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November 25, 1:54 PM
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🩋💡 Chez le papillon Agrotis ipsilon, l’alimentation accélère la maturité sexuelle !

🩋💡 Chez le papillon Agrotis ipsilon, l’alimentation accélère la maturité sexuelle ! | EntomoNews | Scoop.it
In many animals, drastic changes are observed during sexual maturation characterized by the reproductive system development concomitantly to the sexual behavior ontogenesis. These modifications are under the control of internal and external factors such as food. Sexual maturation requires considerab 


 

Diet acts on sexual behavior development in a male moth
 
Evan Force, Caroline Suray, Christelle Monsempes, Chloé Danis, Gabrielle Bonfils, Stéphane Debernard, Matthieu Dacher
Insect Science, 14 October 2024

 

image : Olfactory stimulation. (A) Diagram of EAG experimental device. (B) Wind tunnel diagram.

 

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ndé

résumé vulgarisé

 

Chez beaucoup d’animaux, la maturation sexuelle s’accompagne de grands changements : les organes reproducteurs se dĂ©veloppent et les comportements liĂ©s Ă  la reproduction apparaissent peu Ă  peu. Ce processus demande beaucoup d’énergie, et l’on sait dĂ©jĂ  que l’alimentation influence la reproduction dans de nombreuses espĂšces. En revanche, on connaĂźt encore mal son impact sur l’apparition des comportements sexuels.

 

Dans cette étude, les chercheurs se sont intéressés à un papillon nocturne mùle, Agrotis ipsilon. AprÚs son émergence, ce papillon met quelques jours à devenir sexuellement mature : il commence alors à percevoir les phéromones des femelles et à voler en leur direction.

 

Les chercheurs ont testĂ© l’influence de diffĂ©rents types de sucres naturels (saccharose, fructose, glucose), parfois enrichis en sodium, un minĂ©ral utile au mouvement. Ils ont mesurĂ© Ă  la fois la sensibilitĂ© des antennes aux phĂ©romones et le comportement des mĂąles en tunnel ventilĂ©.

 

RĂ©sultat : les papillons ne dĂ©tectent pas mieux les phĂ©romones selon leur rĂ©gime alimentaire, mais ils rĂ©agissent plus tĂŽt lorsqu’ils ont consommĂ© ces sucres enrichis en sodium. Autrement dit, certains aliments peuvent accĂ©lĂ©rer l’apparition du comportement sexuel, probablement en facilitant le traitement des signaux chimiques dans le cerveau.

 

Cette Ă©tude montre que la nutrition ne joue pas seulement sur la reproduction elle-mĂȘme, mais aussi sur la vitesse Ă  laquelle les comportements sexuels se dĂ©veloppent, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre le lien entre alimentation et comportement animal.

via ChatGPT

 

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October 12, 1:56 PM
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Des risques croissants menacent la survie des pollinisateurs européens sauvages – Liste rouge de l’UICN

Des risques croissants menacent la survie des pollinisateurs européens sauvages – Liste rouge de l’UICN | EntomoNews | Scoop.it
Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 11 octobre 2025 (UICN) – PrĂšs de 100 espĂšces supplĂ©mentaires d’abeilles sauvages en Europe ont Ă©tĂ© classĂ©es comme menacĂ©es dans une nouvelle Ă©valuation de la Liste rouge de l’UICN des espĂšces menacĂ©esℱ, plus de 20% des espĂšces dans des groupes tels que les bourdons et les abeilles cellophanes Ă©tant dĂ©sormais menacĂ©es d’extinction. De nouvelles Ă©valuations de la Liste rouge de l’UICN rĂ©vĂšlent Ă©galement que le nombre d’espĂšces de papillons europĂ©ennes menacĂ©es a fortement augmentĂ© de 76% au cours de la derniĂšre dĂ©cennie.

 

Communiqué de presse 11 Oct, 2025
 

"... « Cette nouvelle Ă©valuation montre que l’état de conservation des abeilles sauvages, des papillons et autres pollinisateurs europĂ©ens est dĂ©sastreux. Ces espĂšces sont les fondements de nos systĂšmes alimentaires, de nos Ă©cosystĂšmes et de nos sociĂ©tĂ©s. Une action urgente et collective est nĂ©cessaire pour faire face Ă  cette menace.

 

"... On estime que 10% des abeilles sauvages en Europe (au moins 172 des 1 928 espĂšces Ă©valuĂ©es) sont menacĂ©es d’extinction. Cela se compare Ă  77 espĂšces menacĂ©es en 2014. À l’époque, 57% des espĂšces d’abeilles sauvages Ă©taient classĂ©es dans la catĂ©gorie DonnĂ©es insuffisantes, un pourcentage qui a Ă©tĂ© rĂ©duit Ă  14% dans cette nouvelle Ă©valuation, ce qui en fait l’évaluation la plus complĂšte de la situation des abeilles sauvages europĂ©ennes Ă  ce jour.

 

Quinze espĂšces de bourdons, connues pour leur rĂŽle dans la pollinisation de lĂ©gumineuses comme les pois, les haricots, les arachides et le trĂšfle, ainsi que 14 espĂšces d’abeilles cellophanes, qui aident Ă  polliniser les plantes de la famille des marguerites et des arbres comme les Ă©rables rouges et les saules, sont dĂ©sormais considĂ©rĂ©es comme menacĂ©es. L’espĂšce d’abeille miniĂšre Simpanurgus phyllopodus, la seule espĂšce de ce genre en Europe et unique sur le continent, est dĂ©sormais considĂ©rĂ©e comme En danger critique d’extinction.

 

Les nouvelles Ă©valuations de la Liste rouge indiquent que 15% des papillons sont menacĂ©s d’extinction en Europe (65 des 442 espĂšces Ă©valuĂ©es), contre 37 espĂšces en 2010. Plus de 40% des papillons uniques Ă  la rĂ©gion europĂ©enne et prĂ©sents nulle part ailleurs dans le monde sont dĂ©sormais menacĂ©s ou sur le point de l’ĂȘtre. Une espĂšce, la piĂ©ride du chou de MadĂšre (Pieris wollastoni), qui Ă©tait limitĂ©e Ă  l’üle portugaise de MadĂšre, est aujourd’hui officiellement considĂ©rĂ©e comme Éteinte."

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November 27, 2:46 PM
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Ce qu'ont en commun des neurones, des lucioles et une danse en ligne : une nouvelle étude dévoile les mathématiques cachées derrière la synchronisation

Ce qu'ont en commun des neurones, des lucioles et une danse en ligne : une nouvelle étude dévoile les mathématiques cachées derrière la synchronisation | EntomoNews | Scoop.it
Synchronicity is all around us, but it is poorly understood. JĂŒrgen Jost, Joseph Lizier, and colleagues have now developed new tools to understand how human and natural networks fall in and out of sync.

 

Press Release “What Do Neurons, Fireflies and Dancing the Nutbush Have in Common?”: MPI MIS

 

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ndé

résumé vulgarisé de l'article

 

Pourquoi des lucioles brillent-elles toutes ensemble, pourquoi nos neurones peuvent-ils se synchroniser jusqu’à provoquer une crise d’épilepsie, et pourquoi une foule de danseurs peut-elle soudain perdre le rythme ?


👉 Parce que se synchroniser – ou perdre la synchro – dĂ©pend profondĂ©ment de la maniĂšre dont les individus sont connectĂ©s dans un rĂ©seau.

Une énigme omniprésente mais mal comprise

La synchronisation est partout :

  • lucioles qui clignotent,

  • battements du cƓur,

  • neurones qui s’activent,

  • personnes qui applaudissent ensemble,

  • groupes sur les rĂ©seaux sociaux.

Mais les mécanismes qui rendent la synchro facile
 ou difficile
 restaient mystérieux.

Une percée mathématique

Des chercheurs de l’UniversitĂ© de Sydney et du Max-Planck-Institut ont dĂ©couvert que la synchronisation dĂ©pend du type de “chemins” possibles dans un rĂ©seau.
Ils ont Ă©tudiĂ© ce qu’ils appellent des “marches jumelĂ©es” (paired walks) :

  1. On part d’un mĂȘme point dans le rĂ©seau.

  2. On fait deux parcours alĂ©atoires d’un certain nombre d’étapes.

  3. Les deux parcours peuvent :
    🔁 converger vers le mĂȘme point,
    ↔ diverger vers deux points diffĂ©rents.

La découverte clé

âžĄïž Plus il y a de parcours convergents dans un rĂ©seau, plus il est difficile pour le rĂ©seau de se synchroniser.

Un paradoxe apparent
 mais aux implications majeures.

 

Cette principale conclusion est que plus les marches jumelĂ©es d’un rĂ©seau ont tendance Ă  converger, plus la synchronisation y est de mauvaise qualitĂ©.

 

« On peut mĂȘme Ă©tablir une analogie avec les rĂ©seaux sociaux et le phĂ©nomĂšne des chambres d’écho », ajoute le co-auteur JĂŒrgen Jost, dont le groupe Ă©tudie Ă©galement la dynamique des rĂ©seaux sociaux. « Nous voyons des sous-groupes renforcer leurs propres messages, grĂące Ă  des marches convergentes Ă  l’intĂ©rieur de leur groupe, sans nĂ©cessairement se synchroniser avec la population gĂ©nĂ©rale. »

 

Ces résultats représentent une avancée majeure dans la théorie expliquant comment la structure des réseaux complexes affecte leur dynamique ou leur capacité à calculer, comme la maniÚre dont la structure du cerveau sous-tend la cognition.

via ChatGPT

 

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l'étude

 

 

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lire aussi (en anglais)

 

 

image : Different interaction structures lead to variations in synchronicity, not just among people but in nature, biology and systems. Crédit : Joseph Lizier

Bernadette Cassel's insight:

 

 

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November 25, 1:54 PM
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🩋💡 Chez le papillon Agrotis ipsilon, l’alimentation accélère la maturité sexuelle !

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In many animals, drastic changes are observed during sexual maturation characterized by the reproductive system development concomitantly to the sexual behavior ontogenesis. These modifications are under the control of internal and external factors such as food. Sexual maturation requires considerab 


 

Diet acts on sexual behavior development in a male moth
 
Evan Force, Caroline Suray, Christelle Monsempes, Chloé Danis, Gabrielle Bonfils, Stéphane Debernard, Matthieu Dacher
Insect Science, 14 October 2024

 

image : Olfactory stimulation. (A) Diagram of EAG experimental device. (B) Wind tunnel diagram.

 

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ndé

résumé vulgarisé

 

Chez beaucoup d’animaux, la maturation sexuelle s’accompagne de grands changements : les organes reproducteurs se dĂ©veloppent et les comportements liĂ©s Ă  la reproduction apparaissent peu Ă  peu. Ce processus demande beaucoup d’énergie, et l’on sait dĂ©jĂ  que l’alimentation influence la reproduction dans de nombreuses espĂšces. En revanche, on connaĂźt encore mal son impact sur l’apparition des comportements sexuels.

 

Dans cette étude, les chercheurs se sont intéressés à un papillon nocturne mùle, Agrotis ipsilon. AprÚs son émergence, ce papillon met quelques jours à devenir sexuellement mature : il commence alors à percevoir les phéromones des femelles et à voler en leur direction.

 

Les chercheurs ont testĂ© l’influence de diffĂ©rents types de sucres naturels (saccharose, fructose, glucose), parfois enrichis en sodium, un minĂ©ral utile au mouvement. Ils ont mesurĂ© Ă  la fois la sensibilitĂ© des antennes aux phĂ©romones et le comportement des mĂąles en tunnel ventilĂ©.

 

RĂ©sultat : les papillons ne dĂ©tectent pas mieux les phĂ©romones selon leur rĂ©gime alimentaire, mais ils rĂ©agissent plus tĂŽt lorsqu’ils ont consommĂ© ces sucres enrichis en sodium. Autrement dit, certains aliments peuvent accĂ©lĂ©rer l’apparition du comportement sexuel, probablement en facilitant le traitement des signaux chimiques dans le cerveau.

 

Cette Ă©tude montre que la nutrition ne joue pas seulement sur la reproduction elle-mĂȘme, mais aussi sur la vitesse Ă  laquelle les comportements sexuels se dĂ©veloppent, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre le lien entre alimentation et comportement animal.

via ChatGPT

 

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November 22, 12:47 PM
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La bonne humeur contagieuse des bourdons

La bonne humeur contagieuse des bourdons | EntomoNews | Scoop.it
Une expĂ©rience originale dĂ©montre que mĂȘme des insectes comme les bourdons peuvent se transmettre un Ă©tat affectif. Cette dĂ©couverte, mise Ă  l’honneur Ă  la une de “Science”, pourrait nous amener Ă  reconsidĂ©rer notre vision de l’affect dans le monde animal.

 

Science / Courrier international
Publié le 29 octobre 2025 à 10h23

 

"... La contagion affective, un Ă©lĂ©ment clĂ© de l’empathie, a Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©e chez plusieurs espĂšces de vertĂ©brĂ©s, depuis les grands mammifĂšres jusqu’aux poissons zĂšbres. Mais l’existence de cette forme de communication Ă©tait inconnue chez les invertĂ©brĂ©s. Pour l’étudier, Fei Peng, chercheur au Centre de recherche sur les sciences du cerveau Ă  Canton, en Chine, et ses collĂšgues ont conçu une expĂ©rience originale.

 

Sans contact physique

AprĂšs avoir Ă©tĂ© entraĂźnĂ©s sur des fleurs colorĂ©es avec diffĂ©rents types de rĂ©compenses, les bourdons qui avaient interagi avec un congĂ©nĂšre dans un Ă©tat Ă©motionnel positif se montraient plus audacieux que les individus du groupe tĂ©moin. Ils Ă©taient par exemple plus rapides et plus susceptibles d’atterrir sur des fleurs de couleur ambiguĂ« que ceux qui n’avaient pas Ă©tĂ© en contact avec un congĂ©nĂšre “positif”. Cela suggĂšre qu’il existe un transfert de “biais de jugement positif” entre les bourdons, assurent les chercheurs."

(...)

 

 

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November 19, 2:09 PM
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Les punaises de lit : comment 729 mutations leur ont donné 20 000 fois plus de chances de nous survivre

Les punaises de lit : comment 729 mutations leur ont donné 20 000 fois plus de chances de nous survivre | EntomoNews | Scoop.it
Comment les punaises de lit sont devenus de véritables forteresses biologiques face auxquelles la chimie moderne s'avoue impuissante ?

 

Brice Louvet, 16.11.2025

 

"Comment ces minuscules parasites, qui mesuraient Ă  peine 5 millimĂštres et se logeaient autrefois dans nos matelas sans opposer la moindre rĂ©sistance, sont-ils devenus de vĂ©ritables forteresses biologiques face auxquelles la chimie moderne s’avoue impuissante ?"

 

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ndé

l'étude

 

 

 

image : Enrichment analysis was performed on 729 transcripts to characterize the genes (Figure 3 and Tables S7 and S8)

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November 17, 1:47 PM
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Manipuler les esprits n’est pas le propre de l'humain : les fourmis y parviennent aussi

Manipuler les esprits n’est pas le propre de l'humain : les fourmis y parviennent aussi | EntomoNews | Scoop.it
Manipuler l’opinion pour parvenir Ă  ce que les fidĂšles d’un monarque le tuent ! C’est la redoutable technique employĂ©e par des fourmis parasites pour prendre le contrĂŽle d’un nid adverse, ont dĂ©couvert des chercheurs japonais.

 

Par Hervé Ratel le 17.11.2025 à 17h00

 

"... Rien moins que de pousser les ouvriÚres d'une colonie à perpétrer un assassinat contre leur propre reine !

Un parfum fatal

Les chercheurs ont documentĂ© le phĂ©nomĂšne par deux fois et l'ont capturĂ© en vidĂ©o. Chez Lasius orientalis qui investit le nid de Lasius flavus. Et chez Lasius umbratus qui fait de mĂȘme chez Lasius japonicus."

(...)

 

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ndé

l'étude

 

 

image : Behavioural sequences of two socially parasitic queens causing unwitting matricide by host workers.

 

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November 15, 3:23 PM
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Putsch dans la ruche : pourquoi les abeilles renversent-elles parfois leur reine ?

Putsch dans la ruche : pourquoi les abeilles renversent-elles parfois leur reine ? | EntomoNews | Scoop.it
Dans les ruches, les abeilles décident de remplacer leur reine quand la santé de celle-ci décline, avec une multitude de conséquences pour la colonie. Cette fin de rÚgne est en réalité couramment déclenchée par des infections virales qui poussent les insectes jaunes et noirs à l'action immédiate pour leur survie.

 

 

image : Summary of a candidate supersedure mechanism. Queens with small ovaries produce less methyl oleate, which contributes to worker sensing of compromised queen quality, resulting in increased queen cell rearing. The small-ovary phenotype can arise in multiple ways, such as through virus infection or laying restriction, which coincide with different physiological effects (triacylglyceride, or TG, deficiency and elevated immune effectors in the former, and reduced lipid trafficking in the latter). Dose–response effects of methyl oleate, the relative contributions of other pheromones, and tissue-specific lipidomic shifts deserve further investigation. Image credit: Adapted from ref. 34, which is licensed under CC BY-NC-ND 4.0, and ref. 55, which is licensed under CC BY 4.0.

 

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traduction


Les reines ayant de petits ovaires produisent moins de mĂ©thyl olĂ©ate, ce qui contribue Ă  la perception, par les ouvriĂšres, d’une qualitĂ© de reine compromise, entraĂźnant une augmentation de l’élevage de cellules royales. Le phĂ©notype « petits ovaires » peut apparaĂźtre de plusieurs façons, par exemple Ă  la suite d’une infection virale ou d’une restriction de ponte, lesquelles s’accompagnent d’effets physiologiques diffĂ©rents (dĂ©ficience en triacylglycĂ©rides — TG — et augmentation des effecteurs immunitaires dans le premier cas, et rĂ©duction du transport des lipides dans le second).

 

via ChatGPT

 

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November 13, 12:13 PM
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Des scientifiques stupéfaits : les bourdons sont capables de comprendre le morse

Des scientifiques stupéfaits : les bourdons sont capables de comprendre le morse | EntomoNews | Scoop.it

"In a first-of-its-kind study, scientists found that bumblebees can tell the difference between short and long light flashes, much like recognizing Morse code. The insects learned which signal led to a sweet reward, demonstrating an unexpected sense of timing."

 

Scientists shocked as bumblebees learn to read simple “Morse code”

 

 

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traduction

Discrimination de la durée chez le bourdon Bombus terrestris

Alexander Davidson, Ishani Nanda, Anita Ong, Lars Chittka et Elisabetta Versace


PubliĂ© le 12 novembre 2025 — https://doi.org/10.1098/rsbl.2025.0440

 

Résumé

 

La capacitĂ© Ă  traiter l’information temporelle est essentielle pour de nombreuses activitĂ©s animales telles que la recherche de nourriture, la reproduction et l’évitement des prĂ©dateurs. Si les rythmes circadiens ont Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©s, on connaĂźt encore peu de choses sur la maniĂšre dont les insectes perçoivent les durĂ©es Ă  l’échelle de la seconde et de la fraction de seconde.

 

Nous avons cherchĂ© Ă  Ă©valuer la capacitĂ© des bourdons (Bombus terrestris) Ă  diffĂ©rencier la durĂ©e d’éclairs lumineux dans une tĂąche de butinage libre. Les abeilles ont Ă©tĂ© entraĂźnĂ©es Ă  associer soit un stimulus de longue durĂ©e, soit un stimulus de courte durĂ©e Ă  une rĂ©compense sucrĂ©e, tandis que l’autre stimulus Ă©tait associĂ© Ă  une solution au goĂ»t dĂ©sagrĂ©able, jusqu’à atteindre un critĂšre d’apprentissage. Elles ont ensuite Ă©tĂ© testĂ©es sans solution sucrĂ©e, avec les mĂȘmes stimuli.

 

Dans l’expĂ©rience 1, nous avons Ă©valuĂ© la capacitĂ© Ă  distinguer un stimulus long (2,5 ou 5 secondes) d’un stimulus court (0,5 ou 1 seconde). Les bourdons ont appris Ă  discriminer entre les deux. Pour vĂ©rifier qu’ils ne rĂ©solvaient pas la tĂąche simplement Ă  partir de la diffĂ©rence absolue de stimulation visuelle, une seconde expĂ©rience a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Dans cette expĂ©rience 2, les stimuli clignotants Ă©taient prĂ©sentĂ©s pendant la mĂȘme durĂ©e totale par cycle. Les bourdons ont tout de mĂȘme rĂ©ussi Ă  distinguer les durĂ©es lorsque la quantitĂ© totale de stimulation visuelle Ă©tait identique.

 

Ces rĂ©sultats montrent que les bourdons possĂšdent des capacitĂ©s d’apprentissage gĂ©nĂ©rales leur permettant de discriminer des intervalles visuels Ă  l’échelle de la seconde et de la fractionn de seconde.

 

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image : Les chercheur·euses ont utilisé un dispositif en forme de labyrinthe pour tester la capacité des bourdons à reconnaßtre les signaux lumineux.
(Alex Davidson / Queen Mary University of London)

 

via Bumblebees can learn to understand Morse code - Yahoo News UK https://uk.news.yahoo.com/bumblebees-learn-understand-morse-code-114019802.html

 

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November 11, 12:39 PM
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"Lucifer", une abeille cornue (mais inoffensive) découverte par hasard en Australie

"Lucifer", une abeille cornue (mais inoffensive) découverte par hasard en Australie | EntomoNews | Scoop.it
Alors qu’elle Ă©tudiait une fleur sauvage en voie de disparition en 2019, une chercheuse australienne est tombĂ©e sur une curieuse abeille, qui s’est rĂ©vĂ©lĂ©e ĂȘtre une nouvelle espĂšce trĂšs rare et menacĂ©e d’extinction.

 

Par Sascha Garcia

Publié aujourd'hui à 12h14

 

Image : Cette espĂšce a Ă©tĂ© baptisĂ©e «Lucifer» en raison de ses deux petites cornes sur sa tĂȘte. ( Dr Kit Prendergast . Curtin University)

 

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ndé

communiqué

 

Devilishly distinctive new bee species discovered in WA Goldfields | Curtin University, 11.11.2025 https://www.curtin.edu.au/news/media-release/devilishly-distinctive-new-bee-species-discovered-in-wa-goldfields/

 

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traduction

 

Une nouvelle espĂšce d’abeille « dĂ©moniaque » dĂ©couverte dans les Goldfields d’Australie-Occidentale

 

11 novembre 2025 | Lucien Wilkinson

 

Une nouvelle espĂšce d’abeille native, dotĂ©e de minuscules « cornes » lui donnant un aspect diabolique, nommĂ©e Megachile (Hackeriapis) lucifer, a Ă©tĂ© dĂ©couverte dans les Goldfields d’Australie-Occidentale, mettant en lumiĂšre tout ce que l’on ignore encore des pollinisateurs natifs du pays.

 

Cette nouvelle espĂšce remarquable a Ă©tĂ© trouvĂ©e lors de relevĂ©s rĂ©alisĂ©s autour d’une fleur sauvage en danger critique d’extinction, Marianthus aquilonarius, qui ne pousse que dans la rĂ©gion de la chaĂźne Bremer, entre les villes de Norseman et Hyden.

 

La chercheuse principale, la Dre Kit Prendergast, chercheuse associĂ©e Ă  la Curtin School of Molecular and Life Sciences, explique que l’étrange face cornue de la femelle a inspirĂ© son nom lucifer – qui signifie « porteur de lumiĂšre » en latin, mais fait aussi malicieusement rĂ©fĂ©rence Ă  son apparence diabolique.

« J’ai dĂ©couvert l’espĂšce alors que j’étudiais une plante rare dans les Goldfields et j’ai remarquĂ© que cette abeille visitait Ă  la fois la fleur en danger et un eucalyptus nain voisin », a indiquĂ© la Dre Prendergast.

« La femelle avait ces incroyables petites cornes sur le visage. Pendant que j’écrivais la description de la nouvelle espĂšce, je regardais la sĂ©rie Lucifer sur Netflix, et le nom s’est imposĂ© naturellement. Je suis aussi une grande fan du personnage ! »

 

Un sĂ©quençage de l’ADN a confirmĂ© que les mĂąles et les femelles appartenaient bien Ă  la mĂȘme espĂšce et qu’aucune correspondance n’existait ni dans les bases de donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques, ni parmi les spĂ©cimens des collections musĂ©ales.

Il s’agit du premier membre nouveau de ce groupe d’abeilles dĂ©crit depuis plus de 20 ans, ce qui souligne Ă  quel point la biodiversitĂ© reste encore largement mĂ©connue — y compris dans des zones menacĂ©es par l’exploitation miniĂšre comme les Goldfields.

 

La Dre Prendergast souligne que cette découverte montre à quel point il est essentiel de comprendre les abeilles natives avant que leurs habitats ne soient altérés.

« Comme cette nouvelle espĂšce a Ă©tĂ© trouvĂ©e dans la mĂȘme zone restreinte que la fleur en danger, toutes deux pourraient ĂȘtre menacĂ©es par des perturbations de l’habitat et par des facteurs aggravants comme le changement climatique.

Beaucoup d’entreprises miniĂšres ne rĂ©alisent toujours pas d’inventaires des abeilles locales — nous risquons donc de passer Ă  cĂŽtĂ© d’espĂšces non dĂ©crites, y compris celles qui jouent un rĂŽle crucial pour des plantes vulnĂ©rables. »

 

Sans connaĂźtre quelles abeilles existent ni de quelles plantes elles dĂ©pendent, nous risquons de perdre Ă  la fois les insectes et les plantes, avant mĂȘme d’avoir eu conscience de leur existence.

 

Cette publication coïncide avec la Semaine australienne des pollinisateurs, un événement annuel célébrant le rÎle essentiel des abeilles, papillons et autres insectes dans la santé des écosystÚmes et la production alimentaire.

 

L’étude a Ă©tĂ© soutenue par l’Atlas of Living Australia, le Goldfields Environmental Management Group et l’USDA Agricultural Research Service.

 

  • Megachile (Hackeriapis) lucifer (Hymenoptera, Megachilidae), a new megachilid with demon-like horns that visits the Critically Endangered Marianthus aquilonaris (Pittosporaceae) - Journal of Hymenoptera Research, 10.11.2025 https://jhr.pensoft.net/article/166350/

 

image : Megachile lucifer sp. nov. female, a lateral view 

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November 10, 12:33 PM
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Stratégies de signalisation colorée des plantes invasives à travers l’œil de l’abeille

Stratégies de signalisation colorée des plantes invasives à travers l’œil de l’abeille | EntomoNews | Scoop.it

"Color-advertising strategies of invasive plants through the bee eye"

 
Front. Plant Sci., 22 May 2024
Sec. Functional Plant Ecology

Martin Dessart et al.

 

Image : Study areas, invasive species studied and sampling strategy. 

 

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ndé

traduction

 

Les plantes invasives reprĂ©sentent un dĂ©fi majeur Ă  l’échelle mondiale, car elles entrent en compĂ©tition avec les plantes natives pour des ressources limitĂ©es telles que l’espace, les nutriments et les pollinisateurs.

 

Dans cette Ă©tude, nous nous sommes concentrĂ©s sur quatre espĂšces invasives largement rĂ©pandues dans les PyrĂ©nĂ©es françaises : Buddleja davidii, Reynoutria japonica, Spiraea japonica et Impatiens glandulifera. Nous avons analysĂ© leurs signaux visuels d’attraction en les comparant Ă  ceux des espĂšces natives environnantes, en utilisant une approche perceptive basĂ©e sur les mĂ©canismes neuronaux de la vision des abeilles, Ă©tant donnĂ© que ces derniĂšres sont des pollinisatrices frĂ©quentes de ces plantes.

 

Nous avons recueilli 543 mesures de rĂ©flexion spectrale provenant des quatre espĂšces invasives, ainsi que de 66 espĂšces natives, et estimĂ© les similaritĂ©s achromatiques et chromatiques telles qu’elles seraient perçues par l’Ɠil de l’abeille. R. japonica, S. japonica et B. davidii se sont rĂ©vĂ©lĂ©es peu visibles sur le fond du feuillage et difficilement distinguables en termes de couleur par rapport aux plantes natives environnantes. Ces caractĂ©ristiques favorisent la gĂ©nĂ©ralisation et peuvent potentiellement attirer les pollinisateurs qui cherchent des ressources sur des espĂšces natives similaires.

 

En revanche, les deux morphotypes d’I. glandulifera Ă©taient trĂšs saillants, tant chromatiquement qu’achromatiquement, et se distinguaient nettement des espĂšces natives environnantes. Cette identitĂ© visuelle marquĂ©e facilite leur dĂ©tection ainsi que l’apprentissage par les pollinisateurs, d’autant plus qu’elles offrent un nectar abondant.

 

Bien que les signaux visuels ne soient pas les seuls indices sensoriels contribuant au succĂšs des plantes invasives, notre Ă©tude met en Ă©vidence de nouveaux Ă©lĂ©ments permettant de mieux comprendre les processus d’invasion biologique du point de vue de la perception des pollinisateurs.

 

Avec ChatGPT

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November 8, 1:01 PM
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Comprendre l'évolution des facteurs de virulence chez les insectes parasitoïdes

Comprendre l'évolution des facteurs de virulence chez les insectes parasitoïdes | EntomoNews | Scoop.it
Les HymĂ©noptĂšres parasitoĂŻdes sont des organismes qui se dĂ©veloppent aux dĂ©pens d’un hĂŽte, dont ils provoquent obligatoirement la mort au terme de leur croissance. L’issue de la relation physiologique entre un parasitoĂŻde et son hĂŽte dĂ©pend de leurs capacitĂ©s respectives Ă  mettre en Ɠuvre des stratĂ©gies de virulence ou de rĂ©sistance contre l’organisme adverse.

 

Interactions moléculaires insectes hÎtes/insectes parasitoïdes (1997-2025)

Sébastien MOREAU

"Les stratĂ©gies de virulence des guĂȘpes parasitoĂŻdes sont dĂ©terminĂ©es gĂ©nĂ©tiquement et soumises Ă  de fortes pressions de sĂ©lection. Elles tendent Ă  optimiser la survie de l’Ɠuf parasite face Ă  des contraintes physiologiques qui sont principalement imposĂ©es par le dĂ©veloppement et le systĂšme immunitaire de l’hĂŽte.

 

De nombreux travaux ont rendu compte des effets physiologiques des principaux facteurs de virulence des HymĂ©noptĂšres parasitoĂŻdes (polydnavirus, particules de type viral, venins, sĂ©crĂ©tions ovariennes ou salivaires, tĂ©ratocytes...) et composition protĂ©ique de ces facteurs (ou dont ils permettent l'expression dans le cas des polydnavirus) est de mieux en mieux connu. Toutefois, peu d’auteurs se sont attachĂ©s Ă  comprendre l'Ă©volution fonctionnelle de ces protĂ©ines de virulence. Ceci constitue l'un de mes principaux axes de recherche.

Mon approche gĂ©nĂ©rale a consistĂ© Ă  utiliser des outils de biologie molĂ©culaire, de bioinformatique, de biochimie et de microscopie pour caractĂ©riser les principales fonctions et l'Ă©volution des facteurs de virulence des guĂȘpes parasitoĂŻdes (polydnavirus et venins). Le modĂšle biologique sur lequel j'ai travaillĂ© Ă  Tours est Cotesia congregata (co-encadrement de stages de M2 et d'une thĂšse 2011-2014), HymĂ©noptĂšre braconide qui se dĂ©veloppe en endoparasitoĂŻde larvaire grĂ©gaire du sphinx du tabac, Manduca sexta.

 

J'ai Ă©galement travaillĂ© directement, ou par le biais de collaborations sur d'autres espĂšces parasitoĂŻdes: Asobara tabida et Asobara citri (travaux de thĂšse 1997-2002, co-encadrement de thĂšse 2007-2010), Chelonus inanitus (encadrement d'un travail post-doctoral en 2009-2010) et Leptopilina boulardi (co-encadrement d'une thĂ©sarde en fin de prĂ©paration de thĂšse). J'ai Ă©galement participĂ© au sĂ©quençage et Ă  l'annotation des gĂšnes venimeux des guĂȘpes galligĂšnes Biorhiza pallida et Diplolepis rosae, qui se dĂ©veloppent en parasites de plantes.


En 2025, nous avons enfin publié la composition du venin de Cotesia congregata, 17 ans aprÚs nos premiÚres analyses ! La recherche est une activité nécessitant du temps long."

 

 

Image : The venom reservoir of a female C. congregata observed in confocal microscopy imaging.

 

------

Du mĂȘme auteur

 

Non, toutes les abeilles ne meurent pas aprÚs avoir piqué (loin de là !), 06.11.2025 https://theconversation.com/non-toutes-les-abeilles-ne-meurent-pas-apres-avoir-pique-loin-de-la-268036

 

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November 7, 12:02 PM
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La plus grande toile d'araignée du monde a été découverte dans une grotte : 111 000 arachnides y vivraient

La plus grande toile d'araignée du monde a été découverte dans une grotte : 111 000 arachnides y vivraient | EntomoNews | Scoop.it
Deux espÚces pourtant peu sociables cohabitent dans l'obscurité totale d'une cavité sulfurique. Leur toile collective, découverte en 2022, s'étend sur


 

7 novembre 2025 – ThĂ©a Doulcet

 

[...]

 

Une cohabitation invraisemblable

Les analyses ont donc révélé la cohabitation de deux espÚces: la tégénaire domestique ainsi qu'une espÚce du genre Prinerigone. Les chercheurs ont estimé la population à environ 69 000 Tegenaria domestica et plus de 42 000 Prinerigone vagans. Leur simple présence est en soi une surprise, ces araignées, largement répandues prÚs des habitations humaines, n'étant pas connues pour former des colonies ni partager leurs toiles.

 

[...]

 

 

Image : The colonial spider web in Sulfur Cave, is home to a mixed colony of Tegenaria domestica and Prinerigone vagans. A. Side view; B. frontal view. The swarm of adult chironomids is visible near the cave stream. Photo A: Marek Audy.

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November 5, 6:28 AM
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Révision du genre Rhamphus (Curculionidae) du Paléarctique occidental : huit groupes morphotypiques et 14 espèces, dont 6 nouvellement décrites

Révision du genre Rhamphus (Curculionidae) du Paléarctique occidental : huit groupes morphotypiques et 14 espèces, dont 6 nouvellement décrites | EntomoNews | Scoop.it
An Integrative Revision of the Genus Rhamphus (Curculionidae) from the Western Palearctic: Morphological and Molecular Data Reveal the Radiation of Multiple Species †

 

by Ivo ToĆĄevski et al.

 

Image : Sampling sites for Rhamphus species used for genetic analysis. Map from d-maps.com (https://d-maps.com/carte.php?num_car=2232&lang=en, accessed on 10 December 2024).

 

------

ndé

traduction

 

Nous rendons compte ici de la complexité de la taxonomie et de l'évolution des espÚces au sein du genre monophylétique Rhamphus, qui comprend certains des plus petits membres de la famille des Curculionidae et dont les espÚces sont morphologiquement presque impossibles à distinguer les unes des autres.

 

Malgré leur apparence similaire, nous avons constaté une forte divergence et des taux d'évolution variables parmi les groupes d'espÚces observés vivant à la fois en sympatrie et en allopatrie dans le Paléarctique occidental.

 

Sur la base de subtiles différences morphologiques et de preuves moléculaires, nous avons défini huit groupes morphotypiques et 14 espÚces, dont 6 sont nouvellement décrites dans cet article : R. diottii sp. nov. et R. ibericus sp. nov. (groupe monzinii), R. cypricus sp. nov. et R. macedonicus sp. nov. (groupe cypricus), R. betulae sp. nov. et R. crypticus sp. nov. (groupe pulicarius).

 

Selon notre étude, les espÚces Rhamphus se regroupent en groupes monophylétiques qui sont en partie définis par leurs associations avec des plantes hÎtes et par de subtiles différences dans la forme du pénis. Aucune différence substantielle n'a été constatée dans les organes génitaux féminins. La plupart des espÚces présentent une radiation relativement rapide, qui est de nature cryptique.


Mots-clés :
Curculionidae ; Rhamphus ; systématique ; taxonomie ; phylogénie ; morphologie ; limite des espÚces ; nouvelles espÚces ; clé dichotomique

 

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

 

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November 28, 5:10 AM
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Pollinisateurs : la Commission européenne publie le dispositif de surveillance

Pollinisateurs : la Commission européenne publie le dispositif de surveillance | EntomoNews | Scoop.it
Le dispositif était prévu par le rÚglement sur la restauration de la nature du 24 juin 2024 qui fixe l'objectif d'inverser le déclin des pollinisateurs d'ici à 2030. La Commission européenne a publié, ce mercredi 26 novembre, au Journal officiel d

 

Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou Ă©tablissement d'un lien prĂ©formatĂ© [47145] / utilisation du flux d'actualitĂ©.

 

------

ndé

Journal officiel, 26 novembre 2025

 

 

Date de prise d'effet: 16/12/2025

 

(1)

Le rĂšglement (UE) 2024/1991 impose aux États membres d’amĂ©liorer la diversitĂ© des pollinisateurs et d’inverser le dĂ©clin des populations de pollinisateurs d’ici Ă  2030 au plus tard, puis d’obtenir une tendance Ă  l’augmentation de ces populations, mesurĂ©e au moins tous les six ans Ă  partir de 2030, jusqu’à ce que des niveaux satisfaisants soient atteints.

(2)

La Commission est tenue d’établir une mĂ©thode scientifique pour surveiller la diversitĂ© des pollinisateurs et les populations de pollinisateurs (ci-aprĂšs la «mĂ©thode de surveillance») qui fournit une approche normalisĂ©e pour la collecte de donnĂ©es annuelles sur l’abondance et la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs dans tous les Ă©cosystĂšmes, ainsi que pour l’évaluation de l’évolution des populations de pollinisateurs et de l’efficacitĂ© des mesures de restauration.

(3)

Le rĂšglement (UE) 2024/1991 impose aux États membres de surveiller chaque annĂ©e, Ă  l’aide de la mĂ©thode de surveillance, l’abondance et la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs et de communiquer les rĂ©sultats de cette surveillance Ă  la Commission.

(4)

Afin de faire en sorte que les donnĂ©es collectĂ©es soient de haute qualitĂ© et, partant, de garantir une Ă©valuation solide sur le plan scientifique des progrĂšs accomplis dans la rĂ©alisation de l’objectif de restauration des populations de pollinisateurs, la mĂ©thode de surveillance devrait ĂȘtre fondĂ©e sur des principes et des mĂ©thodes scientifiques Ă©tablis. Bien qu’elle soit normalisĂ©e dans l’ensemble des États membres, la mĂ©thode de surveillance devrait laisser une marge de manƓuvre suffisante pour que les conditions environnementales locales puissent ĂȘtre prises en compte.

(5)

Le champ d’application de la mĂ©thode de surveillance devrait inclure les groupes taxonomiques de pollinisateurs pour lesquels les capacitĂ©s techniques de surveillance sont suffisantes ou pour lesquels de telles capacitĂ©s peuvent ĂȘtre constituĂ©es de maniĂšre rentable Ă  court terme. Le champ d’application devrait ĂȘtre revu et Ă©tendu Ă  d’autres groupes taxonomiques de pollinisateurs une fois que les capacitĂ©s techniques auront augmentĂ©.

(6)

Pour faire en sorte que la mĂ©thode de surveillance prĂ©sente un bon rapport coĂ»t-efficacitĂ©, il convient d’utiliser diverses approches pour surveiller les espĂšces communes et les espĂšces rares de pollinisateurs. Les espĂšces communes devraient ĂȘtre surveillĂ©es dans des sites sĂ©lectionnĂ©s par Ă©chantillonnage alĂ©atoire stratifiĂ©. Les espĂšces rares de pollinisateurs devraient ĂȘtre surveillĂ©es au moyen de visites ciblĂ©es sur le terrain, Ă©tant donnĂ© qu’il n’est pas possible de suivre l’évolution des populations de ces espĂšces par Ă©chantillonnage alĂ©atoire stratifiĂ© dans un nombre limitĂ© de sites de surveillance.

(7)

Compte tenu des capacitĂ©s limitĂ©es disponibles pour surveiller les espĂšces rares de pollinisateurs au moyen de visites ciblĂ©es sur le terrain, il convient de concentrer les efforts sur les espĂšces les plus menacĂ©es au niveau de l’Union ou au niveau national; les États membres devraient ainsi ĂȘtre autorisĂ©s Ă  limiter la surveillance Ă  15 espĂšces rares de pollinisateurs. Le nombre d’espĂšces rares de pollinisateurs Ă  surveiller devrait ĂȘtre revu Ă  la hausse une fois que les capacitĂ©s de surveillance ciblĂ©e auront augmentĂ©.

(8)

Le rĂšglement (UE) 2024/1991 impose aux États membres de veiller Ă  ce que les donnĂ©es de surveillance proviennent d’un nombre suffisant de sites pour garantir que l’ensemble de leur territoire soit reprĂ©sentĂ©. À cette fin, et pour que l’évolution de l’abondance et de la diversitĂ© des pollinisateurs puisse ĂȘtre Ă©valuĂ©e de maniĂšre fiable, il est nĂ©cessaire de fixer pour chaque État membre un nombre minimal de sites de surveillance dans lesquels les donnĂ©es doivent ĂȘtre collectĂ©es. L’établissement de ce nombre minimal permettra aux États membres de surveiller un plus grand nombre de sites de surveillance afin de mieux dĂ©tecter les variations dans l’abondance et la diversitĂ© des pollinisateurs.

(9)

L’activitĂ© des pollinisateurs est influencĂ©e par diverses conditions environnementales, qui dĂ©pendent des circonstances locales. Par consĂ©quent, la surveillance devrait ĂȘtre limitĂ©e aux pĂ©riodes pendant lesquelles les pollinisateurs sont actifs au stade adulte de leur cycle de vie. Les conditions environnementales appropriĂ©es pour la surveillance devraient ĂȘtre dĂ©finies au niveau national, rĂ©gional ou local, selon le cas.

(10)

La diversitĂ© des espĂšces communes de pollinisateurs devrait ĂȘtre dĂ©crite au moyen de l’indice de diversitĂ© de Shannon-Wiener (2), qui est largement acceptĂ© pour quantifier la diversitĂ© biologique. L’abondance des espĂšces communes de pollinisateurs devrait ĂȘtre quantifiĂ©e en combinant les indices d’abondance de chacune des espĂšces de pollinisateurs pour lesquelles des donnĂ©es de surveillance suffisantes ont Ă©tĂ© recueillies.

(11)

Il convient de combiner l’abondance et la diversitĂ© de toutes les espĂšces communes surveillĂ©es en un seul indicateur «pollinisateurs communs», qui donne une valeur par État membre et par an.

(12)

Les espĂšces exotiques, au sens du rĂšglement (UE) no 1143/2014 du Parlement europĂ©en et du Conseil (3), ne devraient pas ĂȘtre prises en compte dans l’évaluation de l’abondance et de la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs, Ă©tant donnĂ© que la prĂ©sence de ces espĂšces ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une contribution aux communautĂ©s indigĂšnes de pollinisateurs; elle reprĂ©sente plutĂŽt une menace pour la biodiversitĂ©.

(13)

Étant donnĂ© que l’indice de diversitĂ© de Shannon-Wiener n’est pas appropriĂ© pour mesurer la diversitĂ© des espĂšces rares, il convient, pour reprĂ©senter la diversitĂ© globale des espĂšces de pollinisateurs, tant communes que rares, d’intĂ©grer les espĂšces rares de pollinisateurs dans l’évaluation de la diversitĂ© des pollinisateurs au moyen d’un indicateur «richesse des espĂšces de pollinisateurs», Ă  savoir un indicateur combinant le nombre d’espĂšces de pollinisateurs rares et communes enregistrĂ©es dans chaque État membre. La surveillance des espĂšces rares devrait exclure les papillons de nuit, car la charge que reprĂ©sente la surveillance de ces espĂšces ne peut pas ĂȘtre estimĂ©e en raison de l’absence, Ă  ce jour, d’évaluations de la liste rouge pour les papillons de nuit.

(14)

Afin d’évaluer l’efficacitĂ© des mesures de restauration mises en Ɠuvre dans les États membres, il y a lieu d’estimer l’évolution de l’abondance et de la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs respectivement dans les Ă©cosystĂšmes agricoles, les Ă©cosystĂšmes forestiers et dans d’autres Ă©cosystĂšmes, Ă©tant donnĂ© que les mesures de restauration sont sensiblement diffĂ©rentes dans chacun de ces types d’écosystĂšmes,

 

A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT :

 

Article premier

Définitions

 

Aux fins du présent rÚglement, on entend par :

1) «abeilles»: les espĂšces d’Anthophila (Apoidea), Ă  l’exclusion des abeilles mellifĂšres (Apis mellifera) ;

2) «syrphes»: les espÚces de Syrphidae ;

3) «papillons»: les espÚces de Papilionoidea ;

4) «papillons de nuit»: les espĂšces appartenant aux familles suivantes d’Heterocera : Brachodidae, Castniidae, Cimeliidae, Drepanidae, Erebidae (y compris les Lymantriinae), Euteliidae, Geometridae, Heterogynidae, Limacodidae, Noctuidae, Nolidae, Notodontidae, Sesiidae, Sphingidae, Uraniidae et Zygaenidae, Ă  condition qu’elles fassent 20 mm ou plus d’envergure d’aprĂšs la littĂ©rature spĂ©cialisĂ©e ;

5) «papillons de nuit diurnes»: les espÚces de papillons de nuit qui sont actives en journée au stade adulte de leur cycle de vie ;

6) «papillons de nuit nocturnes»: les espÚces de papillons de nuit qui sont actives la nuit au stade adulte de leur cycle de vie ;

7) (...)

 

Article 2

EspĂšces cibles

 

Les États membres collectent des donnĂ©es sur l’abondance et la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs appartenant aux groupes taxonomiques suivants:

a) abeilles ;

b) syrphes ;

c) papillons ;

d) papillons de nuit.

 

(...)

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November 26, 2:10 PM
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Punaises de lit : une nouvelle arme pour la police scientifique ?

Punaises de lit : une nouvelle arme pour la police scientifique ? | EntomoNews | Scoop.it
Les punaises de lit pourraient devenir de prĂ©cieuses sources d’ADN humain sur les scĂšnes de crime. Une avancĂ©e inĂ©dite en police scientifique

 

6 juillet 2025

 

"Une chercheuse et un chercheur malaisiens ont explorĂ© l’intĂ©rĂȘt des punaises de lit tropicales, Cimex hemipterus, comme nouvelles sources d’ADN humain en contexte judiciaire. Absentes des investigations classiques faute de traces visibles, ces punaises pourraient nĂ©anmoins porter dans leur tube digestif l’ADN du dernier hĂŽte humain qu’elles ont piquĂ©. Cette Ă©tude visait Ă  dĂ©terminer si et pendant combien de temps un profil ADN exploitable pouvait ĂȘtre extrait du contenu sanglant de ces insectes, notamment via des marqueurs gĂ©nĂ©tiques STR (Short Tandem Repeat) et SNP (Single Nucleotide Polymorphism).

Méthodologie et résultats

Des colonies de punaises de lit Ă©levĂ©es en laboratoire ont Ă©tĂ© nourries sur des volontaires humains, puis sacrifiĂ©es Ă  diffĂ©rents intervalles (0, 5, 14, 30 et 45 jours aprĂšs repas sanguin). L’ADN a Ă©tĂ© extrait et soumis Ă  des analyses STR et SNP selon les standards forensiques. Les rĂ©sultats sont clairs : un profil STR et SNP complet n’a pu ĂȘtre obtenu que le jour mĂȘme du repas (0 jour), tandis que des profils partiels, certes plus fragmentaires, restaient obtenables jusqu’à 45 jours post‑repas. Les SNP utilisĂ©s pouvaient ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec le systĂšme HIrisPlex‑S, permettant notamment des prĂ©dictions de phĂ©notypes (couleur des yeux, peau, cheveux) mĂȘme Ă  partir de donnĂ©es partielles. En outre, des punaises collectĂ©es sur le terrain ont corroborĂ© la faisabilitĂ© des marqueurs STR, rĂ©vĂ©lant parfois des profils mixtes, ce qui pourrait indiquer un repas sur plusieurs individus .

Implications légales et perspectives

Ces rĂ©sultats ouvrent une piste inĂ©dite pour la criminalistique : lorsque les traces biologiques classiques ont disparu ou ont Ă©tĂ© nettoyĂ©es, des punaises de lit pourraient rester sur les lieux et constituer des micro‑rĂ©servoirs d’ADN humain fiables, permettant d’identifier des personnes venues sur les lieux ou d’établir une chronologie de passages . Cependant, plusieurs limitations doivent ĂȘtre prises en compte. D’abord, les analyses sont longues et nĂ©cessitent un protocole rigoureux. Le profil devient partiel aprĂšs quelques jours et certaines loci ne sont plus dĂ©tectables. De plus, lorsqu’un insecte a ingĂ©rĂ© du sang de plusieurs personnes, les signaux gĂ©nĂ©tiques peuvent ĂȘtre mĂ©langĂ©s, rendant l’interprĂ©tation plus complexe.

 

Les auteurs soulignent la nĂ©cessitĂ© de valider ces rĂ©sultats sur des Ă©chantillons plus variĂ©s, avec davantage d’individus donneurs et diffĂ©rents kits STR/SNP commerciaux. Des essais in situ sur scĂšnes de crime simulĂ©es seraient Ă©galement souhaitables pour confirmer la robustesse de la mĂ©thode, notamment en lien avec d’autres insectes ou intermĂ©diaires biologiques considĂ©rĂ©s en entomologie mĂ©dico‑lĂ©gale .

Conclusion

En rĂ©sumĂ©, cette Ă©tude dĂ©montre qu’on peut exploiter l’ADN humain conservĂ© dans l’estomac de punaises de lit tropicales jusqu’à 45 jours aprĂšs le repas, grĂące Ă  l’analyse STR et SNP. Bien que seule une extraction immĂ©diate permette un profil complet, ces insectes constituent une ressource nouvelle et prometteuse pour la police scientifique, notamment dans les contextes oĂč les mĂ©thodes traditionnelles Ă©chouent. Toutefois, l’approche exige des protocoles rigoureux, plus d’études de validation et une modĂ©lisation rĂ©aliste des scĂšnes d’enquĂȘte avant toute utilisation judiciaire. Des recherches complĂ©mentaires permettront de dĂ©terminer comment intĂ©grer cette stratĂ©gie au panel des outils forensiques Ă  disposition des enquĂȘteurs et scientifiques."

 

 

Photo: Isabelle Leong Agence France-Presse «On peut dire que [les punaises] sont parfaites comme outil médico-légal», explique la chercheuse Lim Li.

 

via Des scientifiques malaisiens transforment les punaises de lit en redoutables détectives | Le Devoir/AFP, 25.11.2025
https://www.ledevoir.com/actualites/science/936639/scientifiques-transforment-punaises-lit-redoutables-detectives?

 

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November 23, 1:55 PM
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Une politique agricole gagnante pour le climat et la biodiversité | Actualités | CORDIS | Commission européenne

Une politique agricole gagnante pour le climat et la biodiversité | Actualités | CORDIS | Commission européenne | EntomoNews | Scoop.it

Une nouvelle note de synthĂšse rĂ©vĂšle comment une dĂ©sintensification stratĂ©gique de l’agriculture peut contribuer Ă  protĂ©ger notre climat et Ă  amĂ©liorer la biodiversitĂ©, tout en permettant aux exploitations agricoles de prospĂ©rer.

 

Une note de synthĂšse publiĂ© par le projet LAMASUS, financĂ© par l’UE, examine les compromis et les coĂ»ts d’opportunitĂ© liĂ©s Ă  la gestion des terres agricoles. L’objectif est d’aider les dĂ©cideurs politiques Ă  cibler les financements lĂ  oĂč ils peuvent apporter le plus grand bĂ©nĂ©fice environnemental pour le climat, la biodiversitĂ© et la viabilitĂ© de l’agriculture.

 

La note de synthĂšse rĂ©vĂšle qu’une dĂ©sintensification stratĂ©gique de l’agriculture peut contribuer Ă  rĂ©duire de prĂšs d’un tiers les Ă©missions de carbone agricoles de l’UE, tout en favorisant la reconstitution de la biodiversitĂ©. FondĂ©e sur de nouvelles donnĂ©es relatives Ă  la gestion de l’utilisation des sols, cette analyse intĂšgre des simulations biophysiques des cultures et des herbages, des modĂšles de biodiversitĂ© et des Ă©valuations des coĂ»ts au niveau de l’exploitation, afin de contribuer Ă  l’élaboration de politiques efficaces.

 

« Alors que les avantages environnementaux de la rĂ©duction des pratiques agricoles intensives telles que l’utilisation de moins d’engrais et de pesticides, la diminution du nombre d’animaux par hectare et la diminution de la frĂ©quence des cultures, sont bien connus de la communautĂ© des chercheurs, notre Ă©tude va plus loin en identifiant des domaines spĂ©cifiques oĂč des avantages pour le climat et la biodiversitĂ© sont possibles Ă  un coĂ»t Ă©conomique minimal », explique Leopold Ringwald, coordinateur du projet LAMASUS de l’Institut international pour l’analyse des systĂšmes appliquĂ©s, dans un article.

 

 

image : Win-Win areas across EU-27 countries (excl. Cyprus)

 

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November 20, 6:20 AM
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En France, depuis l’interdiction d’un insecticide "tueur d’abeilles", les populations de merles, fauvettes ou pinsons se portent un peu moins mal

En France, depuis l’interdiction d’un insecticide "tueur d’abeilles", les populations de merles, fauvettes ou pinsons se portent un peu moins mal | EntomoNews | Scoop.it
Le bannissement de l’imidaclopride en 2018, un pesticide de la famille des nĂ©onicotinoĂŻdes, a permis un lĂ©ger rĂ©tablissement des populations d’oiseaux insectivores sur les sites hexagonaux les plus contaminĂ©s.

 

Par Coralie Schaub
Publié le 19/11/2025 à 16h38

 

"... Telle est la conclusion d’une Ă©tude française parue fin septembre dans la revue Environmental Pollution, la premiĂšre Ă  se pencher sur le potentiel de rĂ©tablissement des populations d’oiseaux aprĂšs l’interdiction de l’une de ces substances toxiques (surnommĂ©s «tueurs d’abeilles», les nĂ©onicotinoĂŻdes, qui agissent sur le systĂšme nerveux central des insectes, sont en rĂ©alitĂ© aussi dangereux pour l’environnement, la biodiversitĂ© et la santĂ© humaine, au-delĂ  des seules abeilles). «Des Ă©tudes antĂ©rieures menĂ©es aux Etats-Unis et aux Pays-Bas avaient dĂ©jĂ  mis en Ă©vidence des liens entre le dĂ©clin du nombre d’oiseaux et l’utilisation de ces pesticides, mais nous sommes allĂ©s plus loin en regardant ce qui se passe pendant l’utilisation d’un nĂ©onicotinoĂŻde et aprĂšs son interdiction», expose l’auteur principal de l’étude, l’agroĂ©cologue Thomas Perrot, qui travaille pour la Fondation pour la recherche sur la biodiversitĂ©."

(...)

 

 

Highlights

  • ‱
    Imidacloprid is expected to play a role in the decline of bird populations.
  • ‱
    Recent ban on neonicotinoids in Europe may have allowed populations to recover.
  • ‱
    This relationship was investigated in France for 57 species over 1900 plots.
  • ‱
    Imidacloprid reduced bird population between 12.7 and 9% before and after the ban.
  • ‱
    Pesticide ban does not ensure immediate biodiversity recovery after ban.

 

image : Graphical abstract

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November 18, 2:17 PM
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Les moustiques tombent dans le piège le plus délicieux jamais inventé (et ils adorent ça)

Les moustiques tombent dans le piège le plus délicieux jamais inventé (et ils adorent ça) | EntomoNews | Scoop.it
Une équipe internationale a développé un piÚge à base de champignon sécrétant une odeur irrésistible pour les moustiques.

 

par Yohan Demeure, 18 novembre 2025, 8 h 27 min

 

 

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ndé

image : A Culex pipiens molestus mosquito co-infected with two Metarhizium species. (credit: Huiyu Sheng, entomology Ph.D. candidate, University of Maryland)

 

via Fungus that smells like flowers could revolutionize mosquito control, 02.11.2025 https://www.ctvnews.ca/climate-and-environment/article/how-this-sweet-scented-fungus-lures-mosquitos-to-their-deaths/

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

sur le mĂȘme sujet

 

  • Des scientifiques transforment un champignon en un puissant aimant Ă  moustiques - De www.geo.fr - 29 octobre, 06:40
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November 16, 1:55 PM
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Lorraine. Quand le BTP s’inspire des termites pour construire plus vert

Lorraine. Quand le BTP s’inspire des termites pour construire plus vert | EntomoNews | Scoop.it
Imiter les termites pour bĂątir autrement : c’est le pari du groupe NGE, qui dĂ©ploie en Lorraine BioCiTer, un nouveau procĂ©dĂ© de traitement des sols issu du biomimĂ©tisme. En remplaçant la chaux vive par un liant Ă©cologique inspirĂ© du vivant, cette innovation rĂ©duit jusqu’à 70 % les Ă©missions de carbone.
 
P.-M. P. - 11 nov. 2025 à 14:42
 
"En analysant leur salive, capable de crĂ©er un liant solide en terre, les ingĂ©nieurs de NGE et de Bioxegy ont conçu BioCiTer, un procĂ©dĂ© Ă©cologique qui reproduit ce phĂ©nomĂšne biologique Ă  grande Ă©chelle. L’idĂ©e : stabiliser les sols sans recourir Ă  la chaux vive, longtemps incontournable mais trĂšs polluante. En s’appuyant sur les principes du biomimĂ©tisme, l’entreprise fait de la biologie un levier industriel."
 
 
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November 14, 12:36 PM
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Pour la première fois en France, un foyer de nématodes du pin : mesures mises en place

Pour la première fois en France, un foyer de nématodes du pin : mesures mises en place | EntomoNews | Scoop.it
Dans le cadre de la surveillance officielle des organismes de quarantaine pilotĂ©e par les services rĂ©gionaux en charge de la protection des vĂ©gĂ©taux du ministĂšre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la SouverainetĂ© alimentaire, un foyer de nĂ©matode du pin vient d’ĂȘtre confirmĂ© par le laboratoire national de rĂ©fĂ©rence de l’Anses, pour la premiĂšre fois en France, dans la commune de Seignosse.

 

Chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques

DerniĂšre mise Ă  jour le 07 novembre 2025

 

"... Originaire d’AmĂ©rique du Nord, il est transmis par un insecte vecteur  de type colĂ©optĂšre: le longicorne du pin (Monochamus galloprovincialis).

 

Propagation et mesures de protection

La propagation du nématode du pin se fait par :

  • ses insectes vecteurs en pĂ©riode chaude (avril Ă  octobre).Ils ont alors  une grande capacitĂ© de pullulation
  • le transport de bois infestĂ© (grumes, plaquettes, Ă©corces)
  • les mouvements humains (vĂ©hicules, copeaux, outils contaminĂ©s)

Mesures de protection face  au nématode du pin :

  • Interdiction de transport de bois non traitĂ© en pĂ©riode chaude
  • Surveillance renforcĂ©e en pĂ©riode froide (novembre Ă  mars)
  • TraçabilitĂ© obligatoire de tous les flux de bois
  • Nettoyage des camions et Ă©quipements en zone infestĂ©e

Actions en cours

  • Suspension des travaux forestiers sur les espĂšces sensibles
  • Analyse d’images aĂ©riennes et prospections terrain
  • Mise en place d’une cellule de veille pour accompagner les entreprises
  • Affiches d’information distribuĂ©es dans les communes
  • RĂ©unions avec les maires organisĂ©es par les prĂ©fets des dĂ©partements concernĂ©s

 

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ndé

Plateforme d'ÉpidĂ©miosurveillance en SantĂ© VĂ©gĂ©tale

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

  • Landes : l’arrivĂ©e d’un ver ravageur sĂšme la panique chez les forestiers - De lareleveetlapeste.fr - 13 novembre, 15:28

 

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November 12, 6:39 AM
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Pourquoi une diminution de la population humaine ne bénéficierait pas forcément à la biodiversité : l’exemple du Japon

Pourquoi une diminution de la population humaine ne bénéficierait pas forcément à la biodiversité : l’exemple du Japon | EntomoNews | Scoop.it
MĂȘme avec moins d’ĂȘtres humains, la faune sauvage dispose de moins d’espace et de moins de niches Ă©cologiques oĂč s’installer.

 

Publié: 5 novembre 2025, 09:21 EST

Peter Matanle, Kei Uchida et Masayoshi K. Hiraiwa

 

"... Depuis 2003, des centaines de citoyens japonais collectent des donnĂ©es sur la biodiversitĂ© pour le projet gouvernemental Monitoring Sites 1 000. Nous avons utilisĂ© 1,5 million d’observations d’espĂšces enregistrĂ©es provenant de 158 sites.

 

Ces zones Ă©taient boisĂ©es, agricoles et pĂ©riurbaines. Nous avons comparĂ© ces observations aux changements observĂ©s au niveau de la population locale, de l’utilisation des sols et de la tempĂ©rature de surface sur des pĂ©riodes de cinq Ă  vingt ans.

 

Ces paysages ont connu le plus fort déclin démographique depuis les années 1990.

 

En raison de la taille de notre base de donnĂ©es, du choix des sites et du positionnement du Japon en tant que fer de lance du dĂ©peuplement en Asie du Nord-Est, il s’agit de l’une des plus grandes Ă©tudes de ce type.

 

Notre Ă©tude, publiĂ©e dans la revue Nature Sustainability, a tĂąchĂ© d’analyser les populations d’oiseaux, les papillons, les lucioles, les grenouilles et 2 922 plantes indigĂšnes et non indigĂšnes sur ces mĂȘmes sites.

 

Le constat est sans appel : la biodiversitĂ© a continuĂ© de diminuer dans la plupart des zones que nous avons Ă©tudiĂ©es, indĂ©pendamment de l’augmentation ou de la diminution de la population. Ce n’est que lĂ  oĂč la population est restĂ©e stable que la biodiversitĂ© Ă©tait la plus stable. Cependant, la population de ces zones vieillit et va bientĂŽt dĂ©cliner, ce qui les alignera sur les zones qui connaissent dĂ©jĂ  une perte de biodiversitĂ©."

(...)

 

 

image : Relationships between biodiversity change and human population change at the study sites

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November 10, 1:24 PM
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Une toile d’araignée géante de 106 mètres carrés découverte dans une grotte entre la Grèce et l’Albanie

Une toile d’araignée géante de 106 mètres carrés découverte dans une grotte entre la Grèce et l’Albanie | EntomoNews | Scoop.it
Vidéo - Une équipe de scientifiques a découvert dans cette grotte connue sous le nom de « Sulfur Cave », une toile occupée par plus de 111 000 araignées.

 

Par Service vidéo du Monde (avec Reuters)

Publié le 08 novembre 2025 à 13h33, modifié le 08 novembre 2025 à 14h10

 

"C’est la toile la plus grande jamais observĂ©e et elle est occupĂ©e par 111 000 araignĂ©es. D’aprĂšs les scientifiques, la popularitĂ© de cette grotte auprĂšs des araignĂ©es s’explique par la forte prĂ©sente de moucherons offrant une source de nourriture abondante aux arachnides."

 

Bernadette Cassel's insight:

 

MĂȘme sujet

 

  • La plus grande toile d'araignĂ©e du monde a Ă©tĂ© dĂ©couverte dans une grotte : 111 000 arachnides y vivraient - De www.slate.fr - 7 novembre, 08:25

 

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November 9, 12:22 PM
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L’habituation induit une mémoire à court terme mais pas de mémoire à long terme chez les larves de moustiques

L’habituation induit une mémoire à court terme mais pas de mémoire à long terme chez les larves de moustiques | EntomoNews | Scoop.it
Habituation leads to short but not long term memory formation in mosquito larvae

 

Journal of Insect Physiology
Martin Dessart, Claudio R. Lazzari, Fernando J. Guerrieri

 

Available online 20 May 2024

 

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ndé

traduction

 

Points clés

  • L’habituation Ă  un stimulus visuel a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour Ă©tudier la mĂ©moire chez les larves de moustiques.

  • DiffĂ©rents intervalles entre les essais ont Ă©tĂ© appliquĂ©s pour Ă©valuer la persisttance de la mĂ©moire.

  • Aucun effet n’a Ă©tĂ© observĂ© au-delĂ  de deux heures aprĂšs l’entraĂźnement.

  • Aucune mĂ©moire Ă  long terme n’a pu ĂȘtre constatĂ©e.

 

Résumé

Chez les animaux, la mĂ©moire permet de se souvenir de lieux importants et d’économiser de l’énergie en ne rĂ©agissant pas Ă  des stimuli sans importance. Cependant, la formation et le maintien de la mĂ©moire sont coĂ»teux sur le plan mĂ©tabolique, ce qui justifie l’étude des mĂ©canismes sous-jacents aux diffĂ©rents types de mĂ©moire et de leur valeur adaptative. Dans cette Ă©tude, nous avons examinĂ© la persistance de la mĂ©moire chez les larves du moustique Aedes aegypti, aprĂšs habituation Ă  un stimulus visuel. Nous avons utilisĂ© un systĂšme de suivi automatisĂ© pour quantifier la rĂ©ponse des larves au passage d’une ombre, simulant l’approche d’un prĂ©dateur. Tout d’abord, nous avons comparĂ© diffĂ©rents temps de rĂ©tention, de 4 minutes Ă  24 heures, et constatĂ© que les larves ne montraient des capacitĂ©s de mĂ©moire que moins de trois heures aprĂšs l’entraĂźnement. Ensuite, nous avons Ă©tudiĂ© le rĂŽle des intervalles entre les essais dans la formation de la mĂ©moire. Contrairement Ă  d’autres invertĂ©brĂ©s aquatiques, les larves de moustiques n’ont montrĂ© aucune mĂ©moire Ă  long terme mĂȘme avec de longs intervalles inter-essais (c’est-Ă -dire 5 min et 10 min). Nos rĂ©sultats sont discutĂ©s en lien avec les contraintes Ă©cologiques.

 

Introduction

Retenir une information, ou mĂ©moire, est une capacitĂ© cognitive adaptative essentielle chez les animaux (Menzel, 1999). La valeur adaptative de la mĂ©moire est liĂ©e Ă  la capacitĂ© de prendre des dĂ©cisions rapides et prĂ©cises lorsqu’un individu est confrontĂ© Ă  une situation similaire Ă  une expĂ©rience passĂ©e (Menzel et Benjamin, 2013). La mĂ©moire permet aux animaux d’éviter des situations dangereuses, de se souvenir de lieux importants ou d’informations spĂ©cifiques, et d’éviter une dĂ©pense d’énergie en ne rĂ©agissant pas Ă  des stimuli non pertinents ; en d’autres termes, elle contribue Ă  la fitness globale (Couto et al., 2023). Cependant, la formation et le maintien de la mĂ©moire ont un coĂ»t (Niven et Laughlin, 2008). Comme le cerveau est mĂ©taboliquement coĂ»teux, les ressources mobilisĂ©es pour encoder, consolider et accĂ©der Ă  l’information reprĂ©sentent des dĂ©penses importantes (Kandel, 2001). DiffĂ©rents types de mĂ©moire coexistent, dĂ©finis par leur durĂ©e et les processus physiologiques impliquĂ©s dans leur dĂ©veloppement. Selon le contexte, ces mĂ©moires peuvent s’avĂ©rer adaptatives ou non. Par exemple, dans des environnements stables, oĂč la probabilitĂ© de rencontrer Ă  nouveau la mĂȘme situation est Ă©levĂ©e, il peut ĂȘtre avantageux d’investir dans une mĂ©moire Ă  long terme. En revanche, dans un environnement changeant, la mĂ©moire Ă  court terme peut ĂȘtre privilĂ©giĂ©e (Pull et al., 2022).

 

Les propriĂ©tĂ©s et les mĂ©canismes physiologiques associĂ©s aux diffĂ©rents types de mĂ©moire ont Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©s chez les invertĂ©brĂ©s, notamment chez la mouche Drosophila melanogaster (Tully et al., 1994) et l’abeille Apis mellifera (Menzel, 2001a). De plus, l’habituation Ă  des stimuli visuels et la mĂ©moire ont Ă©tĂ© bien caractĂ©risĂ©es chez le crabe de vase Neohelice granulata (Tomsic et Silva, 2023). Ces travaux ont montrĂ© l’importance de la durĂ©e de la mĂ©moire au regard de l’écologie d’une espĂšce. Dans une Ă©tude de Tomsic et al. (1993), les auteurs ont comparĂ© l’habituation de deux crabes semi-terrestres apparentĂ©s occupant des habitats diffĂ©rents, Neohelice granulata et Pachygrapsus marmoratus. En analysant l’influence de diffĂ©rents paramĂštres (par ex. taille de l’individu, nombre d’essais) sur les performances d’habituation visuelle, ils ont montrĂ© que l’habituation dĂ©pend de l’espĂšce et que les signaux contextuels sont mĂ©morisĂ©s diffĂ©remment. Ils ont conclu que l’écologie joue un rĂŽle majeur dans l’origine de ces diffĂ©rences. En effet, Neohelice granulata vit dans des terriers creusĂ©s prĂšs du substrat vaseux et entourĂ©s de congĂ©nĂšres et de vĂ©gĂ©tation halophyte. À l’inverse, Pachygrapsus marmoratus vit sur des rochers proches de la mer et dĂ©pourvus de vĂ©gĂ©tation. Ainsi, le passage d’une ombre au-dessus de Neohelice est plus ambigu (par exemple, mouvement de l’herbe) et induit une habituation plus forte et plus durable, tandis que chez Pachygrapsus, la probabilitĂ© qu’il s’agisse d’un vĂ©ritable prĂ©dateur volant est plus Ă©levĂ©e dans leur environnement pauvre en objets mobiles au-dessus d’eux, ce qui conduit Ă  une habituation plus faible (Tomsic et al., 1993).

 

Un paramĂštre clĂ© pour l’habituation et la trace mnĂ©sique qu’elle peut gĂ©nĂ©rer est l’intervalle entre les essais (inter-trial interval) (Giurfa et al., 2009). Des intervalles courts (de quelques secondes Ă  quelques minutes) favorisent plutĂŽt la mĂ©moire Ă  court terme, qui repose sur une facilitation neuronale (augmentation de la force synaptique) et des modifications rĂ©versibles (Hemmi et Tomsic, 2012), mais ne permettent pas une rĂ©tention prolongĂ©e. À l’inverse, de longs intervalles favorisent la formation d’une mĂ©moire Ă  long terme, impliquant l’activation de gĂšnes spĂ©cifiques, la synthĂšse de nouvelles protĂ©ines et des modifications structurales dans les circuits neuronaux (Tomsic et al., 1996 ; revue dans Margulies et al., 2005 chez Drosophila). Entre les deux, des intervalles intermĂ©diaires permettent l’établissement d’une mĂ©moire intermĂ©diaire, reposant sur une consolidation synaptique via l’activation de kinases spĂ©cifiques (par ex., la protĂ©ine kinase dĂ©pendante de l’AMPc, PKA) et l’expression gĂ©nique prĂ©coce (Tomsic et Romano, 2013).

 

Dans ce travail, nous avons Ă©tudiĂ© la capacitĂ© de dĂ©veloppement de la mĂ©moire aprĂšs apprentissage chez un insecte aquatique, la larve de moustique (Aedes aegypti). Les larves de moustiques passent la majoritĂ© de leur temps en surface de l’eau. Lorsqu’un stimulus est perçu comme dangereux, elles plongent (Clements, 1999). Si le stimulus se rĂ©vĂšle inoffensif aprĂšs rĂ©pĂ©tition, les larves cessent de rĂ©agir : c’est l’habituation, une forme d’apprentissage non associatif pouvant gĂ©nĂ©rer une trace mnĂ©sique (Baglan et al., 2017 ; Dessart et al., 2023).

 

Bien que la cognition chez les moustiques adultes ait Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©e, il s’agit de la premiĂšre Ă©tude portant sur la mĂ©moire chez les larves. Dans les Ă©cosystĂšmes d’eau douce, les larves de moustiques font partie du neuston (organismes vivant Ă  la surface). Elles sont soumises Ă  des prĂ©dateurs aquatiques et aĂ©riens imprĂ©visibles, tels que les larves de libellules ou les punaises d’eau (Vinogradov et al., 2022). Dans un tel environnement, une ombre passant plusieurs fois en peu de temps a de fortes chances d’ĂȘtre produite par le mĂȘme objet, tandis qu’une ombre apparaissant des heures plus tard peut ĂȘtre due Ă  une autre source. Dans ce contexte, on peut s’attendre Ă  ce que les larves cessent de rĂ©agir Ă  court terme, mais rĂ©initialisent leur rĂ©activitĂ© Ă  long terme — autrement dit, ne pas mĂ©moriser pourrait ĂȘtre la stratĂ©gie la plus adaptative.

 

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Précédemment

 

  • A Mosquito Brain Like a Sieve: Evaluating the Memory Persistence in Mosquito Larvae by MARTIN DESSART, Claudio R. Lazzari, Fernando Guerrieri,  :: SSRN, 08.12.2023 https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm

 

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En relation

 

Evaluation des Ă©cosystĂšmes aquatiques par l’observation du comportement de larves d’insectes - COMPORTATE, 2020-2023 – RTR MiDi https://rtrmidi.univ-tours.fr/projetsderecherche/comportate-2020-2023/

 

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November 8, 11:29 AM
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Ce prédateur des abysses digne du film Alien a été découvert à plus de 8 000 mètres de profondeur

Ce prédateur des abysses digne du film Alien a été découvert à plus de 8 000 mètres de profondeur | EntomoNews | Scoop.it
Quatre spécimens de ce petit crustacé inconnu ont été remontés depuis l'une des zones océaniques les plus profondes du monde. Leurs analyses


 

ThĂ©a Doulcet – 6 novembre 2025 Ă  12h00

 

"Ce sont quatre spécimens qui ont été collectés à prÚs de 8 000 mÚtres de profondeur, soit presque autant que la hauteur du mont Everest. Les scientifiques ont baptisé le crustacé Dulcibella camanchaca, en référence au mot désignant les ténÚbres dans les langues des peuples andins. Sa carapace blanche lui confÚre une apparence fantomatique, rappelant le terrifiant facehugger du film Alien.

 

Vivant à 7 000 mÚtres, dans la zone aphotique (zone de la mer tellement obscure et profonde que la photosynthÚse n'y est plus possible), cette nouvelle espÚce décrite dans la revue Systematics and Biodiversity relayée par le média Popular Mechanics a élu domicile dans la fosse d'Atacama, ou fosse du Pérou-Chili."

(...)

 

 

Image : Post-preservation photo of Dulcibella camanchaca gen. nov. sp. nov. Holotype female (MNHNCL AMP-15974).

 

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via New Predator Emerges From the Deepest, Darkest Part of the Ocean, 03.11.2025 https://www.popularmechanics.com/science/animals/a69235688/deep-ocean-atacama-trench-crustacean-predator/

 

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November 6, 1:06 PM
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Biodiversité favorisée : Les scolytes destructeurs d'arbres, faux ennemis de la forêt

Biodiversité favorisée : Les scolytes destructeurs d'arbres, faux ennemis de la forêt | EntomoNews | Scoop.it
Une Ă©tude du WSL rĂ©vĂšle que les scolytes, loin d'ĂȘtre des nuisibles, favorisent la biodiversitĂ© forestiĂšre. Ces colĂ©optĂšres produisent du bois mort, essentiel pour de nombreuses espĂšces, notamment les pics.

 

ATS Agence télégraphique suisse

 

"L'Ă©tude menĂ©e par le WSL sur l'importance des scolytes pour la biodiversitĂ© dans les forĂȘts a la particularitĂ© d'avoir Ă©tĂ© menĂ©e sur une longue durĂ©e. PrĂšs de 30 ans de donnĂ©es de surveillance ont Ă©tĂ© analysĂ©es et interprĂ©tĂ©es. « Ces donnĂ©es nous aident Ă  rĂ©pondre Ă  des questions en matiĂšre d'Ă©cologie auxquelles nous ne pourrions pas rĂ©pondre avec des Ă©tudes Ă  court terme d'un ou deux ans », estime Marco Basile, experte en ornithologie au WSL, citĂ© dans le communiquĂ©.

 

L'étude du WSL, qui a bénéficié de l'aide de la Station ornithologique suisse de Sempach, a fait l'objet d'un article dans la revue spécialisée Journal of Animal Ecology."

 

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ndé

l'étude

 

 

Image : Concept of the spruce–bark beetle–woodpeckers interaction network.

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November 4, 1:20 PM
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Moustiques : 99 millions d'années de stabilité

Moustiques : 99 millions d'années de stabilité | EntomoNews | Scoop.it
Une larve de moustique de 99 millions d’annĂ©es, dĂ©couverte dans l’ambre de Birmanie, montre que la morphologie de ces insectes a peu changĂ© depuis le CrĂ©tacĂ©, selon une Ă©tude de l’universitĂ© LMU de Munich.

 

Par Joël Ignasse

Publié le 04.11.2025 à 16h08

 

 

Mosquitoes (Diptera: Culicidae) have been hypothesized to have originated during the Jurassic Period, about 201–145 million years ago, primarily based on fossil evidence from their sister group, Chaoboridae (phantom midges). However, direct evidence for such an early origin of Culicidae is currently absent. The oldest known mosquito fossils, all adults and recovered from Cretaceous amber deposits about 99 million years ago, display morphologies that differ substantially from modern forms and are regarded as representatives of an extinct lineage, Burmaculicinae. Here we report the discovery of a fossil that represents both the first mosquito larva preserved in amber and the first immature mosquito from the Mesozoic Era, named as a new genus and species Cretosabethes primaevus Amaral & Borkent gen. et sp. n. The specimen exhibits typical mosquito larval morphology and can be confidently identified as an ingroup of Sabethini, a lineage with numerous extant representatives. This finding provides strong support for the Jurassic origin of Culicidae and suggests that the larval morphology of mosquitoes has remained relatively conserved for at least the past 99 million years.

 

Image : Graphical abstract

Bernadette Cassel's insight:

 

"DĂ©couverte dans l’ambre birman, une larve de moustique prĂ©sente une morphologie presque identique Ă  celle des espĂšces actuelles. Ce fossile exceptionnel repousse l’origine du groupe et Ă©claire son Ă©tonnante stabilitĂ© Ă©volutive."

 

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