GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI
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Au Mali, Tombouctou retrouve ses mausolées détruits par les djihadistes

Au Mali, Tombouctou retrouve ses mausolées détruits par les djihadistes | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it

Plus de trois ans après la destruction des mausolées de Tombouctou par les djihadistes, à coups de pioche, de houe et de burin, la cité légendaire du nord-ouest du Mali a repris la semaine dernière possession de ses sanctuaires, reconstruits à l’identique. C’est au nom de la lutte contre « l’idolâtrie » que le groupe touareg malien Ansar Dine les avait démolis en 2012. C’est par une cérémonie de sacralisation, avec lecture intégrale du Coran et prière collective, que s’est achevé le 4 février la patiente œuvre de réhabilitation.

« C’est un symbole fort pour la paix », s’est félicité Sane Chirfi, représentant de la famille responsable du mausolée Alpha Moya, l’un des tout premiers vandalisés. « Les mausolées sont des symboles de rassemblement, parce que parmi les saints de Tombouctou, il y a des saints de toutes les ethnies ». « On avait vu la dureté des images, la brutalité des destructions, et aujourd’hui, ce mausolée, nous sommes très heureux qu’il soit debout », a confié le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), qui a conduit le projet. « Il s’agit de remettre en activité ces monuments-là : que ceux qui avaient l’habitude de les fréquenter puissent revenir se recueillir dans ces mausolées », a assuré le directeur de cabinet du ministre de la culture, Almamy Ibrahim Koreissi.
Prière collective dans la mosquée Djingareyber, le 4 février à Tombouctou, après la cérémonie de restauration des mausolées détruits par les djihadistes en 2012, et réhabilités avec l'UNESCO.

Grâce au savoir-faire traditionnel des maçons de Tombouctou et aux matériaux locaux, les édifices restaurés sont semblables aux originaux. Pour parvenir à ce résultat, les restes des murs ont été récupérés. Les anciennes photos ont été consultées et, la tradition culturelle se transmettant généralement de bouche à oreille, des personnes âgées ont été interrogées avant et pendant les travaux. Après le sacrifice rituel de cinq bœufs tôt dans la matinée, la cérémonie, dans la mosquée de Djingareyber, s’est conclue par la remise des clés aux familles en charge des sanctuaires.


La « cité aux 333 saints » toujours menacée

Tombouctou, la « cité aux 333 saints », a été occupée par les djihadistes en 2012 comme le reste du nord du Mali, avant qu’ils soient chassés par l’opération militaire internationale à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Leur fanatisme a causé de profonds dommages à la richesse culturelle d’une ville classée au Patrimoine de l’humanité depuis 1988. La « perle du désert », qui fut un carrefour de l’islam au XVe et au XVIe siècle, est mondialement connue pour ses trois grandes mosquées, mais aussi pour ses mausolées de saints musulmans et ses manuscrits anciens.
Un casque bleu de l'ONU garde la mosquée Djingareyber, le 4 février à Tombouctou.

Selon l’Unesco, qui l’a classée au Patrimoine mondial de l’humanité en péril, elle compte « seize cimetières et mausolées qui étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers ». Quatorze de ces mausolées de saints musulmans avaient été détruits par des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda.

La réhabilitation des mausolées a été achevée sur le plan architectural en septembre 2015, le même mois que la première comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) d’un suspect, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, membre d’Ansar Dine, accusé d’avoir dirigé les dégradations contre neuf mausolées et une mosquée. Malgré cette spectaculiare rénovation, la zone du nord du Mali reste instable : vendredi, une attaque de djihadistes présumés sur le camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou, s’est soldée par la mort d’un militaire et d’« au moins quatre terroristes », selon l’armée malienne.

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Sahel: Lancement officiel de la force européenne Takuba

Sahel: Lancement officiel de la force européenne Takuba | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Six pays au moins y participeront directement : la France, à l’initiative du projet, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, les Pays-Bas et le Portugal

Onze pays européens ont annoncé vendredi soir le lancement officiel de la future force Takuba, un groupement de forces spéciales européennes destiné à accompagner les soldats maliens au combat face aux djihadistes. Toutefois, seuls six de ces pays se sont pour l’instant engagés à y participer.
Le Mali et le Niger participent au lancement

« Considérant que la situation sécuritaire au Mali, et, plus largement au Sahel, est toujours préoccupante », l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède « soutiennent politiquement la création d’une task force » pour « assister les forces armées maliennes dans la lutte contre les groupes terroristes et appuyer les efforts actuellement déployés par l’opération Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel », ont souligné les pays européens concernés. Le Mali et le Niger participaient également à la réunion.

Cette force Takuba, qui doit compter quelques centaines d’hommes, débutera cet été ses opérations sous commandement français dans la région du Liptako, aux confins du Niger et du Mali. Cette région est réputée servir de sanctuaire à des groupes djihadistes, dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). « Avec Takuba, les Européens montrent leur capacité à se mobiliser ensemble pour leur sécurité », a réagi la ministre française des Armées Florence Parly.
Pour l’heure ce projet, a été officiellement rejoint par six pays européens : la France, qui en est l’instigatrice, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, les Pays-Bas et le Portugal. La Suède, elle, attend un feu vert de son Parlement pour confirmer sa participation, sous la forme d’une force de réaction rapide héliportée de 150 personnes. Sollicitée, la Norvège a annoncé lundi renoncer à envoyer des soldats à ce stade faute de soutien politique interne suffisant. L’Allemagne a également décliné.
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Au Mali, les autorités confirment l’enlèvement du chef de l’opposition Soumaïla Cissé

Au Mali, les autorités confirment l’enlèvement du chef de l’opposition Soumaïla Cissé | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
L’opposant était en campagne électorale, non loin de son fief de Niafunké, dans le nord du pays, lorsqu’il a disparu avec une partie de sa délégation. Cinq personnes ont été retrouvées, quatre sont blessées et une décédée.

Soumaïla Cissé, président de l'Union pour la république et la démocratie (URD) et candidat à plusieurs reprises à la présidentielle, a été enlevé alors qu'il faisait campagne en vue des législatives prévues ce dimanche. Le convoi composé d’une dizaine de personnes dans deux véhicules était vers la localité malienne de Saraféré, située sur la rive droite du fleuve Niger. L’arrêt s’est passé sans encombre, mais lors de la seconde étape qui devait conduire l’équipe dans la localité de Koumaïra, des hommes armés sont intervenus, selon un élu. Des coups de feu auraient été entendus et toute l’équipe a disparu, n’étant plus joignable par téléphone.

Ce jeudi, moins de 24 heures après les faits, le colistier de Soumaïla Cissé, joint par téléphone, et qui n’était pas dans le convoi, explique que cinq membres du groupe ont été retrouvés. Quatre sont blessés, le cinquième serait mort. Il s'agirait du garde du corps de Soumaïla Cissé. Il n’y a pas de nouvelles du reste de l’équipe pour le moment. Sept personnes seraient encore entre les mains des ravisseurs.

Face à cette situation, le parti du chef de l’opposition parlementaire a monté une cellule de crise. Son responsable, Demba Traoré, indique à RFI que Soumaïla Cissé se porterait bien. « Nos représentants locaux, notamment ceux de Koumaïra, sont en relation avec tout le monde dans la zone », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, des enregistrements audio circulent sur les réseaux sociaux, a repéré notre correspondant à Bamako, Serge Daniel. On y entend des voix qui s’expriment en langue peul et en sonraï, dialectes parlés notamment au Mali, et font des commentaires sur le rapt de Soumaïla Cissé. Mais pour le moment, difficile d’authentifer ces documents.

« Toutes les dispositions pratiques sont prises » pour le retrouver, a affirmé le gouvernement dans un communiqué intitulé « Enlèvement du chef de file de l'opposition ». D’après nos informations, à la demande du gouvernement, la Mission de l’ONU au Mali, la Minusma, a fait décoller un avion pour participer aux recherches. L'enlèvement d'une personnalité nationale de cette stature est sans précédent dans la crise sécuritaire que traverse le Mali depuis 2012. La zone dans laquelle a disparu Soumaïla Cissé, dans la région de Tombouctou, est un secteur où opèrent des groupes armés jihadistes.

Nos responsables dans la zone certifient qu’il se porte bien ainsi que le reste de la délégation.

Maître Demba Traoré, anime la cellule de crise du parti d'opposition URD
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Défense. La Norvège dit non à la France pour une participation militaire au Mali

Défense. La Norvège dit non à la France pour une participation militaire au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
En raison de l’absence de soutien de son parlement, le gouvernement minoritaire a décidé lundi de ne pas faire participer à la force Takuba. Cette dernière doit coordonner les forces européennes présentes au Mali pour lutter contre les troupes djihadistes.

La Norvège, sollicitée avec d’autres pays pour participer sous commandement français à l’opération militaire Takuba au Mali, ne va pas envoyer de soldats à ce stade faute de soutien politique suffisant, a annoncé lundi 23 mars 2020 son gouvernement.

"Nous sommes préoccupés par l’aggravation de la situation au Sahel et comprenons bien le besoin d’établir la task force Takuba", a déclaré le ministre de la Défense, Frank Bakke-Jensen, dans un communiqué.

Pas de soutien au Parlement sur le sujet

"Le gouvernement a examiné cela soigneusement et consulté le Storting (parlement, N.D.L.R.). Dans la mesure où nous manquons de soutien au Storting, nous avons conclu que la Norvège ne participera pas à cette force maintenant", a-t-il ajouté.

Le gouvernement de centre droit est minoritaire depuis le départ en janvier des populistes du parti du Progrès. Celui-ci, qui reste un allié naturel au Parlement, s’oppose à l’envoi de soldats des forces spéciales norvégiennes au Sahel, préférant qu’elles se concentrent sur les missions en région arctique.

Frank Bakke-Jensen dit avoir informé la France de cette décision et précise que la question d’une participation pourrait être de nouveau soulevée à l’avenir.

La force Takuba doit rassembler les forces européennes au Mali

Censée accompagner les forces locales au combat au Mali, la future force Takuba doit rassembler à partir de cet été des unités de forces spéciales européennes sous le commandement d’un officier français.

Dans le cadre de l’opération militaire française Barkhane, la France a déployé 5 100 soldats au Sahel pour endiguer les actions de plus en plus meurtrières des groupes djihadistes.

En Suède voisine, le gouvernement a dit envisager d’envoyer jusqu’à 150 soldats au Mali afin de soutenir l’opération militaire française Takuba.

La Norvège entretient en revanche un petit contingent de la Mission de l’ONU au Mali (Mission des Nations unies en Centrafrique), à laquelle elle fournit par roulement un avion de transport. Cette contribution a été pérennisée jusqu’à la fin 2022.
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Formation MCO-T au profit des FAMa

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Dans le cadre du partenariat militaire opérationnel (PMO), une formation sur la mécanique générale et la maintenance des véhicules au profit des forces armées maliennes (FAMa) a débuté mi-février à Gao. Chaque jeudi, pendant plusieurs heures, les mécaniciens du groupement tactique logistique GTD-LOG « Chambure» conduiront cette formation durant la totalité de leur mandat.

Ce jeudi, le lieutenant Julien, chef de section réparation mobilité du Sous Groupement de Maintenance Adapté au Théâtre (SGMAT) explique l’objectif de la formation conduite ce jour : « Nous travaillons ensemble dans le cadre du levage de ce véhicule très utilisé par les FAMa, afin de le mettre sur des supports et permettre sa réparation. Nous sommes face à une situation que nous pourrions rencontrer sur le terrain. »

Outre cette manœuvre lourde, l’entretien des véhicules est au cœur de ce partenariat. Lors de chaque opération, les FAMa doivent, en effet, être en capacité d’intervenir sur leurs véhicules et de les entretenir dans le but d’augmenter leur disponibilité technique, mise à mal par un terrain abrasif et rugueux. Le brigadier-chef Samuel, mécanicien spécialiste de l’entretien des véhicules en précise les particularités au Sahel. « En milieu désertique, l’entretien quotidien dévolu à l’utilisateur est indispensable pour le bon fonctionnement de la mécanique. Le sable est partout. Nous sommes amenés à intervenir régulièrement, notamment pour l’enlever. Nous leur apprenons par exemple à souffler minutieusement les filtres à air. Par cette action, l’utilisateur prévient les pannes, et lorsqu’elles surviennent, il doit les identifier rapidement afin d’éviter que le véhicule ne soit immobilisé longtemps du fait d’une panne lourde. » (…)
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Mali: attaque meurtrière contre les forces armées à Tarkint

C'est l'une des attaques les plus meurtrières contre l'armée malienne ces derniers mois dans le nord du Mali. De présumés jihadistes ont attaqué ce jeudi les positions de l'armée malienne dans la localité de Tarkint, dans la région de Gao. Une trentaine de militaires maliens ont été tués dans cette localité, notamment connue pour être le lieu de passage de nombreux trafics.

Avec notre correspondant à Bamako,

Les assaillants, quelques dizaines, qualifiés officiellement de terroristes, sont arrivés dans la localité de Tarkint, au nord de Gao, principale ville du nord du Mali, à moto et à bord de plusieurs véhicules. Ils ont rapidement, et sur trois fronts, pris pour cibles les positions de l’armée régulière. Des tirs nourris ont été entendus, selon les témoins. « Ce ne sont pas des attaques asymétriques, mais de véritables opérations militaires », explique un expert.

Le bilan des victimes est lourd dans les rangs des forces armées maliennes. Le bilan du côté des assaillants n’a pas été précisé. Généralement, les jihadistes repartent avec leurs morts et blessés.

Après l’attaque, les populations ont manifesté un élan de solidarité vis-à-vis de l’armée. Elles ont, d’après nos informations, participé à l’inhumation des corps, transportés à Bourem, au sud de Tarkint.

Tarkint est une localité stratégique pour les trafiquants de tout acabit, dérangés par la présence de l’armée malienne sur place.

Cette attaque est la plus meurtrière essuyée par l'armée malienne depuis quatre mois. Dans un contexte de grave détérioration sécuritaire à travers le Sahel, les opérations imputées aux jihadistes ont fait des dizaines de morts dans les rangs des forces de sécurité maliennes.
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Opération Barkhane: la Légion étrangère ratisse le Liptako Gourma dans des «conditions sommaires»

Opération Barkhane: la Légion étrangère ratisse le Liptako Gourma dans des «conditions sommaires» | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Les légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes opèrent depuis un mois au Sahel en totale autonomie. La situation jusque-là alarmante est-elle sur le poin
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Sahel : La force française Barkhane a "neutralisé" quatre rassemblements jihadistes en quelques jours

Sahel : La force française Barkhane a "neutralisé" quatre rassemblements jihadistes en quelques jours | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Lors d’une récente audition au Senat, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées [CEMA] a souligné que le Burkina Faso était en train de devenir le « deuxième homme malade de la région » sahélienne en raison de la progression de la menace jihadiste. Menace qui, si ce pays y succombe, risque de s’étendre ensuite vers le Ghana, la Côte d’Ivoire et le sud de Bamako.

« Le président Kaboré considère que le Burkina Faso utile est encore sous contrôle de l’état. Or, une zone de non-droit est en train de se constituer au nord du Burkina Faso, comme au nord de Niamey. Ces dernières semaines, les attaques les plus terribles au Burkina Faso ne se sont pas déroulées contre les armées burkinabè – qui ont déserté la zone – mais contre les populations mossies du nord du pays. […] Le risque d’une dégénérescence de la crise au Burkina Faso est donc très important », a en effet expliqué le général Lecointre.

D’où les récentes actions menées par Barkhane dans le nord de ce pays. Ainsi, entre les 2 et 3 mars, une opération conduite dans la province de l’Oudalan, sur la base de renseignements précis, a combiné frappes aériennes et assaut héliporté au sol contre un rassemblement de combattants de l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. L’État-major des armées [EMA] s’est refusé à en donner un bilan précis, se bornant à dire que « plusieurs terroristes » ont été « neutralisés », c’est à dire mis hors de combat.

« Neutraliser est un terme élégant pour dire qu’on les tue », avait précisé le général Lecointre, lors d’un entretien donné en juillet 2019 à CNEWS.

Deux jours plus tard, en coordination avec les forces maliennes et burkinabè, trois Mirage 2000D ont effectué des frappes aériennes contre un « vaste campement » jihadiste situé dans le nord du Burkina Faso, après l’exploitation de « renseignements à fin d’action ». Le fait que trois avions aient été engagés [contre généralement deux] peut donner une indication sur l’étendue ou l’importance du camp terroriste visé. L’EMA n’a pas donné le bilan de cette action.

Puis, le 9 mars, toujours dans le nord du Burkina Faso, une frappe, sans doute réalisée par un drone MQ-9 Reaper, a détruit un pick-up armé d’une mitrailleuse lourdes ainsi que des motos. « Plusieurs combattants terroristes » ont été « neutralisés » lors de cette intervention, indique l’EMA, toujours sans donner le détail des pertes subies par les jihadistes.

Par ailleurs, Barkhane a également conduit une opération dans le nord du Niger, en coordination avec les forces armées licales. « Capitalisant sur une manœuvre de renseignement conduite dans cette région où sévit l’EIGS, la force Barkhane a caractérisé un plot logistique terroriste sur lequel évoluaient de nombreux combattants armés », explique l’EMA. Une patrouille de Mirage 2000D a donc effectué une frappe, laquelle a été suivie par l’engagement au sol de commandos. Là encore, étant donné qu’il y avait de « nombreux » jihadistes dans la zone, on peut supposer que leurs pertes ont été importantes.

Dans son dernier point de situation, l’EMA rappelle que ces opérations visent à « accentuer la pression » sur les groupes armés terroristes [GAT] ainsi qu’à « les déstructurer, et leur dénier tout sentiment d’impunité dans cette région. »

Cela étant, des exactions sont encore ponctuellement commises. Comme le 9 mars, à Kourkanda, un village malien proche de la frontière avec le Burkina Faso.

« Vers le crépuscule, ils sont venus en petits groupes sur des motos, tous armés. Ils ont commencé à faire des tours à moto autour des petits villages. Ce n’est que vers 20 heures, le 9 mars, qu’ils ont commencé à attaquer les villages », a expliqué un responsable local à l’AFP. « Ils se sont ensuite regroupés et ont attaqué et incendié notre village », a-t-il ajouté. Et de préciser qu’il « il y a eu 10 morts » parmi les habitants. Pour le moment, on ignore si les assaillants appartenaient à un GAT ou s’ils ont agi pour des motifs communautaires.

Enfin, le 12 mars, plusieurs soldats nigériens ont été tués lors d’une attaque menée à Ayorou, près de la frontière avec le Mali, à 200 km au nord-ouest de Niamey. « Neuf soldats tombés sur le champ d’honneur. Tous les assaillants ont été neutralisés par une frappe aérienne », a indiqué une source sécuritaire.
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Mali : une Canadienne et un Italien enlevés au Burkina ont été retrouvés

Mali : une Canadienne et un Italien enlevés au Burkina ont été retrouvés | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Le couple avait été kidnappé en décembre 2018. Les deux jeunes gens se portent bien et devraient rejoindre prochainement leurs pays.
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BARKHANE : A Gao, les soldats bénéficient de soins aussi qualitatifs qu’en France !

BARKHANE : A Gao, les soldats bénéficient de soins aussi qualitatifs qu’en France ! | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Mise à jour : 28/02/2020

Le rôle 2 de Gao procure à Barkhane une totale autonomie capacitaire de prise en charge des blessés de guerre, grâce à ses équipes chirurgicales et de réanimation. Qu’ils soient anesthésistes réanimateurs, médecins urgentistes, orthopédistes ou viscéralistes, les 21 personnels qui y travaillent permettent une prise en charge immédiate du patient quelle que soit la gravité de sa blessure.

« Il existe deux endroits dans tout le Mali, où un scanner peut être réalisé : l’hôpital de Bamako et ici, au rôle 2 » nous explique l’adjudant Aissa, manipulateur en radiologie. Cet outil à la plus-value indéniable est installé dans un container de 20 pieds. Il permet au chirurgien d’affiner le diagnostic d’une blessure lorsque l’examen clinique seul ne suffit pas.

L’adjudant Aissa explique l’utilité d’une telle installation : « Les chirurgiens ici ont la capacité de maintenir en vie un patient, même si sa blessure est très grave. Néanmoins, en l’absence de radiologue, nous réalisons un scanner en 3 dimensions que nous pouvons transmettre en cas de doute à un spécialiste de l’hôpital Percy, à Paris, qui pourra en quelques heures nous permettre d’affiner le diagnostic et de réaliser une chirurgie si nécessaire. » Cette pratique, appelée la télémédecine, pour l’instant limitée aux examens radiologiques, est primordiale dans la prise en charge du patient pour lui assurer les meilleurs soins possibles.

« Pour un blessé français, une demande de diagnostic auprès de Paris est systématique » précise le colonel Jérôme, médecin-chef et anesthésiste réanimateur au rôle 2. Et ce, quelle que soit la situation du consultant : « en cas de blessure de guerre bien entendu, mais aussi lorsque le patient souffre de maux de tête, où bien lorsqu’il présente des problèmes de dos ». Quelle que soit la nature de la douleur, la télémédecine est utile pour compléter un diagnostic préétabli ou pour lever un doute. L’adjudant Aissa estime qu’une quinzaine cas par mois nécessitent l’avis de l’expert à Paris.

« Pour l’envoi d’un body-scan (des cervicales jusqu’au bassin, crâne inclus) cela prend environ deux heures » estime l’adjudant Aissa. Après transmission, le radiologue de garde à l’hôpital Percy livre son compte-rendu d’analyse. « Entre la réalisation d’examen et le résultat d’interprétation, il faut en moyenne compter un délai de quatre heures. » Un laps de temps incroyablement court vu la situation géographique particulière du lieu et la connexion internet sur zone, bien que le logiciel dédié soit d’une stabilité exemplaire.

« Grâce au scanner, on peut dire à nos soldats qu’on dispose ici, en plein milieu du désert, du même standard de soin qu’en métropole ! » explique le colonel Jérôme. Les armées françaises font de la santé de leurs soldats, une priorité absolue. Cela se traduit en termes d’investissements réalisés, d’infrastructures, et d’outils spécifiques comme la télémédecine.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.
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BARKHANE : Un mois d’engagement du groupement « Altor » dans le Liptako nigérien

BARKHANE : Un mois d’engagement du groupement « Altor » dans le Liptako nigérien | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Mise à jour : 05/03/2020

À l’occasion du Sommet de Pau, les dirigeants du G5 Sahel ont réaffirmé l’importance et la nécessité de l’opération Barkhane pour la stabilité du Sahel. A la demande du Président de la République, les Armées ont ainsi accentué leur effort dans la lutte contre les groupes armés terroristes dans la région dite « des trois frontières ».

Pour la force Barkhane, une partie de ces renforts a structuré un troisième groupement tactique désert (GTD), le GTD « Altor ». Armé principalement par les soldats du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP), ce groupement a été déployé fin janvier depuis la République de Côte d’Ivoire. Opérant depuis un mois dans le Liptako en autonomie, « Altor » a été engagé conjointement avec les forces armées nigériennes (FAN) pour lutter contre les groupes armés terroristes (GAT) qui sévissent dans cette région. Au cours de cet engagement exigeant, le GTD « Altor » a neutralisé plusieurs terroristes, et saisit de nombreuses ressources. Son action conjointe avec les unités nigériennes engagées à ses côtés aura par ailleurs permis de mettre pleinement en œuvre la stratégie de partenariat de combat de la force Barkhane.

« Nous étions basés en République de Côte d’Ivoire, en mission de courte durée et depuis Abidjan nous nous sommes préparés pour arriver en bande sahélo-saharienne, auprès de nos camarades de l’armée nigérienne », introduit le colonel de La Chapelle, chef de corps du 2e REP. « Ce déploiement s’inscrit dans la longue lignée des opérations conduites à partir des bases françaises des forces prépositionnées qui offrent une réactivité et une liberté d’action aux armées françaises ».

Partis le 14 janvier de Côte d’Ivoire, les soldats du GTD « Altor » sont ainsi engagés dans le Liptako nigérien afin de mettre les GAT sous pression. Leur action dans la durée a pour but de les isoler de leurs ressources, de dégrader leur logistique et de déstructurer leurs réseaux de commandement. « La particularité de notre groupement est notre présence continue en opération dans cette région du Sahel », explique le chef de corps, « nous ne sommes pas adossés à une base. Nous sommes déployés depuis plus d’un mois sur le terrain en autonomie. Les conditions sont sommaires et l’engagement exigeant, mais Altor, aux côtés des FAN, obtient des résultats ».

Le lieutenant-colonel Ousseini, commandant le 1er bataillon de marche des FAN, précise l’apport de cet engagement conjoint : « la coopération de l’armée nigérienne avec l’armée française se renforce, nous travaillons à l’échelle tactique sur le terrain. C’est particulièrement précieux dans la période que traverse cette région ».

Le GTD « Altor » et les forces nigériennes combinent des modes d’action très variés pour surprendre et harceler les GAT, de jour comme de nuit. Infiltrations, embuscades, contrôles de zone, opérations de ratissage et de fouilles, opérations héliportées, ont notamment permis de neutraliser plusieurs terroristes et de saisir de nombreuses ressources logistiques ainsi que de l’équipement de guerre comprenant des armes, des munitions, du matériel permettant la confection d’IED, des postes radios, un drone et de nombreux matériels militaires en tout genre.

En particulier, les 21 février et 23 février, le GTD « Altor » a neutralisé près d’une dizaine de combattants armés et détruit plusieurs motos en trois actions de combat menées dans cette région reculée.

Au terme d’un mois d’engagement, le GTD « Altor » aura directement participé à accentuer la pression voulue sur les GAT qui agissent dans la zone des trois frontières, en particulier contre l’état islamique au grand Sahara (EIGS).

Son action s’inscrit en complément de celles réalisées par les autres groupements tactiques désert de la force Barkhane, les forces armées partenaires et la force conjointe du G5-Sahel, qui ont obtenu des résultats significatifs ces dernières semaines dans cette région. Mais plus que cela, l’action conjointe menée par « Altor » aux côtés des FAN s’inscrit dans le partenariat de combat qui permet progressivement la montée en puissance des forces partenaires et qui concourt pleinement à l’objectif principal de la force Barkhane : mettre les groupes armés terroristes à la portée des forces partenaires.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.
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Terrorisme au Mali : la charia, "une ligne rouge" dans les négociations avec les jihadistes

Terrorisme au Mali : la charia, "une ligne rouge" dans les négociations avec les jihadistes | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Faut-il adopter la loi islamique, ou charia, au Mali ? C'est la délicate question qui fait débat dans ce pays, dans la perspective des négociations envisagées entre le gouvernement et certains groupes jihadistes. 
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Cinq soldats maliens tués à Mondoro, attaquée pour la troisième fois en 6 mois

Cinq soldats maliens tués à Mondoro, attaquée pour la troisième fois en 6 mois | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
u moins cinq soldats maliens ont été tués dimanche dans une attaque contre un check-point à Mondoro, une localité du centre du Mali déjà visée en septembre et le mois dernier par les jihadistes, a-t-on appris lundi de source militaire et locale.

"Au moins cinq militaires ont été tués dimanche à Mondoro lors d'une attaque jihadiste, les assaillants ont aussi subi des pertes", a déclaré à l'AFP, sans plus de précision, un officier de l'armée malienne basé à Mopti, chef lieu de la région.

Les assaillants ont "attaqué un check-point avant de le détruire" et ont "utilisé des lance-roquettes pour tirer sur les véhicules de l'armée garés", a indiqué un élu local.
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BARKHANE : Les groupements tactique « Altor » et « Centurion » en opération dans le Liptako malo-nigérien

BARKHANE : Les groupements tactique « Altor » et « Centurion » en opération dans le Liptako malo-nigérien | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Mise à jour : 27/02/2020

Le GTD 3 « Altor » opère depuis un mois dans le Liptako malo-nigérien, conjointement avec les forces armées nigériennes. Depuis le début de ce déploiement, la force Barkhane et les FAN ont neutralisé plusieurs terroristes et saisi aux GAT des ressources logistiques et du matériel de guerre.

Le 14 février, dans le nord du Liptako nigérien, le GTD « Altor » a effectué une vaste opération de fouille permettant la découverte plusieurs campements inoccupés par les groupes armés terroristes. Au cours de ce ratissage, une grande quantité de matériel de guerre a été saisie comprenant entre autre des munitions, du matériel permettant la confection d’IED, des drones, des postes radios etc. Au total ce sont deux plots logistiques qui ont été démantelés sur ce site.

Par ailleurs, les 21 février et 23 février, le GTD 3 a neutralisé 6 combattants armés et détruit 3 motos au cours d’actions menées contre les groupes opérant dans cette région reculée. Du matériel de guerre a pu être récupéré : des AK47, de nombreux chargeurs, et des moyens de transmissions.

L’action du GTD 3 « Altor » permet aux forces armées nigériennes d’évoluer avec confiance dans la région du Nord Niger.

En parallèle, du 12 au 23 février, le GTD 2 « Centurion » a mené une opération conjointe dans le Liptako malien, avec les forces armées maliennes (FAMA). Deux sous-groupements ont opéré avec trois sections FAMA dans une vaste région, utilisant des modes d’action variés pour surprendre l’ennemi. Raid blindé, ratissage, bouclage de zone ont permis la mise hors de combat de 3 terroristes, et la saisie d’armement et de ressources, notamment de l’essence et du matériel de vie en campagne.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupera bientôt environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.
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Le chef de file de l'opposition malienne porté disparu

Le chef de file de l'opposition malienne porté disparu | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Soumaïla Cissé, chef de file de l'opposition malienne, et onze membres de son équipe de campagne pour les élections législatives ont été portés disparus dans une région du nord du Mali en proie à la guérilla djihadiste.

Aucun d'entre eux n'a pu être joint depuis mercredi en fin d'après-midi, selon l’Union pour la république et la démocratie(URD), qui parle d'enlèvements. Ils étaient alors attendus à Koumaïra, dans la région de Tombouctou, où des extrémistes islamistes s'en prennent souvent à des cibles civiles et militaires.

Les élections législatives au Mali doivent avoir lieu dimanche, malgré l'épidémie de coronavirus. Les deux premiers cas maliens ont été signalés mercredi. Le scrutin, initialement prévu pour 2018, a été reporté à plusieurs reprises en raison de l'insécurité.


(Cheikh Diouara, Tiemoko Diallo et Paul Lorgerie, version française Jean-Philippe Lefief)
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Ops Monclar: 4 700 soldats franco-africains nettoient la zone des trois frontières

Ops Monclar: 4 700 soldats franco-africains nettoient la zone des trois frontières | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Selon l'EMA, du 3 au 23 mars, la force Barkhane, conjointement avec les forces armées maliennes (FAMa) et nigériennes (FAN), a conduit une opération baptisée Monclar dans la région des trois frontières.

"Cet engagement, inédit par le volume de forces engagées, a permis d’obtenir des résultats très significatifs concrétisés par la neutralisation d’un grand nombre de terroristes, et la destruction ou la saisie de très nombreuses ressources militaires", a précisé l'EMA.

Cette opération, dans laquelle Barkhane a engagé ses moyens terrestres et aériens, s’intégrait dans une action plus vaste menée avec la Force conjointe du G5-Sahel et les forces armées nigériennes (FAN). 1 700 soldats de la force Barkhane, 1 500 soldats et aviateurs de la Force conjointe du G5 Sahel et 1 500 soldats des forces armées nigériennes ont ainsi été engagés conjointement.

L'EMA précise que "cette concentration des efforts sans précédent, impliquant près de 5000 soldats, fait suite aux nombreuses opérations conduites depuis plusieurs mois en zone des trois frontières et traduit directement la volonté de la force Barkhane, de la FC-G5S et des armées partenaires d’exercer une pression forte contre les groupes armés terroristes, notamment l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS). Ces opérations ont ainsi concrétisé les efforts de synchronisation des plans souhaités depuis le sommet de Pau, permettant l’atteinte d’un niveau de coordination inédit entre les forces qui opèrent dans la région."

Au bilan, en près de trois semaines d’opération, la force Barkhane et les forces maliennes et nigériennes ont neutralisé "un grand nombre de terroristes" selon l'EMA qui n'a pas donné de chiffres.

Egalement, de très nombreuses ressources ont été saisies ou détruites, parmi lesquelles près de 80 motos, un pickup technical armé d’une mitrailleuse lourde, une très grande quantité d’armements, de munitions, de matériel nécessaire à la confection d’engins explosifs, et de matériel de guerre en tout genre.
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Beaucoup de questions après la libération d'un couple d'otages occidentaux retrouvé au Mali

Beaucoup de questions après la libération d'un couple d'otages occidentaux retrouvé au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Une Canadienne et son compagnon italien avaient été retrouvés le 13 mars dans le nord-est du pays.
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VIDEO - Redéploiement de l'armée reconstituée dans le nord du Mali

Lundi 10 février 2020, le premier bataillon de l'armée reconstituée prend le départ pour Kidal, dans le nord du Mali. Avec la MINUSMA, de Gao à Kidal, suivez le convoi de ce redéploiement qui constitue une avancée majeure pour le processus de paix. Des images exclusives.

Reportage: Hadama Diakite
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Dans le nord-est du Mali, le grand sentiment d’abandon des habitants de Ménaka

Dans le nord-est du Mali, le grand sentiment d’abandon des habitants de Ménaka | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Située dans la zone des trois frontières en proie aux attaques de l’Etat islamique au grand Sahara, la ville ne parvient pas à assurer à la population les services de base.
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Mali : Les jihadistes liés à al-Qaïda exigent le retrait des forces étrangères avant de discuter avec Bamako

Mali : Les jihadistes liés à al-Qaïda exigent le retrait des forces étrangères avant de discuter avec Bamako | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
En février, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a admis qu’il cherchait à établir un contact avec Iyad Ag Ghali, le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM], une organisation fédérant plusieurs organisations jihadistes liés à al-Qaïda.

« J’ai un devoir aujourd’hui et la mission de créer tous les espaces possibles et de tout faire pour que, par un biais ou un autre, on puisse parvenir à quelque apaisement que ce soit. Parce que le nombre aujourd’hui de morts au Sahel devient exponentiel. Et je crois qu’il est temps que certaines voies soient explorées », avait en effet expliqué M. Keïta, lors d’un entretien donné à RFI et à France 24.

Cette tentative de nouer un dialogue avec les responsables du GSIM avait été recommandée en mai 2019 par l’International Crisis Group. Mais établir un canal de discussion : encore faut-il avoir des choses à se dire pour, in fine, espérer trouver un terrain d’entente. D’où la question : quelles concessions les autorités maliennes seraient-elles prêtes à faire aux chefs jihadistes dans l’espoir de trouver un accord? Qui plus est, outre le fait de leur donner une certaine légitimité en les invitant à discuter, les groupes terroristes tiendraient-ils leurs engagements?

Aussi, en novembre, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA] avait jugé que nouer un dialogue avec les jihadistes serait « catastrophique ». Et d’ajouter : « Le point de vue qui est le mien, c’est qu’on ne peut pas faire preuve de cynisme et qu’on doit être constant dans l’effort. La France est là pour faire valoir une vision de la dignité de l’homme, de l’état de droit, de la démocratie qui, à mon avis, ne s’accommode pas de ce type de négociation. »

Cela étant, comme aurait dit M. de La Palice, il faut être au moins deux pour discuter. Et les chefs jihadistes concernés, à savoir Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, ont fait savoir que, s’ils sont disposés à dialoguer avec Bamako, ils mettent une condition. Comme les talibans en Afghanistan, ils exigent le retrait préalable des « forces étrangères » du Mali, donc de Barkhane et de la Mission des Nations unies [MINUSMA]. C’est en effet ce qu’a affirmé le JNIM dans une déclaration de deux pages, publiée par al-Zallaqa, sa branche médiatique.

« Nous sommes prêts à engager des négociations avec le gouvernement malien, dont le président a annoncé son souhait de négocier avec [le JNIM] afin de discuter des moyens de mettre fin au conflit sanglant entré dans sa septième année à cause de l’invasion des croisés français », est-il affirmé dans cette déclaration, intitulée « Concernant les appels à négociations ».

« Nous n’avons pas d’autre condition préalable pour prendre part à ces négociations » si ce n’est « la fin l’occupation raciste et arrogante des croisés français », poursuit le JNIM. Et ce dernier d’insister : « Il ne saurait être question de négociations à l’ombre de l’occupation avant le départ du Mali de toutes les forces françaises et de ceux qui les suivent. »

Aussi, estime le groupe jihadiste, qui dit se faire « l’avocat » de la population malienne, Bamako « devrait […] déclarer ouvertement la fin de la présence de Barkhane et des troupes de la MINUSMA sur son territoire ». Quant au contenu des discussions qu’il pourrait avoir avec les autorités maliennes, le JNIM ne fait guère mystère de ses intentions. « Toutes les bonnes choses sont dans la charia [loi islamique] », avance-t-il.

Quoi qu’il en soit, il est hors de question pour Paris de céder à ce type de chantage. « Iyad [Ag Ghaly] reste un membre éminent de la hiérarchie d’al-Qaïda, donc à partir du moment où al-Qaïda reste notre ennemi, Iyad reste notre ennemi. Son statut n’a pas changé et son positionnement, à ma connaissance, n’a pas changé non plus », a récemment fait valoir un conseiller de l’Élysée, lors d’une rencontre avec l’Association de la presse diplomatique.

Par ailleurs, la condition posée par le JNIM est inacceptable pour les autorités maliennes dans la mesure où un départ de la force Barkhane, de l’EUTM Mali et de la MINUSMA les mettraient dans une position de faiblesse.
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« Barkhane » dit éliminer au Sahel une centaine de combattants par mois

« Barkhane » dit éliminer au Sahel une centaine de combattants par mois | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Les sources militaires françaises assurent que le dialogue annoncé par Bamako avec les chefs djihadistes ne change rien au rythme des opérations.
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Ces prévôts français qui forment les gendarmes maliens à Gao (reportage)

Ces prévôts français qui forment les gendarmes maliens à Gao (reportage) | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
C’était une nouveauté, ce mercredi 26 février 2020. Des prévôts de la force Barkhane ont réalisé une première formation à la gendarmerie de Gao, au Mali.
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British forces to join counterterrorism operations in Mali

British forces to join counterterrorism operations in Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
British forces are set to be deployed to war-torn Mali. They will join the United Nations operation in the country
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Les légionnaires du GTD Altor ont mis hors de combat une dizaine d'insurgés au Mali

Les légionnaires du GTD Altor ont mis hors de combat une dizaine d'insurgés au Mali | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Selon l'EMA, le tactique désert (GTD) "Altor" a neutralisé près d’une dizaine de combattants armés et détruit plusieurs motos en trois actions de combat menées entre le 21 et le 27 février.

Ce GTD (le 3e du théâtre sahélien) a été constitué avec les soldats du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) partis en janvier de Côte d’Ivoire et déployés fin janvier au Mali.

"Opérant depuis un mois dans le Liptako en autonomie, le GTD "Altor" a été engagé conjointement avec les forces armées nigériennes (FAN) pour lutter contre les groupes armés terroristes (GAT) qui sévissent dans cette région. Leur action dans la durée a pour but d’isoler les groupes terroristes de leurs ressources, de dégrader leur logistique et de déstructurer leurs réseaux de commandement. Le GTD « Altor » et les forces nigériennes combinent des modes d’action très variés pour surprendre et harceler les groupes armés terroristes, de jour comme de nuit. Infiltrations, embuscades, contrôles de zone, opérations de ratissage et de fouilles, opérations héliportées, ont notamment permis de neutraliser plusieurs terroristes et de saisir de nombreuses ressources logistiques ainsi que de l’équipement de guerre comprenant entre autres des armes, des munitions, du matériel permettant la confection d’IED, des postes radio, un drone et de nombreux matériels militaires en tout genre", a précisé l'EMA dans son point de situation de ce jeudi.
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Au Mali, six soldats tués à Mondoro, attaquée pour la troisième fois en six mois

Au Mali, six soldats tués à Mondoro, attaquée pour la troisième fois en six mois | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Les habitants redoutent que les militaires abandonnent le camp de la ville, frontalière du Burkina, ouvrant la voie au contrôle par les djihadistes d’une zone plus vaste.

Six soldats maliens ont été tués et 10 blessés, dimanche, dans une attaque de présumés djihadistes à Mondoro, une localité du centre du Mali déjà visée en septembre 2019 et en février, a indiqué lundi 2 mars l’armée malienne. Les Forces armées maliennes (FAMA) « déplorent 6 morts, 10 blessés et des engins endommagés » lors de cette attaque, qui a eu lieu vers 22 heures, a indiqué l’armée sur Twitter.

Lors de leur riposte, « les FAMA ont détruit deux colonnes de véhicules et de motos terroristes », ainsi que « deux sites de regroupement des terroristes ». « Les frappes aériennes déclenchées dans la nuit ont permis de vite infliger d’importantes pertes humaines et matérielles chez les groupes armés terroristes (GAT) », selon la même source.

Les assaillants ont « attaqué un check-point avant de le détruire » et ont « utilisé des lance-roquettes pour tirer sur les véhicules de l’armée garés », a indiqué à l’AFP un élu de Mondoro.« Les échanges de tirs ont duré environ une heure », puis « l’aviation malienne est venue pour bombarder les positions des djihadistes. Je ne connais pas le nombre de djihadistes tués, mais il y a des victimes », a ajouté cet élu s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Une association locale s’est inquiétée lundi d’un possible départ des militaires de Mondoro, où un soldat avait été tué et trois blessés le 14 février. Le camp de Mondoro, ainsi que celui de Boulkessi, proches de la frontière avec le Burkina Faso, avaient déjà été frappés en septembre 2019 par une double attaque djihadiste durant laquelle au moins 40 soldats avaient été tués.
« Tout le cercle de Douentza »

« Selon des informations, des militaires menacent de quitter Mondoro après l’attaque. S’ils mettent à exécution cette décision, les terroristes vont prendre le contrôle non seulement de Mondoro, mais de tout le cercle de Douentza », a déclaré à l’AFP Oumar Ongoïba, un responsable de l’Association pour le développement de Mondoro (ADM), en soulignant le caractère stratégique de la zone.

L’attaque de septembre contre Mondoro et Boulkessi, l’un des plus graves revers de l’armée malienne depuis des années, avait été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaida, avec lequel le président malien Ibrahim Boubacar Keïta envisage notamment de négocier.

Le Mali est confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et djihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales.

Parties du nord du pays, les violences se sont propagées au centre et aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

Le Monde avec AFP
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Le chef de la diplomatie malienne désavoue les propos sur la Légion étrangère tenus par son ambassadeur en France

Le chef de la diplomatie malienne désavoue les propos sur la Légion étrangère tenus par son ambassadeur en France | GUERRE AU MALI - FRENCH MILITARY OPERATIONS IN MALI | Scoop.it
Il ne voulait pas user de la langue de bois et parler franchement… Mais sans doute a-t-il parlé à la légère en stigmatisant la Légion étrangère lors d’une audition au Sénat… En effet, accusant les légionnaires français de se livrer à de mauvais penchants dans les rue de Bamako, l’ambassadeur du Mali en France, Toumani Djimé Diallo, s’est attiré les foudres du ministère des Armées, du Quai d’Orsay et de sa propre hiérarchie.

Et pour cause. Depuis 2014, les militaires de la force française Barkhane, ne sont plus présents dans la capitale malienne. Et fortiori les légionnaires. Ces derniers « n’ont jamais été stationnés à Bamako, ils n’ont pas vocation à y aller et n’ont ni quartier libre ni temps de repos hors des bases opérationnelles » de Barkhane, avait immédiatement réagi l’État-major des armées [EMA].

Le cabinet de la ministre des Armées, Florence Parly, a accusé le diplomate de « propager de fausses accusations ». Et d’insister : « Cette mise en cause est non seulement fausse mais inacceptable. Inacceptable et indécente quand la France s’est résolument engagée pour combattre les groupes terroristes qui menacent les populations du Sahel. »

Puis, M. Diallo a ensuite été convoqué au ministère français des Affaires étrangères pour qu’il s’explique sur ses propos. D’ailleurs, à Bamako, on a fort peu goûté les accusations portées à l’encontre des légionnaires français.

Le gouvernement malien a ainsi décidé de rappeler son ambassadeur et d’envoyer à Paris Tiébilé Dramé, son ministre des Affaires étrangères, afin d’arrondir les angles et de renforcer « les relations d’amitié et de coopération » entre le Mali et la France.

Étant donné que M. Diallo avait tenu les propos qui lui sont reprochés au Sénat, le chef de la diplomatie malienne a été reçu, ce 28 février, par Gérard Larcher, le président de la Haute Assemblée, ainsi que par Christian Cambon, le président de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées.

Ainsi, à cette occasion, est-il indiqué dans un communiqué du Sénat, « le président Larcher a vivement condamné les propos de l’ambassadeur malien, qui reposent sur des contre-vérités et ne servent qu’à alimenter des campagnes de communication contre la France, qui font le jeu des groupes terroristes. »

« En combattant les groupes terroristes qui menacent les populations locales, aux côtés des armées des pays du G5 Sahel et au péril de leur vie, les militaires français font honneur à la Nation. Ils assurent aussi notre protection à tous », a encore affirmé M. Larcher.

Selon ce communiqué, M. Tiébilé Dramé a « désavoué les propos tenus par son ambassadeur », souligné que « le sang des jeunes Français irriguait l’amitié entre la France et le Mali » et rappelé « la reconnaissance du président Ibrahim Boubacar Keïta et de l’ensemble des autorités maliennes à l’égard des efforts déployés par la France, au Mali et dans l’ensemble de la zone du G5 Sahel. »

Enfin, le ministre malien s’est dit prêt à intervenir devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées pour « réaffirmer, sans ambiguïté, l’amitié qui unit le Mali à la France. »
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