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April 18, 2017 5:07 PM
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La brève histoire de la philosophie moderne en Iran exposée dans cet ouvrage se présente comme un préambule à la connaissance des hommes de lettres iraniens et à leur pensée dans une société tissée de paradoxes. L'herméneutique est sans doute l'un des exemples les plus significatifs de la modernisation théorique en cours en Iran. Après avoir acquis une nouvelle forme de langage, dépourvue de fondements, et créé une conception qui permet de travestir la réalité du monde, elle s'est substituée à son image classique pour devenir une manière de camoufler la décadence de la pensée traditionnelle. De même, l'iconoclasme, phénomène qui touche la conscience visuelle de la société iranienne, représente un autre exemple de ce paradoxe originel, à double tranchant, d'une vision qui ne parvient pas à identifier son trait ontologique et à déterminer l'éducation de la vue. Ainsi le sacré ne supporte pas de se voir et de percevoir l'autre comme sacré, car une conscience séculaire qui n'a pas accès à la vision demeure dans le domaine de la divinité obscurantiste moderne. Reza ROKOEE, après avoir fait des études philosophiques à I'EHESS (2008), s'intéresse aujourd'hui à la lecture phénoménologique de la philosophie médiévale et moderne. Il mène une étude parallèle sur le cas précis de l'Iran afin de mieux illustrer un certain nombre de problématiques. Il a déjà publié Le rêve et l'éveil dans les écrits de Husserl (L'Harmattan, 2013) et L'attitude phénoménologique comparée : de Husserl à Avicenne (L'Harmattan, 2015). acheter ce livre
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April 14, 2017 3:50 PM
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- Depuis un siècle, deux camps s’affrontent au sein des Lumières. Héritiers de Locke, Leibniz, Montesquieu, les modérés dominent. Sous la houlette du vieux Voltaire, ils s’efforcent de maintenir le corps et l’âme séparés, de concilier raison et religion, de réformer la société en préservant l’aristocratie et la monarchie, et de réserver les lumières aux élites dirigeantes. Face à eux, les radicaux, héritiers de Bayle et Spinoza, n’ont pas de meilleure arme que leurs livres clandestins, massivement diffusés dans toute l’Europe. Sous l’impulsion de Diderot et de d’Holbach, ils placent l’homme au sein d’une nature sans transcendance, opposent la raison à toute autorité religieuse, combattent pour l’abolition des privilèges, pour l’égalité des peuples et des sexes, et inclinent vers une démocratie représentative.
1770 : les radicaux prennent le dessus. S’opère alors, en deux décennies, une révolution des esprits qui va rendre possible dès 1789 la révolution en acte. Ce livre offre un panorama clair et vivant des affrontements entre radicaux et modérés sur la plupart des grandes questions philosophiques, morales, économiques, politiques en ce moment charnière. Depuis quinze ans, les travaux de Jonathan Israel bousculent les idées dominantes sur les Lumières. Il en réordonne les cadres spatio-temporels : résolument internationales, ses Lumières commencent en 1650 en Hollande, puis s’étendent à toute l’Europe et à l’Amérique pour devenir mondiales vers 1770. Plaçant au cœur de l’histoire des idées la reconstitution des controverses, il fait apparaître les stratégies intellectuelles, les alliances, les divorces et leurs enjeux. Il redonne ainsi une nouvelle jeunesse à l’idée que les révolutions politiques de la fin du XVIIIe siècle n’ont pu avoir lieu que parce qu’elles ont été précédées par une « révolution de l’esprit » opérée par des philosophes. Ce livre est issu d’un cycle de conférences (2008) dans lesquelles l’auteur, se tournant vers un large public, a condensé l’essentiel de ses idées. Professeur au prestigieux Institute for Advanced Study à Princeton (États-Unis), Jonathan Israel est notamment l’auteur d’une monumentale tétralogie sur les lumières radicales, dont le premier tome a paru aux éditions Amsterdam en 2005. acheter ce livre
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April 13, 2017 10:25 AM
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« Qu’est-ce que la science… pour vous ? » Telle est la question posée ici à des scientifiques, des philosophes, des historiens des sciences, des médiateurs et amateurs de sciences. Simple question certes, mais pas une question simple… Où est la vraie difficulté ? Définir la science ou accepter de se confier, loin du surplomb procuré par les piédestaux académiques ? C’est pourquoi les 50 auteurs de ce tome 1 apportent des réponses variées, contrastées, éclectiques, que l’on peut décrire selon un gradient allant des textes les plus intimes et personnels à ceux qui observent scrupuleusement les codes de la prose universitaire. C’est qu’il n’est pas aisé de se dévoiler quand on aborde cette question essentielle, laquelle permet de délimiter un domaine majeur de la connaissance, aussi vaste et varié soit-il. Les réponses sont brèves – quelques pages – afin de condenser ce que les auteurs pensent parfois depuis des décennies. La concision demandée est presque à voir comme une contrainte oulipienne. Ainsi, les lecteurs peuvent lire une quintessence de points de vue, un instantané de pensée, la part sensible, parfois, des membres de cet informel aréopage. Marc Silberstein. Introduction. Vous avez dit « science(s) » ? (page 3) Jean Audouze (astrophysicien, CNRS). La science, ses progrès et ses piétinements (page 11) Arnaud Banos (géographe, Géographie-cités). Ma progressive découverte de la science (page 17) Adrien Barton (philosophe, Université de Sherbrooke). L’ontologie est-elle une science ? (page 21) Edouard Brézin (physicien, École normale supérieure). Qu’est-ce que la science pour moi (page 27) Gérald Bronner (sociologue, Université de Paris-Diderot). Désincarcérer la rationalité (page 33) Mario Bunge (philosophe des sciences, McGill University). Sciences et philosophie, un dialogue (page 39) Fabrice Cahen (historien, Ined). L’« instinct scientifique » de Martin Eden (page 43) Gilles Campagnolo (philosophe de l'économie, CNRS). La science est un opéra total – un opéra du réel (page 51) Denis Caroti (professeur de physique-chimie, Marseille). Comment ai-je (enfin) compris ce qu’était la science… (page 57) Pascal Charbonnat (professeur de philosophie en lycée). La science, outil d’incorporation au monde (page 63) Stéphane Colombi (astrophysicien, IAP). La science pour moi, sa mise en œuvre et son expression (page 67) Antoine Danchin (généticien, CHU Pitié-Salpêtrière). Produit de l’écriture, la science fait l’humanité de l’homme (page 71) Christophe Darmangeat (économiste, Université Paris Diderot). Le cardeur scientifique (page 77) Pierre Deleporte (biologiste, Université de Rennes 1). Rencontres avec la philosophie des sciences (page 81) Pascal Engel (philosophe de la logique, EHESS). Réalisme scientifique sans complexes (page 87) Michael Esfeld (philosophe de la physique, université de Lausanne). La science comme libération (page 93) Charles Galperin (historien et philosophe des sciences, IHPST). La science comme vocation (page 97) Nicolas Gauvrit (sciences cognitives, laboratoire CHArt). L’esprit critique formalisé (page 101) Jean Gayon (philosophe et historien des sciences, Université Paris 1). Qu’est-ce qu’un scientifique ? De la splendeur du vrai au métier (page 107) Jean Génermont (biologiste, Université Paris-Sud). Où se niche la science ? Regard d’un biologiste (page 113) Yves Gingras (sociologue des sciences, UQAM). Qu’est-ce qu’une science ? (page 119) Gabriel Gohau (géologue et historien de la géologie). Les deux sciences… de la Terre (page 125) Philippe Grandcolas (phylogénéticien, MNHN). La science et notre relation avec le monde : l’équilibre entre sclérose et incertitude (page 129) Jean Iliopoulos (physicien théoricien, ENS). Science, connaissances, sagesse (page 133) Laurent Jodoin (philosophe des sciences). Comment définir la science ? (page 139) Gérard Lambert (médecin, Centre Cavaillès–République des savoirs). Méthode, utopie et culture (page 145) Maël Lemoine (philosophe, Université François-Rabelais). Jouer le jeu de la science (page 151) Françoise Longy (philosophe, Université de Strasbourg). La pluralité des sciences et l’idéal de la science (page 157) Pascal Ludwig (philosophe, Université de Paris-Sorbonne). Un marché libre des idées (page 163) François Maurice (statistiques sociales, sociologie, Montréal). Une triade scientifique ? (page 169) Michel Morange (biologiste et historien des sciences, ENS). Une quête humaine toujours inassouvie (page 175) Maël Montévil (théoricien de la biologie, MSC) & Matteo Mossio (philosophe de la biologie, IHPST). Une brève discussion sur la science, autour d’un verre (page 179) Françoise Parot (épistémologue et historienne de la psychologie, Paris Descartes). Le chemin vers le doute (page 185) Michel Paty (physicien, Université Paris 7). La science comme pensée et comme expérience objective du monde (page 191) Alain Pavé (biologiste, Université Claude Bernard). Point de vue d’un modélisateur (page 199) David Piotrowski (linguiste, IMM-LiAS) & Yves-Marie Visetti (linguiste, IMM-LiAS). Comment et à quoi pensent les disciplines linguistiques ? (page 205) Dominique Raynaud (épistémologue, historien des sciences, Université de Grenoble Alpes). Inférer l’inconnu à partir du connu (page 215) René Rezsohazy (biologiste du développement, UCL). Faire acte de création (page 221) Armand de Ricqlès (biologiste, Collège de France). La science : une méthode offrant des réponses adéquates aux questions posées par la réalité (page 227) Dominique Rojat (inspecteur général de l’éducation nationale). Rêves de science (page 233) Angélique Stéphanou (Biologiste computationelle, CNRS). La science, quête et conquêtes (page 239) Hervé This (Biochimiste, AgroParisTech). Mehr Licht ! (page 243) Véronique Thomas-Vaslin (immunologiste, CNRS). Questionnements et connaissance de la complexité (page 251) Claudine Tiercelin (philosophe, Collège de France). La science, la métaphysique et l’esprit scientifique (page 257) Franck Varenne (philosophe des sciences, université de Rouen). Une recherche de représentations recroisant ses sources (page 263) Denis Vernant (philosophe, Université de Grenoble Alpes). De la science aux sciences (page 267) Pierre Wagner (philosophe, Université Paris 1, IHPST). Sur ce que nous voudrons que la science soit (page 273) Bernard Walliser (économiste, Paris-Sciences économiques). Les deux piliers de la science (page 279) acheter ce livre
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April 13, 2017 10:12 AM
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L'ouvrage interroge les significations que philosophes et sociologues attribuent au « social » afin de clarifier et de faire dialoguer leurs points de vue respectifs. Il détaille les enjeux de sa conceptualisation à partir de ses usages catégoriels : rapport social, action et institution sociales, obligation, norme et critique sociales, etc. Les contributions adoptent des perspectives diverses, s'inspirant du pragmatisme, de la phénoménologie sociale, de la sociologie de Chicago, de la psychologie clinique, ou de la Théorie critique. Toutes participent d'un questionnement commun : l'étude du « social » selon ses usages ontologiques ou normatifs, à des fins d'explicitation et de comparaison. L'ouvrage débute par un entretien croisé entre un philosophe et un sociologue, puis fait alterner des contributions d'auteurs venus des deux disciplines. Il montre qu'au-delà d'objets spécifiques et de références communes, le problème des sens du social constitue l'un des principaux terrains d'entente de la philosophie et de la sociologie. acheter ce livre
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April 12, 2017 3:47 PM
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En suspendant la violence de ses passions et de ses désirs, l’homme se montre capable d’une relation harmonieuse et respectueuse avec lui-même, les êtres et les choses, dans un dialogue avec la douceur de la vérité et la beauté de l’art qui la recrée. Première partie : POÉTIQUE ET RHÉTORIQUE DE LA DOUCEUR Pierre Laurens : La violence de la douceur dans l’œuvre de Pétrarque Virginie Leroux : Interprétations humanistes d’un précepte horatien. «Non satis est pulchra esse poemata; dulcia sunto» (Art poétique, 99) Jean-Frédéric Chevalier : Douceur et ironie dans les tragédies latines des Trecento et Quattrocento Hélène Casanova-Robin : Dulcidia et leuamen. Le prisme de la douceur dans l’œuvre poétique de G. Pontano, entre idéal poétique et visée éthique Michael Edwards : Shakespeare et la douceur Daniel Dauvois : Le conflit des douceurs au Traité de la comédie de Pierre Nicole Deuxième partie : DU SON AU SENS PHILOSOPHIES DE LA DOUCEUR Laurence Boulègue : Douceur, otium et vie contemplative dans le premier livre des Disputationes camaldulenses de Cristoforo Landino Alicia Oïffer-Bomsel : «Revêtir l’humanité, dépouiller la sauvagerie…» : vers l’idéal d’humanitas. La sage alliance entre la parole et la vie dans l’œuvre de Juan Luis Vives Édith Karagiannis-Mazeaud : La douceur dans l’œuvre de Jacques Peletier du Mans Éric Méchoulan : «Garroter doucement ». Droit contre sociabilité chez Montaigne et Saint-Évremond Pierre Magnard : Le sens de la terre Hélène Michon : La suavité salésienne Jérôme Lagouanère : Terrorem potius quam religionem. Douceur, grâce et conversion : sur une citation augustinienne chez Pascal Maurizio Malaguti : Victrix mitissima veritas. D’après une suggestion de J. R R. Tolkien Troisième partie : DU MOUVEMENT À LA COULEUR ESTHÉTIQUE DE LA DOUCEUR Florence Malhomme : L’éloquence du centaure. Douceur et musique dans l’art équestre à l’âge humaniste et classique Émilie Séris : «Dulciter tamen ». Douceur et utilité du nu à la Renaissance Lauro Magnani : Montrer la douceur. Formes et gestes d’un sentiment dans la peinture religieuse entre xvie et xviie siècle Catherine Fricheau : Ut pictura poesis? La notion de douceur dans la critique d’art au xviie siècle. Les exemples de Perrault, Rapin et Félibien Bibliographie Index des noms Résumés acheter ce livre
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April 10, 2017 4:47 PM
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Le monde actuel, celui de la mondialisation, est abordé dans cet ouvrage sous l'angle du religieux. On tente d'y montrer que, pour tous les hommes, quelle que soient leur culture et leur religion, la fondation de l'Etat d'Israël est un miracle par lequel commence celui, plus général, de l'histoire universelle, dont l'achèvement a été prédit par l'histoire originelle du peuple juif telle que la rapporte le Pentateuque). L'auteur mène dans cet ouvrage une discussion permanente avec Rosenzweig et Heidegger, s'appuie sur les analyses de Foucault, reprend les considérations de Weber quant aux grandes religions, et rencontre les oeuvres de Marcel Proust et de Michel Houellebecq. La méthode suivie dans chacun des dix-huit articles qui composent cet ouvrage est celle, en écho à Descartes et surtout à Spinoza, d'une "mathématique existentielle". Alain Juranville, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, a enseigné la philosophie moderne et contemporaine à l'Université de Rennes 1. Il a publié notamment, aux PUF, Lacan et la philosophie (1984, 1988, 1996, 2003) ; La philosophie comme savoir de l'existence (2000) ; Inconscient, capitalisme et fin de l'histoire (2010) et, aux éditions du Cerf, Les cinq époques de l'histoire. Bréviaire logique pour la fin des temps (2015, 2016). Il a participé récemment au volume collectif L'antijudaïsme à l'épreuve de la philosophie et de la théologie publié sous la direction de Danielle Cohen-Lévinas et d'Antoine Guggenheim aux éditions du Seuil (2016). acheter ce livre
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April 8, 2017 11:18 AM
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Voici enfin disponible la sagesse d'un pionnier de la pensée écologiste. Étonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Næss, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde et comment cette philosophie est née d'une relation intime avec la montagne. Prolongeant la pensée de Spinoza, Næss montre comment l'affection pour tout ce qui est vivant – et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature – est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste. Arne Næss (1912-2009) est le fondateur de la deep ecology et de l'écosophie. Figure majeure de la philosophie contemporaine et de la pensée écologique, il a publié de nombreux livres et reçu plusieurs distinctions en tant que penseur, résistant de la Seconde Guerre mondiale, puis militant de la cause écologique. acheter ce livre
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April 8, 2017 11:07 AM
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De 1985 à 1990, le philosophe Hans Blumenberg a fait paraître dans le feuilleton littéraire de la Frankfurter Allgemeine Zeitung une série de billets, d’une grande ironie et magnifiquement ciselés, constituant le cœur de ces Concepts en histoires qui s’ouvrent sur un souvenir d’enfance en forme de métaphore. Tout comme le motif apparaissait lentement sur le papier trempé au bain du révélateur, quand le jeune Hans assistait son père, photographe amateur, le concept surgit des histoires et des anecdotes que Blumenberg glane au gré de ses déambulations dans le livre de la vie, grâce à son immense culture érudite. Ces instantanés au quotidien, qui accompagnent une œuvre philosophique aussi exigeante qu’inclassable, en font ainsi l’un des tout premiers prosateurs du second XXe siècle allemand, aux côtés, par exemple, d’un W. G. Sebald, avec qui il partage, outre le goût pour les chambres noires, le sentiment que les mots ont une histoire à laquelle adhèrent inévitablement celle de leurs emplois les plus terrifiants par l’idéologie et la méthode méticuleuse de reconstruction d’une mémoire, face aux maquillages qui ont cherché à effacer, en Allemagne précisément, les traces nazies de cette histoire. acheter ce livre
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April 4, 2017 12:13 PM
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Donné à l’Université de Fribourg durant le semestre d’été 1927, ce cours compte parmi les derniers de la longue carrière académique de Husserl. Sous le titre général « Nature et esprit », il y poursuit sa recherche anti-naturaliste, engagée dès le début des années 10, d’un critère sûr de distinction et d’articulation des sciences de la nature et des « sciences de l’esprit ». À cet égard, l’originalité de ce cours est double : on y trouve non seulement une réflexion approfondie, à la fois ontologique et épistémologique, sur le sens philosophique de l’idée d’une classification des sciences débouchant sur la proposition de plusieurs classifications possibles, mais également l’élaboration d’une fondation philosophique des sciences positives par un retour méthodique aux structures du monde de l’expérience préscientifique. C’est donc toute la phénoménologie husserlienne tardive du « monde de la vie » qui s’esquisse pour la première fois dans ce cadre. Chemin faisant, Husserl est amené à se confronter aux autres courants philosophiques animés par cette ambition de fondation : la pensée de Dilthey, et à travers elle la « philosophie de la vie », mais aussi et surtout le néokantisme de l’école de Heidelberg, dont une critique inédite et détaillée est exposée dans ces pages. Retournant contre Windelband et Rickert la référence à Kant et l’idée d’une déduction transcendantale, Husserl donne les moyens à la phénoménologie de se revendiquer comme une « philosophie scientifique de la vie », articulant sans contradiction un intuitionnisme de principe et une confiance renouvelée dans la raison. Véritable carrefour de la pensée husserlienne, ces leçons contribuent à donner une idée de ce « système » auquel il est arrivé à Husserl d’avouer qu’il aspirait, en même temps qu’elles fournissent des thèses et des arguments susceptibles de nourrir la réflexion, toujours contemporaine, sur le programme naturaliste. Traduction et présentation par Julien Farges. acheter ce livre
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March 30, 2017 12:56 PM
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La philosophie des Lumières pose un certain nombre de principes qui vont conduire à repenser dans ses fondements la question de l’éducation : la prééminence de la raison, la primauté de l’expérience, l’idée de Nature comme origine – qui inscrivent l’existence de l’homme lui-même dans l’ordre naturel. Dans ce cadre, il s’agit de penser de façon adéquate la nature de l’esprit, de son développement et de ses capacités, et de définir les conditions conséquentes pour l’éducation et l’instruction. L’ouvrage se propose d’exposer les débats que ces questions ont suscités, en particulier entre Diderot, Helvétius et Rousseau, pour livrer au lecteur la substance d’une réflexion qui n’a rien perdu de son actualité : les mécanismes de la cognition, la matérialité de l’esprit, l’inné et l’acquis, l’imagination et la créativité, l’égalité entre les individus, la laïcisation des savoirs, l’éducation à la liberté. Alain Vergnioux, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud, professeur agrégé et docteur en philosophie, est professeur émérite de l'Université de Caen. Il a notamment publié L'explication dans les Sciences (De Boeck, 2003), Théories pédagogiques. Etudes épistémologiques (Vrin, 2009) et co-dirigé L'Emile de Rousseau (Hermann, 2013). Ses domaines de recherches sont la philosophie des sciences et la philosophie de l'éducation. acheter ce livre
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March 28, 2017 11:08 AM
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Michel Foucault est encensé pour avoir amené la philosophie hors de ses sentiers battus, dans les mondes interlopes de la folie, du crime et de la sexualité ; il est célébré pour avoir abordé la diversité des concepts du savoir, du pouvoir et du sujet sans avoir cherché à construire un système philosophique ; il est magnifié pour avoir fourni une " boîte à outils " dont on pourrait se servir à l'envi pour dynamiter toutes les évidences. Mais derrière cette apparence de curiosité disparate se cache une constance philosophique qui vise à donner une image foncièrement nouvelle de ce que c'est que connaître en Occident : à quelles contraintes historiques la formation de nos savoirs a-t-elle été liée ? De quels formidables asservissements au pouvoir l'accumulation de savoir se paye-t-elle ? De quelles possibilités de transfiguration de notre être même de sujet le savoir peut-il s'accompagner ? C'est cette perspective d'un matérialisme du savoir qu'aborde ce livre d'introduction qui propose une lecture approfondie des principaux ouvrages de Foucault : L'Histoire de la folie, Les Mots et les Choses, Surveiller et Punir et les trois volumes de l'Histoire de la sexualité. L'enquête philosophique sur la matérialité du savoir se découvre dans l'unité du concept d'expérience à travers trois axes : les conditions de formation de l'expérience, son processus de constitution et les transformations qui lui sont inhérentes. En nous faisant prendre part à cette expérience, Foucault invente l'attitude expérimentale en philosophie qui nous convie à une tâche insoupçonnée : nous mettre à distance de ce que nous sommes pour devenir un autre nous-mêmes. acheter ce livre
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March 26, 2017 2:51 PM
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Comment en est-on venu à considérer en France qu'il était possible de consolider la liberté politique et publique, non seulement en se passant de la référence à la Révolution française, mais en récusant violemment toute référence positive à ce moment historique ? Vouée aux gémonies comme supposée "matrice des totalitarismes" par certains, comme objet ethnocentrique par les post-colonial studies, laissant indifférents ceux qui la considèrent comme désactivée, le crédit de la Révolution française est bien entamé. Or, l'appréciation politique et intellectuelle de la Révolution française doit moins, depuis 1945, aux historiens qu'aux philosophes, moins à l'évolution de l'historiographie comme telle qu'à la manière dont des penseurs de première importance se sont mêlés de penser la Révolution française. Les querelles philosophiques des années 1960, sur les fonctions respectives de l'histoire, de l'anthropologie, des sciences dites humaines, et de la philosophie ont installé la Révolution française au coeur des débats. Le plus fameux d'entre eux a opposé Jean-Paul Sartre et Claude Lévi-Strauss, et, dans son sillage, Michel Foucault a promu contre Sartre, une certaine conception scientifique du savoir sur l'homme où la Révolution française n'a plus eu aucun intérêt. Mais personne n'en est resté là. Avec la question d'une Révolution française à la fois enthousiasmante et cruelle se joue et se rejoue la question d'une éthique de l'histoire de la Révolution française. Ces explorations successives permettent de s'éloigner d'un mythe identitaire et de retrouver une révolution bien réelle, capable de nous donner ses Lumières, pourvu qu'on accepte de continuer à en faire l'histoire pour notre aujourd'hui. Sophie Wahnich, agrégée et docteure HDR en histoire, est directrice de recherche au CNRS. Spécialiste de la Révolution française, elle lui a consacré de nombreux ouvrages tels que La Longue Patience du peuple, 1792, naissance de la République (2008) et La Révolution française, un événement de la raison sensible (2012). Elle est membre du comité de rédaction des revues L'Homme et la société, Lignes et Vacarme. acheter ce livre
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March 25, 2017 7:24 AM
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Dans un style direct et très abordable, Gilbert Harman nous propose ici une analyse originale de la façon dont nous raisonnons. A l'encontre de la tradition aristotélicienne, il soutient que les principes du raisonnement ne sont pas ceux de la logique. Selon lui, en effet, nous ne pensons pas en construisant des preuves formelles, ni en produisant des arguments ou en faisant des implications logiques, mais bel et bien avec nos moyens limités d'êtres humains. Raisonner, c'est avant tout corriger les conceptions que l'on entretenait antérieurement. Changer d'idées développe les conséquences de cette thèse : si la théorie du raisonnement est psychologique plutôt que logique, il revient au philosophe d'étudier la façon dont nous sommes conduits à réviser de manière raisonnée nos croyances, ainsi que les intentions qui nous poussent à agir. La dynamique d'une telle révision est guidée par des principes de cohérence et d'économie, non par des règles déductives. L'auteur mène son étude sans dogmatisme, en ouvrant des problèmes plutôt qu'en les réglant catégoriquement. Une telle approche, qui éclaire les processus de raisonnement, touchera le lecteur intéressé par la façon dont nous pensons et réfléchissons. Gilbert Harman est professeur de philosophie à l'université de Princeton, aux Etats-Unis. Outre ses études sur le raisonnement, il a fait paraître de nombreux ouvrages sur l'éthique et la philosophie de l'esprit, ainsi que le recueil A Companion to W.V.O.Quine, publié sous sa direction en 2014. acheter ce livre
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April 14, 2017 3:57 PM
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On retrouve dans ces entretiens, réalisés entre 1981 et 2003, les grands thèmes ricœuriens : « l’homme capable », la justice et ses conflits, l’action éthique et politique dans la Cité humaine, le sens de la guerre, la force du compromis, la question du mal, les nouvelles questions politiques et morales (l’écologie, la bioéthique). Une curiosité : l’entretien entre Paul Ricœur et Michel Rocard quand il était Premier ministre. Il s’agit de questions toujours actuelles, qui se posent et se reposent en permanence dans nos démocraties mal portantes. La méthode fait ici partie du contenu : presque toujours sont noués un contexte politique (la fin des idéologies et la séduction des solutions purement techniques), la mise en avant d’institutions (qui inscrivent les questions dans la durée), l’imagination ou l’utopie d’un avenir meilleur. Comme le dit Michaël Fœssel, Paul Ricœur, éducateur politique, ne cesse de rappeler à tous « la pression constante que la morale de conviction exerce sur la morale de responsabilité ». En ce temps de basses eaux démocratiques et d’expansion des populismes, ce rappel des principes de l’action politique et de leurs raisons n’est pas seulement utile : il est absolument nécessaire. acheter ce livre
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April 14, 2017 3:37 PM
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Nicolas de Cues (1401-1464) marqua de son empreinte la pensée européenne, de la Renaissance à l'époque moderne. Lecteur assidu de la tradition philosophique de l'Antiquité et du Moyen Âge, curieux de science, de médecine et des arts, Nicolas de Cues rédigea notamment La Docte Ignorance, Les Conjectures, La Pensée, La Paix de la foi et La Vision de Dieu. On trouvera ici un ensemble cohérent et très largement annoté de textes de la philosophie tardive du Cusain : Le Dialogue à trois sur le Pouvoir-est, La Chasse de la sagesse, Le Compendium et La Cime de la contemplation. Avec l'invention du néologisme pouvoir-est, Nicolas de Cues développe une philosophie du pouvoir et de la puissance qui lui permet de résoudre, tant d un point de vue ontologique que gnoséologique, les difficultés nées de ses thèses infinitistes antérieures. Il cherche à éviter l'aporie aristotélicienne entre l'infinité du possible, requise par la toute puissance de Dieu, et l'actualité finie de la création. La puissance divine se révèle successivement comme pouvoir-est, pouvoir-faire et pouvoir-même. Nicolas de Cues initie ainsi une métaphysique de l'expression qui trouve son plein essor chez Giordano Bruno qui le copie abondamment, puis chez Spinoza et Leibniz. Rédigée à la lecture de Diogène Laërce, La Chasse de la sagesse, véritable testament philosophique, permet en outre de ressaisir l'ensemble des principales intentions du Cusain : sa conception augustinienne de la philosophie comme recherche et théorie de l'unité, sa doctrine de la participation à l'un, le dernier développement de son principe de la coïncidence des opposés, un dernier infléchissement de sa pensée de l intellect, et sa compréhension de la nomination. Né à Cues en Moselle, Nicolas Krebs, dit Nicolas de Cues, fut évêque, puis cardinal. Son oeuvre est d'une importance telle que Descartes le cite comme un des précurseurs de la pensée scientifique moderne. Juriste, philosophe, théologien, mathématicien, diplomate, il s est illustré dans bien des disciplines. Après avoir écrit la Concordance catholique (1433-1434), où il s efforçait de donner des objectifs précis au concile de Bâle auquel il participait, Nicolas de Cues a écrit un ouvrage capital, La Docte Ignorance (1440), dans lequel il montre que le savoir humain est marqué par une limite constitutive qui doit devenir de plus en plus évidente avec l'avancée des connaissances : le sommet de la connaissance humaine est un savoir conscient de son ignorance, que ce soit en métaphysique, en philosophie de la nature, en mathématiques ou en théologie. acheter ce livre
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April 13, 2017 10:19 AM
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April 12, 2017 3:54 PM
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Traduit de l'anglais (EUA) par Pierre-Alexandre Miot Avons-nous une volonté libre ? Est-il vrai que « le temps passe » ? Y a-t-il des choses dans le monde qui ne sont pas matérielles ? L’identité personnelle n’est-elle qu’une fiction administrative ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? L’existence des êtres humains est-elle le fruit du hasard ? La vérité est-elle objective ? Autant de questions qui sont reprises avec une grande originalité par Peter van Inwagen dans cet ouvrage d’introduction à la métaphysique. L’auteur tente d’y apporter des réponses argumentées, en prenant la défense d’un corpus de croyances fondamentales que nous adoptons tous spontanément à propos du réel : la « métaphysique occidentale ordinaire ». S’il nous semble par exemple évident qu’il existe un monde d’objets matériels hors de notre esprit, ou que nous restons bien la même personne tout au long de notre vie, encore nous faut-il examiner les raisons philosophiques qui permettent de fonder de telles croyances. D’où l’intérêt de cet essai, qui propose des justifications rationnelles à notre vision ordinaire du monde dans un style sobre, rigoureux, et néanmoins accessible à tous. acheter ce livre
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April 10, 2017 4:55 PM
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Autour d’une sélection de textes d’Épicure (né vers 341 av. J.-C.), cet ouvrage décrit une philosophie, une sagesse, un mode de vie particulier et à dimension universelle : l’épicurisme. Avec brio et clarté, l’auteure nous fait entrer dans la vie, le langage et les modes de pensée d’Épicure et nous expose les fondements de sa doctrine. Axée sur une étude pénétrante de la Nature et sur la recherche du bonheur, l’école épicurienne, l’une des plus importantes écoles philosophiques de l’Antiquité, est une maison de pensée communautaire ouverte et bienveillante. L’on y philosophe ensemble pour discerner le plaisir à accueillir et les maux à rejeter, et par là atteindre dans la vie un salut individuel immédiat, un bonheur digne et à la portée de chacun. acheter ce livre
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April 10, 2017 4:35 PM
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En France, l’épistémologie de la médecine est facilement réduite à l’étude du magistral essai de Canguilhem, Le normal et le pathologique. Toutefois, ce livre publié il y a plus de soixante-dix ans ne reflète plus l’état des sciences médicales contemporaines, ni celui des débats poursuivis par les philosophes des sciences depuis. Le présent livre, premier du genre en langue française, a pour ambition d’introduire le lecteur à la philosophie des sciences médicales. Ses dix chapitres initieront le lecteur aux débats qui l’agitent, sans que soient requises des connaissances philosophiques ou médicales préalables. Il répond à la fois à la demande de médecins en quête d’une philosophie qui leur parle de leur discipline et de leurs pratiques, et de philosophes à la recherche d’un guide dans ce champ morcelé et dominé par la philosophie d’expression anglaise. acheter ce livre
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April 8, 2017 11:12 AM
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La fin du marxisme en tant qu'"horizon de notre temps" a ouvert une période souvent appelée "post-moderne". Elle couvre approximativement les années 1970 à 2000 et se caractérise par la déconstruction. On observe ensuite un attrait renouvelé de la synthèse, pour diverses raisons : l'expérience totalitaire n'est plus aussi centrale, pour les nouvelles générations ; la multiplication des approches et la déconstruction généralisée a aussi fait perdre le sens global de notre époque, débouchant sur ce que certains auteurs appellent le parcellitarisme ; l'émergence des anciens pays en développement sur la scène internationale apporte un regard neuf et partiellement extérieur à l'Occident, mettant en lumière ce que cette zone culturelle a de particulier et mettant à mal l'universalisme revendiqué. Cet ouvrage entend contribuer à l'effort et tenter un bilan synthétique et dialectique de la question de l'émancipation, à l'époque de la mondialisation et de la crise écologique. Il procède en trois étapes : un bilan du libéralisme, dans sa critique du conservatisme (thèse) ; un bilan des marxismes et post-marxismes, dans leur critique du libéralisme (antithèse) ; et une troisième partie de synthèse, se situant dans le prolongement théorique d'un ouvrage précédent sur l'écologisme, où l'auteur propose de réarticuler des concepts tels qu'autorité, religion, politique, science, culture et sacré, afin d'éclairer d'un jour nouveau la question de l'émancipation. La conclusion rejoint Gramsci et d'autres pour qui l'émancipation réside dans le fait d'agir en vérité. Cette affirmation apparemment simple se fonde sur un concept cosmologique de vérité élaboré principalement sur la base des travaux de Laclau, Sartre et de Whitehead. Il ouvre des pistes pour penser l'articulation de l'un et du multiple, dans une perspective résolument non relativiste. Fabrice Flipo, maître de conférences HDR en philosophie sociale et politique (17e section) et épistémologie des sciences et techniques (72e), est enseignant à Télécom EM (Mines-Télécom) et chercheur au Laboratoire de Changement Social et Politique (Paris 7 Diderot). Ses recherches débutent avec une thèse sur la question de la justice dans le changement climatique soutenue en 2002. acheter ce livre
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April 4, 2017 12:21 PM
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Cet ouvrage se propose comme tâche une lecture méthodique de la place centrale et des sens multiples de l'aliénation, aussi bien que du statut théorique de l'extériorisation dans la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Quelle est la place de ces notions dans l'oeuvre majeure du philosophe allemand ? Mais, à part la compréhension de la centralité et des métamorphoses du concept d'aliénation dans l'ensemble du texte de 1807, nous essayons de lire les fameux chapitres sur la culture (Bildung) et le savoir absolu, à travers précisément l'extériorisation et l'aliénation. Nous voulons ainsi mettre l'accent tantôt sur l'aspect et l'enracinement profondément social-historique de ces deux notions, tantôt sur leur sens spéculatif, autrement dit, concevoir l'itinéraire par le biais duquel l'esprit forme l'effectivité, finissant par former son propre être. Nikos Foufas est chercheur en philosophie, attaché à l'Université Panteion des sciences sociales et politiques à Athènes. Il s'intéresse principalement à la pensée de Hegel, de Marx et de Lukücs, ainsi qu'aux théories de l'aliénation et de la réification dans la pensée marxiste du siècle. acheter ce livre
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March 30, 2017 1:02 PM
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La violence de la guerre et du terrorisme fait la une des journaux et nourrit en permanence fictions et films. Brutale, intentionnelle, elle se donne à voir et fait parler d'elle. Au contraire, la micro-violence dont nous parle ce livre est imperceptible, minuscule, diffuse. Elle est dans l'" ordre des choses ", " naturelle ". La violence est dans les détails. C'est ainsi que, quotidiennement, nous endossons des rôles uniformisés sans toujours savoir ce qui nous pousse à ces conduites. Dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, montrer de soi certaines choses, les cacher_: au travail, en voiture, au supermarché, en classe, ce type de violence canalise nos conduites, sans que nous en prenions conscience. Des exemples, appartenant à notre vie de tous les jours, illustrent le propos de l'auteur. Ils mettent à nu les mécanismes à l'œuvre dans leur simplicité, leur pauvreté, leur répétition ; ils montrent comment nous y adhérons, comment nous acquérons le comportement exigé. Ainsi se découvre un pouvoir dispersé et profus, produisant un individu participant à son propre asservissement. Reconnaître, expliquer et contrer la micro-violence, tel est l'objectif de cette démonstration salutaire. Simon Lemoine est enseignant en philosophie et chercheur au laboratoire de recherche Métaphysique allemande et philosophie pratique (Poitiers). acheter ce livre
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March 29, 2017 1:51 PM
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Marcher ensemble, porter une table à plusieurs, participer à une manifestation, et même discuter, sont autant d’exemples de coopération humaine – d’action conjointe. Par opposition, les mouvements d’une foule dans la rue, la course simultanée d’individus vers un abri lorsque l’orage se déclare ne sont que des actions collectives. Mais comment distinguer les unes des autres? Quand pouvons-nous dire que des personnes ont vraiment agi ensemble? Et comment expliquer qu’ils coopèrent même lorsque le risque d’échec est considérable? Cet ouvrage se propose de répondre à ces questions, en se penchant sur toutes les dimensions de la coopération : les buts collectifs, la connaissance commune, ainsi que les facteurs psychologiques, cognitifs et stratégiques qui la favorisent. À partir de notions telles que l’identification de groupe, on défendra en particulier la thèse que certains types d’actions de masse, comme les manifestations, peuvent constituer des exemples légitimes de coopération. acheter ce livre
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March 26, 2017 2:58 PM
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Y a-t-il une expérience de la santé ? La santé n'est-elle que l'absence de maladies ? Être en bonne santé, est-ce la même chose qu'être « normal » ? Dois-je attendre de voir ce que l'avenir me réserve pour juger de l'état de ma santé ? La différence entre santé et maladie est-elle une différence comme les autres ? Voilà certaines des questions que pose le présent ouvrage, grâce à une méthode qui croise la philosophie avec d'autres types de savoirs : la médecine, la biologie, mais aussi la littérature et les sciences humaines. Cette étude conduit à confronter l'approche issue de Canguilhem avec d'autres conceptions philosophiques moins connues en France : celles de Boorse, Engelhardt et Nordenfelt. Il en ressort que les notions de santé et de maladie sont d'un maniement extrêmement délicat du fait de leur imprécision, sans doute irréductible, et du poids idéologique qui est le leur. Elles n'en sont pas moins centrales dans notre expérience et dans les enjeux politiques d aujourd hui. Arnaud François est maître de conférences à l'Université ToulouseJean Jaurès. Il est notamment l'auteur de Bergson, Schopenhauer, Nietzsche. Volonté et réalité (PUF, 2008), et de l'édition critique de L'évolution créatrice de Bergson (PUF, 2007). Ses recherches portent sur la notion de vie, tant au prisme de l'histoire de la philosophie (vie et volonté : Schopenhauer, Nietzsche, Bergson), qu'à celui de la médecine et de la biologie (vie et santé, objet du présent ouvrage) et à celui de la littérature et de la politique (vie et travail : la philosophie d'Émile Zola, recherche en cours). acheter ce livre
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March 26, 2017 2:46 PM
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Né à Sinope au IVe siècle av. J.-C. et mort à Corinthe après un long séjour à Athènes, Diogène est un personnage exubérant et scandaleux dont les provocations sont restées célèbres : il fait l amour et se masturbe en public, éconduit Alexandre le Grand comme un importun et insulte ses contemporains. Figure de la transgression, il n est pourtant pas un apôtre de l ensauvagement : ce n est pas la civilisation que Diogène conteste, mais les servitudes encombrant notre vie matérielle et les conventions nous inféodant aux puissants. Mode de vie et pensée tout ensemble, le cynisme de Diogène est une manière neuve de philosopher qui, loin des constructions théoriques complexes, reste au plus près des réalités quotidiennes. En proposant l idéal d une vie simple soustraite aux illusions du désir, cette philosophie offre aux individus et aux sociétés un contre-pouvoir libérateur. Sa critique des valeurs sociales et sa puissance de dérangement n ont pas échappé à Nietzsche ni à Foucault. Elles gardent toute leur actualité pour qui s interroge sur les bienfaits et les méfaits de la croissance économique, sur les exclusions déchirant le monde humain. Étienne Helmer enseigne la philosophie à l Université de Porto Rico (États-Unis). Ses travaux portent principalement sur la pensée économique, politique et sociale des mondes grecs. Il est l auteur de La Part du bronze. Platon et l économie (Vrin, 2010), Épicure ou l économie du bonheur (Le Passager clandestin, 2013), Le Dernier des Hommes. Figures du mendiant en Grèce ancienne (Le Félin, 2015). Il a dirigé le volume collectif Richesse et pauvreté chez les philosophes de l Antiquité (Vrin, 2016). acheter ce livre
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