Le Kurdistan après le génocide
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Le Kurdistan après le génocide
Hommage aux victimes du génocide kurde (182000 morts en 1988, bien plus depuis 1969) et analyse du miracle économique actuel
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November 28, 2015 5:42 PM
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Laurent Fabius : "Nous pouvons compter sur les peshmergas dans la lutte contre les jihadistes"

Laurent Fabius : "Nous pouvons compter sur les peshmergas dans la lutte contre les jihadistes" | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
We value Kurdistan Region’s support at this time, says Laurent Fabius ERBIL - French Foreign Minister Laurent Fabius has told Kurdistan Region Presid...

ARTICLE IN ENGLISH : French Foreign Minister: We can rely on Peshmerga in fight against jihadists

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit au président de la Région du Kurdistan, Massoud Barzani, que la France sait pouvoir compter sur les forces Peshmergas kurdes dans la lutte contre l'Etat islamique (EI, dit Daesh).

Laurent Fabius a également remercié Barzani au nom du peuple de France pour les condoléances exprimées après les attentats de Paris. Il a remercié la Région du Kurdistan pour son "précieux soutien" à cette époque.
Fabius dit que la France ne sera jamais intimidée par les terroristes, et qu'elle continuera à les combattre chez elle et à l'étranger.
"Le terrorisme est une menace pour toute l'humanité et nous devons tous conjuguer nos efforts afin de servir les croyances et les valeurs communes dans le monde," a ajouté Laurent Fabius. "Je suis sûr que nous pouvons compter sur la participation de la Région du Kurdistan dans cette mission", a-t-il conclu.

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November 26, 2015 6:29 PM
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Le ministre de la Défense irakien à Erbil pour discuter de l'opération sur Mossoul

Le ministre de la Défense irakien à Erbil pour discuter de l'opération sur Mossoul | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Khaled al-Obeidi says Nineveh security forces should be involved in Mosul operation ERBIL – The Iraqi Defense Minister arrived in Erbil on Wednesday...

Article in english : Iraqi Defense minister in Erbil to discuss Mosul operation

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASENESS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le ministre irakien de la Défense est arrivé à Erbil, mercredi soir et a immédiatement rencontré de hauts responsables de la sécurité au centre de la coopération conjoint situé dans la capitale de la Région du Kurdistan.

Selon un communiqué du ministère de la Défense mercredi, Khaled al-Obeidi et une délégation du ministère sont arrivés à Erbil pour rencontrer des responsables kurdes et discuter de la coopération dans l'opération prévue de Mossoul.
Khaled al- Obeidi a déclaré que le centre commun de coopération doit mettre tout l'accent sur la libération de Ninive aux mains de l'État islamique (EI, dit Daesh).
Le ministre a également chargé le centre d'inclure des membres de la police, des force intérieures et du conseil de sécurité de Ninive dans l'opération pour libérer la deuxième plus grande ville d'Irak, située dans le nord du pays. Mossoul est sous le contrôle de Daesh depuis juin 2014.

COMMENTAIRE

La région du Kurdistan, le gouvernement central irakien et les forces de la coalition ont établi le centre de coordination conjoint des forces de défense  (CCCC ou JCCC en anglais) contre Daesh à Erbil, début septembre 2015.

Le nouveau centre a déménagé du Centre des opérations de Ninive vers la Région du Kurdistan pour coordonner les opérations visant à reprendre Mossoul et d'autres régions dans la province de Ninive.

"Le centre sera occupé par un nombre égal de représentants du gouvernement de l'Irak, du gouvernement régional du Kurdistan et des forces de la coalition», avait prévenu Washington.

A cet égard, le fait que le nouveau centre de commandement pour le nord du pays déménage de Ninive, province irakienne dont fait partie Mossoul, vers la capitale de la région autonome du Kurdistan montre que les Etats-Unis ont plus confiance aux peshmergas qu'à l'armée irakienne pour libérer Mossoul. Dans ce contexte, l'ordre du ministre de la Défense irakien, qui a chargé le CCCC d'inclure les policiers et forces de sécurité intérieure de Ninive dans le plan de bataille, a sans doute pour but de rappeler aux Kurdes que, quoi qu'en disent les Américains, sur le terrain c'est Bagdad qui commande.

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October 28, 2015 8:20 AM
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Le KRG veut créer une brigade spéciale de peshmergas Shabak

Le KRG veut créer une brigade spéciale de peshmergas Shabak | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article in english : 

"KRG to Establish Special Shabak Peshmerga Brigade"

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Des centaines d'hommes de la minorité Shabak envisagent de former officiellement une brigade opérant sous le contrôle du ministère des peshmergas, au sein de la région autonome du Kurdistan).

Salim Shabak, membre Shabak du Parlement irakien, a dit à dit Bas News que 655 jeunes de leur communauté ont déjà rejoint les Peshmergas, et combattent maintenant l'État islamique (EI, dit Daesh) aux côtés des forces kurdes sur la ligne de front de Khazr.

Salim Shabak a dit qu'il a discuté de l'engagement de 2.000 bénévoles Shabak avec le Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan (KRG), Nechirvan Barzani: "Nous devons organiser les bénévoles Shabak peshmergas dans une brigade spéciale car le nombre est en croissance rapide", a fait savoir le le député Shabak.

Les gens de la minorité Shabak vivent principalement dans le nord de la province irakienne de Ninive, envahie par les militants de Daesh mi-2014. Plus de 75% des Shabaks sont des musulmans chiites et le reste sont sunnites.

Le député Shabak a expliqué que des milliers de Shabaks se sont principalement dirigés vers les provinces chiites de Najaf et Karbala en Irak central après que Daesh a pris le contrôle de leur secteur, mais le KRG en a convaincu environ 8500 de revenir dans la région du Kurdistan.

"Le KRG fait des efforts considérables pour faciliter le retour des 2.500 Shabaks restants, dans la Région du Kurdistan."

COMPLEMENT D'INFORMATIONS SUR LES SHABAK

Lire ou relire l'article : "Les Shabaks, victimes méconnues de Daesh", publié dans le Phénix kurde le 27 mars 2015.

COMMENTAIRE

Depuis que les peshmergas n'ont pas réussi à empêcher le massacre des Yézidis, en août 2014 à Shingal,  le gouvernement régional du Kurdistan fait tout pour se racheter auprès des minorités, qu'elles soient yézidies, chrétiennes/assyriennes, turkmènes ou shabaks. Le KRG a pris en charge la formation de tous ceux qui, parmi leurs membres, voulaient participer au combat contre Daesh. Dans la foulée, la région autonome a créé des unités combattantes de toutes ces minorités, sous l'égide du ministère des Peshmergas. Une façon de lutter aussi contre la "concurrence" du PKK qui forme des milices de son côté... en intégrant une formation politique à la formation militaire, le KRG tentant de défendre l'unité du Kurdistan Sud d'un côté, quand le PKK prône un confédéralisme démocratique opposé au nationalisme défendu par Erbil de l'autre.


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October 28, 2015 5:00 AM
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Patrice Franceschi: «Daesh recule partout devant les Kurdes»

Patrice Franceschi: «Daesh recule partout devant les Kurdes» | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Entretien avec Patrice Franceschi
Béatrice D.'s insight:

Interview de Patrice Franceschi, farouche défenseur de la cause kurde. Il publie Mourir pour Kobané (Les Equateurs, 2015) qui est son vingt-troisième livre.

"Daesh recule partout devant les Kurdes", oui, même si cet article (comme son livre) parle principalement du Kurdistan syrien. C'est aussi le cas au Kurdistan irakien.

Extraits

> Dans Mourir pour Kobané, je mets le doigt sur un point évident, pour qui connaît la guerre : ce qui compte, c’est le mental ; c’est la décision intérieure, le fait d’être prêt à se battre jusqu’au bout – à mourir pour une cause. À partir de là, on a gagné : ce n’est qu’une question de temps. Sans ça, on a perdu : question de temps également. L’armement joue un rôle, sans aucun doute, mais secondaire.

Les Turcs, j’en suis témoin, traitent les Kurdes bien plus durement qu’ils ne traitent les islamistes. Alliés dans l’OTAN, ils sont, sur le terrain, notre adversaire.

 Les dirigeants kurdes et chrétiens s’effraient de voir la façon dont l’appel d’air créé par notre émotion vide leur pays de ses forces vives

Pour lire l'interview, cliquez sur le titre.

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October 23, 2015 4:35 PM
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Les luttes intestines pourraient coûter beaucoup d'amis aux Kurdes

Les luttes intestines pourraient coûter beaucoup d'amis aux Kurdes | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
International support for the KRG has been unprecedented.

ARTICLE IN ENGLISH : Infighting could cost the Kurds many friends 

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ANALYSE DU POLITOLOGUE YEREVAN SAEED : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Les deux dernières semaines ont été sans doute les plus difficiles pour la région kurde depuis la fin de la guerre civile, à la fin des années 1990. Pas payés de leurs salaires pendant trois mois et frustrés par les interminables rondes de pourparlers entre les partis sur l'avenir du système politique, les gens sont descendus dans les rues de Souleymanieh et quelques petites villes.

Les rassemblements ont mal tourné, les branches des partis politiques et des bureaux de médias ont été attaqués et incendiés. Des civils ont également été tués, d'autres blessés.

Ces faits se sont aggravés avec la crise politique au Kurdistan, crise qui a conduit à une scission entre le PDK et le Mouvement du changement (Gorran) dans le gouvernement de coalition, avec les ministres Gorran et le président du parlement qui ont été limogés.

Ce genre de crise est interne, dans tous les sens du terme, mais pour les Kurdes et à ce moment en particulier, elle a des conséquences mondiales. Le soutien international au KRG (gouvernement régional du Kurdistan) dans les 18 derniers mois a été sans précédent. Sur le plan politique et diplomatique, Erbil est devenu un centre de gravité où les dirigeants mondiaux et les diplomates se réunissent pour discuter des développements au Moyen-Orient.

Militairement, des dizaines de pays ont ravitaillé les forces kurdes avec des armes et des munitions modernes, tandis que leurs conseillers et des formateurs ont été envoyés sur le terrain pour mettre à niveau les capacités techniques des peshmergas.

Les États-Unis ont même déménagé le Centre des opérations pour la reconquête de Mossoul de Bagdad à Erbil.

Dans le même temps, le monde a fermé les yeux sur les exportations de pétrole du KRG alors que les pétroliers transportant le pétrole kurde il y a seulement quelques mois avaient dû changer d'itinéraire à plusieurs reprises en raison de problèmes juridiques.

Le KRG vend maintenant jusqu'à 700.000 barils de pétrole par jour via la Turquie avec l'approbation tacite du monde.

Les changements ci-dessus sont venus à un prix, celui de la bravoure et du sacrifice des peshmergas dans la lutte contre l'État islamique (EI, dit Daesh de façon péjorative). Les Peshmergas ont gagné le respect du monde, mais la crise politique en cours pourrait l'endommager.

Les Kurdes ont de nombreux partisans aux États-Unis sous la forme de politiciens et de journalistes, mais il y a aussi ceux qui croient qu'ils ne devraient pas être armés car ils pourraient retourner leurs armes les uns sur les autres.

La rivalité politique du tac-au-tac au Kurdistan donne  malheureusement du crédit au camp anti-kurde en Occident.

Les officiels kurdes ont été fiers de dire que les peshmergas sont le rempart contre la menace de Daesh, mais ils doivent aussi sauvegarder la tolérance politique.

Il y a des dizaines de missions diplomatiques étrangères à Erbil qui gardent un œil sur tout. Et tout faute politique à ce stade coûtera cher aux Kurdes comme ce fut le cas avec notre rêve d'un Etat après la Première Guerre mondiale.

COMMENTAIRE

Cette analyse du politologue Yerevan Saeed, qui vit à Washington, complète très bien celle du post précédent, signé David Romano. Je ne peux que souscrire à sa conclusion depuis que j'ai appris que Jean-Yves Le Driand, le ministre de la Défense français, avait retardé son voyage à Erbil sine die à cause  de l'imbroglio politique qui oppose les partis kurdes. Après la visite des plus hauts dignitaires militaires kurdes à l'Elysée, au printemps dernier, il s'était engagé à venir en août. Il était censé atterrir dans un avion chargé d'une nouvelle cargaison d'armes et de munitions pour les peshmergas. Je ne sais pas si les armes ont finalement atterri, la France étant très discrète sur ses livraisons en direct aux Kurdes, pour ne pas se fâcher avec Bagdad. Mais ce qui est sûr, c'est que Jean-Yves le Driand n'est pas venu, la diplomatie française préférant voir comment vont évoluer les choses dans la région avant de faire de nouvelles démonstrations médiatiques d'amitié. 

Une chose est sûre, la France connaît bien Massoud Barzani, le président dont le mandat s'est officiellement achevé le 20 août 2015. Il a rencontré François Hollande quatre fois depuis que ce dernier est devenu président en 2012. François Hollande qui a même été le premier chef d'Etat étranger à faire une visite officielle à Erbil, la France célébrant de fait la quasi indépendance de la région autonome. Une visite historique.

Mais l'Hexagone connaît finalement très peu les autres hommes politiques kurdes. Toute évolution politique au Kurdistan est donc regardée avec prudence par Paris, comme d'ailleurs par l'ensemble des capitales occidentales. D'où le relatif attentisme, aujourd'hui, dans les ambassades. 

Il est certain qu'un accord politique entre Kurdes serait un signe positif envoyé à tous les alliés du Kurdistan. 

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October 23, 2015 7:48 AM
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Kurdistan : le KRG a-t-il perdu le soutien du peuple?

Kurdistan : le KRG a-t-il perdu le soutien du peuple? | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Before things degenerate further, political leaders of Kurdistan need to stop and think carefully.


ARTICLE IN ENGLISH : "Is the KRG Failing the People?"

Béatrice D.'s insight:

EDITO DE DAVID ROMANO, CHRONIQUEUR A RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH CLICK THE TITLE ABOVE

Une crise politique menace de faire dérailler le rêve d'autodétermination dans le Sud du Kurdistan. Comme si une guerre avec les jihadistes de l'Etat Islamique, le fardeau des réfugiés au-delà de l'empathie et le gel du budget de Bagdad ne suffisaient pas, les querelles politiques et les manifestations publiques s'ajoutent maintenant à ce contexte toxique. Bien que les principaux partis politiques kurdes ne sont guère responsables de la guerre de l'État islamique, de la crise des réfugiés ou même de la compréhension particulière par Bagdad de la Constitution irakienne, ils sont responsables pour d'autres problèmes. Les luttes intestines politiques et les difficultés économiques dans la région semblent toutes deux être le résultat de mauvaises décisions et de mauvaises politiques. Résultat, les gens perdent espoir.

Quand les Kurdes irakiens abord obtenu l'autonomie dans la plus improbable des circonstances - sur les cendres de la guerre du Golfe de 1990 à 1991 - l'euphorie était palpable. Malgré la situation désastreuse, avec un paysage ravagé par la guerre et les sanctions internationales contre l'Irak qui s'ajoutaient aux sanctions de Saddam contre la région du Kurdistan, les gens étaient optimistes quant à la possibilité de se prononcer.

En 1992, les Kurdes ont organisé les premières élections libres et équitables en Irak. Lorsque le résultat a donné le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) au coude à coude, ils ont construit une coalition au sein du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK ou KRG), se partageant la responsabilité de chaque ministère.

Cette expérience a failli mourir sur les affres de la guerre civile PDK-UPK qui a éclaté de 1994 à 1998. De 1998 jusqu'à peu de temps après le renversement de Saddam en 2003, toutefois, les deux partis ont appris à vivre ensemble et ont géré deux gouvernements régionaux distincts dans leurs régions respectives.

Ils ont commencé à réunir leurs administrations en raison de la chute de Saddam, calculé justement qu'un front kurde unifié face à Bagdad et dans le monde pourrait accomplir beaucoup de choses. Ils avaient raison, et la Constitution de 2005 a reconnu l'autonomie du Kurdistan, consacrant un système fédéral très décentralisé pour l'Irak.

Alors que le reste du pays sombrait dans l'insurrection, la destruction et la paralysie du gouvernement, un Kurdistan Sud plus uni est allé de l'avant - avec un secteur riche en pétrole de plus en plus indépendant, avec la croissance des investissements internationaux, l'expansion des infrastructures et des services, et la floraison des liens internationaux qui ont vu fréquemment les dirigeants du KRG traités comme des représentants de leur propre Etat souverain. Un KRG jamais fini fédérateur, malheureusement.

Alors que des progrès ont été fait, la plupart des peshmergas sont restés sous le commandement du PDK et de l'UPK, plutôt que sous celui du gouvernement. Les ministres du gouvernement semblaient prendre leurs ordres des chefs de parti, dont certains n'étaient même pas toujours titulaires d'une position officielle au sein du gouvernement. Alors que la plupart des gens développait une perspective nationale, le nationalisme de certains politiciens semblait être entièrement dépendant de si oui ou non ils dirigeaient la nation.

La dernière itération de ce triste état des lieux a éclaté au cours des dernières semaines, avec la crise présidentielle du KRG, les manifestations sur les salaires impayés et le limogeage des ministres issus du Gorran. Le Gorran, l'UPK et d'autres partis ne pouvaient pas accepter un autre mandat pour le président Barzani, car cela serait contraire à la législation pertinente sur la question et ça augmentait leurs craintes que le PDK n'est pas vraiment intéressé par une véritable démocratie - ce qui signifie le partage du pouvoir réel et de vrais changements périodiques dans le leadership. Dans le même temps, le PDK ne semble pas suffisamment faire confiance à aucun des autres partis pour permettre ces changements.

Comme tous les partis se chamaillaient sans cesse sur la question, les enseignants, les peshmergas et d'autres ont travaillé pendant des mois sans leurs salaires. Bien que ce fut principalement le résultat de la réduction du budget de Bagdad, il ne devrait pas y avoir plus d'un million de fonctionnaires dans une région de seulement cinq millions d'habitants. Si la préoccupation des partis politiques n'était pas l'achat de voix fidèles via des nominations partisanes, les revenus des bonnes années auraient pu être dépensé à bâtir une économie plus diversifiée.

Maintenant, le KRG est dans la position peu enviable d'avoir un Etat rentier sans argent.

Beaucoup des revenus du KRG sont maintenant des ventes de pétrole indépendantes qui vont à la guerre et à la crise des réfugiés. Or, beaucoup craignent la corruption au sein des principaux partis politiques. Dans les manifestations résultant des salaires impayés, certains mécontents ont saisi l'occasion d'attaquer les bureaux du PDK, des policiers et même des médias - y compris les bureaux de ce journal. Cette criminalité fait autant de mal au Kurdistan comme toutes les actions antidémocratiques du gouvernement.

En parlant de cela, la semaine dernière a vu le limogeage du Président du mouvement Gorran à la tête du Parlement du Kurdistan. Le Premier ministre Nechirvan Barzani a, bien sûr, le droit de demander la démission de certains de ses ministres (ceux de Gorran dans ce cas), surtout si leur parti a incité les attaques contre les bureaux du PDK dans la province de Souleymanieh pendant les manifestations là-bas. Mais il n'a pas le droit d'expulser le Président du Parlement, encore moins de lui interdire d'entrer à Erbil. Il est un membre élu du Parlement et il a un droit et un devoir d'assister aux séances parlementaires à Erbil. Si les institutions et les lois ne suffisent pas à contraindre et à limiter le pouvoir, il y a beaucoup plus de gens qui se retrouveront avec peu de raisons de soutenir le système, un système qui sera beaucoup moins vu comme légitime.

Avant que les choses dégénèrent encore plus, les dirigeants politiques du Kurdistan doivent se poser et réfléchir. Alors que le Kurdistan du Sud est sur le point d'obtenir une plus grande autonomie, voire l'indépendance, ses habitants doivent se rappeler ce qui a amené les Kurdes à travers le Kurdistan à gaspiller presque chaque opportunité politique croisée sur leur chemin depuis la Seconde Guerre mondiale! Il n'y a pas que les conspirations des pouvoirs hostiles ( bien que cela y contribue), mais plutôt leurs propres querelles et divisions internes.

COMMENTAIRE

  1. Avant de donner mon analyse sur cet édito de Rudaw, juste une précision sur le président destitué du Parlement du Kurdistan. Il a bien été empêché d'entrer à Erbil - une fois - par des membres zélés des forces de sécurité. Mais, peu après la destitution expliquée par la rupture de l'accord politique Gorran/PDK qui avait prévalu à cette nomination, le KRG a fait savoir que Yousif Mohammed garde son titre de député et qu'il pourra siéger au Parlement comme n'importe quel autre député.
  2. Deuxième précision, Rudaw - un média réputé pro Barzani - n'a pas été le seul attaqué depuis l'été 2015, même s'il a été le premier à l'être à Souleymanieh, au lendemain de l'échec du 9e round de négociation entre les 5 principaux partis de Bashur (Kurdistan Sud). Les journalistes de NRT News et de KNN Channel, plus orientés UPK/Gorran, ont eux aussi été empêchés de faire leur métier avant que les choses rentrent plus ou moins dans l'ordre. Certes, il s'agit peut-être de journaux dits d'opinion. Mais la liberté de la presse est un préalable fondamental dans tout Etat qui se prétend démocratique ou qui aspire à le devenir, comme le Kurdistan.
  3. Je suis globalement d'accord sur l'analyse de David Romano, et en particulier sur le fait que cette crise politique du KRG est en grande partie la conséquence du clientélisme qui prévaut dans cette région depuis très longtemps. Même chez les Kurdes qui se prétendent nationalistes, beaucoup restent plus attachés à leur parti qu'au Kurdistan. Oui, Bashur est devenu une région de rentiers. Oui, énormément de Kurdes se sont vus attribuer des postes de fonctionnaires ces dernières années, sans avoir réellement de tâches à effectuer au service de la communauté en échange de leur salaire. Et pour cause. J'évoquerais ici un exemple que j'ai constaté par moi-même en allant faire des recherches dans les archives d'une chaîne de télévision affiliée à l'un des trois principaux partis kurdes. Je demandais à un journaliste combien ils étaient à la rédaction. Il m'a répondu 600. Connaissant la faiblesse des effectifs en France, je m'enthousiasmais et lui faisais remarquer qu'ils pouvaient travailler dans des conditions confortables. Il m'a répondu qu'en réalité, il y a vraiment que 150 personnes qui travaillaient et que les autres étaient payées à rien faire. Je passe sur les nombreux carrefours surveillés distraitement par plusieurs policiers assis à l'ombre, sur un fauteuil pliable, à Erbil, Souleymanieh ou Duhok. Je passe aussi sur les horaires des administrations, ouvertes le matin jusqu'à 13 heures, ce qui laisse le temps à quelques-uns d'avoir un deuxième travail l'après-midi. Avant la guerre contre Daesh, on ne comptait pas les hommes policier ou peshmerga le matin et chauffeur de taxi l'après-midi, pour arrondir leurs fins de mois. Ceux-là au moins travaillaient. Car, plus généralement, c'est une jeunesse oisive qui a grandi en paix depuis 2003 et qui a pris la guerre en pleine face l'été 2014. Une jeunesse qui n'était pas vraiment préparée à ça, à l'inverse de la génération précédente qui n'avait connu que persécutions, guerres et même génocides. Mais l'économie se portait bien. Et puis quand il fallait vraiment travailler sur des chantiers pénibles (BTP) ou pour développer les deux industries majeures (pétrole et agroalimentaire), il y avait les expatriés, souvent Turcs ou Iraniens dans le premier cas et Occidentaux dans le second. Résultat, les dirigeants du KRG ont laissé les Kurdes s'assoupir.
    Au départ, vraisemblablement, ça partait d'un bon sentiment. Les Kurdes avaient tant souffert sous Saddam Hussein que PDK et UPK ont sûrement voulu leur permettre de respirer et de profiter de la vie, enfin! Personne ne leur jettera la pierre pour ça. Mais dix ans plus tard, ils se rendent compte que ce n'étaient pas leur rendre service. Et que les Kurdes ont peut-être perdu leur âme dans l'affaire. Cette âme qui faisait d'eux des résistants, des conquérants même, solidaires et fiers de leurs racines. Pourtant, David Romano l'a bien noté, les divisions internes ne datent pas d'hier. Elles ont fait quelques milliers de morts, à Bashur, entre 1994 et 1998. Après ça, et surtout après la mort de Saddam, les Kurdes ont eu le bon réflexe: offrir un front uni face à Bagdad. C'est en grande partie ce qui a permis au Kurdistan sud de connaître la paix et une croissance économique à deux chiffres pendant quelques années. Malheureusement, ils n'ont pas su en profiter pour réformer la petite région autonome. Et voilà la conséquence. Un Kurdistan qui n'est pas mûr pour l'indépendance. Dans une dizaine d'années, oui, peut-être. Tous les amis du Kurdistan l'espèrent pour ce peuple meurtri qui a subi tant d'injustices et de souffrances. Mais d'abord, il faut que chacun commence par balayer devant sa porte. Des erreurs ont été faites, dans tous les partis. Mais qui n'en fait pas!
    Combien d'erreurs, de luttes fratricides et de morts, en France, entre 1789 (révolution française) et 1958 (adoption de la 5e République)? N'en déplaise aux oiseaux de mauvais augure, les Kurdes ont avancé plus vite entre 2003 et 2013 que bien des Etats aujourd'hui démocratiques dans le monde. J'ai personnellement assisté à la campagne électorale qui a précédé les élections de fin septembre 2013. Tous les partis politiques pouvaient déployer leurs drapeaux et leurs affiches dans toutes les villes du Kurdistan. Tous les candidats avaient accès aux médias, y compris les femmes qui représentent aujourd'hui un bon tiers des députés au Parlement du Kurdistan.La France pourrait en prendre de la graine, d'ailleurs! 
    Alors non, le bébé n'est pas à jeter avec l'eau du bain. Mais après avoir soufflé pendant dix ans, les Kurdes - qui avaient sombré dans la facilité - doivent maintenant prendre leur avenir en main. Certes, le contexte ne s'y prête pas avec la guerre à leur porte et près de deux millions de réfugiés sur leur sol. Mais tout cela ne va pas durer éternellement!
    Je m'adresse donc maintenant à la communauté internationale qui se plait à caresser les Kurdes dans le sens du poil en les consacrant "combattants les plus efficaces face à Daesh"! Les Kurdes peuvent être les piliers d'une paix future au Moyen-Orient, de part leurs valeurs laïques et leur souci ancien de protéger les minorités! Mais à condition que les Etats-Unis, l'Europe et tous ceux qui se reconnaissaient dans ces valeurs les aident à réussir leur transition démocratique. Les Kurdes n'ont connu que la dictature jusqu'à la chute de Saddam Hussein. Il est normal qu'ils aient besoin d'un temps d'adaptation pour se remettre dans le sens de la marche. Cela suppose une aide militaire, financière et logistique bien plus importante qu'elle ne l'est actuellement. Mais sous condition! Que les partis kurdes cessent leurs vaines querelles et travaillent de nouveau ensemble, dans l'intérêt des Kurdes et du Kurdistan. 
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October 13, 2015 4:37 AM
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Un commandant peshmerga exhorte les partis politiques kurdes à la reprise immédiate des négociations

Un commandant peshmerga exhorte les partis politiques kurdes à la reprise immédiate des négociations | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article in english : Peshmerga commander urges Kurdish Political parties into immediate talks

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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNESS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le Secrétaire Général du Parti démocratique du Kurdistan socialiste, Muhammad Haji Mahmoud, a exhorté les cinq principaux partis politiques de la région du Kurdistan à prendre des mesures immédiates pour régler la crise actuelle (NDLR : le lundi 12 octobre).

Muhammad Haji Mahmoud, qui est aussi le commandant peshmergas de la ligne de front de Kirkouk, a déclaré que les peshmergas protègent les frontières de la région du Kurdistan contre État islamique (EI, dit Daesh), les politiciens kurdes doivent continuer leurs tentatives pour résoudre les problèmes politiques et financiers qui affectent la région.

En ce qui concerne les manifestations actuelles à travers les provinces de Souleymnaieh et Halabja, il précise que les gens ont le droit de descendre dans les rues et de demander leurs salaires impayés, "mais ils doivent éviter la violence".

Il accuse les cinq principaux partis politiques kurdes, dont le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Gorran (Mouvement changement), l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), Union islamique du Kurdistan (KIU) et le Groupe islamique du Kurdistan, d'être responsables de la crise actuelle.

"Les parties sont responsables de la situation actuelle car ils ont tous agi comme un parti au pouvoir et dans l'opposition en même temps", a ajouté Mahmoud. "Nous craignons que des civils kurdes soient tués à l'intérieur de la région tandis que les forces Peshmergas kurdes sacrifient leur vie pour les défendre contre les jihadistes de Daesh sur les frontières."

COMMENTAIRE

La voix de la sagesse vient d'un militaire, héros de la résistance depuis la lutte contre Saddam Hussein dans les années 80. Les Kurdes feraient bien d'en prendre de la graine.

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October 8, 2015 10:50 AM
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A 70 km de Daesh, la jeunesse dorée d'Erbil vit comme si de rien n'était

A 70 km de Daesh, la jeunesse dorée d'Erbil vit comme si de rien n'était | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Comment vit-on à côté du front en Irak ? Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, est à 45 minutes de route des combattants de du groupe l'Etat islamique basés à Mossoul. Mais beaucoup de jeunes Erbiliotes vivent comme si la guerre n'existait pas et dépensent leur argent en s'amusant.
Béatrice D.'s insight:

Reportage de France Info qui reflète une partie de la réalité à Erbil. Mais tous les Kurdes sont loin d'avoir la vie aussi facile que les jeunes dont il est question dans le reportage (à lire ou à écouter via le podcast).

Cliquez sur le titre pour découvrir ce reportage

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October 8, 2015 5:26 AM
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Les négociations entre les 5 principaux partis kurdes reprennent à Souleymanieh

Les négociations entre les 5 principaux partis kurdes reprennent à Souleymanieh | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
NRT English brings you the latest news from Kurdistan, Iraq, and the region.

Article in english : Five-party talks resume in Sulaimani

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE NRT TV : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Les cinq principaux partis politiques de la région du Kurdistan ont repris les pourparlers sur la présidence jeudi, à Souleymanieh, après des mois d'impasse politique et de réunions infructueuses.

La réunion de jeudi, le neuvième round de négociations entre les cinq partis, avait été initialement prévue le 6 octobre, mais reportée.

Des représentants des quatre partis - l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), Changement Mouvement (Gorran), Union islamique du Kurdistan (Yekgirtu) et le Kurdistan Groupe islamique (Komal) - ont tenu une réunion lundi après l'annonce du report.

Les quatre partis ont dit qu'ils allaient décider de poursuivre ou de dissoudre des pourparlers suivants une réponse officielle du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) sur une paire de propositions pour résoudre la crise en cours.

Abat Mohammed, journaliste de NRT présent sur place, indique d'un groupe d'intellectuels et de d'activistes se trouve à l'extérieur du lieu de la réunion et tient un débat sur les enjeux pour la région du Kurdistan.

La dernière série de pourparlers des cinq partis - la huitième telle réunion - s'était tenue le 17 septembre dans la capitale kurde, Erbil.

COMMENTAIRE

Ces tergiversations n'ont que trop duré. Les Kurdes et les amis des Kurdes attendent avec impatience que les cinq principaux partis du Kurdistan fassent une trêve et soutiennent ensemble les peshmergas qui défendent 1050 km de frontière face à Daesh.

Rappelons en outre que le KRG doit faire face à plusieurs crises:

- humanitaire avec 2 millions de réfugiés ou de déplacés dans une région de 5 à 6 millions d'habitants.

- économique, à cause de la guerre qui fait que tous les investissements sont au point mort.

- sociale, car les salaires des fonctionnaires ne sont pas payés depuis des mois, Bagdad ne versant plus la part du budget irakien à laquelle le KRG a droit (17%).

- et donc politique, le mandat du président Massoud Barzani étant arrivé à terme le 20 août, sachant que la commission électorale a fait savoir au printemps dernier qu'elle était dans l'incapacité d'organiser des élections dans le contexte de guerre.

A la décharge des élus kurdes, ça fait beaucoup pour une région autonome soumise à d'énormes pressions, avec 4 pays autour (Irak, Iran, Turquie, Syrie) qui s'évertuent à faire rentrer le Kurdistan dans le rang. Or, il se trouve que ces quatre pays sont passés maîtres dans l'art de diviser les Kurdes pour mieux tirer les ficelles.

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October 4, 2015 8:52 AM
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Syrie: les Américains prêts à armer les Kurdes et les Arabes qui combattent Daesh

Syrie: les Américains prêts à armer les Kurdes et les Arabes qui combattent Daesh | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article in english : US to arm kurdish and arab Fighters in Syria


Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH CLICK, THE TITLE ABOVE

Les Kurdes syriens doivent être armés par les Etats-Unis, rapporte le Washington Post.

Le président Obama a approuvé les propositions de son conseiller militaire, le général Joseph F. Dunford Jr, pour renforcer la lutte contre l'Etat islamique (EI, dit Daesh).

Elles comprennent les livraisons directes d'armes des États-Unis, par voie terrestre en provenance d'Irak, aux combattants kurdes et arabes syriens qui, ces derniers mois, ont repoussé Daesh d'une majeure partie du nord de la Syrie, le long de la frontière turque.

Ce qui devrait se passer à partir de la région du Kurdistan irakien

Les Kurdes devraient maintenant commencer à se déplacer vers Raqqa, au sud, Raqqa qui est la capitale de facto du groupe terroriste, dans le nord-centre de la Syrie.

En septembre, le leader kurde syrienne Salih Muslim, de l'Union Parti démocratique (PYD), rencontré le président kurde irakien Massoud Barzani, en présence de responsables américains.

Les discussions ont porté sur l'amélioration de la coordination entre les deux forces, Peshmergas et unités de protection des personnes (YPG), pour appuyer des opérations contre Daesh à Raqqa.

Dans une récente conférence de presse à Kobanê, Salih Muslim a déclaré qu'il espère que les forces Peshmergas et le YPG et arriveront à un nouvel accord pour coordonner contre Daesh.

 COMMENTAIRE

Un accord pour que les peshmergas et le YPG combattent Daesh ensemble et améliorent leur coordination sur le terrain serait une excellente nouvelle pour les .Kurdes, et au-delà, pour la communauté internationale qui peut légitimement voir en eux le fer de lance de son combat contre le groupe terroriste. On peut imaginer que, en coulisses, les discussions portent sur le retour des peshmergas syriens formés par le KRG (dans la région autonome kurde d’Irak) chez eux, au Rojava (Kurdistan de Syrie), mais aussi sur la réalisation d’opérations conjointes YPG/peshmergas destinées à reprendre l’intégralité de la ville de Shingal, encore en partie sous contrôle des jihadistes depuis que 8000 peshmergas ont repris la montagne qui surplombe la ville en décembre 2014, mont sur lequel étaient encerclés des dizaines de milliers de Yézidis depuis le génocide d’août 2014.

Il n’est pas impossible que ce rapprochement entre peshmergas et YPG soit la condition sine qua none imposée par le gouvernement des Etats-Unis pour qu’il accepte de livrer des armes aux Kurdes.

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October 3, 2015 7:43 AM
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Masrour Barzani critique tous les pays qui, à l'ONU, ignorent les sacrifices kurdes

Masrour Barzani critique tous les pays qui, à l'ONU, ignorent les sacrifices kurdes | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article en anglais de Basnews : Masrour Barzani criticizes world leadership for Ignoring Kurdish sacrifices 

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le chancelier du Conseil de sécurité Région du Kurdistan (KRSC) Masrour Barzani a déclaré que c'est une honte que les dirigeants du monde ignorent les sacrifices peshmergas dans la guerre contre le terrorisme.

70 dirigeants du monde ont assisté à l'ouverture de l'Assemblée des Nations Unies le 30 septembre à New York.

Masrour Barzani a écrit dans une série de tweets sur son compte officiel twitter: c'est honteux que ni les leaders mondiaux ni le Premier ministre irakien Haider al-Abadi ont mentionné les succès des Peshmergas contre État islamique (dit Daesh).

"Les peshmergas restent la seule force terrestre fiable et la plus efficace vaincre Daesh - ayant nettoyé et tenu plus de 20.000 km2 de territoire", a déclaré M. Barzani.

"C'est indéfendable que les responsables irakiens, soi-disant représentant toutes les communautés du pays, ne citent pas les réalisations des peshmergas," dit-il dans un sourire méprisant envers les représentants irakiens qui ont participé à l'assemblée de l'ONU.

En outre, il a été déçu par les dirigeants du monde qui ont ignoré le rôle des peshmergas dans la guerre contre l'EI. Même le président américain Barack Obama n'a pas dit un seul mot à propos de son principal partenaire contre Daesh en Irak, et en Syrie: les Kurdes.

«Il est très décevant de voir que les succès et les sacrifices des peshmergas dans la guerre contre l'EI sont négligés par les dirigeants mondiaux participant à l'AGONU," a-t-il dit.

Le chef de la sécurité, Masrour Barzani, lors d'une réunion avec le consul général des États-Unis Matthias Mitman le 29 septembre, lui a dit que le Kurdistan attend plus des États-Unis.

"L'Irak ne remplit pas ses obligations constitutionnelles envers le Kurdistan et les peshmergas", a aussi déclaré Masrour Barzani à Matthias Mitman.

COMMENTAIRE

La colère de Masrour Barzani est légitime. Certes, il y a des hommes politiques, en Europe et aux Etats-Unis, qui rappellent régulièrement que les Kurdes sont les meilleurs alliés de la communauté internationale contre Daesh. Ceux-là ne cessent de dire que les peshmergas en Irak et le YPG en Syrie sont les combattants les plus efficaces contre les jihadistes sur le terrain. Mais les belles paroles ne font pas une politique. C'est aux chefs d'Etat de prendre leurs responsabilités.
Alors que les peshmergas ont encore repris 140 km2 à Daesh (le 29 septembre) entre Kirkouk et Hawija, sacrifiant 32 des leurs, sans compte les prisonniers décapités par le groupe terroriste en représailles, il serait bien que la communauté internationale dote enfin les combattants kurdes des armes lourdes qu'ils réclament pour venir à bout des centres névralgiques encore contrôlés par Daesh: Raqqa, Mossoul et Shingal en particulier.

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September 13, 2015 8:02 AM
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Le commandant Muhammad Haji Mahmoud appelle à la dissolution du parlement et du gouvernement du Kurdistan

Le commandant Muhammad Haji Mahmoud appelle à la dissolution du parlement et du gouvernement du Kurdistan | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article in english : Kurdish commander calls for Parliament and Government dissolution

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le samedi 12 septembre 2015, le Secrétaire général du Parti socialiste démocratique du Kurdistan, Muhammad Haji Mahmoud, a demandé la dissolution du gouvernement régional du Kurdistan et le Parlement en raison de leurs échecs. Muhammad Haji Mahmoud, qui est aussi un commandant Peshmergas kurde de premier plan sur les lignes de front contre Daesh, a déclaré à l'Agence turque Anadolu que le peuple du Kurdistan doit se prononcer sur les litiges entourant le droit en ce qui concerne la présidence de la région du Kurdistan.

Il a dit que l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), le mouvement Gorran (Change), l'Union islamique du Kurdistan, et le Groupe islamique du Kurdistan ne serait pas satisfait par la perspective d'une élection anticipée "parce qu'ils ne pouvaient pas obtenir un plus grand succès."

Soulignant la crise économique actuelle dans la région, et le flux de jeunes Kurdes qui migrent vers l'Union européenne, Mahmoud a exigé la dissolution du parlement et du gouvernement de la Région du Kurdistan dans la mesure où ils ont échoué à gérer les problèmes.

Il a également révélé que la République islamique d'Iran n'a pas officiellement demandé que la présidence de Massoud Barzani soit prolongée. "Mais les Etats-Unis insistent sur le fait qu'il devrait continuer à son poste", a déclaré Muhammad Haji Mahmoud.

COMMENTAIRE

Sur le fond, Muhammad Haji Mahmoud, qui a été légèrement blessé il y a deux jours sur le front de Kirkouk, a raison. Il faut redonner la parole au peuple. Problème: organiser des élections législatives et présidentielles au Kurdistan prendrait des mois et serait en outre extrêmement compliqué à gérer d'un point de vue sécuritaire avec Daesh aux portes de Bashur. Quoi qu'il en soit, cette initiative n'enlèverait rien au vide juridique actuel concernant la fonction présidentielle dont Massoud Barzani continue à assumer la charge alors que son mandat est terminé depuis le 20 août 2015. Il faut rappeler qu'il avait appelé lui-même à l'organisation d'élections à cette date, il y a plusieurs mois. Mais que la commission électorale lui avait répondu que c'était impossible dans le délai imparti.

L'autre phénomène que Muhammad Haji Mahmoud confirme en partie dans son interview, c'est l'implication des grandes puissances qui n'hésitent pas à faire part de leurs voeux sur ce dossier épineux.

  1. L'ingérence est claire de la part des Etats-Unis qui veulent continuer à travailler avec Massoud Barzani, pour lequel le PDK - son parti - propose une prolongation de mandat de 2 ans (la deuxième après celle décidée par tous les partis politiques kurdes en 2013).
  2. Elle est moins claire de la part de l'Iran, qui n'a pas exprimé de position officiellement, mais qui ne manque pas de peser sur les débats à travers ses émissaires dont on sait qu'ils sont en contact régulier avec l'UPK et le Gorran à Souleimaniyeh.
  3. L'autre grande puissance régionale qui suit la situation politique de près au Kurdistan est la Turquie, premier partenaire économique de la région autonome. 
  4. Il faudrait être naïf pour croire que les uns et les autres ne cherchent pas à tirer les ficelles, ce qui, bien sûr, ne manque pas de compliquer la situation, au grand désarroi des Kurdes dont on sent le pessimisme croitre ces dernières semaines, comme en atteste leur présence croissante dans le flot des réfugiés qui espèrent trouver un environnement plus sûr en Europe. 
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September 6, 2015 11:04 AM
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Création d'un centre de coordination des forces kurdes, irakiennes et de la coalition à Erbil

Création d'un centre de coordination des forces kurdes, irakiennes et de la coalition à Erbil | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
NRT English brings you the latest news from Kurdistan, Iraq, and the region.

Article in english : JOINT COORDINATION CENTER OPENS IN KURDISTAN REGION

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE NRT : TO READ IT IN ENGLISH CLICLK THE TITLE ABOVE

La région du Kurdistan, le gouvernement central irakien et les forces de la coalition ont établi un centre de coordination conjoint des forces de défense contre l'Etat islamique (EI ou Daesh) dans le nord de l'Irak.

Le Commandement central américain a publié un communiqué jeudi disant qu'un Centre de coordination conjointe de la Coalition (CCCC ou JCCC en anglais) a été créé près d'Erbil, mercredi dernier.

"Le CCCC facilitera une collaboration plus étroite entre le Commandement des opérations interarmées combinées de Bagdad et le Commandement des opérations interarmées combinées d'Erbil pour lutter Daesh travers tout le nord de l'Irak," selon le communiqué se référant à l'EI par son acronyme arabe couramment utilisé (Daesh).

Le nouveau centre déménage du Centre des opérations de Ninive vers la Région du Kurdistan pour coordonner les opérations visant à reprendre Mossoul et d'autres régions dans la province de Ninive.

"Le centre sera occupé par un nombre égal de représentants du gouvernement de l'Irak, du gouvernement régional du Kurdistan et des forces de la coalition», ajoute le communiqué.

Les combattants de l'État islamiques ont pris Mossoul, deuxième plus grande ville d'Irak, en juin 2014. Elle fait partie du territoire sacrifié qui reste sous son contrôle, en Syrie et en Irak.

COMMENTAIRE

Cette information, passée inaperçue dans les médias occidentaux, est capitale à deux titres:

  1. Les Etats-Unis accordent le même poids, au sein du nouveau centre des opérations, au KRG qu'à Bagdad... à première vue. Car en réalité, accorder autant d'importance, sur le plan militaire à une région semi-autonome qu'à l'Etat censé la chapeauter est un camouflet symbolique infligé à l'Irak. A cet égard, le fait que le nouveau centre de commandement pour le nord du pays déménage de Ninive, province irakienne dont fait partie Mossoul, vers la capitale de la région autonome du Kurdistan montre que les Etats-Unis ont plus confiance aux peshmergas qu'à l'armée irakienne pour libérer Mossoul.
  2. La préparation de la grande bataille pour la libération de Mossoul vient de franchir une étape décisive. La bataille de Mossoul, d'abord annoncée pour le printemps 2015, avait été retardée pour une raison principale: l'impréparation de l'armée irakienne et donc son manque d'efficacité face à Daesh. La formation de certaines de ses unités par les forces de la coalition s'est accélérée. Dans ces conditions, je ne serais pas étonnée que l'attaque de Mossoul ait lieu d'ici la fin de l'année.  
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August 30, 2015 7:42 PM
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«Si les Kurdes n’arrêtaient pas Daesh, leurs combattants seraient en Europe en un mois»

«Si les Kurdes n’arrêtaient pas Daesh, leurs combattants seraient en Europe en un mois» | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Jim Atherton, un citoyen britannique d'âge moyen venu compléter les rangs des étrangers qui luttent contre Daesh, a accordé une interview à RT où il explique les raisons de son choix.
Béatrice D.'s insight:

Un Anglais qui combat Daesh au Kurdistan:  "Le Kurdistan est un lieu très important pour nous tous puisque c’est le Kurdistan qui protège l’Europe. Si les Kurdes n’arrêtaient pas les groupes terroristes, y compris Daesh, leurs combattants seraient en Europe en un mois. Et évidemment, ils attaqueraient l’Europe." 

Pour lire l'article en entier, cliquez sur le titre

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August 30, 2015 12:28 PM
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Président du Parlement du KRG: la prolongation du mandat de Barzani est "contraire à la loi"

Président du Parlement du KRG: la prolongation du mandat de Barzani est "contraire à la loi" | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Speaker of the Iraqi Kurdistan parliament Yousif Mohammed Sadiq, who is leading the opposition to the Kurdistan Democratic Party’s efforts to keep President Massoud Barzani in office, tells Al-Monitor that Barzani has lost his legitimacy.
Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE AL MONITOR : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Alors que Massoud Barzani continue ses tâches en tant que président du Kurdistan irakien, la controverse fait rage sur le sort de sa présidence. Le président du parlement Kurdistan irakien, Mohammed Yousif Sadiq, dit que Massoud Barzani a perdu toute légitimité.
"Nous sommes dans un vide juridique, au sein de la région du Kurdistan, à l'égard de la question de la présidence, depuis le 19 août ", a déclaré Sadiq au site Al-Monitor à partir de son bureau à Erbil, dans la capitale de la région kurde. Mohammed Yousif Sadiq est l'une des personnes clés qui mène l'opposition au PDK (Parti démocratique du Kurdistan) dont les efforts consistent à garder Massoud Barzani à son poste.

Barzani et le KDP ont fondé leur légitimité suite à une décision prise par l'organisme gouvernemental appelé "Conseil consultatif du Kurdistan", qui a décidé le 17 août que Barzani peut rester dans son poste pour deux ans de plus. Le conseil a délibéré à la demande du bureau de Barzani et l'adjoint de Sadiq, qui est un haut fonctionnaire du PDK.

En se référant aux règles du Conseil et aux règles internes du Parlement, Sadiq objecte qu'une telle demande aurait dû être approuvée par le président du Parlement.

L'avis du Conseil consultatif du Kurdistan mis en cause

"Nous n'avons pas demandé un avis et, selon la loi, le Conseil consultatif n'a pas le droit d'émettre une décision à caractère obligatoire", a déclaré Sadiq.

Barzani a servi en tant que président de la Région du Kurdistan depuis 2005. Lorsque son deuxième mandat a pris fin en août 2013, le Parlement kurde a promulgué une loi prolongeant son mandat pour deux ans de plus, à la fin en août.

Malgré l'insistance du PDK que Barzani continue légalement ses tâches en tant que président de la Région du Kurdistan, même après la fin de son mandat légal le 19 août, Sadiq est catégoriquement en désaccord.

"Ce sera contre les lois au Kurdistan. La loi n ° 19 adoptée en 2013 ... dit clairement que le mandat du président se termine le 19 août et ne peut être prolongé", a ajouté Sadiq.

La loi de la présidence kurde stipule également que le président du parlement prend en charge les fonctions du président si le poste devient vacant. Mais Sadiq est réticent à en venir là.

Le 24 août, Barzani a reçu une délégation d'officiels norvégiens de la défense et des affaires étrangères en sa qualité de président de la région du Kurdistan pour discuter de la guerre contre l'État islamique (EI, ou Daesh). Assistait également à cette réunion le ministre des Peshmergas, Mustafa Sayid Qadir, qui est un haut cadre du Gorran, mouvement pour le Changement dont est issu Mohammed Yousif Sadiq.

Interrogé pour savoir si la participation de Qadir à la réunion sape sa position sur le fait que Barzani ne peut pas continuer à fonctionner en tant que président, Sadiq a dit: «Le ministre des Peshmergas traite avec tous les côtés dans cette guerre, y compris les groupes politiques et les dirigeants qui gèrent les lignes de front - dont certains de font même pas partie du ministère de Peshmergas. Sa priorité est la bataille contre l'EI, et c'est dans ce cadre dans lequel il opère ".

Vote repoussé faute de quorum le 19 août

Les partis kurdes ont mené d'intenses négociations depuis juin sur le sort de la présidence de la région. Sadiq a initialement insisté pour que la question soit résolue au sein du parlement et non par des négociations en coulisses entre des fonctionnaires non élus du parti, en dehors du parlement.

Le 19 août, l'a président du Parlement  a appelé à une réunion d'urgence pour discuter d'un certain nombre de projets de loi visant à modifier la loi de la présidence, au grand dam du PDK. Mais la session n'a pas pu se tenir, car seulement 53 des 111 députés ont assisté à la réunion, soit moins que le quorum légal de 56 législateurs.

Dans la mesure où le Parlement n'a pas réussi à régler la question, Sadiq a déclaré qu'il fallait maintenant laisser une chance à des négociations en dehors de l'espace législatif.

"Nous ne voulons pas compliquer davantage une situation déjà compliquée au Kurdistan. Nous attendons les négociations pour parvenir à une solution appropriée", a déclaré Sadiq. "Mais si une solution n'est pas trouvée, alors nous désignerons des conseillers juridiques et un comité juridique pour trouver une issue juridique à cette situation."

Sadiq a noté qu'il n'y a pas de limite de temps aux négociations, mais si un règlement politique n'est pas atteint, "la tenue d'élections est l'une des sorties à la situation actuelle."

En juin, Barzani avait demandé à la commission électorale kurde d'organiser des élections présidentielles, mais le corps nouvellement créé avait dit qu'il avait besoin de six mois pour se préparer à un scrutin. Aucune date n'a encore été fixée pour une élection.

Mohammed Yousif Sadiq réclame un système parlementaire

Sadiq insiste pour que le Kurdistan ait un système parlementaire dans lequel tous les aspects de la gouvernance sont soumis à la surveillance par les députés.

"Maintenant, certaines institutions sont en dehors de la surveillance du Parlement, tels que le Conseil de sécurité, les relations étrangères du Kurdistan et les forces armées. Et ceux-ci sont tous liés à la présidence de la région du Kurdistan", a-t-il dit.

L'impasse sur la question de la présidence est si grave que de hauts diplomates américains et britanniques - y compris Brett McGurk, vice-secrétaire d'Etat adjoint pour l'Irak et l'Iran - ont participé à certaines des réunions pour aider à une solution.

Les Etats-Unis et l'Angleterre s'impliquent dans les négociations

Le politicien kurde de premier plan, Mohammed Haji Mahmoud, a déclaré le 18 août que les Américains sont pour que Barzani reste en fonction pendant deux ans de plus.

Commentant cette déclaration, Sadiq a dit: «L'aide des gouvernements occidentaux pour résoudre les problèmes au Kurdistan devrait être appréciée, en particulier celle des États-Unis et du Royaume-Uni, parce qu'ils sont nos alliés dans la guerre contre les terroristes et qu'ils aident la région du Kurdistan [depuis des années]."

Mais Sadiq a également lancé l'avertissement suivant: "j'espère que leur participation sera limitée à l'assistance et qu'il n'y aura pas d'ingérence dans les affaires internes du Kurdistan sur la nature de l'accord des partis politiques Jusqu'à présent, je ne pense pas que leurs efforts ont atteint ce niveau. "

Mohammed Yousif Sadiq est apparu convaincu que l'impasse politique "n'a pas eu d'effets sur la guerre contre Daesh à ce stade", se référant à une opération réussie par les forces de peshmergas kurdes contre Daesh dans la partie sud de la province de Kirkouk, le 26 août, opération qui a permis d'expulser les jihadistes de 13 villages.

COMMENTAIRE

Le PDK souhaite que le président de la Région autonome soit élu au suffrage universel, comme les députés l'avaient décidé en 2009. Problème, il faudrait au moins six mois à la commission électorale pour organiser des élections. Or, le mandat de Massoud Barzani s'est achevé le 20 août 2015.

L'UPK et le Gorran (en particulier) voudraient donc maintenant que ce soit les députés qui élisent le président, au prétexte que trois services majeurs du KRG sont placés sous la responsabilité quasi exclusive du président: le Conseil de sécurité, les relations étrangères du Kurdistan et les forces armées. Je dis quasi exclusive car, depuis l'accord qui a abouti à un gouvernement de coalition, suite aux dernières élections législatives remportées par le PDK, c'est un élu du Gorran qui occupe le poste de ministre des Peshmergas.

D'un point de vue démocratique, on pourrait dire que la vérité est entre les deux. Que les députés veuillent un droit de regard sur les décisions qui engagent la sécurité du Kurdistan est tout à fait normal.  La transparence est un devoir pour les députés censés rendre des comptes aux citoyens qui les ont élus. A cet égard, le KRG doit indubitablement faire des progrès.

En revanche, l'élection du président au suffrage universel devrait être un droit pour tous les peuples du monde. 

Parlementaires ou présidentiels, tous les régimes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Mais en l'occurrence, ce devrait être au peuple de trancher. Pourquoi pas à travers un référendum!

Seul petit problème, et il n'est pas mince: il y a la guerre. Organiser une élection ou un référendum dans ces conditions relèverait de l'exploit... Sans compter que Daesh en profiterait certainement pour intensifier ses attaques sur le Kurdistan!

Raison de plus pour que les pays occidentaux fournissent enfin aux peshmergas les armes lourdes dont ils ont besoin pour gagner cette guerre au plus vite. Plus vite Daesh sera battu, plus vite les Kurdes pourront construire l'Etat démocratique auquel ils ont droit. 

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August 26, 2015 9:07 AM
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Kurdistan : les partis kurdes ont repris le débat sur l'élection du président à Erbil

Kurdistan : les partis kurdes ont repris le débat sur l'élection du président à Erbil | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

TITLE OF THE ARTICLE IN ENGLISH : Kurdish parties resume presidency debate in Erbil


ERBIL, Kurdistan Region - Deadlocked political parties met for the fifth time Wednesday to seek agreement over the presidency of Masoud Barzani, which technically expired on August 20. 

The meeting between the five main parties returned to Erbil after a session was held in Sulaimani earlier...

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Les partis politiques dans l'impasse sont réunis pour la cinquième fois mercredi afin de rechercher un accord sur la présidence de Massoud Barzani, qui a techniquement expiré le 20 août.

La réunion entre les cinq principaux partis se poursuit à Erbil après une séance qui a eu lieu à Sulaimani plus tôt cette semaine. Malgré les nombreuses réunions à huis clos, peu de progrès a été rapportés à la presse.

"La situation nous oblige à prendre une décision finale," a déclaré à Rudaw Fuad Hussein, chef du bureau de Barzani.

Le Parlement a suspendu une session d'urgence destinée à parvenir à un accord sur le mandat présidentiel après que le nombre requis de députés n'a pas été atteint.

Le Parti démocratique du Kurdistan de Massoud Barzani (PDK) a demandé une prolongation de sa présidence, en évoquant la guerre avec Daesh et la crise économique. Le leader kurde emblématique est président depuis 2005. Une extension serait la deuxième après celle de 2013.

La question a polarisé les partis politiques au Parlement déjà divisé en factions dans la région.

Le Parlement kurde examine actuellement un projet de constitution régionale qui sera soumis à référendum après ratification.

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August 26, 2015 8:35 AM
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Les avions turcs ont bombardé des villages de Qandil hier soir

Les avions turcs ont bombardé des villages de Qandil hier soir | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Kürdistan, ortadogu ve dünyanın her yerinden özgür haberler.


Article in english : 

Turkish airstrikes hit civilian village in Qandil

Béatrice D.'s insight:

TRADUCTION DE L'ARTICLE DE FIRAT : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Les avions turcs ont bombardé Qandil quatre fois le mardi 25 août à partir de 21heures, heure locale, hier soir, dans la zone de défense de Medya. Les bombardements ont également frappé le village de Bole et la zone connue comme étant l'ancien siège du Docteur Qasimlo.

Les attaques aériennes ont provoqué des dommages dans les maisons et les champs de la population locale. Un incendie s'est déclenché qui pourrait avoir été éteint grâce aux efforts des villageois.

Les routes menant au village ont été dévastées à la suite du bombardement qui a également provoqué une coupure de courant dans la région.

Les rapports indiquent que les frappes aériennes n'ont heureusement entraîné aucune perte de vie humaines parmi les civils et les guérilleros affiliés au HPG (Forces de défense du peuple).

Les avions turcs ont également opéré sur les secteurs de Metina, Xakurke et Xinere appartenant à la zone de défense Medya du PKK.

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August 26, 2015 7:32 AM
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Family of Marines taking the fight to ISIS

Family of Marines taking the fight to ISIS | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Harry M. had retired from the service to his home in New Jersey, when two of his sons, Josh and James, told him they were planning a trip to Kurdistan to join the fight against ISIS terrorists.
Béatrice D.'s insight:

ARTICLE ET VIDEO EN ANGLAIS

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August 26, 2015 7:07 AM
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25 prisonniers, dont des soldats et des civils irakiens, ont fui une prison de Daesh à Mossoul

25 prisonniers, dont des soldats et des civils irakiens, ont fui une prison de Daesh à Mossoul | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Photo de la prison de Badush.

Article en anglais: Prisoners escape Islamic State in Mosul

Béatrice D.'s insight:


TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Des prisonniers détenus par l'État islamique (EI, ou Daesh) se sont échappés de la prison dans laquelle les jihadistes les avaient enfermés, dans le nord de l'Irak, et ont trouvé le chemin de la région du Kurdistan.

Plusieurs témoins à Mossoul ont confirmé l'information de BasNews, révélant que 25 prisonniers, dont des soldats et des civils irakiens, ont fui une prison de Daesh dans le quartier des ingénieurs, à Mossoul. La prison était une maison appartenant à un résident chrétien qui a abandonné sa propriété lorsque les extrémistes ont attaqué la ville l'année dernière.

BasNews a appris que les prisonniers ont blessé l'un des gardes et ont pris son arme tout en échappant.

Suite à l'incident, les insurgés de Daesh ont renforcé les mesures de sécurité dans la ville et ont établi plusieurs points de contrôle. Il y a des rapports non confirmés selon lesquels les militants de Daesh auraient jusqu'ici repris 10 évadés, et continuent à chercher les autres.

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August 26, 2015 6:19 AM
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Un guide pour présenter le Kurdistan touristique

Un guide pour présenter le Kurdistan touristique | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Et si le Moyen-Orient concentrait les futures destinations touristiques à la mode ? Un voyagiste irakien lance un guide pour changer les mentalités...
Béatrice D.'s insight:

Kurdistan Iraq Tours vient de sortir un guide sur le Kurdistan. Il se présente comme un portfolio photographique et lève le voile sur quelques-uns des 200 sites historiques à découvrir. Il n'oublie pas de donner des éléments sur la culture musicale et artistique du Kurdistan et évoque l'émergence récente d'une industrie du film kurde.

Le guide (en anglais) est disponible sur Amazon au prix de $24.95 et sera officiellement lancé aux États-Unis le 16 septembre. 

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August 25, 2015 12:21 PM
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Trois délinquants pendus au Kurdistan qui brise le moratoire sur la peine de mort décidé en 2008

Trois délinquants pendus au Kurdistan qui brise le moratoire sur la peine de mort décidé en 2008 | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

ARTICLE IN ENGLISH /

Kurdistan hangs three offenders, breaking death penalty moratorium

DUHOK, Kurdistan Region – A Kurdish man and his two wives, convicted of abducting and murdering two schoolgirls, were hanged last week, the first judicial executions in the Kurdistan Region since a death penalty moratorium in 2008.

The hangings were announced by District Judge Abdulrahman...

Béatrice D.'s insight:


TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Un homme kurde et ses deux épouses, reconnus coupable de l'enlèvement et du meurtre de deux écolières, ont été pendus la semaine dernière. Il s'agit des premières exécutions judiciaires dans la région du Kurdistan depuis un moratoire sur la peine de mort en 2008.

Les pendaisons ont été annoncées par le juge de district Abdulrahman Zebari, qui avait prononcé les condamnations à mort en avril 2014 dans un tribunal de la ville de Duhok.

"Les trois condamnés ont été pendus peu après que les condamnations à mort ont été signées par le président du Kurdistan Massoud Barzani conformément au protocole", a déclaré M. Zebari.

Les trois délinquants ont été condamnés pour l'enlèvement et l'assassinat de deux écolières en 2011 et 2012.

En dehors des cas liés au terrorisme, aucune autre condamnation à mort a été réalisée depuis 2008, parce que le président Barzani a imposé un moratoire en refusant de signer les ordres d'exécution.

Le juge a dit qu'il a demandé au président de faire une exception et de signer les verdicts pour les trois délinquants, en raison de la gravité du crime.

Ils ont été pendus pour la mort de deux fillettes de 11 ans, Avan Haji et Havin Hasan, qui ont été enlevées à Zakho, avant d'être maltraitées et assassinées.

Une des filles a été portée disparue en novembre 2011 et l'autre en mars 2012.

Une enquête sur le délinquant de sexe masculin avait été initialement effectuée par la police en 2012, mais il avait été libéré faute de preuves, a indiqué la police.

«Ce fut grâce à l'une de ses épouses que nous avons à nouveau pu investiguer sur l'homme et trouver des preuves," confie le capitaine Nashaat Sulaiman, de la police de Zakho.

«Au départ, une de ses épouses est venue et s'est plaint que l'homme la battait mais elle a révélé les plus grands crimes concernant les deux filles», a déclaré Sulaiman.

L'homme était maçon dans le bâtiment et a eu six enfants issus de deux mariages. Ses deux épouses ont également été inculpées et condamnées à mort "pour complicité" et "en raison de la gravité du crime" comme indiqué dans le verdict.

La Cour suprême du Kurdistan n'a pas écarté les peines, malgré les objections des avocats.

«Il y avait de plus en plus les exigences du public et nous devions répondre à la cruauté avec laquelle les crimes ont été commis," a déclaré le juge.

205 personnes dans les couloirs de la mort au Kurdistan

Le nombre de détenus dans le couloir de la mort au Kurdistan a augmenté et atteint un niveau record alors que les autorités continuent de maintenir un moratoire de facto sur la peine de mort.

Dans trois provinces de la région, il y a maintenant 205 prisonniers qui ont été condamnées à mort. Le nombre est plus élevé que dans toute autre année depuis les années 1990, lorsque le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a établi ses tribunaux autonomes, pratiquement indépendants du système judiciaire de l'Irak.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, et le représentant spécial de l'ONU pour l'Irak, Nickolay Mladenov, ont exhorté l'Irak à imposer un moratoire sur la peine de mort et ont appelé la région du Kurdistan à l'abolir définitivement.

COMMENTAIRE

Petit éclairage, histoire que les choses soient claires: il y a beaucoup de pudeur au Kurdistan comme dans tous les pays du Moyen-Orient sur les crimes sexuels. Dans cette phrase - "Ils ont été pendus pour la mort de deux fillettes de 11 ans, Avan Haji et Havin Hasan, qui ont été enlevées à Zakho, avant d'être maltraitées et assassinées" - il faut comprendre que les maltraitances dont il est question sont vraisemblablement des viols et donc que le principal auteur des faits était un pédophile.

Toutefois, à titre personnel et quelle que soit l'horreur de ces deux crimes, je ne peux que regretter, comme l'ONU et le Haut commissariat aux Droits de l'homme, que Massoud Barzani ait décidé de faire une exception au moratoire qu'il avait lui-même prononcé sur la peine de mort.

Je sais déjà que tout le monde ne sera pas d'accord sur cette position, objectant l'horreur dont ont été victimes ces fillettes. Plutôt que de me lancer dans un long discours, je préfère rappeler celui de Robert Badinter, admirable de hauteur avant de faire voter sur la loi sur l'abolition de la peine de mort, à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981 (vidéo en lien).

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August 25, 2015 5:29 AM
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Masrour Barzani: "Le compromis est le seul moyen de régler les différends"

Masrour Barzani: "Le compromis est le seul moyen de régler les différends" | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Article in english : 

Masrour Barzani: compromise is the only way to settle the disputes
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le 24 août, le chancelier Masrour Barzani, en charge du Conseil de sécurité de la région du Kurdistan, a reçu à Erbil Nadim Zahawi, membre kurde du Parlement du Royaume-Uni, pour discuter de la crise politique et sécuritaire actuelle dans la région.

Ils ont examiné le soutien international au gouvernement régional du Kurdistan (KRG) et reconnu l'importance de l'assistance britannique, membre actif de la coalition contre l'Etat islamique (EI, dit Daesh).

En ce qui concerne les derniers développements politiques dans la région, Masrour Barzani a souligné que le compromis est la seule façon de régler les différends. «Les partis politiques kurdes devraient parvenir à un consensus pour maintenir la sécurité et la stabilité dans la région", a-t-il dit.

Le député Nadim Zahawi a révélé qu'il prévoit de rencontrer les partis kurdes pour les encourager à rester unis, et à parvenir à une décision qui satisfait tous les partis.

"L'unité est la clé du succès pour la région du Kurdistan", a déclaré le député Zahawi.

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August 24, 2015 1:32 PM
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Fuad Hussein: les partis kurdes vont bientôt parvenir à un accord sur la Présidence. Explications et analyse

Fuad Hussein: les partis kurdes vont bientôt parvenir à un accord sur la Présidence. Explications et analyse | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
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TRADUCTION DE L'ARTICLE DE BASNEWS : THE ENGLISH VERSION ABOVE

Les partis politiques de la région du Kurdistan continuent les négociations dans une tentative pour atteindre finalement un accord au sujet du mandat présidentiel de Massoud Barzani qui a expiré.

Dans une conférence de presse tenue le dimanche 23 août, Fuad Hussein, le chef d'état major de la présidence de la Région du Kurdistan, a déclaré que les parties ont échangé leurs opinions sur le régime de la présidence, et qu'ils devraient prendre une décision finale à la prochaine réunion.

Les cinq principaux partis politiques kurdes se sont réunis hier à Souleimaniyeh et ont discuté des projets de loi présentés par les partis.

Les projets de loi ont tous proposé des amendements à la loi de la présidence de la région du Kurdistan; à l'exception du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), les parties conviennent que le Parlement de la région du Kurdistan devrait élire le prochain président.

Hussein a souligné que la crise politique actuelle ne peut pas continuer plus longtemps et que les partis doivent trouver une solution appropriée à la question bientôt.

COMMENTAIRE

L'optimisme de Fuad Hussein paraît quelque peu exagéré au regard de l'opposition qui persiste entre le PDK d'un côté, les 4 autres partis présents à la table des négociations de l'autre. D'un point de vue français, le suffrage universel est évidemment le scrutin le plus en phase avec l'idéal démocratique dans la mesure où il permet d'éviter les combines partisanes. Il arrange aussi le PDK qui compte sur la popularité de son président pour rester au pouvoir, pouvoir que lui ferait perdre un petit arrangement entre amis au sein des partis d'opposition. Problème, organiser une élection par temps de guerre est extrêmement difficile. Et, le mandat de Massoud Barzani est effectivement arrivé à terme.

La région autonome, qui a opté pour le suffrage universel en 2009, se trouve ainsi devant un vide juridique alors que la constitution kurde prévoit un maximum de deux mandats consécutifs pour le président du KRG. Faut-il inclure l'élection de 2005 par les députés kurdes dans les deux mandats? Ou faut-il considérer le chiffre de deux mandats maxi... au suffrage universel, théorie qu'a toujours défendu le PDK. La question s'était déjà posée en 2013, et elle se repose de nouveau en 2015. Sauf qu'entre temps, les Kurdes sont entrés en guerre contre Daesh et que la communauté internationale les regarde comme elle ne l'avait jamais fait auparavant. 

Ces querelles politiciennes face aux intérêts supérieurs des Kurdes - tous confrontés à un même ennemi - peuvent apparaître surréalistes aux yeux des non-Kurdes, mais elles illustrent la problématique millénaire de ce peuple organisé en tribus jusqu'à la fin du XXe siècle. Une logique qui prévaut à tel point que les Kurdes du gouvernorat de Souleimaniyeh votent naturellement pour le clan Talabani (UPK, sachant que le Gorran est issu d'une scission au sein de ce parti) et qu'ils votent majoritairement Barzani, donc PDK, dans les gouvernorats de Duhok et Erbil (ou Hewler). 

Le contexte de guerre n'a pas l'air de troubler ces logiques partisanes. Mais on peut légitimement être inquiet, même si Massoud Barzani a promis aujourd'hui à la délégation norvégienne venue lui rendre visite que les problèmes politiques internes n'auraient aucune incidence sur l'effort de guerre, l'organisation et le moral des peshmergas. Il faut dire que les partis politiques kurdes sont eux-mêmes victimes de pressions, à la fois de l'Iran, de l'Irak... et de la Turquie, qui en a rajouté une couche dans la complexité de la situation en attaquant les rebelles du PKK sur le sol de Bashur, le Kurdistan irakien. 

Gageons que les Kurdes réaliseront très vite l'union sacrée afin d'en terminer avec Daesh avant de retourner devant les électeurs pour régler leurs différents.

Dans l'attente, on peut imaginer que le gouvernement kurde va lâcher du lest sur certaines demandes de l'opposition quant à une plus grande transparence sur la gestion du budget du KRG et l'argent du pétrole, ce qui ne serait pas du luxe. Qui sait, avec un peu de chance, la lumière naîtra du chaos!

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August 24, 2015 12:25 PM
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Le Président kurde promet que les problèmes politiques internes n'affecteront pas la guerre contre Daesh

Le Président kurde promet que les problèmes politiques internes n'affecteront pas la guerre contre Daesh | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it

Title of the article in english : Kurdish president vows internal politics won’t affect war with ISIS

ERBIL, Kurdistan Region – President Masoud Barzani vowed Monday that internal politics in Kurdistan, where parties are in deadlock over an extension to his term, would have no impact on Erbil’s war on the Islamic State group (ISIS).


“Whatever the result of the political...

Béatrice D.'s insight:


TRADUCTION DE L'ARTICLE DE RUDAW : TO READ IT IN ENGLISH, CLICK THE TITLE ABOVE

Le Président Massoud Barzani a promis lundi que la politique interne au Kurdistan, où les parties sont dans l'impasse sur une prolongation de son mandat, n'aura pas d'incidence sur la guerre d'Erbil contre le groupe Etat islamique (EI, ou Daesh).

"Quel que soit le résultat du processus politique au Kurdistan, il n'affectera pas les forces Peshmergas dans la guerre contre le groupe terroriste EI et la stabilité de la région du Kurdistan", a déclaré M. Barzani à une réunion avec une délégation norvégienne, les ministres des affaires étrangères et de la défense.

Le Président a déclaré que les questions politiques internes entre factions kurdes sur l'extension du mandat sont les dérivés de la démocratie et du système démocratique.

Barzani a promis que les questions politiques seraient sans effet sur le moral et la force des Peshmergas dans leur guerre contre l'EI.

Ses commentaires ont été faits alors que les partis politiques du Kurdistan sont toujours dans l'impasse sur une 2e extension du mandat de Barzani qui est président depuis 2005 et a bénéficié d'une prolongation de deux ans en 2013. Son mandat actuel a expiré le jeudi 20 août.

Le Parti démocratique du Kurdistan de Massoud Barzani (PDK), qui estime que le changement de dirigeants n'est pas une bonne idée en plein milieu de la guerre avec Daesh et de bien d'autres défis, insiste pour dire que le problème ne peut pas être résolu au parlement, mais que c'est au peuple de décider.

En 2009, Barzani a été réélu avec près de 70% des voix, devenant le premier président élu au suffrage universel dans la région.

Le dimanche 23 août, les principales organisations politiques kurdes se sont réunies dans la ville de Sulaimani pour étudier cette question qui polarise les partis politiques, le parlement et la société kurde.

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August 23, 2015 5:45 PM
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Une brigade féminine yézidie combat Daesh: «Ils nous violent, on les tue»

Une brigade féminine yézidie combat Daesh: «Ils nous violent, on les tue» | Le Kurdistan après le génocide | Scoop.it
Xate Shingali a formé son unité début juillet. Elle comporte aujourd’hui plus de 120 combattantes.
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Extrait de l'article du site Le Soir : pour le lire en entier, cliquez sur le titre

Xate Shingali, 30 ans et ancienne chanteuse yazidie, a formé sa brigade le 2 juillet dernier, juste après avoir obtenu la permission spéciale du président kurde. «  Nous n’avons eu qu’une formation de base avec des AK47. Nous avons besoin d’être mieux formées, mais nous sommes prêtes à combattre Daesh à tout moment  », a-t-elle déclaré au Dailymail, avant d’ajouter : « Ils nous violent. On les tue ».

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Idem pour la situation au Kurdistan.