Your new post is loading...
REPORTAGE - Les équipes de Monsieur Abdallah tentent de retrouver et de faire s'échapper des territoires tenus par les djihadistes les yazidis kidnappés et retenus comme otages par l'État islamique.
Béatrice D.'s insight:
20% de l'article est accessible gratuitement. Le reste est réservé aux abonnés du Figaro. Si vous n'êtes pas abonné, vous pouvez lire l'article en entier sur JSSNews. Au passage, on apprend que le Bureau des questions relatives aux otages, basé à Duhok, a recensé 5 838 otages en tout, la quasi-totalité Yézidis, et en majorité des femmes. Et que, sur ce nombre, plus de 2000 personnes ont déjà été libérées.
Kürdistan, ortadogu ve dünyanın her yerinden özgür haberler. Article in english : KCK calls for national unity against those wanting a conflict among Kurds
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE FIRAT : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE La Commission des affaires étrangères du KCK ((Union des Communautés du Kurdistan) a publié un communiqué dénonçant certaines forces obscures, des organismes et des médias au Kurdistan Sud (d'Irak), qui ont récemment fait une propagande noire avec des rapports affirmant que le PKK va lancer une attaque sur le PDK. Le KCK a déclaré que ces cercles ont fait valoir que "le PKK attaquera le PDK qu'ils tiennent responsables des frappes aériennes récemment lancées et toujours en cours par l'Etat turc contre Medya, zone de défense tenue par la guérilla dans le sud du Kurdistan". Décrivant ces rapports comme une propagande infondées, et les condamnant, le KCK a appelé toutes les personnes du Kurdistan et des forces socio-politico, les personnes et les partis politiques du sud du Kurdistan, en premier lieu, à être attentives au jeu de ces forces obscures. La Commission des affaires étrangères a souligné qu'une telle propagande - rapports, commentaires et les rumeurs - a apparemment été propagée par ceux qui ne pouvaient accepter les gains obtenus par le peuple kurde, et le Mouvement pour la liberté et la démocratie en Turquie et au Moyen-Orient. Selon le KCK, ces approches provocatrices, qui se manifestent en parallèle avec les attaques lancées récemment sur le Mouvement kurde libre , avec les frappes aériennes de la Turquie dans le Kurdistan Sud, visent à provoquer une guerre interne entre les forces kurdes et à éliminer les gains du peuple kurde dans les quatre parties du Kurdistan. Le KCK a souligné que, contrairement à ces rapports sans fondement, le mouvement kurde considère qu'il n'y a pas tout de conflit avec le PDK ou toute autre force du Kurdistan, mais qu'il se concentre au contraire ses efforts pour l'unité nationale au cours du processus en cours, alors que le peuple kurde est confronté à de graves menaces et à des dangers dans les quatre parties du Kurdistan. "Notre mouvement estime que les problèmes existants peuvent être résolus par la négociation et le dialogue entre les pouvoirs politiques kurdes des quatre parties", a souligné le communiqué du KCK. Attirant l'attention sur le danger de ces pièges et des obstacles dans le processus en cours, qui est fragile, pour les gains dans toutes les parties du Kurdistan, le KCK dit intensifier les efforts pour l'unité nationale serait la meilleure réponse à donner à ceux qui veulent créer un conflit entre Kurdes. La Commission des affaires étrangères du KCK a terminé sa déclaration en appelant tous les gens du Kurdistan, les partis politiques, les organisations et les individus et la population du Kurdistan Sud, en premier lieu, à adopter l'attitude claire et à intensifier les actes en faveur de l'unité nationale en réponse aux efforts de certains pour la création d'un tel conflit entre Kurdes. COMMENTAIRE Cet appel à l'unité nationale va de soi pour beaucoup de Kurdes, mais c'est plus clair en le disant. Le KCK (organisation politique kurde émanant du PKK) clarifie les choses et en profite pour dire aux Kurdes de Bashur de faire de même, ce qui est bien joué politiquement. Ce communiqué confirme que le PKK est à l'offensive aussi sur le plan diplomatique comme l'indiquait déjà l'interview de Cemil Bayik à la BBC (lire article précédent) et la rencontre entre Mohamad Penjweni (PKK) et Nechirvan Barzani (Premier ministre du KRG), le 10 août. Une précision quand même... Lorsqu'il y a une dispute dans un couple, ce n'est jamais la faute exclusive d'une des parties. La presse pro-PKK comme des supporters du mouvement kurde prônant le confédéralisme démocratique ont tout autant joué avec le feu que certains Kurdes de Bashur. Les réseaux sociaux se sont trop souvent fait l'écho de propos injurieux qualifiant les uns de traitres vendus à la Turquie, les autres d'idéologues sectaires faisant passer leur dogme avant les Kurdes. Des disputes incroyables pour les observateurs extérieurs quand on sait que les Kurdes de tout bord défendent globalement les mêmes valeurs face aux obscurantistes de Daesh vers lesquels devraient être tournées toutes leurs forces. Il est dans l'intérêt des Kurdes de Bashur de prendre ce communiqué du KCK comme une main tendue et que chacun mette ses convictions politiques de côté pour se battre ensemble en faveur d'une cause qui fait l'unanimité: la liberté pour les Kurdes, d'où qu'ils soient. A cet égard, j'émettrais juste un petit bémol par rapport au communiqué du KCK. S'il y a eu des gains importants pour les Kurdes, en Irak, Syrie et même Turquie, les Kurdes d'Iran sont dans une position beaucoup plus difficile et malheureusement trop souvent ignorés médiatiquement. Les prisonniers politiques kurdes sont innombrables dans les prisons iraniennes où beaucoup attendent leur mort par pendaison dans l'indifférence générale de la communauté internationale. Ne les oublions pas.
From
ekurd
QANDIL,— The man leading the Kurdistan Workers' Party (PKK) has accused Turkey of trying to protect the Islamic State group by attacking Kurdish fighters. Read the article in english : "Top PKK leader says Turkey is protecting Islamic State by attacking Kurds"
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE EKURD.DAILY : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE L'homme conduisant le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a accusé la Turquie d'essayer de protéger le groupe Etat islamique (EI ou Daesh) en attaquant les combattants kurdes. Cemil Bayik a déclaré à la BBC qu'il pensait que le président Recep Tayyip Erdogan voulait le succès de Daesh pour empêcher les gains kurdes. Les combattants kurdes - dont ceux du PKK - ont obtenu des victoires importantes contre les militants de Daesh en Syrie et en Irak. Mais la Turquie, comme un certain nombre de pays occidentaux, considère le PKK comme une organisation terroriste. Les observateurs disent que les combattants du PKK ont été la fin cible des attaques beaucoup plus que ceux de Daesh. Mais les responsables turcs nient que la campagne contre le groupe EI soit une couverture pour empêcher des gains kurdes. Mercredi, la Turquie a dit qu'elle envisageait une "bataille globale» contre l'EI. Extraits de l'interview de Cemil Bayik à la BBC "La Turquie prétend se battre contre l'État islamique ... mais en fait, elle se bat contre le PKK", a déclaré Cemil Bayik à la BBC. "Ils le font pour limiter la lutte du PKK contre l'EI. La Turquie est le protecteur de Daesh." [Le président] Erdogan est derrière les massacres de Daesh. Son but est d'arrêter l'avance kurde contre eux, pour ainsi faire progresser son but qui est de conforter l'identité turque en Turquie ". Depuis sa création en 1984, le PKK est en lutte contre l'Etat turc, qui nie toujours l'existence constitutionnelle des Kurdes, dans le but de créer un Etat kurde indépendant. Dans les années 1990, le PKK a limité ses revendications à l'établissement d'une région kurde autonome et à l'obtention de plus de droits culturels pour les Kurdes, qui représentent environ 22,5 millions des 75 millions d'habitants du pays, mais à qui ont longtemps été déniés les droits politiques et culturels de base. Son objectif est l'autonomie politique. Une large partie de la communauté kurde de Turquie sympathise ouvertement avec les rebelles du PKK. En Mars 2013, son chef emprisonné Abdullah Öcalan a appelé à une trêve Mais la violence a repris au cours des dernières semaines après un attentat-suicide imputé à Daesh, attentat qui a causé la mort de 32 activistes pro-kurdes dans la ville kurde de Suruc, dans le Kurdistan turc , au sud-est du pays. L'aile militaire du PKK a tué deux policiers turcs, affirmant qu'ils avaient collaboré avec Daesh dans l'attentat. La Turquie dit que le groupe [PKK] a été à l'origine d'un certain nombre d'autres attaques. Le dimanche soir, cinq policiers et deux civils ont été blessés dans l'explosion d'une bombe dans un poste de police dans le quartier Sultanbeyli, à Istanbul, selon les médias turcs. Il était difficile de savoir qui était derrière l'attaque. Les négociations sont "le seul choix" pour le chef du PKK Lorsque, le 24 Juillet, la Turquie a officiellement lancé ses premières frappes aériennes contre des positions de Daesh, il a également attaqué les positions kurdes dans la région du Kurdistan irakien. Parlant à la BBC, M. Bayik a déclaré que les négociations étaient le "seul choix" pour une fin au conflit kurde. Il a déclaré que le PKK cessera les combats si la Turquie arrête son opération militaire, et a appelé des observateurs internationaux pour superviser un cessez-le feu. Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a déjà dit que les bombardements contre le PKK se poursuivraient jusqu'à ce que le groupe se rende. Le combat de la campagne avec le PKK complique la guerre menée par les USA sur le groupe Etat islamique, guerre pour laquelle les Etats-Unis se sont appuyés fortement sur combattants kurdes syriens affiliés aux rebelles kurdes de Turquie. COMMENTAIRE Voilà un discours extrêmement clair et constructif du leader du PKK. Il renvoie Erdogan à ses responsabilités dans l'escalade guerrière qui a suivi l'attentat de Suruc, attentat qui, entre parenthèses, a fait 33 et non 32 victimes, un jeune mort étant mort des suites de ses blessures quelques jours après la tragique explosion. La disproportion de la réaction turque est manifeste après le meurtre de ces deux policiers. Et si le PKK a réagi depuis à travers des attaques visant des policiers et des soldats, il est à la manoeuvre aussi sur le plan diplomatique. La preuve avec cette interview de Cemil Bayik. Mais aussi avec l'entretien accordé le 10 août par Nechirvan Barzani, le président de la région autonome du Kurdistan, à Mohamad Penjweni. Ce responsable du PKK a entre autre demandé au KRG, mais aussi au PDK, de soutenir le processus de paix en Turquie. Il faut se rappeler que cette demande intervient alors que le KRG a demandé au PKK de quitter les montagnes de Qandil pour protéger les Kurdes et la nature de Bashur des raids aériens turcs. Dans le même temps, Massoud Barzani, de même que le gouvernement kurde, le PDK, l'UPK et le Gorran, n'ont eu de cesse d'appeler les belligérants à cesser le feu et à revenir autour de la table des négociations. On peut donc d'ores et déjà dire que la demande de Mohamad Penjweni a été bien accueillie. Mais ce n'était pas une surprise. Non, l'objectif réel de cette visite de courtoisie est plutôt d'afficher une unité entre Kurdes quand les réseaux sociaux bruissent d'une hostilité de moins en moins voilée entre supporters du PKK et du PDK, les premiers suspectant les seconds de faire le jeu de la Turquie quand les seconds reprochent aux premiers de profiter de leur lutte contre Daesh pour diffuser leur idéologie et réaliser (paradoxalement) une sorte d'OPA sur Bashur. A cet égard, la visite de Mohamad Penjweni au KRG est un geste politique fort, une main tendue et saisie, pour la plus grande joie des Kurdes et de leurs amis qui craignent une guerre entre Kurdes. Le PKK a bien conscience qu'il peut aussi profiter des liens du KRG avec la Turquie pour renouer les liens avec Ankara. Qui mieux que des Kurdes pour servir de médiateur dans cette dangereuse période! Certes, à cause de ces trois dernières semaines, il sera un peu plus difficile de porter la revendication d'une sortie du PKK de la liste des organisations terroristes. En même temps, il faut rappeler que le PKK avait déclaré un cessez-le-feu de façon unilatérale en 2013, et que l'Etat turc n'avait jamais officiellement rebondi sur ce geste fort à l'époque. D'un autre côté, même sans proclamer un cessez-le-feu, Erdogan avait mis le processus de paix sur les rails, ce que n'avaient jamais fait les nationalistes kémalistes avant lui. En ce sens, il avait enclenché un processus historique que l'on peut saluer, tout en regrettant sa timidité au niveau des concessions faites aux Kurdes. Quoi qu'il en soit, près de 30 ans de violences entre l'Etat turc et le PKK comme les 40.000 victimes de ces terribles années ont prouvé que la guerre n'était pas la solution. Massoud Barzani l'a bien compris après avoir lutté pendant tant d'années contre la politique génocidaire des baassistes à Bashur. Il avait déjà joué un rôle de médiateur en Turquie dans les années 2011-2012-2013. Gageons qu'il réussira à nouveau à mettre la raison au centre du débat. Pour aller plus loin, lire l'excellent article du pacifiste belge Ludo De Brabander dans LeVif.be: "La politique machiavélique du président Erdogan": http://lephenixkurde.tumblr.com/post/126284017407/la-politique-machiavélique-du-président-erdogan
L'attentat à Suruç en Turquie, qui a coûté la vie à 32 jeunes activistes turques et kurdes de gauche et blessé des dizaines d'autres personnes, a poussé le conflit dans la région et la lutte contre l'État islamique dans une nouvelle phase.
Béatrice D.'s insight:
Extraits de article de Ludo De Brabander dans LeVif.be - "Alors que les États-Unis et leurs alliés européens font de la lutte contre l'EI une priorité absolue, la stratégie turque mine cet objectif" - " la politique d'Erdogan destinée à affaiblir le PKK et son allié militaire en Syrie, l'YPG, arrange très bien l'État islamique." - "Il n'est pas improbable que les tensions croissantes en Irak entre le PDK et le PKK dégénèrent en violences. Ce sera à nouveau l'EI qui en profitera." Pour lire cette excellente mise en perspective de la situation en Turquie, Irak et Syrie, cliquez sur le lien.
Béatrice D.'s insight:
Extraits de la très intéressante analyse du site algérien lexpressiondz.com: pour lire l'article en entier, cliquez sur le lien ci-dessus - «Le PDK nous a demandé de prolonger à nouveau le mandat du président mais nous avons rejeté cette requête et nous devons maintenant trouver une solution»: Imad Ahmed, membre du bureau politique de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK). - «Je pense que quand le mandat de Barzani prendra fin, il va entrer dans une phase de présidence par intérim jusqu'à ce que la Constitution soit amendée ou qu'une élection anticipée conduise à son remplacement»: Abdelrazak Ali, porte-parole du parti Gorran.
IRAN COMMITTED TO SECURE AND STABLE KURDISTAN, SAYS DIPLOMAT NRT English brings you the latest news from Kurdistan, Iraq, and the region.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE NRT TV : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE ENGLISH TITLE, ABOVE Un haut responsable de la diplomatie iranienne en Irak a déclaré que son pays est favorable à un Kurdistan sûr et stable, au cours d'une rencontre avec le président kurde Massoud Barzani, rencontre qui a eu lieu à l'extérieur d'Erbil le mercredi 5 août. L'ambassadeur Hassan Danaïfar et une délégation qui l'accompagnait ont discuté de la lutte permanente contre les militants de l'Etat islamique (EI, ou Daesh) à travers l'Irak avec le président Barzani, ainsi que des stratégies pour lutter contre le terrorisme. Les dirigeants auraient également discuté de la nécessité d'avoir des tactiques non-militaires (donc politiques) dans la lutte contre la menace que constitue l'extrémisme dans la région. Téhéran lutte contre Daesh en étroite coordination avec les responsables kurdes ainsi qu'avec ceux à Bagdad. Les Forces chiites soutenues par l'Iran sont largement considérées comme la défense la plus fiable du sud de l'Irak après les défaites de l'armée irakienne à Mossoul en juin 2014 et à Ramadi en mai 2015. Au cours d'un récent voyage dans la ville à majorité kurde de Sanandaj, à l'ouest de l'Iran, le Président iranien Hassan Rohani a également déclaré que son pays serait prêt à protéger et à défendre à la fois Erbil et Sulaimani comme ils le feraient pour Sanandaj. COMMENTAIRE L'Iran est très actif, actuellement, sur la scène politique kurde. Il y a quelques jours, ses représentants étaient à Suleymaniyeh pour discuter d'un accord éventuel avec le PDK sur la prolongation de 2 ans du mandat présidentielle de Massoud Barzani. Téhéran semble avoir pesé de tout son poids sur la signature d'un accord, pour que le KRG sorte enfin de la crise politique qu'il traverse à l'issue de ce qui est censé être le dernier mandat du président Barzani. Gageons que l'Iran cherchera à en tirer un bénéfice politique derrière... et que les Kurdes qui rient aujourd'hui pleureront peut-être demain, même si ce n'est pas à souhaiter.
From
rudaw
LOS ANGELES, USA - In his country’s Kurdish heartland, Iran’s President Hassan Rouhani made new promises to his country’s millions of Kurds last week. He promised they would receive long-awaited permission to study in their own language at state universities, and better ...
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO & TITLE Le président iranien Hassan Rouhani a fait de nouvelles promesses à des millions de Kurdes de son pays la semaine dernière. Il a promis qu'ils recevraient l'autorisation tant attendue d'étudier dans leur propre langue dans les universités de l'État, ainsi que de meilleures infrastructures dans ce qui sont les régions les plus négligées de l'Iran. Parlant à Sanandaj (Sina), la capitale du Kurdistan iranien lors de sa première visite dans la province après deux années de mandat, Rouhani a promis que 11 barrages seraient construits au cours des deux prochaines années, et a dit qu'il se pencherait sur la construction de nouvelles routes. En 2013, déjà des promesses... non tenues depuis Les commentateurs kurdes notent que les nouvelles promesses ont été faites comme les anciennes - faites aux Kurdes lors de la campagne électorale de Rouhani - qui sont restées lettre morte. "Étonnamment, Rouhani a gagné plus de 70% des votes au Kurdistan, un signe d'optimisme naïf que les gens ressentaient, mais ils se sont vite rendus compte que c'était des promesses vides", a déclaré Amir Sharifi, professeur à l'Université d'État de Californie. Il note qu'aucun responsable kurde a eu ne serait-ce que des postes locaux, même pas en tant que gouverneur, et a rappelé que le gouvernement avait ajouté l'insulte à l'injure en affirmant qu'il ne pouvait trouver aucun candidat kurde qualifié pour l'un des postes importants. "Même si les Kurdes en Iran ont appuyé Rouhani, depuis qu'il a pris le pouvoir, mon peuple a juste vu que plus d'exécutions et la terreur", a déclaré Golrokh Ghobadi, un Iranien en Suède qui a récemment publié ses mémoires, "Coquelicots sur Rocks: la vie et l'heure d'une femme kurde en Iran" (Poppies on Rocks: Life and Time of a Kurdish woman in Iran). "Pour le seul crime d'exiger leurs droits humains fondamentaux, les Kurdes continuent d'être arrêtés, torturés et tués", ajoute-t-elle. "Il vient seulement corrompre les Kurdes pour gagner leur confiance, pour les distraire de la réalité de la situation des Kurdes dans les pays voisins", a déclaré l'activiste basée à Toronto, Minoo Homélie. Les commentateurs kurdes énumèrent l'histoire de promesses non tenues et l'élimination des Kurdes par les gouvernements successifs en Iran. "Compte tenu de l'histoire du manque de fiabilité démontré par les régimes perses envers les Kurdes, ce serait une grande naïveté des Kurdes de croire à une telle promesse", a déclaré Ardishir Rashidi, président et fondateur de la Société kurdo-américaine d'Education, se référant aux nouveaux engagements de Rouhani. "Toute la crédibilité de sa parole doit être mise en perspective avec l'histoire et les relations kurdo-perses, le passé et les politiques actuelles des gouvernements iranien envers les Kurdes," a-t-il ajouté. Juste après l'accord sur le nucléaire Le moment de la visite de Rouhani - qui suit un accord nucléaire signé entre l'Iran et les grandes puissances mondiales le mois dernier - est également important, notent les commentateurs. "Choisir la province du Kurdistan comme le premier endroit que je visite juste après l'accord nucléaire avec l'Occident montre l'importance du Kurdistan et de son peuple pour la Révolution islamique et leur rôle dans la protection de l'Iran", a déclaré Rouhani à la presse à son arrivée à l'aéroport de Sina. "Le voyage a des objectifs internes, régionaux et internationaux», a déclaré Sharifi, l'intellectuel et militant des droits de l'homme aux États-Unis. "Après l'accord nucléaire, Rouhani tente de minimiser le rôle des Kurdes dans la lutte contre Daesh et de magnifier le rôle de la République islamique comme la force majeure pour lutter contre le terrorisme," a-t-il ajouté. Détourner les Kurdes iraniens de leur quête d'autonomie "L'Iran se sent menacé par l'élan les Kurdes avec l'autonomie relative qu'ils ont gagnée en Irak et en Syrie. Rouhani cherche à attirer les Kurdes pour qu'ils fassent confiance au gouvernement iranien et non pas d'autres Kurdes ", selon Homélie. "Le régime iranien craint la montée de l'éveil kurde vers les droits nationaux, plus que le danger posé par Israël ou les Etats-Unis", a déclaré Rashidi, commentant la raison pour laquelle Rouhani a choisi le Kurdistan comme sa première destination depuis l'accord nucléaire. Les Kurdes disent qu'ils n'ont vu aucune amélioration de la situation de leur communauté depuis que Rouhani est devenu président il y a deux ans. Le seul changement est que l'Iran est maintenant plus conscient que les Kurdes sympathisent avec d'autres Kurdes à travers la frontière, disent-ils. "Le régime iranien est pleinement conscient de l'affinité de la parenté kurde envers leurs frères dans les autres parties du Grand Kurdistan plutôt que de leur parenté vers les Perses, sur la base de la fraternité islamique comme M. Rohani l'a déclaré," selon Rashidi. "Si Rouhani se soucie vraiment de Kurdes, il devrait commencer par régler leurs plus grands problèmes tels que le chômage, la pauvreté et l'abus de substances et non de permettre l'alphabétisation kurde dans un niveau post-secondaire. Le moins qu'il pouvait faire était de permettre l'emploi du kurde à la maternelle et à l'école élémentaire, pas l'université ", a dit Ghobadi à Rudaw. Une méfiance historique En plus d'une histoire de répression, les Kurdes d'Iran ont d'autres raisons de se méfier des gouvernements à Téhéran. En juillet 1989, le leader kurde iranien Abdulrahman Ghassemlou a été assassiné à Vienne lors de négociations secrètes avec les agents du gouvernement iranien. Trois ans plus tard, son successeur, Sadegh Sharafkandi, a été assassiné dans un restaurant de Berlin par des agents présumés du régime iranien.
From
rudaw
ERBIL, Kurdistan Region — A Kurdistan Workers’ Party (PKK) sabotage operation against a Kurdistan region oil pipeline in Turkey has temporarily halted oil export to Turkey since last week and cost the Iraqi Kurdistan Regional Government around $250 million in loss of revenues and wasted...
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO & THEN TITLE L'opération de sabotage menée par le PKK contre un oléoduc de la région du Kurdistan en Turquie a temporairement interrompu les exportations de pétrole vers la Turquie depuis la semaine dernière. Elle a coûté environ 250 millions $ au gouvernement régional du Kurdistan irakien en perte de revenus et en gaspillage de pétrole brut, selon un déclaration faite par le ministère des Ressources naturelles du KRG, dimanche. "Les exportations de pétrole via les pipelines sont la principale source de revenus du KRG. Elles nous permettent de payer les salaires des gens, d'aider le gouvernement et le peuple de la région du Kurdistan à résister aux défis mortels auxquels la région est actuellement confrontée," a indiqué le communiqué. "La Région du Kurdistan est confronté à la menace sans précédent des terroristes de l'Etat islamique (Daesh), avec des compressions budgétaires imposées à la région par le gouvernement fédéral à Bagdad, aggravées par l'afflux de plus de 1,8 million de réfugiés et de personnes déplacées," poursuit le texte. Le PKK dément sa branche militaire La branche armée du PKK, le HPG, a revendiqué la responsabilité de l'opération le 27 juillet dans la région de Sirnak-Cizre, près de la frontière irako-turque. Elle l'a d'abord décrit comme «sabotage contre les intérêts de la Turquie," mais une déclaration du PKK a démenti dimanche que les combattants HPG avaient agi sous ordres directs et a indiqué que les unités "ne savaient pas à qui appartenait le pipeline." 99% du coût financier de l'attaque est supporté par le KRG et par son peuple "La Turquie a subi un préjudice économique relativement mineur avec la perte de droits de transit du gazoduc à Ceyhan. Par conséquent, environ 99% de la charge de ces attaques est supporté par la seule région du Kurdistan d'Irak et par son peuple ", indique le communiqué du KRG. Lorsque le pipeline est en ordre de marche, les exportations du KRG oscillent autour de 550.000 barils de pétrole par jour (bpj) au port turc de Ceyhan sur la Méditerranée. Le KRG a annoncé qu'il pourrait augmenter l'exportation de 1 million de barils par jour d'ici la fin de 2016, y compris les exportations en provenance des champs de pétrole de Kirkouk, qui sont actuellement en dehors de l'administration du KRG mais qui sont sous contrôle de ses forces Peshmergas. Le ministère du pétrole irakien a déclaré dimanche qu'il avait exporté plus de 96 millions de bpj en juillet avec un revenu total de 4,9 milliards $. Asim Jihad, porte-parole du ministère du pétrole à Bagdad, a déclaré la production croissante a été possible malgré une baisse attendue des exportations de pétrole du Kurdistan. Asim Jihad a déclaré aux journalistes qu'un peu moins de 95 millions de barils par jour ont été exportés à partir du port de Bassora sud de l'Irak, le mois dernier, contre 1,26 million de barils par jour à partir de la région du Kurdistan vers la Turquie.
Kürdistan, ortadogu ve dünyanın her yerinden özgür haberler.
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE FIRAT NEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO THEN TITLE Les députés du Kurdistan du Sud (Bashur) ont effectué une visite au village de Zergelê où l'armée turque a perpétré un massacre contre des civils dans les premières heures du matin du 1er août. Les députés ont rencontré les dirigeants du KCK pour recueillir plus d'informations sur les bombardements de l'armée turque. Une délégation du Kurdistan du Sud, composée des députés UPK (Union patriotique du Kurdistan) Zana Abdurrahman, Abbas Fetah Salih, Meryem Samet, Kadir Rezgeyi, Xelef Ahmet, Salih Teqi et de députés du Gorran (Mouvement pour le changement) Ömer İnayet, Enver Kadir, Evar Ibrahim, le Dr Serko Mihemmed Emin, ont visité le village de Zergelê où les bombardements de l'armée turque ont coûté la vie à huit civils et ont blessé grièvement 15 autres personnes. Suite à une inspection sur les lieux du bombardement dans le village Zergelê, la délégation de parlementaires du Kurdistan sud a rencontré Savaş Amed (KCK), qui a informé la délégation sur le bombardement des avions de combat turcs sur le village. Appel à l'unité Savaş Amed a souligné dans son exposé que les jets turcs avaient délibérément visé le village et effectué un massacre de civils. Il a appelé le peuple kurde et les milieux politiques kurdes et turcs à augmenter leur implication sur les bombardements continus de l'armée turque. Savaş Amed a attiré l'attention sur l'importance des visites de solidarité et décrit la visite de la délégation du Kurdistan Sud comme très significative, en disant que "tous les Kurdes doivent mener une résistance commune et lutter contre les attaques". Les membres de la délégation ont souligné qu'ils suivraient les incidents et prendraient l'initiative d'une d'une session extraordinaire au parlement du Kurdistan du Sud sur le massacre de l'armée turque. Les députés ont également promis de visiter l'ambassade turque à Hewler (Erbil) pour exprimer leur demande de mettre fin à ce genre d'attaques. S'adressant à Firat News, le député Evar Ibrahim (du Gorran) a exhorté l'Etat turc à cesser immédiatement ses attaques et à participer à la résolution de la question kurde par des méthodes démocratiques. Salih Teqi (UPK) a attiré l'attention sur le fait que les massacres perpétrés au Kurdistan ciblent non seulement les personnes, mais aussi la nature, et a appelé tout le monde à être plus sensibles contre les attaques. COMMENTAIRE Il faut saluer cette excellente initiative de députés UPK et Gorran de se rendre sur les lieux du bombardement dont 8 civils ont été victimes à Zergele. En revanche, en tant qu'ami de la cause kurde, on ne peut que regretter les clivages politiques qui font que des députés du PDK n'ont pas été invités par leurs confrères à se rendre sur place avec eux alors qu'ils sont exactement sur la même position que celle exprimée par Evar Ibrahim et Salih Teqi, tout comme le gouvernement de la région autonome d'ailleurs. Il faut noter que les députés qui se sont rendus sur place sont du gouvernorat de Souleymaniyeh, où Gorran et UPK sont majoritaires, tandis que le PDK est devant dans les gouvernorats d'Erbil et Duhok. Ces combines politiciennes donnent l'impression d'une diplomatie à double détente à la tête du KRG alors que les partis kurdes auraient tout à gagner à se montrer unis sur un crime de guerre comme celui-là. PDK, UPK et Gorran sont d'accord sur la position mainte fois exprimée par le KRG en ce qui concerne les conséquences des bombardements turcs, que ce soit sur la nature ou sur les hommes. Comme Massoud Barzani et le gouvernement de la région autonome, ils ont tous "exhorté l'Etat turc à cesser immédiatement ses attaques et à participer à la résolution de la question kurde par des méthodes démocratiques". Alors pourquoi faire comme s'il y avait deux gouvernements, un à Souleymaniyeh, l'autre à Erbil? Pourquoi est-ce que le PDK, l'UPK et le Gorran ne font pas des délégations communes sur les sujets qui les rassemblent?
From
rudaw
ERBIL, Kurdistan Region – Turkey justified its air raid on a village in the Kurdistan Region in which 10 civilians were reportedly killed, claiming the village was home to senior members of its outlawed Kurdistan Workers’ Party (PKK).
Béatrice D.'s insight:
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO & NEXT TITLE La Turquie a justifié son raid aérien sur un village de Zergele, dans la région du Kurdistan, raid dans lequel 10 civils auraient été tués (NDLR: 9 selon des sources sur place, en comptant le foetus de la dame enceinte de 7 mois), affirmant le village était le refuge de membres supérieurs du Parti (interdit) des Travailleurs du Kurdistan (PKK). «Nous avons été attristés d'entendre que de nombreux civils ont été tués en raison de frappes aériennes, et nous essaierons d'éviter les victimes civiles dans les opérations futures de raid aérien," a indiqué dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères samedi. Les jets et l'artillerie turques ont martelés les camps du PKK dans les montagnes de Qandil, au Kurdistan irakien, pendant plus d'une semaine. Des civils auraient été tués dans une attaque contre le village de Zargali samedi. Le «village abritait la maison de nombreux dirigeants et hauts responsables du PKK," selon la déclaration du ministère des Affaires étrangères turc. La Turquie a souligné qu'elle va enquêter sur les décès de civils avec les autorités dans la région du Kurdistan. "Selon nos informations du service de renseignements, il n'y avait pas de civils sur le site de l'attaque, mais certains responsables du PKK et des dirigeants de haut rang," est-t-il précisé. La Turquie affirme que ses attaques sont effectuées "en représailles" pour les meurtres de deux policiers turcs, en fin de mois dernier, meurtres revendiqués par le PKK. COMMENTAIRE Toute "attristées" qu'elles soient, les autorités turques ont l'air de verser des larmes de crocodiles. Si Zergele abritait des hauts responsables du PKK comme elles le disent, ce ne sont pas eux mais bien des civils qui ont été victimes des bombardements de l'aviation turque. Il est douteux que les services de renseignements turcs aient omis de préciser leur présence avant que les avions lâchent leurs bombes.
Il y a un an jour pour jour, les djihadistes de Daech lançaient une offensive éclair en Irak. En quelques heures seulement, ils prenaient la ville de Sinjar, 300.000 habitants, et encerclaient des dizaines de milliers de Yézidis réfugiés sur une montagne. Certains étaient alors enlevés. Notre correspondant a rencontré une jeune fille qui a pu s'extraire de l'emprise de Daech.
Béatrice D.'s insight:
Témoignage de Delo, une jeune Yézidie de 18 ans qui a échappé aux griffes de Daesh C'est un Emir haut placé de Daesh qui a protégé Delo jusqu'au mois d'avril 2015. "Il m'a expliqué qu'il avait grandi avec sa famille parmi les Yézidis et que c'était la raison pour laquelle il m'aidait. Pour que Dieu le pardonne", raconte la jeune fille au journaliste de France Info. "Il m'a dit, un jour, je veux que toi aussi tu m'aides. Je lui ai répondu que bon ou mauvais, gentil ou méchant., je ne pouvais aider aucun d'entre eux, qu'ils étaient tous les mêmes. Qu'ils servaient tous l'Etat islamique. Tous sans exception", ajoute-t-elle. Commentaire Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que cet Emir âgé de 80 ans s'est comporté dès le début avec Delo comme s'il savait que ce que Daesh faisait vivre aux Yézidis n'était pas juste. Pire, que c'était un crime. La conscience de cet homme le travaillait suffisamment pour que, en sauvant une jeune Yézidie et en protégeant sa famille, il espérait échapper au tribunal de l'Histoire et, au-delà, au jugement de Dieu. Schizophrénie ou hypocrisie? Delo, elle, n'a pas pardonné.
|
|
|
Scooped by
Béatrice D.
August 1, 2015 8:11 AM
|
ERBIL, Kurdistan Region — The Kurdistan Regional Government (KRG) on Friday harshly condemned the Kurdistan Workers' Party (PKK) attack on the Kirkuk-Ceyhan pipeline, which transports crude from the Kurdistan Region to Turkey.
In a statement, the KRG cabinet condemned the...
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE
Le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a durement condamné vendredi l'attaque menée par le PKK sur l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan, qui achemine du pétrole brut de la région du Kurdistan en Turquie.
Dans un communiqué, le cabinet du KRG a condamné cette attaque effectuée à Sirnak dans le sud-est de la Turquie. Il a évoqué une tentative de discréditer le peuple kurde dans la région du Kurdistan.
"L'impasse budgétaire avec Bagdad et la lutte permanente contre l'Etat islamique (Daesh) ont appauvri le peuple kurde et le KRG au Kurdistan. Cet oléoduc est la seule source de revenu des populations de la région du Kurdistan et de plus de 1,8 million réfugiés et personnes déplacées dans la région".
Le KRG précise que le pipeline de Ceyhan est la principale source de revenus d'une région aux ressources limitées du Kurdistan. Elle est donc essentielle pour les peshmergas qui se battent contre le groupe terroriste Daesh.
Une attaque similaire avait visé le gazoduc Turquie-Iran, le mardi 28 juillet à Agri, une province kurde de la Turquie, à la frontière avec l'Iran.
Mercredi, le site officiel de la branche armée du PKK en Turquie (HPG), indiquait que ses forces avaient mené une opération de sabotage contre l'oléoduc dans la zone, entre Silopi et le district de Cizre, mais aussi à Sirnak, où passe l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan.
COMMENTAIRE
En s'attaquant à des cibles stratégiques vitales pour les finances du KRG, il est indéniable que le PKK contribue à diviser les Kurdes à l'heure où le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien presse la guérillera kurde de Turquie et Ankara de revenir autour de la table des négociations pour remettre le processus de paix au centre des débats.
Malheureusement, la Turquie a répliqué aux attentats contre ses gazoducs et oléoducs en bombardant de nouveau le Kurdistan de Bashur, au nord de l'Irak, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, faisant 9 à 10 morts (le chiffre n'est pas encore confirmé) et 15 blessés dans le village de Zergele (vidéo en kurde en lien). Et cette fois, ce sont des civils kurdes de Bashur qui sont les victimes. Bashur qui doit faire face par ailleurs à de nombreux feux de forêts depuis que la Turquie a lancé ses frappes aériennes anti-PKK au Kurdistan irakien, le 24 juillet.
Le KRG et le PKK pas sur la même longueur d'onde
Dans ces conditions, le KRG n'entend pas que le territoire dont il a la charge devienne une base arrière du PKK pour ses attaques en Turquie et donc, par voie de conséquence ,le terrain des représailles turques. Samedi matin, il a demandé aux combattants du PKK de quitter le Kurdistan irakien pour protéger ses civils. Et il a de nouveau exigé l'arrêt des frappes aériennes de la Turquie sur les combattants du PKK.
Ces réseaux sociaux où les Kurdes se divisent en font le jeu de la Turquie
Traduction immédiate sur les réseaux sociaux, où les supporters du PKK sont extrêmement présents: Massoud Barzani a une position ambigüe; il ne fait pas jouer la solidarité entre Kurdes.
Autant dire que l'objectif politique est déjà atteint pour Erdogan et le gouvernement turc à la solde de l'AKP, privé de la majorité absolue au Parlement lors des dernières élections législatives (en juin) par l'excellent score du HDP, le parti pro-Kurdes (qui, avec 13% des voix, a fait élire 80 députés). En effet, diviser les Kurdes est la meilleure manière pour lui de briser leur rêve d'autonomie. Imaginez que les Kurdes de Turquie et d'Irak finissent par se faire la guerre, comme c'est déjà arrivé par le passé, et ce sera le jackpot pour Ankara.
La communauté internationale doit s'impliquer
Il faut tout faire pour éviter d'en arriver là. Au point où sont les choses, la seule solution maintenant est que la communauté internationale traduise ses belles paroles sur les combattants kurdes en acte. Puisqu'ils sont, aux yeux de tous, les combattants les plus efficaces sur le terrain contre Daesh, aux Etats-Unis et à l'Europe de faire pression sur Erdogan pour que la Turquie cesse sa folle surenchère.
La promesse de sortir le PKK de la liste des organisations terroristes serait en outre la meilleure façon de pousser la guérilla kurde de Turquie à revenir à la table des négociations et à relancer le processus de paix. Elle a su donner une autre image d'elle-même l'été 2014 en venant au secours de la minorité yézidie à Shingal. Elle a redonné espoir à la planète entière en prenant une part active dans la libération de Kobanê, la ville symbole de la résistance kurde en Syrie.
Il est évident que le PKK, ou tout au moins sa branche armée, renoue avec ses vielles antiennes en reprenant le cycle infernal des attentats contre les intérêts de l'Etat en Turquie. Certes, Erdogan sait comment manipuler les Kurdes pour ça. Et ce n'est pas le meilleur moment pour défendre une sortie du PKK de la liste des organisations terroristes. Mais il faut un geste fort pour que la raison l'emporte sur la folie qui est en train de gagner cette région du monde. Et il faut faire vite. Car déjà, à l'heure où j'écris ces lignes, le PKK appelle les Kurdes à prendre leurs propres mesures face aux attaques de l'AKP: "Ne laissez pas votre vie à la merci des oppresseurs".
Aussi compréhensible que soit ce conseil dans le contexte actuel face à l'intransigeance du "calife" Erdogan, il est urgent de raison garder... avant que Kurdes et Turcs s'aventurent sur un chemin de non retour. Chemin sur lequel les civils paieront à coup sûr le plus lourd prix.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
August 1, 2015 6:26 AM
|
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS: TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE
La présidence du Kurdistan autonome (KRP) a publié un communiqué après le dernier attentat turc contre des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan dans la région du Kurdistan irakien, attaque qui a entraîné la mort de plusieurs civils.
La déclaration du KRP, publiée aujourd'hui, condamne les dernières attaques aériennes qui ont tué et blessé des dizaines de civils et appelle à la fois le gouvernement turc et le PKK à revenir au processus de paix.
Le KRP a également envoyé ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement des blessés.
"Nous condamnons les dernières attaques qui ont entraîné le martyr de civils de la région du Kurdistan et appelons la Turquie à ne pas bombarder les civils, car il n'y a pas de justification pour tuer des civils kurdes irakiens."
Il appelle en outre le PKK à ne pas lancer des attaques contre la Turquie à partir de la région du Kurdistan d'Irak car il a mis les civils kurdes irakiens dans la ligne de feu.
"La poursuite de la guerre va faire mal aux civils et nous appelons les deux parties à revenir au processus de paix», conclut le communiqué du KRP.
COMMENTAIRE
Comment ne pas souhaiter la même chose. Fasse que le gouvernement turc cesse sa folle escalade.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 29, 2015 6:58 AM
|
In a statement on the recent bombardment of Kurdistan Workers Party, PKK, bases in Kurdistan Region, Kurdistan Regional Government Prime Minister, Nechirvan Barzani, expressed his and his government’s willingness to work for the reestablishment of the truce and relaunch of the peace process in Turkey.
TRADUCTION DU COMMUNIQUE DE NECHIRVAN BARZANI : TO READ IT IN ENGLICH, CLICK PHOTO & NEXT TITLE
Dans une déclaration sur les bombardements récents des bases du PKK, dans la région du Kurdistan, le Premier Ministre de la région autonome, Nechirvan Barzani, a exprimé la volonté de son gouvernement de travailler pour le rétablissement de la trêve et de relance du processus de paix en Turquie .
Voici le texte de la déclaration:
En bombardant les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), la nuit dernière, les avions de combat et l'artillerie turques ont bombardé plusieurs parties dans la région du Kurdistan. Malheureusement, les bombardements sont venus après les déclarations du chef de groupe des communautés du Kurdistan, KCK, en disant que "la trêve et le processus de paix sont terminés en Turquie et que ni Parti démocratique du peuple, HDP, ni M. Abdullah Ocelan ont le droit de décider du désarmement du PKK ". Cela a sapé le rôle de HDP et M. Ocalan, affecté l'opinion publique en Turquie, et mis le gouvernement turc sous pression.
La semaine dernière, le PKK a annoncé sa responsabilité pour le meurtre de deux agents de police en Turquie, un acte qui a encore compliqué la situation.
Le processus de paix entre la Turquie et le PKK a été lancé de façon concrète, fruit d'un travail long, dur et persévérant. Il a fait des progrès et a traversé des phases importantes. Son résultat est important pour le progrès de la démocratie, la coexistence pacifique et le bien-être des gens en Turquie.
La région du Kurdistan, en particulier son président, Massoud Barzani, a joué un rôle important pour qu'un cessez le feu se produise entre la Turquie et le PKK, pour le lancement du processus de paix, et pour établir des pourparlers directs entre les deux parties, un processus dans lequel M. Ocalan a été considéré comme le principal acteur des négociations, et non pas comme un prisonnier.
Malheureusement, les erreurs commises aujourd'hui ont sapé le processus de paix dans son ensemble, processus de paix qui n'aurait pas été lancé sans la compréhension et le courage du président turc, M. Recep Tayib Erdogan.
Le président de la Région du Kurdistan, M. Massoud Barzani, et le gouvernement régional du Kurdistan, sont prêts à se réengager pour le rétablissement de la trêve et la relance du processus de paix, car la violence et l'usage de la force ne régleront aucun problème.
Ici, nous appelons le PKK à la retenue, à travailler au rétablissement du cessez le feu et à se réengager dans le processus de paix. M. Ocalan et le HDP devraient reprendre leurs rôles. Et nous sommes prêts à offrir notre collaboration.
Nechirvan Barzani
Kurdistan Region Prime Minister
25 juillet 2015
COMMENTAIRE
Qu'Abdullah Ocalan et le HDP reprennent du service pour relancer le processus de paix est en effet la meilleure chance pour éviter l'escalade. A ceci près que les exigences d'Ankara risquent de monter d'un cran sur le désarmement du PKK... et que par ailleurs, certains membres du gouvernement de l'AKP sont en train de faire du très démocrate parti HDP une cible à abattre. Si les faucons atteignent leur objectif, on peut craindre une guerre civile en Turquie.
Remettre le HDP, Ocalan et le KRG en jeu dans les discussions de paix serait donc une bonne chose... mais ils n'arriveront à rien si les démocrates turcs ne font pas entendre leur voix. Il est temps que les colombes remontrent le bout de leurs ailes.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 27, 2015 1:58 PM
|
Ankara, 27 juil 2015 (AFP) Les Etats-Unis et la Turquie se sont promis lundi de développer leur coopération militaire pour éradiquer le groupe Etat islamique (EI) du nord de la Syrie, alors qu'Ankara a assuré que son offensive pouvait "changer l'équilibre" de la région.
Extrait de l'article de l'AFP, publié le 27 juillet sur le site de l'Institut kurde de Paris: pour lire l'article en entier, cliquez sur la photo puis le titre
"Le PYD (principal parti kurde de Syrie), avec d'autres ne fait pas partie des objectifs de nos opérations militaires", a assuré à l'AFP un responsable turc qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat."
Commentaire
L'explication donnée pour avoir tiré à deux reprises sur les positions du YPG à la frontière est que la Turquie a voulu répliquer à des tirs dans sa direction. Seul petit problème, ce n'est pas du tout dans l'intérêt des forces kurdes alors qu'elles ont les combattants de Daesh dans leur dos, au sud.
Le YPG va devoir redoubler de vigilance avec les sympathisants du groupe terroriste infiltrés dans sa zone. Car ils sont autant de prétextes potentiels pour faire réagir l'armée turque qui n'attend que ça.
"Nous n'enverrons pas de troupes terrestres", a par ailleurs promis le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Mouais... Attendons de voir.
Quoi qu'il en soit, du côté des bases arrières du PKK, au Kurdistan irakien, la Turquie est loin d'avoir pris les mesures "d'autodéfense proportionnées" qu'a préconisé lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à la télévision norvégienne NRK. Certes, la guérilla kurde a revendiqué la mort de deux policiers et de deux soldats depuis l'attentat dont ont été victimes 32 sympathisants pro-Kurdes, le 20 juillet à Suruç. Mais en réponse, la Turquie les bombarde depuis trois jours non stop, occasionnant des dégâts collatéraux sur les civils kurdes du gouvernorat de Duhok, mais aussi sur des villages et les forêts des environs où les bombardements ont déclenché un grand nombre d'incendies.
Autant dire que, comme l'ont remarqué bon nombre de caricaturistes au Moyen-Orient, la Turquie est loin de manifester le même entrain dans sa lutte contre Daesh que dans sa lutte contre le PKK qui, lui, combat véritablement les jihadistes sur le terrain. Cherchez l'erreur messieurs de l'Otan!
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 26, 2015 8:49 PM
|
ERBIL, Kurdistan Region – On the second day of Turkish airstrikes against the Kurdistan Workers Party (PKK), Kurdistan Region President Masoud Barzani urged both sides to resort to peaceful means and preserve the Kurds’ recent political gains in Turkey.
“What you can achieve...
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO & NEXT THE TITLE
Au deuxième jour de frappes aériennes turques contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le président de la région du Kurdistan, Massoud Barzani, a exhorté les deux parties à recourir à des moyens pacifiques pour préserver les récents acquis politiques des Kurdes en Turquie.
"Ce que vous pouvez réaliser grâce à la paix ne sera pas atteint par les combats", a déclaré M. Barzani dans un message personnel, expliquant qu'il voulait clarifier son rôle et le rôle du Kurdistan pour aider le PKK à négocier la paix avec Ankara.
"Mes propos ont été déformés"
Son message intervient alors que la Turquie a effectué un certain nombre de frappes aériennes contre des positions du PKK dans les montagnes de Qandil pour la deuxième journée consécutive.
"J''ai trouvé nécessaire d'exprimer ma position personnelle à l'égard des tensions entre le PKK et la Turquie, car il y avait de fausses informations qui circulaient en mon nom", a déclaré M. Barzani dans son message rendu public très tard, dimanche soir.
"Je ne suis pas intéressé par le conflit, et je ne l'ai jamais supporté, même une seconde,» dit-il.
Massoud Barzani a noté que les Kurdes avaient fait des progrès dans la poursuite de leur objectif vers plus de droits politiques et culturels en Turquie, avec la création du Parti démocratique populaire (HDP), qui a mis la cause kurde au centre de la scène politique.
"L'émergence du HDP, un bon signe"
"Si nous regardons la situation de la Turquie d'une manière réaliste, nous voyons que, avant l'émergence du HDP, les mots "Kurdes" et "Kurdistan" étaient interdits en Turquie", a déclaré M. Barzani.
«Nous avons fait de notre mieux pour créer un processus de paix en Turquie qui apporterait aux partis rivaux en même temps", a-t-il dit, applaudissant le président turc Recep Tayyip Erdogan pour avoir suivi envers les Kurdes un point de vue différent de celui des partis turcs précédents.
Massoud Barzani a déclaré: "pour moi, le cas kurde est au-dessus de tout."
Il a ajouté que la région du Kurdistan n'était pas responsable des politiques de la Turquie ou le PKK.
"En ce qui concerne l'attitude de la Turquie et du Parti des travailleurs du Kurdistan, nous ne représentons pas la politique de la Turquie et nous ne sommes pas responsables de la politique du PKK. Ce que nous pouvons offrir, c'est de les aider à régler ensemble leurs problèmes par le dialogue et la compréhension mutuelle ".
"Un processus de paix prend du temps"
"Je veux dire quelque chose pour l'histoire", a déclaré M. Barzani. "Nous avons vu une attitude positive et des mesures prises par le gouvernement de la Turquie, mais malheureusement, certaines parties sont devenues trop arrogantes.
"Plusieurs fois, nous avons envoyé des messages au PKK pour qu'il soit patient et attende, parce que le processus de paix prend du temps et ne constitue pas un processus facile. Nous leur avons dit que le meurtre de deux policiers ne serait pas effacé par la Turquie.
"La meilleure opportunité par les temps qui courent est de résoudre les problèmes par la négociation, l'élection, l'éducation et le stylo», a insisté Massoud Barzani.
COMMENTAIRE
Massoud Barzani est né le 16 août 1946, au Rojhelat, à l'époque de l'éphémère République de Mahabad. Il a grandi les armes à la main et a combattu pendant plus de trente ans le régime dictatorial de Bagdad, d'abord sous les ordres de son père, le général Mustafa Barzani, puis à la tête du PDK lorsqu'il lui a succédé en 1978. Plus qu'un président, Massoud Barzani est d'abord un peshmerga aux yeux de bien des Kurdes de Bashur, une légende même au regard de l'histoire. Mais pendant toutes ces années de guerre, il a côtoyé la mort de près. Comme toutes les familles kurdes, il a vu ce dont étaient capables les hommes. Il a combattu mais aussi subi des génocides. A travers son clan, d'abord, entre 1975 et 1983, année de la rafle des 8000 de Barzan. Puis à travers son peuple qui a perdu 182.000 des siens lors de l'opération Anfal.
Tendre la main
Toutes ces horreurs ont paradoxalement appris la sagesse au jeune guerrier devenu vieux avant l'heure. En 1991, alors que c'est la débandade dans l'armée irakienne, une débandade qui ne va pas durer, plusieurs dizaines de milliers de soldats baassistes sont faire prisonniers. Combien ont participé directement au génocide, 3 ans plus tôt? Il ne cherche pas à le savoir et ordonne qu'aucun de leurs cheveux ne soit touché. Ces hommes désarmés sont répartis pendant quelques semaines dans les villages kurdes, victimes de l'embargo de Bagdad. Mais les Kurdes partagent le peu qu'ils ont. Ils expliquent aux soldats leur idéal de démocratie, leur culture... puis les laissent repartir côté irakien, sans arme mais déstabilisés par ces Kurdes que le régime leur avait décrit comme des monstres.
Plus tard, Saddam Hussein mort, le Kurdistan va ouvrir sa frontière à des Arabes sunnites persécutés par les chiites. Certains, menacés d'assassinat, ont pourtant collaboré avec le régime de Saddam Hussein. En leur accordant l'asile, leurs anciennes victimes vont gagner dix ans de paix ou presque.
Entre 2003 et 2013, la région autonome du Kurdistan déplore un seul attentat... quand sur les dernières années le reste de l'Irak frôle les 1000 morts par mois dans des attentats.
La kalash ou le stylo
Tous ça pour dire quoi? Que Massoud Barzani ne s'est pas trompé en lâchant la kalash pour le stylo. Il avait fait la preuve de la bravoure dans les maquis. Il a appris la diplomatie avec la paix. Et c'est toute la région de Bashur qui en a tiré profit.
Profit, ce mot fait bondir certains, au prétexte que leur idéologie politique est différente de celle du KRG. Mais ce dont ont profité les Kurdes d'Irak pendant plus de dix ans, c'est surtout de la paix, et donc de la possibilité de se remettre au travail pour (re)construire LEUR pays.
Les vertus du dialogue
Aujourd'hui, Massoud Barzani prône les vertus du dialogue. Gageons qu'il ne soit pas trop tard entre ses frères de Bakur et un président turc tenté par un despotisme qui n'a rien d'éclairé. Ce que le président du KRG ne dit pas, diplomatie oblige, c'est à quel point Erdogan peut être pervers. On peut tout imaginer sur la responsabilité réelle ou supposée de Daesh dans l'attentat qui a causé la mort de 32 jeunes socialistes à Suruç et sur le rôle que les services secrets turcs ont joué dans cette affaire. Ce qui est sûr, c'est que le PKK a plongé tête baissé dans le piège qui lui était tendu. On peut le comprendre de la part de Kurdes fiers, et qui ont raison de l'être. Toujours est-il que les policiers et les soldats tués depuis par le PKK ont donné aux Turcs le prétexte qu'ils attendaient pour mettre la guérilla kurde et les jihadistes de Daesh dans le même sac du terrorisme.
Si ce n'était pas si grave, ça ferait rigoler. Deux ou trois morts revendiqués par le PKK d'un côté, des dizaines de milliers de l'autre, qui plus est de la pire des manières. Daesh aime mettre ses macabres exactions en scène sur les réseaux sociaux.
Un piège tendu par la Turquie
Mais peu importe. La Turquie tient son mobile. Elle peut convoquer une réunion extraordinaire des pays membres de l'Otan, le mardi 28 juillet, et plastronner: "Voyez comme nous sommes lâchement attaqués". Il ne lui manque plus que le blanc-seing de la communauté internationale qui, après s'être bien servi des Kurdes pour combattre Daesh sur le terrain, se réjouit que la Turquie lui fasse de nouveau les yeux doux et soit prête à collaborer à la mère des batailles contre le grand Satan jihadiste. Seulement, que vont devenir les Kurdes dans toute cette basse politique? Oh, soyez en certains, ils vont combattre. Et la tête haute qui plus est. Comme ils l'ont toujours fait. Mais pour quel résultat?
L'honneur sauvé des Kurdes à Shingal, c'est eux. La résistance héroïque à Kobanê, c'est eux. Les jihadistes qui commencent à se poser des questions à Mossoul et à Raqqa, c'est encore eux.
Les combattants kurdes, espoir du monde
Tous ces espoirs, le monde les doit aux combattants kurdes, qu'ils soient peshmergas, PKK ou YPG. Des combattants qui n'ont peut-être pas les mêmes idées politiques mais qui font front ensemble, face à un même ennemi. L'ennemi de quiconque croit aux vertus de la démocratie et de la liberté d'expression. L'ennemi des Etats-Unis donc, de la France et de tous les pays d'Europe qui n'ont eu de cesse de saluer l'efficacité des forces kurdes face à Daesh.
Comment ces pays peuvent laisser la Turquie continuer ses bombardements sur les bases arrières du PKK à Bashur, dans ces conditions? Et comment le PKK peut continuer à donner le bâton pour se faire battre en commettant des attentats, fusse contre des policiers et des militaires turcs exclusivement.
Ce qui s'est passé à Suruç est ignoble et les responsables devront être punis. Mais l'AKP et le PKK ont-ils le droit pour autant d'engager deux peuples dans un chemin de misère et de larmes? Oui, les uns ont plus subi que les autres pendant des décennies. Mais qu'y-a-t-il à gagner à choisir le jusqu'au boutisme? Une mort honorable? Certes!
Une autre chemin est possible
Massoud Barzani, lui, veut croire qu'un autre chemin est possible, dans le respect des différences. Je veux le croire aussi. Mais pour cela, il faut que la communauté internationale y mette également du sien et ne se laisse pas berner par les manipulateurs qui tirent les ficelles à Ankara. Sinon, soyez sûr que Daesh va continuer à se friser les moustaches encore longtemps en plein coeur du Moyen-Orient et peut-être même au-delà.
Aujourd'hui, c'est une certitude, la paix passe par les Kurdes... quelles que soient leurs convictions politiques.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 21, 2015 7:42 PM
|
ERBIL, Kurdistan Region — A prominent Turkish nationalist has criticized remarks made by Kurdistan region President Masoud Barzani condemning Monday’s Suruc suicide bombing in Turkey.
Muysser Yildiz, of the 21st Century Foundation affiliated with the far-right Turkish Nationalist...
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO & NEXT THE TITLE
Un nationaliste turc très connu a critiqué les remarques faites par Massoud Barzani, président de la région du Kurdistan, lorsqu'il a condamné l'attentat suicide de Suruc, de lundi en Turquie.
Muysser Yildiz, de la Fondation 21ème siècle affiliée au parti d'extrême droite turc "Parti du Mouvement Nationaliste" (MHP), a tancé Barzani mardi, sur la chaîne de télévision nationaliste ODA TV, à propos de son utilisation des termes «Kurdistan du Nord» pour désigner le sud de la Turquie et "Pirsus", le nom kurde de Suruc, lorsqu'il a condamné l'attentat.
Trente-deux étudiants et militants civils dans la ville frontalière majoritairement kurde de Suruc, près de la frontière syrienne, ont été tués dans l'attentat suicide.
Muysser Yildiz a dit qu'il a été choqué par l'utilisation des termes «Kurdistan du Nord" et "Pirsus," et a clamé qu'aucun emplacement de ce type existe en Turquie.
COMMENTAIRE
Sur le plan du vocabulaire, les Turcs parlent aussi de Tal Abyad pour désigner la ville kurde de Girê Spî, reprise récemment à Daesh par les forces kurdes, un exploit qui a permis de relier les cantons de Kobanê et Cizrê.
En même temps, si cette culture que les Kurdes entendent défendre à travers le vocabulaire est une revendication consubstantielle de l'identité kurde à Bashur (Kurdistan sud, dit d'Irak), elle est moins évidente à Bakur, le Kurdistan nord, dit Kurdistan de Turquie. En effet, la répression de la langue et de la culture kurde a été bien plus forte, ces dernières années, en Turquie qu'en Irak. Si bien que beaucoup de Kurdes de Turquie parlent plus volontiers turc... même à l'étranger. J'en ai été personnellement témoin lors des manifestations pour sauver Kobanê, l'été 2014, avec des militants kurdes de Turquie qui faisaient des discours en français... et en turc.
Ces mots en kurde utilisés par Massoud Barzani ne peuvent donc qu'écorcher les oreilles des nationalistes turcs pour lesquels la Turquie est une et indivisible. En même temps, ils ne représentent pas tous les Turcs qui, pour la première fois, ont accordé 13% des voix au HDP, un parti laïc pro Kurdes, aux dernières élections. Rappelons que la reconnaissance de la langue et de la culture kurde font partie des principales revendications des Kurdes de Turquie.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 21, 2015 6:52 PM
|
Bonjour :) J'ai retrouvé ceci en Archives. Même si la date peut paraître assez lointaine, compte tenu des faits sur le terrain, le reportage reste toujours d'actualité. Ne serait-ce pour ceux qui ...
EXTRAITS DU REPORTAGE PHOTO DEUROPE1 (OCTOBRE 2014) : POUR LE LIRE EN ENTIER ET VOIR TOUTES LES PHOTOS CLIQUEZ SUR LA PHOTO PUIS LE TITRE
> De nombreux canons de 20 mm ont été envoyés au Kurdistan, en moins de 48 heures, l'été 2014.
> Sous la supervision des forces spéciales françaises, les peshmergas s’entraînent à tirer en mouvement, sur des cibles placées à 1.200, 1.400 ou 1.500 mètres.
> «À un kilomètre, un obus explosif perce 10 centimètres de béton armé. Avant d’exploser », explique « Mumu », un instructeur des forces spéciales. « L’avantage de ces armes est de ne pas demander une grosse formation pour le tir et la précision».
Pour mémoire, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense français, a promis de venir au Kurdistan, en août 2015 avec un nouveau chargement d'armes pour les peshmergas.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 11, 2015 6:05 PM
|
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE
Un avion cargo allemand a livré de nouvelles armes et munitions aux forces Peshmergas kurdes jeudi soir (NDLR: le 9 juillet), dont des missiles antichars Milan (efficaces), a déclaré l'armée allemande vendredi.
La livraison est composée de 60 tonnes d'armes, et comprend un approvisionnement en munitions pour les forces Peshmergas.
L'avion-cargo Antonov AN-124 a quitté jeudi matin de l'aéroport de Leipzig. Après une escale à Bagdad, le matériel a été déchargé à Erbil et remis à des représentants du gouvernement kurde.
La livraison inclus en outre 200 missiles Milan, 900 lance-roquettes antichars "Paunzerfaust 3", y compris des DM12A1 (projectiles polyvalents pour Paunzerfaust 3), 5000 grenades à main, et 1.000.000 cartouches pour G36, autrement dit des fusils d'assaut allemands.
Au total, l'Allemagne a livré 1.900 tonnes d'armes aux forces Peshmergas.
Le Secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a déclaré mercredi dernier au Sénat américain que, dans certains cas, les peshmergas "préfèrent l'équipement d'autres pays.
"Par exemple, des armes anti-chars allemandes: ça nous convient. Les Allemands les fournissent", a-t-il dit. "Ils ont fait un excellent travail en équipant les Kurdes", a-t-il ajouté.
COMMENTAIRE
Comme le Secrétaire d'Etat américain à la Défense, il faut saluer l'attitude de l'Allemagne qui ne se laisse pas impressionner par Bagdad et approvisionne les forces peshmergas en armement de qualité. Les missiles Milan ont fait la preuve de leur efficacité sur le front, en particulier contre les véhicules piégés conduits par des kamikazes de Daesh. Bon nombre ont été détruits avant d'atteindre leur cible.
Ce qui est navrant en revanche, c'est la France n'en fasse pas autant pour les Kurdes. Certes, ses avions participent à des missions de bombardement en Irak, du côté de Kirkouk, Shingal ou Mossoul. Certes, le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian a envoyé beaucoup de conseillers militaires sur place, ainsi que des armes légères. Mais quid des armes lourdes dont les peshmergas ont besoin. La France se cantonnerait-elle à la diplomatie du faux-semblant et aux gestes symboliques? Jean-Yves le Drian et François Hollande ont reçu plusieurs fois Massoud Barzani. Le 1er avril 2015, c'est tout l'état major de la région autonome du Kurdistan qui a été reçu à l'Elysée. Jean-Yves le Drian a promis de venir à Erbil cet été avec les armes demandées. Mais les Kurdes attendent toujours, ce qui n'est pas le cas des jihadistes de Daesh, toujours prompts à harceler les lignes de défense kurdes. Un jour, la paix viendra. Et les Kurdes sauront se souvenir des pays qui les ont aidés. Au-delà des valeurs qui sont celles de la France, patrie des Droits de l'homme, il ne faut pas l'oublier.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 4, 2015 8:16 PM
|
Masrour Barzani, chief of the Iraqi Kurdish intelligence services, talks to Al-Monitor about delays in international support against the Islamic State.
TRADUCTION DE L'INTERVIEW ACCORDEE PAR MASROUR BARZANI A AL-MONITOR: TO READ IT IN ENGLISH, CLICK PHOTO AND THEN THE TITLE
La guerre contre l'État islamique (NDLR: EI, alias Daesh) se poursuit avec force en Irak et la Syrie. Et les Kurdes des deux pays restent les partenaires les plus efficaces dans l'effort de la coalition menée par les USA pour éradiquer les jihadistes. Mais les rivalités traditionnelles entre les principales factions kurdes irakiennes et des tensions entre les forces kurdes irakiennes et syriennes sur le terrain gênent cet effort. La réticence de la Turquie d'ouvrir la base aérienne d'Incirlik aux missions de combat contre Daesh est un autre obstacle.
Al-Monitor a parlé avec Masrour Barzani, qui dirige les services de renseignement du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), sur les défis de la coalition anti-EI. Masrour Barzani, dont le titre officiel est chancelier du Conseil de sécurité la région du Kurdistan, est le fils aîné de Massoud Barzani, le président du KRG et chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Les diplomates occidentaux disent qu'il est très semblable à son père - pas friand d'ostentation, ferme dans ses convictions et réservé. L'entrevue a eu lieu dans le complexe présidentiel fortement gardé qui se trouve au nord de la capitale du KRG, Erbil.
Interview...
Où en est la guerre contre l'EI?
Nous avons eu des hauts et des bas. L'EI a été arrêté dans sa progression et a été défait sur plusieurs fronts. Nous avons libéré une vaste région, principalement à l'ouest du fleuve Tigre, y compris Rabiya et Zoumar. Les territoires au sud d'Erbil, près de Makhmour et Gwer, ainsi que ceux à l'ouest et au sud-ouest de Kirkouk, entre Erbil et Kirkouk, ont également été libérés. Nous avons également pris Jalawla, Saadiya et Khanakin. Donc, au total environ 20.000 kilomètres carrés [7722 miles carrés]. Malheureusement, nous avons perdu environ 1.280 combattants peshmergas depuis août dernier [beaucoup quand l'EI a ciblé Erbil]. Environ 7.000 combattants peshmergas ont été blessés. Mais [EI] aussi a beaucoup souffert avec environ 11.000 tués à la fois sur le terrain, par nos forces, et par les frappes aériennes de la coalition. Pendant un temps, nous avons senti que [EI] était en déclin. Mais la chute de Ramadi [en Irak] et de Palmyre /Tedmur en Syrie leur a donné un énorme coup de pouce, à la fois logistique et en termes de moral. Cela a envoyé un message clair à la population dans les zones sous son contrôle, que «nous sommes capables de nous réorganiser et de lancer des attaques'. Ils ne sont pas si facile que ça à battre.
Que faut-il faire?
Je ne doute pas qu'ils seront vaincus. C'est une question de temps. Franchement, personne d'autre que les Kurdes en fait assez pour ça.
Mais le soutien de la coalition a prouvé qu'il était vital.
Bien sûr, tout le monde contribue d'une manière ou d'une autre, mais ils n'ont pas agi assez rapidement. Nous attendons toujours la formation de nouvelles forces anti-EI par la coalition, pour l'Irak et la Syrie. [EI] va utiliser ce temps pour recruter plus de personnes et plus de vies innocentes seront perdues.
Donc la question reste de savoir à quel point la communauté internationale est déterminée à leur faire échec dès que possible.
La Turquie est souvent désignée comme pas assez engagée dans la coalition, même si elle est un membre de la coalition. Le fait qu'elle ne permet pas aux avions de la coalition d'utiliser la base aérienne d'Incirlik est cité comme un exemple. Nous savons que votre père, en particulier, a été très déçu par l'absence d'intervention de la Turquie quand l'EI est venu à distance de frappe d'Erbil, l'été dernier.
Ce n'est pas mon rôle d'analyser les actions des gouvernements et de dire aux Turcs ce qu'il faut faire. Mais les faits sont clairs sur la façon dont chaque pays est aux prises avec ce problème particulier (NDLR: Daesh). Nous avons des attentes plus élevées en provenance de Turquie.
Ils doivent faire beaucoup plus que ce qu'ils font maintenant. Ils sont membres de l'OTAN, ils doivent donc travailler sur un plan avec les autres membres de la coalition de façon à ce que la Turquie puisse mieux contribuer. Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation en Syrie, mais aussi par la détérioration du processus de paix kurde en Turquie. Ce que nous aimerions voir se produire, c’est la défaite de l'EI et l’accélération du processus de paix afin que nous puissions une fois pour toutes résoudre ce problème des Turcs et des Kurdes à l'intérieur de la Turquie.”
Mais de récentes déclarations du président turc, Recep Tayyip Erdogan, et du gouvernement turc indiquent que leur position se durcit. Erdogan a dit qu'il ne tolérera pas la création d'un Etat kurde sur les frontières de la Turquie. Et les journaux pro-gouvernementaux ont décrit le YPG [unités de protection du peuple] comme étant une menace plus grande encore que l'EI.
Je pense que les Turcs devraient être plus préoccupés par le fait d'avoir l'EI sur les frontières de la Turquie. En effet, la réaction turque devrait plutôt être un soulagement de savoir que les Kurdes, comme des amis des Turcs, contrôlent la frontière plutôt que l'EI, qui est l'ennemi du monde entier.
Maintenant, quand je dis Kurdes, je ne veux pas particulièrement dire YPG. Je parle de beaucoup d'autres forces kurdes, les autres partis politiques [comme le Parti démocratique du Kurdistan de Syrie (PDK-S)] qui sont modérés. Même si la Turquie a des préoccupations au sujet d'un groupe particulier [YPG], je pense qu'elle devrait aider à construire une coalition de toutes les forces modérées. Et les Américains essaient d'encourager cela [la coopération entre le YPG et le PDK-S], car c'est la seule voie à suivre. Nous pensons que tous les partis doivent avoir une chance équitable de participer et de travailler à ça [Kurdistan syrien]. En tout état de cause, battre l'EI ne signifierait qu'il y aurait immédiatement un Kurdistan indépendant.
Vous ne voulez pas l'indépendance du Kurdistan irakien?
Je ne pense pas que l'Irak soit un projet réalisable. Il est temps pour le monde se rendre compte que le système défaillant doit être revu. Répéter la même erreur et croire que ça donnera un résultat différent est de la folie. Ceci est tout à fait vrai pour l'Irak. Combien de fois avons-nous essayé de soutenir un gouvernement central fort et uni à Bagdad? Ça n'a pas marché. Le Kurdistan est contrôlée par les Kurdes, les zones sunnites sont contrôlés par l'EI et les zones chiites sont contrôlés par les forces chiites et des milices de mobilisation populaire. Le Premier ministre [Haider al-Abadi] a fait un gros effort pour arranger les choses. Mais le gouvernement irakien doit accepter cette réalité et chercher d'autres solutions. Nous ne poussons pas pour une séparation forcée. Nous parlons d'un divorce à l'amiable.
Et que faites-vous à propos de Kirkouk?
Si le gouvernement de Bagdad est si confiant que Kirkouk fait partie de l'Irak, pourquoi n'ont-ils toujours pas mis en œuvre l'article 140 de la Constitution irakienne? Il stipule explicitement qu'un référendum doit être tenu sur le statut de Kirkouk. Mais le référendum est toujours reporté. Pourquoi?
Vous dites que l'EI contrôle les zones sunnites arabes le long des frontières du KRG. Comment obtenez-vous que l'EI accepte votre indépendance?
L'EI ne fait pas partie du dialogue. Il doit être vaincu.
Etes-vous en train de dire que vous avez besoin pour vaincre l'EI avant de déclarer l'indépendance?
Non, nous ne disons pas ça, parce que nous ne savons pas combien de temps l'EI va être autour. Notre priorité est de lutter contre l'EI, mais la fin de l'EI ne signifie pas que le terrorisme va s'arrêter. Il prendra beaucoup d'autres formes.
Seriez-vous plus efficaces pour les combattre si vous étiez indépendant?
Oui.
Pourriez-vous expliquer?
Nous serions en mesure de faire nos propres accords pour acheter nos propres armes en quantité, en qualité et à temps. Tandis que maintenant, malheureusement, nous subissons toujours des difficultés à obtenir les armes dont nous avons besoin et à les amener en quantité au moment où nous en avons besoin.
Est-ce qu'une base américaine pour vous protéger vous aiderez?
Chaque fois que le Kurdistan devient indépendant Je peux vous donner une réponse.
Pourriez-vous imaginer un scénario où les régions kurdes de Syrie font partie d'un Kurdistan indépendant dont la capitale serait Erbil?
Je ne sais pas. Je ne veux pas de me livrer à la spéculation. Notre intention, au Kurdistan irakien, est de nous concentrer sur le Kurdistan irakien qui a une légitimité, une administration et des territoires reconnus. Et nous souhaitons avoir des relations amicales fondées sur le respect mutuel avec tous nos voisins.
La Turquie a offert sa médiation entre le PDK et l'YPG / PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] sur Sinjar (Shingal). Les tensions entre vos forces et les YPG-PKK, qui ont joué un rôle important dans la libération de Sinjar, sont bien connues. Vous voulez que le YPG quitte Sinjar et ils résistent?
Les Turcs voulaient jouer un rôle et ils sont arrivés un peu en retard parce que, quand les Kurdes ont été attaqués par l'EI, l'espoir était que la Turquie puisse jouer un rôle beaucoup plus important en participant activement et en fournissant le soutien nécessaire pour les Kurdes. Sinjar est une histoire complètement différente. Sinjar est profondément à l'intérieur de nos territoires. Le problème [l'occupation de l'EI] a été résolu avec l'aide de frappes aériennes de la coalition, mais principalement par les forces peshmergas. Sinjar est un territoire kurde en Irak et le PYD [bras politique du YPG] est un invité, exactement de la même manière que nos forces peshmergas l'étaient quand elles sont allées les soutenir à Kobanê, mais sont ensuite reparties. C'est l'attente du peuple du Kurdistan irakien que les combattants étrangers finissent par partir et retourner d'où ils sont venus.
La plus grande attente des Kurdes partout n'est-elle pas que vous vous éleviez au-dessus de vos différences et que vous vous unissiez? J'en ai entendu beaucoup dire qu'une armée réunissant tous les différents groupes kurdes devrait être formée?
Nous sommes déjà unis contre l'EI. Les Kurdes d''Irak, d'Iran, de Syrie et de Turquie. Mais pour une armée kurde unie avec tous ces différents groupes, vous devez comprendre la réalité sur le terrain. Il est sans doute prématuré de penser qu'une telle chose arriverait, surtout compte tenu de la situation unique du Kurdistan irakien. Il serait préférable pour les Kurdes des autres parties d'aider la Région du Kurdistan d'Irak.
Comment cela se traduira à Sinjar?
Comme je le disais, le PKK n'a pas de rôle à jouer. Ils devraient se retirer. Ils doivent le faire parce que les gens de Sinjar détermineront leur propre avenir et c'est le Kurdistan irakien. Est-ce que le PKK serait heureux si un parti politique kurde d'Irak se mêlait des affaires de Diyarbakir ou Mardin? Mais il y a des partis, à l'intérieur de la communauté kurde en Turquie, qui devraient certainement être autorisés à jouer un rôle. Nous croyons au multipartisme. Les éléments PYD-PKK doivent sortir dès que la situation revient à la normale.
Qu'en est-il de la présence du PKK dans les montagnes de Qandil?
Ceci est le territoire irakien et ils doivent partir. Et cela est une des raisons pour lesquelles nous sommes si désireux de voir le processus de paix kurde à l'intérieur de la Turquie réussir. Nous espérons que ce problème sera résolu pacifiquement.
A quel point êtes-vous préoccupé par l'influence iranienne croissante sur les Unités de mobilisation du peuple (YPG)?
Nous respectons les actions des Unités de mobilisation du Peuple, mais leur statut doit être clarifié. Ils ont besoin de venir sous la supervision juridique et d'être pleinement responsables devant les autorités irakiennes. Plutôt que chercher la concurrence, ils devraient se compléter avec les uns et les autres. En tout cas, en vertu de la Constitution irakienne, notre territoire est protégé et contrôlé par nos propres forces il n'y a donc pas besoin que d'autres viennent. Et comme je l'ai dit, nous aimerions avoir des relations amicales avec tous nos voisins, y compris l'Iran, et que notre relation soit basée sur le respect mutuel.
Ils ne peuvent pas regarder vers le bas sur nous comme subordonné ou inférieur.
Le font-ils?
Dans certaines régions, ils le font, mais certainement pas au Kurdistan. Au Kurdistan, c'est différent.
Mais l'Iran est intervenu dans les affaires internes du Kurdistan irakien avant, comme il l'a fait dans les années 1990 quand il a aidé l'Union patriotique du Kurdistan à reprendre Sulaimaniyah au PDK
Il y a certainement des différences entre les parties. Il y a des dépendances à des tiers. Notre objectif et le but de notre président était de créer une région du Kurdistan prospère, démocratique qui respecterait ses voisins. Nous comprenons qu'il y a des pressions de ces voisins sur le Kurdistan, mais à la fin c'est aux Kurdes de réaliser que l'unité est vraiment la garantie de leur succès.
Le mandat du président arrive à échéance en août et il y a des différences entre le PDK et l'opposition quant à savoir si son mandat devrait être prolongé pour une troisième fois. En outre, l'opposition insiste pour que les pouvoirs du président [Massoud Barzani] soient freinés. Ceci est sûrement un test pour votre unité.
Je pense que le président est devenu un symbole du mouvement national kurde, que certains le veuillent ou non. Dans des circonstances normales, nous devrions avoir des élections le 20 août et le président a demandé au parlement et la commission électorale de préparer ces élections. C'est maintenant à la Commission de prendre des dispositions pour la tenue des élections à temps, et si ce n'est pas le cas d'éviter un vide juridique. Avant que cette question se pose, tous les partis politiques ont convenu que toutes les questions relatives à l'intérêt national doivent être résolues par consensus. Si ces partis comprennent la menace posée par l'EI et les problèmes économiques que nous éprouvons à cause du partage des recettes avec Bagdad, ils devraient se rendre compte que la dernière chose dont le Kurdistan a besoin, c'est une autre crise. Le consensus est la meilleure voie à suivre.
Lorsque le PDK avait la majorité des sièges et le pouvoir de prendre des décisions, il a toujours encouragé le consensus et l'unité nationale. Malheureusement, quand les rivaux du PDK estiment qu'il y a une seule possibilité pour faire baisser le PDK, ils oublient l'intérêt national et ils sautent immédiatement sur ce qui est pour eux comme un gain politique. C'est un jeu médiocre.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 2, 2015 6:18 AM
|
Article de EzidiPress publié initialement le 28 juin 2015 et traduit en français pour l'édition francophone du site le 1er juillet 2015. Cliquez sur la photo puis sur le titre pour le lire intégralement.
EXTRAIT
En Turquie, environ 30.000 des 400.000 réfugiés yézidis ont trouvé refuge. Néanmoins, chaque mois plusieurs milliers de yézidis fuient la région autonome kurde vers la Turquie et tentent par la suite d’obtenir les papiers nécessaires pour se rendre à l’UE. Depuis le génocide perpétré par l’État islamique, un yézidi sur deux est sur le chemin de l’exode.
COMMENTAIRE
Quelle désolation de voir les Yézidis fuir leur terre ancestrale! Une terre meurtrie par les terroristes de Daesh qui détiennent encore 1500 femmes réduites en esclavage sexuel ainsi que des enfants qu'ils forment pour devenir des bombes humaines contre leur propre peuple. Ces jeunes Yézidis sont bien sûr enrôlés de force, comme l'explique la vidéo de France 24 en lien.
N'oubliez pas le mot d'ordre lancé il y a près de 11 mois sur Twitter, relancez-le même : #BringBackOurYezidiSisters
Redonnons-leur l'espoir de revenir un jour à Shingal, l'un des berceaux de l'humanité! C'est notre devoir à tous.
REVUE DE PRESSE SUR LES YEZIDIS
Ma curation sur Scoop.it avec "Yézidis" en mot clé.
Plus d'articles avec "Yézidies" en mot clé.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
July 1, 2015 4:19 PM
|
ERBIL, Kurdistan Region — The Kurdistan Regional Government has delivered an estimated three metric tons of medical supplies to the embattled Kobani canton in Syrian Kurdish Rojava, KRG officials have announced.
On Wednesday KRG Health Minister Rekawt Hama Rashid said in a statement to...
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE
Le gouvernement régional du Kurdistan a livré environ trois tonnes de fournitures médicales dans le canton Kobanê assiégé au Rojava, ont annoncé les responsables du KRG.
Mercredi, le ministre de la Santé du KRG, Rekawt Hama Rashid, a dit dans une déclaration à la presse que des représentants du Rojava sont venus à Erbil pour prendre livraison de l'aide médicale destinée à Kobanê.
"Les fournitures médicales comprennent divers types de médicaments d première nécessité», a-t-il dit. "Le KRG offre un support complet avec des médecins kurdes qui sont prêts à se rendre dans la région de Rojava pour soigner les blessés."
Rekawt Hama Rashid a ajouté que le KRG continue à envoyer des fournitures médicales à Rojava dans le nord de la Syrie.
Le 25 juin, des combattants de Daesh avaient lancé une attaque surprise sur Kobanê à la frontière turco-syrienne et massacré plus de 200 civils, dont des femmes et des enfants. Au moins 200 autres civils avaient été blessés.
|
|
Scooped by
Béatrice D.
June 20, 2015 5:47 AM
|
TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE
La France enverra un soutien militaire aux Peshmergas kurdes en août, selon un responsable kurde à Paris.
Ali Dolamari, représentant du gouvernement régional du Kurdistan (KRG) à Paris, a déclaré samedi que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra à Erbil en août. Son voyage coïncidera avec la livraison d'armes et de munitions pour la peshmergas.
"Au cours de la visite du président Barzani à Paris ainsi que de celle du ministre des peshmergas (qui était accompagné d plusieurs généraux kurdes), les deux délégations ont rencontré le président français et le ministre français de la Défense, à qui ils ont demandé un soutien militaire supplémentaire du gouvernement français", a déclaré Ali Dolamari.
"Le ministre français de la Défense avait programmé une visite de la région du Kurdistan en avril de cette année, mais en raison de problèmes techniques, la visite a été reportée à août," a-t-il ajouté.
Le responsable kurde a indiqué que la livraison d'armes en août comprendra des missiles M23 (missiles sol-air, NDLR), des systèmes anti-chars Milan et des mitrailleuses lourdes DSKA.
Il a révélé que Jean-Yves Le Drian visitera les peshmergas sur les lignes de front lors de sa visite au Kurdistan.
COMMENTAIRE
Les annonces concrètes ont été longues à venir. Il faut dire que François Hollande et Jean-Yves Le Drian ont reçu le ministre des Peshmergas et l'Etat major kurde au grand complet... le 1er avril 2015 à l'Elysée. On pouvait craindre une mauvaise blague, un poisson d'avril de mauvais goût. Il n'en ai rien. Comme promis, le ministre de la Défense a envoyé une délégation militaire à Erbil pour étudier les besoins des soldats kurdes et a fait un rapport à Jean-Yves Le Drian, qui a donné son accord pour les armes lourdes demandées. Le fait qu'il accompagne leur livraison au Kurdistan, au mois d'août, témoigne - s'il en était besoin - de la considération que la France porte aux forces kurdes. Il faut d'ailleurs se rappeler que François Hollande est le premier chef d'Etat occidental au monde à avoir fait une visite officielle au Kurdistan, le 12 septembre 2014, le genre de visite que l'on ne rend d'habitude qu'aux pays indépendants reconnus par la communauté des nations, ce qui avait d'ailleurs irrité le Premier ministre irakien que François Hollande avait rencontré juste avant à Bagdad.
Toutefois, il faut aussi noter que, si la France est forte dans les gestes symboliques, l'Allemagne a été plus prompte à livrer des missiles Milan aux peshmergas et à recevoir sur son sol des soldats kurdes pour les former aux armes fournies. Pour être juste, il faudrait plutôt dire que l'Allemagne médiatise plus volontiers ses gestes de soutien, là où la France cultive la discrétion, des soldats français étant bien présents eux aussi au Kurdistan pour former des peshmergas et conseiller leur état-major. Mais la population retient ce qui se voit. A cet égard, il était temps que Jean-Yves le Drian accompagne une livraison d'armes lourdes pour donner de la consistance au soutien de la France. Et pour cause, les peshmergas sont non seulement les meilleurs alliés de la France et de la coalition internationale en général face à Daesh, mais ils sont aussi les plus efficaces contre les terroristes. Alors, imaginez ce que ça pourrait être avec beaucoup plus d'armes lourdes dans leurs mains!
Your new post is loading...
TRADUCTION DU COMMUNIQUE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DU KRG : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE
Le Président Massoud Barzani a reçu une délégation militaire et diplomatique des États-Unis le 11 août 2015. La délégation était dirigée par M. Brett McGurk, secrétaire adjoint pour l'Irak et l'Iran au département d'Etat. Le Président Barzani et l'ambassadeur McGurk ont passé en revue les derniers développements de la guerre contre l'État islamique, à la fois dans la région du Kurdistan et en Irak.
Les deux parties ont également parlé des dernières attaques aériennes de la Turquie contre les bases du PKK. Le Président Barzani a réitéré son message à l'ambassadeur McGurk sur l'appel à la fois à Ankara et au PKK de travailler à la poursuite de l'achèvement du processus de paix en Turquie.
Le Président Barzani a également réitéré son appréciation pour le soutien aérien des Etats-Unis et d'autres membres de la coalition en faveur du Kurdistan, contre les terroristes de l'État islamique, ajoutant que ce soutien a causé de graves dommages à l'ennemi et que cela se traduira par la libération complète de toutes les zones prises par les terroristes dans un avenir proche.
L'ambassadeur McGurk a déclaré que les Etats-Unis continueront à soutenir la région du Kurdistan et que les terroristes de l'État islamique constitue un ennemi commun qui doit cesser d'exister.
COMMENTAIRE
Du bla-bla et une image pour les médias avec la photo témoin qui "prouve" que les Etats-Unis sont aux côtés de la région autonome du Kurdistan, et donc de son président... dont on ne sait toujours pas s'il sera reconduit à son poste deux ans de plus (même s'il y a de fortes probabilités).
Les amis de la cause kurde peuvent légitimement s'interroger quand même en apprenant par la voie de l'ambassadeur McGurk que "les Etats-Unis continueront à soutenir la région du Kurdistan et que les terroristes de l'État islamique constituent un ennemi commun qui doit cesser d'exister". Pourtant, les Kurdes, alliés si précieux dans la lutte contre Daesh, sont bel et bien bombardés tous les jours par le plus grand allié des Etats-Unis dans la région, à savoir la Turquie. Et que les Kurdes visés par les avions turcs portent l'uniforme du PKK ne change rien à l'incongruité de l'affaire, dans la mesure où ils sont sur le front, contre Daesh, au même titre que les peshmergas du KRG. Si les Etats-Unis feignent de l'ignorer, ils s'en rendront vite compte quand le Front al-Nosra (qui n'est rien d'autre qu'un Daesh bis) contrôlera le soi-disant no man's land entre Kobanê et Efrin (ou Afrin) pour le compte... des Turcs.
Ohé, les Américains, réveillez-vous!