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Une cour d’école vide le week-end, une salle municipale inoccupée une partie de la journée, des locaux sous-utilisés… et si ces espaces accueillaient de nouveaux usages ?
Ce mercredi 9 septembre 2026 en Gironde, Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, et Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, ont inauguré la serre « Insect Free », sur le site INRAE de Villenave d’Ornon, en présence des membres du Groupe Pin maritime du futur et des représentants du Syndicat des sylviculteurs privés et de Dean Lewis, président de l’université de Bordeaux. Au sein de la plateforme EMERGREEN (EMERging plant pathogens in GREENhouses and labs), infrastructure d’INRAE dont l’ambition est d’anticiper les crises phytosanitaires et de contribuer au développement de stratégies de gestion des maladies émergentes des plantes, cette serre associée à des laboratoires confinés est un outil unique et indispensable pour répondre aux enjeux de la filière « pin maritime » face à la menace que représente le nématode du pin, récemment détecté en France, mais aussi des filières viticoles et agricoles.
Après avoir transféré d’immenses quantités de données sur le climat et l’environnement de la Nasa sur des serveurs reliés à un supercalculateur, des chercheurs suisses estiment que la modélisation par intelligence artificielle pourrait contribuer à une véritable révolution dans les systèmes de prévisions.
Est-ce que la géométrie des parcelles a une incidence sur le rendement et sa variabilité intra-parcellaire ? C’est la question que se sont posée deux chercheurs de l’université du Michigan. Leurs résultats viennent d’être publiés dans le journal « Precision Agriculture ». Pour répondre à cette question, les chercheurs ont élaboré une base de données à partir de 18 529 cartes de rendement brutes, obtenues sur vingt ans à l’aide de capteurs embarqués sur des moissonneuses-batteuses. Cette base de données couvre une partie du Midwest américain et concerne des parcelles de blé, de soja et de maïs. Pour chaque parcelle, le rendement moyen et la variabilité intra-parcellaire ont été mis en relation avec la surface, le périmètre, le ratio périmètre/surface et la compacité.
La question posée à Clémence Vorreux, coordinatrice Agriculture & Alimentation chez The Shift Project, tenait en une phrase, comment avoir réussi à faire émerger un mouvement crédible, capable d’influencer durablement le débat public sur la décarbonation dans le secteur agricole. L’oratrice a reconnu d’emblée qu’elle n’y avait pas beaucoup réfléchi avant, et que l’exercice l’avait obligée à se replonger dans le chemin parcouru. Invitée par le SYRPA, elle a raconté comment un acteur venu de l’extérieur, sans légitimité au départ sur les sujets agricoles, a fini par être adopté par une filière méfiante avant de générer une véritable communauté.
L’association Trame a conçu et animé un appui pour la Chambre régionale d’agriculture d’AuRA pour mobiliser l’équipe des conseillers Bois Forêt et coordonner leurs productions collectives d’écrits. Avec un objectif des livrables attractifs !
Le marché des engrais de synthèse, et particulièrement de l’urée qui est source d'azote, représente près de 200 millions de tonnes en 2025 (contre 10 millions en 1960). Les tensions actuelles au Moyen-Orient accentuent le phénomène et renforcent le stress sur l’approvisionnement et les cours. L'urine qui contient une forte proportion d'urée pourrait représenter une solution intéressante : des expérimentations ont lieu en France, notamment dans la région d'Angers.
Outre l’utilisation intensive des terres, la hausse des températures ainsi que des sécheresses plus fréquentes, extrêmes et prolongées pèsent sur les écosystèmes des sols. Dans le cadre du projet de recherche européen BIOservicES, le FiBL collabore avec une équipe internationale pour réaliser des analyses pédologiques, dans les Grisons notamment, et ainsi mieux comprendre les liens entre climat et sol.
Chahutée dans ses pratiques, l’agriculture pourrait s’appuyer davantage sur les progrès technologiques pour défendre ses avancées. La CUMA des Terroirs, à Gricourt, dans l’Aisne, n’a cessé d’évoluer dans cette direction. Stéphane Lhotte et Mathieu Dupuy, les deux dirigeants, nous ont décrit leur cheminement depuis 2012 et leurs attentes.
"Globalement efficace". Telle est l'appréciation portée par la Commission européenne sur la directive sur les nitrates, adoptée en 1991, dans la première évaluation complète de ce texte publiée ce 15 juillet. La Commission estime qu'au terme de plus de 30 ans de mise en œuvre, des "progrès significatifs ont été atteints en matière d’efficacité de l’utilisation des engrais et de réduction de leurs écoulements vers les eaux, ce qui s’est traduit, jusqu’à présent, par une diminution partielle de la pollution". Plus en détail, elle observe qu'"après une stagnation temporaire, voire une augmentation, des pressions agricoles au cours des années 2010, de nouveaux progrès ont été enregistrés concernant la réduction globale de ces pressions durant la dernière période d'examen" (2020-2023), ce "qui devrait avoir des retombées positives sur la qualité de l’eau à l’avenir".
Il y a vingt ans, la traite robotisée représentait à peine 5 % du marché. Aujourd’hui, en 2026, elle en représente 95 %. Acteur de cette révolution, Lely Center Évron a été récompensé par le prix Rayonnement de La Mayenne Innove 2026. Un événement organisé par Ouest-France. Cet été, on vous présente les lauréats.
Une étude Incogni menée auprès de 1 000 Américains montre que la majorité des utilisateurs recule sur les réseaux sociaux. Ils publient moins, restreignent leur audience et suppriment des applications par stress.
Patron d’une exploitation agricole, Daniel Juchault a fait parler de lui au début de ce mois de juillet 2026 en raison du vol de tomates qu’il a subi. Elles sont produites avec une méthode encore trop méconnue : l’aquaponie.
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Comment être plus performant avec l’IA en formation ? Pas un jour ne se passe sans qu’on vante la révolution de l’IA. Sans qu’on nous promette une révolution de la pensée qui tarde à venir. En réalité, tout ne se passe pas au mieux. L’IA peut être décevante. Mais on peut aussi l’utiliser avec intelligence naturelle. Je vous fais part de mon expérience et de mes réflexions en la matière.
Des prix Innov’SPACE 1 étoile sont attribués à 2 outils issus des résultats de la recherche d’INRAE et de ses partenaires. Ainsi, Anthelmogram est un outil diagnostic développé avec la société Invenesis France pour détecter rapidement et efficacement la résistance des vers parasitaires des ruminants aux médicaments afin de choisir le traitement le mieux adapté. Intitulé Jabnde, le second outil développé avec le CIRAD est dédié aux élevages bovins laitiers d’Afrique pour optimiser la formulation alimentaire selon les données locales de l’élevage, des ressources disponibles et des animaux.
Une équipe de l’Université Bourgogne Europe (Benjamin Bois et al.) a testé, sur 800 ha de vignes à Morey-Saint-Denis et Chambolle-Musigny, la densité de capteurs nécessaire pour cartographier fidèlement les températures minimales et maximales à l’échelle du terroir. Avec un réseau de 112 capteurs, les auteurs montrent qu’une quarantaine suffit pour bien localiser les zones à risque de gel, mais qu’il en faut le double pour capter correctement les températures maximales, davantage influencées par des effets microclimatiques locaux (gestion du sol, couvert végétal) que par la topographie. L’intérêt pour la filière : des repères concrets et chiffrés pour dimensionner, à moindre coût, un réseau de capteurs adapté à un objectif précis (repérage du gel, cartographie de la maturité…), plutôt que de multiplier les capteurs sans méthode.
La société allemande 3tag vient de lancer un récepteur RTK de poche destiné à simplifier les relevés de terrain. L’appareil tient dans une main et combine un récepteur GNSS RTK, un télémètre laser et une application mobile permettant de relever avec une précision centimétrique des points et des lignes directement sur le terrain.
our clôturer sa Journée de la communication agricole, le SYRPA a organisé une table ronde animée par Anaïs Zimouche, en présence d’Anne Richard, directrice d’INAPORC, de Jérôme Ripoull, co-fondateur de Comfluence, expert en stratégie d’influence et en affaires publiques, et de Christophe Bultel, spécialiste des imaginaires et des récits collectifs. Comment est perçue l’agriculture par le grand public ? Quelle image véhicule ce secteur, qui écrit aujourd’hui le récit et comment la profession peut-elle reprendre la plume ?
Toutes les quinze minutes, cinq capteurs immergés auscultent les eaux de la baie de Bourgneuf. Leur mission ? Comprendre comment le changement climatique modifie ce milieu exceptionnel afin d'aider les ostréiculteurs et mytiliculteurs à préparer l'avenir. Un projet inédit en Pays de la Loire, mené jusqu'en 2028.
Depuis le premier plan Écophyto visant à réduire l’usage et l’impact des produits phytopharmaceutiques, plusieurs dispositifs ont été mis en place par l’État et ses opérateurs. Près de 20 ans plus tard, quelle analyse peut-on en faire et quels points d’amélioration peut-on proposer ?
Environ 40 pour cent des vaches laitières suisses quittent le troupeau avant même la fin de leur deuxième lactation, ce qui est souvent trop tôt d’un point de vue à la fois écologique et économique. Une nouvelle étude de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique FiBL montre que maintenir les vaches plus longtemps dans le troupeau est bénéfique pour l’environnement comme pour les exploitations
Ce numéro 396 (avril-juin 2026) de la revue Économie rurale, sous-titré « Transformations de l'agriculture : structures d'exploitation, organisation du travail et dynamiques socio-professionnelles », explore les mutations structurelles du monde agricole français.
Les haies ne sont pas qu'un système de défense et de limite. Quels sont les multiples rôles qu'elles jouent ? Leur protection et leur restauration sont-elles efficaces ? Quelles réactions aux différents Plans haie de l'État ?
L’idée paraît séduisante sur le papier : nous continuons à émettre du CO2, et pour rééquilibrer la balance, on plante des arbres à tour de bras. Le problème, c’est que lorsqu’on sort la calculatrice et qu’on simule cette opération non pas dans un coin de forêt, mais à l’échelle de la planète entière, le résultat a de quoi glacer le sang. Des chercheurs allemands, en modélisant ce scénario, ont abouti à un constat vertigineux : pour absorber nos émissions par la seule force de la végétation, il faudrait littéralement rayer de la carte plus d’un quart des terres agricoles mondiales. Autrement dit, sacrifier les champs qui nourrissent l’humanité pour verdir notre bilan carbone. Un marché de dupes qui mérite qu’on s’y attarde.
Les chatbots piochent massivement dans Wikipédia pour répondre aux internautes, qui n'ont plus besoin de visiter l'encyclopédie.
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