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June 1, 2016 4:21 PM
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Presque vingt ans après sa parution, Étant donné (Puf, 1997) a, au-delà des premiers débats, imposé la question du donné et de la donation. Étant donné. Reprise reprend et prolonge ces nouvelles interrogations. D'abord la question de la réduction : définit-elle vraiment le principe dernier de la phénoménologie ? Si tel était le cas, la formule « autant de réduction, autant de donation » peut-elle se justifier (en discussion avec la critique de Michel Henry) ? Ensuite, la reconnaissance du donné comme instance première et dernière de la phénoménalité peut-elle encore faire droit à l'herméneutique (en discussion avec Hans-Georg Gadamer) ? Dans ce cas, comment se déplie le pli de la donation avec la manifestation ? Et encore, le monde peut-il se manifester comme l'un des phénomènes donnés, et même comme la totalité du donné ? Ou ne faut-il pas lui reconnaître une donation par exception, celle de la possibilité de toute donation (sur la ligne de Jan Patocka) ? Enfin, la reprise du phénomène à partir de la donation n'impose-t-elle pas de substituer décidément au modèle de l'objet, constitué à l'identique et pour lui, celui de l'événement, qui surgit à partir de soi seul, sans cause ni a priori (en faisant droit à Claude Romano) ? Professeur à l'université de Chicago, professeur émérite de l'université Paris Sorbonne, membre de l'Académie française, Jean-Luc Marion travaille aussi bien en histoire de la philosophie (ainsi Sur la pensée passive de Descartes, Puf, 2013) et en phénoménologie (par exemple Certitudes Négatives, Grasset, 2010, Figures de phénoménologie, Vrin, 2012), qu'en théologie (Givenness and Revelation, Oxford U. P., 2016). acheter ce livre
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May 31, 2016 4:02 PM
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L’éthique de l’environnement connaît une grande actualité sous la forme des problèmes posés par les changements climatiques globaux. En effet, la fin de l’année 2015 fut marquée par un rendez-vous d’importance mondiale à Paris : la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21). Pourtant, si de nombreux enjeux comportent des dimensions éthiques avérées, la réflexion éthique est peu sollicitée. En effet, celle-ci pourrait offrir des ressources tant pour clarifier les implicites éthiques à l’œuvre dans les négociations que pour imaginer des solutions (innovation éthique) en vue des choix économiques, politiques, voire scientifiques, ainsi que pour la difficile cohabitation de ces domaines. C'est cette tâche que s'adjuge ce numéro de la Revue de métaphysiquye et de morale. acheter ce livre
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May 30, 2016 3:56 PM
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Et si nous allions au cinéma en compagnie de Machiavel ? Si Pablo Iglesias est désigné comme le porte-parole de Podemos, ce professeur de sciences politiques est avant tout l'un des penseurs et fondateurs de ce parti antilibéral. Machiavel face au grand écran se présente comme la somme de ses cours de Cinéma politique à l'université Complutense de Madrid entre 2006 et 2010. Sa lecture de la représentation du pouvoir au cinéma nous permet de mieux connaître la pensée d un homme qui bouscule la scène politique internationale et pour qui le 7ème art ne relève pas seulement du divertissement intellectuel mais permet aussi de parler de politique telle que l'entendait Machiavel, c'est-à-dire comme la science du pouvoir. En analysant des films tels que Apocalypse now, La Bataille d Alger, Dogville... Pablo Iglesias aborde les thématiques de la violence politique, la mémoire historique, la nation, le colonialisme, la post-modernité capitaliste en Amérique latine, le genre et le féminisme. Figure historique « maudite », Machiavel reste aujourd'hui une référence que d'aucuns pourraient considérer dangereuse pour ceux qui veulent comprendre et pratiquer la politique. Pablo Iglesias Turrión tient ici à faire entendre que la politique ne concerne pas que « les politiques » et ne se limite pas à la recherche du consensus. acheter ce livre
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May 29, 2016 5:36 PM
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Si Darwin est le nom d'une révolution, pour Dewey, né la même année que la publication de L'Origine des espèces, il ne s'agit pas seulement d'une révolution scientifique concernant notre compréhension des espèces végétales et animales. Il s'agit d'une révolution intellectuelle dont on n'a pas encore suffisamment pris la mesure philosophique ni tiré toutes les conséquences théoriques et pratiques : " En touchant à l'arche sacrée de la permanence absolue et en considérant comme ayant une origine et un terme les formes qui avaient été conçues comme des types de fixité et de perfection, L'Origine des espèces a introduit une manière de penser qui, finalement, ne pouvait que transformer la logique de la connaissance, et ainsi le traitement des questions morales, politiques et religieuses ". Loin d'appliquer telle quelle la théorie darwinienne aux problèmes que posent la connaissance, la morale, la politique ou la religion, il s'agit au contraire d'opérer dans ces domaines le même type de volte-face intellectuelle qu'il a fallu à Darwin pour accoler ensemble les deux termes d'" origine " et d'" espèce ". Comment abandonner les manières de penser fixistes et finalistes lorsqu'on se réclame de la vérité ou lorsqu'on invoque certaines valeurs pour orienter notre action ? Mais s'il n'y a plus de principes fixes ou de valeurs absolues et que tout ce qui reste est notre expérience sans cesse changeante, comment pouvoir encore garantir nos croyances ou justifier notre action ? Ces essais que Dewey réunit en 1910 montrent le caractère obsolète et inadapté d'une grande partie de notre bagage intellectuel et posent les premiers jalons, avant les grandes oeuvres de la maturité, pour reconstruire les outils conceptuels dont nous avons besoin pour vivre et penser dans un monde post-darwinien. Ils sont eux-mêmes le fruit et le témoin de toute une évolution intellectuelle de la part de Dewey, que l'on voit passer de Hegel à Darwin et de l'absolutisme au pragmatisme. Philosophe et pédagogue américain, John Dewey (1859-1952) est considéré comme l'un des chefs de file du pragmatisme et de la psychologie appliquée. De lui, les Editions Gallimard ont publié Le public et ses problèmes (Folio essais n° 533), L'art comme expérience (Folio essais n° 534), Expérience et nature (Bibliothèque de Philosophie, 2012), Reconstruction en philosophie (Folio essais n° 585), La Quête de certitude (Bibliothèque de philosophie, 2014). acheter ce livre
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May 25, 2016 4:35 PM
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Avec des textes de S. Awodey, S. Feferman, S. Shapiro, J. Tappenden, Th. Tymoczko, M. Wilson. Le compagnonnage entre la philosophie et les mathématiques ne date pas d’hier. Mais l’émergence des nouvelles logiques, au début du XXe siècle, a profondément modifié la forme des interactions entre les deux disciplines, suscitant de nouvelles interrogations et modifiant la formulation des problèmes hérités de la tradition. Le premier tome du volume « Philosophie des mathématiques » était consacré tant aux questions ontologiques qu’à celles liées aux fondements. Ce second tome porte sur des questions qui sont davantage en prise avec les mathématiques du XXe siècle. Comment, après l’émergence de l’axiomatisation, rendre compte de l’évolution et de la formation des concepts et des théories mathématiques? Comment concevoir l’articulation entre langue formelle, théorie axiomatisée et pratiques mathématiques après l’échec des grands mouvements fondationnalistes? Les avancées mathématiques récentes posent-elles de nouvelles questions philosophiques? Qu’en est-il par exemple du rôle joué par les ordinateurs dans certaines preuves ? acheter ce livre
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May 22, 2016 4:02 PM
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« Bacon est souvent jugé sans nuance. Conservateur pré-moderne ou héraut de la science nouvelle, les historiens défont volontiers cette articulation de la permanence et de la nouveauté. C’est à la condition de saisir son ambition de reconstruction dans toute son ampleur, philosophique et politique, que Bacon est a contrario lu à partir de ses propres questions : comment, à partir d’une critique des conditions historiques qui sont les nôtres, saisir le système des institutions épistémiques et politiques, et ouvrir une nouvelle époque centrée sur une invention maîtrisée ? Comment répéter et poursuivre l’autonomie des Grecs ? Comment concevoir donc un bon gouvernement du savoir et par le savoir ? Tel est le sens que Bacon semble avoir imprimé à notre modernité. » Collection « Constitution de la modernité » Bacon et le gouvernement du savoir est le premier ouvrage paru dans la collection « Constitution de la modernité (Classiques Garnier) », dirigée par Jean-Claude Zancarini. Cette collection, liée aux recherches menées par le LABEX COMOD publie des ouvrages concernant la généalogie de la rationalité moderne et les rapports entre Etat, religions et citoyens. acheter ce livre
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May 22, 2016 3:32 PM
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Dans les premières années du XIXe siècle, la pensée libérale est confrontée à l’exigence d’une profonde reformulation. Il ne s’agit plus, comme au siècle précédent, de s’élever contre un État d’inspiration absolutiste; il s’agit désormais d’accomplir positivement les promesses de liberté et d’égalité de la Révolution française. Écrit en 1806 et 1807, le Commentaire sur l’Esprit des lois de Montesquieu participe de ce travail de refondation. Fort de l’expérience – récente et difficile – du gouvernement représentatif et de la réflexion théorique qui l’a accompagnée, Destutt de Tracy soumet le chef-d’œuvre de Montesquieu à l’épreuve des principes et de la méthode de l’Idéologie et dessine les contours d’un nouvel art social respectueux à la fois des lois naturelles et de la volonté générale exprimée par le « corps entier de la nation ». Aussi, comme cela a été souvent souligné, l’ouvrage est-il moins un « commentaire » qu’une œuvre originale renouvelant en profondeur la science politique, au même titre que les Principes de politique rédigés au même moment par Benjamin Constant. Dans la mesure où Destutt de Tracy, devenu aveugle, n’a pas écrit son volume de Législation (troisième partie du Traité de la volonté et de ses effets), ce Commentaire en tient lieu et renferme toutes les idées qui y auraient été présentées dans un ordre sans doute plus systématique.
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May 20, 2016 3:56 PM
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Le choix de textes de Walter Benjamin (1929-1933) présentés dans ce livre concerne le rapport entre la technique et l’existence, avec un essai encore inédit en France, Mélancolie de gauche. Au centre de ce livre il y a le rapport entre corps et transformations techniques qui transforment les subjectivités et le social, surtout eu égard à ce que Benjamin appelle la « pauvreté de l’expérience ». Benjamin a été sans doute un des premiers philosophes à avoir compris comment un tel processus de transformation du capital pouvait agir en vue d'une domestication à travers l’introduction de la technique dans la vie et vice-versa. Voici ce que le philosophe allemand écrit dans Expérience et pauvreté : « De barbarie ? Mais oui. Nous le disons pour introduire une conception nouvelle, positive, de la barbarie. Car à quoi sa pauvreté en expérience amène-t-elle le barbare ? Elle l’amène à recommencer au début, à reprendre à zéro, à se débrouiller avec peu, à construire avec presque rien, sans tourner la tête de droite ni de gauche. Parmi les grands créateurs, il y a toujours eu de ces esprits impitoyables, qui commençaient par faire table rase. Il leur fallait en effet une planche à dessin, ils étaient des constructeurs ». acheter ce livre
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May 19, 2016 4:40 PM
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Le monde naturel comme problème philosophique, thèse d’habilitation de Jan Patocka, parut d’abord en 1936, en même temps que la première partie de la Krisis. C’était alors le premier ouvrage – et longtemps le seul – expressément consacré à la notion, à la description et aux analyses husserliennes de la Lebenswelt. Si le jeune Patocka y demeure fidèle au transcendantalisme de son maître, c’est en toute indépendance qu’il tente la restitution du monde dans lequel nous vivons – dans un dialogue avec l’analytique existentiale de Heidegger, la cosmologie de Fink, la théorie de la forme et les inspirations du Cercle linguistique de Prague. Cette nouvelle traduction, comprenant l’autocritique approfondie que l’auteur a tenu à ajouter en 1970 à la seconde édition tchèque, permet au lecteur de suivre le développement de ce thème clef dans la genèse de sa conception originale de l’existence en tant que mouvement et le virage vers une phénoménologie « asubjective ». acheter ce livre
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May 18, 2016 5:03 PM
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Le volume rassemble des contributions aussi variées qu'audacieuses, pour certaines basées sur une expérience de l'histoire. Pour d'autres philosophiques, notamment centrées sur la pensée de Sari Nusseibeh, intellectuel palestinien mondialement connu par son engagement en faveur de la paix. Sa philosophie, à ce jour peu connue en France et peut-être une pensée des vaincus pour employer les vocables de Walter Benjamin, bouscule quelques lieux communs de la pensée occidentale. Lucy Nusseibeh vit et travaille à Jérusalem-Est, où elle a fondé et préside le Middle East Nonviolence and Democracy. Depuis 2007, elle dirige l Institute of Modern Media, l'outil « médias » de l Université Al-Quds (Palestine). Aline Alterman, philosophe et historienne de l art, est notamment auteure de Visages. De Shoah, le film de Claude Lanzmann. Henri Cohen-Solal, psychanalyste, a fondé et dirige le Collège Doctoral Paris-Jérusalem auquel participent le CNRS et les Universités Al-Quds (Palestine), Ben Gurion (Israël) et Paris VII. acheter ce livre
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May 18, 2016 4:42 PM
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Qu’y a-t-il de problématique à créer un enfant qui soit le jumeau identique de son père ou de sa mère, ou d’un frère ou une soeur disparus dans un accident tragique, ou bien encore d’un scientifique, d’une star du sport, ou d’une célébrité que les parents admirent? […] Quand la science progresse plus vite que la morale, comme c’est le cas aujourd’hui, les hommes et les femmes ont du mal à formuler leur malaise. Dans les sociétés libérales, ils se tournent en premier lieu vers le vocabulaire de l’autonomie, de la justice et des droits individuels. Mais cette partie de notre vocabulaire moral ne nous donne pas les outils nécessaires pour traiter des questions les plus ardues que posent le clonage, la création d’enfants sur mesure et le génie génétique ». Traduction par Hélène Valance. acheter ce livre
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May 16, 2016 3:46 PM
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L’analyse de la conscience a récemment suscité un spectaculaire regain d’intérêt en philosophie de l’esprit, où elle a donné naissance à une famille de théories baptisées théories représentationnelles de l’esprit. Leurs partisans – se réappropriant incidemment certaines positions traditionnelles, de Locke à Sartre en passant par Brentano ou Moore – soutiennent que conscience et représentation ne font qu’un. Notre capacité à ressentir quelque chose serait donc inséparable de notre capacité à représenter le monde. Doté d’une introduction substantielle, ce volume rassemble huit textes fondateurs qui plongent le lecteur au cœur des riches controverses liées aux théories représentationnelles. Faire l’expérience de voir une rose rouge, est-ce vraiment avoir une représentation? Si oui, est-ce avoir une représentation de la rose rouge? Ou bien une représentation de soi-même voyant la rose rouge? S’il s’agit de deux actes distincts, quelle relation entretiennent-ils? Sinon, ne doit-on pas en conclure qu’intentionnalité et conscience de soi sont inséparables, comme le pensaient traditionnellement les phénoménologues? Avec des textes de B. Brewer, P. Carruthers, F. Dretske, G. Graham, T. Horgan et J.Tienson, U. Kriegel, D. Rosenthal, Ch.Travis, M.Tye. acheter ce livre
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May 15, 2016 12:26 PM
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L’eau est indispensable au vivant (aux plantes comme aux animaux) et à l’humain. Chacun à en tête la photographie d’un champ aride, craquelé, sec, encombré de carcasses de bovins en décomposition... La sécheresse depuis des temps immémoriaux est considérée comme une calamité, la punition d’un Dieu mécontent ou un sinistre aussi grave que son contraire, l’inondation ! Si la quantité d’eau présente sur Terre ne varie guère d’une année à l’autre, elle est inégalement répartie, aussi certains territoires doivent effectuer un dessalement coûteux en énergie (solaire, éolienne...), tandis que d’autres pratiquent l’épuration et protègent l’aquifère. Au final, l’eau apparaît aux uns comme un enjeu et aux autres comme une ressource, dans les deux cas, elle fait l’objet de tensions géopolitiques et enrichie les multinationales qui la distribuent... C’est principalement l’agriculture productiviste qui surconsomme l’eau, les canons à eau arrosent les champs de maïs tandis que le lisier des cochons pollue les nappes phréatiques... L’industrie agro-alimentaire n’est pas en reste, chaque bien nécessite une certaine quantité d’« eau virtuelle », ainsi un kilo d’hamburger réclame en moyenne 16000 litres d’eau, un kilo de poulet 5700, un kilo de fromage 5000, de pain 1300... Pour le dire autrement, il faut de 400 à 2000 litres d’eau selon les régions pour récolter un kilo de blé ! Les entreprises de textiles, d’électronique, de métallurgie, etc., utilisent également beaucoup d’eau. Chaque année les organisations internationales dénombrent les sans eau (plus de 800 millions en 2015), la majorité résident en Afrique et sont victimes des maladies hydriques (choléra, diarrhées, légionellose). L’inégalité face à l’eau potable est flagrante. Si l’on considère que 20 litres par jour et par personne est un minimum, certains terriens ne disposent que d’un à deux litres tandis qu’un Américain « moyen » en consomme 500 litres (certains moins et d’autres plus pour laver leurs 4x4, remplir leur piscine et arroser leur pelouse dans les régions particulièrement chaudes de la Sun Belt), un Européen « moyen » environ 300 litres... L’eau appartient aux quatre éléments selon la culture occidentale, avec la terre, l’air et le feu. La culture orientale admet cinq éléments et ajoute le métal ou le bois. Les philosophes s’en sont préoccupés dès l’aurore de la pensée... Gaston Bachelard (1884-1962) a consacré plusieurs ouvrages à cette « imagination matérielle » des éléments, dont L’Eau et les rêves (José Corti, 1942) que nous relisons ici et situons dans l’ensemble de son œuvre afin de penser l’eau en ce début du XXI siècle où nombreux sont ceux qui la proclament « bien en commun ». Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, ardent bachelardien et soucieux de la question environnementale (il est l’auteur du Petit Manifeste pour une écologie existentielle, Bourin-éditeur, 2007) examine philosophiquement la place de l’eau dans la vie des sociétés et des individus, mêlant informations chimique, économique, géographique, écologique à l’étude symbolique que réclame l’eau stagnante comme l’eau vive, l’eau douce comme l’eau de mer, l’eau de pluie comme l’eau du ruisseau et élabore ainsi une géopoétique de l’eau, garant de cet imaginaire singulier qui assure à chaque humain sa part d’humanité. Il a publié aux éditions Eterotopia France, Le voyage contre le tourisme (2014) avec une préface de Marc Augé. acheter ce livre
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June 1, 2016 4:15 PM
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Le présent volume conjoint la version théâtralisée d’une entreprise tout à fait singulière : la traduction-transposition de ce qui est peut-être le livre de philosophie le plus universellement connu, à savoir La République, de Platon, et une pièce de théâtre, L’Incident d’Antioche. Les deux pièces constituent une orchestration théâtrale multiforme d’une seule et unique question : que faut-il entendre par « politique » ? En quel sens peut-on dire qu’il s’agit d’une pensée, ou d’une Idée, et non d’une gestion, ou d’un pouvoir ? Et y a-t-il, par-delà les péripéties douloureuses ou enthousiasmantes de l’Histoire, de grands noms invariants sous le drapeau desquels il faut sans cesse venir, ou revenir – comme l’éternité immanente du désir égalitaire, dont je n’ai pas trouvé d’autre nom que le plus vieux de tous, le plus déchiré, le plus compromis, mais le plus apte à nommer sa destination : Communisme ? Combinaison du théâtre, de l’épopée historique et du devenir des idées, ce livre décide que toute chose, pour être pensée et choisie, doit tout d’abord, aussi longtemps qu’il le faut, être exposée. Mais il véhicule aussi la conviction que toute exposition étant un risque sans garantie, il est impossible de se soustraire à la nécessité d’une constante réinvention de ce que c’est que le courage. Alain Badiou, philosophe, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure, est également dramaturge et romancier. Il a récemment publié, chez Lignes, De quoi Sarkozy est-il le nom? et L'Hypothèse communiste, et chez Fayard, Le Concept de modèle (rééd.) et Second manifeste pour la philosophie. acheter ce livre
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May 30, 2016 4:07 PM
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Depuis la fin du XIXe siècle, l'anthropologie qui étudie l'unité de l'humanité dans la diversité de ses manifestations n'échappe pas au partage entre nature et culture. Elle est scindée entre une anthropologie physique qui établit l'unité par-delà les variations et une anthropologie culturelle ou sociale qui fait état des variations sur fond d'unité. Mais l'anthropologie culturelle est elle-même divisée entre deux explications : celle qui considère les diversités culturelles comme autant de réponses adaptatives aux contraintes du milieu naturel et celle qui insiste sur le traitement symbolique d'éléments naturels choisis dans le milieu environnant. Selon Philippe Descola, c'est en se libérant du dualisme et en recomposant une écologie des relations entre humains et non-humains que l'anthropologie, acceptant de renoncer à son anthropocentrisme, pourra sortir des débats entre déterminismes naturels et déterminismes culturels. Après des études de philosophie, Philippe Descola s'est orienté vers l'ethnologie américaniste. Il étudie les relations à l'environnement des Achuar de haute Amazonie. Parallèlement, il se consacre à l'étude anthropologique des relations entre humains et non-humains. En 1996, ses travaux sont récompensés par une médaille d'argent du CNRS. Il mène toute sa carrière à l'Ecole des hautes études en sciences sociales avant d'être nommé, en 2000, professeur au Collège de France dans la chaire d'anthropologie de la nature ; il y dirige le laboratoire d'anthropologie sociale. acheter ce livre
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May 30, 2016 3:42 PM
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Cet ouvrage est le fruit du colloque international organisé par l’Institut catholique de Toulouse en 2011, pour fêter le 50e anniversaire de « Totalité et infini », ouvrage-phare d’Emmanuel Levinas. Le texte est exploré, confronté à d’autres pensées, contextualisé dans la tradition juive du philosophe, ouvert au questionnement des autres traditions religieuses… Responsabilité de l’humain envers autrui, envers la création; dialogue entre les religions et la philosophie; dérives politiques : tous ces enjeux contemporains prennent sens à la lumière de « Totalité et Infini ». C’est l’enseignement novateur de ce colloque. Avec les contributions de : Monique-Lise COHEN Marie-Thérèse DESOUCHE Branko KLUN Edvard KOVAC Jean-Michel MALDAMÉ Daniel VIGNE Abraham Harold WEIL acheter ce livre
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May 25, 2016 5:03 PM
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La philosophie de Baudrillard est inédite puisqu’il possède une façon originale de voir le monde, ses yeux étant ceux d’un philosophe critique, d’un sociologue, d’un journaliste et d’un pataphysicien. Ce faisant, il possède une manière fort intéressante de nommer les faits. D’où toute la série de termes qu’il revisite ou invente surtout ceux formés par le préfixe hyper comme hyperconsommation, hypermarché, hyperréel, hypercorps, hyperespace et bien d’autres. Malgré sa quête du sens et du réel, Baudrillard débouche sur le non-sens et proclame moyennement l’absence du réel. C’est comme si tout l’objectif de sa quête était uniquement la description du réel disparu et non la recherche et l’instauration du réel voire d’un nouveau réel. La recherche conduite ici s’attaque à la pensée hyperréelle de Jean Baudrillard tout en présentant l’originalité de cette pensée singulière et controversée. acheter ce livre
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May 23, 2016 6:50 AM
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Editorial. La mort comme problème anthropologique, politique, existentiel et ontologique. Par Vincent Citot Entretien avec Françoise Dastur Par Jean-Claude Poizat
–Philosopher après les EMI, parYann Flipo
–La mort in vivo et le vivantpostmortem, par Mathieu Corteel
–La sagesse du droit : mort naturelle, mort violente, mort suspecte, par Sylvie Taussig
–Savoir vivre est-il autre chose que savoir mourir ? Ulysse, Socrate et le Samouraï, par Claude Obadia
–« Le boudoir de la mort » : le couloir de la mort…, par Etienne Pierre
–Le pédagogue et la mort : penser l’éducation avec Michel de Certeau, par Baptiste Jacomino
–Se passer de la pulsion de mort ? Une diagonale à travers le système philosophique d’Alain Badiou, par Livio Boni
Les Livres passent en Revue
–L’idéologie de la régénération: ce legs délétère de la Révolution (à propos du dernier livre de Lucien Jaume), par Jean-François Bacot
–Peut-on encore parler de race ?, par Charles Boyer
–Critique de la destruction créatrice de Pierre Caye, par Sylvie Taussig
–Notices sur quelques publications récentes et ouvrages envoyés à la rédaction
Hors Thème
–Nishida et l’idée d’une autre histoire de la philosophie, par Bernard Stevens
–Sur quelques questions épistémologiques à propos de l’épistèmê aisthêtikê, par Marc Jiménez
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May 22, 2016 3:43 PM
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Le capitalisme de notre époque, numérique, nous entraîne avec lui vers la catastrophe. Ce mouvement planétaire n'offre aucun refuge. Pour le combattre, notre seule issue est de le penser. Bernard Stiegler nous le propose. Notre capitalisme est une « prolétarisation généralisée » Les algorithmes prennent au salarié son savoir-faire et au consommateur son savoir-vivre, le big data automatise son existence, loisirs compris. Le savoir théorique est passé dans les machines, qui décident pour nous. La solution de Bernard Stiegler passe par une « relance du désir ». Nous désirons travailler et ne nous contentons plus d'un emploi. Nous désirons consommer ce que nous aimons et souffrons d'une consommation addictive. Nous désirons employer notre temps hors travail à autre chose qu'à être des clients d'industries culturelles. Nous désirons et rêvons à l'improbable, interdit par ce capitalisme. Nous désirons et aimons l'intelligence. Nous sommes ces poissons empoisonnés dans leur milieu qui ne rêvent que de s'en échapper « par intermittences » et voler. L'urgence est que l'Europe mette le savoir au coeur de sa politique industrielle, le pharmakon numérique en est l'instrument. Telle est la proposition de Bernard Stiegler pour « réenchanter le monde ». Didier Heulot enseigne la philosophie dans un lycée rennais. Il a fait paraître en 2014 aux Éditions Apogée Qui sont les bêtes ? acheter ce livre
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May 22, 2016 3:23 PM
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Dès sa parution en 1940, Giuseppe Capograssi souligne l’intérêt de cet essai sur Leopardi: « c’est, de l’intérieur, une exploration et une reconstruction complètes de cette pensée organique, comme ja- mais on ne l’avait tentée ». Le premier, Tilgher a su reconnaître l’existence d’une « philosophie de Leopardi », alors même que les voix de l’époque les plus autorisées, à la suite de Benedetto Croce, lui refusaient cette dimension. Il le fait — au sommet de sa maturité et de son propre cheminement philosophique — dans un ouvrage d’une grande élégance d’écriture ; un voyage captivant, pas à pas, dans la pensée leopardienne, selon les étapes que constituent les grands thèmes de la réflexion du poète de Recanati. Et ces thèmes sont toujours les nôtres. Traduit de l’italien par Arnaud Clément. Préface de Stefano Biancu. acheter ce livre
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May 20, 2016 3:46 PM
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Que signifie philosopher, en guetteur critique, dans la postmodernité? Telle est l'interrogation de l'auteur, à partir de la philosophie de Lyotard. En effet, dans un dialogue continuel avec Adorno et Levinas, Lyotard invente une philosophie nouvelle et dresse une critique de notre temps, qui s'affranchit à la fois de l'espérance dialectique, hégélienne ou marxiste, et de tout dogmatisme de la déconstruction. Prenant acte de la succession des politiques d'anéantissement en même temps que de l'ambiguïté constitutive des politiques légitimes, la philosophie du Différend et des ouvrages ultérieurs répond aux enjeux les plus directs des choses politiques. Lyotard nous oriente ainsi vers une philosophie des ordres de justice et la reconnaissance de leurs contours flous, et pose une double mesure : l'une, intérieure au politique, qui relève de l'estime du décidable dans l'action ; l'autre, extérieure, dont attestent les arts, où le modus est celui de l'écriture. Gérald SFEZ est spécialiste de philosophie politique, à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages. Il travaille actuellement sur la diversité des formes du judaïsme philosophique. acheter ce livre
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May 19, 2016 4:24 PM
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L’Europe est à la croisée des chemins. Le flux des réfugiés et le terrorisme islamiste ont plongé le continent dans la plus grande crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans un monde qui fonctionne en excluant des régions et des populations entières, est-ce si surprenant que les sociétés s’effondrent, que les hommes se radicalisent ou qu’ils aspirent à rejoindre l’Europe ? Il ne s’agit pas un choc des civilisations mais d’une nouvelle lutte des classes.C’est pourquoi nous devons impérativement défendre les valeurs européennes, qui sont les seules à même de lutter contre les causes économiques des flux migratoires et du terrorisme. Une telle solidarité globale est peut-être une utopie, mais si nous ne nous y engageons pas, alors nous méritons d’être perdus. Slavoj Zizek est l’auteur d’une œuvre qui en fait l’un des philosophes les plus importants de sa génération. Traduit à travers le monde, il est notamment l’auteur, chez Fayard, de La Parallaxe (2008) et de Moins que rien (2015). acheter ce livre
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May 18, 2016 4:51 PM
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La correspondance entre Leibniz et le physicien hollandais Burcher De Volder, menée de 1698 à 1706, est un texte important pour comprendre la science nouvelle de la puissance et de l’action que Leibniz a inventée et désignée par le néologisme de dynamica. Cet ouvrage présente la première traduction en français d’une correspondance cruciale pour saisir le rapport de la dynamique avec la métaphysique. A cet égard, le concept d’action joue un rôle central : il est, sous la plume de Leibniz, l’objet du principe de conservation (l’action motrice) et la caractéristique essentielle de la substance. Ce concept d’action est ambivalent dans la mesure où Leibniz choisit d’utiliser le même terme et de le doter de la même signification (actio in se ipsum) dans les deux champs théoriques distincts que sont la dynamique et la métaphysique. Le concept d’action permet, en effet, à Leibniz de penser le rapport entre le mouvement dans les corps physiques et la série des perceptions dans les substances simples. La dynamique est, par conséquent, un moyen de rendre intelligible la substance. Cette correspondance est déterminante pour comprendre le renouveau que la dynamique offre à la métaphysique de Leibniz à la fin des années 1690 : l’unité métaphysique de la réalité est assurée et rendue intelligible par l’intégration à la dynamique du lexique métaphysique de l’action. Cette opération conduira au dispositif monadologique de la dernière métaphysique de Leibniz. acheter ce livre
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May 16, 2016 4:00 PM
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Au départ de ce livre, une admiration. Celle du philosophe Patrick Rödel pour Michel Serres et sa pensée, sa langue, sa liberté d'esprit, son humour aussi… Et surtout pour cette étrange relation qui existe dans son oeuvre entre fonds et forme, entre pensée et écriture, dont il tente ici de nous révéler les puissants ressorts. Une réflexion en deux parties, «Michel Serres-écrivain» et «Michel Serres-philosophe», complétée par un «gloserre» qui recense 350 mots du vocabulaire foisonnant que Michel Serres aime à dénicher. À ces mots s'ajoutent certains concepts-clefs de sa pensée, illustrés par des exemples tirés d'une oeuvre résolument tournée vers l'avenir… Conjuguant l'école buissonnière aux bancs de l'université, Michel Serres parcourt les savoirs comme il arpente la langue, pour nous aider à mieux connaître et penser le monde d'aujourd'hui. L'image traditionnelle du sage cède la place à celle de la sage-femme qui aide la vie à éclore. Né à Bordeaux en 1941, ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de philosophie, Patrick Rödel a enseigné en hypokhâgne et en khâgne. Il a écrit des romans et des nouvelles; il est l'auteur d'une biographie imaginaire, Spinoza ou le masque de la sagesse (Climats) et du Livre du cèpe (Confluences). Il est le cofondateur de l'Association Les Ami(e)s d'Henri Guillemin, à qui il a consacré un essai, Les Petits Papiers d'Henri Guillemin (Utovie, 2015). acheter ce livre
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Scooped by
dm
May 16, 2016 3:36 PM
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Le cerveau humain connaît, étudie, explique et comprend, au point qu'il en est arrivé à prendre comme objet d'étude... lui-même. Et les nouvelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau ébranlent profondément nombre de croyances au fondement de la culture occidentale. Car les remarquables avancées des neurosciences rendent en effet désormais envisageable pour certains la perspective d'améliorer le cerveau et de supprimer ses faiblesses et ses " défauts " : le rêve d'un cerveau " parfait " semble à portée de la main. Cette vision conduit à considérer notre cerveau comme un ordinateur qu'il s'agirait d'optimiser en l'améliorant par divers outils pharmacologiques ou informatiques. À partir d'une vulgarisation très pédagogique de recherches récentes souvent très " pointues " en neurosciences, Miguel Benasayag montre ici, de façon fort convaincante, pourquoi ce nouvel idéalisme du " cerveau augmenté " est en réalité une illusion dangereuse : le monde qu'entendent préparer les transhumanistes et certains scientifiques risque fort d'être surtout habité par la folie et la maladie... Une thèse critique solidement argumentée, qui a commencé à faire son chemin dans le milieu des chercheurs les plus préoccupés par les apories et les failles de ce nouveau mythe du progrès. Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, anime le collectif " Malgré tout ". Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont aux Éditions La Découverte dont, avec Angélique del Rey, professeure de philosophie,Connaître est agir (2006) et Éloge du conflit (2007) ; et avec Pierre-Henri Gouyon, Fabriquer le vivant. Ce que nous apprennent les sciences de la vie sur les défis de notre époque (2012). Dernière parution à La Découverte : Clinique du mal-être. La "psy" face aux nouvelles souffrances psychiques (2015). acheter ce livre
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