’une réflexion sur le mode d’être de l’objet intentionnel que la phénoménologie de Husserl a pu dévoiler le statut ontologique de la signification qui avait échappé aux théories psychologiques et référentielles. > acheter ce livre
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October 27, 2014 5:15 PM
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Selon Pierre Macherey, la question de la manière dont les normes opèrent ne doit pas être traitée dans l'abstrait. Il faut la rapporter aux nouvelles structures de socialisation et d'exercice du pouvoir liées au développement, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, du machinisme et de la révolution industrielle : ce sont ces structures qui définissent encore aujourd'hui la manière dont on devient sujet. Ces structures, ce sont celles dont Marx a analysé la base économique dans Le Capital, et que Foucault, suivant une approche différente mais convergente, du moins sur certains points, a examinées en se servant du concept de "société de normes". Des lectures croisées s'imposent donc. De Marx à Althusser, d'Althusser à Foucault, de Foucault à Fanon, de Fanon à Deligny, et ainsi de suite, Pierre Macherey dresse des ponts entre différents systèmes de pensée et nous invite à une promenade philosophique et politique destinée à mettre au jour les mécanismes idéologiques de cette société de normes.
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October 27, 2014 3:47 PM
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Francis Kaplan est l’auteur des Trois communismes de Marx, « une des plus remarquables synthèses qui ait jamais été donnée de la philosophie de Marx, un vrai Marx » dit François Ewald, dans le Magazine Littéraire. C’est le Marx annonçant et prônant une révolution politique et sociale. Dans Le Matérialisme historique et les mécanismes de l’Histoire il s’agit d’un Marx ici encore révolutionnaire, mais sur le plan des idées, en tant qu’historien, révolutionnant la manière de faire de l’histoire en y introduisant les facteurs économiques ; et les plus grands historiens du XXe siècle, quel que soit leur bord politique, si éloignés fussent-ils de vouloir une révolution communiste, ont été sur ce point ses disciples et ont reconnu leur dette à son égard. Contrairement à ce qu’on pense généralement, pour Marx le facteur économique essentiel n’est pas la lutte des classes, mais l’état des forces matérielles de production, les progrès techniques dont les luttes des classes ne seraient que la conséquence. Mais il y a aussi des facteurs non-économiques, le facteur national, le facteur individuel, le facteur géographique, le facteur idéologique. Pour le matérialisme historique, ils ne sont pas au même niveau ; le facteur économique est le facteur déterminant en dernier instance, dit Engels, mais il le dit sans plus s’expliquer. Francis Kaplan montre qu’en réalité cela ne va pas sans problèmes, mais qu’il est possible de résoudre ces problèmes en précisant dans quel sens il faut prendre l’expression « dernière instance ». Ce qui ne va pas non plus sans problèmes, c’est la conception historico-matérialiste de l’idéologie – problèmes que Francis Kaplan met longuement en évidence.
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October 26, 2014 5:34 PM
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Farouche adversaire de l’absolutisme, défenseur de la tolérance religieuse, père fondateur du libéralisme, John Locke (1632-1704) est une figure canonique de l’histoire de la pensée politique européenne. Il a forgé son œuvre au cœur même des batailles politiques qui agitaient l’Angleterre de la fin du XVIIe siècle et qui menèrent à la Glorieuse Révolution de 1688. Ce que l’on sait moins, c’est que Locke a également eu une très riche carrière coloniale au service de l’expansion anglaise en Amérique. Sa philosophie constitue le moment inaugural d’une histoire au cours de laquelle allaient être inextricablement noués libéralisme et colonialisme, construction étatique et formation impériale. Elle révèle également les relations intimes qui ont uni épistémologie et politique depuis la découverte du Nouveau Monde. L’Amérique de John Locke entend mettre en évidence l’émergence d’une géopolitique de la connaissance avec laquelle nous sommes encore loin d’avoir fini.
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November 1, 2014 4:16 PM
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La philosophie de Nietzsche, à travers une morale cynique, dresse une affirmation de l'être et organise une violente critique du christianisme, allant jusqu'à affirmer que "Dieu est mort". L'effondrement des valeurs prédit par Nietzsche permettra de libérer l'être humain de ses afflictions tout en dénonçant le risque totalitaire. Cet ouvrage reprend le meilleur du Cahier de l'Herne paru en 2006, sous la direction de Marc Crépon. Les textes sélectionnés par Yves Jean Harder analysent la pensée de Nietzsche à partir de ses rapports avec la langue, les Grecs et la musique, pour se pencher sur sa critique de la métaphysique et l'histoire, la critique de la civilisation et de la morale, la conversion des valeurs. Comme Nietzsche le dit : la lecture de son oeuvre n'est pas de celles dont on sort sans que rien n'ait changé. > acheter ce livre
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November 1, 2014 3:52 PM
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Après La Théorie kantienne de l'expérience et Le Commentaire de la "Critique de la raison pure, voici enfin la traduction de deux textes incontournables du grand philosophe néokantien Hermann Cohen. L'"Introduction avec supplément critique" que Cohen rédigea pour l'oeuvre monumentale de Friedrich Albert Lange (1828-1875), l'Histoire du matérialisme et critique de son importance à notre époque, et l'Introduction à l'Ethique de la volonté pure (1904) sont considérées aujourd'hui comme les meilleures introductions à l'histoire de la philosophie. Dans ces textes, Cohen explicite et tente de résoudre le débat sur le matérialisme historique et sur le "naturalisme" en éthique. Un appareil critique important permet de mieux appréhender la pensée du maître de l'Ecole de Marbourg.
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October 31, 2014 6:00 PM
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L’histoire de la philosophie est une œuvre collective qui s’étale sur une longue période. Les chapitres s’enchaînent sans avoir été coordonnés. Aussi, l’enjeu, pour chaque nouvelle génération, c’est de se réapproprier cette histoire. Les auteurs du présent ouvrage nous proposent une manière originale d’y arriver. Par le dialogue, les philosophes de la tradition semblent revivre pour faire le point sur leur cheminement. Socrate, Kant, Marx, Arendt et bien d’autres répondent aux questions de Laure Becdelièvre, Laurence Hansen-Löve et Fabien Lamouche. Au fil de ces conversations imaginaires, nous découvrons comment l’esprit de résistance a pu s’incarner à travers les figures de penseurs aussi profonds que subtils et aussi novateurs qu’insoumis.
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October 31, 2014 5:45 PM
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Du cynisme antique, on a souvent à l esprit le goût pour les conduites provocantes et l existence frugale. Il y a pourtant une pensée politique cynique ; Diogène, le plus célèbre d entre eux, imagina même, à l instar de Platon, une République aux institutions radicales nous invitant à mesurer l écart qui nous sépare de la nature et de nous-mêmes et à repenser les conditions de la liberté et du bonheur au sein de nos sociétés. Par sa visée profondément éthique, explique Étienne Helmer, le cynisme dévoile le mépris de la dignité humaine et le refus de l égalité propres à nos institutions, nos modes de vie et nos économies tournés vers la croissance sans mesure. Il nous enjoint à identifier dans la configuration des cités actuelles tout ce qui nous déshumanise et nous empêche d être vraiment « des hommes ».
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October 30, 2014 2:04 PM
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Platon (c.428-c.347 av. J.-C.) est le nom propre qui signe l'avènement de la philosophie comme telle. Y sont attachés une méthode – le dialogue et, à sa suite, la dialectique –, ainsi qu’un objectif : celui de fonder le savoir vrai et la conduite juste sur des principes premiers. Ontologie et déontologie trouvent là leur acte de naissance ; elles sont un discours raisonné tenu de se justifier par une argumentation rigoureuse. Prolongeant de manière personnelle la leçon éthique de Socrate, les dialogues de Platon inscrivent le Bien dans une philosophie des Idées qui s’interroge sur la teneur de la vérité, la possibilité de l’atteindre ou non par la science, la nature des erreurs dont dérivent nos errances, le statut épineux du non-être. Convaincu du fondement métaphysique de tout état de choses, Platon ouvre simultanément des réflexions sur la justice, la cité idéale, l’amour, la beauté et le plaisir, qui seront autant de cadres pour la philosophie morale et politique à venir. Le présent livre explore la cohérence de la construction platonicienne en soulignant le pouvoir qu’ont les dialogues de mettre le lecteur sur le chemin de leurs thèses et d’ouvrir l’espace argumentatif de leur discussion. Le platonisme se montre ainsi sous son meilleur jour, celui d’une philosophie en prise sur le réel.
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October 30, 2014 1:50 PM
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Quoi ? Vous n'avez pas lu tout Kant ? C'est vrai que si tous ces grands hommes, de Lao-Tseu à Deleuze, avaient gentiment attendu le XXIe siècle, ils auraient tweeté en 140 caractères, espaces compris, au lieu de s'épancher sur des centaines et des centaines de pages. Cela dit, pas de panique ! Ce livre vous offre, en quelques tweets, l'essentiel de la pensée des 26 plus grands philosophes de l'histoire de l'Humanité-avant-Internet. Avec leurs retweets, pour tout savoir sur qui a inspiré qui, des petites biographies et des conseils de lecture, honnêtes ou en mode bluff pour enfin pouvoir briller en ville, en cours, et dire sans rougir la phrase : « Je suis en train de relire Hegel. »
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October 30, 2014 1:32 PM
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Un collage cubiste, une figure amérindienne de style dédoublé, une image en perspective à deux points de fuite sont des images qui attirent chacune l'attention sur des caractéristiques différentes de ce qu'elles représentent : il y a une infinité de façons de représenter le monde. Dans Comprendre les images, Lopes prend acte de cette diversité pour construire une théorie de la représentation iconique qui se situe au croisement d'une approche symbolique (comme celle de Nelson Goodman) et d'une approche perceptuelle (comme celle de Richard Wollheim), offrant ainsi une nouvelle explication de la phénoménologie de l'expérience iconique. L’ouvrage traduit est un«classique» de la réflexion contemporaine sur la représentation picturale. Classique, ou presque, il l’est immédiatement devenu lors de sa parution en 1996, en donnant lieu, dans le monde anglophone, à d’abondants commentaires et discussions. L’introduction à l’édition française proposée par Dominic McIver Lopes, présente son livre de 1996 dans la perspective de ses travaux ultérieurs et même de ceux qui vont paraître prochainement. On voit ainsi qu’on a affaire, avec le livre traduit, au premier élément d’une oeuvre philosophique de tout premier plan au sujet de la perception esthétique et de la nature de l’art.
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October 28, 2014 5:04 PM
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Au Moyen Âge, les arts se déploient dans un univers mental très différent du nôtre, et selon des catégories (celles d'« arts mécaniques » et d'« arts libéraux », par exemple) et des formes (pensons aux genres théâtraux des « mystères » et des « miracles », ou bien au genre littéraire de l'hagiographie) qui pour nous sont insolites. La production picturale et sa réception sont marquées par les écrits de Plotin puis par la synthèse du néo-platonisme et de la pensée des Pères de l'Église. La querelle des images qui agite le monde byzantin au VIIIe siècle montre l'incidence des réflexions théologiques sur la production picturale et permet de comprendre les contraintes stylistiques de la peinture d'icônes. La Renaissance est non seulement marquée par des nouveautés stylistiques remarquables, mais aussi par des changements considérables dans la manière de penser ces pratiques (qui cessent d'être vues comme des arts mécaniques), leur enseignement (création des Académies), leurs acteurs (invention du mot « artiste »), et la production artistique de l'Antiquité (apparition des premières collections et débuts de l'histoire de l'art).
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October 28, 2014 4:50 PM
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Écrit dans un style alerte, par un écrivain de talent, Darwin parmi les machines adresse aux machines une déclaration de guerre. À première vue, les machines sont nos esclaves et sont un instrument au service de notre domination : elles favorisent l’extension de la vie, la conquête et la maîtrise de la nature brute. Mais elles deviennent bientôt nos rivales dans la lutte pour la suprématie sur terre. Si les machines ne peuvent pas encore se passer de nous pour leur survie et leur reproduction, déjà les humains ne peuvent plus se passer d’elles pour quantité d’opérations — voire pour leur propre reproduction. Aussi la question est-elle celle de la co-dépendance ou co-évolution entre humains et machines. Pour bénéficier de l’assistance des machines, n’avons-nous pas abdiqué une grande part de notre autonomie ? Que sont ces machines à qui nous avons confié les clefs de notre survie ? Les machines que nous connaissons aujourd'hui ne sont que la préfiguration grossière de ce que seront les machines de demain. Les machines, prédit Butler, vont évoluer, et bien plus rapidement que les humains : si bien qu’elles finiront par nous dépasser et feront de nous leur bétail. > acheter ce livre
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October 28, 2014 4:34 PM
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Tant de choses nous échappent, non par accident, mais ontologiquement, à savoir compte tenu de leur nature et de la nôtre. Il y a des choses dont nous ne pouvons pas être conscients. Nous avons beau vouloir ouvrir notre esprit, il y a des limites à cette ouverture. C'est l'un des traits de notre finitude. La philosophie entretient une prétention à l'universalité. Elle tente de s'ouvrir le plus largement possible à la réalité telle qu'elle est. Ce faisant, elle doit être consciente de ses limites. Si elle s'ouvre, c'est aussi en se fermant. Si elle voit certaines choses, elle est aveugle à d'autres. Ces limites se font sentir avec force quand il s'agit de mettre en parole la vision. Celle-ci doit entrer dans la forme de celle-là, avec un sujet ou un substantif, un verbe ou une action, un prédicat ou un attribut. Une telle mise en forme élimine forcément un chaos, une indétermination ou un flou constitutifs de la réalité. Le défi est alors d'exprimer par la parole ce qui pourtant lui résiste, de manière à ce que continue de poindre et d'insister ce qui résiste.
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October 27, 2014 3:59 PM
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De Star Wars à Lady Gaga, du Seigneur des anneaux à Game of Thrones, tubes, blockbusters et best-sellers forment aujourd'hui les facettes d'une culture de masse omniprésente. Un philosophe analyse le phénomène : qu'est-ce que la " pop culture " ? Quels en sont les ressorts, mais aussi les implications existentielles ? Avant d'être un truc jeune et sexy, un graphisme quadrichromique simplifié à l'extrême ou un genre musical qui présente en quantité anormalement élevée des sons de synthétiseur, la pop est une stratégie, un calcul industriel alimenté par une seule obsession : savoir ce que veulent les masses. La pop culture est un ogre qui ingère tout ce qu'il trouve. Mais cette logique de réappropriation l'ouvre paradoxalement aux déclassés, aux freaks et aux minorités en tout genre. Pour l'auteur, ce qui s'y joue est d'abord l'invention de nouvelles identités. Il conduit sa réflexion à partir d'analyses fines de chansons, de films, de comics, de romans et de séries, multipliant les digressions érudites en réponse à des questions aussi essentielles que : jusqu'à quel point peut-on détester un ancien groupe indé devenu commercial ? Comment Harry Potter peut-il survivre à l'Avada Kedavra de Voldemort dans la Forêt interdite ? La catégorie de mythe fonctionne-t-elle pour la pop culture ? Par ailleurs, si Obi-Wan Kenobi est si malin, pourquoi laisse-t-il Luke Skywalker faire tout le boulot ?
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October 27, 2014 2:44 PM
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Marsile Ficin ne fut pas seulement le traducteur et le commentateur de Platon et des néoplatoniciens, comme Plotin et Proclus. Ce fut un philosophe à part entière, qui puisa de manière créative aux ressources de la tradition platonicienne pour résoudre les questions agitées dans la Florence de son temps ou héritées de discussions universitaires médiévales. Il élabora sa pensée à partir des possibilités conceptuelles inédites offertes par la philosophie de l’Un pour repenser l’ontologie. Cette monographie analyse l’originalité et la cohérence de sa philosophie aussi bien sur le plan métaphysique qu’anthropologique, répondant ainsi à l’exigence d’une étude systématique qui fait défaut depuis longtemps. On y examine autant la spécificité du projet ficinien de renouvellement philosophique et religieux que les aspects qui dévoilent sa profonde incompatibilité avec le christianisme. > acheter ce livre
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