GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI
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Au Mali, Tombouctou retrouve ses mausolées détruits par les djihadistes

Au Mali, Tombouctou retrouve ses mausolées détruits par les djihadistes | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Plus de trois ans après la destruction des mausolées de Tombouctou par les djihadistes, à coups de pioche, de houe et de burin, la cité légendaire du nord-ouest du Mali a repris la semaine dernière possession de ses sanctuaires, reconstruits à l’identique. C’est au nom de la lutte contre « l’idolâtrie » que le groupe touareg malien Ansar Dine les avait démolis en 2012. C’est par une cérémonie de sacralisation, avec lecture intégrale du Coran et prière collective, que s’est achevé le 4 février la patiente œuvre de réhabilitation.

« C’est un symbole fort pour la paix », s’est félicité Sane Chirfi, représentant de la famille responsable du mausolée Alpha Moya, l’un des tout premiers vandalisés. « Les mausolées sont des symboles de rassemblement, parce que parmi les saints de Tombouctou, il y a des saints de toutes les ethnies ». « On avait vu la dureté des images, la brutalité des destructions, et aujourd’hui, ce mausolée, nous sommes très heureux qu’il soit debout », a confié le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), qui a conduit le projet. « Il s’agit de remettre en activité ces monuments-là : que ceux qui avaient l’habitude de les fréquenter puissent revenir se recueillir dans ces mausolées », a assuré le directeur de cabinet du ministre de la culture, Almamy Ibrahim Koreissi.
Prière collective dans la mosquée Djingareyber, le 4 février à Tombouctou, après la cérémonie de restauration des mausolées détruits par les djihadistes en 2012, et réhabilités avec l'UNESCO.

Grâce au savoir-faire traditionnel des maçons de Tombouctou et aux matériaux locaux, les édifices restaurés sont semblables aux originaux. Pour parvenir à ce résultat, les restes des murs ont été récupérés. Les anciennes photos ont été consultées et, la tradition culturelle se transmettant généralement de bouche à oreille, des personnes âgées ont été interrogées avant et pendant les travaux. Après le sacrifice rituel de cinq bœufs tôt dans la matinée, la cérémonie, dans la mosquée de Djingareyber, s’est conclue par la remise des clés aux familles en charge des sanctuaires.


La « cité aux 333 saints » toujours menacée

Tombouctou, la « cité aux 333 saints », a été occupée par les djihadistes en 2012 comme le reste du nord du Mali, avant qu’ils soient chassés par l’opération militaire internationale à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Leur fanatisme a causé de profonds dommages à la richesse culturelle d’une ville classée au Patrimoine de l’humanité depuis 1988. La « perle du désert », qui fut un carrefour de l’islam au XVe et au XVIe siècle, est mondialement connue pour ses trois grandes mosquées, mais aussi pour ses mausolées de saints musulmans et ses manuscrits anciens.
Un casque bleu de l'ONU garde la mosquée Djingareyber, le 4 février à Tombouctou.

Selon l’Unesco, qui l’a classée au Patrimoine mondial de l’humanité en péril, elle compte « seize cimetières et mausolées qui étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers ». Quatorze de ces mausolées de saints musulmans avaient été détruits par des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda.

La réhabilitation des mausolées a été achevée sur le plan architectural en septembre 2015, le même mois que la première comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) d’un suspect, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, membre d’Ansar Dine, accusé d’avoir dirigé les dégradations contre neuf mausolées et une mosquée. Malgré cette spectaculiare rénovation, la zone du nord du Mali reste instable : vendredi, une attaque de djihadistes présumés sur le camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou, s’est soldée par la mort d’un militaire et d’« au moins quatre terroristes », selon l’armée malienne.

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BARKHANE : la Force Barkhane s’investit au profit de la jeunesse malienne

BARKHANE : la Force Barkhane s’investit au profit de la jeunesse malienne | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
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Deux soldats tchadiens de la force du G5 Sahel tués au Mali

Deux soldats du bataillon tchadien de la force anti-jihadiste du G5 Sahel envoyé en février dans la « zone des trois frontières », ont été tués jeudi 15 avril dans le centre du Mali, ont indiqué à l'AFP un responsable de l'ONU et une source diplomatique. « Un véhicule des éléments de l'armée tchadienne a sauté sur un engin explosif tuant deux soldats tchadiens dans le centre de Mali. Ces deux soldats font partie des 1 200 éléments envoyés dans le cadre du G5 » Sahel aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a déclaré à l'AFP Mahamat Saleh Annadif, le représentant de l'ONU au Mali.
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Défense : un rapport sur Barkhane pointe les contraintes de l'opération

Défense : un rapport sur Barkhane pointe les contraintes de l'opération | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L’Assemblée Nationale a adopté ce matin le rapport de la mission d'information sur l’opération Barkhane (le premier en sept ans d'opérations ...), co-écrit par trois députées, Sereine Mauborgne et Françoise Dumas, avec Nathalie Serre.
Des aéronefs en nombre insuffisants

Le rapport parlementaire ne fait pas le tour du sujet, notamment sur l’aspect tactique et opératif, mais relève néanmoins des points pas toujours suffisamment soulignés. C’est le cas notamment avec les difficultés rencontrés par les aéronefs, en nombre toujours insuffisants (il a fallu remobiliser en 2021 les Puma et Mirage 2000C), mais aussi sujets à des soucis de fonctionnement. Sans le nommer, le rapport évoque les difficultés que connaissent notamment les Tigre et Caïman.
La montée en puissance des drones

De fortes limites capacitaires pèsent aussi sur les moyens du renseignement (Gabriel, avions ISR et drones en nombre insuffisant) et sur les avions de transport tactique. Des trois avions de transport et d’assaut de 2018 il ne reste plus qu’un C-130J installé à Niamey et un Atlas à temps partiel. Un des deux tankers vient d’être remplacé par un Phénix, mais qui ne peut être utilisé depuis la base aérienne projetée de Niamey, du fait de son envergure. Le rapport confirme les informations déjà diffusées par Air&Cosmos dans la montée en puissance des drones (45 % des frappes) et l’importance de la task force Sabre, qui réalise une opération majeure par semaine en moyenne.
Les enjeux du partenariat militaire opérationnel

Le rapport indique les pertes infligées à l’EIGS (affilié à Daech) : 859 tués, 169 capturés, 34 véhicules et 859 motos détruites depuis janvier 2020. Mais pas de chiffres sur les pertes infligées au RVIM (affilié à Al-Qaeda). Le président de la commission de la défense du Sénat, Christian Cambon, avait, lui, évoqué le chiffre total de 1200 à 1500 terroristes neutralisés, lors d’une rencontre avec l’association des journalistes de défense (AJD). Les trois députées livrent également un aveu désormais bien connu : « Barkhane ne peut pas occuper le terrain dans la durée ». C’est un des enjeux du partenariat militaire opérationnel, déjà bien engagé au sol par Barkhane, plus tardif dans les airs, même si les formations de GATA, en charge du guidage de l’appui air-sol, se sont accélérées. Tout comme les surcoûts de Barkhane, désormais estimés à 880 M€ pour 2020, qui a connu un pic d’effectifs à 5250 (et non les 5100 toujours avancés par l’EMA).
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Le chef de la Coordination des mouvements de l'Azawad assassiné à Bamako

Le chef de la Coordination des mouvements de l'Azawad assassiné à Bamako | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Sidi Brahim Ould Sidatti, un des chef du Mouvement Arabe de l’Azawad et depuis fin janvier 2021 Président du comité directeur du CMA, principale coalition politique du Nord Mali, a été mortellement blessé ce matin à Bamako par un individu à moto au sortir de la prière du matin.

Ould Sidatti était signataire des accords d’Alger pour la paix au Mali en 2015. La victime était originaire de Tombouctou, il a été par le passé maire de la commune rurale de Ber (région de Tombouctou).
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Bande dessinée " Opération Serval - Mali

Bande dessinée " Opération Serval - Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Mesdames et messieurs, chers amis de l'armée de Terre,

Vous trouverez ci-joint la présentation de la première bande dessinée réalisée sur l’opération Serval au Mali en 2013 et dont vous gardez probablement une mémoire assez vive. La proposition de souscription associée permettra d’en finaliser la conception et la diffusion au cours de l’été prochain.
Réalisée par les auteurs Guillaume Berteloot et Patrick Deschamps, elle est produite par les Editions du Triomphe, maison d’édition qui peut être contactée à l’adresse postale ou mail suivants :
Editions du Triomphe - 7 rue Bayen - 75017 Paris ; 01 40 54 06 91 ; contactl@editionsdutriomphe.fr.
Si vous le souhaitez, vous pouvez par ailleurs et dès à présent relayer autour de vous cette information de nature à faire rayonner de manière originale l’armée de Terre.



Je vous remercie par avance de l’intérêt que vous porterez à cette belle initiative.


Bien cordialement,



Colonel Jean-Jacques Fatinet
Officier Relations Extérieures de l’armée de Terre
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Le Danemark projette d'intégrer Takuba en 2022

Après avoir contribué durant un an à l’opération Barkhane, le Danemark projette maintenant d’intégrer la Task Force Takuba, unité de forces spéciales européennes opérant aux côtés des forces armées maliennes (FAMa).

Le gouvernement danois soumettra une résolution au Parlement proposant l’envoi d’un contingent au Mali, annonçait aujourd’hui le ministère de la Défense. Cette contribution comprendra, entre autres, des forces spéciales, un élément chirurgical et des officiers d’état-major. Au total, jusqu’à 105 militaires pourraient être déployés au début de l’année 2022.

« Les forces armées contribuent à des missions importantes et complexes, comme c’est le cas au Sahel. Les forces spéciales danoises doivent conseiller, soutenir, et accompagner l’armée et les forces de sécurité maliennes et leur permettre de faire face à la menace des groupes terroristes dans la zone frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso », déclarait à cette occasion la ministre de la Défense danoise, Trine Bramsen.

Le projet a été discuté aujourd’hui par la commission des Affaires étrangères du Parlement, ajoute le ministère de la Défense. En parallèle à Takuba, l’engagement danois au Sahel se manifestera par la projection d’un avion de transport en faveur de la MINUSMA durant six mois.

Le 7 avril, la ministre des Armées Florence Parly ainsi qu’une quinzaine de ses homologues européens et africains se sont réunis par visioconférence pour un nouveau point d’étape sur le sujet. Hormis le Danemark, les pays ayant déjà acté leur participation étaient cette fois rejoints par la Grèce, la Slovaquie, la Hongrie, Chypre, l’Ukraine, la Norvège, et l’Espagne.

Crédits photo : Défense danoise
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Le Danemark espère l'envoi d'une centaine d'hommes des forces spéciales au Mali pour 2022

Le Danemark espère l'envoi d'une centaine d'hommes des forces spéciales au Mali pour 2022 | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le Danemark compte envoyer une centaine de soldats au Mali début 2022 pour renforcer l'unité de forces spéciales européennes "Takuba" pilotée par la France, a annoncé jeudi le gouvernement danois dont le ministre de la Défense a pris part, mercredi, à la visio-conférence organisée par Florence Parly sur le Mali et Takuba.

Censée former et accompagner l'armée malienne au combat face aux djihadistes, la "task force" comprend actuellement, outre la France, des forces spéciales de trois pays de l'UE (Estonie, Suède, République tchèque), actives dans la zone dite des "trois frontières", entre le Mali, le Niger et du Burkina Faso.

"La menace terroriste de l'organisation État islamique et d'Al-Qaïda reste importante. Ils veulent créer une oasis en Afrique de l'Ouest pour leur régime extrémiste de violence et de mort (...). Cela ne doit pas arriver", ont affirmé les ministres danois des Affaires étrangères et de la Défense dans un communiqué commun. "C'est pour cela que le Danemark renforce à présent sa participation avec des forces spéciales", a souligné le chef de la diplomatie, Jeppe Kofod.

Une centaine d'hommes, qui outre des forces spéciales incluront des chirurgiens et des officiers d'état-major, devrait être déployée "début 2022", sous réserve du feu vert du Parlement danois.

Copenhague prévoit également d'envoyer un avion de transport militaire qui contribuera lui à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), pilotée par l'ONU. Aguerrie par sa participation à la plupart des interventions militaires occidentales depuis 20 ans (Afghanistan, Irak, Libye...), l'armée danoise avait déjà envoyé ces dernières années des renforts au Mali, pour certains au sein de la Minusma et pour d'autres au sein de la force française Barkhane, dont des hélicoptères EH101 Merlin qui ont quitté le théâtre en décembre dernier.
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British Long Range Reconnaissance Group completes deterrence operation in Mali

British Long Range Reconnaissance Group completes deterrence operation in Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
British troops have returned from a successful month-long operation to conducting deep reconnaissance and deterring terrorist groups in Mali. The Long Range Recce Group (Mali) deployed on Op SEKA, from their base in Gao, with orders to recce the area of operations, to protect the local population.
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Barkhane mise en cause au Mali: l'identification des cibles au cœur du problème

Barkhane mise en cause au Mali: l'identification des cibles au cœur du problème | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Une frappe française au Mali aurait tué 19 civils selon un rapport de l'Onu. Si l'armée française récuse ces conclusions, la technique d'identification des cibles qu'elle emploie est sujette à caution.
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BARKHANE : 4e engagement pour le GTRS Monna Casale

BARKHANE : 4e engagement pour le GTRS Monna Casale | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Dans le cadre de l’opération BARKHANE, le groupement de transmissions (GRTS) Monna Casale est chargé de déployer et de maintenir les systèmes d’information et de communication. Déployé pour la 4e fois en Bande sahélo-saharienne (BSS), le GRTS Monna Casale assure les transmissions et aura cette année à mener le défi de l’accompagnement du programme SCORPION.

Le GTRS Monna Casale s’inscrit dans le digne héritage de ses anciens de la 83/84e compagnie de transmissions de la 3e division d’infanterie algérienne, qui se sont illustrés dans les durs combats de Monna Casale et du Belvedere pendant la campagne d’Italie en 1944.

De nombreuses fois pris sous les feux ennemis, les membres de cette valeureuse unité ont maintenu les liaisons jusqu’au cœur des combats. C’est ce passé glorieux de nos anciens qui pousse les transmetteurs du groupement à relever les défis complexes et variés que représente l’opération BARKHANE.

Déployé pour la 4e fois sur l’ensemble de la Bande sahélo-saharienne (BSS) dans des conditions extrêmes, le GTRS Monna Casale assume la grande responsabilité de soutenir tous les états-majors déployés et d’appuyer directement les groupements tactiques engagés.

Armé majoritairement par le 53e régiment de transmissions, il est, cette année, renforcé par la 1re Compagnie de Transmissions divisionnaire (CTD) et la 9e Compagnie de Commandement de Transmissions de Marine (9CTMa). Plusieurs unités de l’armée de l’Air et de l’Espace et de la Direction interarmées des Réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI) sont également représentées.

Forts de cette diversité humaine, technique et de son expérience, les transmetteurs parviennent à maintenir au quotidien, à l’échelle d’un continent, les Systèmes d’information et de communication (SIC) extraordinairement riches et variés de la Force Barkhane.

Emmené par le personnel du 53e régiment de transmissions, unité leader depuis 2016 de l’expérimentation du Socle technique commun d’échange (STC-E) ; le GTRS Monna Casale aura pour mission de déployer les nouveaux matériels STC-E sur les différents sites de la BSS. Le groupement aura également à relever le défi de la montée en puissance du programme SCORPION. Le programme SCORPION (Synergie du contact renforcé par la polyvalence et l’info valorisation), permet à un groupe sur le champ de bataille d’être relié non seulement entre soldats, mais aussi avec l’ensemble des forces engagées (interarmes et interarmées).
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Mali: deux attaques visent les forces onusiennes et maliennes

Deux attaques terroristes ont visé d’une part l’armée malienne, dans le centre du pays, et d’autre part la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), dans l’extrême nord. Cette dernière a été particulièrement violente. Dans cette même région, l’armée française a de son côté mené une attaque contre un campement de présumés jihadistes jeudi 1er avril.

De notre envoyé spécial à Bamako

L'attaque contre la Minusma a commencé par une vingtaine de roquettes qui se sont abattues sur le camp onusien d’Aguelhoc (région de Kidal). Ont suivi un véhicule kamikaze, puis une centaine d’assaillants, selon la Minusma, à bord de motos et de pick-up.

Le combat entre les casques bleus (du contingent tchadien) et les terroristes a duré près de trois heures, avant que l’intervention des avions de la force française Barkhane n'oblige les assaillants à s’enfuir. Un bilan de source onusienne fait état de quatre soldat de la paix tués, une vingtaine blessés ; en face, une vingtaine de jihadistes tués.

Presque au même moment, cette fois dans le centre du pays, à Diafarabé, près de Tenenkou (région de Mopti), un camp militaire malien a été attaqué vers 5h du matin. Selon l’armée malienne et les précisions d’autres sources, sécuritaires et locales, les assaillants ont fini par être repoussés, mais trois soldats maliens ont été tués et une quinzaine blessés. Certains d’entre eux ont dû être évacués en urgence par hélicoptère. Au cours de la riposte malienne, cinq à dix assaillants, selon les sources, auraient été tués.

Jeudi, la force française Barkhane a quant à elle mené une opération antiterroriste héliportée contre un campement nomade près d’Abeibera (région de Kidal). Selon plusieurs sources locales, un présumé jihadiste et sa femme ont été tués, leur fillette blessée a été évacuée. Elle a été soignée et se trouve à présent, selon l’armée française, hors de danger. Deux hommes ont été faits prisonniers. Des informations confirmées par un communiqué de l’armée française.

Ni l’attaque d’Aguelhoc contre la Minusma, ni celle de Diafarabé contre l’armée malienne n’ont été revendiquées. Mais il s’agit de zones où les katibas du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Aqmi, mènent régulièrement des attaques.
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Mali : Un cadre du GSIM et 40 jihadistes ont été tués lors d'une attaque contre une base de la MINUSMA

Mali : Un cadre du GSIM et 40 jihadistes ont été tués lors d'une attaque contre une base de la MINUSMA | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le 2 avril, une base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] a été attaquée par des jihadistes à Aguelhok, dans le nord-est du Mali, à 200 km de la frontière avec l’Algérie. Mais, s’ils ont perdu quatre des leurs lors de cet assaut, décrit comme « complexe », les Casques bleus ont riposté vigoureusement.

Ils « ont vaillamment repoussé une attaque complexe perpétrée par plusieurs terroristes lourdement armés » a en effet souligné la Mission des Nations unies, via un communiqué publié le jour de l’attaque. Et d’ajouter : « Les assaillants ont subi de lourdes pertes notamment plusieurs morts abandonnés sur place. » Ce qui a été confirmé par des photographies publiées sur les réseaux sociaux.

Le bilan provisoire, établi au soir du 2 avril, a donc fait état de quatre militaires du contingent tchadien – dont un officier – tués et de 19 blessés. Dans le même temps, une source de l’ONU a affirmé que les assaillants – une centaine – avaient laissé au moins une vingtaine d’entre eux sur le terrain [tués ou capturés].

Trois jours après cette attaque « complexe » contre la base d’Aguelhoc, qui a duré environ trois heures, Mahamat Saleh Annadif, chef de la MINUSMA et représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Mali, a indiqué, à l’AFP, que les jihadistes avaient en réalité subi des pertes beaucoup plus importantes.

« Incontestablement, les Casques bleus ont fait subir un important revers aux terroristes, même si nous déplorons la mort de quatre » d’entre-eux, a déclaré M. Annadif, ce 5 avril, à l’issue des opérations de ratissage menées dans les environs d’Aguelhoc. « On compte à ce jour plus de quarante terroristes tués, dont un bras droit de Iyad Ag Ghaly, du nom d’Abdallaye Ag Albaka », a-t-il en effet ajouté. Et quatre jihadistes ont été capturés. Ils seront remis aux forces maliennes.

Pour rappel, fondateur du groupe jihadiste Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly est le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], lié à al-Qaïda.

Quant à Abdallaye Ag Albaka, il était le numéro trois de cette organisation, selon un responsable de l’ONU. Ancien maire de Tessalit, il était très proche d’Iyad Ag Ghaly, qui lui aurait ainsi confié un rôle militaire de premier plan dans le nord du Mali.

Depuis 2013, la MINUSMA est la mission des Nations unies qui a subi le plus de pertes, avec plus de 140 de ses membres tués dans des actes hostiles. La réaction des Casques bleus tchadiens à Aguelhoc aura été d’une rare vigueur.

Photo : Soldats tchadiens de la MINUSMA
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Au Sahel, la France sous-traite sa guerre, par Romain Mielcarek (Le Monde diplomatique, avril 2021)

Au Sahel, la France sous-traite sa guerre, par Romain Mielcarek (Le Monde diplomatique, avril 2021) | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Confrontée au coût exorbitant — près de 1 milliard d’euros par an — de sa présence militaire au Sahel, la France peine à obtenir le soutien de ses partenaires européens. Après avoir envoyé du matériel et des conseillers techniques, une poignée de pays ont finalement accepté de dépêcher de petits contingents de soldats. Mais ces gestes symboliques ne sont pas sans contrepartie.

Dans un village à une vingtaine de kilomètres de Gao, dans le nord du Mali, trois blindés se positionnent entre des maisonnettes en terre. Les soldats se dispersent au milieu des ânes et entreprennent de surveiller les alentours, arme au poing. Il faut patienter une vingtaine de minutes pour que les habitants se réunissent face à l’officier de l’opération française « Barkhane » chargé d’écouter leurs doléances. Ce dernier s’installe nonchalamment sur une chaise, jambes écartées. Les villageois ne semblent pas se formaliser outre mesure.

« Connaissez-vous le prix du kilo de poisson ? », tente le militaire, histoire de briser la glace au milieu du désert. Incompréhension de l’instituteur, bombardé porte-parole en raison de sa maîtrise du français : « Nous n’avons pas de cela ici. Nous, nous avons le chameau, la chèvre, la vache. » Imperturbable, le lieutenant rebondit : « Combien, le kilo de chameau ? » Réponse : 5 000 francs CFA (7,60 euros). Cela lui paraît cher. « C’est le bon prix, car dans le chameau, il y a aussi des médicaments », garantit le Malien.

Ce dialogue de sourds n’est qu’un prélude à une discussion ardue sur les besoins des populations. Les villageois sont unanimes à réclamer le creusement d’un puits. Le lieutenant promet de rédiger un rapport en ce sens, mais laisse entendre qu’il faudra, en échange, lui fournir des renseignements sur l’ennemi. Son interlocuteur ne voit pas bien comment l’aider : le fléau, ici, ce sont les bandits et les voleurs de bétail. Pas de djihadistes. « Ça n’arrête pas, se plaint un habitant en aparté. Les Français, les Estoniens, les Hollandais, les Allemands…, viennent ici toutes les semaines. Ils demandent de quoi nous avons besoin. Mais ils ne font jamais rien. »

Cette scène pourrait paraître banale dans le quotidien de l’opération « Barkhane » et de ses cinq mille hommes et femmes plongés dans la guerre au Sahel. À un détail près : les militaires qui patrouillent dans ce hameau ne sont pas français, mais estoniens. (...)
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Au Sahel jusqu’à quand ? « Il n’y a aujourd’hui aucune solution sans Barkhane »

Au Sahel jusqu’à quand ? « Il n’y a aujourd’hui aucune solution sans Barkhane » | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
« La France ne s’enlise pas au Sahel : il n’y a aujourd’hui aucune solution sans Barkhane. » C’est un constat résigné, sans surprise, dans la ligne du gouvernement, mais réaliste que dressent les députées Sereine Mauborgne (LREM, Var) et Nathalie Serre (LR, Rhône) dans ce qui constitue la première mission d’information sur l’opération militaire française Barkhane (l’équivalent au Levant est programmé).

Depuis huit ans, Serval, puis Barkhane (photo AFP) volent au secours, à leur demande, du Mali, du Niger et du Burkina Faso, contestés par les groupes jihadistes. 5 100 militaires français colmatent les brèches, pourchassent les chefs de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et sa succursale, le Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM). Mais les succès tactiques réguliers sont loin de mener à une victoire stratégique. Pire, les engins explosifs improvisés et la guerre de la désinformation, menée dans la région par la Turquie ou la Russie, ébranlent les certitudes françaises.
Timides efforts sur le développement

L’état-major des armées a, dans ses tiroirs de planification froide, des scénarios de sortie de crise. Le président de la République a émis l’hypothèse d’une évolution du schéma français au Sahel à l’été 2021.

On évoque « un dispositif de coopération structurelle régionale », le maintien de moyens spécifiques comme le renseignement, l’aviation de chasse ou l’évacuation médicale, la création d’une force de réaction rapide, le développement de la force européenne Takuba de formation et d’accompagnement au combat des soldats maliens. Et l’aide continue de l’UE dans la formation des militaires (EUTM), des policiers et des gendarmes maliens (EUCAP).

Mais Nathalie Serre avoue les limites du raisonnement. Trop de freins locaux ralentissent une évolution clairement positive : « La montée en puissance des forces du G5 Sahel est nécessaire pour qu’elles puissent prendre elles-mêmes le risque terroriste en compte. Il y a aussi urgence à appuyer sur le pilier développement (et le retour de l’État) ; l’avenir de l’opération en dépend. Des efforts de coordination des acteurs civils et du développement sont faits mais les choses sont encore un peu faibles, on ne va pas se mentir. »

À quelle échéance ? « Il n’y a actuellement pas de désengagement possible de Barkhane car nous répondons à une demande. Nous n’avons aucune volonté de rester plus qu’il ne faut sinon la nécessité qu’implique le terrain. » « Si nous partions maintenant, qu’est-ce qui se passerait ? », appuie Françoise Dumas, la présidente de la commission de la Défense et des Forces armées de l’Assemblée nationale. Les Américains se sont longtemps dit la même chose en Afghanistan. Sereine Mauborgne conclut : « Barkhane s’adapte et s’est toujours adapté. »
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Il est impossible de savoir ce que sont devenus les 16000 soldats formés par la mission européenne EUTM Mali

Il est impossible de savoir ce que sont devenus les 16000 soldats formés par la mission européenne EUTM Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L’un des axes de la stratégie française pour la bande sahélo-saharienne [BSS] est de favoriser la montée en puissance des forces armées locales tout en mettant les groupes armés terroristes [GAT] à la portée de ces dernières. Pour cela, la Mission de formation de l’Union européenne au Mali [EUTM Mali] tient un rôle important.

Lancée dès 2013, cette mission européenne a vu la portée de son mandat élargi en mars 2020. Avec un budget de 133,7 millions d’euros pour une période de quatre ans, elle devra en effet être en mesure de contribuer à la formation des soldats appartenant aux forces armées locales et, par extension, à la Force conjointe du G5 Sahel.

Reconnaissant l’apport d’EUTM Mali, dont l’arrêt des activités pendant sept mois, en raison de la pandémie de covid-19 et du coup d’État survenu à Bamako en août 2020, s’est « immédiatement ressenti sur le niveau d’entraînement des Forces armées maliennes » [FAMa], les députées Sereine Mauborgne [LREM] et Nathalie Serre [LR], qui viennent de rendre un rapport sur l’opération Barkhane, estiment qu’il « conviendra de se montrer vigilant pour qu’élargissement [de seon mandat] ne se transforme pas en dispersion ».

Et cela d’autant plus, a souligné Mme Serre, que l’EUTM a ses « propres fragilités, liés à un effet Tour de Babel et au ‘turn over’ de ses personnels. »

Ces fragilités avaient déjà été soulignées lors d’une communication faite par le Sénat, en 2018. En effet, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, Christian Cambon, avait expliqué que le manque d’instructeurs francophones et le recours aux traducteurs « ne facilitaient pas la meilleure compréhension entre tous les acteurs ». En outre, il avait été déploré que l’EUTM Mali ne formait de sous-officiers, alors que ces derniers sont la colonne vertébrale d’une force armée.

En outre, les sénateurs relevèrent un autre problème : le manque de suivi des soldats formés par l’EUTM Mali à Koulikoro. « Les Maliens […] éparpillent les stagiaires au lieu de les projeter en unités constituées, alors même que les stages de 5 semaines de formation ont créé le minimum de cohésion qui fait si cruellement défaut à leurs unités », avait en effet constaté M. Cambon.

Trois ans plus tard, on en est au même point. « 16.000 militaires maliens ont été formés depuis 2013 par l’EUTM Mali. Mais en l’absence d’un système de gestion de ressources humaines performant, il est impossible de savoir avoir précision ce qu’ils sont devenus », a indiqué Nathalie Serre.

Et cela rejoint un autre problème : celui de la « bancarisation », c’est à dire l’obligation pour les militaires maliens d’ouvrir un compte en banque afin de pouvoir percevoir leurs soldes. Or, cela ne concerne que les seuls officiers, sous-officiers et militaires du rang ne percevant leurs salaires qu’en argent liquide.

Évidemment, cela ne peut que favoriser les détournements et les fraudes, comme on l’a vu en Irak, où il fut mis en lumière, en 2014, que les forces armées comptaient 50.000 soldats fictifs… qui percevaient des soldes bien réelles [mais qui allaient dans la poche d’officiers peu scrupuleux].

Quoi qu’il en soit, cette question sur la bancarisation des soldes a été une « surprise » pour les deux députées.

« Nous croyions dur comme fer que la bancarisation des soldes étaient bien avancée et, en fait, à notre grande surprise, on a découvert que […] seuls les officiers bénéficient de la bancarisation », a déclaré Mme Mauborgne, qui n’a pas pu être en mesure de donner les raisons d’un tel choix.

Mais au-delà, a continué la députée, « il faut bien avoir conscience de la difficulté […] d’assurer l’ensemble du soutien ». Notamment en raison de l’élongation des distances mais aussi à cause du risque de détournements. Cela vaut pour les pièces détachées, l’essence et la nourriture. « Sur la question des munitions, il y a aussi des problématiques importantes qui peuvent parfois expliquer l’absence de volonté de combattre » parmi les FAMa, a relevé Mme Mauborgne.

Photo : EUTM MALI
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BARKHANE : Le GTD Chimère ravitaillé par les Puma

BARKHANE : Le GTD Chimère ravitaillé par les Puma | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Arrivés mi-mars à la Plate-forme opérationnelle (PFoD) de Gao en provenance des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), trois hélicoptères Puma renforcent temporairement le Groupement tactique désert aérocombat (GTD-A) de la Force Barkhane. A la fin du mois de mars, le Groupement tactique désert (GTD) Chimère a bénéficié de cet appui aérien pour une livraison logistique.

Actuellement en opération aux côtés du bataillon tchadien dans le cadre du partenariat de combat, le GTD Chimère a sollicité un appui aérien logistique pour être ravitaillé en vivres et en eau sur sa position. Un hélicoptère Puma a alors décollé dans la matinée du 30 mars 2021 de la PFoD de Gao pour acheminer une cargaison logistique dans la région des trois frontières.

Escorté par un hélicoptère Tigre, le Puma a pu rallier la position du GTD en plusieurs dizaines de minutes. Son atterrissage a été coordonné par le capitaine Rémi, contrôleur aérien avancé ( JTAC - Joint Terminal Attack Controller) du GTD Chimère. Quelques minutes ont suffi pour décharger les denrées alimentaires et bouteilles d’eau indispensables aux soldats pour poursuivre leur mission.

Pour le colonel Menet, chef de corps du GTD-A, le renfort de cette nouvelle composante offre une alternative complémentaire dans le domaine de l’aérocombat : « Le Puma est parfaitement adapté à ce genre de missions logistiques ».

Employé depuis plusieurs décennies par les armées françaises, l’aéronef qui a fait ses preuves à de nombreuses reprises sur des théâtres d’opérations exigeants, continue d’assurer avec succès le précieux appui logistique et sanitaire qui permet à la Force Barkhane de mener des opérations sur plusieurs semaines.
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BARKHANE : Rencontre avec un chef tactique des commandos parachutistes

BARKHANE : Rencontre avec un chef tactique des commandos parachutistes | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Après un mandat de cinq mois à la tête du Groupement des commandos p

arachutistes (GCP) au sein de la Force Barkhane, le capitaine Frédéric livre son expérience dans la bande sahélo-saharienne.

Mener une quarantaine de militaires au combat sur un territoire complexe par son immensité, face à un ennemi qu’il ne faut pas sous-estimer, est la mission du capitaine Frédéric.

Si les Groupes armés terroristes (GAT), ont une très bonne connaissance du terrain et de l’environnement, cela n’est pas pour autant un gage d’ascendant tactique. Cet ennemi, le capitaine et ses soldats ont appris à le connaître au fil du temps, nourris de leur expérience de plusieurs années d’engagement au Sahel. « Comme nous avons des dispositifs qui sont travaillés, qui ont été répétés en avance de phase, avec des militaires qui se connaissent très bien, des procédures maîtrisées, car éprouvées depuis sept ans sur ce territoire, l’ennemi ne nous surprend que très rarement. Car très vite, s’il tente une insertion, il aura systématiquement une réaction face à lui. Il accumule beaucoup de défaites mais conserve néanmoins une capacité de réaction qu’il ne faut pas négliger ou sous-estimer. Il est capable de mener des raids avec plusieurs motos. En revanche, il sait qu’en faisant cela, il joue gros, car le GCP est bien entraîné, bien équipé, connaît le terrain, et a d’excellents outils pour contrer l’ennemi. »



À chaque fin de mandat vient l’heure du bilan : les GAT neutralisés, la quantité d’informations recueillies, de matériels saisis.... Mais le vrai bilan est plus large. C’est bien le résultat de l’ensemble des actions menées par la Force Barkhane sur le long terme qui permettent, en lien avec les forces armées locales et partenaires, de rétablir une situation sécuritaire, sociale et économique stable. “J’ai vu la population à certains endroits se réfugier dans les camps de l’armée malienne. La confiance envers les Forces armées maliennes (FAMa) se renforce chaque jour et c’est un très bon signal. C’est avec la confiance des populations que nous gagnerons cette guerre.”



Armé précédemment uniquement par des GCP et des Groupements commandos montagne (GCM), le groupement commando de la Force Barkhane intègre désormais des Groupements d’aide à l’engagement débarqué (GAED). Auparavant sous les ordres du chef du groupement tactique désert aérocombat, le groupement commando est directement sous le contrôle opérationnel du commandant de la Force Barkane (COMANFOR).
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Séries d’attaques contre les FAMa : Le professionnalisme de l’armée face à l’ennemi salué

Séries d’attaques contre les FAMa : Le professionnalisme de l’armée face à l’ennemi salué | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
bamada.net Un début d’avril très mouvementéen terme d’attaques contre les positions des FAMa ainsi que celles les alliées du Mali.Un fois de plus les Forces armées
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Mali/Barkhane : Le Danemark envisage de renforcer le groupement européen de forces spéciales "Takuba"

Mali/Barkhane : Le Danemark envisage de renforcer le groupement européen de forces spéciales "Takuba" | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
En janvier 2013, les pays européens qui apportèrent un soutien à l’opération française Serval, lancée pour chasser les groupes jihadistes des villes qu’ils occupaient dans le nord du Mali et les empêcher de progresser vers Bamako, pouvaient se compter sur les doigts d’une main. Le Royaume-Uni engagea des moyens, notamment dans le domaine du transport et du renseignement, de même que la Belgique [avec deux hélicoptères A109 pour les évacuations médicales] et le Danemark [avec un C-130 Hercules].

« On ne peut pas dire que la France est toute seule [mais] il y a des absences qui sont un peu regrettables, c’est-à-dire qu’on peut constater en Europe une mobilisation un peu minimale », avait alors commenté Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement à l’époque.

Si, par la suite, plusieurs pays européens finirent par s’engager au Mali en contribuant, parfois significativement, à la mission EUTM Mali et à la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali], il n’était pas pour autant question d’envoyer leurs troupes au combat, aux côtés des forces françaises.

Cela étant, l’Estonie franchit ce pas en engageant un détachement d’infanterie à Gao, sous commandement français. Puis le Royaume-Uni décida d’accentuer son soutien à l’opération Barkhane en mettant à disposition trois précieux hélicoptères de transport lourd [HTL] CH-47 Chinook. Puis, en 2019, le Danemark en fit de même, avec deux EH-101 Merlin, pour une durée d’un an.

Depuis, d’autres pays européens ont décidé de rejoindre l’opération Barkhane, via le groupement de forces spéciales « Takuba », dont la mission consiste d’accompagner au combat les Unités légères de reconnaissance et d’intervention des forces armées maliennes [FAMa]. Tel est le cas de la République tchèque, de la Suède et de l’Italie [l’Estonie a été de la partie dès le lancement de cette initative française, ndlr]. D’autres y songent, comme la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie.

Quoi qu’il en soit, ce groupement de forces spéciales devrait être renforcé au début de l’année 2022 par l’arrivée de commandos danois. En effet, ce 8 avril, le Danemark a fait part de son intention d’engager une centaine de membres de ses forces spéciales au sein de Takuba.

« La menace qu’incarnent les organisations État islamique et al-Qaïda demeure importante. Elles veulent créer une oasis en Afrique de l’Ouest pour y imposer leur régime extrémiste. Ce serait une grave menace pour la sécurité. Cela ne doit pas arriver. C’est la raison pour laquelle le Danemark renforce à présent ses efforts avec des forces d’opérations spéciales et des avions de transport, tout comme il poursuit ses efforts diplomatiques et ses actions humanitaires ciblées », a fait valoir Jeppe Kofod, le ministre danois des Affaires étrangères.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec nos alliés européens et nos partenaires locaux pour combattre les groupes terroristes et renforcer la stabilité dans la région » et les « empêcher de faire du Sahel un refuge pour leur régime de terreur et de violence », a insisté le chef de la diplomatie danoise.

Dans son communiqué, le gouvernement danois rappelle que le Danemark soutient « les efforts militaires internationaux au Mali et dans la région du Sahel au sens large » depuis 2012, avec notamment des avions de transport, des hélicoptères et des contributions à la MINUSMA.

Cet engagement au sein de Takuba n’est cependant pas encore certain. Il devra en effet faire d’une résolution qui sera soumise à l’approbation du « Folketing » [Parlement].

Pour rappel, le groupement Takuba a atteint sa peine capacité opérationnelle la semaine passée. « Cette étape est majeure d’un point de vue tactique et opérationnel, il s’agit également d’un symbole fort : des militaires européens combattent ensemble au Sahel contre les groupes armés terroristes », avait alors souligné le ministère des Armées.

Photo : Forces spéciales danoises
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Et si l’Algérie intégrait la force militaire onusienne au nord du Mali...

Et si l’Algérie intégrait la force militaire onusienne au nord du Mali... | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Plusieurs pays du Sahel et la France encouragent Alger à envoyer des casques bleus chez son voisin du sud dans le cadre de la Minusma. Les autorités y réfléchissement sérieusement même si aucune décision n’est arrêtée
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Gao, nouveau terrain d'entraînement des forces US en Afrique?

Gao, nouveau terrain d'entraînement des forces US en Afrique? | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Après un court déploiement à Gao, le 3 mars puis à Tombouctou le 19 mars (voir mon post ici), un détachement de forces américaines appartenant à la Combined Joint Task Force-Horn of Africa (CJTF-HOA) et à la Task Force Bayonet, ainsi que des membres des affaires civilo-militaires de la Southern European Task Force Africa (SETAF-AF), a de nouveau été déployé à Gao le 30 mars (photos Combined Joint Task Force-Horn of Africa Combat Camera).

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Ces deux premières visites que les Américains qualifient de "routinières" ont surpris le cabinet de la ministre des Armées et Florence Parly elle-même lorsque je les ai évoquées, il y a quelques jours, lors d'un entretien.

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Cette 3e visite n'a visiblement pas impliqué de soldats français qui étaient très visibles sur les clichés pris lors des deux premiers épisodes.

Ces déplacements qui impliquent quelques dizaines de militaires s'inscrivent dans un effort de l'Africom "pour projeter des troupes à longue distance et en faire profiter tous nos soldats, depuis les militaires du rang aux officiers supérieurs", expliquait en mars la colonelle Jennifer Mykins, directrice des opérations de la Combined Joint Task Force-Horn of Africa. "Bien que soyons déjà entraînés et prêts à être déployés, nous devons profiter de l'occasion pour nous préparer à être projetés sur tout le continent"
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Un soldat malien et 12 jihadistes tués dans des combats

Un soldat malien et 12 jihadistes tués dans des combats | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Un soldat malien a été tué mardi dans l'attaque d'un poste militaire à Konna (centre) par des jihadistes, qui ont perdu 12 des leurs dans les combats, a indiqué l'armée malienne.

L'armée malienne a mis en exergue sur les réseaux sociaux le fait que les soldats avaient "réagi vigoureusement à une attaque terroriste", mot qu'elle emploie communément pour jihadiste.

Les forces maliennes, sous-équipées, sous-entraînées et souvent exposées dans des postes isolés, ont perdu des centaines d'hommes depuis 2012 et le début des attaques des groupes armés qui, parties du nord, ont gagné le centre et les pays voisins, malgré le déploiement de forces françaises, africaines et onusiennes.

C'est la deuxième fois en quelques jours cependant que l'armée malienne ou ses partenaires font état de lourdes pertes infligées aux jihadistes au cours de telles attaques.

Le représentant de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, avait rapporté lundi qu'un lieutenant du chef jihadiste malien Iyad Ag Ghaly et plus de quarante assaillants avaient été tués vendredi dans l'attaque qui a coûté la vie à quatre Casques bleus d'un contingent tchadien à Aguelhok (nord).

Mardi, les jihadistes ont lancé très tôt l'attaque contre le camp de Konna, a indiqué l'armée malienne. Elle a fait état d'un "bilan provisoire" d'un mort et quatre blessés légers dans ses rangs.

"Côté ennemi, 12 corps ont été récupérés", ainsi que trois fusils-mitrailleurs, deux lance-roquettes et des postes radio, a-t-elle ajouté.
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Quatre Casques bleus tchadiens tués dans une attaque au Mali

Quatre soldats de maintien de la paix de l'Onu, dont un capitaine, sont morts vendredi matin dans une attaque menée par "plusieurs terroristes lourdement armés" contre un camp de la mission des Nations unies au Mali à Aguelhok, dans la région de Tessalit dans le nord du pays, a annoncé la Minusma.

Cette attaque, lancée vers 06h15, a été repoussée et des hélicoptères ont été dépêchés sur place pour évacuer les casques bleus blessés, a dit la Minusma dans un communiqué.

La mission de l'Onu affirme que les "assaillants ont subi de lourdes pertes notamment plusieurs morts abandonnés sur place" (des sources parlement de 17 tués). Ce dont témoignent des photos qui circulent sur les réseaux sociaux. Des assaillants auraient aussi été capturés:
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La force Barkhane a sans doute permis d'éviter une catastrophe aérienne au Mali

La force Barkhane a sans doute permis d'éviter une catastrophe aérienne au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Créée avec des capitaux émiratis et dotée de quatre avions [un Xian MA60, un Embraer ERJ145 et deux Boeing B-737], la nouvelle compagne aérienne Sky Mali a débuté ses opérations commerciales en septembre dernier, en assurant une première liaison entre Bamako et Kayes. Depuis, elle dessert deux nouvelles destinations, à savoir Gao et Tombouctou.

Or, le 27 mars, l’un des avions de cette compagnie, sans doute un B-737, a vu son système de positionnement tomber en panne, alors que les conditions météorologiques s’étaient dégradées. Aussi s’est-il trouvé en grande difficulté, alors qu’il transportait 105 passagers à destination de Gao.

Le pire a pu être évité grâce à la force Barkhane. En effet, explique l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’appareil a été pris en charge par la tour de contrôle de la Plateforme opérationnelle désert [PfOD] de Gao.

« Grâce au SPARTIATE, système polyvalent d’atterrissage de recueil de télécommunication et d’identification de l’altitude, le militaire d’astreinte à la tour de contrôle de la PfOD de Gao a pu guider les pilotes jusqu’à ce qu’ils sortent d’un nuage de sable à environ 200 mètres du sol », a ainsi relaté l’EMA.

Le SPARTIATE est un radar qui, développé il y a plus de 40 ans par la Direction techniques des constructions aéronautiques [DTCA], permet notamment de guider des aéronefs en approche par mauvais temps, avec une marge d’erreur réduite.

Il est mis en oeuvre par un contrôleur aérien et un mécanicien radar : le premier transmet par radio les caps et les corrections d’altitude à l’appareil qui s’apprête à atterrir tandis que le second en assure le bon fonctionnement. « Il doit être en mesure d’intervenir rapidement en cas de problème. Il lui arrive parfois de devoir braver les tempêtes de sable pour rétablir la connexion dans un délai très court, afin de garantir l’atterrissage de l’aéronef », expliquait récemment le Sirpa Terre.

Lors d’une audition parlementaire, l’été dernier, le général Thierry Burkhard, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], avait plaidé pour le remplacement de ce système. « Il y a également des capacités vétustes dans le domaine aéronautique qu’il est essentiel de remplacer telles que le radar d’approche SPARTIATE qui arrive en fin de vie », avait-il en effet affirmé.
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BARKHANE : Des hélicoptères Black Hawk suédois au sein de la TF TAKUBA

BARKHANE : Des hélicoptères Black Hawk suédois au sein de la TF TAKUBA | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Courant février, le C-130 suédois réalisait ses premiers vols opérationnels au profit de la Task force TAKUBA. Quelques jours plus tard, les Suédois accueillaient leurs hélicoptères Black Hawk sur la base opérationnelle avancée de Ménaka. Le détachement dispose désormais de sa pleine capacité opérationnelle pour soutenir les forces spéciales françaises, tchèques et estoniennes de la TF TAKUBA.

L’arrivée de ces hélicoptères a fait l’objet d’une préparation en amont : une Final area for take off (FATO) a été construite pour l’atterrissage des machines et, à proximité, des plots ont été conçus pour le ravitaillement en carburant.

Le Sikorsky UH-60, plus communément appelé Black Hawk est un hélicoptère de manœuvre et d’assaut moyen. Pouvant accueillir à son bord jusqu’à seize passagers, il est destiné à des missions utilitaires telles que le transport de troupes et les évacuations sanitaires. Deux grandes portes coulissantes situées de chaque côté de l’appareil permettent un chargement et déchargement rapide.







La task force européenne TAKUBA, créée à l’issue du sommet de Pau du 13 janvier 2020, a pour mission de conseiller, d’assister et d’accompagner au combat les unités conventionnelles maliennes dans la lutte contre le terrorisme. Elle est intégrée à l’opération BARKHANE.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération BARKHANE a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.
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