A quelques jours de la publication de l'avis du Comité national d'éthique sur la fin de vie, l'historien des religions Daniel Faivre revient sur l'évolution de la place de la mort et sur celle de l'euthanasie.
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A quelques jours de la publication de l'avis du Comité national d'éthique sur la fin de vie, l'historien des religions Daniel Faivre revient sur l'évolution de la place de la mort et sur celle de l'euthanasie. No comment yet.
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L’éventuelle extension de l’euthanasie aux mineurs, comme le suggèrent les propositions déposées par des sénateurs PS et MR (avec des homologues du SP.A et l’Open VLD) suscite beaucoup de réflexions au sein même des partis libéraux et socialistes. ...
De nos jours, nous trouvons de plus en plus de solutions contre bon nombre de maladies augmentant ainsi considérablement notre espérance de vie. Alors comment expliquer de vouloir dépénaliser l'euthanasie pour les mineurs?
Et récemment, alors que cela faisait un an que je travaillais dans mon service de cancérologie, j’ai eu la prescription par un des médecins du service d’augmenter la dose de traitement hypnotique chez une de mes patientes en fin de vie, comateuse, non algique, et non agitée, donc à mon sens plutôt confortable. Etant donné l’état de la patiente, je refuse d’augmenter la dose car je n’en vois pas l’utilité : je ne ferais que la précipiter vers la mort sans chercher à la soulager par cet acte puisqu’elle l’est déjà.
Il veut mourir puisqu'il ne peut vivre. A 33 ans, ce malade atteint d'une mucoviscidose incurable ne pèse plus que 37 kilos. Il y a un an, il a écrit à François Hollande pour obtenir le droit de partir dans la dignité.
La médecine progressant, la foi régressant, notre rapport à la mort évolue. Plus lointaine et plus effrayante, elle nous terrorise aussi surement que l'immortalité, qui semble à portée de main, nous fascine toujours un peu plus.
Une décision sur l’extension de la loi sur l’euthanasie aux mineurs sera-t-elle prise demain en commission du Sénat. C’est le souhait du président de la commission, le MR Alain Courtois.
55 médecins du nord du département signent une lettre ouverte et rejettent en bloc l’avis publié par le Conseil national de l’ordre des médecins en février dernier.
À Reims, l’épouse et les parents d’un homme en état de conscience minimale après un accident de la route se déchirent.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné samedi le rétablissement de l’alimentation d’un patient tétraplégique hospitalisé à Reims en état de « conscience minimale », après la saisine des parents opposés à la décision des médecins d’arrêter l’alimentation et l’hydratation artificielles. Le cas a été révélé hier par l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) qui juge que cette ordonnance des juges est « importante », « d’abord parce qu’elle constitue un cas concret d’application de la loi Leonetti, et ensuite parce qu’elle contribue à clarifier la façon dont l’avis des différents membres de la famille doit être pris en compte ». C’est le 10 avril dernier qu’au terme d’une procédure collégiale et après avoir consulté l’épouse du patient, l’équipe médicale de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims décide de suspendre la nutrition par sonde et de limiter l’hydratation artificielle pour un homme de 37 ans, en état « pauci-relationnel » à la suite à un accident de moto avec traumatisme crânien survenu en septembre 2008. « La famille de Vincent Lambert s’est aperçue lors d’une visite à l’hôpital le 26 avril qu’il n’était plus alimenté ni hydraté alors qu’elle n’avait pas été informée de cette procédure qui le conduisait à la mort », a expliqué à l’avocat de la famille Jérôme Triomphe. Les parents en désaccord avec la décision décident de saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ils sont persuadés que leur fils ne veut pas mourir ce que confirme, selon eux la réaction de Vincent après la reprise de son alimentation. « Depuis qu’il est réalimenté, il leur a souri pour la première fois depuis deux ans », précise l’avocat. Procédure collégialeDans son ordonnance du 11 mai, le juge des référés enjoint le CHU de Reims de rétablir les soins. Le juge ne remet pas en cause le « fond » de la décision prise par l’équipe médicale mais le fait qu’elle n’ait pas été discutée avec l’ensemble des membres de la famille. Ce que reconnaît le Dr Éric Kariger, chef du service médecine palliative et soins du CHU de Reims qui suit le patient depuis 5 ans. En 2013 devant la modification du comportement de Vincent qui manifeste son opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre « même s’il n’est pas facile de donner du sens », explique au « Quotidien », le médecin. Une telle modification est, selon lui, « inhabituelle chez ce type de patient qui, du point de vue des soins palliatifs, sont considérés comme non souffrants pour eux-mêmes ». Après avoir éliminé une cause médicale, l’équipe émet l’hypothèse que le malade est entrain de manifester « une certaine inacceptation de son état ». Le patient n’avait pas laissé de directives anticipées. « Toutefois, Vincent, qui était infirmier psychiatrique avant son accident, avait beaucoup de mal à admettre les états végétatifs des patients et avait toujours exprimé que cette vie n’avait pas de sens, ce qu’a confirmé sa femme et un frère très proche de lui », poursuit le Dr Kariger. Une réflexion collégiale se met en place entre le mois février et le mois d’avril 2013 dans le respect de la loi Leonetti, (plusieurs médecins dont un médecin extérieur au service, référent éthique au CHU). « En accord avec sa femme qui l’accompagne quotidiennement depuis l’accident, alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d’hydratation et d’alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable », a-t-il indiqué. Le Dr Kruger assume son erreurAvant l’arrêt des soins, la mère du patient a été « prévenue qu’une procédure collégiale a été lancée qui pouvait aboutir à un arrêt d’alimentation pour laisser partir Vincent naturellement, bien sûr avec un accompagnement pour éviter qu’il ne meure de faim ou de soif », précise le Dr Kariger. La mère exprime alors clairement son opposition et demande d’en discuter avec le père de Vincent, lui-même médecin à la retraite. L’alimentation est arrêtée avant que les deux parents ne soient revus par l’équipe soignante. « J’assume toute la responsabilité de cet arrêt avant que les parents aient été précisément informés. C’est une erreur, mais la décision était prise parce que la procédure avait été longue et que l’équipe pensait que c’était le bon moment. J’ai ensuite informé les autres membres de la famille », poursuit le praticien qui admet avoir eu une interprétation restrictive de la Loi Leonetti qu’il assure par ailleurs parfaitement connaître et enseigner. Une « erreur » qu’il met sur le compte d’un contexte familial particulier, conflictuel et difficile. Depuis la décision du juge des référés, les soins ont été rétablis. « Je me range à la décision du juge. Nous sommes aujourd’hui aux côtés de Vincent et de tous les membres de sa famille qui le souhaitent. L’objectif aujourd’hui est de dépassionner les choses et de continuer humblement à faire au mieux notre travail », conclut le Dr Kariger. L’équipe attend toutefois les résultats de la plainte déposée par la famille pour assassinat et non assistance à personne en danger, une procédure actuellement au stade de l’instruction.
La clause de conscience que font valoir certaines institutions de santé pour ne pas appliquer la loi sur l'euthanasie fera l'objet d'un prochain "avis" du Comité consultatif de Bioéthique, dont "une partie tend à prouver" qu'il n'existe "pas de...
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Le programme de recherche «Fin de vie» nourrit des idées préconçues contre l'autodétermination des patients, selon l'avis de cinq organisations suisses d'aide au suicide.
Les députés ont rejeté jeudi, après en avoir longuement discuté, une proposition de loi de Jean Leonetti (UMP) visant à compléter sa propre loi de 2005 sur la fin de vie.
La proposition du député des Alpes Maritimes reprenait à son compte les recommandations du rapport Sicard qui avait été commandé par le chef de l’Etat et rendu en décembre dernier.
Elle crée d’abord «un droit à la sédation» pour les malades conscients en phase terminale dont les souffrances physiques et morales ne sont plus soulagées par les traitements.
Le malade pourrait ainsi demander à bénéficier de cette sédation profonde pour terminer sa vie en dormant, sans souffrance, a expliqué Jean Leonetti. Le texte, dans un second article, offrait cette même possibilité pour les personnes inconscientes, via leurs «directives anticipées».
Jean Leonetti a souligné que sa loi de 2005, ainsi complétée, répondrait à quasiment «tous les cas», «sans franchir la barrière de l’interdit de tuer, fondement de notre pacte social».
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a reconnu qu’il «fallait aller plus loin» que la loi de 2005 encore très mal connue et très mal appliquée et salué la mission Sicard «qui a permis l’expression de près de 5.000 de nos concitoyens». Elle a cependant souligné qu’il convenait, avant de légiférer, d’attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). «Le gouvernement veut une réflexion large, apaisée, la consultation se poursuit», a-t-elle dit. |
Les groupes socialistes et libéraux, dont des représentants avaient présenté la semaine dernière à la presse des propositions en vue d'étendre l'actuelle loi autorisant l'euthanasie, ont essuyé mercredi une volée de bois vert en Commission du Sénat. ...
Nombre de personnes âgées, se rendant compte qu'elles sont diminuées au plan physique ou mental, réalisent aussi que leur état risque d'embarrasser leurs proches. Elles s'imaginent, parfois à raison mais le plus souvent à...
Les députés écologistes ont rouvert mercredi le débat sur l'euthanasie en présentant à la presse une proposition de loi pour légaliser le "droit de mourir dans la dignité". Et qu'importe si François Hollande freine des quatre fers.
Les députés écologistes poussent à légiférer rapidement sur ce sujet très sensible qui n’est plus inscrit à l’agenda du Parlement. Le comité d’éthique doit se prononcer dans les prochains jours.
Le Sénat a entamé le débat sur l’élargissement de l’euthanasie aux mineurs et aux personnes atteintes de démence.
Un médecin comparaît ce matin au Tribunal régional à Boudry (NE). Alors qu’il n’a pas pu diagnostiquer la maladie du souffrant, il lui a prescrit le barbiturique légal d’aide au suicide.
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Par une ordonnance rendue le samedi 11 mai, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a enjoint le Centre hospitalier de Reims de rétablir l’alimentation et l’hydratation arbitrairement suspendues chez un patient pris en charge dans le...
INFOGRAPHIE - Avec 500.000 décès par an dont un tiers par cancer, l'accès à ces soins est devenu un enjeu majeur. Les soins de support viennent s'ajouter au traitement spécifique de la maladie. Comme le précise le Dr Florian Scotté, oncologue (HEGP, Paris), «c'est l'ensemble des traitements et des organisations de soins qui permettent d'accompagner le patient tout au long de sa maladie, depuis l'annonce du diagnostic jusqu'à l'arrêt du traitement, soit parce que le cancer était curable et que le malade va pouvoir reprendre le cours normal de sa vie, soit parce que, la maladie s'aggravant, on va aller vers un accompagnement palliatif de fin de vie». .
(...) Il suggère d’agir dans deux directions : en rendant les « directives anticipées » plus contraignantes et en permettant à un malade en phase terminale, dont les souffrances physiques ou psychiques sont inapaisables, de demander une sédation profonde.
« Il s’agit de franchir une nouvelle étape sans lever l’interdit de tuer », explique le député. Les directives seront formalisées, inscrites sur la carte vitale et celles rédigées sous la forme d’un projet de soins avec le médecin seront opposables (sauf urgence vitale ou contexte de pathologie psychiatrique).
Le député UMP Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur la fin de vie, sait parfois délaisser les chemins de la bioéthique pour faire de la bonne grosse politique
(...)
«Je crois qu’il devient nécessaire, explique Jean Leonetti, d’aller un peu plus loin, et de permettre "le droit à dormir avant de mourir". Il y a encore trop de situations où la personne meurt dans de grandes souffrances. Mon projet est de permettre au malade en phase terminale d’exiger une sédation, c’est-à-dire d’être profondément endormi.» Et pour rendre cela effectif, dans un second article, Jean Leonetti veut «rendre opposable des directives anticipées écrites conjointement par le malade et son médecin dans un pacte de confiance». |
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