Smart Shooter’s SMASH Fire Control System has been tested in the Austrian High Mountains by the Dutch Army during a two-day live-fire exercise. The test was part of the Dutch Defense Department’s investigation into counter-UAS (unmanned aerial systems) solutions.
SMASH is a combat-proven fire control solution that adds precision-missile targeting algorithms and advanced electro-optical processing capabilities into standard assault rifles and allows the operator to quickly and effectively neutralize any ground or airborne target, manned or unmanned. It can be combined with other C-UAS systems to provide an effective multi-layer defense solution suitable for the modern battlefield.
The SMASH Fire Control Systems successfully hit all 67 drone targets, both stationary and moving, with up to 3 shots each. Tests took place at ranges of up to 200 meters, in harsh weather conditions including fog and blowing snow.
According to the Dutch armed forces, soldiers were able to deliver a locked shot at ground targets and drones, therefore significantly increasing hit probabilities. The RAS (Robotic Automated Systems) platoon of the 13th Light Brigade tested the SMASH in Austria at the tactical level. However, the system may also be of value in protecting sensitive strategic assets such as air force bases, ships, or in military operations abroad. Testing the intercept capability fits within the roadmap of the Nucleus C-UAS of the Dutch armed forces.
Michal Mor, CEO of Smart Shooter, commented: “Smart Shooter’s SMASH Fire Control Solution is an ideal hard-kill solution against drones and UASs, ensuring high hit probabilities while requiring very minimal training. We are happy to learn about another successful trial that the Dutch army conducted, and are confident the SMASH technology will completely revolutionize the world of small arms.”
À la suite de notre article sur la détection et la neutralisation des drones nous avons adressé quelques questions en lien avec l’article aux principaux acteurs français de la lutte anti-drone. Trois ont aimablement acceptés de répondre à nos questions (CERBAIR, ROBOOST et MC2 TECHNOLOGIES). Trois points de vue et trois approches différentes de ce domaine de lutte émergent mais dont l’importance ne fait que croitre à mesure que la technologie des drones se démocratise. Le sujet de la lutte anti drone est très loin d’être clôt car la menace n’a pas fini d’évoluer et présente des caractéristiques très variées.
Propos recueillis par Olivier DUJARDIN.
TB : Expliquez-nous en quoi consiste votre solution anti-drone, les choix technologiques que vous avez faits que ce soit pour la détection et la neutralisation.
CERBAIR : Les solutions conçues et produites par CERBAIR depuis 2015 reposent sur le couple détection et neutralisation. Notre travail est d’écouter le spectre de radio fréquences, de repérer les protocoles de communication des drones commerciaux et de les traduire visuellement au travers d’un centre de commande et de contrôle (C2) pour faciliter la prise de décision dont la finalité est la « neutralisation intelligente » (optimisation de la puissance sur les fréquences utiles, limitation des effets collatéraux en ne brouillant que ce qui est vraiment utile).
ROBOOST : Je parle principalement des drones, donc des robots aériens. Pour rappel le terme drone provient de “faux bourdon” donc ça concerne les objets qui volent. Même si à présent vous êtes nombreux à utiliser le terme drone pour tous les robots. Je parle principalement de notre produit DroneBlocker conçu et développé avec notre partenaire TrustComs, même si ROBOOST est actif via d’autres produits avec d’autres partenaires.
Notre choix technologique prioritaire est la radiogoniométrie pour la détection et la neutralisation, car dotée d’outils IA et Cyber la détection est très efficace et permet de reconnaitre et d’identifier le drone précisément, la neutralisation est obtenue via la déconnexion (coupure de la liaison de données) voire la prise de contrôle du drone
Cette technologie est très efficace partout y compris en environnement urbain, elle est tout temps H24/7, et enfin et surtout elle permet des neutralisations sélectives : seul le ou les drones cibles sont neutralisés. Bien entendu la capacité est illimité en détection, et en neutralisation le système sait faire face à un essaim de drones.
ROBOOST est intégrateur système, et nous savons pertinemment qu’il n’y a pas de “silver bullet” en LAD. Tous les systèmes ont des forces et des faiblesses, donc nous complétons DroneBlocker avec d’autres systèmes dans le cadre d’un dôme de protection multi couches, suivant le type de menace à prendre en compte.
MC2 TECHNOLOGIES : Notre PME française basée près de Lille, est spécialisée depuis 2004 dans la conception de composants et de dispositifs hyperfréquences destinés aux applications civiles et militaires. À ce titre, l’entreprise a choisi de mettre à profit son savoir-faire dans le développement d’une gamme complète de solutions (détection & neutralisation) dédiée à la lutte anti-drone.
La technique du brouillage de drones consiste à parasiter les liaisons entre un drone et sa télécommande. Il faut comprendre qu’un drone communique avec sa télécommande (pour échanger les ordres et les données utiles comme la position du drone ou le retour vidéo) sur des bandes de fréquences précises et à des puissances qui sont réglementées par les agences nationales.
Pour brouiller le drone, il faut donc envoyer un signal parasite sur les fréquences concernées. Pour qu’il soit efficace, ce signal doit être plus puissant que celui de la télécommande.
On peut imager cela par une conversation entre deux personnes (le drone et sa télécommande) dont la discussion serait perturbée par une troisième (le brouilleur) qui viendrait crier entre eux.
La distance à laquelle le brouillage sera efficace dépendra aussi des distances entre le drone et son pilote et entre le brouilleur et le drone.
En reprenant notre analogie, il est facile de comprendre que si les 2 personnes qui discutent sont côte à côte, elles seront moins gênées par une personne criant à trois mètres qu’à un mètre d’eux.
Lorsqu’un drone est brouillé, il sera comme « sourd » et restera en stationnaire. Certains sont équipés d’un système de retour à la base (“return to home”) leur permettant de rentrer à leur point de départ grâce aux coordonnées GNSS (Géolocalisation et Navigation par un Système de Satellites). Si le brouillage est activé sur la bande de communication GNSS alors le drone sera quand même neutralisé.
Il existe plusieurs bandes de fréquences sur lesquelles communiquent les drones et leurs commandes, mais il existe aussi des communications entre les drones et les satellites GNSS (GPS, Galileo, Beidu, Glonass), pour qu’ils puissent se repérer ou pour qu’ils puissent voler en mode automatique (en survolant des points préprogrammés) ou pour retourner au point de départ (“return to home”).Les solutions que nous développons permettent aussi de brouiller ces communications.
Tous les brouilleurs fonctionnent sur ce principe de base. Bien sûr là où MC2 Technologies se différencie c’est dans l’efficacité des signaux de brouillages émis.
En effet, la technologie développée par MC2 Technologies permet de contrer tous les types de protocoles même ceux basés sur des codes de correction d’erreur très performants qui permettent habituellement de corriger la liaison en cas de forte perturbation. Pour des raisons de confidentialité évidentes nous ne pourrons pas fournir d’avantages de détails.
L’autre atout de MC2 Technologies réside dans la sécurité des opérateurs. Qui dit émission d’ondes électromagnétiques dit potentiel danger sur la santé. Dès leur conception, nous avons pris en compte pour chacun de nos produits, la santé des opérateurs qui utilisent nos matériels. C’est pourquoi nous faisons passer des tests à nos brouilleurs pour vérifier qu’ils ne présentent aucun risque à l’utilisation.
Enfin, en étant à l’écoute des retours d’expériences et des remarques d’opérateurs qui ont l’expérience du terrain, nos équipes de R&D améliorent sans cesse nos produits pour apporter des solutions toujours plus appropriées aux conditions opérationnelles.
Tous ces facteurs font de MC2 Technologies le leader français de la neutralisation de drone.
Notre gamme est très complète :
NEROD HG (pour HandGun ou pistolet) : Il s’agit de notre dernière solution de brouillage portable directif ultra-compacte et ultralégère qui se présente sous la forme d’un pistolet ambidextre et monobloc embarquant les modules de brouillage, les antennes et la batterie. Rapidement utilisable et facilement transportable, il a été conçu pour apporter aux forces une protection rapprochée et constitue le dernier rempart face aux attaques de drones. Efficace contre un large spectre de drones, il permet de neutraliser trois bandes de fréquences. Quand toutes ces bandes sont activées, il dispose d’une autonomie confortable d’une heure et demie en fonctionnement. Grâce à son ergonomie et à sa faible masse (2kg en opération) l’utilisateur peut le saisir d’une seule main et l’utiliser comme une arme de poing. NEROD RF (pour “Rifle” ou fusil) : C’est la dernière version de notre fusil brouilleur portable directif développée par MC2 Technologies. Cette version de NEROD a été optimisée à la suite des différents retours d’expérience. Par rapport aux versions précédentes (NEROD F5 notamment), la compacité, l’ergonomie et les performances ont été améliorées. Il s’agit d’un fusil ambidextre et monobloc embarquant les modules de brouillage, les antennes et la batterie. Il s’agit d’une arme polyvalente pouvant être utilisée de manière offensive ou défensive, et de riposter avec aisance à toute attaque de drone. Efficace contre la grande majorité des drones, il couvre les sept bandes de fréquence. Quand toutes ces bandes sont activées, il dispose d’une autonomie confortable d’une heure en fonctionnement. MAJES : C’est un système de brouillage modulaire permettant d’être utilisés de manière « fixe » (pour protéger des sites d’importances) ou de manière « tactique » (protection d’installations temporaires, de véhicule, etc.). Il se compose de plusieurs valises renforcées et étanches contenant les modules de brouillage, l’ordinateur de bord et le système d’alimentation. Ainsi il est très rapidement déployable et facilement transportable. Il fonctionne sur le même principe que les brouilleurs mobiles, mais permet d’émettre des signaux plus puissants et de couvrir une plus grande zone. Il peut être utilisé en configuration « omnidirectionnelle » le brouillage émis forme alors une véritable bulle de protection autour des antennes ; ou en version sectorielle. Dans ce cas, le brouilleur est relié à des plusieurs antennes, dont chacune couvre un secteur à couvrir. L’opérateur pourra alors sélectionner le secteur à activer en fonction de la position de la menace. Ce système permet de limiter les perturbations dans un environnement limité. Cette configuration implique d’être munie d’un système de localisation de la menace. Au niveau de la couverture, un seul MAJES permet de couvrir de 3 à 6 bandes de fréquence en fonction des besoins, mais nous proposons aussi des solutions sur mesure, permettant de couvrir plus de bandes fréquences selon les besoins Grâce à son aspect modulaire, MAJES peut devenir multi-rôles puisqu’il peut aussi bien couvrir d’autres fréquences de commandes de drones que des fréquences utiles au déclenchement d’IED. FLYJAM : FlyJam est une solution de brouillage volante efficace contre 95% des drones commerciaux. Né de la collaboration entre les sociétés BP Solutions et MC2 Technologies, FLYJam est l’unique solution du marché qui propose un système de brouillage embarqué. Facile à utiliser et intuitif, il est adapté pour agir au cœur de la menace et en avant de la position de défense. Il garantit ainsi une sécurité maximale du site sous protection en prévenant toute intrusion de drones malveillants FLYJam possède une autonomie de fonctionnement de 1h00 (Vol + brouillage). Ce système est efficace contre les essaims de drone.
MC2 Technologies développe aussi des systèmes de détection ultra performants utilisant l’analyse spectrale en temps réel et une architecture radar 4D fonctionnant dans le domaine térahertz. TB : Par rapport au choix que vous avez fait, partagez-vous les limites que l’article souligne ?
CERBAIR : Complètement, nos solutions (qu’elles soient mobiles ou sur une embase fixe) a déjà été intégrée à d’autres moyens de détections (radar et optronique). Nous avons conscience que la solution RF peut présenter des limitations dans certains cas (par de liaisons RF ou bien fréquences utilisées n’ont pas pu être déterminées). Toutefois, notre analyse du marché nous amène à penser que la grande majorité des drones continuera à utiliser des liaisons RF que ce soit pour des nécessités de prise de vue (espionnage ou propagande) et/ou d’attaque afin de cibler correctement l’objectif.
ROBOOST : En détection la radiogoniométrie associée à de l’IA et de la Cyber permet de pallier les faiblesses que vous citez. Et contrairement à d’autres systèmes de neutralisation, une localisation très précise n’est absolument pas nécessaire pour réussir la neutralisation. En neutralisation, la radiogoniométrie associée à de l’IA et de la Cyber permet de neutraliser tous les drones y compris avec des liaisons cryptées, obtenue par déconnexion/coupure de la datlink. L’identification est parfaite, d’une part le système donne le modèle de drone mais en plus son N° Mac, tout comme pour la télécommande. Mais effectivement cela nécessite une base de données. De plus nous avons la capacité à hacker la vidéo du drone : ceci permet d’améliorer l’évaluation et la classification de la menace.
MC2 TECHNOLOGIES : Nos systèmes permettent de brouiller les liaisons radio-fréquences et les moyens de navigation par GNSS, ils permettent donc de neutraliser la quasi-majorité des drones. Contrairement à ce que vous évoquiez, il n’est pas toujours nécessaire d’identifier la ou les fréquences utilisées. Dans 98% des cas, les drones utilisent des bandes de fréquences standards. Pour neutraliser ces drones et avoir une très grande probabilité de succès, il suffit donc de couvrir un maximum de ces bandes de fréquences, c’est ce que permettent nos systèmes.
L’identification des bandes utilisées a un intérêt lorsque l’on veut limiter l’impact du brouillage sur l’environnement, et éviter de perturber toutes les installations environnantes en ne brouillant que les bandes nécessaires. Cela peut être réalisé en couplant les brouilleurs à des systèmes d’écoute radio-fréquence par exemple.
D’autre part, vous soulignez à juste titre, qu’aucun moyen de lutte anti-drone n’apporte de solution « miracle ». Cependant, il est possible de les allier pour les renforcer. Par exemple, un drone présentant une menace sera stoppé grâce à un brouilleur. Pendant que celui-ci est bloqué, un périmètre de sécurité pourra être établi pour qu’un tireur puisse le détruire. TB : Comment abordez-vous la problématique de l’identification des drones par rapport aux oiseaux et les risques liés au bio-mimétisme ?
CERBAIR : L’avantage de la solution RF est qu’elle est indépendante de la cinématique ou de la forme de l’objet. Un oiseau n’a pas de télécommandes et un drone biomimétique en a besoin. L’avantage de la solution RF est que cette question ne se pose pas à notre niveau.
ROBOOST : La radiogoniométrie n’est absolument pas impactée par cette problématique.
MC2 TECHNOLOGIES : Ce genre de problématique peut être abordée en couplant les moyens de détection, par exemple en associant un radar, avec un ou des système(s) d’écoute RF, et des caméras à haute résolution et en centralisant les informations. De notre côté, nous avons fait le choix d’une technologie de radar très haute résolution offrant une capacité d’identification inégalée couplée à une solution d’analyse spectrale en temps réel intelligente. TB : Comment l’arrivée de la 5G, la navigation autonome ou les drones en essaims peuvent impacter votre solution ? Sont-ils foncièrement si différents à détecter qu’un drone du commerce ? Quelles réponses mettez-vous en place pour y répondre ?
CERBAIR : Ce sont trois problématiques différentes.
D’abord, concernant la 5G, cela posera un problème. C’est certain. Mais pas différent de celui posé par des drones pilotés en 4G. La difficulté repose sur l’extraction dans les flux GSM de ceux impliquant un drone. C’est très difficile, nous n’avons pas encore la réponse mais c’est une question sur laquelle nos ingénieurs en RF et en guerre électronique travaillent d’arrache-pied. Nous pensons aussi que dans un certain nombre de cas, le pilotage par GSM n’est pas forcément possible car il nécessite une infrastructure fixe. Cela impose que les drones soient en portée du réseau GSM. Si cela ne pose pas trop de problème dans les villes des pays occidentaux, il en est tout autrement dans les campagnes ou les lieux désertiques. Ce moyen de pilotage n’est pas adapté partout. En plus, les restrictions de vol des drones, suite aux réglementations, font qu’il est assez difficile de faire voler un drone en ville ou en zone péri-urbaine. Par conséquent, le réseau GSM n’est peut-être pas, aujourd’hui, le moyen le plus pertinent pour piloter un drone. L’avenir nous dira ce qu’il en est. D’autre part, concernant les drones autonomes, il nous faut nous interfacer avec un autre moyen de détection (radar) mais aussi réfléchir à d’autres moyens de neutralisation car le brouillage n’est alors plus pertinent. C’est un cas que nous prenons au sérieux mais toutefois nous restons convaincus qu’il s’agit d’un scenario marginal pour le simple fait qu’il maintenir une liaison radiofréquences. Enfin, notre solution détectant les liaisons RF, peu importe le nombre de drone en vol. C’est un cas d’autant plus intéressant que le vol en essaim impliquera très probablement des liaisons RF que ce soit entre le ou les pilotes ou entre les drones en eux-mêmes afin de garder leur coordination. C’est un cas ou notre solution s’avère très pertinente que ce soit pour la détection ou la neutralisation par brouillage.
ROBOOST : Ces nouvelles menaces sont prises en compte, le vol en essaim est opérationnel. En radiogoniométrie oui, il faut couvrir la 5G et si autonome signifie sans liaison de données il faut y associer une autre technologie de détection. Nous avons lancé un programme de R&D, et ciblé des partenaires apportant la ou les briques technologiques complémentaires.
MC2 TECHNOLOGIES : Les solutions développées par MC2 permettent de détecter et neutraliser ces menaces mais pour des raisons de confidentialité nous préférons éviter d’étayer d’avantages la présentation de nos solutions. TB : La menace potentielle représentées par des drones terrestres et maritime fait-elle aussi partie des menaces que vous prenez en compte ?
CERBAIR : Oui, même s’il n’y a pas encore de demande par rapport ces drones. La problématique reste la même, surtout pour les drones terrestres qui sont, au niveau de leur architecture de télécommande très proche voir identique à celle des drones aériens. Nous n’avons pas encore été confrontés à des drones maritimes mais notre approche sera la même.
ROBOOST : Oui, mais en second plan à ce jour.
MC2 TECHNOLOGIES : Oui, nos systèmes sont conçus pour neutraliser tous les types de protocoles de communication sans fil entre un pilote et son drone, qu’il soit aérien, terrestre ou maritime. TB : Voici quelques semaines le sénateur républicain de l’UTAH, Mike Lee, a publiquement demandé que des sociétés de sécurité privées aient le droit de brouiller des drones malveillants. Quel est votre sentiment sur cette position ?
CERBAIR : Cela peut être intéressant que certaines sociétés privées soient habilitées car les services étatiques (police, justice, douanes, gendarmerie, armée) ne peuvent pas tout assumer. Mais cela risque d’être un processus très long et compliqué juridiquement.
ROBOOST : C’est un sujet que nous avons traité lors de notre projet SPID, retenu par le SGDSN en 2015. Cette mission d’intervenir sur des aéronefs et engins en vol est de la responsabilité du CDAOA. Mais compte tenu de l’ampleur du sujet, cette mission a été déléguée à certains ministères (Intérieur avec la Gendarmerie et la Police, Justice avec l’Administration pénitentiaire, et ça va se poursuivre avec d’autres ministères) mais comme la sécurité de nombreux sites civils et également militaires est de plus en plus confiée à des sociétés privées, il est clair qu’un jour les agents de sécurité privée auront cette capacité, dans un cadre règlementé.
MC2 TECHNOLOGIES : En France, le brouillage ne peut être réalisé que par les forces de l’ordre. En effet, l’article L33-3-1 du code des postes et des communications électroniques prohibe l’installation, la détention et l’utilisation de tout dispositif destiné à rendre inopérants des appareils de communications électroniques de tous types, tant pour l’émission que pour la réception. Le non-respect de cette interdiction est sanctionné de 6 mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (article L39-1 du Code des postes et communications électroniques).
L’utilisation des brouilleurs de drones par des sociétés privées est une décision politique. En tant qu’industriel, il est difficile de nous positionner. Cependant, nous constatons que les entreprises privées sont de plus en plus confrontées à la “menace drone” : Survol de site intempestif, espionnage… Ces sociétés cherchent à de doter d’équipements performants mais leurs choix est très limité.
Dans le cadre du continuum de sécurité, le dernier livre blanc sur la sécurité intérieure cherche à étendre les compétences et prérogatives de la sécurité privée. L’objectif est d’accorder de nouvelles compétences à la sécurité privée et notamment, l’usage des nouvelles technologies. Ces technologies comprennent la lutte anti-drone. Nous assistons donc à une évolution des mentalités sur ce point. L’utilisation des systèmes est peut-être en cours d’évolution au profit des sociétés de sécurité privées. TB : Peut-on craindre des dérives dans les années à venir sur le brouillage, un acte qui est considéré par beaucoup comme un acte de guerre ?
CERBAIR : Pas forcément, si le matériel dédié à cet usage est juridiquement correctement encadré sur ses performances que ce soit pour la puissance émise et les bandes de fréquences concernées.
ROBOOST : Les systèmes de brouillage sont en France assimilés à des matériels de guerre. Les utiliser en international est effectivement considéré comme acte de guerre et cela va perdurer. Un groupe de travail international travaille sur la LAD, leur objectif est de classer à terme tous les moyens de détection et de neutralisation des drones.
MC2 TECHNOLOGIES : Les brouilleurs de drones sont classés matériels de guerre. Leurs fabrications et leurs utilisations sont très encadrés par l’ État. Les dispositifs mis en place permettent de limiter considérablement les éventuelles dérives. TB : Aujourd’hui qu’elles sont les réponses possibles juridiquement accessibles à un acteur privé pour contrer un drone ?
CERBAIR : C’est effectivement un problème. Aujourd’hui beaucoup d’acteurs privés hésitent à s’équiper en équipement anti-drone faute de solution de neutralisation adaptés. S’ils peuvent détecter la menace, ils restent impuissants pour la neutraliser. Tout juste peuvent-ils dépêcher leur équipe de sécurité sur le point ou se situe le pilote. C’est un point que l’article décrit très bien. Cette problématique est un axe de réflexion majeur chez CERBAIR.
ROBOOST : Il faut être associé à un représentant étatique parmi ceux cités plus haut pour obtenir son GO quant à une neutralisation.
MC2 TECHNOLOGIES : Aujourd’hui, les réponses juridiques sont très limitées. La solution la plus pertinente est la mise en place de No Fly Zone. Ces zones sont mises en place en collaborations avec les fabricants de drones. Malheureusement, ces No Fly Zones peuvent être contournées. L’autre réponse consiste à contacter les forces de l’ordre qui prendront le cas échéant des mesures, mais le délai d’intervention est pour le moment trop long.
Nous remercions vivement CERBAIR, ROBOOST et MC2 TECHNOLOGIES d’avoir aimablement répondu à nos questions.
Lockheed Martin just released this video on Twitter showing how the Mobile Radio Frequency-Integrated Unmanned Aircraft System Suppressor (MoRFIUS) counter-unmanned aerial system successfully intercepts a target.
As emerging threats like drone swarms advance, our defensive technologies are built with the expeditionary force in mind to provide a critical layer of protection in the sky.
L’emploi de petits drones civils de plus en plus performants et accessibles au grand public constitue une menace, car ils peuvent être employés à des fins de
Citadel Defense has received a multi-million-dollar government contract for their Titan, an AI-powered, radiofrequency (RF) based counter drone system. Citadel’s technology was selected following a competitive evaluation of two dozen competitive counter small unmanned aircraft systems (C-sUAS).
Titan proved highly effective in complex urban environments and was preferred by operators as it exhibited technical superiority across many unpredictable threat scenarios including drone swarms.
“As the only automated RF sensor solution in the market that uses AI and machine learning to detect, identify, track, and safely defeat uncooperative drones, Titan is a force multiplier for US and allied forces,”
explains Christopher Williams, CEO of Citadel Defense.
The Titan protects troops and high value assets against unwanted drone activity and swarms when large and expensive multi-sensor systems cannot be deployed. At locations where integrated systems are installed, Titan serves as the RF defense layer, bringing an industry-leading low false alarm rate, targeted countermeasures, and broadest level of threat coverage to highly integrated counter drone solutions.
The number of commercial drone platforms that pose a threat continue to proliferate and evade legacy C-sUAS systems. Adversaries have become increasingly sophisticated with the technologies used, creating significant challenges for C-sUAS systems that rely on slow-to-update UAS threat-libraries and countermeasures.
“AI, machine learning and adaptive countermeasures are required for the C-sUAS mission. New commercial UAS platforms have over 100 controller settings that can change a drone’s communication signature. Library-dependent and cyber-focused systems simply can’t keep up,” explained Williams.
Bad actors adapt their strategy quickly when they discover a security vulnerability. Williams says,
“With hundreds of sensors now deployed, Citadel is helping customers detect shifting trends in drone activity on a global scale to help stay ahead of the threat.”
Under this contract, Titan systems are being delivered in response to urgent needs.
The US Army will evaluate counter-small unmanned aerial system (C-sUAS) technologies ideal for urban environments during an industry demonstration at Yuma Proving Ground, Arizona, in April.
In mid-January, the service released a request for information asking interested vendors to submit White Papers detailing technologies capable of downing group 1 and 2 UAS that weigh less than 25 kg, travel at speeds less than 250 kt, and operate at altitudes less than 1,066 m.
After reviewing the White Papers, the army will select up to 10 companies to present oral presentations about their capabilities. The service will then pick up to five C-sUAS options to participate in the “low collateral interceptor” demonstration.
“The low collateral effects interceptor demonstration event is intended to find solutions to defeat small UASs in an environment that requires minimal collateral damage to the surrounding environment or personnel,” the service wrote. “Specific, but not limited, uses would include defeating small UAS in urban environments, over sensitive sites, or situations where the rules of engagement would not allow kinetic effects.” First Lieutenant Taylor Barefoot programmes a C-UAS on a Light Marine Air Defense Integrated System (LMADIS) during a predeployment training exercise at Marine Corps Air Ground Combat Center, Twentynine Palms, California in 2018. This system, and future versions, will be used by all the services as the mounted/mobile C-sUAS. (USMC)
First Lieutenant Taylor Barefoot programmes a C-UAS on a Light Marine Air Defense Integrated System (LMADIS) during a predeployment training exercise at Marine Corps Air Ground Combat Center, Twentynine Palms, California in 2018. This system, and future versions, will be used by all the services as the mounted/mobile C-sUAS. (USMC)
The upcoming event follows the army’s selection of seven interim C-sUAS technologies last year. To continue evaluating capabilities, the Joint C-sUAS Office (JCO) plans to conduct a series of ‘semi-annual’ events to see what else is available.
“Future opportunities to participate in demonstration events for other JCO focus areas will be posted separately,” the service added.
Une des leçons les plus évidentes des opérations turques dans le nord de la Syrie et en Libye, de même que durant la guerre d’Artsakh, est que la protecti
Le département à la défense américain a rendu public sa stratégie de lutte anti-drones. Au-delà de l'identification des menaces, l'ambition est de doter le département d'un cadre d'emploi et les forces de moyens d'action complémentaires, en faisant émerger des synergies. Mini-drones.
Le département à la défense a publié le 7 janvier sa stratégie de lutte anti-drones. Celle-ci se concentre sur la menace représentée par les mini et micro-drones, un sujet dont se sont déjà saisies les forces américaines mais pour lequel il convient désormais de disposer d'une approche globale. Le DoD a ainsi fait le choix de concentrer cette stratégie sur le segment mini et micro-drones en tentant de faire émerger une réponse permettant de renforcer les synergies des forces mais également l'interopérabilité des systèmes employés avec ceux des alliés des Etats-Unis.
Le DoD part d'un constat simple pour justifier la nécessité de développer efficacement une stratégie LAD (lutte anti-drones). La vitesse de développement des technologies vient révolutionner l'environnement dans lequel opèrent les forces et fait peser de nouvelles menaces. Des systèmes à faible coût mais capables d'imposer de lourds dégâts sont désormais accessibles à tous et les drones en sont un exemple parfait. « Le Département doit protéger et défendre son personnel, ses installations et ses biens dans un environnement où les drones, dont le nombre est en constante augmentation, vont partager le ciel avec les aéronefs du DoD, vont opérer dans l'espace aérien des installations du DoD et seront employés par les adversaires de la Nation », met ainsi en avant la stratégie américaine. « Les essaims de drones opérant indépendamment ou de façon augmentée avec l'appui de systèmes habités, les algorithmes de reconnaissance faciale, la vitesse des réseaux de communication, tels que la 5G, vont créer un nouveau niveau de complexité. L'intégration de l'intelligence artificielle au sein de systèmes de drones va également introduire un changement crucial dans la façon de faire la guerre », complète le DoD.
Compétition internationale.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont bien pris conscience de la prolifération, à l'échelle internationale, des systèmes de drones et de la position de la Chine sur ce marché. Au-delà d'un simple concurrent pour son industrie, la Chine représente également un danger en permettant une commercialisation étendue de systèmes de drones, pouvant facilement être modifiés et ainsi représenter une menace, soit dans le cadre d'actions malveillantes soit par un emploi hasardeux de la technologie. Le DoD estime ainsi que la Chine détient 70% du marché mondial des drones. De même, la position russe sur le segment des drones semble préoccuper les Etats-Unis. « La Russie fait des drones une partie intégrante de ses futures capacités de défense », aussi bien pour des actions de reconnaissance ou d'attaque. Les Etats-Unis rappellent enfin les dommages causés par une attaque de drones, provenant d'Iran, sur des installations pétrolières saoudiennes, pour souligner la réalité de la menace drones.
« Aussi bien sur le territoire national qu'en dehors de nos frontières, les drones affectent les opérations des forces terrestres, navales, aériennes et spatiales. Avec des capacités de surveillance accrues, les acteurs malveillants peuvent collecter des renseignements critiques sur la position, la composition et l'activité d'une unité. […] Quand ces systèmes sont armés, les drones peuvent alors disposer d'une capacité de tirs de précision, peuvent conduire des attaques à partir de petites munitions, fournir une désignation laser pour la conduite de tir ou encore déployer des agents chimiques, biologiques ou radiologiques », met en avant la stratégie du DoD. On notera ainsi que le département de la défense connaît parfaitement le spectre de menaces auquel il doit faire face. Si la captation de renseignement fait partie des risques, les forces souhaitent également se prémunir contre les frappes. Une menace de plus en plus réelle, alors que les munitions téléopérées [NDLR : loitering munitions] semblent se répandre.
Réponse technologique.
Si le DoD a attendu janvier 2021 pour publier sa stratégie de lutte anti-drones, ce n'est pas pour autant que la menace n'avait pas d'ores et déjà été étudiée. De nombreux systèmes ont été acquis par les forces américaines, parfois sur étagère parfois dans le cadre de programmes de R&D. Or, désormais, alors que des solutions hétérogènes viennent équiper les forces, il existe pour le DoD un véritable enjeu quant à l'intégration de ces systèmes, couplé à celui de la rationalisation, puisque des doublons existent. Disposer de technologies interopérables, dotées d'une architecture ouverte, apparaît cruciale afin de pouvoir apporter une réponse globale à la menace. Les matériels doivent par exemple pouvoir être connectés à un C2 (command&control), grâce à un développement sous un format plug&play, afin de pouvoir faire communiquer les différents systèmes et compiler les informations collectées.
Outre la nécessité de pouvoir faire communiquer les différentes solutions de LAD, elles devront également pouvoir être interopérables avec l'ensemble des systèmes de défense, dans une approche de bulle de combat.
Force conjointe.
Le DoD souhaite désormais passer en revue l'ensemble de ses capacités et évaluer les besoins futurs dans le domaine de la LAD, en intégrant les évolutions technologiques des systèmes de drone. Par la suite, l'objectif est de pouvoir doter la force conjointe, soit l'ensemble des armées, de solutions interopérables, pouvant être employées dans le cadre d'une doctrine commune, aussi bien au niveau des forces américaines que des forces alliées. Le département à la défense estime ainsi que leur approche doit être compatible avec celle des pays partenaires des opérations. « La coopération avec nos alliés et partenaires pourra inclure des opportunités d'échanges technologiques, des investissements conjoints et des systèmes aux standards communs », ajoute la stratégie du DoD.
Comme l'a fait la France, le DoD adoptera une approche par type de menace afin d'identifier les solutions les plus adéquates, selon les étapes classiques de la LAD : détection, identification, neutralisation.
Retrouvez dans le numéro du 15 janvier d'Air&Cosmos, un article consacré aux loitering munitions et aux doctrines visant à lutter contre ces systèmes.
The US Department of Defense leadership recently approved a new strategy to lead and direct Counter-Small Unmanned Aircraft Systems (C-sUAS) activities across the Department. This strategy will provide the framework for addressing sUAS hazards and threats in a variety of operating environments, including the U.S. homeland, host nations, and contingency locations.
Adversary UAS represent a rapidly proliferating, low-cost, high-reward asset for intelligence, surveillance, reconnaissance and lethal attacks on U.S. personnel and interests. To lead and direct efforts for identifying and prioritizing joint gaps and C-sUAS solutions, the Defense secretary designated the Army as the DoD executive agent for C-sUAS activities. The Army secretary then established the Joint C-sUAS Office (JCO) and designated Maj. Gen. Sean A. Gainey as its first director.
The recently approved DoD C-sUAS strategy emphasizes a new approach that is focused on rapid innovation, synchronization of materiel and non-materiel solutions, and relationships with allies and partners. These strategic objectives will be achieved by working through three lines of effort:
1) Ready the Force: Focuses on the development of innovative solutions using a risk-based approach to guide investment in C-sUAS capabilities. This LOE will guide the rapid development of a suite of solutions that addresses emerging DoD requirements.
2) Defend the Force: Emphasizes the provision of mission-ready forces that are able to deter and defeat sUAS threats. This can be done through the development of operational concepts and doctrine, establishment of joint training standards and refinement of existing training content.
3) Build the Team: Stresses partnership with the national security innovation base, federal and non-federal entities, allies, and partners to facilitate rapid development and deployment of effective C-sUAS solutions while maximizing interoperability. Leveraging existing relationships and creating new partnerships will enable innovation, prevent technology gaps, and expand information and security data sharing.
Through the implementation of this strategy, the Department will successfully address the challenge posed by both hazard and threat sUAS operating within the U.S. homeland, in host nations, and in contingency locations. Commanders in all of these varied operating environments will have the solutions they need to protect DoD personnel, facilities, assets, and missions from both current and future sUAS threats.
La menace que représentent les drones fait régulièrement la une de l’actualité, et est de plus en plus prise en compte comme menace potentielle. Pour autant, les drones recouvrent une catégorie de matériel très vaste. Cela va du drone aérien (de quelques grammes à plusieurs tonnes), en passant par les drones terrestres (quelques centaines d
Russia has been a relatively late entry in the field of modern unmanned aerial vehicles for military use. However, engineers from major defence firms are now working on a range of projects, including a heavy drone bomber, long-and-medium range reconnaissance UAVs, and smaller systems for local recon and defence.
Russian defence giant Almaz-Antey has wrapped up testing of an enhanced version of a new interceptor drone designed to find and shoot down or ram enemy drones autonomously, a company representative has told Sputnik.
The drone, called the Volk-18, or “Wolf-18,” is said to be a substantial improvement over a previously unveiled version of the UAV, featuring a new optical locator system which increases target detection range, and an enhanced control system.
“Flight testing of the upgraded version of the Volk-18, including the destruction of real-life drone targets, has been successfully completed. The UAV has been improved significantly. We plan to enter state testing this year,” the official said.
Elaborating on the Volk-18’s capabilities for autonomous operation, the Almaz-Antey official explained that
“now, the operator only confirms the decision to attack the enemy drone. Search, identification, target selection, manoeuvres and the actual destruction of UAVs are carried out independently. Among Russian drones this is the first system of its kind.”
The Volk-18 is on display at the National Aviation Infrastructure Forum & Show, a major exhibition in Moscow running February 9-10. Before that, an earlier version of the drone was shown at the ARMY-2019 military expo.
The drone measures 60×60 cm, has a takeoff weight of up to 6 kg, and a flight time of about 30 minutes. Its armament includes three small rocket launchers that shoot nets at enemy drones, entangling them and bringing them down. If that fails, the drone rams the enemy UAV, breaking it up in mid-air.
Russia’s need for mini-drones became apparent during the country’s counter-terrorism mission in Syria, with the military regularly intercepting and destroying small off-the-shelf drones packed with explosives launched by jihadists at the Russian air base in Latakia.
DroneShield a annoncé son partenariat avec une entreprise indienne afin de positionner ses solutions de lutte anti-drones dans le pays. Inde.
DroneShield a révélé le 9 février avoir signé un accord avec le groupe indien MK2. A travers ce partenariat, DroneShield entend pouvoir pénétrer le marché indien et disposer d'un relai dans le pays pour la distribution de ses solutions de lutte anti-drones.
Marché.
Alors que l'ensemble des pays du monde voit une hausse des incidents impliquant des drones et perçoivent la menace comme étant de plus en plus crédible, de nombreux acteurs cherchent désormais à se prémunir contre les drones. Le marché de lutte anti-drones se développe à vitesse grand V, avec un grand nombre d'industriels proposant des solutions dans le domaine. DroneShield, entreprise australienne, qui a remporté plusieurs contrats, notamment en Suisse, aux Etats-Unis mais également en Europe et au sein de la communauté Five Eyes, cherche désormais à étendre ses activités en Asie. L'Inde, en tant que marché en développement et donnant une place de plus en plus forte à sa défense, se présente comme porteur pour les solutions de lutte anti-drones. Oleg Vornik, PDG de DroneShield, rappelle ainsi que les tensions le long de la frontière sino-indienne représentent notamment un enjeu sécuritaire majeur pour le pays.
Partenariat stratégique.
A travers cet accord, l'Australie et l'Inde continue d'étendre leur coopération dans le domaine de la défense. Plusieurs accords ont été signés par les deux pays en juin 2020, dans le cadre d'un partenariat stratégique. Par ailleurs les deux Etats collaborent également au sein de l'alliance « The Quad », qui réunit également les Etats-Unis et le Japon dans le cadre d'exercices navals.
Citadel Defense a remporté un contrat de plusieurs millions de dollars pour fournir son système de lutte anti-drones Titan au gouvernement américain. Anti-drones.
Citadel Defense a annoncé le 2 février avoir remporté un contrat de plusieurs millions de dollars, visant à fournir son système Titan, dans le cadre d'un contrat gouvernemental. Système de lutte anti-drones efficace contre les mini et micro-drones, le système Titan intègre de l'intelligence artificielle et des technologies de machine learning. Le système de neutralisation permet de brouiller les fréquences radio, reliant le drone à son opérateur.
Compétition.
Dans le cadre de cet appel d'offres, le système Titan a été évalué aux côtés de 24 autres solutions de lutte anti-drones. La technologie de Citadel Defense aurait finalement présenté le meilleur rapport coût/efficacité. La possibilité de neutraliser des drones dans différents types d'environnement aurait également permis au système Titan de se distinguer. Si le montant exact du contrat, ainsi que le nombre de systèmes commandés, n'ont pas été détaillés, l'industriel a précisé l'emploi qu'il serait fait de sa solution. « Titan sera employé pour défendre des actifs gouvernementaux de haute valeur et permettra de protéger les soldats, les bateaux, les véhicules ainsi que les bases militaires face à la menace que peuvent représenter les drones ».
Titan.
Déployable en quelques minutes, le système Titan permet d'établir une bulle de protection anti-drones (détection – identification – neutralisation) au-delà du champ de vision. Il peut détecter et identifier la présence simultanée de plusieurs drones autour de la zone protéger et fournir un rapport détaillé aux opérateurs du système. La neutralisation est également efficace contre un essaim.
L'entreprise française CS Group a intégré les solutions de détection RF de drones du germano-américain Dedrone et du géant chinois DJI à son système dédié présenté à la DGA, alors que le secteur
Counter-drone technology platform Dedrone has become the first to provide users with compliance with both U.S. and E.U. government-provided remote ID standards for the identification of drones.
The United States Federal Aviation Administration (FAA) recently announced final regulations for UAS (unmanned aerial systems), including a requirement for Remote ID, and the European Commission Regulations on UAS, which set the framework for the safe operation and management of drone traffic in the European Union, has also come into effect. Drone pilots under both jurisdictions will be responsible for complying with respective drone regulations, including registering their aircraft and incorporating registration data into the drone’s Remote ID system.
Dedrone will allow security providers to read Remote ID data through the intelligent software system to identify the drone operator, operator’s location, drone type and drone location in real time. Dedrone’s proprietary database of drone activity, DroneDNA, automatically references Remote ID data and identifies any unauthorized or noncompliant drone activity. Users can respond to rogue drone threats and ensure their airspace is protected against espionage, contraband delivery, or terrorism, while allowing authorized drones to proceed with their normal flight operations.
Dedrone has actively followed FAA developments and supported the European Commission through participation in the ASD-STAN working group that defined the technical standard for Remote ID, making it ideally placed for Remote ID in accordance with both sets of standards.
Aaditya Devarakonda, CEO of Dedrone, commented: “Dedrone is committed to continuous product development and ensuring our product and services are future-proof. Regardless of flight regulations, or a drone pilot’s adherence to them, Dedrone provides security leaders with the assurance that they are seeing all airspace activity, and protecting their operations, assets and information from malicious and unauthorized drone threats.”
L’Agence de l’innovation de défense (AID), soutient le projet d’accélération de l’innovation pour la lutte anti-drone HELMA-P, porté par la société CILAS. Ainsi, le système laser HELMA-P de lutte anti-drone, bénéficie de campagnes d’essais et de démonstrations sur le site Landes de la Direction générale de l’armement (DGA) Essais de Missiles. Les résultats se sont montrés prometteurs dès la 1ère semaine d’essais.
Alors que les technologies de lutte anti-drones continuent de se développer et qu'aucun système ne permet à l'heure actuelle de faire face à l'ensemble du spectre de menaces, MC2 Technolgies a capitalisé sur son savoir-faire dans le domaine du brouillage afin de mettre au point un drone brouilleur. Module de brouillage.
La société française MC2 Technologies, en partenariat avec BP SolutionS, a développé et présenté la solution FlyJam. Un système innovant puisque s'agissant d'un drone brouilleur. On connaissait déjà bien les drones intercepteurs, mais plus souvent équipés d'un lance-filet. L'approche de deux sociétés semble ainsi apporter une nouvelle pierre à l'édifice de lutte anti-drones. Capitalisant sur son savoir-faire, MC2 Technologies a développé la charge utile du drone, donc le module de brouillage. L'aéronef a pour sa part été conçu par BP SolutionS. « Le drone et le brouilleur ont spécifiquement été conçus afin de pouvoir fonctionner ensemble, c'est-à-dire sans aucune interférence entre les deux systèmes », ajoute MC2 Technologies.
Mobilité.
Si MC2 Technologies a jusqu'à présent concentré son activité sur les fusils brouilleurs, le développement du système FlyJam permet de s'affranchir de contraintes bien réelles en environnement opérationnel. Il dégage d'une part l'utilisateur du poids du fusil, mais permet surtout d'obtenir des informations visuelles au-delà du champ de vision, puisque disposant d'une portée de 5 km. Il permet ainsi de s’astreindre des distances et de mener une mission d'interception sans exposer directement les forces. « FlyJam dispose de la capacité à s'affranchir des obstacles et d'aller porter le brouillage dans des zones masquées en environnement urbain par exemple. Il permet également de conférer une bulle de protection à un groupe de fantassins en déplacement, qui bénéficiera d'une protection contre la menace omnidirectionnelle venue du ciel, incarnée par les drones hostiles », complète MC2 Technologies.
Caractéristiques.
Capable d'évoluer à une vitesse de 70 km/h, le système FlyJam résiste à des vents pouvant atteindre jusqu'à 60 km/h. Le brouilleur opère sur trois fréquences (2,4 GHz ; 5,8 GHz et GNSS). Il a été conçu pour pouvoir être déployé en environnement urbain et ainsi ne produit pas d'interférences « avec les fréquences voisines », explique MC2 Technologies. Par ailleurs FlyJam ne produit pas du brouillage en continu, cette fonctionnalité pouvant ainsi être activée et désactivée depuis la télécommande de pilotage. Dans un contexte de risques cybers, FlyJam a été « équipé d'un système de réduction des risques de piraterie de dernière génération », ajoute MC2. Enfin, afin d'accroître les performances du drone, celui-ci peut également intégrer des charges utiles additionnelles, en fonction des besoins de l'opérateur. Le drone peut ainsi emporter 12 kilos de charge utile et dispose d'une possibilité de largage de charges. « FlyJam ouvre la voie à l'emport de charges utiles spécifiques qui contribueront demain à façonner le champ de bataille, permettront d'accroître la sécurité des infrastructures sensibles, mais également des combattants envoyés sur le terrain », conclut MC2 Technologies. Doté d'une autonomie d'une heure, le système FlyJam serait efficace contre 95% des drones commerciaux, une proportion correspond aux drones du marché évoluant sur les bandes de fréquence pouvant être brouillées par le système. FlyJam est également efficace contre les essaims de drones. Tous les drones pénétrant le cône de brouillage émis par le système pourront ainsi être neutralisés.
Kyiv-based startup developing low-cost counter-drone technologies to create an unmanned aircraft system to track a target in flight and plot a kinetic impact.
The startup plans to counter the increasing dangers presented by adversaries’ small, unmanned aircraft systems, or sUAS, with the kinetic method. Its system consists special drone that takes out other drones by attacking them mid-air.
According to the startup, after launch on the first step of its flight, the drone interceptor lifts to the target altitude and after this go into a horizontal flight to achieve a maximal speed of the interception.
The drone interceptor system is equipped with an array of sensors to spot, track, and intercept targets.
For detection of targets, complex using an external target designation system (radar, optical detectors etc.). It and other sensors transmit in real-time information about the intruder (azimuth, altitude, heading and other data) to the interceptor control unit.
The control unit analyzes the information and determines the degree of a possible threat, and takes a decision to attack the target independently (automatic) or by the operators’ command, depending on the complex configuration. It selects a unit and transmits information about the target, after sending the command to launch.
Netline has unveiled a new a rapid deployment (RD) tactical drone jamming solution, the DroneNet RD Jammer. The compact solution meets US Military Standards (MIL-STD), offers superior performance and fast, easy deployment.
The DroneNet RD Jammer is the latest addition to the DroneNet family of comprehensive solutions designed to prevent unauthorized drones entering protected airspace, such as over deployed military forces, over strategic facilities, or in VIP protection arenas, whether on the move or stationary. Easy to operate, assemble and transport, the DroneNet RD jammer can be quickly deployed, mounted on a tripod mast, by a small tactical operating team.
The DroneNet solution provides a multi-layered response to unauthorized drones.
First, the DroneNet DF sensor detects the drone trying to enter protected airspace, identifies its type and the location from which it has arrived on the scene. The new SDR-based RD jammer then effectively jams communication between the drone and its operator on ISM bands, as well as the GPS signal used by the drone.
Providing coverage of all relevant frequency bands used by commercially-available drones, each of its five bands addresses a different communication channel used by the drone for a different purpose:
Disabling the drone’s control & telemetry channel, resulting in loss of control over the drone Blocking the video downlink transmission Jamming the GPS signal to disable the drone’s navigation and stabilization capabilities.
Compact and rugged, the new DroneNet RD jammer has completed military standards qualification testing and is now ready to support operations in harsh weather conditions.
“The new capability of the DroneNet RD jammer is based on the same building blocks as our proven jamming systems, which have been operational in many combat zones worldwide for over two decades,” says Yallon Bahat, CEO of Netline.
“Developing a tactical drone jammer, with capabilities often available only in larger and heavier systems, is a challenge on its own. I’m very proud that Netline has achieved this, despite the global COVID 19 crisis. The company has proven its resilience and commitment to its customers by staying focused and attentive to their needs, even in these challenging times, giving tactical teams autonomy with a system that can be deployed within minutes, and most importantly keeping them safe.”
The system can be supplied with either directional or omni-directional antennas. If required, more complex arrays can also be provided, such as mounted rotating directional antennas or switched antennas. Such installations can significantly increase energy efficiency and jamming power when combined with a direction-finding capability, either from Netline’s DroneNet system or from an external source via the Application Programming Interface (API).
Cusp Technologies, a Dubai-based tech solutions company, has developed a new system for using magnetic beams in many applications specially in defense and space. One of its main applications is to repel hostile drone attacks.
The innovative system is based on the use of advanced magnet technology to create a “magnetic shield” to repel hostile attacks from drones, which are either directed remotely, or have pre-programmed routes.
The technology also provides the potential to expand its defense capabilities and create a magnetic shield that can counter any kind of military attacks.
“Drones widespread in the past few years, so the risks that these aircrafts pose have increased. This could cause damage to the main infrastructure, and paralyze both trade and travel in many countries,”
said Mohamed Saleh, founder and chairman, Cusp Technologies.
He added that the company has conducted a recent study to develop technology and systems that enhance the capabilities of countering the attacks of these aircrafts. It concluded that magnetic beam techniques can be used in the applied and military fields, as these technologies are designed to protect certain areas, pointing out that the features of these technologies is the result of 5 years of research, and hard work.
He pointed out that the new technology proved very positive results in preventing drone attacks, with the possibility of expanding its capabilities and being useful in other fields such as space technology. Saleh confirmed that another research study is currently being conducted in cooperation with a specialized American company, in order to increase the effect of the magnetic beam to a range of up to 100 km.
The new technology is scheduled to be displayed on a special platform that will be launched during the “IDEX 2021” and” NAVDEX 2021”exhibitions, which will be held between February 21-25 at the Abu Dhabi National Exhibition Center. More than 60 countries are participating in the two exhibitions, with 1,300 companies. Source: Press Release
On les appelle des « kamikazes ». Ce sont des petits drones dotés de charges explosives, capables de détecter des mouvements et d’exploser près de leurs cibles… Au Haut-Karabakh, lors du conflit qui a opposé l’Arménie à l’Azerbaïdjan, ces drones étaient omniprésents et ont fait de très nombreuses victimes. La multiplication de ces engins bon marché inquiète. En France, l’armée de terre a donc décidé d’équiper ses soldats d’un fusil brouilleur : le Nérod.
DroneShield has provided several of its C-UAS (counter-unmanned aerial systems) solutions for dismounted, mounted, and fixed-site drone detection in support of the recent U.S. Army Defense in Depth Exercise (DiDEX 20).
During the exercise, DroneShield successfully demonstrated its DroneSentry, DroneSentry-X, RfPatrol, and DroneGun solutions to support multiple operational scenarios within a densely populated urban environment. DroneGun and RfPatrol were used to support dismounted operations, providing situational awareness and intuitive response capability for individual operators. DroneSentry-X, while mounted to a commercial vehicle, provided real-time alerts both while stationary and on the move through the city.
DroneSentry also demonstrated extended range Radio Frequency (RF) detection and triangulation throughout the urban airspace with its RfOne sensors, as well as interoperability with the U.S. Army’s Forward Area Air Defense Command and Control (FAAD C2) software. FAAD C2 was recently selected and approved by the Department of Defense Joint Counter Small-Unmanned Aircraft Systems Office (JCO).
DiDEX is facilitated by the U.S. Army’s C5ISR Center Unique Mission Cell (UMC), part of the Combat Capabilities Development Command (CCDC). Following DroneShield’s participation in the exercise, the company announced MIL-STD-2525 compliance of its DroneSentry-C2 system, further demonstrating its commitment to and support of U.S. DoD end users.
Oleg Vornik, CEO of DroneShield, commented: “The dynamic threat drones can pose dictates that a successful Counter-UAS strategy cannot take a one-size-fits-all approach. It takes a family of adaptable and interoperable solutions to effectively detect and mitigate the threat, and protect the Warfighter. We’re honored to work closely with the U.S. Army, its soldiers, and partner agencies at forward thinking events like DiDEX to stay ahead of emerging and fast moving threats.”
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