EntomoNews
480.2K views | +21 today
EntomoNews
Dernières nouvelles des insectes, collemboles, myriapodes et autres arthropodes...
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Bernadette Cassel
October 6, 2022 2:21 PM
Scoop.it!

La salive des chenilles de la Fausse-Teigne de la cire dégrade les sacs en plastique en quelques heures seulement

La salive des chenilles de la Fausse-Teigne de la cire dégrade les sacs en plastique en quelques heures seulement | EntomoNews | Scoop.it
La recherche de nouvelles solutions au problème croissant de la pollution plastique a entraîné les scientifiques sur des pistes intéressantes, notamment dans le sol d'un centre de recyclage japonais et dans les entrailles de vers. Ces recherches ont permis de découvrir des enzymes capables de ronger les matières plastiques avec une grande efficacité, et des scientifiques espagnols viennent d'en découvrir d'autres dans la salive de vers de cire, qui ont la capacité de dégrader des sacs en plastique en quelques heures à température ambiante.

 

Guru Med | 6 Oct 2022

 

"La découverte de ces enzymes découle du travail de Federica Bertocchini, une chercheuse en biologie et apicultrice en Espagne qui est tombée sur une capacité particulière des vers de cire en 2017 (lien ci-dessous). Ces parasites se nourrissent de cire d’abeille et, dans le but de protéger ses ruches de la destruction, Federica Bertocchini a placé des sacs en plastique sur celles-ci en guise de protection.

 

En 40 minutes, les sacs furent criblés de trous. Les sacs en plastique sont fabriqués en polyéthylène, qui représente environ 29 % de la consommation mondiale de plastique et qui est notoirement difficile à décomposer. Le fait que les vers aient eu besoin d’environ 12 heures pour transformer le matériau en un amas vide présente des perspectives intéressantes. Des expériences complémentaires ont montré que les vers digéraient réellement le plastique, au lieu de simplement le mâcher.

 

Mais des questions subsistent quant à la manière dont ce processus se déroule exactement, et les scientifiques cherchent à identifier les mécanismes qui sous-tendent la capacité des vers à dévorer le plastique. Ce qui nous amène à une nouvelle étude publiée cette semaine, menée par Mme Bertocchini et son équipe du Centre de recherche biologique de Madrid.

 

Les scientifiques ont utilisé la microscopie électronique pour analyser la salive des vers de cire ou Fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), et ils ont attribué leur appétit pour le plastique à une paire d’enzymes. En quelques heures à température ambiante, ces enzymes ont travaillé de concert pour créer des cratères visibles à la surface du plastique et oxyder simultanément le matériau. En travaillant en tandem de cette manière, l’équipe voit dans cette paire d’enzymes une nouvelle arme contre la dégradation du plastique, qui présente des avantages évidents par rapport à d’autres enzymes aux capacités similaires.

Selon Bertocchini :

Pour que le plastique se dégrade, l’oxygène doit pénétrer dans le polymère (la molécule de plastique). Il s’agit de la première étape de l’oxydation, qui résulte généralement de l’exposition à la lumière du soleil ou à des températures élevées, et qui représente un goulot d’étranglement qui ralentit la dégradation des plastiques comme le polyéthylène, l’un des plus résistants polymères. C’est pourquoi, dans des conditions environnementales normales, le plastique met des mois, voire des années, à se dégrader. Ces enzymes qui viennent d’être découvertes sont les premières et les seules enzymes connues capables de dégrader le plastique polyéthylène en oxydant et en décomposant le polymère très rapidement (après seulement quelques heures d’exposition) sans nécessiter de prétraitement et en travaillant à température ambiante.

Les scientifiques espèrent poursuivre leurs travaux en découvrant les mécanismes qui sous-tendent la capacité des enzymes à dégrader les plastiques. Ils notent qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, mais espèrent que cette technologie pourra un jour aider à résoudre le problème croissant de la contamination par le plastique.

 

 

[Image] Galleria mellonella saliva (GmSal) collection and functional study.

Bernadette Cassel's insight:

 

'Galleria mellonella' in EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/?&tag=Galleria+mellonella

 

(9 scoops)

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
June 5, 2020 1:04 PM
Scoop.it!

Les secrets du ver de cire, le lépidoptère qui mange le plastique

Les secrets du ver de cire, le lépidoptère qui mange le plastique | EntomoNews | Scoop.it
Des scientifiques étudient la façon dont les vers de cire digèrent le polyéthylène. Comprendre le processus pourrait aider à lutter contre la pollution plastique.

 

De Marie-Amélie Carpio, 04.06.2020

 

 

[Image] Les vers de cire sont les larves, ou chenilles, des « teignes » ou « fausses teignes des ruches », qui appartiennent à la famille des Pyralidae.

Photographie de Kaan Sezer, istock via getty images

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'Galleria mellonella' in EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/?&tag=Galleria+mellonella

 

(6 scoops)

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
April 12, 2019 12:28 PM
Scoop.it!

Les chenilles comme modèle d’étude des pneumonies

Les chenilles comme modèle d’étude des pneumonies | EntomoNews | Scoop.it
Les chenilles ont un système immunitaire comparable au nôtre. Elles sont un modèle d’étude des pneumonies dues à la bactérie Klebsiella pneumoniae, qui permet de progresser dans la connaissance des gènes essentiels à l’infection.

 

Publié le 11.04.2019

 

"Ces découvertes ouvrent de nouvelles voies pour la recherche de thérapies anti-infectieuses.

 

Cette étude a reçu un prix 3R du National Centre for the Replacement Refinement & Reduction of Animals in Research britannique."

 

 

[Image] The Galleria mellonella caterpillar. Image credit – Wayne Boo

Bernadette Cassel's curator insight, April 12, 2019 12:31 PM

 

via Recherche animale sur Twitter, 09.04.2019 : "RT @sangerinstitute: Humans share 90% of their genes with every other species of mammal. We also share one of our most essential features with caterpillars @animalresearch @NC3Rs #3RsPrize https://t.co/BqomLV7dIC… https://t.co/Yw4uyxpYhu"
https://twitter.com/recherche_anima/status/1115669474965893123

 

Scooped by Bernadette Cassel
April 26, 2017 6:05 PM
Scoop.it!

« Polyétylènophage », un rongeur-troueur du sac de supermarché

« Polyétylènophage », un rongeur-troueur du sac de supermarché | EntomoNews | Scoop.it

Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2017 :Avril

 

"Que faire des montagnes de matières plastiques non biodégradables qui s’accumulent ? Les donner à bouffer aux chenilles, laisse entrevoir un travail récent parti d'Espagne.
Federica Bertocchini, chercheuse en biologie de l’évolution et apicultrice amateure, a constaté que des chenilles de la Fausse Teigne de la cire Galleria melonella (Lép. Pyralidé), déprédateur des gâteaux de cire dans les ruches, s’étaient foré un chemin de sortie au travers de sacs plastiques de supermarché.

 

Observation banale en fait. Elle a voulu savoir si le polyéthylène était simplement mâché, ingéré et déféqué sous forme de microfragments ou si l’insecte digérait ce matériau.


Une manip a été montée avec 2 collègues de l’université de [L'étude] Cambridge (Royaume-Uni). 100 chenilles ont été ensachées ; au bout de 40 minutes, les premiers trous ont été percés et 12 heures plus tard, 92 mg de plastique avaient été dévorés. Soit une rapidité que les bactéries du tube digestif de la Pyrale des fruits secs Plodia interpunctella (même famille), polyétylènophage précédemment reconnu, sont très loin d’atteindre.


Le fait qu’un broyat de chenilles attaque le plastique renforce l’idée qu’un enzyme spécifique est à l’œuvre. Il reste à l’identifier et à mesurer l’action d’éventuelles bactéries.


On a là peut être de quoi s’attaquer aux sacs, bouteilles, bidons, etc. une fois qu’ils ont servi. On en produit plus de 80 millions de tonnes par an, dont près de 40 % vont en décharge."

 

Article source (en anglais, gratuit)

 

 

[Image] Polyethylene degradation by Galleria mellonella.

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
May 8, 2013 5:33 PM
Scoop.it!

L'animal qui détecte la plus haute fréquence sonore est...

L'animal qui détecte la plus haute fréquence sonore est... | EntomoNews | Scoop.it

 

La fausse teigne de la cire, un papillon européen, est l'animal capable de détecter la plus haute fréquence enregistrée, ont découvert des scientifiques écossais.

 

Les travaux du Dr James Windmill et de ses collègues de l'Université de Strathclyde montrent que l'insecte lépidoptère peut percevoir des fréquences sonores atteignant 300 kHz.

 

Par comparaison, l'oreille humaine perçoit des fréquences sonores allant jusqu'à 20 kHz. Certains animaux comme les cétacés, les chiens et les chauves-souris peuvent se rendre jusqu'à 160 kHz.


« D'autres animaux, comme les chauves-souris, utilisent les ultrasons pour communiquer. Il est maintenant clair que ce papillon les utilise de façon encore plus élaborée. » — Dr Windmill

 

 

An evolutionary war is being played out between the bat, which uses ultrasonic calls to locate insect prey, and the moth, which uses microscale ears to listen for the approaching bat. While the highest known frequency of bat echolocation calls is 212 kHz, the upper limit of moth hearing is considered much lower. Here, we show that the greater wax moth, Galleria mellonella, is capable of hearing ultrasonic frequencies approaching 300 kHz; the highest frequency sensitivity of any animal. With auditory frequency sensitivity that is unprecedented in the animal kingdom, the greater wax moth is ready and armed for any echolocation call adaptations made by the bat in the on-going bat–moth evolutionary war.

 

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
November 2, 2020 9:16 AM
Scoop.it!

Recycler le plastique grâce à des papillons, l’idée pas si folle de scientifiques russes - Russia Beyond FR

Recycler le plastique grâce à des papillons, l’idée pas si folle de scientifiques russes - Russia Beyond FR | EntomoNews | Scoop.it
Des scientifiques russes ambitionnent de lutter contre la prolifération des déchets plastiques grâce aux étonnantes capacités de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon également nommé « gallérie » en France, nous informe l’agence RIA Novosti.
 
 
Par Erwann Pensec, 02.11.2020
 

"La larve de cet insecte, fléau des apiculteurs car se nourrissant de la cire des ruches, est en effet également apte, grâce à une enzyme développée au cours de son évolution, à consommer des polymères, et notamment du polyéthylène, matière représentant près de la moitié des emballages plastiques produits. À titre d’illustration, en 10-12 heures, 100 de ces larves sont en mesure de dévorer 100 grammes de plastique."

(...)

 

 

[Image] Bennyboymothman/Visual Hunt 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'Galleria mellonella' in EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/?&tag=Galleria+mellonella

 

(7 scoops)

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
March 7, 2020 5:42 PM
Scoop.it!

« Fausse-Teigne vraie plastivore » : elle troue les sacs en attendant de nous débarrasser des rebuts de polyéthylène

« Fausse-Teigne vraie plastivore » : elle troue les sacs en attendant de nous débarrasser des rebuts de polyéthylène | EntomoNews | Scoop.it

Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Mars


"Galleria mellonella (Lép. Pyralidé), la Fausse-Teigne de la cire, ravageur des ruches mal tenues, grignote le plastique, c’est connu depuis longtemps. Cet insecte va-t-il sauver la Planète des plastiques qui l’étouffent ? En tous cas, selon les travaux de chercheurs de l’université Brandon (Manitoba, Canada), il est un bon plyéthylènivore, plus rapide que la « nature » qui nous débarrasse de ces polluants en 100 ans.


Dans leur labo, 60 chenilles ont consommé 30 cm² de sac d’épicerie en 1 semaine. Avec ce seul matériau pour provende, les larves survivent 7 jours. La chenille digère effectivement le plastique et ses excréments, liquides, contiennent de l’éthylène glycol C2H6O2, produit de la métabolisation du polyéthylène. Dans les premiers jours du régime plastique, l’abondance des mico-organismes du tube digestif augmente considérablement. De ce microbiome, les chercheurs ont isolé une bactérie du genre Acinetobacter impliquée dans la digestion du plastique, laquelle peut en vivre un an. Mais c’est l’association symbiotique entre elle et la Fausse-Teigne qui offre les meilleures performances.


L’éthylène glycol nous sert par ailleurs d’antigel ; c’est un produit toxique."


Article source (en anglais, gratuit)

 

 

Illustration : crottes solide de chenilles de la Fausse-Teigne d’une ruche, et liquides de celles ayant grignoté du plastique. Clichés des auteurs

 

À (re)voir : la photo de couverture du dernier numéro d’Insectes (195, 4e tr. 2019).

 

À (re)lire, l’Épingle de 2015 Polyéthylènophagie et celles de 2017 : Polyéthylénophage et Polyéthylénophage ? 

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
July 31, 2017 11:21 AM
Scoop.it!

Les rats quittent le labo

Les rats quittent le labo | EntomoNews | Scoop.it

Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2017 : Juillet

 

"50 £ le lot de 50 contre 7 à 30 € pièce. Le rat de laboratoire, cobaye pour de nombreux tests, va affronter là une concurrence solide et devra envisager de ne plus occuper que des emplois très spécialisés.Une perte d'emplois considérable.


Nouvelle venue chez les pharmacologues, les infectiologues et les toxicologues, la chenille de la Fausse Teigne de la cire Galleria mellonella (Lép. Pyralidé). L’insecte est redouté des apiculteurs : il ravage les rayons des ruches (mal tenues), étant en effet capable de se nourrir de cire. On place en lui l’espoir de venir à bout des déchets de plastique car il digère, dans une certaine mesure, le polyéthylène.


Mais la qualité principale qui devrait voir cette chenille prochainement embauchée en masse sur les paillasses, c’est qu’on est absolument indifférent à ce qui peut lui arriver. Une tête qui ne ressemble à rien et n’exprime pas plus, aucun cri, un cerveau si rudimentaire qu’elle ne souffre pas, et c’est juste un insecte (pas beau). En plus, ce n’est pas demain la veille que les législateurs réglementeront son usage. Tout pour se voir qualifier de prometteur biotest éthique.


La firme britannique Bio Systems, jeune pousse de 2 ans d’âge fondée par Olivia Champion et Richard Titball (université d’Exeter), la commercialise sous le nom de TruLarv. Son slogan : efficace et éthique.


La Fausse Teigne garde pour le moment un défaut : on ne connaît pas son génome. Le prix de 100 000 £ que le fabricant vient de gagner servira à financer la création de chenilles transgéniques, incorporant des gènes de méduse."


D’après « Moth larvae testing firm wins grant » , lu le 27 juillet 2017 à www.eurekalert.org/


Photo : chenille de Galleria mellonella.


À (re)lire : Polyéthylènophage, ci-dessous. 


NDLR : 1 £ = 0,8946 € (aujourd’hui).

No comment yet.
Scooped by Bernadette Cassel
April 25, 2017 10:40 AM
Scoop.it!

Découverte. Pollution : une larve dévore les plastiques résistants

Découverte. Pollution : une larve dévore les plastiques résistants | EntomoNews | Scoop.it
La « larve de la fausse teigne de la cire » va-t-elle sauver nos océans pollués et assainir notre planète dégradée ? Mieux vaut rester prudent, mais la découverte de cette espèce offre de l’espoir. Des chercheurs ont en effet découvert l’existence d’une chenille capable de dévorer le polyéthylène, l'une des matières plastiques les plus résistantes et les plus polluantes, utilisée dans de très nombreux emballages. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Current Biology.

 

Par Ambre Amias. Pourquoi Docteur, 25.04.2017

 

[Image] Wax worm chewing plastic

 

"This image shows a wax worm chewing a hole through plastic. Polyethylene debris can be seen attached to the caterpillar."

Credit: Federica Bertocchini, Paolo Bombelli, and Chris Howe

 

[via] A plastic-eating caterpillar | EurekAlert!, 24.04.2017

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2017-04/cp-apc041717.php

 

[L'étude] Polyethylene bio-degradation by caterpillars of the wax moth Galleria mellonella: Current Biology http://www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(17)30231-2

Bernadette Cassel's insight:

"Une chenille mangeuse de polyéthylène a été découverte par une équipe de chercheurs qui voient en elle un espoir pour dépolluer l’environnement."

No comment yet.