Le Kurdistan après le génocide
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Le Kurdistan après le génocide
Hommage aux victimes du génocide kurde (182000 morts en 1988, bien plus depuis 1969) et analyse du miracle économique actuel
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April 22, 2015 6:31 AM
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Des tribus sunnites se battent contre Daesh avec leurs propres moyens après avoir rompu avec le groupe terroriste

Des tribus sunnites se battent contre Daesh avec leurs propres moyens après avoir rompu avec le groupe terroriste | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
MAKHMOUR, Iraq — When Islamic State militants swept across northern Iraq last summer, the Sunni al-Lehib tribe welcomed them as revolutionaries fighting the Shiite-led government in Baghdad. But less than a year later, the tribe is bitterly split between those who joined the extremist group...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH CLICK PHOTO FIRST AND THEN THE TITLE

Lorsque les militants de Daesh ont balayé le nord de l'Irak l'été dernier, la tribu sunnite al-Lehib les a accueillis comme des révolutionnaires luttant contre le gouvernement chiite à Bagdad. Mais moins d'un an plus tard, la tribu est amère pour cause de scission entre ceux qui ont rejoint le groupe extrémiste et ceux qui résistent à sa domination brutale.

La tribu est originaire d'un village juste au sud de Mossoul, deuxième ville d'Irak, qui a été capturée par Daesh l'année dernière. Comme de nombreux sunnites dans le nord de l'Irak, ils ont d'abord accueilli le groupe Etat islamique comme des libérateurs.

«Nous étions heureux quand Daesh est venu», a déclaré le chef tribal Nazhan Sakhar, en utilisant un acronyme arabe pour le groupe extrémiste. "Nous avons pensé qu'ils allaient à Bagdad pour établir un gouvernement. Mais alors ils ont commencé à tuer nos propres personnes. Il s'est avéré qu'ils étaient les mêmes que al-Qaida."

Maintenant, il dirige un groupe d'environ 300 combattants qui ont à contrecœur ralliés les troupes irakiens et les forces kurdes pour lutter contre le groupe Daesh - et d'autres tribus qui soutiennent encore les extrémistes.

Les sunnites irakiens se sont plaints de discrimination et d'abus depuis l'invasion américaine qui avait renversé la dictature sunnite de Saddam Hussein et l'avait remplacé par un gouvernement élu dominé par la majorité chiite du pays. Ce mécontentement a alimenté la hausse du groupe sunnite EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) et a ouvert la voie à sa prise de contrôle d'une grande partie du nord et ouest de l'Irak l'année dernière.

Le dilemme des Arabes sunnites

Le gouvernement essaie maintenant de rallier le soutien sunnite, qui sera clé pour vaincre le groupe Daesh. Mais pour beaucoup de sunnites se pose un dilemme, les forçant à choisir entre les extrémistes qui réservent leur pire brutalité pour les traîtres présumés, et ce que beaucoup considèrent comme un gouvernement sectaire avec une histoire de promesses non tenues.

Nazhan Sakhar a combattu une fois avec les Sahwas, ou Conseils de l'éveil, qui étaient composés des tribus sunnites et d'anciens insurgés qui se sont alliés avec l'armée américaine à partir de 2006 pour aider à faire reculer al-Qaïda en Irak, un précurseur du groupe Daesh. Mais le gouvernement chiite n'a jamais réchauffé les relations avec les Sahwas quand les troupes américaines ont retiré leur soutien aux combattants diminué.

Les combattants sunnites payés 600$ par mois par Bagdad mais en manque d'armes

Nazhan Sakhar dit cette fois qu'il reçoit un peu d'aide et que chaque combattant recevoir son premier salaire mensuel de Bagdad, de l'ordre de 600 $.

Mais ils ont du mal à s'armer. "Nous avons reçu des armes des forces de peshmergas (kurdes), mais ce n'était pas assez. Puis, nous avons acheté le reste des armes avec notre propre argent personnel», a-t-il dit. Il a dit qu'il a dépensé $ 150 000 sur les armes, y compris un canon lourd, cinq canons légers, une camionnette et deux lance-grenades propulsées par fusée.

Nazhan Sakhar dit que ses hommes auront besoin de plus d'armes pour conduire le groupe sur Mossoul et ses environs. Il a également déclaré que, avec plus d'armes qu'il pourrait tripler la taille de sa force de combat de 1000 hommes, mais que de nombreux membres de la tribu se retiennent pour l'instant, de peur qu'ils ne soient pas capables de se défendre.

Sa décision de s'allier avec les troupes irakiens comporte des risques graves. Le groupe Etat islamique a massacré les hommes, les femmes et les enfants des tribus sunnites qui se lèvent contre lui. Sakhar dit-il est le deuxième sur la liste de l'Etat islamique. Il a survécu à de nombreuses tentatives d'assassinat, dont une la semaine dernière. Il montre un impact de balle dans sa voiture.

Il déplore aussi le fait qu'il est maintenant aux prises contre ses anciens voisins et membres de la tribu.

"Nous sommes sûrs que beaucoup de gens qui se battent avec Daesh proviennent aujourd'hui de notre tribu," a-t-il dit. «Je suis triste de cette situation, mais ils ont choisi le mauvais chemin."

COMMENTAIRE

Délicat et pourtant nécessaire est le débat sur l'aide à apporter aux Arabes sunnites qui veulent combattre Daesh. Dans un article de BasNews partagé précédemment ("Peshmerga demand heavy weapons in Tal Afar"), le commandant des peshmergas a affirmé que les résidents arabes de Sahl Malih, un village proche de Tal Afar, avaient travaillé contre les forces kurdes, en informant les jihadistes de la présence de peshmergas dans la région. La crainte de la trahison est toujours présente chez les Kurdes qui n'oublient pas que les Baassistes qui ont planifié un génocide contre eux en 1987 et 1988 étaient des Arabes sunnites. D'autant que les preuves ne manquent pas sur les anciens proches de Saddam Hussein qui se sont mis au service de Daesh pour renverser le pouvoir chiite à Bagdad. Mais d'un autre côté, des milliers d'Arabes sunnites sont réellement convaincu de la nécessité d'éradiquer Daesh, ce groupe terroriste qui est très loin d'avoir comblé leurs espérances. 

Le pari est risqué. Mais il mérite d'être relevé en espérant une politique plus équilibrée à l'avenir entre chiites, sunnites... et bien sûr Kurdes. A charge pour les Occidentaux d'y veiller.

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April 21, 2015 5:29 PM
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Répartition des minorités ethniques et religieuses au Kurdistan et dans les territoires disputés

Répartition des minorités ethniques et religieuses au Kurdistan et dans les territoires disputés | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Béatrice D.'s insight:

Super travail signé le_carabinier ‏@LCarabinier. N'hésitez pas à zoomer sur cette carte qui explique bien des choses au Moyen-Orient, et plus particulièrement dans le nord de l'Irak, qui a déjà été le théâtre de trop nombreux génocides.

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April 21, 2015 9:07 AM
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Près de 500 Kurdes ont rejoint Daesh au cours des 2 dernières années : analyse

Près de 500 Kurdes ont rejoint Daesh au cours des 2 dernières années : analyse | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE NRT TV : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO FIRST AND THEN THE TITLE

Au moins 500 jeunes kurdes ont rejoint Daesh dans les deux dernières années, a déclaré lundi le porte-parole du ministère de la Dotation et des Affaires religieuses du gouvernement régional du Kurdistan (KRG).

S'adressant à l'agence turque Anadolu, Mariwan Naqshbandi a ajouté que 250 de ces membres kurdes de Daesh avaient été tués dans le conflit.

"Près de 100 militants kurdes qui ont rejoint l'Etat islamique sont dans la clandestinité en Syrie et d'autres endroits", a déclaré Naqshbandi.

Selon le porte-parole, "jusqu'à 50 combattants kurdes ont regagné la région du Kurdistan et seulement 100 restent dans les rangs de l'EI".

Daesh aurait également tué un certain nombre de recrues kurdes, les soupçonnant d'espionnage et de transmettre des informations aux Peshmergas, aux forces de sécurité et à la coalition.
 Deux vidéos ont été diffusée en mars, vidéos dans lesquelles on voyait des militants kurdes de Daesh décapiter trois peshmergas et en abattre un quatrième séparément d'une balle dans la tête. Tous auraient été capturés par le groupe Daesh dans le nord de l'Irak (NDLR: région de Kirkouk, le 30 janvier 2015).

COMMENTAIRE

Selon un rapport d'experts internationaux, plus de 25.000 combattants étrangers ont rejoint Daesh en moins de 2 ans. Ils viennent de plus d'une centaine de pays.

Les Kurdes n'échappent pas à la propagande remarquablement orchestrée par Daesh sur les réseaux sociaux. Le fait qu'ils soient majoritairement sunnites n'est pas forcément l'élément déclenchant si l'on en juge par le profil des recrues en Europe et ailleurs, recrues qui, pour une part non négligeable, ne sont pas de culture arabe-musulmane. "Le phénomène de radicalisation n'a rien à voir avec la religion", souligne ainsi le préfet Pierre N'Gahane, secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance en France. "La plupart des radicalisés ont en commun une situation d'échec, de rupture, une quête de sens ou d'identité. Ils auraient pu s'accrocher à n'importe quelle branche : une secte, le suicide ou la drogue. La force du discours jihadiste est qu'il donne réponse à tout. Il s'agit d'un kit de solutions."

En France, quelque 1500 jeunes sont partis faire le jihad. Depuis janvier 2014, le nombre de départs de France pour rejoindre le groupe terroriste a fait un bond de 84 %. En outre, les appels à la plateforme mise à la disposition des familles en cas de doutes sur la radicalisation d'un proche sont ainsi passés de 1 608 à 3 246 sur la même période, soit une augmentation de 116 %.

Il faut également signaler que de plus en plus de femmes se laissent laver le cerveau en occultant complètement le fait qu'elles vont servir de chair fraîche pour assouvir les désirs sexuels des combattants (en mars 2015, 136 filles ont quitté la France pour partir au jihad, contre 125 garçons). Et pour cause, "la propagande de l'Etat islamique vise de plus en plus les femmes avec des vidéos conçues pour les séduire". 

Ce long détour pour rappeler à certaines personnes issues de minorités ciblées par Daesh qu'il ne faut pas nécessairement trouver dans les 500 Kurdes traitres à leur patrie un argument de plus pour faire de tous les Kurdes les boucs émissaires responsables de leur souffrance. 

Il y a autant d'esprits faibles au Kurdistan qu'ailleurs. Cela ne veut pas dire que les Yézidis, les Assyriens ou les chaldéens ne devront plus jamais faire confiance aux Kurdes qui, pour l'essentiel, les soutiennent sans réserve... Quand bien même des chefs peshmergas ont failli à leurs devoirs le 3 août 2014 à Shingal en prenant la mauvaise décision face à l'attaque de Daesh qu'ils n'attendaient pas.



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April 20, 2015 4:37 PM
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Barzani: Iran won’t participate in Mosul operation

Barzani: Iran won’t participate in Mosul operation | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS

Massoud Barzani, le président de la région du Kurdistan, a déclaré que l'Iran ne sera pas impliqué dans l'opération prévue pour reconquérir Mossoul, deuxième plus grande ville de l'Irak, actuellement aux mains des jihadistes de Daesh. Les forces kurdes peshmergas et les forces armées irakiennes sont dans la phase de préparation finale pour lancer l'offensive pour libérer Mossoul.

Dans une interview menée par Voice of America (VOA) radio en langue perse, le président Barzani a expliqué que le niveau de coopération entre le peshmergas et les forces de sécurité irakiennes est suffisant et que l'Iran ne fait pas partie du plan pour libérer Mossoul.

Au cours des derniers mois, la présence iranienne parmi les milices chiites de l'Irak avait été notable dans des affrontements avec Daesh dans les provinces d'Anbar et de Salaheddin, au nord de l'Irak.

Le Président Barzani a également déclaré que l'Iran peut jouer un rôle efficace en aidant l'Irak à relever les défis de sécurité actuels, mais que l'Iran devrait soigneusement examinées les intérêts mutuels avec ses voisins de manière à avoir une position équilibrée.

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April 20, 2015 4:21 PM
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EXCLUSIVE: Peshmerga in fight against Baghdad bureaucracy

EXCLUSIVE: Peshmerga in fight against Baghdad bureaucracy | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
The issue of delayed salaries for Peshmerga fighters, despite their continuing fight against ISIS, has become a heated issue in Baghdad.

Although the Peshmerga have been recognized as an Iraqi defense force, Baghdad has combined the Peshmerga's budget with other ongoing disputes between the...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW / CLICK THE TITLE TO READ IT IN ENGLISH

La question des salaires en retard pour les combattants peshmergas, malgré leur lutte continue contre Daesh est devenue une question brûlante à Bagdad.
Bien que les Peshmergas ont été reconnus comme une force de défense irakienne, Bagdad a combiné le budget peshmergas avec d'autres litiges en cours entre le gouvernement central et le gouvernement régional du Kurdistan. Le résultat a été le refus d'accorder le budget pour financer les forces kurdes, laissant certains peshmergas sans rémunération depuis au moins trois mois.
Le débat a divisé le parlement de l'Irak, entre d'un côté des politiciens qui se sentent que les peshmergas méritent la reconnaissance et leur budget, et de l'autre ceux qui sentent les peshmergas trop autonomes pour être payés par le gouvernement central.

VIDEO 2'23" EN KURDE AVEC SOUS-TITRES EN ANGLAIS 

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April 19, 2015 2:22 PM
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Republican Presidential candidate: Washington should arm Kurds directly

Republican Presidential candidate: Washington should arm Kurds directly | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : CLICK THE TITLE TO READ THE ARTICLE IN ENGLISH

Un candidat républicain à la présidentielle américaine a exhorté le gouvernement des États-Unis à armer la région du Kurdistan directement parce que "Bagdad n'en passera pas ... [d'armes] sur l'Kurdes".

Les sénateur du Texas Ted Cruz (Rép.), 44 ans, qui a déclaré sa candidature à l'investiture présidentielle  2016 le mois dernier, a déclaré samedi que l'administration Obama devrait avoir un rôle plus efficace dans la lutte contre les militants de l'Etat islamique en Irak.

«Nous [le gouvernement américain] devrions utiliser notre puissance aérienne écrasante à reprendre chaque parcelle de terrain à l'EIIL. Nous devrions armer les Kurdes. Les Kurdes ont longtemps été nos alliés. Ils sont sur le terrain », a déclaré Cruz au Sommet du leadership républicain à Nashua, New Hampshire.

Les forces Peshmergas kurdes sont de puissants soldats, a dit Cruz, mais "ils sont surclassés dans leurs armes.

«L'EIIL utilise l'équipement militaire américaine qu'ils ont saisi en Irak - et l'administration Obama a refusé de financer les Kurdes. Il envoie des armes à Bagdad, qui n'en passera pas aux Kurdes."

Toute décision sur l'opportunité d'utiliser des troupes de combat américaines devrait être "tirée par les nécessités militaires pour accomplir le but qui est de détruire l'EIIL," a-t-il dit, et toute implication américaine dans un conflit militaire "devrait commencer par une autorisation du Congrès quant à une déclaration de guerre."

Depuis le début des attaques de Daesh contre les Kurdes et la région du Kurdistan,  l'année dernière, les leaders kurdes ont appelé les pays américains et européens à armer directement les forces Peshmergas.

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April 19, 2015 10:00 AM
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Massoud Barzani a souhaité une bonne année aux Yézidis et leur a promis de les protéger des terroristes

Massoud Barzani a souhaité une bonne année aux Yézidis et leur a promis de les protéger des terroristes | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
ERBIL, Kurdistan Region – President Masoud Barzani has marked the New Year celebration of the Yezidi religious minority with a promise to protect them from “terrorists” calling their ancient community an “indivisible part of Kurdistan.”

“No enemy...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION (AVEC RETARD) DU MESSAGE DU PRESIDENT DU KRG, MASSOUD BARZANI, A L'OCCASION DU NOUVEL AN YEZIDI : ARTICLE PUBLIE PAR RUDAW LE 15 AVRIL

Le Président Massoud Barzani a marqué la célébration du Nouvel An de la minorité religieuse yézidie avec une promesse de les protéger contre les «terroristes» qui appellent leur ancienne communauté une «partie indivisible du Kurdistan."

"Aucun ennemi a jamais été capable de détruire les Yézidis kurdes et c'est pourquoi, malgré tous les actes inhumains des terroristes de Daesh à Shingal, ils ne pourront jamais démolir votre forte volonté", a déclaré M. Barzani dans un communiqué publié mercredi, se référant à l'acronyme arabe de l'EIIL.
Dans une interview accordée à Rudaw, le Dr Dakhil Sheikh Saeed, un Yézidi bien connu et ancien ministre dans le gouvernement régional du Kurdistan, a déclaré cette célébration de la nouvelle année, ou mercredi rouge, sera cette année un événement émouvant pour la foi après avoir subi tant de cruelles souffrances des mains de Daesh.
"On estime à 130 000 le nombre de Yézidis qui ont fui pour sauver leur vie et ont cherché refuge dans la région du Kurdistan. Comment pouvons-nous être heureux avec une telle calamité scandaleuse qui nous est arrivé? Demain, nous célébrerons aussi la catastrophe de l'année dernière quand Daesh a repris Shingal en août", a déclaré le Dr Dakhil Sheikh Saeed .
Massoud Barzani a noté que les Peshmergas ont aidé à libérer Shingal et ont sacrifié leurs vies pour protéger leurs «frères et sœurs» yézidis.

Shingal, dans la province de Mossoul, est la patrie ancestrale de la foi yézidie. Des milliers de yézidis ont été massacrés lorsque Daesh a envahi la région en août, et 5000 sont toujours portés disparus.
Pourtant, le président a souligné les progrès Peshmergas dans les zones à proximité de Shingal, annonçant que «la majorité de la région de Shingal a été libérée par les forces Peshmergas."
"Rien ne viendra jamais diviser les Kurdes Yézidis du Kurdistan de la nation kurde" a conclu le président Barzani.

COMMENTAIRE

Une main tendue et des mots d'apaisement qui font du bien, même si rien de fera jamais revenir les victimes de la barbarie islamo-fasciste que tente d'imposer Daesh.




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April 6, 2015 7:27 PM
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L'arrestation de Haydar Shesho est venue d'un ordre officiel du gouvernement kurde

L'arrestation de Haydar Shesho est venue d'un ordre officiel du gouvernement kurde | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE EZIDI PRESS

"Le gouvernement régional du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, a confirmé que le commandant en chef du HPS a été arrêté sur ordre officiel du gouvernement. Il sera traduit devant un tribunal dès le 6 avril et inculpé pour `avoir créé une milice illégitime". Cela a été annoncé par le porte-parole du gouvernement kurde il y a quelques heures lors d'une déclaration publique.

Après que les quelque 10 000 soldats peshmergas déployés dans Shingal s'étaient enfuis début août 2014, alors que Daesh envahissait la région, les Yézidis avaient formé une milice d'autodéfense dont le Commandant suprême était Haydar Shesho. Mais le gouvernement kurde ayant refusé de fournir l'aide militaire nécessaire, le commandant du HPS avait approché le gouvernement irakien qui avait fourni des armes et de l'équipement à ses unités.

Bien que le HPS avait été juridiquement enregistré en tant que partie de "al-Shabi Hashd", une milice chiite autorisée, ce qui permettait au gouvernement irakien d'armer les Yézidis légalement, la structure commandée par Shesho continuait à fonctionner indépendamment.

Environ 3000 combattants Yézidi sous la direction de Shesho sont mobilisés à Shingal et prêts pour une nouvelle escalade."

COMMENTAIRE

Que cherche le KRG? Là, franchement, je m'interroge. Car l'arrestation de Haydar Shesho, le neveu de Qasim Shesho, a tout d'une erreur stratégique et politique. Pourquoi l'arrêter maintenant et pas l'été dernier si son unité d'autodéfense était vraiment illégale? Le traumatisme dû au 74e génocide de l'histoire yézidie est encore dans toutes les têtes. Les Yézidis sont considérés à ce jour comme les plus grandes victimes de la politique sectaire du groupe terroriste Daesh. C'est le massacre de milliers d'entre eux, en raison de leur religion, qui a poussé les Etats-Unis à rechercher la coalition la plus large possible pour mettre en place une force d'intervention aérienne, en appui des troupes irakiennes et kurdes au sol. Kurdes qui, en dépit de leur repli précipité début août 2014, se sont toujours affirmés comme les protecteurs des minorités dans le nord de l'Irak. Pourquoi dès lors faire passer le chef de cette unité d'autodéfense pour une victime aux yeux du monde, alors même que le monde a besoin de toutes les bonnes volontés sur le terrain pour se battre contre Daesh? 

Oui, le PKK joue un jeu trouble dans la région de Shingal où le départ précipité du PDK, le 3 août dernier, a laissé un vide que les Kurdes de Turquie et de Syrie se sont empressés d'occuper. Oui, la politique du parti d'Apo (Ocalan, le leader emblématique, toujours incarcéré en Turquie) est différente de celle de Massoud Barzani (le président de la Région autonome du Kurdistan, ex chef des peshmergas du PDK durant la guerre contre le régime de Saddam Hussein). Mais qu'est-ce que la politique vient faire dans cette guerre où tous les Kurdes devraient être unis, quelle que soit leur religion ou la couleur de leur parti! Croyez-vous que les terroristes de Daesh demandent la carte d'identité des Kurdes ou des Yézidis qu'ils enlèvent? Croyez-vous qu'ils leur demandent pour qui ils votent avant de leur couper la tête? Non! 

Il faut raison garder, que l'on soit Kurde et/ou Yézidi.

Beaucoup de Yézidis meurtris par le génocide du mois d'août ont tendance à en rendre responsable Massoud Barzani, que j'ai vu comparé ici et là à Hitler, à al-Baghdadi ou à Saddam Hussein, celui-là même qu'il avait combattu pendant des années. Quelle idiotie! Et pourtant, cette rage intérieure leur a bel et bien fait perdre tout recul sur la situation.

Oui, le KRG ne leur a pas fourni les armes qu'ils demandaient. Et pour cause, des armes dignes de ce nom, il n'en avait pas assez pour ses peshmergas. Parmi eux, 1050 sont tombés au champ d'honneur entre début août 2014 et fin mars 2015, dont quelques-uns autour du mont Shingal - le fief des Yézidis - qui a finalement été libéré en décembre. Oui, le KRG aurait pu fournir l'équipement! Mais c'est oublier un peu vite la chute des prix du pétrole et la crise humanitaire avec 1,5 million de personnes supplémentaires à nourrir dans une petite région de 6 millions d'âmes oubliées par Bagdad. Et oui, le Kurdistan, qui a droit d'après la constitution irakienne à 17% du budget de la nation, n'a quasiment rien touché depuis janvier 2014 à cause d'un différend avec le gouvernement de Maliki à l'époque. Ce sont donc les Kurdes solidaires qui font de leur mieux pour les réfugiés et autres déplacés, Yézidis compris. Les Kurdes qui, c'est vrai, ont été accusés de ne pas beaucoup se battre pour le développement économique de Shingal, y compris avant que Daesh prenne Mossoul le 9 juin 2014. Mais Shingal faisait partie des territoires disputés et le PDK, qui avait effectivement un rôle politique sur ce district, renvoyait la balle dans le camp de Bagdad qui ne voulait pas laisser le KRG prendre administrativement en charge cette région kurdophone. 

Tout cela est de bonne guerre. Comme il est de bonne guerre que le HPS, le groupe d'auto-défense yézidi créé par Haydar Shesho ait cherché dans les milices chiites le soutien qu'il ne trouvait pas auprès des peshmergas. Des chiites aux pratiques presque aussi violentes que Daesh mais qui ont le mérite d'être "plein de fric". D'où vient l'argent? Du gouvernement irakien qui se fait toujours tirer l'oreille pour verser les salaires des peshmergas majoritairement sunnites mais ne rechigne en rien dès lors qu'il est question de financer et d'armer les milices chiites, par ailleurs bien aidées par l'Iran. 

C'est vrai, l'argent n'a pas d'odeur par temps de guerre. Mais il pourrait en avoir une après la défaite de Daesh. Car cette défaite viendra, n'en doutons pas. Et alors, quel rôle joueront les Yézidis? C'est ce qui inquiète certainement le KRG qui ne voit déjà pas d'un bon oeil le PKK et le YPG piétiner ses plates-bandes à la frontière avec Rojava, le Kurdistan de Syrie. 

Tout cela ne serait pas arrivé si les Etats-Unis et les pays européens avaient aidé le Kurdistan directement.

La montée des tensions entre Kurdes et Yézidis est le fruit d'un long passé évidemment. L'arabisation forcée a sans doute éloigné bien des Kurdes sunnites, majoritaires au Kurdistan, de ceux dont ils partageaient la religion il y a plusieurs centaines d'années. Mais leurs cultures sont si proches que l'on peine à croire que ces frères - qui défendent les mêmes valeurs - se déchirent ainsi.

Les Yézidis avaient simplement besoin d'être pris en considération après le drame qu'ils ont vécu au cours du mois d'août 2014 et que tous vivent encore, au travers des milliers d'épouses, de soeurs ou de mères encore réduites en esclavage sexuel par Daesh. Seulement;, Bagdad a imposé aux pays de la coalition de livrer dans la capitale irakienne les armes lourdes destinées à l'effort de guerre. Et à peine 10% arrivent aux peshmergas derrière. 

Cette politique suivie par les Etats-Unis et tous les pays européens a montré ses limites. Et beaucoup maintenant s'interrogent. Faut-il suivre l'exemple de l'Allemagne? Seul pays à ce jour à livrer des armes directement aux Kurdes? Passé la terrible débandade de Shingal, les peshmergas mal préparés se sont vite repris avec l'aide de formateurs occidentaux. Ils ont enchaîné les victoire sur le terrain, en particulier depuis le mois de novembre 2014. Et ont prouvé qu'ils étaient les combattants les plus efficaces face à Daesh. Si les pays occidentaux leur avaient donné les armes qu'ils réclamaient depuis longtemps, les Kurdes de Bashur (Kurdistan sud, en Irak donc) auraient certainement pu apporter une autre réponse à la demande d'Haydar Shesho lorsqu'il a réclamé des armes au KRG il y a quelques mois. Ils n'ont pas été en mesure de le faire. Et aujourd'hui, ce sont les chiites qui en profitent pour étendre indirectement leur influence sur Shingal avec les risques que l'on imagine pour l'après-Daesh.

Retour à la table des négociations.

Pour autant, c'est autour d'une table de négociation que le différend ainsi créé entre Yézidis et Kurdes doit se régler, pas dans un tribunal. Augmenter les rancoeurs entre les frères d'hier contribuerait à terme à accentuer les divisions entre les Kurdes. Cela pourrait même les priver de l'Etat indépendant dont ils rêvent. 

Quand est-ce que les Kurdes comprendront que leur principal ennemi... c'est eux-mêmes?

Et quand est-ce que les Yézidis comprendront qu'ils resteront un nain - dans le contexte régional - s'ils ne rejoignent pas leur vraie famille, celle dont le nom est apparu pour la première fois sur une tablette en argile remontant au IIIe millénaire avant JC, une tablette gravée avec des caractères cunéiformes sumériens qui évoquaient une terre appelée Karda, ou Qarda, située au sud du lac Van (le plus grand lac de la Turquie actuelle). Karda dont le nom s'est peu à peu transformé au fil des siècles pour former le mot "kurde" en -1000 avant JC, comme en atteste la découverte de documents assyriens de l'époque. Sur ce sujet, lire mon article: Erbil ou Hawler, quel est le juste nom de la capitale du Kurdistan. Cette même terre kurde où les habitants pratiquaient la même religion et parlaient la même langue que les Yézidis.

Pourquoi, dans ces conditions, s'acharner à distendre des liens déjà trop distendus par l'histoire? Pourquoi donner raisons aux Daechiens de toutes les époques - arabes, perses ou ottomans - qui ont toujours dominé les Kurdes en les divisant. 

Aujourd'hui, il n'est pas question pour les Kurdes et les Yézidis de faire table rase du passé. Mais tout simplement de ne pas recommencer les mêmes erreurs.

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April 5, 2015 1:42 PM
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Les autorités kurdes arrêtent un activiste Yézidi qui avait critiqué le représentant local du PDK sur Facebook

Les autorités kurdes arrêtent un activiste Yézidi qui avait critiqué le représentant local du PDK sur Facebook | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE EZIDI PRESS : POUR LE LIRE EN ANGLAIS, CLIQUEZ SUR LE TITRE

L'activiste yézidi Kheri Ali Ibrahim a été arrêté le samedi 4 avril par les forces de sécurité kurdes du KRG dans nord de l'Irak après avoir critiqué les autorités locales sur Facebook. Ibrahim est membre de  “Initiative for Ezidis around the world” («Initiative pour les Yézidis à travers le monde»), un collectif qui prend principalement soin de réfugiés mais qui a également pour but la défense des droits de l'homme des Yézidis. L'activiste Nareen Shamo a exprimé à plusieurs reprises des critiques publiques concernant la façon dont les autorités kurdes traitent les Yézidis et a déclaré que l'arrestation d'Ibrahim a été effectuée pour des raisons politiques.

Le 4 avril, des forces de sécurité ont arrêté Ibrahim dans un camp de réfugiés à Zakho, puis l'ont emmené en garde à vue à Semel. Le collectif "Initiative..."  exige la libération immédiate d'Ibrahim, accusant les autorités kurdes de violer les droits humains fondamentaux. Les autorités kurdes n'ont pas encore commenté cette accusation.

Les tensions entre les Yézidis et les autorités kurdes ont sensiblement augmenté après que les autorités aient interdit aux manifestants les drapeaux des forces de résistance Yézidies qui se sont battu contre Daesh depuis le 3 août. Les Unité de protection de Shingal HPS ont pris position sur la controverse du drapeau et appelé sur Yézidis à insister sur leur droit.


COMMENTAIRE

EN choisissant la répression plutôt que le dialogue avec les activistes Yézidis, le KRG est en train de se faire piéger dans les grandes largeurs dans la région de Shingal... et donc dans les camps de déplacés où les Yézidis rescapés du 74e génocide de leur histoire ont trouvé refuge en août 2014. Chassés par Daesh, les Yézidis n'ont dans un premier temps trouvé que les Kurdes du PKK (Turquie) et du YPG (Syrie) pour leur venir en aide. A l'époque, les peshmergas (Irak) portaient le label du PDK, le parti leader de la coalition au pouvoir dans la Région autonome, celui-là même qui avait l'autorité administrative sur Shingal.

Les peshmergas mal préparés

Mal préparés face à des troupes supérieures en nombre et en armement, ces peshmergas ont battu en retraite en laissant la minorité Yézidie à son triste sort, avec malheureusement 7000 victimes à la clé, sans compter les 5000 femmes et enfants enlevés par la secte sanguinaire d'al-Baghdadi. Depuis, la rancune n'a fait qu'aller croissant à l'encontre du KRG et en particulier de son président, Massoud Barzani, l'ancien secrétaire général du PDK jugé responsable par beaucoup.

La concurrence du PKK

Le fait que Massoud Barzani ait supervisé lui-même la contre-attaque de 8000 peshmergas, le 17 décembre, pour lever le siège du mont Shingal, n'a rien changé au problème. Et pour cause, le PKK et le YPG ont profité du vide laissé par le KRG pendant quatre mois pour former des combattants yézidis à leurs armes... et à leur idéologie du confédéralisme démocratique. Un entrisme pas forcément bien vu par Erbil alors que les tentatives de créer des branches du PDK en Turquie et en Syrie se sont toujours heurtées à l'intransigeance des partis "frères" du PKK et du YPG.

Des promesses de Fazil Mirani... 

Chacun voulant protéger son "pré-carré", le KRG a fait des promesses aux Yézidis immédiatement après avoir brisé le siège de la montagne sur laquelle vivotaient 12.000 rescapés. Et pour cause, la plupart des Yézidis de Shingal croyaient que la principale raison de la chute de la ville, c'est que ses fonctionnaires n'étaient pas yézidis, et donc n'étaient pas désespérés au point de défendre la ville le 3 août. "La (future) administration et la sécurité de Shingal seront remises entre les mains des Yézidis," avait donc promis Fazil Mirani, le Premier secrétaire du PDK le 24 décembre 2014, se félicitant que des milliers de Yézidis aient rejoint les forces Peshmergas en tant que bénévoles pour reconquérir leur région (cliquez sur le lien pour lire un article sur les promesses de Mirani à l'époque. Attention, l'article est en anglais). 

Mais pas d'armes pour les combattants yézidis

Le problème est que ces combattants yézidis n'ont jamais reçu l'armement qu'ils réclamaient et que le mécontentement a été croissant. Dès lors, on a vu deux mots d'ordre apparaître dans les manifestations organisées par des Yézidis proches du PKK: la reconnaissance du génocide par la communauté internationale d'une part, et la demande de création d'une zone de protection autonome pour les chrétiens et les Yézidis, zone de protection que certains, au sein de ces minorités, souhaitent indépendante de Bagdad et Erbil, au prétexte que les Yézidis n'ont plus confiance en ceux qui étaient censés les défendre. 

Entre Bagdad et Erbil

Pas sûr que la communauté internationale ait envie d'accéder à cette demande au risque de créer un précédent dans bien d'autres endroits sur la planète. La logique voudrait plutôt que les Yézidis fassent un choix entre Bagdad, l'Etat irakien donc, et les Arabes d'un côté, ou la Région autonome et les Kurdes de l'autre, ces derniers étant beaucoup plus proches de leurs valeurs et de leurs cultures. 

Les erreurs stratégiques du KRG

Mais pour les encourager en ce sens, le moins que l'on puisse dire, c'est que le KRG ou plutôt ses représentants dans les régions de Shingal, Zakho et Akré n'ont pas choisi la bonne stratégie. Au lieu de se mettre autour d'une table et de discuter, ils ont commencé par interdire le drapeau rouge et blanc des Kurdes et à réprimer des manifestations globalement pacifiques. Autre impair, l'arrestation de cet activiste, Kheri Ali Ibrahim, le 4 avril. Pour couper court aux rumeurs, le KRG serait bien inspiré de faire la lumière sur ce qui s'est effectivement passé dans les manifestations qui ont dérapé. 

Libération impérative des Yézidis arrêtés

Le secret et les combines n'ont jamais fait bon ménage avec la démocratie, système auquel prétendent les Kurdes. La transparence est la seule faon de renouer des liens distendus avant de recréer les conditions de la confiance entre les deux parties. Le KRG doit aussi donner des gages de sa bonne foi. Et ça passe par une libération sans condition des Yézidis arrêtés ces derniers jours. 

Renouer la confiance

Contrairement aux apparences, les Yézidis qui "aboient" beaucoup sur les réseaux sociaux ne sont pas forcément majoritaires dans leur communauté. Mais ceux qui s'affirment encore comme Kurdes ont besoin de sentir qu'Erbil les considère comme tels, à l'instar de n'importe quel autre habitant de la région autonome. Or, eux qui - pour la plupart - ont toujours habité les territoires disputés ont longtemps été les parents pauvres de la politique en Irak, Erbil et Bagdad se renvoyant régulièrement la balle sur qui devait payer pour aider cette région à se développer.

Résultat, Shingal est restée une région pauvre, éloignée de tous les grands services publics de l'Etat (enseignement supérieur compris) et des grandes infrastructures routières du pays. Une situation devenue intolérable pour les Yézidis qui ont payé le prix du sang. Les Kurdes qui ont vécu la même situation au temps de Saddam Hussein sont les mieux placés pour les comprendre. Alors vite, que les uns et les autres retrouvent la voie de la sagesse et discutent ensemble de leur destin commun, car Daesh est là qui rode encore. Daesh qui, lui, ne fait pas de différence entre les Kurdes et les Yézidis. De son point de vue, tous méritent la mort comme apostats. 





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April 1, 2015 7:22 PM
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Vidéo : en Irak, les peshmerga arment des milices sunnites anti-EI

Vidéo : en Irak, les peshmerga arment des milices sunnites anti-EI | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Depuis plusieurs mois, les combattants kurdes arment des milices arabes sunnites pour lutter contre l'EI. Objectif : disposer d'unités supplétives susceptibles d'être mieux acceptées par les populations arabes sunnites.
Béatrice D.'s insight:

J'observe tout de même que l'armement est symbolique et que les peshmergas expriment ouvertement leurs doutes, estimant qu'on ne peut pas faire confiance aux Arabes.

Le choix du KRG (le gouvernement du Kurdistan)apparaît donc d'abord comme politique, pour préserver l'après Daesh.

Petite touche d'espoir tout le même, il y a 6 mois, les Arabes sunnites de cette milice n'étaient que 50. Ils sont 500 aujourd'hui. Et 1500 aspirent à les rejoindre. Peut-être aussi un effet des premières défaites de Daesh, surtout depuis me-décembre, dans les secteurs de Shingal, Mossoul et Kirkouk.

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March 31, 2015 8:17 PM
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Irak : «Les peshmergas ne sont pas une menace pour les pays voisins»

Irak : «Les peshmergas ne sont pas une menace pour les pays voisins» | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Mustafa Qadir Mustafa est le ministre de la Défense des combattants kurdes. Il l'assure : si les peshmergas reçoivent assez d'armes, ils pourront «écraser» l'Etat islamique.
Béatrice D.'s insight:

Invité à Paris à l’initiative de la revue la Règle du jeu et de son directeur Bernard-Henri Lévy, Mustafa Qadir Mustafa est venu accompagné de sept hauts responsables militaires des peshmergas, dont le général Serwan Barzani, commandant de la région d’Erbil. Il doit notamment rencontrer le mercredi 1er avril le Président François Hollande ainsi que des responsables du Quai d’Orsay et du ministère de la Défense. Il a répondu aux questions de Libération.

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March 30, 2015 7:11 PM
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Les principaux chefs Pershmergas reçus par François Hollande mercredi à Paris

Les principaux chefs Pershmergas reçus par François Hollande mercredi à Paris | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
A l’invitation de la Règle du Jeu et de son directeur Bernard-Henri Lévy, les principaux chefs Pershmergas du Kurdistan irakien qui, avec quelques dizaines
Béatrice D.'s insight:

POUR COMPLETER L'ARTICLE DE GILLES HERTZOG

BHL avait mis en relation la guerillera libyenne et Nicolas Sarkozy en son temps. Un pari sur l'avenir. Le soutien de la France s'était avéré décisif pour la suite des événements. Mais un pari en partie raté vu le chaos qui a succédé à la chute de Kadhafi en Libye.

Qu'à cela ne tienne, le philosophe français le plus médiatique depuis trente ans n'est pas du genre à se laisser abattre. Le mercredi 1er avril - non, ce n'est pas un poisson - il récidivera  en mettant en relation les chefs d'une autre guerillera - beaucoup plus organisée celle-là - avec le successeur de Nicolas Sarkozy, à savoir le président François Hollande.

1050 km de frontière entre les combattants kurdes et Daesh

Qui sont ces hommes? Les principaux chefs des peshmergas qui tiennent un front de 1050 km avec Daesh, à la limite du Kurdistan irakien dont ils sont les fiers défenseurs. Cette région située au nord de l'Irak a chèrement payé le prix de l'autonomie accordée de fait par l'ONU lorsque la communauté des nations a imposé une zone d'interdiction aérienne à l'armée de Saddam Hussein au-dessus du 32° parallèle. Une "no-fly zone", il fallait bien ça pour empêcher la solution finale programmée de longue date contre les Kurdes par le régime baassiste de Saddam. Résultat, après la chute de Saddam, l'ancienne région martyrisée a continué à s'émanciper au point de créer un régime parlementaire et sa propre armée. Une armée défensive par nécessité, faute de pouvoir disposer d'armes lourdes pour étoffer un arsenal essentiellement composé de kalachnikovs, de lance-roquettes et d'orgue de Staline. Bagdad va y veiller de longues années, de peur de voir les anciens "vassaux", au nord, réclamer leur indépendance.

Des peshmergas sous-armés

Mais ce faisant, le gouvernement irakien s'est tiré une balle dans le pied sans le savoir avant que Daesh attaque Mossoul le 9 juin 2014. Les Kurdes n'ont pas bougé alors. Il s'agissait d'un différend entre Arabes sunnites et Arabes chiites. Mais Daesh a profité de la débandade de l'armée irakienne pour s'emparer de toutes les armes lourdes laissées sur place par les Etats-Unis avant le retour des GI's au pays. Et, moins de deux mois plus tard, ce sont les minorités chrétiennes et yézidies censées être protégées par les Kurdes qui en faisaient les frais! Obligés à leur tour de battre en retraite, les peshmergas se sont alors promis de laver l'affront de Shingal (secteur yézidi) et Qaraqosh (première ville chrétienne d'Irak). Et ils ont réussi leur pari grâce au soutien aérien des avions de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

Une guerre se gagne au sol

Seulement, tous les experts vous le diront, une guerre se gagne au sol. Les peshmergas irakiens comme les Kurdes d'Iran, de Turquie et de Syrie qui sont venus les aider à vaincre Daesh sont sans doute les opposants les plus déterminés face au groupe terroriste. Comme le rappelle Gilles Hertzog dans son article publié sur le site de Bernard-Henri Levy, les Kurdes ont toujours été les grands opprimés du Moyen-Orient, en particulier en Irak où le régime baassiste de Saddam Hussein avait programmé leur extermination. "Mais Le dictateur irakien et sa politique de la terre brûlée, vingt ans durant, n’en vinrent jamais à bout", et ce n'est pas un hasard. 

Pour une laïcité "à la kurde"

L'esprit de résistance est dans l'ADN du peuple kurde, un peuple aux religions diverses, qui a lui-même beaucoup souffert et qui s'est donc présenté en protecteur des minorités lorsque la constitution irakienne a entériné l'existence d'une région semi-autonome au nord du pays. Un peuple qui a envie de promouvoir une laïcité "à la kurde" au Moyen-Orient.

Mais aujourd'hui, l'urgence n'est pas là. L'urgence est de reconquérir le terrain perdu (victoires après victoires, depuis novembre 2014, c'est en bonne voie) et de battre Daesh. Pour cela, les peshmergas ont besoin d'armes lourdes, des armes que Bagdad se réserve à chaque livraison américaine ou européenne, de peur que les Kurdes n'en profitent pour réclamer leur indépendance après la guerre.

Un nouvel équilibre régional

Et alors? Et si le nouvel équilibre régional, entre les mondes perses, arabes et turcs passait par là! Les Kurdes constituent le plus grand peuple du monde sans Etat. 40 millions de personnes ont été éclatées entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie selon le bon vouloir des vainqueurs de la Première guerre mondiale qui, en 1923, ont tracé les nouvelles frontières du Moyen-Orient à la règle. La France, qui a fait ce choix à l'époque, croyait peut-être bien faire. Ou cherchait plus vraisemblablement à défendre ses intérêts. Quoi qu'i en soit, elle ne s'est pas préoccupé des conséquences pour les populations locales.

Sauvés une première fois par Danielle Mitterrand, "la Mère des Kurdes"...

Aujourd'hui, François Hollande a la possibilité de corriger les erreurs passés, en premier lieu en écoutant les chefs peshmergas qu'il va recevoir à l'Elyse. Ce qu'ils vont dire, Massoud Barzani, le président de la Région autonome, a déjà eu l'occasion de le dire à François Hollande en France et au Kurdistan. Les deux hommes s'estiment, tout comme Massoud Barzani estimaient François et Danielle Mitterrand qui ont sauvé le peuple kurde du génocide grâce à leur action à l'ONU, en 1991. Mais ce respect mutuel doit maintenant se traduire en actes. Les livraisons d'aide humanitaire et d'armes légères, c'est bien. Les bombardements aériens des avions Rafales sur les terroristes qui menacent les peshmergas, aussi.  Mais si les Kurdes veulent passer à l'offensive pour reprendre Mossoul et d'autres grandes villes avec l'armée irakienne, ils ont besoin d'être armés un peu plus qu'ils le sont actuellement. Il y va de l'honneur de la France... mais aussi de son intérêt stratégique dans une région du monde qui regorge de pétrole, une région où la France bénéficie d'une véritable aura grâce au couple Mitterrand. 

François Hollande sera-t-il "le Père des Kurdes"?

Danielle Mitterrand restera pour l'éternité "La mère des Kurdes" aux yeux des descendants des Mèdes. Et si François Hollande devenait 25 ans plus tard "Le Père des Kurdes" et de toutes les minorités qui veulent continuer à vivre libres entre la province de Ninive et la Région du Kurdistan! Un soutien militaire clair et ostentatoire de la France au Kurdistan pourrait bien faire sauter de nombreux verrous dans le monde, que ce soit sur les livraisons d'armes ou la reconnaissance officielle des nombreux génocides qui ont frappé les peuples kurdes, yézidis, chrétiens, assyriens et arméniens de la région. L'occasion de rappeler qu'on commémore en 2015 le souvenir de centaines de milliers de morts arméniens tués par l'armée ottomane en 1915.  

Ce serait dommage que nos enfants se disent en 2115 : "Tiens, on aurait pu sauver les Kurdes qui ont donné leur vie pour éliminer Daesh de la surface de la terre, et on ne l'a pas fait!"

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March 28, 2015 6:51 AM
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Fabius à l'Onu : priorité au retour des minorités persécutées au Moyen-Orient

Fabius à l'Onu : priorité au retour des minorités persécutées au Moyen-Orient | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Devant le Conseil de Sécurité de l'Onu, le ministre des Affaires étrangères a appelé la communauté internationale à tout faire pour permettre le retour chez elles des minorités du Moyen-Orient persécutées, dénonçant "entreprise barbare d'éradication ethnique et religieuse".
Béatrice D.'s insight:

Dans ce dossier de France Info également,  l'interview audio de Yoanna Petrosmouché, archevêque de Mossoul.

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March 25, 2015 7:22 PM
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EU discusses KRG security, potential independence

EU discusses KRG security, potential independence | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
ERBIL, Kurdistan Region - A recent delegation to the Kurdistan Region by members of the European Parliament has reported back to its peers on an array of issues facing the region, including the potential push for independence.

Dlawar Azhgayi, the European Union representative of the...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW

Une délégation du Parlement européen de retour récemment de la Région du Kurdistan a fait un rapport à ses pairs sur l'éventail des problèmes auxquels font face la Région, mais aussi sur la pression en faveur de l'indépendance.

Dlawar Azhgayi, le représentant du gouvernement régional du Kurdistan (KRG) auprès de l'Union européenne, a déclaré à Rudaw mardi que le parlement discutait de la situation sécuritaire actuelle dans la région du Kurdistan et des arrangements politiques et financiers entre Bagdad et Erbil.

"Il a été question du référendum que la région du Kurdistan va organiser pour décider de son indépendance, projet qui a été retardé en raison de la guerre contre Daesh dans la région", a ajouté Azhgayi.


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March 25, 2015 6:39 PM
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Les chrétiens d’Irak se cherchent un sauveur

Les chrétiens d’Irak se cherchent un sauveur | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article de Etienne Dubuis publié le 26 mars 2015. 


Béatrice D.'s insight:

Certains syriaques rêvent d’une région autonome commune avec les Yézidis protégée par l’ONU. D’autres préfèrent une alliance avec les Kurdes.

Analyse de l’historien Sébastien de Courtois, spécialisé dans les minorités religieuses d’Orient, en lien. Cliquez sur le titre pour lire l'article.

LIRE AUSSI CET ARTICLE EN ANGLAIS : 2,5 millions de chrétiens ont quitté l'Irak depuis 2003

Daprès l'article en lien en anglais, 2,5 millions de chrétiens ont quitté l'Irak depuis 2003. Il en resterait 1,3 million. Mais tous les jours entre trois et cinq famille chaldéennes et assyriennes chercheraient encore à quitter l'Irak pour les pays voisins.

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March 24, 2015 6:50 AM
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Le Kurdistan irakien au bord de la rupture économique, sécuritaire et sociale

Le Kurdistan irakien au bord de la rupture économique, sécuritaire et sociale | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Au Kurdistan irakien, les conséquences économiques et sociales de l’accueil de plus d’un million de déplacés fuyant les djihadistes du groupe qui se fait appeler l’État islamique (EI), en plus des 225 000 réfugiés syriens, sont désastreuses et les risques se multiplient pour les plus vulnérables.
Béatrice D.'s insight:

LES CHIFFRES CLES DE L'ANALYSE D'IRIN, le Service d'informations et d'analyses humanitaires (cliquez sur le titre pour lire l'article d'IRIN en entier)

  1. Le Kurdistan irakien accueille plus d’un million de déplacés qui ont fui les jihadistes de Daesh, le groupe qui se fait appeler l’État islamique (EI), en plus de 225 000 réfugiés syriens. 
  2. La population de la région semi-autonome a augmenté de 28 % en un an.
  3. Dans certains camps de réfugiés, 50 personnes partagent une seule latrine (WC).
  4.  La crise liée à l’État islamique combinée au gel budgétaire (les salaires des fonctionnaires et peshmergas kurdes ne sont pas payés par Babgad depuis des mois) a découragé l’investissement, qui a baissé de deux tiers en 2014.
  5. En février 2015, l'ONU a annoncé qu’en l’absence de dons supplémentaires ce mois-ci, jusqu’à 60% de ses programmes pourraient être réduits ou écourtés.
  6. Au 19 mars, le Plan de réponse stratégique (PRS) n’était financé qu’à hauteur de 38%, soit un manque à gagner de 1,4 milliard de dollars. 
  7. Selon Sibel Kulaksiz, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Irak, plusieurs scénarios de déroulement de la crise sont possibles dans les prochains mois. Le pire prévoit un afflux de plus de 100 000 réfugiés syriens et 500 000 déplacés. Pour faire face à un tel scénario, le KRG aurait besoin de 2,5 milliards de dollars supplémentaires.
COMMENTAIRE
Saluer les Kurdes car étant le dernier rempart sur le terrain contre le fascisme vert à la sauce Daesh, c'est bien. Encore faut-il leur donner les moyens militaires et financiers de faire face à la pire catastrophe mondiale depuis la guerre de 39-45. Les civils kurdes comme les peshmergas ne manquent pas de motivation, mais ils manquent d'argent et d'armes. La montée du mécontentement est un terreau fertile dont sauront profiter les extrémistes, on peut en être sûr. Obligé de serrer la vis dans toutes ses enveloppes budgétaires, à une période où le prix du pétrole est en baisse, le KRG pourrait bien avoir à faire face à de nouveaux défis. Les risques d'attentats sur son sol progressent. Les réfugiés n'en peuvent plus et se montrent parfois de plus en plus hostiles vis-à-vis de ceux-là mêmes qui leur ont tendus la main, se considérant (parfois à juste titre) comme de sous-citoyens. A ce rythme,  le danger pourrait finir par venir de l'intérieur du Kurdistan et alors la lutte contre l'extrémisme sera d'autant plus difficile. Aigreur, jalousie, sentiment d'abandon et pauvreté contribuent à monter les gens les uns contre les autres et à accentuer les dérives communautaires dont le Kurdistan avait longtemps été préservé. La communauté internationale ne peut plus se voiler la face.
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March 23, 2015 7:14 PM
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Vidéo de propagande : un nouveau peshmerga exécuté par Daesh, face caméra

Vidéo de propagande : un nouveau peshmerga exécuté par Daesh, face caméra | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
ERBIL, Kurdistan Region - A Peshmerga soldier dressed in a yellow jumpsuit was murdered execution-style with a shot to the back of the head, in an ISIS video posted online Monday, just days after a similar posting before Newroz showed three captive Kurdish soldiers beheaded by the militants.

The...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : POUR LE LIRE EN ANGLAIS, CLIQUEZ SUR LE TITRE

Un soldat peshmergas vêtu d'une combinaison jaune a été assassiné d'une balle à l'arrière de la tête, dans une vidéo mise en ligne par Daesh lundi, quelques jours après une annonce similaire avant Newroz qui avait montré trois soldats kurdes captifs décapités par les militants.

La vidéo de 24 minutes - entièrement en kurde - a montré le soldat peshmergas assis les jambes croisées sur un sol en terre dans une forêt, en face d'un homme armé d'un pistolet et une douzaine d'hommes vêtus de noir autour du tireur.

«Je suis de la ville de Bamarni dans la province de Duhok,"  a déclaré le soldat kurde montrant un visage d'acier sans expression face à la mort. "Maintenant, je suis dans les mains de l'Etat islamique (EI)," a-t-il ajouté, avant d'attaquer les autorités kurdes avec des mots et des phrases souvent trouvés dans la propagande de Daesh.

"Beaucoup de gens ont mal compris l'Etat islamique", a-t-il ajouté. «Jusqu'à présent, personne n'est venu pour un échange d'otages. L'État islamique a exhorté le KRG pour un échange, mais ils n'ont jamais répondu ", a-t-il dit.

"Vous savez tous ce qu'est la punition de toute personne qui se bat contre l'Etat islamique, c'est la mort", a déclaré un jeune homme armé, à visage découvert, un pistolet à la main, avant de tirer sur le soldat kurde par derrière.

Jeudi, juste avant la fête de Newroz lors de laquelle les Kurdes célèbrent leur Nouvel An, une autre vidéo de Daesh a montré trois peshmergas décapités par les militants du groupe terroriste.

Cette vidéo choquante, montrant à nouveau des membres de Daesh parlant kurde, avait poussé Barham Salih, l'ancien Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), à déclarer la célébration du Newroz annuel de samedi dernier comme «Newroz de défi."

COMMENTAIRE

J'invite les lecteurs à ne pas chercher à visionner la vidéo qui n'a d'autre but que de répandre la propagande de Daesh et la haine. Contrairement à ce qui est dit par le terroriste qui a lâchement assassiné ce pauvre peshmerga d'une balle dans la tête sans le regarder en face, le KRG a annoncé le 15 février 2015 qu'il était prêt à échanger des jihadistes prisonniers contre les peshmergas menacés d'être décapités ou brûlés vifs par le groupe terroriste. Je cite les propos du parlementaire kurde Dler Mawati, qui est chef adjoint du Comité des martyrs et des questions de génocide: "“Nous avons intensifié nos efforts pour libérer les otages quand Daesh a montré les peshmergas en procession en cage dans les rues de Hawijja, a-t-il indiqué. Nous avons maintenant deux options: soit donner une somme d’argent pour libérer nos otages, soit les échanger avec des jihadistes que nous retenons.” Dler Mawati a ajouté que le KRG était même prêt à échanger des captifs faits prisonniers à Kobanê.

Lire l'article en anglais de Rudaw "Official: Peshmerga ready to trade hostages with ISIS". 

Daesh n'a pas d'autre but que d'inspirer la terreur et de monter les Kurdes contre leur gouvernement. 

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March 22, 2015 1:52 PM
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More than 1,150 Peshmerga killed in war; ministers condemn executions

More than 1,150 Peshmerga killed in war; ministers condemn executions | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
ERBIL, Kurdistan Region – More than 1,150 of the Kurdistan Region’s Peshmerga have been killed in the war with ISIS and over 5,600 wounded, a Kurdish MP said in a report.


Kawa Mohammed, a Kurdish MP in the Iraqi parliament, said he had sent a report to Iraqi Prime Minister Haidar...
Béatrice D.'s insight:

Plus de 1150 des peshmergas de la région du Kurdistan ont été tués dans la guerre avec Daesh et plus de 5.600 ont été blessés, a déclaré un député kurde dans un rapport.

Kawa Mohammed, député kurde au parlement irakien, a dit qu'il avait envoyé un rapport au Premier ministre irakien Haidar al-Abadi indiquant que, «jusqu'à présent, 1152 peshmergas ont perdu la vie et plus de 5600 ont été blessés dans la lutte contre Daesh ».

Kawa Mohammed dit qu'il avait aussi demandé au Premier ministre pourquoi les salaires des Peshmergas ne sont pas payés par le gouvernement de Bagdad.

Irak et Erbil ont été longtemps enfermés dans des différends politiques et financiers, mais ceux-ci ont été exacerbés par Bagdad qui refusait de payer pour le fonctionnement du gouvernement régional kurde, y compris les salaires des Peshmergas.

"Les familles des martyrs vivent dans une mauvais situation, qu'elles ne méritent pas. Le courage et la force des peshmergas nous obligent à améliorer ces conditions de vie ", a déclaré Kawa Mohammed dans son rapport à Abadi, qui dit-il, est obligé de répondre au Premier ministre dans les deux semaines.

Pendant ce temps, le Conseil des ministres de la Région du Kurdistan a condamné les exécutions de Peshmergas par Daesh, après que le groupe militant sunnite a publié une vidéo montrant les meurtres de trois captifs Peshmergas.

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March 22, 2015 8:30 AM
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Attentat suicide à Rojava pendant Newroz: le KRG a livré 3 tonnes de matériel médical à Hasakah

Attentat suicide à Rojava pendant Newroz: le KRG a livré 3 tonnes de matériel médical à Hasakah | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
DUHOK, Kurdistan Region – The Kurdistan Regional Government (KRG) has delivered an estimated 3 metric tons of medical supplies to Hasakah in Syria’s Kurdish region, together with a message from the Kurdish president condemning a deadly Newroz attack.

The medical supplies were sent to...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : CLIQUEZ SUR LE TITRE POUR LE LIRE EN ANGLAIS.

Le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a livré environ 3 tonnes de fournitures médicales à Hasakah dans la région kurde de Syrie victime d'une double attentat suicide pendant la fête de Newroz. Le président kurde a joint un message condamnant cette attaque meurtrière.

Les fournitures médicales ont été envoyées au Kurdistan syrien (Rojava) par les autorités de santé du gouvernorat de Duhok.

Un double attentat à la bombe, vendredi, aux célébrations du Nouvel An kurde en zone ethniquement kurde de Syrie, a Hasakah, aurait fait 45 morts et plus de 150 blessés (et non 35 morts comme indiqué dans l'article de Rudaw).

Massoud Barzani, le président de la région du Kurdistan, a condamné les attaques samedi dans une lettre publique adressée à la population de Hasaka.

"Bien que je condamne fermement l'agression brutale des terroristes, nous voulons qu'ils sachent que leurs actes brutaux unissent davantage la nation kurde et la rendent plus forte dans la lutte contre le terrorisme et les ennemis de l'humanité", a-t-il dit.

Il a exprimé sa sympathie avec les famille des martyrs et a souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés.

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a également condamné l'assaut vendredi, condamnant une attaque "odieuse" sur les Kurdes syriens.

Hasaka est une province stratégique syrienne qui borde l'Irak et la Turquie. Les militants sunnites de Daesh ont capturé plusieurs régions de la province, tandis que les unités de la protection du peuple kurde (YPG) contrôlent la capitale provinciale, qui est aussi appelée Hasakah.

Daesh a revendiqué la responsabilité des attaques de vendredi via ses canaux de médias sociaux.

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March 20, 2015 8:26 AM
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Daesh décapite trois combattants kurdes en Irak... mais leur menace n'a pas de sens

Daesh décapite trois combattants kurdes en Irak... mais leur menace n'a pas de sens | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Béatrice D.'s insight:

EXTRAIT (pour lire l'article en entier, cliquez sur le titre) :

Des personnes, dont de jeune enfants, sont visibles sur la vidéo, en train de regarder la scène. Un combattant, s'adressant au président du Kurdistan Massoud Barzani, lance: " A chaque roquette que vous tirerez contre les musulmans (...), nous tuerons l'un de vos hommes entre nos mains".

COMMENTAIRE :

" A chaque roquette que vous tirerez contre les musulmans (...)", ils ont le sens de l'humour à Daesh ou ils sont vraiment cons? La plupart des gens qu'ils tuent sont des musulmans. S'ils exécutent un des leurs à chaque fois qu'ils tuent un musulman, cette guerre va vite se terminer.

L'intégralité du commentaire se trouve sur le blog du Phénix Kurde.

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March 19, 2015 5:19 PM
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3 des peshmergas faits prisonniers à Kirkouk ont été décapités à Mossoul... par des Daesh parlant kurde

3 des peshmergas faits prisonniers à Kirkouk ont été décapités à Mossoul... par des Daesh parlant kurde | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
ERBIL, Kurdistan Region — Inflammatory new Islamic State footage purportedly showing three Peshmerga being beheaded has drawn the wrath of a senior Kurdish statesman who said "this terror will only strengthen our resolve."

The release Thursday night of footage showing Kurdish-speaking...
Béatrice D.'s insight:

ARTICLE DE RUDAW TRADUIT EN FRANCAIS : POUR LE LIRE EN ANGLAIS, CLIQUEZ SUR LE TITRE

Daesh a rendu public jeudi des images montrant trois peshmergas étant décapités. Des images qui ont attiré la colère de l'Etat kurde qui a dit "cette terreur ne fera que renforcer notre détermination."

La diffusion jeudi soir des images montrant des kurdophones de l'État islamique décapiter trois membres des forces kurdes ont incité Barham Salih, ancien Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan (KRG), à demander que la célébration du Nouvel An, ce samedi, soit celle d'un "Newroz de défiance".

 "Cela devrait tourner tout le monde contre Daesh. Les Kurdes doivent s'unir en soutien des familles des Peshmergas martyrs et faire campagne pour une aide internationale plus efficace à notre peuple ", a déclaré Salih.

Dans la vidéo de Daesh, un militant jihadiste dit en kurde: «C'est le résultat des attaques des peshmergas contre nos zones de non-combattants".

Salih a poursuivi en disant, «Newroz devrait être commémoré d'une manière différente - Newroz est le jour où Kawa, le Peshmerga kurde de l'époque, se tenait contre Zuhak le tyran."

"Newroz devrait être célébré pour affirmer le message uni des Kurdes contre Daesh. Soutenir les Peshmergas et les familles Shehidan [martyrs] ».

COMPLEMENT D'INFORMATION

Les exécutions ont eu lieu en public à Mossoul. Daesh évoque aussi une vengeance contre les bombardements récents.

Il faut dire que le groupe terroriste a subi de nombreuses défaites contres les forces kurdes depuis le début de l’année, en particulier autour de Mossoul et Kirkouk.

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March 18, 2015 6:46 PM
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Ninive: des tribus arabes demandent à rejoindre le Kurdistan pour former une force conjointe avec les Peshmergas

Ninive: des tribus arabes demandent à rejoindre le Kurdistan pour former une force conjointe avec les Peshmergas | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Notables of the Arab tribes in Zammar and Rabia   (IraqiNews.com) On Tuesday, a number of tribal leaders in the west areas of the Tigris in Nineveh pr
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE l'ARTICLE DE IRAQI NEWS : POUR LE LIRE EN ANGLAIS, CLIQUEZ SUR LE TITRE

Mardi, un certain nombre de chefs de tribus dans les zones situées à l'ouest du Tigre, dans la province de Ninive, ont appelé la présidence du Kurdistan à joindre officiellement les frontières pour former une force arabe dans les Peshmergas. Ils insistent sur l'importance de maintenir le tissu social dans ces secteurs.

Dans le district de Zammar, un ancien de la tribu, appelé Moussa Zahir al-Abdullah al-Jubouri, a déclaré dans une interview donné à IraqiNews.com: "Les tribus arabes dans les domaines de Zammar, Rabia et Sinjar ont officiellement demandé à rejoindre les frontières administratives du Kurdistan" notant que, "nous avons reçu un soutien administratif et des services de Duhok depuis 2003."

Jubouri a ajouté: «Le Gouvernement régional du Kurdistan a réalisé de nombreux projets de services dans ces régions, tandis que l'administration de la province de Ninive n'a pas encore mis en œuvre des services."

Jubouri a également déclaré que les tribus ont présenté une demande au président de la région pour former une force avec leurs jeunes qui sont prêts à faire du bénévolat au sein des effectifs peshmergas pour contribuer à la défense de leurs territoires.

COMMENTAIRE

Je trouve cette proposition excellente pour garantir une paix future dans la région, mais j'y vois deux obstacles.

  1. D'abord, Bagdad, qui ne va pas se laisser déposséder de son territoire comme ça. 
  2. Et aussi les Yézidis de Sinjar (Shingal en kurde). Bon nombre d'entre eux ont promis de ne pas pardonner aux tribus arabes de leur région après le génocide dont plusieurs milliers des leurs ont été victimes entre le 3 et le 15 août 2014. Il faut dire qu'un certain nombre d'Arabes sunnites n'a rien fait pour empêcher le massacre, certains y ayant même participé. De là à mettre tout le monde dans le même panier...

Autant dire que les tribus arabes qui veulent faire allégeance à Erbil ont intérêt à montrer patte blanche... quitte à livrer à la justice ceux qui, parmi elles, ont participé au 74e génocide yézidi de l'histoire. Et pour cause, le travail de résilience des victimes passe par la condamnation des responsables et l'indemnisation des rescapés. Sans ça, il y a fort à craindre que le cycle infernal de la vengeance touche alternativement Arabes, Kurdes et Yézidis pendant encore longtemps.

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March 14, 2015 9:43 AM
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150 familles kurdes ont fui Mossoul et ont trouvé refuge à Wanke le 14 mars

150 familles kurdes ont fui Mossoul et ont trouvé refuge à Wanke le 14 mars | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Escapees settle in in the town of Wanke east of Mosul
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Environ 150 familles kurdes ont fui Mossoul après avoir survécu depuis juin 2014 sous le joug de Daesh, a révélé Sayd musulmane Qasim, représentant du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) dans la ville de Wanke, samedi.


"150 familles kurdes vivant à Rashidia, un quartier de la ville de Mossoul, ont fui Daesh et sont arrivées à Wanke, à l'est de Mossoul, le 14 Mars», a précisément indiqué Qasim. "Les hommes, les femmes et les enfants sont installés dans Wanke maintenant", a déclaré ce responsable kurde.


Selon Qasim, des familles kurdes piégées à Mossoul font régulièrement des tentatives pour échapper aux extrémistes. Certaines ont réussi et d'autres restent attentives à toute possibilité de fuite.

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March 13, 2015 9:30 PM
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18 jihadistes de Daesh se sont rendus aux peshmergas dans la province de Kirkouk

18 jihadistes de Daesh se sont rendus aux peshmergas dans la province de Kirkouk | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
KIRKUK, Kurdistan Region - At least 18 unarmed militants from the Islamic State (ISIS) handed themselves over to Kurdish Peshmerga forces on Friday in the village of Ghubaiba in Kirkuk province, a military official told Rudaw.

Shwan Hama Gharib, a commander of the Peshmerga forces, said the...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : POUR LE LIRE EN ANGLAIS, CLIQUEZ SUR LE TITRE

Au moins 18 militants non armés de l'État islamique (ISIS, ou Daesh) se sont rendus aux forces Peshmergas kurdes vendredi dans le village de Ghubaiba, dans la province de Kirkouk.

Shwan Hama Gharib, un commandant des forces Peshmergas, a déclaré que les combattants sont entrés dans la base peshmergas sans arme. Ils sont maintenant interrogés par les forces kurdes, a ajouté l'officier.

Les forces Peshmergas kurdes ont effectué une percée après avoir lancé vendredi une offensive, soutenues par des frappes aériennes de la coalition. Elles ont pris le contrôle des principales villes et villages de la province de Kirkouk.

COMMENTAIRE

Cette nouvelle désertion dans les rangs de Daesh montre que les peshmergas ont bien fait de communiquer sur la façon dont ils traitent leurs prisonniers, leur donnant eau et nourriture là où Daesh ne sait qu'exécuter... ou pire, décapiter. Les cas de désertion sont de plus en plus nombreux dans les rangs jihadistes. Malheur à ceux qui sont repris par Daesh, car eux aussi sont exécutés par leurs anciens amis... tout comme sont exécutés ceux qui se battent pour défendre les idées rétrogrades du groupe terroriste mais qui sont obligés de battre en retraite devant les Kurdes qui multiplient les succès sur le terrain depuis plusieurs semaines. A ce rythme, le flot des candidats au jihad venus d'Europe et d'ailleurs risque de vite se tarir. Sauf pour les candidats au suicide bien sûr.

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March 12, 2015 9:46 AM
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Président Barzani: l'indépendance kurde est retardée, pas abandonnée

Président Barzani: l'indépendance kurde est retardée, pas abandonnée | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
WASHINGTON DC – Kurdistan Region President Massoud Barzani told the American PBS television that the war with Islamic State (ISIS) has only delayed the Kurdish bid for independence, a goal he vowed the Kurds would pursue to the end.


In the wide-ranging interview that also touched on the...
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : POUR LIRE L'ARTICLE EN ANGLAIS, CLIQUEZ SUR LE TITRE

Massoud Barzani, le président de la région du Kurdistan, a déclaré à la télévision américaine PBS que la guerre avec l'État islamique (ISIS en anglais, EI en français, appelé aussi Daesh) n'a fait que retarder la quête kurde pour l'indépendance, un objectif qu'il a promis que les Kurdes poursuivraient jusqu'à leur terme.

Dans l'interview qui a également porté sur la lutte pour Mossoul et sur les peshmergas capturés, le président a également réitéré son appel à de meilleures armes pour affronter Daesh et a dit qu'Erbil n'avait aucun problème avec l'implication iranienne dans les combats.

Interrogé sur les aspirations kurdes à l'indépendance, il a dit qu'il n'y aurait pas de "retrait de celui-ci," mais que le processus serait pacifique.

Une marche vers l'indépendance dans le dialogue et la sagesse

"Le conflit a retardé ce processus, mais le processus est toujours valable", a déclaré le président Barzani. "Nous n'allons pas abandonner. Nous allons le faire à travers le dialogue. Nous allons parler à Bagdad à ce sujet" a ajouté le président. «Le processus est toujours valide et nous n'allons pas le retirer." Il a souligné que le processus serait mesuré: "Nous devons étudier, nous devons utiliser la sagesse, nous devons être unis; nous ne pouvons pas utiliser la force, nous ne pouvons pas faire couler le sang. "

Avant l'attaque de Daesh sur la région du Kurdistan en août qui a entraîné les forces Peshmergas kurdes dans une guerre féroce avec les militants musulmans sunnites, Barzani avait sérieusement lancé l'idée de l'indépendance avec le gouvernement central de Bagdad.

Les Etats-Unis ont été un farouche opposant des Kurdes rompant avec Bagdad, mais le rôle des kurdes en première ligne dans la guerre avec Daesh a changé l'image internationale d'Erbil qui a maintenant un soutien international pour l'indépendance.

25 pays ont manifesté leur soutien à l'indépendance du Kurdistan

Jaafar Eminiki, le Président adjoint du Parlement du Kurdistan, a déclaré la semaine dernière que plus de deux douzaines de pays ont exprimé leur soutien pour un Etat kurde potentiel si le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) devait déclarer l'indépendance.

Dans une interview avec Breitbart News cette semaine, le sénateur américain et possible candidat à la présidentielle 2016 Rand Paul a suggéré un changement dans la politique américaine, disant qu'on devrait promettre aux Kurdes leur propre patrie. "Je voudrais dessiner de nouvelles perspectives pour le Kurdistan et 'j'aimerais leur promettre un pays," a-t-il dit.

Il a également ajouté que les Kurdes de l'Irak devraient être armés directement par la coalition menée par les USA dans la guerre contre Daesh, au lieu que les armes soient canalisés par Bagdad.

Dans l'interview Massoud Barzani a également appelé à davantage d'armes et de meilleure qualité.

"Nous sommes satisfaits de l'appui aérien", a déclaré M. Barzani, se référant à des frappes aériennes par les forces de la coalition sous commandement américain à l'appui des forces Peshmergas sur le terrain.

«Nous obtenons un bon soutien, mais dans la réalité et à ce moment présent, nous avons la même vue que dans le passé sur l'armement et l'équipement des forces Peshmergas avec de bonnes armes: il n'est pas aux norme que nous voulons», a-t-il dit.

L'Iran considéré comme un allié

A la question de savoir si les Kurdes étaient préoccupés par l'implication iranienne dans la lutte contre Daesh aux côtés de la milice chiite soutenue par Bagdad, Barzani a déclaré que n'importe qui luttant contre le groupe radical est considéré comme un allié.

"Nous avons un principe: partout où nous pouvons frapper Daesh, nous n'allons pas l'empêcher," a-t-il dit. "Ceux qui prennent part à ça et nous aident à attaquer Daesh, nous les remercions. En ce moment, je ne partage pas cette inquiétude - si vous me demandez d'aider à combattre et à vaincre Daesh. Ce qui se passera après, nous ne pouvons pas le prédire ".

L'Iran a joué un rôle ouvert dans les guerres en Irak et en Syrie, en admettant qu'il y avait des conseillers militaires dans les deux pays.

Le président kurde a déclaré à Jane Arraf que les forces Peshmergas étaient prêtes à aider toute force irakienne dans la lutte pour Mossoul, capturé par Daesh en juin, mais que les Kurdes ne seraient pas prêts à y aller seuls.

Pas d'initiative militaire kurde unilatérale en dehors du Kurdistan, mais le KRG prêt à aider à libérer Mossoul et d'autres villes

«S'il y a un projet pour libérer Mossoul ou un autre secteur qui est à la porte de la région du Kurdistan, nous pouvons étudier la situation", a déclaré M. Barzani. «En principe, nous n'avons aucune objection à aider les forces militaires irakiennes, les chiites) (Forces mobilisation populaire ou les forces sunnites," a-t-il ajouté.

"S'ils ont un programme, nous les aiderons et les soutiendrons. Nous ne ferons rien de notre propre chef ", a-t-il dit.

Barzani a expliqué que la guerre avec Daesh n'était pas comme les autres guerres que les Kurdes ont faites, ajoutant que les peshmergas n'avait toujours pas réussi à «vaincre et ternir l'image de ISIS."

Plus de 1000 martyrs kurdes contre Daesh

Le président kurde a dit qu'il allait essayer d'obtenir la libération de quelque 21 soldats peshmergas actuellement détenus en captivité par Daesh en Irak.

"Bien sûr, il est très triste de voir un groupe d'entre eux (peshmergas) tomber dans la main d'ISIS," a-t-il dit. "Bien sûr, il est très triste et ça me fait très mal personnellement. Nous ferons de notre mieux pour les libérer. Mais si nous n'atteignons pas cet objectif, nous les considèrerons comme des martyrs et le nombre de nos martyrs augmentera ".

Eh bien plus de 1 000 soldats peshmergas ont été tués dans les combats avec Daesh. Certains d'entre eux ont été assassinés, décapités, et leurs meurtres montré dans des vidéos publiées par les radicaux.

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Curated by Béatrice D.
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Idem pour la situation au Kurdistan.