« CERBAIR se développe bien ». Et même très bien, se félicite son CEO et co-fondateur, Lucas Le Bell. Depuis près de 10 ans, cette pépite française de la lutte anti-drones se maintient au sommet d'une vague que les affrontements en Ukraine et en Mer Rouge ne font que renforcer. Incontournable en France, c'est vers l'export et l'agrandissement du portfolio qu'elle concentre désormais une grande partie de ses efforts.
En Ukraine, la vulnérabilité des combattants au sol est exacerbée par la présence quasi constante de drones d'observation qui repère positions et mouvements et de munitions rôdeuses qui traquent impitoyablement des cibles individuelles ou collectives.
Selon un expert ukrainien des drones, Serhii Flesh, "d'ici un an", Russes et Ukrainiens seront en mesure d'aligner un si grand nombre de drones (dont des drones FPV, First Person View) qu'ils pourront cibler quasiment chaque ennemi au sol, tant de jour que de nuit. Cette menace permanente obligera les combattants, et en particulier, les fantassins, à s'enterrer et éviter toute activité en surface où seront déployés des drones terrestres et des robots de combat ou d'appui. Un scénario digne de la Red Team.
Le niveau de la menace induite par des drones légers et des munitions tueuses n'a pas encore atteint un tel niveau critique mais la prédiction de l'expert ukrainien pourrait bien se réaliser. Les essaims de drones déployés par les belligérants pourraient bien conduire à une évolution notable des pratiques lors de conflits de haute intensité.
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Si tel est le cas, il sera donc impératif de fournir aux unités de mêlée et d'appui des systèmes portables anti-drones et d'équiper les unités élémentaires en systèmes légers pour qu'elles puissent assurer leur protection et garantir leur capacité de manoeuvre.
C'est ce qu'envisage l'US Army qui voudrait équiper deux de ses divisions (la 82nd Airborne et 1st Cavalry Division) avec des systèmes antidrones portables et légers. Sur ce sujet, l'US Army a publié en août 2023 un document doctrinal: "Counter-Unmanned Aircraft System (C-UAS)".
Selon un porte-parole de l'US Army cité par DefenseOne, l'armée de Terre américaine prévoit d'acheter pour près de 68 millions de dollars de systèmes portables de brouillage dont 13,5 millions pour des systèmes individuels: 20 Modi, 10 Smart Shooter, 10 Bal Chatri, et 20 Dronebuster (photo ci-dessus DoD).
Une telle dotation est évidemment insuffisante pour les effectifs de divisions de la taille de la 1st Cavalry Division qui dispose de près de 19 000 homme), alors qu'il faudrait que ces systèmes individuels équipent chaque section ou peloton.
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Bien sûr, le brouillage sera inefficace si le drone attaquant dispose d'un système de guidage autonome qui lui permet de mener à bien sa mission en mode automatique, comme c'est le cas avec des modèles russes et ukrainiens. Certains drones seraient ainsi filoguidés, la fibre optique permettant d'éviter le brouillage.
Sur la guerre des drones, on lira le reportage de Philippe Lobjois, l'envoyé spécial d'Ouest-France dans la région de Kherson, où il a rencontré des opérateurs ukrainiens de drones. Une vidéo est aussi à regarder sur ce sujet.
Le spécialiste du textile technique pour la défense Solarmtex vient de se voir confier la fabrication plusieurs milliers filets de camouflage ultra-sophistiqués. Ce méga-marché pourrait faire changer la PME berrichonne de dimension.
Le belge John Cockerill Defense (KCD) a démontré pour la première fois une capacité de lutte antidrones à partir de sa tourelle téléopérée de 30 mm, révélait-il la semaine dernière au Qatar à l’occasion du salon de défense DIMDEX.
Ce premier pas dans la lutte antidrones (LAD), c’est le résultat de deux semaines d’expérimentations conduites en Bulgarie. Derrière ces essais concluants, la combinaison d’un radar débarqué, d’un viseur PASEO de Safran Electronics and Defense et de munitions de 30 mm programmables de type airburst.
Le suivi automatique de cible « maison », déjà disponible pour adresser les menaces terrestres, a pour l’occasion été adapté au domaine aérien. Doté d’une brique d’intelligence artificielle, l’outil s’avère « capable de fixer sur une cible et d’anticiper ses mouvements », indique JCD.
« Le système antidrones a prouvé son efficacité contre des drones de plusieurs tailles, volant parfois à des vitesses extrêmement élevée », commente JCD. Ce succès en poche, l’entreprise propose d’ores et déjà de l’intégrer non seulement sur sa tourelle inhabitée Cockerill 1030, mais aussi sur la tourelle escamotable montée sur son intercepteur i-X.
Testé en novembre dernier à Canjuers (Var) au profit de la Section technique de l’armée de Terre (STAT), l’i-X y avait alors démontré sa capacité de neutralisation tout en évoluant à 120 km/h. Si le volet armement est maîtrisé, le rachat en cours d’Arquus permettra – entre autres – d’apporter les savoir-faire nécessaires pour monter en maturité sur la mobilité.
La suite pour cette nouvelle capacité LAD ? Une participation potentielle à l’exercice C-UAS TIE 24 (Counter-Unmanned Aircraft Systems Technical Interoperability Exercise) de l’OTAN, un rendez-vous habituellement fixé au début de l’automne avec pour objectif de construire l’interopérabilité entre systèmes antidrones de différents horizons. La dernière édition, organisée aux Pays-Bas, avait rassemblé 300 militaires, industriels et experts autour de 70 solutions.
Cette avancée dans un domaine critique intervient à l’heure où la gamme de tourelles de 30 mm de JCD progresse simultanément sur plusieurs pistes. Au Qatar, d’une part, où la Cockerill 1030 est associée au châssis AMV XP de Patria pour répondre au besoin local pour un nouveau véhicule blindé 8×8. Une combinaison belge-finlandaise démontrée en décembre dernier en terrain qatari, séquence qui aura confirmé la capacité de l’arme à toucher sa cible en modes statique et mobile et jusqu’à 2500 mètres.
En Espagne ensuite, où JCD répond à un besoin exprimé par les forces terrestres pour doter leur VCR Dragón d’une tourelle habitée alternative. Et enfin en Belgique et en France où le partenariat industriel établi dans le cadre du programme binational de « véhicule blindé d’aide à l’engagement » (VBAE) devrait générer de premières avancées dans le segment de l’armement autour de l’été.
Chennai-based Big Bang Boom Solutions (BBBS) has secured two contracts worth more than INR2 billion (USD24 million) to provide its counter-unmanned aircraft system (C-UAS) to the Indian Army and the Indian Air Force (IAF).
Janes understands that the Indian Army and the IAF will each receive 25 units of BBBS' long-range Vajra Sentinel C-UAS by mid-2025.
In an interview to Janes on 11 March, R Shivaraman, co-founder and chief technology officer (CTO) of BBBS, said the long-range Vajra Sentinel C-UAS has soft-kill capabilities. The system can jam hostile unmanned aerial vehicles (UAVs) using different techniques, including barrage, spot, and sweep.
“The core part of the [C-UAS] is an artificial intelligence (AI) fingerprint technology that allows the C-UAS to detect low signatures present in the radio frequency (RF) spectrum, enabling the system to detect hostile UAVs at a relatively larger range,” Shivaraman added
As the war in Ukraine highlights the need for deep magazines and counter unmanned aerial systems (C-UAS) capabilities, the US Army's latest budget request includes more funding for counter small-unmanned aerial systems (C-sUAS) an
US Army Central Addresses Emerging Threat of Unmanned Aerial Systems with Green Sands Training Initiative In response to the growing menace posed by unmanned aerial systems (UAS), the United States Army Central (USARCENT) has embarked on a comprehensive training initiative known as Green Sands. This initiative aims to equip military personnel with the necessary skills
Les frégates de la Marine nationale sont confrontées à un péril croissant : les drones. Si elles peuvent utiliser des missiles pour faire mouche, chaque
The Spanish Navy has deployed a counter-unmanned aerial vehicle (UAV) system on the Santa María-class frigate Canarias (F 86) for the first time ahead of the frigate's deployment to European Union Naval Force's (EU NAVFOR's) Operation ‘Atalanta' in the Indian Ocean.
Announcing the frigate's departure from Rota on 15 February the navy said that “in this deployment, and for the first time, the ship will operate specifically designed defence assets to counter the new unmanned air threats”. The addition of the counter-UAV system is likely a response to the increased threat profile in the region as a result of the attacks against commercial shipping in the Red Sea by Yemeni rebel group Ansar Allah (commonly known as Houthis).
Du 11 au 15 mars, les armées ont participé à l’exercice interministériel COUBERTIN LAD 2. Ces entraînements préparent les dispositifs de sécurité aérienne des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 (JOP). Conduits à partir de la base aérienne 107 de Villacoublay, les scénarios sont déroulés sur plusieurs sites distants simultanément.
Lithuania-based NT Service has been contracted to deliver counter-unmanned aircraft systems (C-UASs) to the Lithuanian military to meet an urgent requirement for combat ‘drones'.
The contract, valued at EUR8.03 million (USD8.72 million) and spanning 36 months, involves the provision of anti-drone dome systems and individual suppressors, according to a contract notice on 18 March on the European Union tendering website.
In total, 351 anti-drone dome systems – more widely referred to as omnidirectional C-UASs – and 130 individual suppressors are being acquired from NT Service. The purchase has been deemed a “matter of urgency”, the contract notice detailed.
The Lithuanian Ministry of National Defence (MND) previously informed Janes
Dedrone has announced a strategic expansion via 16 new governmental contracts as the US-based CUAS company continued to develop its drone countermeasure technologies.
L’armée de l’air organise cette semaine un exercice pour préparer la lutte antidrones lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Reportage au cœur de la base aérienne 107 de Villacoublay pour faire le point sur les brouilleurs, radars et autres moyens prévus pour assurer la sécurité des sites.
The Qatar Emiri Land Forces (QELF) stand at the DIMDEX 2024 show held in Doha from 4 to 6 March included a Boxer 8×8 armoured vehicle that has been modified to enable it to shoot down small unmanned aerial vehicles (UAVs).
A Qatari general told Janes that his service is in the process of receiving 10 of the specially modified Boxers.
The Boxer was armed with the RCT30 unmanned turret, the standard armament on the German Army's Puma tracked infantry fighting vehicle (IFV), but also fitted with what a representative of the Franco-German company KNDS described as a passive radio frequency sensor. He said that this can identify the locations of common types of commercial drones in the vicinity of the vehicle but did not go into detail about how it works.
L'US Navy a lancé un appel d'offre pour équiper ses navires d'une solution antidrone destinée à intercepter les nombreux drones lancés par les rebelles
D’abord conçu pour un usage civil [ou les loisirs], les drones FPV [First Person View] sont désormais de plus en plus utilisés à des fins militaires. Ce phénomène n’est pas nouveau : l’État islamique [EI ou Daesh] avait modifié des modèles acquis dans le commerce pour larguer des grenades et des obus de mortier.
Depuis, parce qu’ils sont simples à piloter et peu coûteux à produire, l’emploi de drones FPV dotés d’une charge militaire s’est généralisé en Ukraine. D’autant plus qu’ils peuvent être rapides et très difficiles à détecter, sauf à déployer des capacités de lutte anti-drones [LAD] relativement importantes, notamment en matière de guerre électronique.
« Les drones FPV coûtent quelques centaines de dollars, mais sont capables de détruire des équipements valant des millions de dollars lorsqu’un pilote habile les utilise », avait ainsi fait valoir Mykhaïlo Fedorov, le ministre ukrainien de la Transformation numérique, dans un entretien donné à l’AFP, en décembre dernier.
Actuellement, un drone peut être détecté par sa signature radar, le son qu’il émet [signature acoustique], la chaleur qu’il dégage [signature infrarouge] ou bien encore par le lien avec sa station au sol [radiofréquence].
D’où l’intérêt de l’innovation portée par un jeune sous-officier du 54e Régiment de Transmissions, qui est l’une des unités de l’armée de Terre spécialisées dans la guerre électronique.
Ainsi, rapporte Terre Mag, ayant récemment obtenu un BTS Systèmes Numériques Informatique et Réseaux option « Cyberdéfense » au Lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, le sergent « David » a mis au point le Boîtier d’action et de détection de drone [BA2D] qui, ayant la taille d’une carte de crédit, permet de détecter les drones FPV. Et cela, en se basant sur « sa formation et l’expertise en spectre électromagnétique » de son régiment.
« Grâce à ce capteur miniature, le soldat détectera les éventuels drones ennemis quel que soit le type d’environnement dans lequel il progresse, comme par exemple une forêt dense. L’avantage : pas de poids supplémentaire », explique Terre Mag.
Détecter un drone hostile est une chose… Le neutraliser est encore mieux. Aussi, à long-terme, ce BA2D pourrait être en mesure de « compromettre » la liaison entre l’appareil et son télépilote. « Moins coûteux qu’un procédé civil », ce boîtier « pourrait être produit en quantité afin d’être déployé au sein des différents régiments de l’armée de Terre », conclut Terre Mag.
Leonardo has been awarded a contract by Public Services and Procurement Canada (PSPC) to provide its Falcon Shield C-UAS system for operation by the Canadian Armed Forces.
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