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February 4, 2015 5:15 PM
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Exclus de partout, les S.D.F. se tiennent pourtant au coeur de la cité. À l'ère de la surconsommation, ils donnent à voir ou à imaginer un dénuement à la fois insupportable et fascinant. Et si cette détresse réelle ou supposée cachait autre chose ? Quelque chose bien moins du côté du besoin que du désir ? À partir d'une expérience de quatre ans au Samu Social de Paris, l'auteur ouvre à un autre regard sur les S.D.F.. Son approche psychanalytique de l'errance sociale invite à redécouvrir l'originalité et l'actualité de la pensée lacanienne. Son état des lieux fait du lieu lui-même le point central. La difficulté pour un S.D.F. à habiter un lieu physique se révèle comme le symptôme d'une difficulté à habiter un lieu symbolique. C'est dire que l'obsession du lieu dans le corps du sans-abri trouve un écho dans l'obsession du lieu dans l'esprit du psychanalyste, et que la question S.D.F. offre de tester l'intérêt topologique que Lacan fait prendre à la psychanalyse. Avec une préface de Julia Peker.
De formation philosophique, Sandra Meshreky est psychothérapeute et poursuit son cursus analytique au sein de l'Association Lacanienne Internationale. Elle a déjà publié "Un enfant est abandonné. La pelade au risque de la psychanalyse" (2014, LCFavoris) acheter ce livre
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February 4, 2015 4:48 PM
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« Lorsque j’étais enfant, j’apprenais la ‟théorie musicale” dans de petits manuels (je ne sais pas s’ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : ‟Qu’est-ce que la musique ?” ; et sur le livret rouge, il était écrit : ‟La musique est l’art des sons”. Quel ne fut pas mon éblouissement, à l’âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la ‟théorie musicale”, mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n’ai guère changé d’opinion : la musique est bien l’art des sons. » De cette définition banale, « la musique est l’art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu’aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l’humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu’exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu’est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ? Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité. Francis Wolff est philosophe, professeur à l’École normale supérieure (Paris). Il est notamment l’auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida(Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.
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February 1, 2015 5:08 PM
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Cet ouvrage examine le rapport entre la philosophie et la composition musicale contemporaine. Désaccord, application, fréquentation, narration: quatre études ponctuelles examinent la manière dont s'entendent - ou ne s'entendent pas - philosophes et compositeurs au xxe siècle.
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February 1, 2015 4:43 PM
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Ainsi parlait Zarathoustra est construit comme un opéra dont les quatre parties sont autant d’actes. Le Prologue de Zarathoustra en est l’ouverture et tous les grands thèmes, tous les leitmotive de cette œuvre majeure de Nietzsche y sont – plus ou moins discrètement – annoncés. Mais il faut savoir les repérer et les déchiffrer. C’est à ce repérage et à ce déchiffrage que voudrait aider ce livre qui sert en cela d’introduction au commentaire explicatif de l’ensemble du livre de Nietzsche que Pierre Héber-Suffrin a précédemment publié sous le titre Lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra aux éditions Kimé. Après une thèse de doctorat consacrée à Nietzsche, Pierre Héber-Suffrin a publié plusieurs ouvrages sur ce philosophe qui, plus qu’aucun autre, a besoin qu’on le relise de très près. Il participe actuellement, au sein du Théâtre de l’Eternel Retour, à une théâtralisation d’Ainsi parlait Zarathoustra. Il anime par ailleurs des séminaires destinés à accompagner un public venu d’horizons très divers dans des lectures et dans une réflexion authentiquement philosophiques.
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January 30, 2015 4:28 PM
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La question de la phénoménalité est tout autant constitutive de la philosophie contemporaine que de l'empirisme classique. En posant pour exigence fondatrice que la philosophie se limite aux phénomènes donnés dans l'expérience immédiate, Berkeley et Hume ont ouvert la problématique suivante : si le discours philosophique veille à ne jamais outrepasser la sphère des données phénoménales, quel espace reste alors ouvert pour l'acte de théorisation ? Cette question traverse le mouvement phénoménaliste (Mach, Avenarius, James) et la phénoménologie (Brentano, Stumpf, Husserl), avant de susciter de nouvelles formes d'empirisme (théorie des sense data, empirisme logique). Et, en contestant les formes canoniques de l'empirisme, la seconde moitié du vingtième siècle a paradoxalement conféré à la question de la phénoménalité un regain d'intérêt ; à travers la focalisation sur la notion de conscience phénoménale, puis les récentes "théories représentationnelles de la conscience" et leurs concurrentes, la philosophie contemporaine de l'esprit est le lieu d'énergiques débats dont l'enjeu réside dans cette question unique : que veut dire apparaître à la conscience ? Les trois premiers textes portent sur les phénomènes sensibles. Le numéro s'ouvre sur une dictée de Brentano consacrée au nombre et à la classification des sens ; il y pose les bases d'une classification purement phénoménologique des champs sensoriels. Dans le deuxième texte, Carl Stumpf oppose à la phénoménologie pure de Husserl - à laquelle il reproche de ne pas accorder assez d'importance aux données sensorielles, et d'être une "phénoménologie sans phénomènes" - sa propre phénoménologie, limitée à la sphère sensorielle. Dans son étude sur Natorp, Virginie Palette présente et discute la paradoxale appropriation de l'empirisme radical de Mach à laquelle se livre l'école néokantienne de Marbourg, notoirement anti-empiriste : bien que leurs positions se situent aux antipodes, Mach et Natorp défendent un même "monisme de l'expérience" - ce qui éclaire d'un jour nouveau les enjeux philosophiques de la psychologie de Natorp comme ceux du positivisme de Mach. Les contributions suivantes s'inscrivent dans le cadre du débat contemporain sur la conscience phénoménale, et discutent la pertinence et les difficultés d'une approche phénoménologique du monde (Kriegel), de l'intentionnalité (Dan Zahavi) et du mental. Uriah Kriegel oppose deux approches générales des objets, de leurs propriétés et de leurs relations causales - l'une humienne, l'autre kantienne -, et propose, sous le titre d'empirisme introspectif, une troisième voie censée combiner leurs avantages. Le texte de Dan Zahavi plonge au coeur d'un débat marquant de la philosophie de l'esprit contemporaine : contre l'idée d'un irréductible "fossé explicatif" séparant l'intentionnalité et la conscience phénoménale, il émet l'hypothèse d'une connexion essentielle entre les deux, plaidant pour un éclairage mutuel de la philosophie contemporaine de l'esprit et des traditions phénoménologiques. Enfin, Arnaud Dewalque et Denis Seron défendent l'idée d'une dualité "noético-noématique" constitutive du donné phénoménal, contre l'"argument de la transparence de l'expérience" censé établir qu'il n'existe ni phénomènes mentaux, ni dualité noético-noématique. acheter ce livre
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January 30, 2015 4:09 PM
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Art du cinéma et psychanalyse se regardent et s'écoutent, nouant l'intime, le social et le politique. Jean-Jacques Moscovitz témoigne de cette rencontre à travers un ensemble de films - de Un chien andalou de Bunuel et Salvador Dali à A Dangerous Method de David Cronenberg en passant entre autres par Salo de Pasolini, Shoah de Lanzmann, The Memory of Justice de Marcel Ophuls. Pour lui, les effets de tels films sur le spectateur évoquent les symptômes, les angoisses, les inhibitions que l'analysant donne à écouter sur le divan de son psychanalyste, tout en ouvrant sur le vacarme du monde. Images de cinéma et paroles en séances gardent leur part de mystère grâce à la surprise et à la beauté des mots et des images, quelle que soit la génération à laquelle on appartient. Art du cinéma et intelligence de l'approche psychanalytique enrichissent notre regard et notre écoute et laissent espérer quelque apaisement relatif à notre histoire intime, familiale et/ou collective en lien avec la grande Histoire. Psychanalyse et cinéma font oeuvre émancipatrice pour le sujet et la société. acheter ce livre
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January 29, 2015 4:08 PM
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Ramin JAHANBEGLOO, Avant-propos Le langage de la non-violence Jean-Marie MULLER, Apprendre la langue de la non-violence, suivi de : Repères pour l’action non-violente en Irak Iain ATACK, Non-violence transformative, pouvoir et changement social Leslie E. SPONSEL, L’anthropologie de la paix et de la non-violence Non-violence et religion Ira CHERNUS, Le rôle du religieux dans la promotion de la non-violence Roberto MANCINI, Des systèmes de guerre à une société de paix. La non-violence face au mal organisé Amitabh PAL, Une religion de paix ? L’héritage non-violent de l’islam Non-violence et résistance civile Peter ACKERMA, Shaazka BEYERLE, La résistance civile contre la corruption financière Valérie POUZOL, Refuser le cycle de la violence. Quand les femmes disent non à la guerre (Israël-Palestine 1987-2013) Ramin JAHANBEGLOO, Martin Luther King : le Gandhi américain Sylvie LAURENT, Un droit à la violence est-il parfois légitime ? Un dilemme noir américain Bhuvan CHANDEL, Gandhi et l’ahimsâ Repenser la non-violence aujourd’hui Chaiwat SATHA-ANAND, La couleur des alternatives. Repenser les actions non-violentes au XXIe siècle Gene SHARP, L’avenir de la non-violence. Un entretien avec Ramin Jahanbegloo Compte rendu W. John Morgan & Alexandre Guilherme (2014), Buber and Education: Dialogue as Conflict Resolution, par Yaniv Feller acheter ce livre
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January 29, 2015 3:48 PM
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Ce livre s’inscrit dans une réflexion sur la Critique radicale associée à ce qu’on peut appeler le Dernier-Marx. Ce Dernier-Marx, on peut le lire dans l’édition française du Capital en un repositionnement de Marx, venant problématiser sa pensée objective précédente, qui réceptionnait un donne du mode de production capitaliste pour l’interpréter comme un donne de l’histoire, et prenait ainsi les vessies du capital pour des lanternes de l’histoire. À cette entreprise ruineuse pour le mouvement ouvrier, le Dernier-Marx substitue une problématique radicalement subjective à partir d’une ontologie de l’identité vitale. Dans un précédent ouvrage, l’auteur a développé le premier moment de cette relecture que constituait la critique radicale de la valeur-travail par le Dernier-Marx. Dans cet ouvrage, cette relecture se poursuit en abordant la critique radicale de l’argent et du capital, toujours chez ce Dernier-Marx. Cependant, parce que les modifications apportées par Marx au Capital ne concernent essentiellement que son premier chapitre, au-delà d’avancées certaines, cette critique radicale se révèle soit insuffisante, soit à elaborer en ciblant ce qui, dans les textes, ne reflète pas la réécriture importante du premier chapitre, mais relève toujours de la problématique de la premièreedition allemande. Par ce travail, l’auteur entend participer à une Refondation du marxisme, afin de lui donner les armes lui permettant de répondre effectivement à un enjeu dicté par une logique du capital, menant de plus en plus évidemment nos sociétés dans le mur, si on la laisse opérer. acheter ce livre
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January 28, 2015 4:21 PM
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Nous vivons une immense révolution qui agence pour la première fois une civilisation du léger. Le culte de la minceur triomphe ; les sports de glisse sont en plein essor ; le virtuel, les objets nomades, les nanomatériaux changent nos vies. La culture médiatique, l’art, le design, l’architecture expriment également le culte contemporain de la légèreté. Partout il s’agit de connecter, miniaturiser, dématérialiser. Le léger a envahi nos pratiques ordinaires et remodelé notre imaginaire : il est devenu une valeur, un idéal, un impératif majeur. Jamais nous n’avons eu autant de possibilités de vivre léger, pourtant la vie quotidienne semble de plus en plus lourde à porter. Et, ironie des choses, c’est maintenant la légèreté qui nourrit l’esprit de pesanteur. Car l’idéal nouveau s’accompagne de normes exigeantes aux effets épuisants, parfois déprimants. C’est pourquoi, de tous côtés, montent des demandes d’allègement de l’existence : détox, régime, ralentissement, relaxation, zen... Aux utopies du désir ont succédé les attentes de légèreté, celle du corps et de l’esprit, celle d’un présent moins lourd à porter. Voici venu le temps des utopies light. acheter ce livre
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January 28, 2015 4:02 PM
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Comment interpréter un auteur sans en connaître l’oeuvre complète, ou comment les Lumières lisent-elles le corpus leibnizien avant que ne soient publiés les Nouveaux essais sur l’entendement humain, oeuvre majeure s’il en est, puisque Leibniz y fait des remarques critiques sur l’Essay concerning Human Understanding de Locke? Cette interrogation nous conduira à reconsidérer le contexte de la réception de la philosophie de Leibniz au XVIIIe siècle, sachant que, par une ironie de l’histoire, lesNouveaux essais écrits en 1703-1704 ne paraissent qu’en 1765, date de la parution du tome IX de l’Encyclopédie où est inséré l’article « Leibnitzianisme » rédigé par Diderot sur la philosophie de Leibniz. Au-delà de l’opposition entre empirisme et rationalisme, la philosophie de Leibniz ne reçoit-elle pas un surcroît de sens par la reconstitution dont elle fait l’objet à l’époque des Lumières? Ainsi la présente étude envisage-t-elle comment la philosophie de Leibniz s’inscrit dans l’horizon des Lumières. La mise en relation entre Locke et Leibniz par les Lumières relève d’un véritable dialogue et n’est pas sans éclairer d’un jour nouveau la constitution de l’histoire de la philosophie en tant que discipline. Après avoir obtenu son Doctorat de Philosophie à l’Université de Toulouse-Le-Mirail, Claire Fauvergue a enseigné cette discipline pendant plus de neuf ans au Japon à l’Université de Nagoya. Elle a consacré une thèse à l’idée d’inquiétude envisagée comme le signe d’une convergence métathéorique entre Diderot et Leibniz et est l’auteur chez Honoré Champion, de Diderot, lecteur et interprète de Leibniz. Le présent ouvrage est issu de son Habilitation à Diriger des Recherches soutenue à l’Université Paul-Valéry-Montpellier III. acheter ce livre
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January 28, 2015 3:41 PM
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La Société française de philosophie a décidé de fêter à sa manière le tricentenaire de la naissance de Diderot, avec, certes, une semaine de retard (Diderot étant né à Langres le 5 octobre 1713 alors que notre demi-journée s’est tenue le 12 octobre). Mais c’est aussi à l’idée même d’encyclopédie que nous voulions rendre hommage. Rappelons que la Cyclopaedia de Chambers (1728) constituait le premier motif de l’entreprise de Diderot et d’Alembert et devait primitivement être l’objet d’une traduction-adaptation. Bien entendu, ce projet initial a rapidement fait place à une initiative sans réel précédent et d’une dimension inégalée. L’Encyclopédie, telle que nous la connaissons demeure encore, malgré les évidentes évolutions scientifiques et techniques, un document irremplaçable, ne serait-ce que par l’esprit critique qui l’anime et dont témoigne, entre autres, l’astucieux système des renvois. Avec des contributions de B. Bourgeois, A. Cohen, D. Deleule, F. Markovits, M. Parmentier et B. Saint-Sernin
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January 28, 2015 3:27 PM
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Alain Badiou revient ici sur les principaux éléments de sa philosophie de manière accessible et vivante, en la présentant dans l'horizon de la recherche du bonheur réel (comme effet que produit la vérité dans l'expérience d'un sujet). Dans la première partie, l'auteur explique pourquoi cette recherche, qui est le nom de toute vie philosophique, est aujourd'hui plus que jamais désirable. Analysant les contraintes contemporaines, il entend montrer que la situation de la philosophie est aujourd'hui défensive, et qu'il y a là une raison supplémentaire d'en soutenir le désir. Dans la seconde partie, il confronte cette vision à celle des grands « anti-philosophes » (Pascal, Rousseau, Kierkegaard, Nietzsche, Wittgenstein, Lacan), auprès desquels la philosophie trouve la dose de scepticisme et de provocation nécessaire pour ne pas sombrer dans l'académisme. Dans la troisième partie, il affronte une autre forme de critique, celle qui objecterait que la philosophie ne sert à rien quand c'est le monde qu'il s'agit d'abord de changer (pour que les conditions du vrai bonheur y soient enfin accessibles à tous). Enfin, dans une quatrième partie, il revient sur les éléments de sa propre réponse à la question de la « vraie vie », celle que la philosophie nous promet. Reprenant les acquis de L'Être et l'événement (1988) et de Logiques des mondes (2006), il dessine les contours des questions qu'il reste à aborder et qui feront la matière du troisième volet de ce magnum opus : L'immanence des vérités. Par là même, il est conduit à revenir à une question centrale et laissé de côté dans les précédents traités : celle des affects propres à la philosophie. acheter ce livre
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January 27, 2015 1:25 PM
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"Renaissance", "Age classique", ces catégories semblent faites pour les manuels. Bruno Pinchard a fait le pari de confronter en philosophe les prestiges de la Renaissance et les grandes métaphysiques des débuts de la science moderne : Descartes, mais aussi Malebranche, Spinoza et Leibniz - jusqu'à l'anti-cartésianisme de Pascal et Vico. La Raison classique en devient plus proche et plus contemporaine dans son incroyable vitalité spéculative, ouverte à ses propres transgressions, capable de spontanéité créatrice jusque dans ses contradictions. Le présent ouvrage explore en tous sens une telle volonté de comprendre qui ne se contente pas de faire penser les sciences, mais s'en prévaut pour proposer un nouveau partage entre les mythes et la raison, quand elle est confrontée à son infini.
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February 4, 2015 4:56 PM
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Nul plus que Hegel n’a insisté sur l’exigence de connaître le présent et de réfléchir historiquement aux rapports que nous entretenons avec ce qui nous est contemporain. Quelles sont les raisons qui ont ainsi conduit Hegel à défendre systématiquement l’idée d’un primat du présent? Quels en sont les différents enjeux théoriques? Quelles en sont les conséquences pratiques? Comment les diagnostics historiques peuvent éclairer ou orienter nos efforts? Telles sont les questions qui guident cette enquête sur le présentisme hégélien. Une première partie analyse les trois textes qui formulent explicitement le primat du présent : la préface de la Phénoménologie de l’esprit, celle des Principes de la philosophie du droit et les textes introductifs de l’Encyclopédie des sciences philosophiques. Le présent y apparaît comme l’objet de la réflexion philosophique, et l’analyse du présent comme un mode de justification et d’explicitation des présupposés historiques du projet systématique. Une deuxième partie analyse les textes qui peuvent au contraire conduire à l’idée d’un primat du passé ou de l’éternité. La question de la fin de l’histoire, notamment est examinée, et Hegel apparaît en fait comme le penseur de la spécificité de l’histoire présente plutôt que comme celui de la clôture ou du dépassement du processus historique. Une troisième partie réinscrit les thèses hégéliennes dans l’espace théorique de la philosophie de l’histoire et de l’Idéalisme allemand, en montrant que dans les différents conflits qui traversent l’un et l’autre, le primat du présent guide toujours les prises de position. La contextualisation éclaire alors la réception immédiate, comme lorsqu’elle confirme le bienfondé des interprétations hégéliennes de gauche, et elle ouvre également des perspectives pour l’actualisation, comme lorsqu’elle fait apparaître des rapprochements inattendus avec le présentisme de Dewey ou de Foucault.
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February 4, 2015 4:36 PM
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Dissoudre les noeuds qui bloquent la volonté, cicatriser les différends, enlever le poids du passé, en permettant à chacun de reformuler et de recommencer sa vie du début: telle est la tâche de l'amour, qui est synonyme de renouvellement et de solution aux conflits. L’amour n’ouvre pas seulement sur le futur, il ouvre aussi sur le passé et permet au mal qu’on a commis et subi, aux souffrances qu’on a infligées et reçues, de trouver leur rachat. L’amour peut ainsi devenir un « ordre », dans le double sens d’une libre disposition de l’âme et d’une réponse à un commandement extérieur, divin. Le philosophe Remo Bodei propose une réflexion, d’une grande rigueur critique, sur Augustin et toute une tradition philosophique qui, partie de sa pensée, se prolonge jusqu’à l’époque contemporaine (Martin Heidegger, Karl Jaspers, Ludwig Wittgenstein, Hannah Arendt, Hans Jonas…). Il pose ainsi son regard sur certains des grands thèmes qui ont marqué la pensée et la praxis de l’occident: la volonté divisée, la douceur et l’intolérance de l’amour, le désir catégorique de bonheur, le besoin d’immortalité, le rapport entre la religion et la politique.
Remo Bodei est professeur de philosophie à la University of California Los Angeles, et a longuement enseigné à l’École Normale Supérieure et à l’Université de Pise. Parmi ses ouvrages publiés en français, Le Prix de la liberté (1995), Géométrie des passions (1997), La Philosophie au XXe siècle (1999), Logiques du délire (2002) et La Sensation de déjà-vu (2007).
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February 1, 2015 4:51 PM
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Le mouvement franciscain a su participer à l'émergence de l’esprit moderne, mais aussi donner des forces pour l’évaluer dans ses limites — l’esprit de surveillance — et ses audaces. Ce mouvement, initié par François d’Assise (1181-1226), est générateur d’un certain mode de gouvernance « mineure » et d’un style puissant de pensée, pas seulement d’un usage simple de la nature ou des biens médiateurs, et d’un art de la fraternité. Cette pensée plurielle — illustrée ici par une nouvelle chronologie intellectuelle ample et précise — s’est développée sur tous les continents selon diverses modalités que le présent ouvrage s’efforce de repenser, en mettant l’accent sur son attrait majeur (la plus importante pensée de la liberté avant Kant, suivant Hannah Arendt), et sur l’effroi qu’elle provoque — dès lors qu’elle met en relief la contingence de la logique de l’univers, du vivant, de l’homme comme existibles; contingence de ses morales, politiques et sciences, mais encore de ses religions et perceptions de l’infini. La pensée franciscaine suggère que la meilleure force de la vie, c’est de pouvoir apprécier cette contingence comme une franche aventure — ni hasard, ni nécessité, ni artificiel dosage de l’un et de l’autre, mais ce qui nous touche librement dès l’aube de toute conversation voulue et novatrice avec le monde.
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January 30, 2015 4:37 PM
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Coord. par Lionel Naccache
Éditorial, par Yves Charles Zarka I - Dossier : Que pensent et que veulent les neurosciences cognitives ? Lionel Naccache, Neurosciences et sciences humaines, une relation à inventer Yves Sarfati, L'électrode et la mémoration. Pour une psychanalyse éclairée des neurosciences Serge Stoléru, Sommes-nous libres par rapport à nos désirs sexuels ? Une perspective neuroscientifique Franck Ramus, Les neurosciences, un épouvantail bien commode Mathias Pessiglione, Décision et rationalité : un sujet indiscipliné Jérôme Sackur, Les neurosciences cognitives, ou la science naturelle de l'esprit Approches critiques par Henri Atlan et Jean-Claude Ameisen II - Vie intellectuelle Jing Zhao, La question du féminisme en Chine : Une lecture de Simone de Beauvoir III - Vie politique La démocratie : entre déterritorialisation et reterritorialisation acheter ce livre
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January 30, 2015 4:21 PM
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Ce numéro inaugural de la Revue africaine d'épistémologie et de Philosophie des sciences a comme thème "Repenser la philosophie des sciences", non pas au sens de redéfinir à nouveau frais cette discipline philosophique, mais en vue d'un projet de longue haleine, qui consiste à éclairer ce qui a été laissé dans l'obscurité. Ce projet commence ici par l'étude comparative de la philosophie des sciences cartésienne et la philosophie des sciences poppérienne autour de la notion d'"arbre de la connaissance", et se poursuit par l'analyse des fondements et de la dynamique de la science, qui est suivie de la mise au jour de la caractéristique de l'épistémologie copernicienne de l'astronomie. A ces études de fond succèdent enfin deux comptes rendus d'ouvrages non moins profonds.
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January 29, 2015 4:14 PM
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Une philosophe d'Oxford qui va devenir romancière écrit en 1953 un livre sur Sartre basé sur ses romans. Tout y est : existentialisme, politique, philosophie du langage, liberté. Mais la rencontre va plus loin encore. Elle touche à la vie humaine et à l'Europe du XXe siècle. Iris Murdoch dit une chose très simple qu'elle va réaliser ensuite. Ce que Sartre a commencé, il faut le reprendre. Faire comprendre la situation de l'époque, à travers les relations entre les hommes. Iris Murdoch (1919-1999) est l'une des plus grandes romancières et philosophes anglaises du XXe siècle. Frédéric Worms, qui traduit et présente ce livre, est professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure. Il est notamment l'auteur de La vie qui unit et qui sépare (Payot). acheter ce livre
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January 29, 2015 3:59 PM
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Les travaux de Françoise Dastur portent sur la phénoménologie et l'herméneutique ainsi que sur l'idéalisme allemand. Tout en privilégiant la question du langage et de la poésie, notamment dans l'oeuvre de Hiilderlin, elle s'attache à élucider le sens de notre expérience mondaine, par-delà tout positivisme et tout théologisme. Il s'agit, dans le prolongement de la pensée de Heidegger, de s'ouvrir à ce qui advient et de tenter de dire cette entrée en présence de l'apparaître qui se dérobe sans cesse à la prise de nos concepts. Dans cette perspective, la philosophe ne manque pas d'interroger la pensée orientale : comment ne pas tenter d'entrer en dialogue avec d'autres formes de pensée, qui peuvent peut-être rendre compte de manière plus adéquate de cet événement qu'est l'apparaître ? Françoise Dastur a enseigné aux universités de Paris I, Paris XII et Nice Sophia Antipolis. Elle est présidente honoraire de l'Ecole française de Daseinsanalyse. Docteur en philosophie (H.D.R.), Philippe Cabestan enseigne en classes préparatoires à Paris. Coprésident de l'Ecole française de Daseinsanalyse, il a publié L'Etre et la conscience. Recherches sur la psychologie et l'ontophénoménologie sartriennes (Ousia, 2004), un Dictionnaire Sartre (Ellipses, 2009) et, en collaboration avec F. Dastur, Daseinsanalyse. Phénoménologie et psychiatrie (Vrin, 2011). acheter ce livre
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January 29, 2015 3:30 PM
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Publié en 1957, Platon et Aristote constitue le troisième volume d'Ordre et histoire. Eric Voegelin y analyse le second grand "saut dans l'être", accompli par la philosophie grecque, réitérant sur un autre mode la grande révolution que fut la révélation mosaïque. En réponse aux lectures polémiques et anachroniques de l'époque, tendant à voir dans Platon et Aristote des précurseurs des grands totalitarismes modernes, Voegelin propose une analyse précise des textes politiques des deux philosophes, en prêtant particulièrement attention aux contextes narratifs et à la fonction des symboles. A travers l'analyse des grands mythes platoniciens, il propose une interprétation neuve des rapports entre le logos et le mythos, qui lui permet de poser les fondements d'une nouvelle pensée de l'histoire, alternative au modèle des Lumières. Voegelin ouvre ainsi la perspective d'un dialogue renouvelé entre les Anciens et les Modernes, en rendant à la philosophie politique son véritable rôle, qui n'est pas de produire des systèmes idéologiques, mais d'analyser les expériences fondamentales de l'homme dans son rapport à l'ordre. Eric Voegelin (1901-1985) est l'un des plus grands philosophes politiques du XXe siècle. Né en Allemagne, il fait ses études de droit et de sociologie à Vienne. Ses ouvrages sur la race et les "religions politiques" l'obligent à s'exiler aux Etats-Unis en 1938. Il enseigne notamment à Harvard avant d'être nommé, en 1958, professeur et directeur de l'Institut d'études politiques à Munich. De retour aux Etats-Unis en 1969, il sera nommé à la Hoover Institution où il restera jusqu'à sa mort. acheter ce livre
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January 28, 2015 4:12 PM
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Ce livre propose une nouvelle manière de penser l’Être, dans une perspective essentiellement dynamique. L’Être est envisagé comme arrachement au Néant (qui lui est consubstantiel) et, conséquemment, comme entrée-dans-l’Être, acte créateur qui le replace, implicitement, dans son commencement-sans-commencement. Les catégories classiques de la philosophie ont été repensées dans leur articulation paradoxale ; s’y ajoutent d’autres catégories, partiellement suggérées par un fertile dialogue avec les sciences exactes. Le discours philosophique original et novateur suit la logique rigoureuse de la création graduelle-étagée, en essayant de répondre à une multitude de questions négligées par la métaphysique traditionnelle, telles que : pourquoi la création est-elle suivie de la décréation et quel est le sens de la recréation ? Comment les différents éléments de l’Être se structurent-ils dans des formations unitaires qu’on appellera nucléons ? Comment apparaissent les créatures du cosmos dans leur immense diversité ? Peut-on parler, dans les termes de la philosophie, de Mondes et d’Antimondes ? On s’interroge aussi sur l’espace, le temps, le devenir, ou encore sur la communication entre les différents Mondes ou entre les Mondes et les Antimondes. Né en 1944 à Timişoara (Roumanie), Corneliu Mircea est docteur en philosophie, professeur associé de métaphysique à l’Université de l’Ouest de Timişoara, professeur invité à l’Université de Poitiers (1997). Parmi les livres publiés (en roumain) : Le Livre de l’Être (1980), Être et conscience (1984), Discours sur l’Être (1987), L’éthique tragique (1995), L’originaire (2000), Être et extase (2002). acheter ce livre
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January 28, 2015 3:52 PM
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Ce livre s’efforce de montrer que si l’interprétation se dit en plusieurs acceptions, celles-ci s’intègrent les unes dans les autres pour former une unité conceptuelle. Pour ce faire, il examine tout d’abord l’objet de l’interprétation, ensuite l’acte d’interpréter. Ce sont des signes que l’on interprète dès lors que leur sens n’est pas évident, i.e. qu’ils ne forment pas un texte. Interpréter consiste à transposer quelque chose sur quelque chose d’autre (par exemple : le sens d’un texte d’une langue dans une autre; le personnage que l’acteur incarne en jouant son rôle) afin de rendre manifeste, sous un certain aspect, ce qui ne l’était pas auparavant. Le rapport entre le caractère perspectiviste de l’interprétation et la connaissance objective est par la suite examiné, et l’on se demande enfin jusqu’où s’étend le champ de l’interprétation. L’essai est complété d’un texte de Gadamer qui met l’accent sur l’historicité de l’interprétation et de la compréhension, et d’un autre de Rousseau qui permet de s’interroger sur les limites de l’interprétation. acheter ce livre
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dm
January 28, 2015 3:33 PM
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Lire les philosophes arabes ce n’est pas entrer dans une histoire de la pensée qui serait esclave du texte coranique. C’est tout au contraire découvrir ce qui fait la cohérence de la tradition de pensée de l’humanité jusqu’à nos jours. Car nous pensons encore grâce à ces philosophes dont l’Occident a vite latinisé les noms (Avicenne, Averroès, Avempace, etc.). Leurs thèses sont passées ensuite de manière anonyme dans notre héritage philosophique : il s’agit ici de lever l’anonymat. Lire les philosophes arabes c’est donc prendre en compte la force d’un véritable «engagement en vérité» qui s’est opéré durant le Moyen Age, en terres d’Islam, un engagement avec lequel la pensée contemporaine résonne fortement. Lire ces philosophes, c’est également prendre conscience des racines d’une politique affiliée à la raison, d’une jurisprudence attentive à la logique aristotélicienne ou encore d’une conception de la santé qui s’allie à la prévention et à l’éthique. Autant d’enjeux contemporains qui amènent, pour les saisir, à revisiter Bagdad et Cordoue. Ali Benmakhlouf est professeur de philosophie à l’université Paris-Est-Créteil et membre du Comité consultatif national d’éthique. A la fois spécialiste de philosophie arabe et de logique, il est également engagé sur des questions de société. Il est l’auteur, entre autres ouvrages, d’un Al-Fârâbî. Bagdad au Xe siècle (Points Seuil, 2008), d’un Montaigne, aux Belles Lettres (en 2008) et de L’Identité, une fable philosophique aux PUF (2011). acheter ce livre
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dm
January 27, 2015 1:33 PM
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Cet ouvrage a pour objet d’élucider les concepts politiques majeurs produits par l’âge classique : la souveraineté, le pacte social, la raison d’État, le droit naturel, la tolérance, l’émancipation par la raison, les droits de l’homme, la reformulation de la problématique théologico-politique, etc. À cet effet sont examinés, entre autres, les apports de Bodin, Botero, Grotius, Hobbes, Harrington, Pufendorf, Domat, Bayle, Leibniz, Locke, Rousseau, Kant. La question qui a guidé cette enquête est la suivante : qu’est-ce que le politique pour les modernes ? Cette élucidation a pour objet de mettre en évidence les présuppositions philosophiques, voire métaphysiques, de cette pensée qui renouvelle l’idée du politique à travers la réélaboration des catégories de l’être et du paraître, de l’ordinaire et de l’extraordinaire, du pouvoir et de la légitimité, du temporel et du spirituel. Cette démarche n’est donc pas seulement historique, mais aussi fondamentalement philosophique : si nous voulons valablement savoir en quoi l’époque contemporaine exige une remise en cause de certaines des déterminations modernes du politique et donc la construction de nouveaux concepts, il importe au préalable de savoir exactement ce qu’a été l’apport de la modernité. acheter ce livre
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