Fifth Iraqi university to partner with U of A in past year
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Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE PHOTO AND THEN THE TITLE Alors que les Kurdes et les chiites partagent un ennemi commun - l'État islamique (EI, aussi appelé Daesh) - la relation entre les deux parties reste lourde de tension, alors qu'ils tentent d'établir un contrôle sur les zones récemment libérés de Daesh. La province de Diyala, au nord-est et à l'est de Bagdad, a été la plupart du temps sous le contrôle des Kurdes et des milices chiites depuis qu'elle a été reprise à Daesh en janvier. Les jihadistes continuent de lancer des attaques avec huit voitures piégées qui ont explosé à proximité de postes de sécurité à la fin du mois de mai. Les responsables du renseignement ont affirmé à l'époque qu'il y avait jusqu'à 74 autres véhicules piégés prêts à être utilisés alors que la plupart de la province fait l'objet d'un contrôle serré, avec les Kurdes et les chiites. Mais, le 12 juin, des affrontements ont éclaté au nord de Diyala après que des peshmergas ont commencé à creuser une tranchée entre Jalawla et Sadiya, tenu par les chiites. Jalawla est une ville concernée par l'application de l'article 140 de la Constitution irakienne, autour de la région du Kurdistan. Elle fait partie des territoires dits contestés que le gouvernement régional kurde revendique. Reuters rapporte les propos d'un fonctionnaire de police qui a déclaré que cinq personnes ont été tués dans les affrontements entre peshmergas et miliciens chiites. COMMENTAIRE Les tensions entre le KRG et les milices arabes chiites montent en puissance depuis des mois, laissant craindre l'ouverture d'un nouveau front contre des forces qui ont pourtant un ennemi commun: Daesh. Une chose est sûre, malgré les déclarations apaisantes de certains leaders chiites, cette communauté, qui détient aussi la majorité au sein du gouvernement irakien, pourrait bien être le prochain adversaire des Kurdes dans leur quête d'indépendance.
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rudaw
ERBIL, Kurdistan Region - The Kurdistan region will vote for its president on August 20, a top Kurdish official announced on Saturday.
Béatrice D.'s insight:
La région du Kurdistan élira pour son prochain président le 20 août 2015, a annoncé du porte parole du KRG samedi. Fuad Hussein, chef de cabinet à la présidence la région du Kurdistan, a déclaré aux journalistes locaux samedi que le président Massoud Barzani avait fixé la date de l'élection présidentielle de la région. Selon cette source, Barzani a appelé les agences et organisations gouvernementales à préparer l'élection. L'actuel président a également demandé à tous les partis de travailler pour une élection démocratique, libre et équitable, a ajouté Hussein.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DU COMMUNIQUE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DU KRG : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE Le ministre Falah Mustafa, Chef des relations étrangères du KRG, a rencontré le vendredi 5 juin 2015 Emmanuel Bonne, conseiller pour l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l'Organisation des Nations Unies du Président de la République française pour lui présenter le nouveau représentant du KRG en France et de mettre le gouvernement français au curant des derniers développements au Kurdistan et en Irak. M. Bonne a félicité M. Dara Bakir Salih pour sa nomination et a exprimé la volonté du gouvernement français de travailler et de coopérer avec M. Salih a dit: «Comme le représentant du KRG, ici à Paris, je vais continuer à construire le partenariat stratégique entre nos peuples, sur tous les fronts." Le ministre Falah Mustafa a ainsi informé M. Bonne sur les derniers développements militaires sur le terrain, sur les problèmes humanitaires rencontrés par plus de 1,5 millions de réfugiés et par les personnes déplacées dans la région du Kurdistan, ainsi que sur l'état des liens entre Erbil et Bagdad. Le ministre kurde a exprimé la gratitude exprimant du gouvernement du Kurdistan et de la population pour l'aide militaire et humanitaire que la France fournit à la région du Kurdistan, mais il a aussi appelé à une aide supplémentaire du gouvernement français et de la communauté internationale au cours de cette période difficile. M. Bonne a redit que la France considère les forces Peshmergas de la région du Kurdistan avec respect et gratitude et qu'elle apprécie qu'ils continuer à lutter contre les terroristes Daesh. Il a souligné que la France continuera son soutien et de fournir une assistance militaire à la région du Kurdistan. Il a salué le rôle du gouvernement régional du Kurdistan qui prend soin de plus de 1,5 millions de réfugiés et de personnes déplacées et a exhorté la communauté internationale à intensifier ses efforts pour prendre ses responsabilités humanitaire sérieusement.
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rudaw
WASHINGTON DC - Kurdistan Region President Masoud Barzani called Islamic State (ISIS) military gains in Iraq and Syria a “surprise,” and warned that Erbil will sell its own oil if Baghdad fails to meet its financial obligations to the Kurds.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE Massoud Barzani, le président de la région du Kurdistan, a qualifié les gains militaires de l'Etat islamique (EI, EIIL aussi appelé Daesh ) en Irak et en Syrie de "surprise", et a averti qu'Erbil va vendre son propre pétrole si Bagdad ne remplit pas ses obligations financières envers les Kurdes. Il a accusé l'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki d'être le responsable du chaos dans le pays. «L'EIIL est une menace pour tout le monde, pas que pour nous seuls», a déclaré M. Barzani dans une interview avec la chaîne américaine CNBC news. "Nous avons réussi à arrêter l'EIIL au Kurdistan et il c'est une réelle surprise que l'EIIL ait gagné du terrain après avoir subi tant de défaites sur nos fronts. Sur nos lignes de front, l'EIIL se retire. Donc, il est surprenant de voir les gains en Syrie et dans la province d'Anbar ", a-t-il ajouté. La semaine dernière, les combattants de Daesh ont envahi la ville de Ramadi à Anbar en Irak, et quelques jours plus tard ont pris la ville historique de Palmyre en Syrie, remettant en question la stratégie américaine pour vaincre les militants jihadistes. Sur la question du pétrole Commentant longuement les questions budgétaires et de pétrole en cours avec le gouvernement central, Massoud Barzani a déclaré que le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) irait de l'avant avec la vente de son propre pétrole pour combler le déficit budgétaire, il souffre en raison de la réticence de Bagdad de respecter ses obligations financières envers Erbil. "Soit l'Irak respecte l'accord signé et paye la Région du Kurdistan, soit, s'ils ne le font pas et ne parviennent pas à payer le Kurdistan, nous vendrons notre propre pétrole pour recueillir nos propres revenus," a-t-il dit. Bagdad n'a pas respecté les termes d'un accord avec Erbil qui était censé résoudre un différend sensible sur les paiements du budget au KRG et les exportations de pétrole kurdes. Massoud Barzani a évoqué la situation à Amman, la capitale jordanienne, en marge du Forum économique mondial auquel il participait. Il a exprimé la fierté que les forces kurdes aient repoussé l'EIIL avec des armes relativement obsolètes, par rapport à l'armée irakienne, qui a bénéficié d'un soutien financier et militaire substantiel des Etats-Unis et de l'Iran. "Vaincre l'EIIL n'est pas facile. Nous devons tous attendre et voir. Nous espérons qu'ils seront vaincus à l'avenir", a déclaré le président kurde. "Ce n'est non seulement un défi militaire. Nous devons aussi nous battre d'une autre manière. Nous avons besoin de couper leurs approvisionnements et les routes; nous devons les combattre ensemble. Mais ce que le Kurdistan a fait contre l'EIIL, nous EN sommes fiers», a-t-il dit. Barzani a également ajouté que la perte d'une bataille ne revient pas à perdre une guerre, exprimant sa confiance que l'EIIL sera finalement vaincu. Le président kurde a déclaré que Maliki avait transformé l'armée irakienne en une force sectaire, qu'il a purgé les officiers et les soldats d'autres communautés non-chiites en Irak. "Les gens qui étaient censés se battre pour le pays ne disposaient pas d'une cause. Ce fut la raison principale de l'échec de l'armée irakienne ", a déclaré M. Barzani. Il a félicité les États-Unis d'être venu en aide à Erbil quand l'EIIL a commencé ses attaques contre les forces kurdes l'année dernière, mais a répété que les forces Peshmergas n'avaient pas reçu les armes américaines nécessaires pour battre le groupe terroriste. «J'ai l'impression que les USA ont fait beaucoup pour l'armée irakienne. Cependant, l'armée irakienne n'a pas pu retirer le meilleur parti de leur aide. Nous sommes très reconnaissants, en fait, aux États-Unis pour le soutien qu'ils nous fournissent ", a déclaré M. Barzani. "Malheureusement, en terme d'armes, nous ne recevons pas les types d'équipements que nous avons demandés et qui sont nécessaire pour combattre et vaincre l'EIIL», a expliqué Barzani. Il a dit : il y a une "perception erronée" à propos de la fourniture directe d'armes aux Kurdes et j'espère que l'administration américaine va changer sa politique sur le refus d'armer directement les peshmergas. Washington a insisté sur l'armement des Kurdes par le gouvernement central de Bagdad. Mais depuis que la guerre avec Daesh a commencé, Erbil se plaint que les livraisons sont bloquées par Bagdad. COMMENTAIRE Massoud Barzani est en pleine offensive diplomatique depuis le début du mois de mai. En moins d'un mois, il a envoyé tout son état major et le ministre des peshmergas rencontrer François Hollande à l'Elysée, il a rencontré Barack Obama à la Maison Blanche mais aussi de nombreux sénateurs aux Etats-Unis. Il est rentré au Kurdistan via la Hongrie et la République Tchèque où il a reçu d'autres soutiens. Et il a accordé coup sur coup deux interview à des chaînes de télévision occidentales: France 24 et NBC News (une chaîne américaine) pour mettre en cause une nouvelle fois Bagdad et réitérer ses demandes de livraison d'armes lourdes sans que les occidentaux passent par la capitale irakienne. Par la presse internationale, c'est aux peuples européens et américains qu'il s'adresse. Et on peut voir que la cause kurde progresse ainsi dans les esprits. En France, un récent sondage montre déjà qu'une majorité de Français est favorable à une intervention terrestre en Syrie. Palmier y est pour beaucoup, mais la bataille de Kobanê aussi. A travers l'envergure que Massoud Barzani est en train de prendre à l'international, ce sont tous les Kurdes qui pourraient bien bénéficier des retombées, au Rojava (Kurdistan de Syrie), comme à Bashur (Kurdistan d'Irak)... à condition que les Kurdes ne se tirent pas eux-mêmes une balle dans le pied en faisant passer les intérêts partisans avant l'intérêt du Kurdistan. Et Dieu sait s'ils sont passés maîtres dans l'art de se diviser, comme l'a encore montré la récente confrontation armée entre le PKK et le PKDI, affrontement qui a fait un mort et trois blessés au Kurdistan iranien, à la frontière avec la Région autonome du Kurdistan, le week-end dernier.
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nrttv
NRT English brings you the latest news from Kurdistan, Iraq, and the region.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE NRT TV : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE PHOTO AND THEN THE TITLE Le Président kurde Massoud Barzani a déclaré, dans une interview à France 24 le lundi, que les forces Peshmergas sont prêtes à participer à des opérations pour reprendre Mossoul de l'Etat islamique (EI). Les militants ont pris le contrôle de la deuxième plus grande ville de l'Irak dans une offensive éclair en juin 2014, après que les forces irakiennes ont abandonné leurs postes. "Nous sommes prêts à récupérer Mossoul très rapidement pour la libérer de l'EI. La ville de Mossoul ne doit pas attendre sa libération pendant trop longtemps", a déclaré M. Barzani. Le président kurde est confiant dans le fait que les peshmergas, avec d'autres forces irakiennes et le soutien de la coalition, sera en mesure de reprendre la ville dans un court laps de temps. Massoud Barzani a reconnu que les frappes aériennes de la coalition sur l'EI ont contribué à contenir l'avance des militants dans la partie nord du pays, mais il a dit que plus de soutien matériel est nécessaire. "Nous ne disposons pas encore de toutes les armes qui peuvent protéger les peshmergas et nous permettront de gagner", a-t-il dit. La présence de troupes terrestres étrangères lui paraît «illogique». Il a toutefois appelé à une enquête sur la chute de Ramadi le 17 mai, ce qu'il a appelé une défaite surprise. "Une enquête doit être menée par l'armée irakienne pour savoir ce qui est arrivé", a déclaré M. Barzani. COMMENTAIRE Pour répondre en partie à la dernière phrase de l'article de NRT TV, j'invite les lecteurs à lire ou relire ma traduction d'un article de Rudaw sur les coulisses de la trahison qui a conduit à la chute de Ramadi, trahison dont les Forces spéciales irakiennes seraient à l'origine.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE PHOTO AND NEXT THE TITLE Des agences de presse locales signalent que les tensions récentes entre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) sont couverts par un accord secret entre le PKK et le gouvernement iranien. Une source du PDKI a déclaré à BasNews que le PKK et le gouvernement iranien ont signé l'accord il y a trois ans et que le Représentant du gouvernement régional du Kurdistan (KRG) en Iran, Nazim Dabagh, est pleinement conscient de cela.
La source a expliqué que le PDKI ne vise pas les opérations militaires à proximité des frontières du KRG avec l'Iran, comme il s'y est engagé pour la sécurité de la région du Kurdistan. "Nous avions simplement prévu d'établir une base pour réorganiser la zone, ce qui a conduit à des affrontements samedi."
Des relations fortes entre le PKK, la Syrie et l'Irak depuis 1982 En 1982, tout en combattant aux côtés des forces palestiniennes contre Israël, le PKK a établi une relation forte avec le régime syrien et le gouvernement iranien. Cependant, en 2004, le PKK a créé le Parti vie libre au Kurdistan (PJAK) à l'intérieur de l'Iran, qui a endommagé les relations. L'Iran a renoué les liens pour soutenir le Parti de l'Union démocratique (PYD) via le PKK, pour lutter contre l'Etat islamique, l'ennemi commun des Kurdes et du régime syrien.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE Massoud Barzani, président du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), rencontrera les dirigeants kurdes le 18 mai pour discuter de sa récente visite aux Etats-Unis et les pays européens. Les dirigeants vont pousser en faveur d'une décision concernant la question de l'indépendance de la région du Kurdistan.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE Le Ministère des peshmergas, au sein du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), a révélé que l'Allemagne a envoyé de l'aide militaire supplémentaire pour la région du Kurdistan. L'information a été confirmée sur le site officiel de l'armée allemande. 138 tonnes de matériel militaire ont été expédiées à la Région du Kurdistan dans le cadre d'un soutien militaire international en cours pour le KRG qui se bat contre Daesh sur de multiples fronts.
COMMENTAIRE Ce nouvel article sur le soutien militaire de l'Allemagne au Kurdistan montre clairement qu'il y a deux stratégies différentes des pays occidentaux membres de la coalition anti Daesh en terme de communication. D'un côté, l'Allemagne, qui joue la transparence (en tout cas partielle) sur l'aide apportée, même quand le KRG voudrait rester discret, ce qui était semble-t-il le cas pour cette nouvelle livraison. De l'autre, la France. Nous en sommes à 4 entretiens directs entre François Hollande et Massoud Barzani (président du KRG) ou ses représentants en deux ans. La France a pris l'initiative de remuer les Occidentaux à Bruxelles et à l'ONU en août 2014 quand Daesh était en train de procéder à un véritable génocide, notamment contre les Yézidis. On sait qu'elle a envoyé de nombreux convois humanitaires à Erbil, qu'elle a donné des visas à plusieurs dizaines de chrétiens chassés de leurs terres. Mais, pour ce qui est des livraisons d'armes, du soutien au sol ou même des bombardements aériens, c'est le grand mystère. En cherchant bien sur internet, on sait quand même qu'il y a des militaires français sur place:
Mais ne cherchez pas des reportages des grands médias français sur le sujet, ils se comptent sur les doigts d'une main. Est-ce que c'est parce que le ministère de la Défense verrouille sa communication? Ou parce que ce n'est pas dans les habitudes de la presse française de faire mousser les soldats français? Etrangement, les reportages sur les soldats français déployés au Mali sont relativement nombreux. En même temps, quand on lit entre les lignes, on sent que la France est fortement engagée auprès de Bagdad... alors que les peshmergas ou la présence à Erbil n'est quasiment jamais évoquée. Des soldats français sont pourtant bel et bien présents au Kurdistan. La France assumerait-elle moins bien son soutien au Kurdistan que l'Allemagne, Allemagne qui n'hésite pas à armer directement les Kurdes à l'inverse de la France, des Etats-Unis et de la plupart des autres pays de la coalition qui passent tous - pour le moment - par Bagdad pour livrer des armes? La diplomatie, c'est une chose. On peut comprendre que Paris ne veuille pas se fâcher avec les Arabes irakiens. Mais, à ce jour, les peshmergas ont montré qu'ils étaient quand même plus efficace sur le terrain, une fois passées les difficultés de mise en route en août 2014. La France et les aux autres pays de la coalition en tireront peut-être les conséquence un jour. Déjà, le Congrès des Etats-Unis soutient un projet de loi visant à armer directement les Kurdes ainsi que les tribus sunnites en lutte contre Daesh. Les lignes sont en train de bouger.
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rudaw
WASHINGTON-- US House of Representative passed controversial 2016 defense budget on Friday that includes direct military assistance to Kurds and Iraqi Sunni forces despite opposition from the Obama administration.
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE La Chambre des représentants américaine a adopté le budget 2016 de la Défense vendredi, un budget controversé qui comprend une assistance militaire directe pour les forces kurdes et sunnites irakiennes... malgré l'opposition de l'administration Obama. Selon le projet de loi de la Défense, sur les 715 millions de dollars alloués au gouvernement irakien, 179 millions doivent aller directement aux Peshmergas kurdes et aux forces tribales sunnites luttant contre l'État islamique (EIIL, également appelé Daesh). L'administration Obama s'est opposée à la mesure, disant que contourner Bagdad va saper l'intégrité territoriale de l'Irak. La Chambre des représentants a approuvé un projet de loi, pour la politique de Défense , de 612 milliards de dollars pour l'année prochaine. La plupart des démocrates ont voté contre le projet de loi tandis que huit législateurs républicains ont abandonné leur soutien au projet de loi. Le Président américain Barack Obama a menacé d'opposer son veto au projet de loi Le Comité des services armés du Sénat a également adopté son projet de loi de la Défense 2016 hier. Selon le site Web de Hill News, le sénateur républicain John McCain et le président de la commission sénatoriale des services armés avaient dit qu'ils attendaient "un amendement du Sénat pour plancher sur la fourniture d'armes directement aux combattants kurdes peshmergas en Irak, soutenus par beaucoup de membres du Congrès," avant de s'exprimer. Beaucoup d'hommes politiques irakiens, dont l'imam chiite Moqtada al Sadr, ont exprimé leur opposition au projet de loi, le décrivant comme une violation de la souveraineté de l'Irak et une tentative délibérée de diviser le pays. Les dirigeants kurdes ont fait pression sur le Congrès américain et l'administration Obama pour obtenir la fourniture directe d'armes, affirmant que Bagdad retient leur part des armes fournies par les Américains. COMMENTAIRE La balle est maintenant dans le camp d'Obama... et des chiites irakiens, qui ne vont pas manquer de réagir. Quoi qu'il en soit, la fourniture d'armes en direct n'est pas pour demain, vu les aller-retours du projet de loi entre la Chambre des représentants, le Sénat et Barack Obama avant que la loi soit votée de façon définitive et déclarée comme adoptée. On peut imaginer que beaucoup d'amendements vont être déposés d'ici là. Or, il y a bel et bien urgence pour les Kurdes. Obama va-t-il profiter de la majorité républicaine au Congrès américain pour obliger Bagdad à lâcher du lest avec les Kurdes en échange d'une promesse d'opposer son véto au projet de loi? Ce n'est pas impossible. D'une manière ou d'une autre, ce serait profitable au peshmergas. Mais le rapport de force ne fait que commencer.
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rudaw
By Alla Shali
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TRADUCTION DE L'INTERVIEW ACCORDEE A RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH CLICK THE TITLE Le Président Massoud Barzani et sa délégation ont visité la République tchèque cette semaine lors de la dernière étape d'un voyage qui a conduit des responsables du gouvernement régional du Kurdistan aux États-Unis et en Europe. Le voyage, qui a commencé le 3 mai, a été décrit en termes élogieux par Barzani, qui a été largement cité comme disant qu'il avait dépassé les attentes. Barzani a rencontré un correspondant de Rudaw à Prague, capitale de la République tchèque, pour souligner brièvement les résultats de son voyage diplomatique. Rudaw: Avez-vous été en mesure de réaliser à ce jour ce que vous vous attendiez de ce voyage? Barzani: D'une manière générale, la visite a été très fructueuse. On peut même dire que les résultats sont supérieurs à que ce que nous attendions. Vous attendiez-vous à un tel soutien pour l'indépendance kurde et l'avenir du Kurdistan de la part du Premier ministre hongrois? Beaucoup de ces pays sont prêts à soutenir l'autodétermination des Kurdes. Voilà pourquoi nous avons demandé un référendum, pour que les Kurdes puissent décider de leur propre destin. Beaucoup de nos amis croient que c'est de notre droit. Y-a-t'il d'autres pays qui ont manifesté un tel soutien? Beaucoup de ces pays ont la même réponse, mais comment ils l'expriment ou comment ils montrent leur soutien dépend de l'opportunité que nous avons de leur en parler. De n'importe quelle manière, dans l'ensemble de ces pays, les gens conviennent que les Kurdes devraient avoir le droit à l'autodétermination. Vous êtes maintenant en République tchèque. Comme nous le savons, [l'ancienne] Tchécoslovaquie a été divisée de façon pacifique. Croyez-vous que le Kurdistan pourrait obtenir tranquillement la sortie de l'Irak? Le cas de la Tchèquie et de la Slovaquie est une expérience très réussie et réelle, montrant que ni l'unification, ni le départ ne peuvent être obtenus par la force. Voilà pourquoi je crois que nous pouvons bénéficier de leur expérience. Il est dit que vous avez visité la République tchèque et la Hongrie pour demander des armes pour les forces Peshmergas, est-ce exact? Les deux sont parmi les pays qui soutiennent les forces Peshmergas dans leur bataille avec Daesh [acronyme arabe pour l'EI]. Bien sûr, l'un des principaux objectifs de la visite est de demander plus d'aide pour les forces Peshmergas. Ont-ils promis d'aider? Oui, ils sont prêts à aider. Tant de fois nous avons entendu en Occident et dans les médias internationaux que les peshmergas se battent pour le monde entier, parce que la guerre menace non seulement la région mais le monde entier. Avez-vous senti que ces discours véhiculés en Amérique, en Hongrie et en République tchèque allaient se traduire en promesses mais aussi en pratique? Il n'y a aucun doute que les peshmergas sont très respectés par les Américains et Européens. Ils ont tous exprimé leur volonté d'aider les forces kurdes. Ils ont dit que les peshmergas se battent pour le monde entier. Nous avons entendu dire que le leader de la République tchèque a exprimé sa gratitude pour les peshmergas. Comment a-t-il montré sa gratitude? Ce qui est juste, il a été vraiment très amical. Il a montré sa gratitude avec chaleur et son respect pour les Kurdes et les peshmergas. Il était évident qu'ils ont une sympathie particulière pour le cas de notre nation. A-t-il été question aux États-Unis ou en l'Europe des femmes kurdes yézidis qui sont asservies par l'EI? Certes, cela est vraiment une question importante et nous avons expliqué ce cas à toutes les parties: nous avons dit que nous ne pourrons jamais oublier cette question ou ceux qui ont commis ces crimes. Heureusement, nos agents ont été en mesure de libérer 1.200 femmes et enfants jusqu'à présent et nous espérons libérer ceux qui restent aussi. Avez-vous parlé de la situation des gens au Rojava lors de vos réunions? Bien sûr, le cas de Kobanê était l'un des principaux sujets abordés. Ils étaient au courant à propos du rôle des peshmergas dans la libération Kobanê. Nous avons parlé de Rojava ainsi et nous avons répété que nous sommes prêts à aider nos frères et sœurs au Rojava à chaque fois que nécessaire. Avez-vous été en mesure de réaliser ce que vous attendiez de votre séjour en Amérique? Oui, je l'ai dit, et je tiens à le répéter ici: ce que nous avons entendu en Amérique et que nous avons réalisé était au-dessus de nos attentes. Les gens au Kurdistan attendent avec impatience les résultats de votre visite. Lorsque vous serez de retour au Kurdistan, quels seront ces résultats? Nous serons de retour avec de bonnes nouvelles - Inshalah. Nous allons réserver aux gens du Kurdistan l'intégralité de ce que nous avons réalisé. COMMENTAIRE Massoud Barzani ne se départit pas du langage diplomatique. "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Mais il adresse aussi des messages subliminaux aux Kurdes en faisant savoir qu'il n'oublie pas les femmes Yézidies, toujours retenues en otage par Daesh, ainsi que les voisins et amis de Kobanê. Certes, les peshmergas ont quitté ce canton de Rojava, mais il est prêt à les renvoyer en cas de besoin. Quant aux femmes yézidies, 1200 ont été libérées à ce jour et il entend poursuivre ses efforts jusqu'à ce qu'elles le soient toutes, elles ainsi que les enfants et les hommes encore retenus par Daesh. Un voyage diplomatique qui se veut consensuel donc. Est-ce qu'il aura été perçu comme ça par toutes les composantes du Kurdistan? Réponse d'ici la fin de la semaine.
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ekurd
PRAGUE,— Czech President Milos Zeman thanked President of Iraqi Kurdistan Masoud Barzani for the Kurdish contribution to the fight against Islamic State
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE EKURD DAILY : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE Le président tchèque Milos Zeman a remercié le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani pour la contribution kurde à la lutte contre l'Etat islamique (EI, aussi appelé Daesh) et lui a offert tout le soutien tchèque lors de leur réunion à Prague mardi, a expliqué Jiri Ovcacek, le porte-parole de Milos Zeman, à CTK. Il a dit que Massoud Barzani a démontré l'intérêt des armes modernes pour les unités kurdes. Cependant, les livraisons d'armes n'ont pas été évoquées lors de la réunion Zeman-Barzani au Château de Prague, a ajouté Jiri Ovcacek.
"Le président a eu l'occasion de remercier personnellement le président du Kurdistan autonome pour sa contribution significative à la lutte contre l'Etat soi-disant islamique", a dit Jiri Ovcacek. Au début de la réunion d'une heure, Milos Zeman a accueilli Massoud Barzani à Prague comme «un héros du Kurdistan". Milos Zeman a longtemps soutenu des mesures dures contre le terrorisme islamiste et a poussé pour une attaque internationale sur les centres de formation des radicaux'. Lors de la réunion avec M. Barzani, il a demandé à propos de la situation actuelle au Kurdistan un développement de la lutte contre Daesh. Le président Zeman a offert toute l'aide que la République tchèque peut offrir à la lutte kurde contre le terrorisme international. Selon Ovcacek, Massoud Barzani a déclaré que les forces armées kurdes ont besoin d'armes plus modernes. Envoi de munitions L'an dernier, le gouvernement tchèque a donné des munitions pour 41 millions de couronnes aux milices kurdes de défense contre les islamistes en Irak. Ils ont reçu dix millions de munitions pour fusils d'assaut Kalachnikov, huit millions de cartouches pour mitrailleuses, 5000 pour des bazookas et 5000 grenades à main. Zeman et Barzani étaient là à l'origine pour discuter de la coopération économique, mais à la fin, l'ensemble de la réunion a porté sur les développements dans le Kurdistan et la lutte contre les terroristes islamiques, a encore déclaré Ovcacek. Massoud Barzani est arrivé dans la capitale tchèque Prague mardi en provenance de Budapest où il a rencontré le premier ministre hongrois, Viktor Orban. COMMENTAIRE Après les réactions hostiles suscitées en Irak par le soutien affiché de la Hongrie à l'indépendance du Kurdistan, le président Tchèque s'est gardé de donner une conférence de presse commune avec Massoud Barzani et d'évoquer la question des armes lourdes. Les Kurdes feront-ils les frais, à terme, de la "real politik"? Il ne faut pas oublier que Barack Obama est en phase de rapprochement avec l'Iran et donc avec les chiites qui sont dans leur immense majorité contre une séparation du Kurdistan avec le reste de l'Irak. Barack Obama qui a en outre réaffirmé il y a dix jours qu'il était favorable à un Irak "uni, fédéral et démocratique". On comprend mieux dans ces conditions la prudence de la République Tchèque.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE Le dernier rapport de l'International Crisis Group (ICG) pour le Moyen-Orient a mis en évidence la répartition inégale des armes dans la région du Kurdistan, en disant que les «responsables du KRG mettent du temps à mettre de l'ordre dans leur propre maison." Le rapport souligne que, si le KRG jouit actuellement d'un soutien international, sans changements importants, les vieilles rivalités vont resurgir, avec des répercussions potentiellement désastreuses. Les livraisons d'armes à la région "viennent sans conditions quant à leur distribution», et le rapport affirme que le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) bénéficie d'une part disproportionnée, poussant l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) à compter de plus en plus sur des alliances avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et l'Iran. Le rapport recommande vivement que l'Occident arme les peshmergas mais avec des réserves pour encourager la création d'une armée unifiée, que ce soit au niveau des renseignements et des services de sécurité , le tout au sein d'une structure non-partisane. En armant les acteurs non étatiques à travers l'Irak sans une stratégie qui construise une réponse militaire unifiée, l'International Crisis Group spécule que la guerre contre Daesh pourrait être prolongée, et que de vieilles blessures pourraient se rouvrir à travers le pays. Et tandis que l'Occident et la Turquie se sont engagés en faveur d'un Irak unifié, les récentes déclarations d'un mouvement vers un Kurdistan indépendant sont ambigus, dit le rapport. Il souligne le "déclin politique» des dirigeants du PDK et l'UPK, à savoir du président Barzani et de Jalal Talabani, ce qui a conduit à une lutte de pouvoir au sein de l'élite politique de la région. Le rapport recommande une bien plus grande intégration et coopération entre les principaux partis dans la région du Kurdistan, ainsi qu'entre Erbil et Bagdad. COMMENTAIRE Voici un rapport qui tombe fort à propos alors que, le dimanche 10 mai, se tenait à Erbil un débat de fond entre experts, sur ce sujet. Certes, ce débat, intitulé “L'avenir des forces armées dans un Kurdistan démocratique”, a fait apparaître que 14 brigades "unifiées" ont été créées au cours des quatre dernières années au Kurdistan. Mais il a aussi mis en relief que "seul un tiers des forces Peshmergas sont unies sous le ministère de peshmergas" à l'heure actuelle. La loyauté des autres peshmergas reste donc divisée entre les partis politiques rivaux que sont l'Union patriotique du Kurdistan (UPK, pro Talabani) d'un côté et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK, pro Barzani) de l'autre, deux partis qui se sont déchirés dans une terrible guerre civile au cours de la première partie des années 90. Ne rien faire pour unifier ces deux forces, c'est courir le risque de divisions futures, notamment dans la région de Kirkouk dont le sort - comme celui de tous les territoires disputés - est au centre de l'application de l'article 140 de la Constitution irakienne, article qui prévoit un référendum d'auto-détermination pour savoir si les habitants veulent être rattachés à Erbil (donc à la Région autonome du Kurdistan) ou à Bagdad (donc à l'Etat irakien). Or, n'oublions pas que le gouverneur actuel (un Kurde tendance UPK) fait campagne pour une scission avec Erbil dans la perspective de la création d'une nouvelle Région autonome, projet qui suscite déjà beaucoup de polémiques à l'UPK comme au PDK. On peut également penser que, si les Kurdes irakiens ne résolvent pas eux-mêmes leurs vieilles querelles, l'Iran d'un côté et le PKK (guérilla kurde de Turquie) de l'autre vont y mettre leur grain de sel. Et alors, on peut s'attendre à tout, y compris au pire. L'Iran et le PKK, grands gagnants de la division PDK/UPK Que le PDK profite de son leadership au sein du KRG pour tirer la couverture à lui, en Europe, on appellerait ça "abus de position dominante". Dans une culture tribale toujours marquée par la logique des clans, ça pourrait se résumer par "la loi du plus fort". Donc, du PDK dans les provinces d'Erbil et Duhok, de l'UPK dans celle de Sulaymaniyah. Mais ce serait oublier un peu vite le coup de semonce électoral infligé par les citoyens kurdes qui ont placé l'UPK en deuxième position derrière le Gorran, lors des dernières élections législatives qui ont eu lieu avant l'attaque de Daesh à Mossoul, en juin 2014. Les dirigeants, de l'UPK comme du PDK, seraient donc bien inspirés d'écouter leur peuple qui en a marre des vieilles querelles, de la corruption, comme de la nécessité d'adhérer à un parti pour obtenir le moindre privilège. Massoud Barzani, le président de la Région autonome du Kurdistan, paraît certes loin de tout ça. Mais il a autour de lui des dirigeants qui n'ont pas ses scrupules, et il est à tout le moins responsable du fait de s'être (dans certains cas) mal entouré. Les hiérarques du PDK font en outre une erreur majeure en ne répartissant pas les armes équitablement au sein des forces kurdes, ne serait-ce qu'en poussant les fidèles de l'UPK dans les bras du PKK et/ou de l'Iran, qui ne manque pas de tirer les ficelles par derrière. La situation d'urgence générée par la guerre contre Daesh devrait pousser les uns et les autres à se mettre autour d'une table pour mettre les choses à plat... avant qu'il ne soit trop tard.
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ERRBIL, Iraqi Kurdistan -- The Peshmerga need a better vision and strategy for the future, according to visiting military experts, while leaders of the Kurdish forces remain focused on the immediate demands and shortages of the ongoing war against Islamic State.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE Les peshmergas ont besoin d'une meilleure vision et d'une stratégie pour l'avenir, selon les experts militaires, tandis que les dirigeants des forces kurdes restent concentrés sur les besoins immédiats et les pénuries de la guerre en cours contre Daesh. Dimanche à Erbil, une conférence intitulée "L'avenir des forces armées dans un Kurdistan démocratique", a réuni des experts étrangers, des officiers militaires irakiens et des dirigeants peshmergas pour discuter de l'histoire parfois troublante des forces kurdes et des défis à venir. Cette conférence a été organisée par l'Institut de recherche du Moyen-Orient (MERI). Les orateurs étaient divisés sur un point: est-ce que la crise actuelle est une opportunité ou un obstacle, dans le lent processus d'unification et de la réforme de la peshmergas? À l'heure actuelle, seul un tiers des forces Peshmergas sont unies sous le ministère de peshmergas. Le reste est divisé en loyauté entre les partis politiques rivaux de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) et Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Des origines partisanes UPK et PDK Les origines des peshmergas en tant que forces de guérilla partisanes rendent l'unification difficile, a expliqué le Secrétaire Général du Ministère de peshmergas Jabar Yawar à l'auditoire. Il a salué les efforts depuis 2010 pour rassembler un tiers des peshmergas sous un même ministère, rappelant le fait que les deux factions rivales se sont combattues lors d'une guerre civile dans les années 1990. "Nous avions utilisé l'habitude d'être deux forces. Nous nous battions l'un contre l'autre, malheureusement ", a déclaré Jabar Yawar. "Donc, le processus de réunification se fera étape par étape. Il ne faut pas sous-estimer le fait que nous avons pu former 14 brigades en seulement quatre ans, qui se battent maintenant côte à côte ensemble sans aucun soupçon de questions politiques ". Le différend financement avec Bagdad en cause Jabar Yawar a cité la guerre actuelle contre l'Etat islamique et le différend financier en cours avec le gouvernement fédéral à Bagdad comme principaux obstacles à une unification rapide. Avec les troupes nécessaires sur la ligne de front, il était difficile de tirer des unités à l'arrière pour l'unification, a-t-il dit. Il a estimé le coût de fonctionnement des Peshmergas à 2,9 milliards de dollars par an, mais il a affirmé qu'ils avaient reçu seulement 1,2 milliards de dollars en 2014. "S'ils envoient ce montant, il couvrira seulement les salaires dans les 14 brigades existantes", a déclaré Jabar Yawar. Plus d'argent serait nécessaire pour financer un QG commun centralisé des opérations, un système de communication unifié et un personnel professionnel, tous les précurseurs nécessaires à une unification des peshmergas. Le moral est là mais les armes manquent L'ancien ministre peshmergas, Cheikh Jaffar Sheikh Mustafa, a également insisté pour que les besoins immédiats des peshmergas - menant actuellement une lutte mondiale contre le très important Etat islamique - soient au centre des discussions en cours. "L'EIIL a un meilleur équipement et plus d'entrainement mais les Peshmergas ont un moral exceptionnel, ce qui est nécessaire pour vaincre l'ennemi", a-t-il dit. "Si nous avions le matériel militaire dont nous avons besoin, nous pourrions sauver beaucoup de vies. Nous demandons à nos amis et partenaires de la coalition de nous donner ces armes afin que nous puissions détruire et vaincre l'EIIL." Un expert européen regrette le manque de vision stratégique Cette aide étrangère viendrait probablement plus rapidement si le ministère des peshmergas pouvait exprimer clairement sa vision stratégique pour l'avenir, a fait valoir Florence Taub, analyste senior de l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne. Le rôle des peshmergas a changé depuis leur création en tant que bandes de guérilleros des montagnes. Elle a noté qu'une nouvelle vision était nécessaire. "Ce serait utile pour votre propre cause si vous saviez le résultat que vous désirez obtenir, lorsque vous demandez du matériel," dit-elle. "Ne pas oublier la vision stratégique." Anticiper sur les ennemis futurs De même, Mick Bednarek, le chef du Département du Bureau de la Défense de la Sécurité Coopération-Irak États-Unis, a exhorté les dirigeants Peshmergas à regarder au-delà de la menace immédiate et d'envisager à quoi pourrait ressembler un futur ennemi à l'avenir. "C'est une erreur stratégique de planifier pour faire face à de vieux ennemis," a-t-il dit. Une nécessaire promotion au mérite Yezid Sayigh, un associé senior au Carnegie Middle East Center, a proposé une vision à laquelle un futur ministère des peshmergas pouvait aspirer. Il a parlé de la nécessité d'un ministère clair et transparent où la réussite individuelle ne dépend pas de la loyauté ou affiliations. Yezid Sayigh a dit que les peshmergas seraient plus efficace en tant que force s'il y avait un corps d'officiers où la promotion est fondée sur le mérite et si "tout le monde a un égal accès et la possibilité à chaque étape de la chaîne." Il a noté que de nombreuses forces armées du Moyen-Orient ont eu un problème avec trop de dirigeants ou d'officiers subalternes qui n'ont pas été en mesure de gravir les échelons. "Il ne semble pas y avoir beaucoup de désaccord," sur ces questions", a-t-il dit à l'auditoire. "Y a-t-il une raison pour laquelle vous ne bougez pas plus en avant? Je n'en sais rien" a-t-il conclu. COMMENTAIRE Traduction sur le non-dit du dernier point abordé dans cet article de Rudaw: beaucoup d'officiers sont arrivés colonel ou général par piston, parce qu'ils avaient la carte de tel ou tel parti politique. Ou en remerciement de leurs états de service quand ils étaient peshmergas dans les années 80, contre le régime de Saddam Hussein. Mais certains n'avaient pas forcément les compétences pour la fonction. Et faute de formation, d'autres, qui les avaient peut-être dans une guérilla de montagne, n'ont pas su s'adapter à la guerre moderne livrée le plus souvent en plaine par Daesh. On peut penser que c'est par exemple le cas du général qui a ordonné aux peshmergas en poste dans la région de Shingal de battre en retraite le 3 août 2014. Heureusement, mi-août, les pays occidentaux ont réagi et proposé une formation accélérée aux peshmergas qui se sont très vite repris sur le champ de bataille. J'observe aussi que les tensions extrêmement visibles l'été et l'automne 2014 sur les réseaux sociaux entre sympathisants UPK et PDK se sont calmées. La plupart des victoires kurdes sont maintenant lues comme des victoires des peshmergas en général, et plus comme des victoires de l'UPK ou du PDK. Or, il y a quelques mois, les supporters de l'UPK avaient la fâcheuse tendance à mettre en avant leurs victoires et à souligner les défaites du PDK, sur Shingal en particulier, accentuant la division là où l'unité des Kurdes était nécessaire pour regonfler le moral des troupes et repartir de l'avant. C'est chose faite maintenant. Mais on sent que les vieilles querelles ne sont jamais très loin. L'unité des forces kurdes est pourtant bel et bien nécessaire. A cet égard, la constitution de bataillons yézidis ou shabaks au sein de l'armée peshmergas n'est pas vraiment en phase avec une vision laïque de l'armée. Elle est en même temps en phase avec l'aspiration de ces minorités à défendre les terres où ils sont majoritaires. L'essentiel, d'un point de vue stratégique, est quand même qu'ils combattent tous sous une même bannière, avec un commandement unifié à leur tête pour coordonner les attaques sur l'ensemble des fronts. Leur objectif commun, ne l'oublions pas, est la défaite de Daesh. Et au-delà, comme le soulignent les experts, d'envisager une défense capable de protéger tous les habitants de cette partie du Moyen-Orient.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE Najmaldin Karim affirme que les gouvernements régionaux sont la clé d'un Irak unifié Les responsables du Pentagone ont exprimé des doutes sur le fait que l'Irak sera en mesure de reprendre la plus grande raffinerie de pétrole du pays. Leurs préoccupations ont été reprises par le gouverneur de la province de Kirkouk, le Dr Karim Najmaldin, dans une interview à Fox Nouvelles. "La raffinerie de Baiji est très importante pour nous car elle est utilisée pour obtenir du pétrole brut de Kirkouk", a déclaré Karim Najmaldin. "Il y a eu des tentatives répétées par différentes forces du gouvernement irakien de reprendre le contrôle total de la raffinerie ... De nombreuses fois, des déclarations ont été faites selon lesquelles la raffinerie était sûre et sécurisée... mais malheureusement cela n'est pas le cas." Le gouverneur a déclaré que l'élargissement de la campagne aérienne menée par les USA est nécessaire pour commencer à pousser l'État islamique (EI ou Daesh) des postes clés: "les frappes aériennes doivent être plus intenses, plus fréquentes et moins routinières afin de frapper la cible quand c'est décidé que c'est ... important.» Il a critiqué le rôle de l'Iran dans le conflit, affirmant que leur influence "entravé certains des succès qui auraient pu arriver". Avec la récente spéculation sur l'avenir du Kurdistan, et la promesse d'un référendum sur l'indépendance dans le sillage de la visite du président Barzani aux États-Unis, Karim Najmaldin a dit: "Les Kurdes ont choisi de rester dans un Irak fédéral. Mais malheureusement, il y a eu des problèmes importants. Donc, si l'Irak veut rester ensemble, la seule façon est de permettre aux régions [gouvernements régionaux] de se former... sinon, le pays va tomber en morceaux". COMMENTAIRE Le gouverneur de Kirkouk défend la voie du fédéralisme en Irak, avec trois régions aux pouvoirs accrus et des budgets gérés de façon différenciée par les trois gouvernements. Dans un tel système, que resterait-il alors au gouvernement fédéral? L'armée? Le KRG a déjà ses propres soldats avec les peshmergas. La gestion du pétrole? Le KRG est très tenté de se débrouiller seul, Bagdad ne rétrocédant par les 17% du budget national auxquels lui donne droit la Constitution irakienne. L'éducation? Les Kurdes tiennent à mettre en avant leur propre histoire. Reste le salaire des fonctionnaires... qui, à l'heure actuelle, a du mal à arriver jusqu'aux caisses du KRG, à Erbil. Par ailleurs, une question se pose: quels moyens de subsistance pour une région à majorité sunnite, la moins riche en pétrole... sauf à imaginer, après la défaite de Daesh, une nouvelle guerre entre Arabes sunnites et Kurdes pour le contrôle de Kirkouk, majoritairement kurde jusqu'au début de la politique d'arabisation de ce gouvernorat, dans les années 60 (lire en particulier la deuxième partie de l'article en lien). Selon la Constitution irakienne, les habitants de cette zone, qui fait partie des territoires disputés, doivent décider de leur sort dans un référendum. S'ils font le choix d'être rattachés à Erbil comme les Kurdes et le KRG l'espèrent, un système fédéral à trois Régions paraît difficilement viable économiquement pour les Arabes sunnites, les chiites, eux, ayant en revanche suffisamment de pétrole pour s'en sortir... mais défendant toujours l'unité de l'irak au même titre que leur puissant voisin: l'Iran. Autant dire que les motifs de conflit entre les Kurdes et leurs voisins ne vont pas manquer une fois que Daesh sera vaincu, que le Kurdistan opte pour l'indépendance ou le fédéralisme.
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WASHINGTON DC—The Kurdish cause is well received in Washington and this week’s visit has so far exceeded expectations, Kurdistan Region President Masoud Barzani told Rudaw on Friday in an exclusive interview.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE INTERVIEW ACCORDEE PAR MASSOUD BARZANI A RUDAW : TO TEAD IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE Barzani: «La visite à Washington a dépassé nos attentes» "Franchement, je tiens à dire que [réunions] ont apporté plus que ce que nous avions prévu," dit Barzani se référant aux pourparlers tenus avec les responsables américains, y compris le président américain Barack Obama et le vice-président Joe Biden. "Tout ce que je peux dire est que nous avons observé qu'il y a une très bonne compréhension de la cause du peuple du Kurdistan en général," a-t-il ajouté. Barzani est cette semaine à la tête d'une délégation kurde de haut niveau à l'occasion d'un voyage à Washington. C'est la première visite de dirigeants kurdes depuis trois ans. Il avait décliné l'invitation dans le bureau ovale en mai 2014 pour protester contre le fait que les États-Unis gardaient le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) sur la liste dues organisations terroristes (Note du Phénix Kurde : les deux partis en sont sortis depuis). Un des principaux enjeux du voyage était l'armement potentiel des forces kurdes par les États-Unis. Il y a maintenant un projet de loi devant le Congrès des États-Unis qui permettrait le transfert d'armes aux Kurdes et aux sunnites, sans la surveillance de Bagdad. En réponse, Barzani a appelé le processus "clearance" à Bagdad un "gros problème", mais a exprimé son optimisme pour le processus de négociations. «Certes, voilà un gros problème et il a été discuté dans les détails. Nous avons reçu des assurances complètes que les livraisons d'armes ne seront pas retardées et atteindront les mains des peshmergas", a déclaré M. Barzani. "Nous avons reçu des confirmations complètes au niveau le plus élevé du gouvernement américain", a-t-il ajouté. Les Forces kurdes ont été saluées comme le partenaire le plus fiable par les responsables américains dans la lutte contre l'État islamique (Daesh). Pourtant, les peshmergas ont été contestés par une force de Daesh mieux équipée qui a pris le contrôle de vastes quantités d'armes et de l'équipement de l'armée irakienne (NDLR: le 10 juin 2014 à Mossoul). Selon les responsables kurdes, Bagdad a été réticent à envoyer une quantité appropriée des armes fournies par la coalition internationale aux forces kurdes. Barzani a également abordé son mandat présidentiel, qui arrive à échéance en août. Il a dit que la question sera réglée pour le Parlement du Kurdistan et les partis kurdes. «Quand ils prendront une décision à ce sujet, alors certainement que je m'exprimerai à ce sujet," a-t-il dit. Barzani terminera sa visite en s'adressant à la communauté kurde de Virginie le samedi 9 mai. Puis il sera en tournée dans plusieurs pays européens avant de revenir à Erbil. COMMENTAIRE Reste à vérifier que les promesses américaines seront suivies d'effets sur le terrain
Washington, 8 mai 2015 (AFP) Le président de la région autonome du Kurdistan irakien a réclamé vendredi depuis Washington que ses forces qui luttent contre le groupe Etat islamique soient directement armées par les Etats-Unis au lieu de passer par le gouvernement fédéral de Bagdad.
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Extrait (pour lire l'article en entier, cliquez sur le titre) "Au final, les peshmergas n'ont jamais reçu la moindre balle ou la moindre arme de Bagdad", a dit M. Barzani à des journalistes à la fin d'un séjour d'une semaine dans la capitale américaine."
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ERBIL, Kurdistan Region - The leader of Asaib Ahl al-Haq, a Shiite militia with ties to Iran, has named Tehran as one of the countries "trying to dissolve Iraq”, but also added that his fighters "will not oppose Kurdish independence.”
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO REAT IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE Le chef de Asaib Ahl al-Haq, une milice chiite ayant des liens avec l'Iran, a nommé... l'Iran comme l'un des pays "essayant de dissoudre l'Irak", mais a également ajouté que ses combattants "ne s'opposeront pas à l'indépendance kurde." Parlant à la presse dans la ville sainte chiite de Najaf, mercredi, Qais Khazali a affirmé que "l'Etat islamique est un outil pour remodeler la géopolitique du Moyen-Orient» et a allégué que l'Iran, la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar tentent de dissoudre l'unité de Irak. Parmi les autres remarques controversées, Khazali a ajouté que "la majorité des sunnites irakiens sont avec un Irak unifié." Qais Khazali avait été capturé par les Etats-Unis et détenu en 2007 à la prison connue sous de nom de "Camp Cropper". Il a été longuement interrogé par le service des renseignements des États-Unis. à ce moment-là. Maintenant, il est l'un des principaux leaders assurant le commandement des forces chiites contre l'EIIL (Daesh). Qais Khazali a également nommé Washington comme l'un des acteurs tentant de diviser l'Irak. "Le projet de loi du Congrès américain est une tentative claire contre la souveraineté de l'Irak et une étape pour dissoudre le pays", a déclaré Qais Khazali, se référant à un projet de loi de la Commission de la Défense qui fait appel à la Maison Blanche pour armer et aider directement le gouvernement régional du Kurdistan dans la guerre contre Daesh. Le projet de loi doit être voté la semaine prochaine. Le Vice-président américain Joe Biden aurait assuré le Premier ministre irakien Haider al-Abadi que les livraisons d'armes à des forces locales seront acheminées via la souveraineté de Bagdad et que Washington respectait l'Irak ainsi que son unité territoriale qui était toujours en vigueur. On estime que la milice Asaib Ahl al-Haq disposait de plus de 10.000 combattants en 2014. Elle est considérée comme l'une des milices chiites les plus importantes opérant en Irak. COMMENTAIRE Il y a deux jours, c'est le leader chiite irakien Hadi Ameri qui prenait position publiquement sur le projet de loi américain visant à armer directement les forces kurdes et les milices sunnites opposées à Daesh. A l'inverse de Moqtada al-Sadr, Hashd al-Shaabi ne cible pas directement les Etats-Unis, même s'il dénonce lui aussi le projet de loi du Congrès américain. Dans les pays qui tentent de remodeler le paysage géopolitique au Moyen-Orient, il inclut la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar... et, de façon assez étonnante compte tenu de ses liens avec Téhéran, l'Iran! C'est aussi le premier leader chiite à dire qu'il ne s'opposera pas à l'indépendance kurde. Une déclaration plutôt positive, donc, du point de vue du KRG, le gouvernement de la Région autonome du Kurdistan. La déclaration du leader chiite Hadi Ameri, elle, était plus inquiétant, même si plus floue, puisqu'il menaçait “tous les groupes qui travaillent à dissoudre l'Irak", ajoutant... " nous allons couper toutes les mains qui tentent de dissoudre l'unité de l'Irak, y compris des politiciens qui jouent ce jeu et n'ont pas de place dans le pays". Si on considère que Massoud Barzani, actuellement en visite officielle aux Etats-Unis, et tous les leaders kurdes jouent ce jeu, c'est plutôt inquiétant pour l'après-guerre. A moins que Hadi Ameri vise surtout les leaders sunnites, qu'ils soient pour ou contre Daesh! Quoi qu'il en soit, l'alliance de circonstance entre les forces kurdes et les milices chiites, qui combattent actuellement le même ennemi à savoir Daesh, n'offre aucune garantie aux Kurdes pour l'avenir. Dans ces conditions, on comprend pourquoi le KRG ne voit pas d'un bon oeil que les milices chiites cherchent à intervenir dans la province de Kirkouk ou entre Mossoul et Shingal. De fait, si chaque groupe ethnique libère seulement son territoire, c'est bel et bien vers un redécoupage des frontières que l'on se dirige. Une évolution logique... qui pourrait se faire en préservant les intérêts de chacun par le biais d'un système fédéral, pourquoi pas. Le débat mérite d'avoir lieu, quoi qu'il en soit. Mais autour d'une table, ce serait quand même mieux qu'avec les armes à la main.
Béatrice D.'s insight:
Extrait de l'article de L'Orient Le jour sur la base de la dépêche AFP "Lors d'une rencontre avec Massoud Barzani, M. Obama et le vice-président Joe Biden ont réaffirmé le soutien "fort et continu" des Etats-Unis envers la région autonome du Kurdistan irakien et envers le peuple kurde, selon un compte-rendu diffusé par la Maison Blanche. Les deux hommes ont aussi souligné leur attachement à un Irak "uni, fédéral et démocratique". Commentaire Bref, à l'ouest, rien de nouveau, après la réception de Massoud Barzani à la Maison Blanche, dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai, heure française. A noter qu'il n'y a pas eu de conférence de presse d'Obama ensuite, mais un simple communiqué, sûrement parce que Massoud Barzani n'est pas un chef d'Etat. L'entretien a duré une heure, pas vraiment le temps d'aborder les sujets qui fâchent: référendum sur l'indépendance kurde et les territoires disputés, armes lourdes... Mais on peut imaginer que ces choses là vont se négocier en d'autres lieux. Par ailleurs, il est clair que le président des Etats-Unis tient à ménager Bagdad. Si cette réception à la Maison Blanche n'avait d'autre but de passer la brosse à reluire aux Kurdes, elle n'avait pas grand intérêt. Si par souci de préserver les apparences, elle s'est traduit par des accords secrets qui permettent, à terme, aux Kurdes d'obtenir ce qu'ils veulent, alors elle n'aura pas été inutile. Affaire à suivre.
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ERBIL, Kurdistan Region — Iraqi Shiite leader Hadi Ameri, who is currently commanding Hashd al-Shaabi fighters in the Anbar military campaign against ISIS militants, has threatened “all parties working to dissolve Iraq.”
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE PHOTO AND THEN THE TITLE Le leader chiite irakien Hadi Ameri, qui est actuellement commandant des combattants Hashd al-Shaabi dans la campagne militaire contre les militants de Daesh dans la province d'Anbar, a menacé "tous les groupes qui travaillent à dissoudre l'Irak." COMMENTAIRE Que ce soit des sunnites ou des chiites, les Kurdes trouveront toujours des voisins pour les empêcher d'obtenir l'indépendance à laquelle ils aspirent depuis des années. Comment donner satisfaction au plus grand peuple du monde sans Etat? C'est simple, sans froisser personne, il n'y a pas de réponse à cette question. Il faudra donc beaucoup de diplomatie mais aussi de courage politique pour amener les Kurdes sur la voie de l'indépendance. Les voisins arabes l'ont bien compris; c'est pour ça qu'ils mettent la pression sur les Etats-Unis sur cette question de l'armement en direct des peshmergas. La solution passera peut-être par un accord secret... pour ménager les opinions publiques arabes tout en faisant en sorte que les combattants kurdes soient mieux armés. A charge pour Massoud Barzani d'être convainquant à Washington. Une chose est sûre, sans le soutien des peshmergas, les chiites ne sont pas prêts de reprendre Mossoul. Un levier dont ne devrait pas manquer de se servir le président du KRG.
Washington, 30 avr 2015 (AFP) Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, allié crucial des Etats-Unis dans leur lutte contre le groupe Etat islamique (EI), sera reçu la semaine prochaine par Barack Obama à la Maison Blanche, a annoncé une responsable américaine jeudi.
Béatrice D.'s insight:
Extrait "La visite à Washington de Massoud Barzani, qui doit arriver dimanche, comprendra des entretiens avec M. Obama, le vice-président Joe Biden, et le secrétaire d'Etat adjoint Antony Blinken centrés sur la campagne militaire destinée à "affaiblir et, in fine, détruire" le groupe jihadiste Etat islamique, a expliqué la porte-parole du département d'Etat, Marie Harf." Commentaire La Région autonome du Kurdistan a déjà fait savoir que le référendum pour l'indépendance de la Région serait évoqué avec Obama et Biden, Massoud Barzani souhaitant des garanties américaines sur son organisation contre l'engagement des peshmergas aux côtés des troupes irakiennes pour libérer Mossoul, la deuxième ville irakienne, qui est aux mains de Daesh depuis le 9/10 juin 2014. Mais l'administration américaine a encore répété cette semaine qu'elle tenait à l'unité de l'Irak. Qui sera le plus fort au jeu du poker menteur? Savoir montrer ses muscles, tout en diplomatie, l'exercice est subtil. Et le Kurdistan ne peut pas faire grand chose sans le soutien américain. A voir donc.
D'après plusieurs témoignages, des médecins du Kurdistan pratiquent désormais l'avortement illégal ainsi que des opérations chirurgicales secrètes...
Béatrice D.'s insight:
Extrait de l'article du site atlantico.fr "Au Kurdistan, des médecins enfreignent la loi locale en pratiquant l'avortement sur des jeunes femmes de la minorité Yazidi, libérées après avoir été détenues en tant qu'esclaves sexuelles par les combattants de l'Etat islamique. Traumatisées après des mois de viol et de torture par les membres de l'Etat islamique, certaines de ces victimes sont revenues enceintes de cet enfer, risquant d'être ostracisées par leur propre communauté qui bannit les relations sexuelles avant le mariage." Rectification du nombre de Yézidis enlevés Atlantico évoque dans son article le chiffre de "quelque 40.000 personnes enlevées lors de l'attaque de villages de la minorité Yazidi par l'Etat Islamique". Un chiffre très exagéré au regard des estimations de l'ONU et du site le plus consulté par la communauté, @EzidiPress (12509 abonnés sur Twitter). Dans "Northern Iraq: Fear of ISIS massacre of 500 Ezidi men", Ezidi Press écrit en effet que, lors de l'attaque de la région de Shingal, le 3 août 2014, et les jours qui ont suivi, "plus de 5000 Yézidis ont été tués, jusqu'à 7000 femmes et des enfants ont été enlevés et contraints à l'esclavage" mais aussi qu'autour de "420.000 Yézidis ont dû fuir leur maison" selon les premières estimations de l'ONU. Commentaire Les principes religieux et la foi sont une chose. Mais heureusement, la religion a ses raisons que le coeur, parfois, ignore. Tout le monde ne considère pas comme le Cardinal Giovanni Battista Ré, préfet de la congrégation pour les évêques au Vatican, que "le viol est moins grave que l'avortement". C'est ce que beaucoup de Kurdes prouvent tous les jours depuis que la communauté yézidie a été victime d'un génocide infâme, début août 2014, et plus encore pour aider les jeunes femmes victimes de viols en série qui ont pu s'échapper des mains de Daesh. Faute d'une psychiatrie véritablement organisée en Irak comme au Kurdistan, ce sont d'abord les associations de femmes kurdes et les ONG qui ont créé les premières cellules d'écoute. De leur côté, les familles yézidies qui avaient réussi à fuir l'été dernier ont remarquablement réagi. Oui, c'est vrai, les femmes ayant des rapports hors mariage, qui plus est avec quelqu'un d'une autre religion, sont mises au ban de la communauté et n'ont plus le droit de se dire "Yézidie". Mais les dignitaires religieux ont très tôt fait passer le message que les victimes de viols n'étaient pas responsables de ce qui leur est arrivé. Des maris ont accepté de reprendre leur épouse traumatisée, des fiancés ont accepté de se marier. Et dans la région autonome du Kurdistan, des médecins, bien souvent de confession sunnite, ont accepté de pratiquer des avortements bien que cette pratique soit contraire à la loi locale. Evidemment, certains Yézidis ne se considèrent pas comme kurdes. Oui, il y a eu des femmes converties de force à l'islam. Mais de retour au Kurdistan, ces femmes victimes du plus innommable des crimes ont trouvé des hommes et des femmes pour les aider. Personne ne s'est demandé quelle était leur origine ethnique ou leur religion. Devant leur souffrance, tout le monde s'est incliné. On ne demande pas son curriculum vitae ou son arbre généalogique à une victime, on lui tend la main. Et on salue le courage de celles qui ont réussi à saisir ces mains. Car n'oublions jamais que des femmes yézidies se sont aussi suicidées pour ne pas vivre dans la honte et/ou pour épargner ce sentiment à leur famille. Aujourd'hui, il faut que tout le monde soit bien convaincu d'une chose: la honte ne doit certainement pas être du côté des victimes, des maris, des pères, des frères ou de ceux qui ont pratiqué des avortements illégaux. La honte et le déshonneur sont pour les violeurs, des hommes sans foi ni loi, quoi qu'ils en disent. En ces heures difficiles pour les victimes, n'oublions pas non plus les femmes kurdes victimes de viols lors de l'opération Anfal en 1988 et dénonçons sans réserve le viol comme arme de guerre. Lire ou relire: "Comment traiter une esclave sexuelle, le terrifiant guide de Daesh. Des recommandations qui font froid dans le dos. Lire aussi cet article paru dans The Independent le 27 avril: Yazidi sex slaves undergoing surgery to 'restore virginity' after being raped by Isis militants
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE EZIDI PRESS : TO READ IT IN ENGLISH CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE Un parti Yézidi en Irak doit être établi à l'initiative des principaux commandants HPS Haydar Shesho et Dawud Jindi, a annoncé le HPS dans un communiqué publié samedi, indiquant que l'établissement d'un parti dirigé par les Yézidis et visant à assurer leur droit à l'autodétermination dans les frontières locales était inévitable. Les raisons : les changements rapides dans le Moyen-Orient, le génocide qui était évitable contre le peuple Yézidi et aussi la situation politique en Irak. Depuis la chute du régime de Saddam, les Yézidis sont pris entre deux feux, étant privés de leurs droits à la fois par Bagdad et par le gouvernement kurde à Erbil. Communiqué: "Après la chute du régime de Saddam, quand une dictature sanglante a pris fin, des changements importants ont eu lieu dans la dernière décennie. Le changement le plus important est peut-être la transition de l'Irak vers une constitution qui consacre les principes de liberté, d'égalité et de justice, de prendre les droits humains fondamentaux comme base. En dépit de ces développements progressifs de la constitution de la République irakienne en général et de la constitution et de la région du Kurdistan en particulier, il y a eu une marginalisation des minorités en Irak, y compris au Kurdistan. Cela concerne également la minorité Yézidi, ce qui est devenu clair avec la tragédie [NDLR: à Shingal] qui s'est produite à la suite de l'injustice, de l'isolement, de la négligence et de la privation des droits de Bagdad à Erbil ". Environ 600.000 Yézidis s'étaient clairement engagés avec le régime du Kurdistan après la chute du régime de Saddam, régime du Kurdistan qui, cependant, "s'est avéré comme un terrible échec en raison de la mauvaise politique à l'égard Yézidis". Le gouvernement kurde, qui regardait les Yézidis comme une minorité religieuse, n'a pas répondu à leurs problèmes spécifiques, comme une sous-représentation dans les parlements ou le refus d'occuper des postes clés dans leur propre zone de peuplement. Le génocide réalisé à Shingal par Daesh visait l'identité religieuse Yézidie'. Pour cette raison, les Yézidis veulent faire usage de leur droit à l'autodétermination pour pouvoir défendre leurs intérêts indépendamment des institutions de l'Irak et du Kurdistan irakien. Le nouveau parti politique est censé intégrer tous les courants politiques de la communauté Yézidie et ainsi leur permettre une représentation politique indépendante. Haydar Shesho a déclaré que la première priorité était de maintenir l'existence des Ezidis'. Haydar Shesho, commandant suprême HPS, a été arrêté le 6 avril 2015 par les forces de sécurité kurdes affiliées au PDK au pouvoir pour la prétendue création d'une milice illégitime d'après la loi kurde. Il a été libéré huit jours plus tard. L'Unité de Protection Shingal HPS a été établie pour la défense de Yézidis contre Daesh après qu'environ 10 000 combattants peshmergas aient fui la région, abandonnant les Yézidis à leur sort. Le HPS se compose actuellement d'environ 3200 bénévoles selon le commandant HPS Dawud Jindi. L'avenir des Yézidis ainsi que les conséquences du génocide de Shingal seront maintenant discutées en Allemagne. La création d'un parti est le premier résultat. COMMENTAIRE Que les Yézidis aient décidé de créer un parti pour faire entendre sur voix sur le plan politique est parfaitement légitime et compréhensible après le génocide que leur communauté a subi au mois d'août 2014 dans la région de Shingal... même si, à titre personnel, je regrette la "confessionnalisation" de la politique. Dommage en effet que la "balkanisation" de l'Irak se fasse sur des critères religieux avec ces envies de création d'Etats chiites, sunnites et maintenant Yézidis, alors qu'il y a une opportunité pour créer un Etat laïc au Kurdistan où les habitants peuvent exercer librement leur religion, quelle qu'elle soit, comme le savent les Yézidis et les chrétiens qui habitent la Région autonome, au nord de l'Irak. Cela dit, puisque c'est le choix des fondateurs du HPS, il faut le respecter. Les électeurs sauront bien donner leur avis sur les projets politiques le moment venu. Pas 10000 mais 1500 peshmergas en fuite Juste une petite correction par rapport au chiffre de 10000 peshmergas en fuite le 3 août 2014, chiffre que je vois souvent circuler sur les médias et réseaux sociaux suivis par les Yézidis. Un autre Yézidi, que j'ai interviewé et qui se trouve être de la même famille que Haydar Shesho, puisqu'il s'agit de Qasim Shesho, m'a dit que 2000 peshmergas étaient en poste dans la région à l'époque et que 1500 ont battu en retraite, suivant en cela les ordres de leur chef. Qasim Shesho, lui, a choisi de désobéir et est resté sur place avec 500 autres peshmergas, des Yézidis comme lui, et des non Yézidis (lire l'interview qu'il a accordée en décembre 2014 au Phénix Kurde en cliquant sur le lien). Cela ne change rien au déshonneur du chef qui a donné l'ordre de battre en retraite ni aux dramatiques conséquences pour les civils Yézidis victimes de Daesh. Mais comme dirait un de mes amis: "Ce n'est pas la peine d'en rajouter!"
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH CLICK THE TITLE Une délégation de la région du Kurdistan a l'intention de visiter la base du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la montagne de Qandil, pour exiger la fin de litiges dans les médias. Nawroz TV, proche du PKK, a lancé une campagne de guerre médiatique contre le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) dans les programmes du 21 avril et a appelé à ce que le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) soit rejeté du processus politique de la région du Kurdistan. Une source au sein du PDK a déclaré que son parti n'a pas voulu faire de commentaire sur la question, autre que la défense des réalisations politiques importantes du KRG (gouvernement de la région autonome du Kurdistan). Abu Karwan, un responsable Parti communiste du Kurdistan, a déclaré à BasNews: "Lors de la dernière rencontre entre le président de la Région du Kurdistan - Massoud Barzani - et les partis politiques kurdes, tous les partis politiques kurdes ont convenu d'éviter les interférences du PKK dans les affaires intérieures du KRG". Abu Karwan a également dit: "Une délégation de la Région du Kurdistan prévoit de visiter la direction du PKK dans la montagne de Qandil et de leur demander d'arrêter la campagne de leurs médias contre le KRG et des partis politiques dans la région du Kurdistan." La semaine dernière, la guerre des médias a éclaté entre le PKK et la région du Kurdistan en particulier avec le parti politique au pouvoir - Parti démocratique du Kurdistan ARK (PDK) - notamment au sujet des prétendues interférences du PKK dans les affaires internes du KRG, accusations que le PKK a rejetées.
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH CLICK THE TITLE Après les affrontements à Sinjar (Shingal), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a augmenté son influence dans la région du Kurdistan irakien. Ils ont récemment recruté 130 jeunes kurdes du gouvernorat nouvellement créé de Halabja, près de la frontière iranienne. Les familles des recrues ont confirmé les nouvelles et révélés BasNews que la plupart d'entre eux ont quitté la maison pour rejoindre le PKK dans la montagne de Qandil, la principale base du PKK dans la région du Kurdistan. Les familles soulignent que de plus en plus de jeunes se joignent au PKK, en raison des pressions sociales et familiales. "Le PKK a exploité la situation à Halabja. Une fois ils ont réalisé que nos fils et filles ont eu des problèmes familiaux et abandonné l'école, les unités du PKK à Halabja les ont approchés et convaincus qu'ils quittent la maison et pour rejoindre leurs guérilleros dans Qandil", ont confié les familles des jeunes Kurdes à BasNews. BasNews a appris que la fille d'un responsable local de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) a rejoint le PKK, ainsi que d'autres filles étudiantes. Une source au courant des problèmes entre les familles et leurs filles a révélé à BasNews : "Les filles avaient des problèmes de famille différents; une des filles, par exemple, souffrait de mauvais traitements par ses parents et ses frères, un autre père a refusé de payer ses frais de scolarité. Après ils ont déménagé à Halabja, ils ont été approchés par le PKK pour passer à Qandil où les combattants du PKK sont basés ". Ces familles ont fait appel au règles de l'UPK au pouvoir pour arrêter l'organisation PKK et sa politique de recrutement dans la région. La demande a toutefois été rejetée. Puis, plus tard, ls familles ont essayé de manifester dans les rues mais cette tentative a également été empêchée par les responsables locaux de l'UPK à Halabja. Selon des informations données par des membres des familles concernées, il y a eu de nombreuses tentatives par les jeunes recrues de s'enfuir de Qandil pour rentrer chez eux, à la maison, mais ils ne peuvent pas car le PKK les a déjà tous mis dans des camps d'entraînement. Ceux qui ont réussi à rentrer chez eux ont décrit la situation comme "horrible". Dans le district de Khurmall, dans l'est de la province de Halabja, sept personnes ont quitté la maison; trois d'entre eux étaient des femmes, âgés de 16 à 19 ans. Après ils ont réalisé la situation, l'un d'eux est rentré, mais les autres ont rejoint la formation, et sont prétendument pas autorisés à la quitter. Le Directeur de district de Khurmall, Smko Salar, a déclaré à BasNews: "Dans ce secteur, 4-5 personnes ont quitté la maison pour Qandil pour rejoindre le PKK. Deux d'entre eux sont des femmes, mais aucune plainte n'a encore été déposée par leurs familles ". Selon des sources BasNews, huit élèves du secondaire, dont trois femmes de cette région, ont rejoint la guérilla du PKK dans Qandil. Soran Hassan, un membre du Mouvement de libération démocratique du Kurdistan à Halabja, qui est connu pour être proche du PKK, a fait remarquer: "Après la chute de Sinjar par l'État islamique (EI), au total 130 jeunes Kurdes de la province d'Halabja, dont huit femmes, ont rejoint le PKK à Qandil. Sur ce nombre, 15 d'entre eux sont retournés travailler pour le PKK dans le secteur ". Lorsqu'on lui demande pourquoi ces personnes ont rejoint le PKK, Soran explique: "Leur seule raison est leur désir de contribuer à la révolution kurde. Et pour une meilleure réponse, vous devriez poser directement cette question aux familles des volontaires. Ou tout simplement demander aux 18 partis politiques opérant dans la région du Kurdistan pourquoi ces jeunes gens ont décidé de rejoindre le PKK dans les montagnes, mais ne sont pas prêts à travailler avec les parties à l'intérieur des centres urbains." En ce qui concerne les canaux par lesquels les jeunes ont joint le PKK, il a déclaré: «Ces gens sont très patriotes et étaient enthousiastes à quitter la maison. Nous n'avons jamais demandé de le faire. Nous les avons, cependant, aidés indirectement car nous avons des contacts avec Qandil et nous leur rendons visite de temps en temps ". L'un des proches parents de ceux qui ont fui la maison a dit BasNews: «Les gens de la région sont très frustrés par le nombre croissant de jeunes qui fuguent pour rejoindre le PKK - en particulier les familles dont les filles se sont échappées. Pour des raisons culturelles et traditionnelles, ils ont honte de protester officiellement. A la place ils ont choisi d'aller eux-mêmes à Qandil pour voir et ramener leurs êtres chers. Mais à chaque fois, le PKK rejette leurs demandes. " |
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Plongez dans ma revue de presse sur les médias pour nourrir votre réflexion sur l'évolution du journalisme. En prime, résumés pour ceux qui n'ont pas le temps de lire. Réactions bienvenues.
Idem pour la situation au Kurdistan. Other Topics
Béatrice D.
Mon CV, mon projet de livre sur le génocide kurde, des vidéos et des portraits en avant-première.
Le Kurdistan après le génocide
Hommage aux victimes du génocide kurde (182000 morts en 1988, bien plus depuis 1969) et analyse du miracle économique actuel
Les médias face à leur destin
Quel avenir pour les journalistes et les journaux? Quelle stratégie pour la presse face à la concurrence des réseaux sociaux?
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE PHOTO AND NEXT THE TITLE
Un accord de coopération a été signé entre l'Université de Koya et l'Université de l'Arkansas. C'est le cinquième accord scellé par l'institution américaine au cours de la dernière année.
Le Président de l'Université de Koya, Wali M. Hamad, a signé l'accord avec Kim Needy, doyen de la Graduate School and International Education de l'Université de l'Arkansas.
Dilan M. Rostam, vice-président des affaires scientifiques à Koya, a déclaré: "Nous espérons faire un protocole fonctionnel actif d'entente avec l'Université de l'Arkansas, de sorte que nos étudiants et professeurs puissent profiter d'une collaboration scientifique et pédagogique fructueuses."
Des membres du corps professoral et des étudiants des deux universités ont prévu de visiter les campus de leurs partenaires, mais aussi de participer à des programmes visant à partager le matériel d'enseignement et de recherche.
Un projet particulier dans le département de psychologie clinique de l'Université de l'Arkansas apportera beaucoup de l'expertise nécessaire à son homologue Koya, car il cherche à résoudre les problèmes créés par le conflit en cours avec Daesh.
L'Université de Koya a été créée en 2003, et enseigne actuellement environ à 5.000 étudiants.
COMMENTAIRE
L'expertise du département de psychologie de l'université de l'Arkansas sera sans doute très utile aux étudiants kurdes appelés à aider les rescapés de Daesh. L'accompagnement psychologique des victimes et de leurs familles est ce qui avait le plus manqué aux rescapés de l'opération Anfal, opération de nettoyage ethnique qui avait causé la mort de 182.000 Kurdes en 1988. Certains, que j'ai rencontrés, vivent encore avec ce traumatisme vieux de 27 ans.