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June 17, 12:47 PM
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Chenilles processionnaires du chêne : des pullulations exceptionnelles observées dans la moitié nord de la France

Chenilles processionnaires du chêne : des pullulations exceptionnelles observées dans la moitié nord de la France | EntomoNews | Scoop.it
L’insecte semble proliférer à grande échelle et dans plusieurs régions de manière cyclique, sans que les causes soient encore connues. Ce phénomène pose des risques pour la santé humaine et celle des animaux domestiques.

 

Par Perrine Mouterde

Publié hier à 15h00, modifié hier à 16h19

 

Extrait :

 

"... Actuellement, ce sont bien les processionnaires du chêne qui posent problème, la période à risque pour cette espèce s’étalant de mai à août. Ces larves de papillons sont naturellement présentes sur l’ensemble du territoire, là où il y a des chênes, souvent de manière très discrète et à des niveaux d’abondance faibles. Ces insectes font l’entièreté de leur cycle sur l’arbre et fabriquent leur nid duveteux sur les troncs, d’où elles sortent pour aller se nourrir dans les feuilles.

 

Les causes des pullulations actuelles restent largement mystérieuses. Chercheur en entomologie forestière et biologie des populations à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Jérôme Rousselet a analysé les données collectées par le département de la santé des forêts du ministère de l’agriculture depuis 1989. « Sur presque quarante ans, il apparaît que l’espèce fait des pullulations cycliques tous les dix ans environ, explique-t-il. Il y a eu des gros pics en 1996, en 2007-2009 puis en 2019-2020, et la période de latence dure entre quatre et six ans. On pourrait attendre le début d’une nouvelle pullulation autour de 2027, à plus ou moins un ou deux ans. »

 

Si une nouvelle période de pullulation se déclarait pendant quelques années, la région Grand-Est, où les populations ont toujours été très importantes, serait certainement concernée. Les données recueillies sur quarante ans montrent par ailleurs que l’abondance globale de ces insectes a progressivement augmenté dans les régions du nord de la France, hors Grand-Est."

 

image : Chenilles processionnaires du chêne en Lorraine, le 3 mars 2022. RÉGIS CAVIGNAUX/BIOSPHOTO

Bernadette Cassel's insight:

 

 

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March 19, 2023 3:05 PM
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Les chenilles processionnaires : des chenilles urticantes à ne pas toucher ni approcher !

Les chenilles processionnaires : des chenilles urticantes à ne pas toucher ni approcher ! | EntomoNews | Scoop.it
Mars constitue le pic d’exposition aux poils urticants des chenilles processionnaires du pin. Que faut-il savoir sur cette larve favorisée par le changement climatique ? Comment s’en protéger ?

 

Sandra Sinno-Tellier

Médecin de santé publique, spécialisée en épidémiologie et en toxicologie, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

 

Publié: 9 mars 2023, 19:42 CET

 

"Tous les ans, les chenilles processionnaires refont l’actualité – et ce de plus en plus tôt, et désormais dans toute la France. Classées nuisibles depuis avril 2022 (Décret n°2022-686), ces larves de papillons de nuit prolifèrent au point de menacer la santé humaine voire la flore, en provoquant notamment la défoliation des arbres qu’elles colonisent. Le danger provient de leurs poils, très urticants pour l’humain comme l’animal.

 

Il existe deux espèces en France ayant un impact sur la santé humaine : la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pytiocampa) et la processionnaire du chêne (T. processionea). La première colonise des résineux de la famille des pins (pin sylvestre, pin noir, cèdre de l’Atlas…) et la seconde des feuillus de la famille des chênes (chêne sessile, chêne pédonculé…)."

(...)

 

[Image] Carte des remontées d’observations des processionnaires du pin et du chêne en France métropolitaine entre 2007 et 2021. Sources : INRAE, DSF, ARS et Réseau FREDON

 

 

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July 24, 2021 1:30 PM
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La chenille processionnaire du chêne pourrait être déclarée comme une espèce nuisible afin d'améliorer et accélérer la lutte contre sa prolifération

La chenille processionnaire du chêne pourrait être déclarée comme une espèce nuisible afin d'améliorer et accélérer la lutte contre sa prolifération | EntomoNews | Scoop.it
Proposition de loi nº 4348 visant à améliorer et à accélérer la lutte contre la prolifération de la chenille processionnaire du chêne

 

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 juillet 2021.

 

La chenille processionnaire du chêne est une larve (qui passe conséquemment par l’état de papillon) qui est très connue dans l’est de la France par son mode de déplacement : en procession. Cousine éloignée de la chenille processionnaire du pin, cette espèce d’insecte touche plus particulièrement le quart nord‑est de notre pays, en provenance de Belgique notamment.

 

Et malgré plusieurs alertes sur les risques sanitaires du développement et de la prolifération de cet insecte nuisible, aucune loi ni aucun règlement n’a permis de contenir ce problème sectoriel et durable.

 

Le cycle de vie de la processionnaire du chêne est classique, en ce sens qu’il est identique au cycle de développement de toutes les chenilles.

 

La première phase est celle où l’insecte est encore un papillon. À ce stade, les actions sont plutôt difficiles puisque les papillons sont discrets. La seconde phase est le stade larvaire : et à ce niveau, la chenille processionnaire connaît six stades larvaires (les poils urticants apparaissent en règle générale au troisième stade larvaire). Il est déjà trop tard pour agir, les premiers effets sur l’Homme et sur l’animal se faisant ressentir. Enfin, le troisième stade est celui de la phase nymphale : les chenilles se transforment petit à petit en chrysalides.

 

La chenille processionnaire du chêne présente beaucoup de risques d’ordre sanitaire : pour l’homme, pour les animaux, et pour l’arbre en lui‑même. L’invasion plus que massive de cette espèce en premier lieu au sein des forêts, mais aussi au sein des villes aujourd’hui, est un vrai sujet d’inquiétude.

 

Concernant les risques pour l’homme, la processionnaire du chêne développe au cours de son troisième stade larvaire des poils urticants qui conduisent à plusieurs pathologies : irritations de la peau, urticaires, allergies, difficultés respiratoires, infections oculaires. Les poils urticants de la chenille, très volatiles, s’introduisent dans les orifices de la peau ou dans les voies respiratoires et en se brisant par friction, libèrent une toxine qui déclenche ce phénomène urticant.

 

Les dernières études de terrain de l’Observatoire des forêts, qui datent du début de l’épidémie de chenilles processionnaires à 2017 dans la région Grand Est, prévoient une année 2021 encore plus difficile pour les français, que l’année 2020.

 

Rappelons également que les poils urticants des chenilles processionnaires du chêne ont une durée de vie indépendante de celle de l’insecte. Ces derniers restent dangereux de dix‑huit mois à deux ans selon les services de l’Office national des forêts (ONF).

L’insecte représente aussi un danger pour l’animal puisque les conséquences sont identiques, avec un moyen de contrôle bien plus restreint. Les animaux tels que les chiens, les chats, les lapins, les cervidés en voulant se nourrir ou simplement jouer, peuvent avaler l’insecte et les conséquences peuvent être désastreuses. À titre d’exemple, un chien qui, en voulant soulager ses démangeaisons suite au contact avec les poils d’une processionnaire, se lèche, peut être atteint à la langue. Et s’il n’est pas traité rapidement, risque une nécrose de la langue, qui pourra l’empêcher de se nourrir et donc entraîner sa mort.

 

Il y a aussi un danger pour la forêt en elle‑même. La chenille processionnaire du chêne participe en effet au phénomène de défoliation des chênes, c’est‑à‑dire qu’elle fait perdre à l’arbre ses feuilles (en se nourrissant) et provoque un ralentissement de la croissance de l’ensemble des arbres atteints, qu’ils soient jeunes ou adultes. Bien sûr, l’insecte ne participe pas directement à la mort des arbres cibles. Mais la défoliation répétée des arbres, additionnée à d’autres phénomènes en lien direct avec le réchauffement climatique – manque d’eau, canicule, appauvrissement des ressources – contribuent à leur affaiblissement et les rendent plus accessibles aux attaques d’autres espèces de parasites tels que le scolyte ou à différentes maladies qui touchent aujourd’hui les forêts.

 

Outre un risque de santé publique, il existe aussi un risque écologique pour nos forêts qui vont subir de grosses pertes au sein des populations de chênes, dans les prochaines années.

La prolifération des processionnaires du chêne, qui cause la disparition des chênes, a des conséquences importantes en matière économique : après plusieurs défoliations, les arbres perdent de la valeur. Et la raréfaction de ces espèces d’arbres ne fait qu’augmenter le prix de vente qui devient moins attractif pour les exploitants.

 

Les pertes économiques sont grandes. Pour les collectivités territoriales, notamment les communes rurales, le budget « forêt » représente une grande part des recettes communales. Pour les exploitants et forestiers privés, les conséquences sont quasiment identiques.

 

Les processionnaires du chêne ne sont pas aujourd’hui reconnues comme des espèces nuisibles, et les moyens de lutte contre la prolifération de l’insecte sont presque inexistants. Il est d’ailleurs à la charge des collectivités territoriales et des particuliers de répondre par euxmêmes à la lutte et à l’éradication de ce nuisible dès lors qu’il met en cause la santé des français.

 

Les moyens de lutte actuellement en place s’avèrent méconnus ou peu efficaces. Compter sur la venue en masse des mésanges à col bleu est utopique : combien faut‑il de mésanges pour consommer l’ensemble des espèces d’une seule forêt ? Les mesures préventives sont nécessaires mais ne luttent pas aujourd’hui assez efficacement. La lutte biologique est la solution qui s’avère être la meilleure en matière d’anticipation. Mais les risques pour les autres espèces animales sont aujourd’hui inconnus. Quelles conséquences aurait, par exemple sur les mésanges, la consommation d’une chenille ayant ingéré un bacille de Thuringe ? Quel est l’effet de ce même produit sur d’autres espèces animales ?

 

Par conséquent, les communes se voient obligées de prendre des arrêtés municipaux qui interdisent l’accès à certains lieux – parcs de jeu, parcours de promenades – ou à des pans entiers de forêts. Alors que les français ont été privés de libertés pendant plusieurs mois en raison des mesures successives de confinement, et que la covid‑19 n’est toujours pas éradiquée, je ne crois pas que la responsabilité de tels actes juridiques puisse uniquement reposer sur les Maires.

 

La réponse ne peut être que collective et doit notamment provenir du parlement. Il faut s’appuyer sur des travaux concrets de recherches, conduits par exemple par des organismes tels que l’ONF ou l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE).

 

Tel est en l’espèce l’objet de cette proposition de loi.

 

  • L’article 1er vise à déclarer la chenille processionnaire du chêne comme une espèce nuisible, en application de l’article L. 1338‑1 du code de la santé publique, créé par la loi n° 2016‑41 du 26 janvier 2016 dite « de modernisation du système de santé ».

 

  • L’article 2 invite le Gouvernement à remettre au Parlement, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la loi, un rapport sur le taux d’infection des forêts françaises et sur l’état de la recherche sur la prolifération des chenilles processionnaires. 

 

 

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September 13, 2016 11:26 AM
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La grande résistance de la forêt française

La grande résistance de la forêt française | EntomoNews | Scoop.it
Face au réchauffement climatique, la forêt est dotée d’une grande capacité d’adaptation. Forestiers, propriétaires et chercheurs mettent les bouchées doubles pour parer à la menace.

 

Par Denis Sergent. La Croix, 13.09.2016

 

"... Les attaques des bioagresseurs, en relation avec le réchauffement, constituent aussi une forte menace pour la forêt. La chenille processionnaire du pin conquiert le nord de la France et est aux portes de Paris, à Orléans, tandis que l’ONF vient de fermer au public l’accès à cinq forêts du Nord-Pas-de-Calais pour risque de chute de branches de frênes infectés par la chalarose, une maladie fongique entraînant leur mort en quelques années, et non traitable à ce jour. En Moselle, en revanche, la grande forêt de chênes de Languimberg (8 000 hectares), régulièrement touchée depuis 2002 par la chenille processionnaire du chêne, est en bonne voie sinon de guérison, du moins de contrôle de la population de ce papillon très urticant,"

(...)

                        

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May 16, 2013 9:51 AM
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La guerre graduée à mener contre les dangereuses chenilles processionnaires

La guerre graduée à mener contre les dangereuses chenilles processionnaires | EntomoNews | Scoop.it

Insectes insignifiants que dangereux, les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont présentes dans plusieurs régions françaises, en campagne comme en zone urbanisée. Leur prolifération préoccupante provoque un affaiblissement des arbres et augmente les risques sanitaires dans le même temps, les poils extrêmement urticants et allergisants de ces chenilles pouvant se révéler redoutables pour les hommes comme pour les animaux.

Bernadette Cassel's insight:

 

→ Les Processionnaires - 1ère partie : La Processionnaire du pin https://www.insectes.xyz/pdf/i147fraval3.pdf

 

→ Chenille processionnaire

http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/zoologie-2/d/chenille-processionnaire_8853/

 

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January 11, 2024 11:44 AM
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L’Anses alerte sur l’extension géographique des chenilles urticantes

L’Anses alerte sur l’extension géographique des chenilles urticantes | EntomoNews | Scoop.it
Problème de santé publique, touchant aussi bien l'humain que l'animal, la pullulation des chenilles urticantes fait l’objet d’une expertise de l’Anses. L'Agence a notamment cartographié la France métropolitaine selon le niveau de risque.

 

Valentine Chamard, 09.01.2024

"L’Anses a été saisie par la Direction générale de la santé et la Direction générale de la prévention des risques en 2020 pour la réalisation d’une analyse des données des centres antipoison sur l’exposition aux chenilles émettrices de poils urticants*, d’une évaluation des risques sanitaires liés, et pour la rédaction de recommandations de gestion. En effet, les aires de distribution géographique des chenilles processionnaires du pin et du chêne évoluent depuis quelques années en France à la faveur du dérèglement climatique. Leur présence, de même que celle d’autres chenilles urticantes, constitue un risque pour la santé humaine et animale. Le rapport de l’organisme vient d’être publié.


Extension vers le Nord et l’Ouest

« La chenille processionnaire du chêne a étendu son aire de distribution en France vers l’ouest, tandis que..."

 

-------

NDÉ

L'avis de l'ANSES

 

 

"... Les chenilles de certaines espèces de Lépidoptères tels que les processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa Denis et Schiffermüller 1775) et du chêne (Thaumetopoea processionea L. 1758), le bombyx cul-brun (Euproctis chrysorrhoea L. 1758)
et la Lithosie quadrille (Lithosia quadra L. 1758) produisent des poils urticants qui, par contact direct cutané ou par inhalation, peuvent entraîner des réactions urticariennes ou allergiques

chez l’espèce humaine avec un impact sanitaire significatif en cas de pullulation. Ces espèces peuvent, de plus, avoir des impacts sur certains végétaux (chêne, pin, etc.) et animaux (chien, chat, animaux d’élevage, etc.).


Plusieurs espèces de ces Lépidoptères semblent accroître d’année en année leur aire de distribution sur le territoire national, telle que la processionnaire du pin dont la présence était limitée historiquement au sud de la Loire et qui remonte graduellement vers le nord et en altitude à la faveur du dérèglement climatique.

 

Le dérèglement climatique pourrait avoir de surcroît un impact sur l’évolution de l’aire de répartition et la phénologie des autres espèces de Lépidoptères à chenilles urticantes.

 

Les chenilles émettrices de poils urticants constituent ainsi un enjeu de santé publique (en France hexagonale et ultramarine) dans les zones où elles sont déjà présentes ou dans des zones indemnes qu’elles pourraient coloniser dans un avenir proche."

(...)

 

L'article de l'ANSES

 

→ Évaluer le risque d’exposition aux chenilles urticantes pour mieux s’en protéger | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, 09.01.2024 https://www.anses.fr/fr/content/evaluer-risque-exposition-chenilles-urticantes


[Image] Cartographie à l’échelle nationale des risques liés à la processionnaire du pin par commune (à droite de la carte, indication du nombre de communes classées dans chaque classe de risque)

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April 27, 2022 6:22 AM
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Le Décret relatif à la lutte contre la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin vient d'être publié au Journal Officiel

Le Décret relatif à la lutte contre la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin vient d'être publié au Journal Officiel | EntomoNews | Scoop.it

Décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 relatif à la lutte contre la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin - Légifrance

 

 

Par ailleurs, l’arrêté étendant officiellement les missions de Fredon France aux chenilles processionnaires a également été publié : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045668823

 

  • Arrêté du 25 avril 2022 modifiant l'arrêté du 2 juin 2017 et portant désignation des organismes contribuant à des mesures nationales de prévention et de lutte relatives à certaines espèces végétales et animales dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine - Légifrance - JORF n°0098 du 27 avril 2022 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045668823

 

 [Image] via "Consultation publique : espèces dont la prolifération est nuisible à la santé" https://chenille-risque.info/consultation-publique-especes-dont-la-proliferation-est-nuisible-a-la-sante/

 

La consultation du public sur un projet de décret permettant l’inclusion des chenilles processionnaires du pin et du chêne en tant qu’espèces animales dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine a été lancé le 8 novembre et [a duré] jusqu’au 29 novembre 2021.

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May 6, 2020 8:45 AM
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Comment font les arbres pour se protéger des insectes ?

Comment font les arbres pour se protéger des insectes ? | EntomoNews | Scoop.it
Avec changement climatique, les arbres développent des stratégies pour adapter leurs systèmes de défense contre les insectes herbivores.

 

Par Bastien Castagneyrol

4 novembre 2018 • Mis à jour le 5 mai 2020

 

"6 % environ, c’est la part de surface de feuilles d’arbres consommée chaque année par les insectes herbivores, comme la chenille processionnaire du chêne ou le bombyx disparate. Cette proportion, déjà suffisante pour ralentir la croissance des arbres, pourrait bien augmenter avec le réchauffement climatique.

Face à ces dérèglements, les arbres mettent en œuvre des stratégies de régulation pour se défendre. Tandis que la demande en bois ne cesse d’augmenter – que ce soit pour l’ameublement, le chauffage, la construction ou la production de carton et de papier –, il apparaît indispensable d’identifier la manière dont les arbres pourront faire face aux dégâts croissants que risquent de leur causer les insectes herbivores.

Des défenses naturelles

Dans leur constitution, les arbres sont déjà munis de solides défenses vis-à-vis des insectes herbivores. Leurs feuilles, par exemple, sont dotées de propriétés physiques et chimiques limitant la consommation des insectes : une cuticule épaisse rend ainsi la feuille difficile à déchirer et à digérer.

 

Sur le plan chimique, les feuilles renferment également une grande quantité de composés (des tanins notamment), capables de nuire aux herbivores de diverses façons, en réduisant par exemple l’activité de leurs enzymes digestives ou, tout simplement, en les intoxiquant.

 

D’autres acteurs jouent un rôle primordial bien qu’indirect dans la stratégie de défense des arbres : par leur consommation d’herbivores, les prédateurs comme la mésange et les parasitoïdes comme les trichogrammes (dont les larves se nourrissent dans le corps d’un autre insecte, le mangeant de l’intérieur) diminuent aussi la pression herbivore sur les arbres.

Impact des dérèglements climatiques

Ces mécanismes de défense naturelle sont aujourd’hui perturbés par le réchauffement climatique, dont les effets affectent directement arbres, herbivores et prédateurs. Pour quelques degrés de plus, les feuilles poussent plus tôt dans l’année. Pour quelques degrés de trop, en été, la survie des arbres peut être menacée.

 

Chez les insectes, les hivers plus doux limiteront probablement la mortalité hivernale, au risque d’augmenter les pullulations, donc les dégâts massifs : les températures plus élevées accélèrent en effet le développement des insectes, à un rythme qui atteint parfois plusieurs générations par an.

 

Faute d’expérimentation facile, il s’avère compliqué d’anticiper précisément les conséquences du réchauffement climatique sur les dégâts causés par les insectes herbivores.

 

Dans le but de les comprendre, plusieurs études ont été menées en laboratoire, dans des chambres de culture à la température contrôlée ; elles ont toutefois leurs limites. Elles simplifient à l’extrême la diversité des facteurs en jeu et ne peuvent pas rendre compte de l’ensemble des interactions entre les arbres, tous les herbivores et tous les prédateurs naturellement présents dans les écosystèmes."

(...)

 

 

[Image] Certains prédateurs participent à la défense des arbres en attaquant les insectes herbivores. Vincent van Zalinge/Unsplash, CC BY-SA

 

Bernadette Cassel's insight:

 

→ Des chenilles en pâte à modeler pour étudier les effets du climat sur les insectes - From theconversation.com - 5 November 2018, 11:54

 

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December 16, 2015 11:42 AM
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Paintball et confusion sexuelle contre la chenille processionnaire

Paintball et confusion sexuelle contre la chenille processionnaire | EntomoNews | Scoop.it
Les billes, tirées sur le tronc du pin, libèrent des phéromones qui perturbent les papillons mâles. Incapables de reconnaître les femelles et de s'accoupler, ils meurent d'épuisement ou s'éloignent pour trouver une partenaire ailleurs. Libérée sous forme de « nuage », la matière utilisée est biodégradable par l'action du soleil. Cette expérimentation, déployée dans le cadre du Plan Ecophyto, pourrait aboutir à la validation de ce système de lutte pour 2017.


→ OPTIM’PHERO : une application innovante de phéromones - INRA, 05.11.2015 http://www.inra.fr/Entreprises-Monde-agricole/Resultats-innovation-transfert/Toutes-les-actualites/OPTIM-PHERO


"Certains lépidoptères causent des dégâts importants en zones arborées et contre lesquels les moyens de lutte traditionnels sont inopérants. C’est le cas des processionnaires du pin  ou du chêne et de la pyrale du buis. L’unité Inra UEFM et la société M2i Life Sciences ont développé une lutte innovante par phéromones encapsulées."    

                         

Bernadette Cassel's insight:


SUR ENTOMONEWS - From www.leparisien.fr - October 28, 7:22 PM :


Chenille processionnaire du pin. Des lanceurs de paintball convertis en diffuseurs de molécules odorantes

                               
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