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Bernadette Cassel
October 15, 2024 1:37 PM
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Les larves de crabes, oursins et autres araignées, se dispersent au gré des courants, ce qui conditionne leur survie… et la gestion des ressources halieutiques. Céline Barrier Doctorante contractuelle en modélisation en écologie marine, Université de Corse Pascal-Paoli Publié: 14 octobre 2024, 16:03 CEST [...] Le crabe bleu : un envahisseur en expansion Le crabe bleu (Callinectes sapidus), originaire des côtes atlantiques américaines, représente une menace croissante pour les écosystèmes méditerranéens. Ce crustacé invasif, désormais présent dans de nombreuses lagunes, perturbe les écosystèmes en menaçant des espèces locales comme le crabe vert ou l’anguille. Opportuniste et compétitif, il se reproduit rapidement et consomme les ressources du milieu. Cependant, dans certains pays, comme l’Italie ou la Croatie, le crabe bleu a été intégré aux pratiques de pêche, devenant ainsi une nouvelle source de revenus. En modélisant la dispersion larvaire sur une période de 10 ans, nos recherches en cours montrent que les larves de crabe bleu empruntent des routes régulières reliant la Tunisie, la Sicile, la Corse et la mer Ligure. Certaines trajectoires présentent peu de variation sur la période étudiée, ce qui indique un phénomène récurrent. La récurrence de la connectivité pourrait ainsi devenir une métrique pertinente à considérer dans les mesures de gestion. De plus, certaines zones, comme le golfe du Lion, jouent un rôle de réservoirs larvaires, contribuant non seulement au maintien des populations locales, mais aussi à la colonisation de nouvelles zones. La grande araignée de mer : une espèce en déclin La grande araignée de mer (Maja squinado) est un autre crustacé emblématique de la Méditerranée. Cependant, elle a disparu de certaines régions, notamment des îles Baléares. En Corse, les populations sont encore présentes, mais elles déclinent chaque année. De fait, mes simulations montrent une faible connectivité entre les zones de pêche des Baléares et celles des côtes espagnoles, ce qui complique le repeuplement dans ces régions. En revanche, la connexion entre la Corse et la Sardaigne reste forte, en partie grâce aux courants marins qui permettent des échanges réguliers de larves. Ces résultats mettent en évidence l’importance des courants marins dans la connectivité entre les habitats et soulignent la nécessité de protéger les zones de reproduction pour éviter une dégradation supplémentaire des populations. [...] Image : Larve d'araignée de mer âgée de dix jours. Crédit : Stella Mare / Università di Corsica / CNRS Images
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Bernadette Cassel
December 15, 2023 12:56 PM
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Mouches, guêpes, papillons, mille-pattes… les insectes et autres arthropodes découverts au cours d’une récente campagne d’exploration scientifique «de grande ampleur» permettront une meilleure connaissance des invertébrés. par LIBERATION et AFP publié aujourd'hui à 18h00 "Douze nouvelles espèces d’arthropodes terrestres, essentiellement des insectes, qui n’avaient encore jamais été inventoriées par les scientifiques, viennent d’être découvertes en Corse, a annoncé vendredi le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)*. Dans le cadre d’un programme d’exploration de la biodiversité terrestre et maritime appelé «La Planète Revisitée», conduit de 2019 à 2021 par le MNHN, en partenariat avec la Collectivité de Corse et l’Agence française pour la biodiversité, 43 scientifiques académiques et naturalistes ont recensé au total plus de 3 900 espèces d’insectes et autres arthropodes, sur une vingtaine de sites de l’île de Beauté. La nouvelle moisson comprend huit mouches, deux guêpes, un papillon et un mille-pattes, détaille Julien Touroult, directeur du centre d’expertise et de données sur le patrimoine naturel «PatriNat», et coordinateur du volet terrestre du programme d’exploration scientifique. «Certaines de ces espèces ne sont pas très rares, elles n’étaient juste pas étudiées. On peut les retrouver partout en Corse», explique l’entomologiste du MNHN, à l’instar du Sphinx du pin de Corse, grand papillon d’apparence très proche de ses voisins du continent. «L’île a été moins étudiée que le continent européen» Ces découvertes ont été réalisées dans les montagnes et les marais du littoral de l’île, en combinant des «études morphologiques, des techniques modernes de séquençage d’ADN et la pose de pièges d’interception qui capturent tous les insectes», détaille le chercheur. Dans certains groupes peu étudiés, le défi était de réussir à les collecter, les trier et les observer en mobilisant les meilleurs experts d’Europe. C’est le cas des diptères (mouches), pour lesquels huit espèces nouvelles pour la science et 70 premiers signalements en Corse ont été publiés. En tout, quelque 148 espèces d’insectes «déjà connues ailleurs» sont signalées pour la première fois sur l’île. «On est certains qu’elles existaient depuis très longtemps en Corse. L’île héberge des espèces particulières mais a été moins étudiée que le continent européen», d’où cette campagne d’exploration scientifique «de grande ampleur», souligne Julien Touroult, dont les résultats détaillés sont à retrouver dans les pages du Bulletin de la Société entomologique de France publié ce vendredi. Les scientifiques et naturalistes ont produit plus de 31 000 données d’observation au cours de l’opération, qui «permettront une meilleure connaissance des invertébrés pour orienter la gestion des milieux naturels», souligne le Muséum. Selon l’inventaire national du patrimoine naturel en 2023, 10% (202 456 sur 2 106 030) des espèces décrites dans le monde sont présentes en France." - La Planète Revisitée en Corse 2019-2021 : un grand inventaire de la biodiversité négligée dans une île méditerranéenne / Our Planet Reviewed in Corsica 2019-2021: a large-scale survey of neglected biodiversity on a Mediterranean island - Bulletin de la Société entomologique de France, 15.12.2023 https://lasef.org/wp-content/uploads/BSEF/128-4/2285_Touroult_et_al.pdf
------- NDÉ Alerte presse MNHN → Plus de 150 espèces découvertes en Corse dont 12 nouvelles pour la science ajoutées dans l'inventaire du patrimoine naturel !, 15.12.2023 https://www.mnhn.fr/fr/alerte-presse/plus-de-150-especes-decouvertes-en-corse-dont-12-nouvelles-pour-la-science-ajoutees "... Cette étude approfondie d’espèces souvent négligées recense plus de 3 900 espèces d’arthropodes terrestres au total, dont 12 espèces sont décrites comme nouvelles pour la science et 148 constituent des premiers signalements pour l’île de Beauté d’espèces déjà connues ailleurs. Certaines découvertes ont été facilitées par les techniques modernes de séquençage d’ADN : c’est le cas du Sphinx du pin de Corse, grand papillon d’apparence très proche de ses voisins du continent. Dans certains groupes peu étudiés, le défi est de réussir à les collecter, les trier et les observer en mobilisant les meilleurs experts d’Europe. C’est le cas des Diptères (mouches), pour lesquels huit espèces nouvelles pour la science et 70 premiers signalements de Corse ont été publiés." (...) ------- Illustrations - Le Sphinx du pin de Corse (Hyloicus corsica Haxaire, Melichar & Rougerie, 2023), espèce nouvelle pour la science découverte après l’étude morphologique et génétique des spécimens issus du programme La Planète Revisitée en Corse.
Crédit : Rodolphe Rougerie - Diptère nouveau Tachydromia corsicana Grootaert, n. sp. (Alta Rocca)
Crédit : René Ong - Micro-hyménoptère Mymaromma anomalum (Blood & Kryger), mâle, Carrataghju près de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Longueur : 0,7 mm
Crédit : Sergio Álvarez-Parra via INPN - Actualités - La faune de Corse revisitée : plus de 150 espèces nouvelles pour l’île ajoutées dans l’inventaire du patrimoine naturel https://inpn.mnhn.fr/actualites/lire/15301/la-faune-de-corse-revisitee-plus-de-150-especes-nouvelles-pour-l-ile-ajoutees-dans-l-inventaire-du-patrimoine-naturel
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Bernadette Cassel
July 14, 2023 2:11 PM
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LETTRE DE LA PLANÈTE. L’espèce, originaire de l’est des États-Unis, constitue une menace pour la biodiversité et l’économie des lagunes méditerranéennes. L’État et les scientifiques sont mobilisés. Callinectes sapidus
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Bernadette Cassel
June 21, 2024 9:58 AM
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Si la lutte biologique a su faire ses preuves, utiliser un prédateur pour réguler une espèce invasive n’est pas toujours sans conséquence sur les écosystèmes, et peut même s’avérer contre-productif. par Sascha Garcia publié le 18 mai 2024 à 10h07 "Entre les premiers dégâts de la mouche invasive Drosophila suzukii, constatés sur des cerises françaises en 2010, et l’introduction intentionnelle de son prédateur naturel pour la combattre, il s’est écoulé treize ans. Plus d’une décennie durant laquelle les scientifiques de l’équipe Recherche et développement en lutte biologique de l’Inrae ont tenté de trouver l’insecte idéal qui viendra réguler naturellement les populations de la drosophile du cerisier, plutôt que d’utiliser des pesticides. Une démarche étayée et minutieuse, qui a nécessité l’accord des autorités. Malgré tout, le coresponsable de ce groupe de recherche Nicolas Borowiec concède auprès de Libération : «Il y a un écart entre ce que l’on observe au laboratoire dans des conditions artificielles et contrôlées, et ce qu’il se passe dans la nature.» «Mesurer la balance des coûts et des bénéfices» Si l’introduction volontaire d’un parasitoïde venu d’Asie constitue un espoir pour sauver la filière cerise en France et qu’elle est très encadrée, la lutte biologique peut parfois virer au cauchemar. Ce fut le cas en Australie, avec une espèce devenue aujourd’hui le symbole d’une introduction volontaire qui a mal tourné : le crapaud buffle. Importé en 1935 pour combattre un scarabée qui attaquait les champs de canne à sucre, l’amphibien a proliféré dans le nord du territoire, devenant une espèce exotique envahissante particulièrement problématique pour la faune sauvage australienne. «L’espèce était beaucoup trop généraliste, se désole Nicolas Borowiec. C’est pour cela que l’on utilise désormais des spécialistes [des prédateurs qui ne s’attaquent pas à d’autres espèces, ndlr]. On évite ce genre de dérives.» Encore aujourd’hui, le pays n’a pas réussi à se débarrasser du crapaud buffle, qui pourrait provoquer l’extinction du dasyure, un petit marsupial. L’île de la Réunion a elle aussi connu des déboires avec l’introduction, en 2007, d’une guêpe originaire d’Indonésie, surnommée «mouche bleue». L’objectif était de combattre la prolifération de la vigne marronne, une ronce dont elle raffole et qui gênait randonneurs et agriculteurs. L’expérience est concluante. Sauf que l’insecte ne s’est pas limité à sa cible d’origine : cette guêpe serait entrée en concurrence avec les abeilles en butinant les fleurs. Les apiculteurs de l’île et le conseil régional dénoncent alors une «catastrophe écologique» et réclament des comptes au gouvernement. Des analyses poussées sont effectuées, et concluent que les répercussions sur les abeilles sont en réalité assez minimes comparées aux bénéfices apportés sur la vigne marronne. Depuis, la France redouble d’attention et a durci les conditions d’introduction d’organismes vivants. «Il faut mesurer la balance des coûts et des bénéfices avant l’introduction d’un insecte exotique dans la nature», martèle Nicolas Borowiec qui mène systématiquement des années d’études en laboratoire en amont. Et de rappeler un exemple ayant particulièrement bien fonctionné : en 2011, son équipe a introduit un parasitoïde pour lutter contre le cynips du châtaignier, un insecte ravageur de cette culture. «Après dix ans, les populations se sont complètement régulées», assure le scientifique. L’échec de l’acclimatation Le recours à cette méthode nécessite donc de la prudence et des analyses approfondies. Sur son site Internet, le muséum national d’Histoire naturelle avertit : «Si la lutte biologique semble intéressante, elle peut provoquer une invasion supplémentaire et déstabiliser encore plus l’écosystème d’accueil. On a ainsi renoncé à favoriser l’infection du frelon asiatique par un ver, car il n’est pas assez efficace pour menacer les colonies et il peut aussi parasiter d’autres espèces comme les bourdons.» L’autre risque, moins dramatique, c’est l’échec de l’acclimatation. Certaines introductions d’espèces exotiques en France, notamment contre le carpocapse de la pomme, un papillon ravageur, ou la mouche de l’olive, n’ont rien donné. Les prédateurs n’ont jamais été retrouvés dans la nature, et les espèces invasives continuent de proliférer. Une perte de temps et de moyens, que redoutent les chercheurs, toujours en quête d’une alternative durable aux pesticides." ------
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Bernadette Cassel
September 9, 2023 1:11 PM
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Saccageant les filets de pêche, le redoutable prédateur venu d’Amérique du Nord dévore poissons et coquillages. Consommer sa chair rose, prisée en Asie, permettrait de contenir l’invasion, à condition d'éviter une exploitation intensive. par Caroline Marcelin, à Ajaccio publié le 5 septembre 2023 à 6h26 [Image] Originaire du littoral nord-américain, le crabe bleu perturbe l’équilibre écologique en Corse. (Raphaël Poletti/Libération) Callinectes sapidus
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Bernadette Cassel
June 11, 2023 12:38 PM
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L’étang de Canet-en-Roussillon est envahi depuis plusieurs années. Le crabe bleu dévore presque tout sur son passage, même l’effort de pêche local. Par Gael Camba • Mise à jour: 04/04/2023 "Une étude scientifique a été lancée pour étudier l’espèce, mais pour l’instant, la seule solution pour le réguler est la pêche. Comme le crustacé a bon goût, les restaurateurs de la région envisagent de développer sa consommation." (...) [Image] Venu de la côte Est américaine, le crabe bleu envahit l'étang de Canet-en-Roussillon et détruit tout sur son passage. - Tous droits réservés PAUL J. RICHARDS / AFP Callinectes sapidus
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