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Bernadette Cassel
October 12, 1:56 PM
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Abu Dhabi, Ămirats arabes unis, 11 octobre 2025 (UICN) â PrĂšs de 100 espĂšces supplĂ©mentaires dâabeilles sauvages en Europe ont Ă©tĂ© classĂ©es comme menacĂ©es dans une nouvelle Ă©valuation de la Liste rouge de lâUICN des espĂšces menacĂ©esâą, plus de 20% des espĂšces dans des groupes tels que les bourdons et les abeilles cellophanes Ă©tant dĂ©sormais menacĂ©es dâextinction. De nouvelles Ă©valuations de la Liste rouge de lâUICN rĂ©vĂšlent Ă©galement que le nombre dâespĂšces de papillons europĂ©ennes menacĂ©es a fortement augmentĂ© de 76% au cours de la derniĂšre dĂ©cennie.  CommuniquĂ© de presse 11 Oct, 2025 "... «âŻCette nouvelle Ă©valuation montre que lâĂ©tat de conservation des abeilles sauvages, des papillons et autres pollinisateurs europĂ©ens est dĂ©sastreux. Ces espĂšces sont les fondements de nos systĂšmes alimentaires, de nos Ă©cosystĂšmes et de nos sociĂ©tĂ©s. Une action urgente et collective est nĂ©cessaire pour faire face Ă cette menace.  "... On estime que 10% des abeilles sauvages en Europe (au moins 172 des 1âŻ928 espĂšces Ă©valuĂ©es) sont menacĂ©es dâextinction. Cela se compare Ă 77 espĂšces menacĂ©es en 2014. Ă lâĂ©poque, 57% des espĂšces dâabeilles sauvages Ă©taient classĂ©es dans la catĂ©gorie DonnĂ©es insuffisantes, un pourcentage qui a Ă©tĂ© rĂ©duit Ă 14% dans cette nouvelle Ă©valuation, ce qui en fait lâĂ©valuation la plus complĂšte de la situation des abeilles sauvages europĂ©ennes Ă ce jour.  Quinze espĂšces de bourdons, connues pour leur rĂŽle dans la pollinisation de lĂ©gumineuses comme les pois, les haricots, les arachides et le trĂšfle, ainsi que 14 espĂšces dâabeilles cellophanes, qui aident Ă polliniser les plantes de la famille des marguerites et des arbres comme les Ă©rables rouges et les saules, sont dĂ©sormais considĂ©rĂ©es comme menacĂ©es. LâespĂšce dâabeille miniĂšre Simpanurgus phyllopodus, la seule espĂšce de ce genre en Europe et unique sur le continent, est dĂ©sormais considĂ©rĂ©e comme En danger critique dâextinction.  Les nouvelles Ă©valuations de la Liste rouge indiquent que 15% des papillons sont menacĂ©s dâextinction en Europe (65 des 442 espĂšces Ă©valuĂ©es), contre 37 espĂšces en 2010. Plus de 40% des papillons uniques Ă la rĂ©gion europĂ©enne et prĂ©sents nulle part ailleurs dans le monde sont dĂ©sormais menacĂ©s ou sur le point de lâĂȘtre. Une espĂšce, la piĂ©ride du chou de MadĂšre (Pieris wollastoni), qui Ă©tait limitĂ©e Ă lâĂźle portugaise de MadĂšre, est aujourdâhui officiellement considĂ©rĂ©e comme Ăteinte." (...) Â
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Bernadette Cassel
November 27, 2:46 PM
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Synchronicity is all around us, but it is poorly understood. JĂŒrgen Jost, Joseph Lizier, and colleagues have now developed new tools to understand how human and natural networks fall in and out of sync.  Press Release âWhat Do Neurons, Fireflies and Dancing the Nutbush Have in Common?â: MPI MIS  ------ ndĂ© rĂ©sumĂ© vulgarisĂ© de l'article  Pourquoi des lucioles brillent-elles toutes ensemble, pourquoi nos neurones peuvent-ils se synchroniser jusquâĂ provoquer une crise dâĂ©pilepsie, et pourquoi une foule de danseurs peut-elle soudain perdre le rythme ? đ Parce que se synchroniser â ou perdre la synchro â dĂ©pend profondĂ©ment de la maniĂšre dont les individus sont connectĂ©s dans un rĂ©seau. Une Ă©nigme omniprĂ©sente mais mal comprise La synchronisation est partout : -
lucioles qui clignotent, -
battements du cĆur, -
neurones qui sâactivent, -
personnes qui applaudissent ensemble, -
groupes sur les rĂ©seaux sociaux. Mais les mĂ©canismes qui rendent la synchro facile⊠ou difficile⊠restaient mystĂ©rieux. Une percĂ©e mathĂ©matique Des chercheurs de lâUniversitĂ© de Sydney et du Max-Planck-Institut ont dĂ©couvert que la synchronisation dĂ©pend du type de âcheminsâ possibles dans un rĂ©seau. Ils ont Ă©tudiĂ© ce quâils appellent des âmarches jumelĂ©esâ (paired walks) : -
On part dâun mĂȘme point dans le rĂ©seau. -
On fait deux parcours alĂ©atoires dâun certain nombre dâĂ©tapes. -
Les deux parcours peuvent : đ converger vers le mĂȘme point, âïž diverger vers deux points diffĂ©rents. La dĂ©couverte clĂ© âĄïž Plus il y a de parcours convergents dans un rĂ©seau, plus il est difficile pour le rĂ©seau de se synchroniser. Un paradoxe apparent⊠mais aux implications majeures.  Cette principale conclusion est que plus les marches jumelĂ©es dâun rĂ©seau ont tendance Ă converger, plus la synchronisation y est de mauvaise qualitĂ©.  « On peut mĂȘme Ă©tablir une analogie avec les rĂ©seaux sociaux et le phĂ©nomĂšne des chambres dâĂ©cho », ajoute le co-auteur JĂŒrgen Jost, dont le groupe Ă©tudie Ă©galement la dynamique des rĂ©seaux sociaux. « Nous voyons des sous-groupes renforcer leurs propres messages, grĂące Ă des marches convergentes Ă lâintĂ©rieur de leur groupe, sans nĂ©cessairement se synchroniser avec la population gĂ©nĂ©rale. »  Ces rĂ©sultats reprĂ©sentent une avancĂ©e majeure dans la thĂ©orie expliquant comment la structure des rĂ©seaux complexes affecte leur dynamique ou leur capacitĂ© Ă calculer, comme la maniĂšre dont la structure du cerveau sous-tend la cognition. via ChatGPT  ------ l'Ă©tude   ------ lire aussi (en anglais)   image : Different interaction structures lead to variations in synchronicity, not just among people but in nature, biology and systems. CrĂ©dit : Joseph Lizier
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Bernadette Cassel
November 25, 1:54 PM
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In many animals, drastic changes are observed during sexual maturation characterized by the reproductive system development concomitantly to the sexual behavior ontogenesis. These modifications are under the control of internal and external factors such as food. Sexual maturation requires considerab ⊠ Diet acts on sexual behavior development in a male moth  Evan Force, Caroline Suray, Christelle Monsempes, ChloĂ© Danis, Gabrielle Bonfils, StĂ©phane Debernard, Matthieu Dacher Insect Science, 14 October 2024  image : Olfactory stimulation. (A) Diagram of EAG experimental device. (B) Wind tunnel diagram.  ------ ndĂ© rĂ©sumĂ© vulgarisĂ©  Chez beaucoup dâanimaux, la maturation sexuelle sâaccompagne de grands changements : les organes reproducteurs se dĂ©veloppent et les comportements liĂ©s Ă la reproduction apparaissent peu Ă peu. Ce processus demande beaucoup dâĂ©nergie, et lâon sait dĂ©jĂ que lâalimentation influence la reproduction dans de nombreuses espĂšces. En revanche, on connaĂźt encore mal son impact sur lâapparition des comportements sexuels.  Dans cette Ă©tude, les chercheurs se sont intĂ©ressĂ©s Ă un papillon nocturne mĂąle, Agrotis ipsilon. AprĂšs son Ă©mergence, ce papillon met quelques jours Ă devenir sexuellement mature : il commence alors Ă percevoir les phĂ©romones des femelles et Ă voler en leur direction.  Les chercheurs ont testĂ© lâinfluence de diffĂ©rents types de sucres naturels (saccharose, fructose, glucose), parfois enrichis en sodium, un minĂ©ral utile au mouvement. Ils ont mesurĂ© Ă la fois la sensibilitĂ© des antennes aux phĂ©romones et le comportement des mĂąles en tunnel ventilĂ©.  RĂ©sultat : les papillons ne dĂ©tectent pas mieux les phĂ©romones selon leur rĂ©gime alimentaire, mais ils rĂ©agissent plus tĂŽt lorsquâils ont consommĂ© ces sucres enrichis en sodium. Autrement dit, certains aliments peuvent accĂ©lĂ©rer lâapparition du comportement sexuel, probablement en facilitant le traitement des signaux chimiques dans le cerveau.  Cette Ă©tude montre que la nutrition ne joue pas seulement sur la reproduction elle-mĂȘme, mais aussi sur la vitesse Ă laquelle les comportements sexuels se dĂ©veloppent, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre le lien entre alimentation et comportement animal. via ChatGPT Â
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Bernadette Cassel
November 22, 12:47 PM
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Une expĂ©rience originale dĂ©montre que mĂȘme des insectes comme les bourdons peuvent se transmettre un Ă©tat affectif. Cette dĂ©couverte, mise Ă lâhonneur Ă la une de âScienceâ, pourrait nous amener Ă reconsidĂ©rer notre vision de lâaffect dans le monde animal.  Science / Courrier international PubliĂ© le 29 octobre 2025 Ă 10h23  "... La contagion affective, un Ă©lĂ©ment clĂ© de lâempathie, a Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©e chez plusieurs espĂšces de vertĂ©brĂ©s, depuis les grands mammifĂšres jusquâaux poissons zĂšbres. Mais lâexistence de cette forme de communication Ă©tait inconnue chez les invertĂ©brĂ©s. Pour lâĂ©tudier, Fei Peng, chercheur au Centre de recherche sur les sciences du cerveau Ă Canton, en Chine, et ses collĂšgues ont conçu une expĂ©rience originale.  Sans contact physique AprĂšs avoir Ă©tĂ© entraĂźnĂ©s sur des fleurs colorĂ©es avec diffĂ©rents types de rĂ©compenses, les bourdons qui avaient interagi avec un congĂ©nĂšre dans un Ă©tat Ă©motionnel positif se montraient plus audacieux que les individus du groupe tĂ©moin. Ils Ă©taient par exemple plus rapides et plus susceptibles dâatterrir sur des fleurs de couleur ambiguĂ« que ceux qui nâavaient pas Ă©tĂ© en contact avec un congĂ©nĂšre âpositifâ. Cela suggĂšre quâil existe un transfert de âbiais de jugement positifâ entre les bourdons, assurent les chercheurs." (...)  Â
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Bernadette Cassel
November 19, 2:09 PM
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Comment les punaises de lit sont devenus de vĂ©ritables forteresses biologiques face auxquelles la chimie moderne s'avoue impuissante ?  Brice Louvet, 16.11.2025  "Comment ces minuscules parasites, qui mesuraient Ă peine 5 millimĂštres et se logeaient autrefois dans nos matelas sans opposer la moindre rĂ©sistance, sont-ils devenus de vĂ©ritables forteresses biologiques face auxquelles la chimie moderne sâavoue impuissante ?"  ------ ndĂ© l'Ă©tude    image : Enrichment analysis was performed on 729 transcripts to characterize the genes (Figure 3 and Tables S7 and S8)
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Bernadette Cassel
November 17, 1:47 PM
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Manipuler lâopinion pour parvenir Ă ce que les fidĂšles dâun monarque le tuent ! Câest la redoutable technique employĂ©e par des fourmis parasites pour prendre le contrĂŽle dâun nid adverse, ont dĂ©couvert des chercheurs japonais.  Par HervĂ© Ratel le 17.11.2025 Ă 17h00  "... Rien moins que de pousser les ouvriĂšres d'une colonie Ă perpĂ©trer un assassinat contre leur propre reine ! Un parfum fatal Les chercheurs ont documentĂ© le phĂ©nomĂšne par deux fois et l'ont capturĂ© en vidĂ©o. Chez Lasius orientalis qui investit le nid de Lasius flavus. Et chez Lasius umbratus qui fait de mĂȘme chez Lasius japonicus." (...)  ------ ndĂ© l'Ă©tude   image : Behavioural sequences of two socially parasitic queens causing unwitting matricide by host workers. Â
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Bernadette Cassel
November 15, 3:23 PM
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Dans les ruches, les abeilles dĂ©cident de remplacer leur reine quand la santĂ© de celle-ci dĂ©cline, avec une multitude de consĂ©quences pour la colonie. Cette fin de rĂšgne est en rĂ©alitĂ© couramment dĂ©clenchĂ©e par des infections virales qui poussent les insectes jaunes et noirs Ă l'action immĂ©diate pour leur survie.   image : Summary of a candidate supersedure mechanism. Queens with small ovaries produce less methyl oleate, which contributes to worker sensing of compromised queen quality, resulting in increased queen cell rearing. The small-ovary phenotype can arise in multiple ways, such as through virus infection or laying restriction, which coincide with different physiological effects (triacylglyceride, or TG, deficiency and elevated immune effectors in the former, and reduced lipid trafficking in the latter). Doseâresponse effects of methyl oleate, the relative contributions of other pheromones, and tissue-specific lipidomic shifts deserve further investigation. Image credit: Adapted from ref. 34, which is licensed under CC BY-NC-ND 4.0, and ref. 55, which is licensed under CC BY 4.0.  ------ traduction Les reines ayant de petits ovaires produisent moins de mĂ©thyl olĂ©ate, ce qui contribue Ă la perception, par les ouvriĂšres, dâune qualitĂ© de reine compromise, entraĂźnant une augmentation de lâĂ©levage de cellules royales. Le phĂ©notype « petits ovaires » peut apparaĂźtre de plusieurs façons, par exemple Ă la suite dâune infection virale ou dâune restriction de ponte, lesquelles sâaccompagnent dâeffets physiologiques diffĂ©rents (dĂ©ficience en triacylglycĂ©rides â TG â et augmentation des effecteurs immunitaires dans le premier cas, et rĂ©duction du transport des lipides dans le second).  via ChatGPT Â
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Bernadette Cassel
November 13, 12:13 PM
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"In a first-of-its-kind study, scientists found that bumblebees can tell the difference between short and long light flashes, much like recognizing Morse code. The insects learned which signal led to a sweet reward, demonstrating an unexpected sense of timing."  Scientists shocked as bumblebees learn to read simple âMorse codeâ   ------ traduction Discrimination de la durĂ©e chez le bourdon Bombus terrestris Alexander Davidson, Ishani Nanda, Anita Ong, Lars Chittka et Elisabetta Versace PubliĂ© le 12 novembre 2025 â https://doi.org/10.1098/rsbl.2025.0440  RĂ©sumĂ©  La capacitĂ© Ă traiter lâinformation temporelle est essentielle pour de nombreuses activitĂ©s animales telles que la recherche de nourriture, la reproduction et lâĂ©vitement des prĂ©dateurs. Si les rythmes circadiens ont Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©s, on connaĂźt encore peu de choses sur la maniĂšre dont les insectes perçoivent les durĂ©es Ă lâĂ©chelle de la seconde et de la fraction de seconde.  Nous avons cherchĂ© Ă Ă©valuer la capacitĂ© des bourdons (Bombus terrestris) Ă diffĂ©rencier la durĂ©e dâĂ©clairs lumineux dans une tĂąche de butinage libre. Les abeilles ont Ă©tĂ© entraĂźnĂ©es Ă associer soit un stimulus de longue durĂ©e, soit un stimulus de courte durĂ©e Ă une rĂ©compense sucrĂ©e, tandis que lâautre stimulus Ă©tait associĂ© Ă une solution au goĂ»t dĂ©sagrĂ©able, jusquâĂ atteindre un critĂšre dâapprentissage. Elles ont ensuite Ă©tĂ© testĂ©es sans solution sucrĂ©e, avec les mĂȘmes stimuli.  Dans lâexpĂ©rience 1, nous avons Ă©valuĂ© la capacitĂ© Ă distinguer un stimulus long (2,5 ou 5 secondes) dâun stimulus court (0,5 ou 1 seconde). Les bourdons ont appris Ă discriminer entre les deux. Pour vĂ©rifier quâils ne rĂ©solvaient pas la tĂąche simplement Ă partir de la diffĂ©rence absolue de stimulation visuelle, une seconde expĂ©rience a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Dans cette expĂ©rience 2, les stimuli clignotants Ă©taient prĂ©sentĂ©s pendant la mĂȘme durĂ©e totale par cycle. Les bourdons ont tout de mĂȘme rĂ©ussi Ă distinguer les durĂ©es lorsque la quantitĂ© totale de stimulation visuelle Ă©tait identique.  Ces rĂ©sultats montrent que les bourdons possĂšdent des capacitĂ©s dâapprentissage gĂ©nĂ©rales leur permettant de discriminer des intervalles visuels Ă lâĂ©chelle de la seconde et de la fractionn de seconde.  ------ image : Les chercheur·euses ont utilisĂ© un dispositif en forme de labyrinthe pour tester la capacitĂ© des bourdons Ă reconnaĂźtre les signaux lumineux. (Alex Davidson / Queen Mary University of London)  via Bumblebees can learn to understand Morse code - Yahoo News UK https://uk.news.yahoo.com/bumblebees-learn-understand-morse-code-114019802.html Â
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Bernadette Cassel
November 11, 12:39 PM
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Alors quâelle Ă©tudiait une fleur sauvage en voie de disparition en 2019, une chercheuse australienne est tombĂ©e sur une curieuse abeille, qui sâest rĂ©vĂ©lĂ©e ĂȘtre une nouvelle espĂšce trĂšs rare et menacĂ©e dâextinction.  Par Sascha Garcia PubliĂ© aujourd'hui Ă 12h14  Image : Cette espĂšce a Ă©tĂ© baptisĂ©e «Lucifer» en raison de ses deux petites cornes sur sa tĂȘte. ( Dr Kit Prendergast . Curtin University)  ------ ndĂ© communiquĂ©  Devilishly distinctive new bee species discovered in WA Goldfields | Curtin University, 11.11.2025 https://www.curtin.edu.au/news/media-release/devilishly-distinctive-new-bee-species-discovered-in-wa-goldfields/  ------ traduction  Une nouvelle espĂšce dâabeille « dĂ©moniaque » dĂ©couverte dans les Goldfields dâAustralie-Occidentale  11 novembre 2025 | Lucien Wilkinson  Une nouvelle espĂšce dâabeille native, dotĂ©e de minuscules « cornes » lui donnant un aspect diabolique, nommĂ©e Megachile (Hackeriapis) lucifer, a Ă©tĂ© dĂ©couverte dans les Goldfields dâAustralie-Occidentale, mettant en lumiĂšre tout ce que lâon ignore encore des pollinisateurs natifs du pays.  Cette nouvelle espĂšce remarquable a Ă©tĂ© trouvĂ©e lors de relevĂ©s rĂ©alisĂ©s autour dâune fleur sauvage en danger critique dâextinction, Marianthus aquilonarius, qui ne pousse que dans la rĂ©gion de la chaĂźne Bremer, entre les villes de Norseman et Hyden.  La chercheuse principale, la Dre Kit Prendergast, chercheuse associĂ©e Ă la Curtin School of Molecular and Life Sciences, explique que lâĂ©trange face cornue de la femelle a inspirĂ© son nom lucifer â qui signifie « porteur de lumiĂšre » en latin, mais fait aussi malicieusement rĂ©fĂ©rence Ă son apparence diabolique. « Jâai dĂ©couvert lâespĂšce alors que jâĂ©tudiais une plante rare dans les Goldfields et jâai remarquĂ© que cette abeille visitait Ă la fois la fleur en danger et un eucalyptus nain voisin », a indiquĂ© la Dre Prendergast. « La femelle avait ces incroyables petites cornes sur le visage. Pendant que jâĂ©crivais la description de la nouvelle espĂšce, je regardais la sĂ©rie Lucifer sur Netflix, et le nom sâest imposĂ© naturellement. Je suis aussi une grande fan du personnage ! »  Un sĂ©quençage de lâADN a confirmĂ© que les mĂąles et les femelles appartenaient bien Ă la mĂȘme espĂšce et quâaucune correspondance nâexistait ni dans les bases de donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques, ni parmi les spĂ©cimens des collections musĂ©ales. Il sâagit du premier membre nouveau de ce groupe dâabeilles dĂ©crit depuis plus de 20 ans, ce qui souligne Ă quel point la biodiversitĂ© reste encore largement mĂ©connue â y compris dans des zones menacĂ©es par lâexploitation miniĂšre comme les Goldfields.  La Dre Prendergast souligne que cette dĂ©couverte montre Ă quel point il est essentiel de comprendre les abeilles natives avant que leurs habitats ne soient altĂ©rĂ©s. « Comme cette nouvelle espĂšce a Ă©tĂ© trouvĂ©e dans la mĂȘme zone restreinte que la fleur en danger, toutes deux pourraient ĂȘtre menacĂ©es par des perturbations de lâhabitat et par des facteurs aggravants comme le changement climatique. Beaucoup dâentreprises miniĂšres ne rĂ©alisent toujours pas dâinventaires des abeilles locales â nous risquons donc de passer Ă cĂŽtĂ© dâespĂšces non dĂ©crites, y compris celles qui jouent un rĂŽle crucial pour des plantes vulnĂ©rables. »  Sans connaĂźtre quelles abeilles existent ni de quelles plantes elles dĂ©pendent, nous risquons de perdre Ă la fois les insectes et les plantes, avant mĂȘme dâavoir eu conscience de leur existence.  Cette publication coĂŻncide avec la Semaine australienne des pollinisateurs, un Ă©vĂ©nement annuel cĂ©lĂ©brant le rĂŽle essentiel des abeilles, papillons et autres insectes dans la santĂ© des Ă©cosystĂšmes et la production alimentaire.  LâĂ©tude a Ă©tĂ© soutenue par lâAtlas of Living Australia, le Goldfields Environmental Management Group et lâUSDA Agricultural Research Service.  - Megachile (Hackeriapis) lucifer (Hymenoptera, Megachilidae), a new megachilid with demon-like horns that visits the Critically Endangered Marianthus aquilonaris (Pittosporaceae) - Journal of Hymenoptera Research, 10.11.2025 https://jhr.pensoft.net/article/166350/
 image : Megachile lucifer sp. nov. female, a lateral viewÂ
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Bernadette Cassel
November 10, 12:33 PM
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"Color-advertising strategies of invasive plants through the bee eye"  Front. Plant Sci., 22 May 2024 Sec. Functional Plant Ecology Martin Dessart et al.  Image : Study areas, invasive species studied and sampling strategy.  ------ ndĂ© traduction  Les plantes invasives reprĂ©sentent un dĂ©fi majeur Ă lâĂ©chelle mondiale, car elles entrent en compĂ©tition avec les plantes natives pour des ressources limitĂ©es telles que lâespace, les nutriments et les pollinisateurs.  Dans cette Ă©tude, nous nous sommes concentrĂ©s sur quatre espĂšces invasives largement rĂ©pandues dans les PyrĂ©nĂ©es françaises : Buddleja davidii, Reynoutria japonica, Spiraea japonica et Impatiens glandulifera. Nous avons analysĂ© leurs signaux visuels dâattraction en les comparant Ă ceux des espĂšces natives environnantes, en utilisant une approche perceptive basĂ©e sur les mĂ©canismes neuronaux de la vision des abeilles, Ă©tant donnĂ© que ces derniĂšres sont des pollinisatrices frĂ©quentes de ces plantes.  Nous avons recueilli 543 mesures de rĂ©flexion spectrale provenant des quatre espĂšces invasives, ainsi que de 66 espĂšces natives, et estimĂ© les similaritĂ©s achromatiques et chromatiques telles quâelles seraient perçues par lâĆil de lâabeille. R. japonica, S. japonica et B. davidii se sont rĂ©vĂ©lĂ©es peu visibles sur le fond du feuillage et difficilement distinguables en termes de couleur par rapport aux plantes natives environnantes. Ces caractĂ©ristiques favorisent la gĂ©nĂ©ralisation et peuvent potentiellement attirer les pollinisateurs qui cherchent des ressources sur des espĂšces natives similaires.  En revanche, les deux morphotypes dâI. glandulifera Ă©taient trĂšs saillants, tant chromatiquement quâachromatiquement, et se distinguaient nettement des espĂšces natives environnantes. Cette identitĂ© visuelle marquĂ©e facilite leur dĂ©tection ainsi que lâapprentissage par les pollinisateurs, dâautant plus quâelles offrent un nectar abondant.  Bien que les signaux visuels ne soient pas les seuls indices sensoriels contribuant au succĂšs des plantes invasives, notre Ă©tude met en Ă©vidence de nouveaux Ă©lĂ©ments permettant de mieux comprendre les processus dâinvasion biologique du point de vue de la perception des pollinisateurs.  Avec ChatGPT
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Bernadette Cassel
November 8, 1:01 PM
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Les HymĂ©noptĂšres parasitoĂŻdes sont des organismes qui se dĂ©veloppent aux dĂ©pens dâun hĂŽte, dont ils provoquent obligatoirement la mort au terme de leur croissance. Lâissue de la relation physiologique entre un parasitoĂŻde et son hĂŽte dĂ©pend de leurs capacitĂ©s respectives Ă mettre en Ćuvre des stratĂ©gies de virulence ou de rĂ©sistance contre lâorganisme adverse.  Interactions molĂ©culaires insectes hĂŽtes/insectes parasitoĂŻdes (1997-2025) SĂ©bastien MOREAU
"Les stratĂ©gies de virulence des guĂȘpes parasitoĂŻdes sont dĂ©terminĂ©es gĂ©nĂ©tiquement et soumises Ă de fortes pressions de sĂ©lection. Elles tendent Ă optimiser la survie de lâĆuf parasite face Ă des contraintes physiologiques qui sont principalement imposĂ©es par le dĂ©veloppement et le systĂšme immunitaire de lâhĂŽte.  De nombreux travaux ont rendu compte des effets physiologiques des principaux facteurs de virulence des HymĂ©noptĂšres parasitoĂŻdes (polydnavirus, particules de type viral, venins, sĂ©crĂ©tions ovariennes ou salivaires, tĂ©ratocytes...) et composition protĂ©ique de ces facteurs (ou dont ils permettent l'expression dans le cas des polydnavirus) est de mieux en mieux connu. Toutefois, peu dâauteurs se sont attachĂ©s Ă comprendre l'Ă©volution fonctionnelle de ces protĂ©ines de virulence. Ceci constitue l'un de mes principaux axes de recherche.
Mon approche gĂ©nĂ©rale a consistĂ© Ă utiliser des outils de biologie molĂ©culaire, de bioinformatique, de biochimie et de microscopie pour caractĂ©riser les principales fonctions et l'Ă©volution des facteurs de virulence des guĂȘpes parasitoĂŻdes (polydnavirus et venins). Le modĂšle biologique sur lequel j'ai travaillĂ© Ă Tours est Cotesia congregata (co-encadrement de stages de M2 et d'une thĂšse 2011-2014), HymĂ©noptĂšre braconide qui se dĂ©veloppe en endoparasitoĂŻde larvaire grĂ©gaire du sphinx du tabac, Manduca sexta.  J'ai Ă©galement travaillĂ© directement, ou par le biais de collaborations sur d'autres espĂšces parasitoĂŻdes: Asobara tabida et Asobara citri (travaux de thĂšse 1997-2002, co-encadrement de thĂšse 2007-2010), Chelonus inanitus (encadrement d'un travail post-doctoral en 2009-2010) et Leptopilina boulardi (co-encadrement d'une thĂ©sarde en fin de prĂ©paration de thĂšse). J'ai Ă©galement participĂ© au sĂ©quençage et Ă l'annotation des gĂšnes venimeux des guĂȘpes galligĂšnes Biorhiza pallida et Diplolepis rosae, qui se dĂ©veloppent en parasites de plantes. En 2025, nous avons enfin publiĂ© la composition du venin de Cotesia congregata, 17 ans aprĂšs nos premiĂšres analyses ! La recherche est une activitĂ© nĂ©cessitant du temps long."   Image : The venom reservoir of a female C. congregata observed in confocal microscopy imaging.  ------ Du mĂȘme auteur  Non, toutes les abeilles ne meurent pas aprĂšs avoir piquĂ© (loin de lĂ !), 06.11.2025 https://theconversation.com/non-toutes-les-abeilles-ne-meurent-pas-apres-avoir-pique-loin-de-la-268036 Â
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November 7, 12:02 PM
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Deux espĂšces pourtant peu sociables cohabitent dans l'obscuritĂ© totale d'une cavitĂ© sulfurique. Leur toile collective, dĂ©couverte en 2022, s'Ă©tend sur⊠ 7 novembre 2025 â ThĂ©a Doulcet  [...]  Une cohabitation invraisemblable Les analyses ont donc rĂ©vĂ©lĂ© la cohabitation de deux espĂšces: la tĂ©gĂ©naire domestique ainsi qu'une espĂšce du genre Prinerigone. Les chercheurs ont estimĂ© la population Ă environ 69 000 Tegenaria domestica et plus de 42 000 Prinerigone vagans. Leur simple prĂ©sence est en soi une surprise, ces araignĂ©es, largement rĂ©pandues prĂšs des habitations humaines, n'Ă©tant pas connues pour former des colonies ni partager leurs toiles.  [...]   Image : The colonial spider web in Sulfur Cave, is home to a mixed colony of Tegenaria domestica and Prinerigone vagans. A. Side view; B. frontal view. The swarm of adult chironomids is visible near the cave stream. Photo A: Marek Audy.
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November 5, 6:28 AM
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An Integrative Revision of the Genus Rhamphus (Curculionidae) from the Western Palearctic: Morphological and Molecular Data Reveal the Radiation of Multiple Species â  by Ivo ToĆĄevski et al.  Image : Sampling sites for Rhamphus species used for genetic analysis. Map from d-maps.com (https://d-maps.com/carte.php?num_car=2232&lang=en, accessed on 10 December 2024).  ------ ndĂ© traduction  Nous rendons compte ici de la complexitĂ© de la taxonomie et de l'Ă©volution des espĂšces au sein du genre monophylĂ©tique Rhamphus, qui comprend certains des plus petits membres de la famille des Curculionidae et dont les espĂšces sont morphologiquement presque impossibles Ă distinguer les unes des autres.  MalgrĂ© leur apparence similaire, nous avons constatĂ© une forte divergence et des taux d'Ă©volution variables parmi les groupes d'espĂšces observĂ©s vivant Ă la fois en sympatrie et en allopatrie dans le PalĂ©arctique occidental.  Sur la base de subtiles diffĂ©rences morphologiques et de preuves molĂ©culaires, nous avons dĂ©fini huit groupes morphotypiques et 14 espĂšces, dont 6 sont nouvellement dĂ©crites dans cet article : R. diottii sp. nov. et R. ibericus sp. nov. (groupe monzinii), R. cypricus sp. nov. et R. macedonicus sp. nov. (groupe cypricus), R. betulae sp. nov. et R. crypticus sp. nov. (groupe pulicarius).  Selon notre Ă©tude, les espĂšces Rhamphus se regroupent en groupes monophylĂ©tiques qui sont en partie dĂ©finis par leurs associations avec des plantes hĂŽtes et par de subtiles diffĂ©rences dans la forme du pĂ©nis. Aucune diffĂ©rence substantielle n'a Ă©tĂ© constatĂ©e dans les organes gĂ©nitaux fĂ©minins. La plupart des espĂšces prĂ©sentent une radiation relativement rapide, qui est de nature cryptique. Mots-clĂ©s : Curculionidae ; Rhamphus ; systĂ©matique ; taxonomie ; phylogĂ©nie ; morphologie ; limite des espĂšces ; nouvelles espĂšces ; clĂ© dichotomique  Traduit avec DeepL.com (version gratuite) Â
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Bernadette Cassel
November 28, 5:10 AM
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Le dispositif Ă©tait prĂ©vu par le rĂšglement sur la restauration de la nature du 24 juin 2024 qui fixe l'objectif d'inverser le dĂ©clin des pollinisateurs d'ici Ă 2030. La Commission europĂ©enne a publiĂ©, ce mercredi 26 novembre, au Journal officiel d  Reproduction interdite sauf accord de l'Ăditeur ou Ă©tablissement d'un lien prĂ©formatĂ© [47145] / utilisation du flux d'actualitĂ©.  ------ ndĂ© Journal officiel, 26 novembre 2025   Date de prise d'effet: 16/12/2025  (1) Le rĂšglement (UE) 2024/1991 impose aux Ătats membres dâamĂ©liorer la diversitĂ© des pollinisateurs et dâinverser le dĂ©clin des populations de pollinisateurs dâici Ă 2030 au plus tard, puis dâobtenir une tendance Ă lâaugmentation de ces populations, mesurĂ©e au moins tous les six ans Ă partir de 2030, jusquâĂ ce que des niveaux satisfaisants soient atteints. (2) La Commission est tenue dâĂ©tablir une mĂ©thode scientifique pour surveiller la diversitĂ© des pollinisateurs et les populations de pollinisateurs (ci-aprĂšs la «mĂ©thode de surveillance») qui fournit une approche normalisĂ©e pour la collecte de donnĂ©es annuelles sur lâabondance et la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs dans tous les Ă©cosystĂšmes, ainsi que pour lâĂ©valuation de lâĂ©volution des populations de pollinisateurs et de lâefficacitĂ© des mesures de restauration. (3) Le rĂšglement (UE) 2024/1991 impose aux Ătats membres de surveiller chaque annĂ©e, Ă lâaide de la mĂ©thode de surveillance, lâabondance et la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs et de communiquer les rĂ©sultats de cette surveillance Ă la Commission. (4) Afin de faire en sorte que les donnĂ©es collectĂ©es soient de haute qualitĂ© et, partant, de garantir une Ă©valuation solide sur le plan scientifique des progrĂšs accomplis dans la rĂ©alisation de lâobjectif de restauration des populations de pollinisateurs, la mĂ©thode de surveillance devrait ĂȘtre fondĂ©e sur des principes et des mĂ©thodes scientifiques Ă©tablis. Bien quâelle soit normalisĂ©e dans lâensemble des Ătats membres, la mĂ©thode de surveillance devrait laisser une marge de manĆuvre suffisante pour que les conditions environnementales locales puissent ĂȘtre prises en compte. (5) Le champ dâapplication de la mĂ©thode de surveillance devrait inclure les groupes taxonomiques de pollinisateurs pour lesquels les capacitĂ©s techniques de surveillance sont suffisantes ou pour lesquels de telles capacitĂ©s peuvent ĂȘtre constituĂ©es de maniĂšre rentable Ă court terme. Le champ dâapplication devrait ĂȘtre revu et Ă©tendu Ă dâautres groupes taxonomiques de pollinisateurs une fois que les capacitĂ©s techniques auront augmentĂ©. (6) Pour faire en sorte que la mĂ©thode de surveillance prĂ©sente un bon rapport coĂ»t-efficacitĂ©, il convient dâutiliser diverses approches pour surveiller les espĂšces communes et les espĂšces rares de pollinisateurs. Les espĂšces communes devraient ĂȘtre surveillĂ©es dans des sites sĂ©lectionnĂ©s par Ă©chantillonnage alĂ©atoire stratifiĂ©. Les espĂšces rares de pollinisateurs devraient ĂȘtre surveillĂ©es au moyen de visites ciblĂ©es sur le terrain, Ă©tant donnĂ© quâil nâest pas possible de suivre lâĂ©volution des populations de ces espĂšces par Ă©chantillonnage alĂ©atoire stratifiĂ© dans un nombre limitĂ© de sites de surveillance. (7) Compte tenu des capacitĂ©s limitĂ©es disponibles pour surveiller les espĂšces rares de pollinisateurs au moyen de visites ciblĂ©es sur le terrain, il convient de concentrer les efforts sur les espĂšces les plus menacĂ©es au niveau de lâUnion ou au niveau national; les Ătats membres devraient ainsi ĂȘtre autorisĂ©s Ă limiter la surveillance Ă 15 espĂšces rares de pollinisateurs. Le nombre dâespĂšces rares de pollinisateurs Ă surveiller devrait ĂȘtre revu Ă la hausse une fois que les capacitĂ©s de surveillance ciblĂ©e auront augmentĂ©. (8) Le rĂšglement (UE) 2024/1991 impose aux Ătats membres de veiller Ă ce que les donnĂ©es de surveillance proviennent dâun nombre suffisant de sites pour garantir que lâensemble de leur territoire soit reprĂ©sentĂ©. Ă cette fin, et pour que lâĂ©volution de lâabondance et de la diversitĂ© des pollinisateurs puisse ĂȘtre Ă©valuĂ©e de maniĂšre fiable, il est nĂ©cessaire de fixer pour chaque Ătat membre un nombre minimal de sites de surveillance dans lesquels les donnĂ©es doivent ĂȘtre collectĂ©es. LâĂ©tablissement de ce nombre minimal permettra aux Ătats membres de surveiller un plus grand nombre de sites de surveillance afin de mieux dĂ©tecter les variations dans lâabondance et la diversitĂ© des pollinisateurs. (9) LâactivitĂ© des pollinisateurs est influencĂ©e par diverses conditions environnementales, qui dĂ©pendent des circonstances locales. Par consĂ©quent, la surveillance devrait ĂȘtre limitĂ©e aux pĂ©riodes pendant lesquelles les pollinisateurs sont actifs au stade adulte de leur cycle de vie. Les conditions environnementales appropriĂ©es pour la surveillance devraient ĂȘtre dĂ©finies au niveau national, rĂ©gional ou local, selon le cas. (10) La diversitĂ© des espĂšces communes de pollinisateurs devrait ĂȘtre dĂ©crite au moyen de lâindice de diversitĂ© de Shannon-Wiener (2), qui est largement acceptĂ© pour quantifier la diversitĂ© biologique. Lâabondance des espĂšces communes de pollinisateurs devrait ĂȘtre quantifiĂ©e en combinant les indices dâabondance de chacune des espĂšces de pollinisateurs pour lesquelles des donnĂ©es de surveillance suffisantes ont Ă©tĂ© recueillies. (11) Il convient de combiner lâabondance et la diversitĂ© de toutes les espĂšces communes surveillĂ©es en un seul indicateur «pollinisateurs communs», qui donne une valeur par Ătat membre et par an. (12) Les espĂšces exotiques, au sens du rĂšglement (UE) no 1143/2014 du Parlement europĂ©en et du Conseil (3), ne devraient pas ĂȘtre prises en compte dans lâĂ©valuation de lâabondance et de la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs, Ă©tant donnĂ© que la prĂ©sence de ces espĂšces ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une contribution aux communautĂ©s indigĂšnes de pollinisateurs; elle reprĂ©sente plutĂŽt une menace pour la biodiversitĂ©. (13) Ătant donnĂ© que lâindice de diversitĂ© de Shannon-Wiener nâest pas appropriĂ© pour mesurer la diversitĂ© des espĂšces rares, il convient, pour reprĂ©senter la diversitĂ© globale des espĂšces de pollinisateurs, tant communes que rares, dâintĂ©grer les espĂšces rares de pollinisateurs dans lâĂ©valuation de la diversitĂ© des pollinisateurs au moyen dâun indicateur «richesse des espĂšces de pollinisateurs», Ă savoir un indicateur combinant le nombre dâespĂšces de pollinisateurs rares et communes enregistrĂ©es dans chaque Ătat membre. La surveillance des espĂšces rares devrait exclure les papillons de nuit, car la charge que reprĂ©sente la surveillance de ces espĂšces ne peut pas ĂȘtre estimĂ©e en raison de lâabsence, Ă ce jour, dâĂ©valuations de la liste rouge pour les papillons de nuit. (14) Afin dâĂ©valuer lâefficacitĂ© des mesures de restauration mises en Ćuvre dans les Ătats membres, il y a lieu dâestimer lâĂ©volution de lâabondance et de la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs respectivement dans les Ă©cosystĂšmes agricoles, les Ă©cosystĂšmes forestiers et dans dâautres Ă©cosystĂšmes, Ă©tant donnĂ© que les mesures de restauration sont sensiblement diffĂ©rentes dans chacun de ces types dâĂ©cosystĂšmes,  A ADOPTĂ LE PRĂSENT RĂGLEMENT :  Article premier Aux fins du prĂ©sent rĂšglement, on entend par : 1) «abeilles»: les espĂšces dâAnthophila (Apoidea), Ă lâexclusion des abeilles mellifĂšres (Apis mellifera) ; 2) «syrphes»: les espĂšces de Syrphidae ; 3) «papillons»: les espĂšces de Papilionoidea ; 4) «papillons de nuit»: les espĂšces appartenant aux familles suivantes dâHeterocera : Brachodidae, Castniidae, Cimeliidae, Drepanidae, Erebidae (y compris les Lymantriinae), Euteliidae, Geometridae, Heterogynidae, Limacodidae, Noctuidae, Nolidae, Notodontidae, Sesiidae, Sphingidae, Uraniidae et Zygaenidae, Ă condition quâelles fassent 20 mm ou plus dâenvergure dâaprĂšs la littĂ©rature spĂ©cialisĂ©e ; 5) «papillons de nuit diurnes»: les espĂšces de papillons de nuit qui sont actives en journĂ©e au stade adulte de leur cycle de vie ; 6) «papillons de nuit nocturnes»: les espĂšces de papillons de nuit qui sont actives la nuit au stade adulte de leur cycle de vie ; 7) (...)  Article 2 Les Ătats membres collectent des donnĂ©es sur lâabondance et la diversitĂ© des espĂšces de pollinisateurs appartenant aux groupes taxonomiques suivants: a) abeilles ; b) syrphes ; c) papillons ; d) papillons de nuit.  (...)
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Bernadette Cassel
November 26, 2:10 PM
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Les punaises de lit pourraient devenir de prĂ©cieuses sources dâADN humain sur les scĂšnes de crime. Une avancĂ©e inĂ©dite en police scientifique  6 juillet 2025  "Une chercheuse et un chercheur malaisiens ont explorĂ© lâintĂ©rĂȘt des punaises de lit tropicales, Cimex hemipterus, comme nouvelles sources dâADN humain en contexte judiciaire. Absentes des investigations classiques faute de traces visibles, ces punaises pourraient nĂ©anmoins porter dans leur tube digestif lâADN du dernier hĂŽte humain quâelles ont piquĂ©. Cette Ă©tude visait Ă dĂ©terminer si et pendant combien de temps un profil ADN exploitable pouvait ĂȘtre extrait du contenu sanglant de ces insectes, notamment via des marqueurs gĂ©nĂ©tiques STR (Short Tandem Repeat) et SNP (Single Nucleotide Polymorphism). MĂ©thodologie et rĂ©sultats Des colonies de punaises de lit Ă©levĂ©es en laboratoire ont Ă©tĂ© nourries sur des volontaires humains, puis sacrifiĂ©es Ă diffĂ©rents intervalles (0, 5, 14, 30 et 45 jours aprĂšs repas sanguin). LâADN a Ă©tĂ© extrait et soumis Ă des analyses STR et SNP selon les standards forensiques. Les rĂ©sultats sont clairs : un profil STR et SNP complet nâa pu ĂȘtre obtenu que le jour mĂȘme du repas (0 jour), tandis que des profils partiels, certes plus fragmentaires, restaient obtenables jusquâĂ 45 jours postârepas. Les SNP utilisĂ©s pouvaient ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec le systĂšme HIrisPlexâS, permettant notamment des prĂ©dictions de phĂ©notypes (couleur des yeux, peau, cheveux) mĂȘme Ă partir de donnĂ©es partielles. En outre, des punaises collectĂ©es sur le terrain ont corroborĂ© la faisabilitĂ© des marqueurs STR, rĂ©vĂ©lant parfois des profils mixtes, ce qui pourrait indiquer un repas sur plusieurs individus . Implications lĂ©gales et perspectives Ces rĂ©sultats ouvrent une piste inĂ©dite pour la criminalistique : lorsque les traces biologiques classiques ont disparu ou ont Ă©tĂ© nettoyĂ©es, des punaises de lit pourraient rester sur les lieux et constituer des microârĂ©servoirs dâADN humain fiables, permettant dâidentifier des personnes venues sur les lieux ou dâĂ©tablir une chronologie de passages . Cependant, plusieurs limitations doivent ĂȘtre prises en compte. Dâabord, les analyses sont longues et nĂ©cessitent un protocole rigoureux. Le profil devient partiel aprĂšs quelques jours et certaines loci ne sont plus dĂ©tectables. De plus, lorsquâun insecte a ingĂ©rĂ© du sang de plusieurs personnes, les signaux gĂ©nĂ©tiques peuvent ĂȘtre mĂ©langĂ©s, rendant lâinterprĂ©tation plus complexe.  Les auteurs soulignent la nĂ©cessitĂ© de valider ces rĂ©sultats sur des Ă©chantillons plus variĂ©s, avec davantage dâindividus donneurs et diffĂ©rents kits STR/SNP commerciaux. Des essais in situ sur scĂšnes de crime simulĂ©es seraient Ă©galement souhaitables pour confirmer la robustesse de la mĂ©thode, notamment en lien avec dâautres insectes ou intermĂ©diaires biologiques considĂ©rĂ©s en entomologie mĂ©dicoâlĂ©gale . Conclusion En rĂ©sumĂ©, cette Ă©tude dĂ©montre quâon peut exploiter lâADN humain conservĂ© dans lâestomac de punaises de lit tropicales jusquâĂ 45 jours aprĂšs le repas, grĂące Ă lâanalyse STR et SNP. Bien que seule une extraction immĂ©diate permette un profil complet, ces insectes constituent une ressource nouvelle et prometteuse pour la police scientifique, notamment dans les contextes oĂč les mĂ©thodes traditionnelles Ă©chouent. Toutefois, lâapproche exige des protocoles rigoureux, plus dâĂ©tudes de validation et une modĂ©lisation rĂ©aliste des scĂšnes dâenquĂȘte avant toute utilisation judiciaire. Des recherches complĂ©mentaires permettront de dĂ©terminer comment intĂ©grer cette stratĂ©gie au panel des outils forensiques Ă disposition des enquĂȘteurs et scientifiques."   Photo: Isabelle Leong Agence France-Presse «On peut dire que [les punaises] sont parfaites comme outil mĂ©dico-lĂ©gal», explique la chercheuse Lim Li.  via Des scientifiques malaisiens transforment les punaises de lit en redoutables dĂ©tectives | Le Devoir/AFP, 25.11.2025 https://www.ledevoir.com/actualites/science/936639/scientifiques-transforment-punaises-lit-redoutables-detectives? Â
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Bernadette Cassel
November 23, 1:55 PM
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Une nouvelle note de synthĂšse rĂ©vĂšle comment une dĂ©sintensification stratĂ©gique de lâagriculture peut contribuer Ă protĂ©ger notre climat et Ă amĂ©liorer la biodiversitĂ©, tout en permettant aux exploitations agricoles de prospĂ©rer.  Une note de synthĂšse publiĂ© par le projet LAMASUS, financĂ© par lâUE, examine les compromis et les coĂ»ts dâopportunitĂ© liĂ©s Ă la gestion des terres agricoles. Lâobjectif est dâaider les dĂ©cideurs politiques Ă cibler les financements lĂ oĂč ils peuvent apporter le plus grand bĂ©nĂ©fice environnemental pour le climat, la biodiversitĂ© et la viabilitĂ© de lâagriculture.  La note de synthĂšse rĂ©vĂšle quâune dĂ©sintensification stratĂ©gique de lâagriculture peut contribuer Ă rĂ©duire de prĂšs dâun tiers les Ă©missions de carbone agricoles de lâUE, tout en favorisant la reconstitution de la biodiversitĂ©. FondĂ©e sur de nouvelles donnĂ©es relatives Ă la gestion de lâutilisation des sols, cette analyse intĂšgre des simulations biophysiques des cultures et des herbages, des modĂšles de biodiversitĂ© et des Ă©valuations des coĂ»ts au niveau de lâexploitation, afin de contribuer Ă lâĂ©laboration de politiques efficaces.  « Alors que les avantages environnementaux de la rĂ©duction des pratiques agricoles intensives telles que lâutilisation de moins dâengrais et de pesticides, la diminution du nombre dâanimaux par hectare et la diminution de la frĂ©quence des cultures, sont bien connus de la communautĂ© des chercheurs, notre Ă©tude va plus loin en identifiant des domaines spĂ©cifiques oĂč des avantages pour le climat et la biodiversitĂ© sont possibles Ă un coĂ»t Ă©conomique minimal », explique Leopold Ringwald, coordinateur du projet LAMASUS de lâInstitut international pour lâanalyse des systĂšmes appliquĂ©s, dans un article.   image : Win-Win areas across EU-27 countries (excl. Cyprus) Â
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Bernadette Cassel
November 20, 6:20 AM
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Le bannissement de lâimidaclopride en 2018, un pesticide de la famille des nĂ©onicotinoĂŻdes, a permis un lĂ©ger rĂ©tablissement des populations dâoiseaux insectivores sur les sites hexagonaux les plus contaminĂ©s.  PubliĂ© le 19/11/2025 Ă 16h38  "... Telle est la conclusion dâune Ă©tude française parue fin septembre dans la revue Environmental Pollution, la premiĂšre Ă se pencher sur le potentiel de rĂ©tablissement des populations dâoiseaux aprĂšs lâinterdiction de lâune de ces substances toxiques (surnommĂ©s «tueurs dâabeilles», les nĂ©onicotinoĂŻdes, qui agissent sur le systĂšme nerveux central des insectes, sont en rĂ©alitĂ© aussi dangereux pour lâenvironnement, la biodiversitĂ© et la santĂ© humaine, au-delĂ des seules abeilles). «Des Ă©tudes antĂ©rieures menĂ©es aux Etats-Unis et aux Pays-Bas avaient dĂ©jĂ mis en Ă©vidence des liens entre le dĂ©clin du nombre dâoiseaux et lâutilisation de ces pesticides, mais nous sommes allĂ©s plus loin en regardant ce qui se passe pendant lâutilisation dâun nĂ©onicotinoĂŻde et aprĂšs son interdiction», expose lâauteur principal de lâĂ©tude, lâagroĂ©cologue Thomas Perrot, qui travaille pour la Fondation pour la recherche sur la biodiversitĂ©." (...)   Highlights - âą
Imidacloprid is expected to play a role in the decline of bird populations. - âą
Recent ban on neonicotinoids in Europe may have allowed populations to recover. - âą
This relationship was investigated in France for 57 species over 1900 plots. - âą
Imidacloprid reduced bird population between 12.7 and 9% before and after the ban. - âą
Pesticide ban does not ensure immediate biodiversity recovery after ban. Â image : Graphical abstract
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November 18, 2:17 PM
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Bernadette Cassel
November 16, 1:55 PM
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Imiter les termites pour bĂątir autrement : câest le pari du groupe NGE, qui dĂ©ploie en Lorraine BioCiTer, un nouveau procĂ©dĂ© de traitement des sols issu du biomimĂ©tisme. En remplaçant la chaux vive par un liant Ă©cologique inspirĂ© du vivant, cette innovation rĂ©duit jusquâĂ 70 % les Ă©missions de carbone.  P.-M. P. - 11 nov. 2025 Ă 14:42  "En analysant leur salive, capable de crĂ©er un liant solide en terre, les ingĂ©nieurs de NGE et de Bioxegy ont conçu BioCiTer, un procĂ©dĂ© Ă©cologique qui reproduit ce phĂ©nomĂšne biologique Ă grande Ă©chelle. LâidĂ©e : stabiliser les sols sans recourir Ă la chaux vive, longtemps incontournable mais trĂšs polluante. En sâappuyant sur les principes du biomimĂ©tisme, lâentreprise fait de la biologie un levier industriel."  Â
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Bernadette Cassel
November 14, 12:36 PM
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Dans le cadre de la surveillance officielle des organismes de quarantaine pilotĂ©e par les services rĂ©gionaux en charge de la protection des vĂ©gĂ©taux du ministĂšre de lâAgriculture, de lâAgro-alimentaire et de la SouverainetĂ© alimentaire, un foyer de nĂ©matode du pin vient dâĂȘtre confirmĂ© par le laboratoire national de rĂ©fĂ©rence de lâAnses, pour la premiĂšre fois en France, dans la commune de Seignosse.  Chambre d'agriculture des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques DerniĂšre mise Ă jour le 07 novembre 2025  "... Originaire dâAmĂ©rique du Nord, il est transmis par un insecte vecteur  de type colĂ©optĂšre: le longicorne du pin (Monochamus galloprovincialis).  Propagation et mesures de protection La propagation du nĂ©matode du pin se fait par : - ses insectes vecteurs en pĂ©riode chaude (avril Ă octobre).Ils ont alors une grande capacitĂ© de pullulation
- le transport de bois infesté (grumes, plaquettes, écorces)
- les mouvements humains (véhicules, copeaux, outils contaminés)
Mesures de protection face  au nématode du pin : - Interdiction de transport de bois non traité en période chaude
- Surveillance renforcée en période froide (novembre à mars)
- Traçabilité obligatoire de tous les flux de bois
- Nettoyage des camions et équipements en zone infestée
Actions en cours - Suspension des travaux forestiers sur les espĂšces sensibles
- Analyse dâimages aĂ©riennes et prospections terrain
- Mise en place dâune cellule de veille pour accompagner les entreprises
- Affiches dâinformation distribuĂ©es dans les communes
- Réunions avec les maires organisées par les préfets des départements concernés
 ------ ndĂ© Plateforme d'ĂpidĂ©miosurveillance en SantĂ© VĂ©gĂ©tale  Â
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Bernadette Cassel
November 12, 6:39 AM
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MĂȘme avec moins dâĂȘtres humains, la faune sauvage dispose de moins dâespace et de moins de niches Ă©cologiques oĂč sâinstaller.  PubliĂ©: 5 novembre 2025, 09:21 EST Peter Matanle, Kei Uchida et Masayoshi K. Hiraiwa  "... Depuis 2003, des centaines de citoyens japonais collectent des donnĂ©es sur la biodiversitĂ© pour le projet gouvernemental Monitoring Sites 1 000. Nous avons utilisĂ© 1,5 million dâobservations dâespĂšces enregistrĂ©es provenant de 158 sites.  Ces zones Ă©taient boisĂ©es, agricoles et pĂ©riurbaines. Nous avons comparĂ© ces observations aux changements observĂ©s au niveau de la population locale, de lâutilisation des sols et de la tempĂ©rature de surface sur des pĂ©riodes de cinq Ă vingt ans.  Ces paysages ont connu le plus fort dĂ©clin dĂ©mographique depuis les annĂ©es 1990.  En raison de la taille de notre base de donnĂ©es, du choix des sites et du positionnement du Japon en tant que fer de lance du dĂ©peuplement en Asie du Nord-Est, il sâagit de lâune des plus grandes Ă©tudes de ce type.  Notre Ă©tude, publiĂ©e dans la revue Nature Sustainability, a tĂąchĂ© dâanalyser les populations dâoiseaux, les papillons, les lucioles, les grenouilles et 2 922 plantes indigĂšnes et non indigĂšnes sur ces mĂȘmes sites.  Le constat est sans appel : la biodiversitĂ© a continuĂ© de diminuer dans la plupart des zones que nous avons Ă©tudiĂ©es, indĂ©pendamment de lâaugmentation ou de la diminution de la population. Ce nâest que lĂ oĂč la population est restĂ©e stable que la biodiversitĂ© Ă©tait la plus stable. Cependant, la population de ces zones vieillit et va bientĂŽt dĂ©cliner, ce qui les alignera sur les zones qui connaissent dĂ©jĂ une perte de biodiversitĂ©." (...)   image : Relationships between biodiversity change and human population change at the study sites
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Bernadette Cassel
November 10, 1:24 PM
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VidĂ©o - Une Ă©quipe de scientifiques a dĂ©couvert dans cette grotte connue sous le nom de « Sulfur Cave », une toile occupĂ©e par plus de 111 000 araignĂ©es.  Par Service vidĂ©o du Monde (avec Reuters) PubliĂ© le 08 novembre 2025 Ă 13h33, modifiĂ© le 08 novembre 2025 Ă 14h10  "Câest la toile la plus grande jamais observĂ©e et elle est occupĂ©e par 111 000 araignĂ©es. DâaprĂšs les scientifiques, la popularitĂ© de cette grotte auprĂšs des araignĂ©es sâexplique par la forte prĂ©sente de moucherons offrant une source de nourriture abondante aux arachnides." Â
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Bernadette Cassel
November 9, 12:22 PM
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Habituation leads to short but not long term memory formation in mosquito larvae  Journal of Insect Physiology Martin Dessart, Claudio R. Lazzari, Fernando J. Guerrieri  Available online 20 May 2024  ------ ndé traduction  Points clés -
Lâhabituation Ă un stimulus visuel a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour Ă©tudier la mĂ©moire chez les larves de moustiques. -
Différents intervalles entre les essais ont été appliqués pour évaluer la persisttance de la mémoire. -
Aucun effet nâa Ă©tĂ© observĂ© au-delĂ de deux heures aprĂšs lâentraĂźnement. -
Aucune mĂ©moire Ă long terme nâa pu ĂȘtre constatĂ©e.  RĂ©sumĂ© Chez les animaux, la mĂ©moire permet de se souvenir de lieux importants et dâĂ©conomiser de lâĂ©nergie en ne rĂ©agissant pas Ă des stimuli sans importance. Cependant, la formation et le maintien de la mĂ©moire sont coĂ»teux sur le plan mĂ©tabolique, ce qui justifie lâĂ©tude des mĂ©canismes sous-jacents aux diffĂ©rents types de mĂ©moire et de leur valeur adaptative. Dans cette Ă©tude, nous avons examinĂ© la persistance de la mĂ©moire chez les larves du moustique Aedes aegypti, aprĂšs habituation Ă un stimulus visuel. Nous avons utilisĂ© un systĂšme de suivi automatisĂ© pour quantifier la rĂ©ponse des larves au passage dâune ombre, simulant lâapproche dâun prĂ©dateur. Tout dâabord, nous avons comparĂ© diffĂ©rents temps de rĂ©tention, de 4 minutes Ă 24 heures, et constatĂ© que les larves ne montraient des capacitĂ©s de mĂ©moire que moins de trois heures aprĂšs lâentraĂźnement. Ensuite, nous avons Ă©tudiĂ© le rĂŽle des intervalles entre les essais dans la formation de la mĂ©moire. Contrairement Ă dâautres invertĂ©brĂ©s aquatiques, les larves de moustiques nâont montrĂ© aucune mĂ©moire Ă long terme mĂȘme avec de longs intervalles inter-essais (câest-Ă -dire 5 min et 10 min). Nos rĂ©sultats sont discutĂ©s en lien avec les contraintes Ă©cologiques.  Introduction Retenir une information, ou mĂ©moire, est une capacitĂ© cognitive adaptative essentielle chez les animaux (Menzel, 1999). La valeur adaptative de la mĂ©moire est liĂ©e Ă la capacitĂ© de prendre des dĂ©cisions rapides et prĂ©cises lorsquâun individu est confrontĂ© Ă une situation similaire Ă une expĂ©rience passĂ©e (Menzel et Benjamin, 2013). La mĂ©moire permet aux animaux dâĂ©viter des situations dangereuses, de se souvenir de lieux importants ou dâinformations spĂ©cifiques, et dâĂ©viter une dĂ©pense dâĂ©nergie en ne rĂ©agissant pas Ă des stimuli non pertinents ; en dâautres termes, elle contribue Ă la fitness globale (Couto et al., 2023). Cependant, la formation et le maintien de la mĂ©moire ont un coĂ»t (Niven et Laughlin, 2008). Comme le cerveau est mĂ©taboliquement coĂ»teux, les ressources mobilisĂ©es pour encoder, consolider et accĂ©der Ă lâinformation reprĂ©sentent des dĂ©penses importantes (Kandel, 2001). DiffĂ©rents types de mĂ©moire coexistent, dĂ©finis par leur durĂ©e et les processus physiologiques impliquĂ©s dans leur dĂ©veloppement. Selon le contexte, ces mĂ©moires peuvent sâavĂ©rer adaptatives ou non. Par exemple, dans des environnements stables, oĂč la probabilitĂ© de rencontrer Ă nouveau la mĂȘme situation est Ă©levĂ©e, il peut ĂȘtre avantageux dâinvestir dans une mĂ©moire Ă long terme. En revanche, dans un environnement changeant, la mĂ©moire Ă court terme peut ĂȘtre privilĂ©giĂ©e (Pull et al., 2022).  Les propriĂ©tĂ©s et les mĂ©canismes physiologiques associĂ©s aux diffĂ©rents types de mĂ©moire ont Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©s chez les invertĂ©brĂ©s, notamment chez la mouche Drosophila melanogaster (Tully et al., 1994) et lâabeille Apis mellifera (Menzel, 2001a). De plus, lâhabituation Ă des stimuli visuels et la mĂ©moire ont Ă©tĂ© bien caractĂ©risĂ©es chez le crabe de vase Neohelice granulata (Tomsic et Silva, 2023). Ces travaux ont montrĂ© lâimportance de la durĂ©e de la mĂ©moire au regard de lâĂ©cologie dâune espĂšce. Dans une Ă©tude de Tomsic et al. (1993), les auteurs ont comparĂ© lâhabituation de deux crabes semi-terrestres apparentĂ©s occupant des habitats diffĂ©rents, Neohelice granulata et Pachygrapsus marmoratus. En analysant lâinfluence de diffĂ©rents paramĂštres (par ex. taille de lâindividu, nombre dâessais) sur les performances dâhabituation visuelle, ils ont montrĂ© que lâhabituation dĂ©pend de lâespĂšce et que les signaux contextuels sont mĂ©morisĂ©s diffĂ©remment. Ils ont conclu que lâĂ©cologie joue un rĂŽle majeur dans lâorigine de ces diffĂ©rences. En effet, Neohelice granulata vit dans des terriers creusĂ©s prĂšs du substrat vaseux et entourĂ©s de congĂ©nĂšres et de vĂ©gĂ©tation halophyte. Ă lâinverse, Pachygrapsus marmoratus vit sur des rochers proches de la mer et dĂ©pourvus de vĂ©gĂ©tation. Ainsi, le passage dâune ombre au-dessus de Neohelice est plus ambigu (par exemple, mouvement de lâherbe) et induit une habituation plus forte et plus durable, tandis que chez Pachygrapsus, la probabilitĂ© quâil sâagisse dâun vĂ©ritable prĂ©dateur volant est plus Ă©levĂ©e dans leur environnement pauvre en objets mobiles au-dessus dâeux, ce qui conduit Ă une habituation plus faible (Tomsic et al., 1993).  Un paramĂštre clĂ© pour lâhabituation et la trace mnĂ©sique quâelle peut gĂ©nĂ©rer est lâintervalle entre les essais (inter-trial interval) (Giurfa et al., 2009). Des intervalles courts (de quelques secondes Ă quelques minutes) favorisent plutĂŽt la mĂ©moire Ă court terme, qui repose sur une facilitation neuronale (augmentation de la force synaptique) et des modifications rĂ©versibles (Hemmi et Tomsic, 2012), mais ne permettent pas une rĂ©tention prolongĂ©e. Ă lâinverse, de longs intervalles favorisent la formation dâune mĂ©moire Ă long terme, impliquant lâactivation de gĂšnes spĂ©cifiques, la synthĂšse de nouvelles protĂ©ines et des modifications structurales dans les circuits neuronaux (Tomsic et al., 1996 ; revue dans Margulies et al., 2005 chez Drosophila). Entre les deux, des intervalles intermĂ©diaires permettent lâĂ©tablissement dâune mĂ©moire intermĂ©diaire, reposant sur une consolidation synaptique via lâactivation de kinases spĂ©cifiques (par ex., la protĂ©ine kinase dĂ©pendante de lâAMPc, PKA) et lâexpression gĂ©nique prĂ©coce (Tomsic et Romano, 2013).  Dans ce travail, nous avons Ă©tudiĂ© la capacitĂ© de dĂ©veloppement de la mĂ©moire aprĂšs apprentissage chez un insecte aquatique, la larve de moustique (Aedes aegypti). Les larves de moustiques passent la majoritĂ© de leur temps en surface de lâeau. Lorsquâun stimulus est perçu comme dangereux, elles plongent (Clements, 1999). Si le stimulus se rĂ©vĂšle inoffensif aprĂšs rĂ©pĂ©tition, les larves cessent de rĂ©agir : câest lâhabituation, une forme dâapprentissage non associatif pouvant gĂ©nĂ©rer une trace mnĂ©sique (Baglan et al., 2017 ; Dessart et al., 2023).  Bien que la cognition chez les moustiques adultes ait Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©e, il sâagit de la premiĂšre Ă©tude portant sur la mĂ©moire chez les larves. Dans les Ă©cosystĂšmes dâeau douce, les larves de moustiques font partie du neuston (organismes vivant Ă la surface). Elles sont soumises Ă des prĂ©dateurs aquatiques et aĂ©riens imprĂ©visibles, tels que les larves de libellules ou les punaises dâeau (Vinogradov et al., 2022). Dans un tel environnement, une ombre passant plusieurs fois en peu de temps a de fortes chances dâĂȘtre produite par le mĂȘme objet, tandis quâune ombre apparaissant des heures plus tard peut ĂȘtre due Ă une autre source. Dans ce contexte, on peut sâattendre Ă ce que les larves cessent de rĂ©agir Ă court terme, mais rĂ©initialisent leur rĂ©activitĂ© Ă long terme â autrement dit, ne pas mĂ©moriser pourrait ĂȘtre la stratĂ©gie la plus adaptative.  ------ PrĂ©cĂ©demment  - A Mosquito Brain Like a Sieve: Evaluating the Memory Persistence in Mosquito Larvae by MARTIN DESSART, Claudio R. Lazzari, Fernando Guerrieri, :: SSRN, 08.12.2023 https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm
 ------ En relation  Evaluation des Ă©cosystĂšmes aquatiques par lâobservation du comportement de larves dâinsectes - COMPORTATE, 2020-2023 â RTR MiDi https://rtrmidi.univ-tours.fr/projetsderecherche/comportate-2020-2023/ Â
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Bernadette Cassel
November 8, 11:29 AM
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Quatre spĂ©cimens de ce petit crustacĂ© inconnu ont Ă©tĂ© remontĂ©s depuis l'une des zones ocĂ©aniques les plus profondes du monde. Leurs analyses⊠ ThĂ©a Doulcet â 6 novembre 2025 Ă 12h00  "Ce sont quatre spĂ©cimens qui ont Ă©tĂ© collectĂ©s Ă prĂšs de 8 000 mĂštres de profondeur, soit presque autant que la hauteur du mont Everest. Les scientifiques ont baptisĂ© le crustacĂ© Dulcibella camanchaca, en rĂ©fĂ©rence au mot dĂ©signant les tĂ©nĂšbres dans les langues des peuples andins. Sa carapace blanche lui confĂšre une apparence fantomatique, rappelant le terrifiant facehugger du film Alien.  Vivant Ă 7 000 mĂštres, dans la zone aphotique (zone de la mer tellement obscure et profonde que la photosynthĂšse n'y est plus possible), cette nouvelle espĂšce dĂ©crite dans la revue Systematics and Biodiversity relayĂ©e par le mĂ©dia Popular Mechanics a Ă©lu domicile dans la fosse d'Atacama, ou fosse du PĂ©rou-Chili." (...)   Image : Post-preservation photo of Dulcibella camanchaca gen. nov. sp. nov. Holotype female (MNHNCL AMP-15974).  ------ via New Predator Emerges From the Deepest, Darkest Part of the Ocean, 03.11.2025 https://www.popularmechanics.com/science/animals/a69235688/deep-ocean-atacama-trench-crustacean-predator/ Â
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Bernadette Cassel
November 6, 1:06 PM
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Une Ă©tude du WSL rĂ©vĂšle que les scolytes, loin d'ĂȘtre des nuisibles, favorisent la biodiversitĂ© forestiĂšre. Ces colĂ©optĂšres produisent du bois mort, essentiel pour de nombreuses espĂšces, notamment les pics.  ATS Agence tĂ©lĂ©graphique suisse  "L'Ă©tude menĂ©e par le WSL sur l'importance des scolytes pour la biodiversitĂ© dans les forĂȘts a la particularitĂ© d'avoir Ă©tĂ© menĂ©e sur une longue durĂ©e. PrĂšs de 30 ans de donnĂ©es de surveillance ont Ă©tĂ© analysĂ©es et interprĂ©tĂ©es. « Ces donnĂ©es nous aident Ă rĂ©pondre Ă des questions en matiĂšre d'Ă©cologie auxquelles nous ne pourrions pas rĂ©pondre avec des Ă©tudes Ă court terme d'un ou deux ans », estime Marco Basile, experte en ornithologie au WSL, citĂ© dans le communiquĂ©.  L'Ă©tude du WSL, qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© de l'aide de la Station ornithologique suisse de Sempach, a fait l'objet d'un article dans la revue spĂ©cialisĂ©e Journal of Animal Ecology."  ------ ndĂ© l'Ă©tude   Image : Concept of the spruceâbark beetleâwoodpeckers interaction network.
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Bernadette Cassel
November 4, 1:20 PM
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Une larve de moustique de 99 millions dâannĂ©es, dĂ©couverte dans lâambre de Birmanie, montre que la morphologie de ces insectes a peu changĂ© depuis le CrĂ©tacĂ©, selon une Ă©tude de lâuniversitĂ© LMU de Munich.  PubliĂ© le 04.11.2025 Ă 16h08   Mosquitoes (Diptera: Culicidae) have been hypothesized to have originated during the Jurassic Period, about 201â145 million years ago, primarily based on fossil evidence from their sister group, Chaoboridae (phantom midges). However, direct evidence for such an early origin of Culicidae is currently absent. The oldest known mosquito fossils, all adults and recovered from Cretaceous amber deposits about 99 million years ago, display morphologies that differ substantially from modern forms and are regarded as representatives of an extinct lineage, Burmaculicinae. Here we report the discovery of a fossil that represents both the first mosquito larva preserved in amber and the first immature mosquito from the Mesozoic Era, named as a new genus and species Cretosabethes primaevus Amaral & Borkent gen. et sp. n. The specimen exhibits typical mosquito larval morphology and can be confidently identified as an ingroup of Sabethini, a lineage with numerous extant representatives. This finding provides strong support for the Jurassic origin of Culicidae and suggests that the larval morphology of mosquitoes has remained relatively conserved for at least the past 99 million years.  Image : Graphical abstract
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