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Romain
November 7, 2023 2:08 AM
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Si on excepte le Sukhoi Su-27 lui-même c’est la version la plus rentable de la famille Flanker, notamment sur les marchés internationaux. Pourtant face à la concurrence de plus en plus acharnée des constructeurs américains et européens le Sukhoi Su-30 connait un net ralentissement de ses ventes. Les trains de sanctions votés par les Alliés suite à l’agression contre la démocratie ukrainienne ainsi que la loi fédérale américaine CAATSA n’arrangent pas les choses. Aussi on est désormais clairement en droit de se demander jusqu’à quand ce chasseur réussira encore à s’exporter correctement. Chasseur de génération 4.5 le Sukhoi Su-30 Flanker-C a été bien vendu par la Russie depuis le milieu des années 1990. En trois décennies son succès de n’est pas démenti. On en trouve sous les marquages de nationalité de treize pays différents aussi bien en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, ou même en Europe. L’Algérie, la Chine, l’Inde, et la Malaisie possèdent même des sous-versions qui ont été développées et produites spécialement pour elles. Il est d’ailleurs à signaler que l’avionneur Hindustan Aircraft Limited possède sa propre chaîne d’assemblage du Su-30MKI. En ce début novembre 2023 les productions russes tournent au ralenti. Certes les difficultés financières du pays y sont pour beaucoup. Elles ont grandement impacté UAC, la maison mère de Sukhoi. Pour preuve les seuls avions encore en production sont les derniers Su-30SME à destination du Myanmar. En Inde le Sukhoi Su-30MKI a le vent en poupe. Il assure en cette fin d’année 2023 la succession du Bison, le mythique Mikoyan-Gurevich MiG-21 Fishbed au sein du N°4 Squadron de l’Indian Air Force. Un avion d’une autre époque qui depuis quelques temps s’y traînait une très sale réputation, celle de tuer ses propres pilotes. Le nombre d’accidents sur MiG-21 a poussé l’Inde à anticiper leur remplacement par des Su-30MKI plutôt que par des HAL Tejas Mk-1 comme cela était initialement prévu. Un jeu de chaises musicales avec des avions en unité rendu possible justement par la licence de production de HAL. Celle-ci permet de garder ouverte la chaîne d’assemblage de l’avion russe. Il s’agit pourtant de l’arbre qui cache la forêt : le Sukhoi Su-30 Flanker-C n’intéresse guère plus les clients étrangers, en tous cas pas les nouveaux. Outre l’Inde donc le constructeur russe ne peut plus compter que sur ses clients les plus fidèles : l’Algérie, la Biélorussie, et le Venezuela. Si les deux derniers ne craignent rien des sanctions américaines, étant dans le collimateur de l’US Department of Defense depuis longtemps il en est différemment de l’Algérie. L’ancienne colonie française aujourd’hui puissance régionale du Maghreb aime à ménager la chèvre et le chou. Si la Russie demeure son principal fournisseur d’aéronefs militaires elles n’hésite parfois pas à en acquérir aux États-Unis ou en Europe. C’est notamment le cas des avions de transport tactique. Alger veille donc à ne pas trop froisser Washington DC. Si actuellement aucun utilisateur du Su-30 Flanker-C n’a encore retiré du service ses exemplaires cela risque de changer dans un avenir assez proche. L’Indonésie a planifié le remplacement de ses onze Su-30MK2 sous trois à quatre ans par le Dassault Aviation Rafale F4, en même temps temps d’ailleurs que les cinq Su-27SKM. Si en Malaisie les dix-huit Su-30MKM n’ont pas encore de successeur désigné chacun sait qu’ils sont désormais sur la sellette. Les défaillances de l’avion en milieu subtropicale ont clairement joué contre lui, au moins autant que celles de l’avionneur russe à soutenir l’utilisation de ses avions. Les livraisons de pièces détachées restent le grand mal de Sukhoi. La Malaisie est actuellement «draguée» par la diplomatie américaine mais pourrait également se tourner vers l’Europe. Or il est de notoriété que dès lors qu’un ou plusieurs clients commence à se séparer d’un modèle d’avion de combat cela implique que celui-ci n’est plus aussi compétitif qu’avant. Outre le Dassault Aviation Rafale français déjà cité le Su-30 Flanker-C doit affronter sur les marchés internationaux l’Eurofighter EF-2000 Typhoon européen et le Boeing F-15EX Eagle II américain. Deux très sérieux compétiteurs avec des arguments massues contre lui. Surtout l’achat d’un ou plusieurs de ces trois modèles garantit à un pays de ne pas subir le courroux des États-Unis. Les industriels européens sont à l’abri de la loi fédérale CAATSA, pour Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act, pour eux mêmes et pour leurs clients. La crainte pour United Aircraft Corporation c’est que justement ce Sukhoi Su-30 Flanker-C accumule trop de défauts. Outre les risques de sanction l’avion russe accuse désormais le poids des ans et cela se voit sur son architecture générale hérité des années 1970. Avec des Mikoyan MiG-35 Fulcrum-F et des Sukhoi Su-35 Flanker-E qui cumulent désormais échecs sur échecs à l’international le Su-30 se révèle être la roue de secours de l’industriel russe. Jusqu’à quand ? L’un des espoirs actuels réside dans l’Iran, et on parle également de l’Afrique du Sud qui connait actuellement une grave crise au sein de sa SAAF. Les autres alliés africains de la Russie, comme le Burkina Faso ou le Mali sont à des années lumières de disposer des moyens suffisants pour acquérir et mettre en œuvre de tels avions de combat. Affaire à suivre.
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November 2, 2023 3:03 AM
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A l’occasion de la visite officielle du Président Tebboune dans la wilaya de Djelfa en Algérie, le 29 octobre, nous avons pu découvrir le nouveau look de l’unité tactique de la DGSPP dont les membres sont passés du HK MP5 à plus lourd. En effet il semble que le choix de cette unité spéciale chargé
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Romain
October 9, 2023 1:30 AM
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Elle pourrait devenir la première nation d’Afrique à voler sur chasseurs de 5e génération. Les négociations initiées en décembre 2019 entre Alger et Moscou ont porté leurs fruits : 14 exemplaires de la version export du Sukhoi Su-57 Felon voleront sous la cocarde algérienne. Cependant il faudra être patient puisque les premiers exemplaires ne seront pas livrés avant cinq ans, la Russie étant considérée comme prioritaire sur n’importe quel client. L’Algérie par contre n’a trouvé aucun accord sur un Su-35 Flanker-E de moins en moins crédible sur les marchés internationaux. Le Su-57 Felon et l’Algérie, c’est une grande histoire de désinformations et d’intox en tous genres. L’annonce de la commande a souvent été faite par des médias algériens peu regardants sur la véracité des faits. Et jamais confirmé par les intéressés, l’avionneur Sukhoi lui-même ou encore le ministère algérien de la défense. Sauf que désormais UAC, la maison mère de Mikoyan et Sukhoi, ne nie plus le contrat. Mieux même depuis quelques semaines les médias russes annoncent le nombres d’avions furtifs à livrer en Algérie. Quatorze Sukhoi Su-57E donc, la version export du Felon, seront pris en compte par l’Al Qwwāt al J’awwiyyah al-J’azā’iriyyah. Les détails ne disent cependant pas si la version biplace, développée spécialement pour l’export, se retrouve dans le contrat russo-algérien. Une commande algérienne qui permet de relancer un avion jusque là surtout vu comme un monstrueux plantage commercial et un outil de propagande de la part de Moscou ! C’est aussi une rentrée d’argent pour United Aircraft Corporation puisque la commande de ces avions de combat s’élève à environ deux milliards de dollars US. En ces périodes de disette pour l’industrie aéronautique russe, et notamment sa branche défense, la révélation de cette acquisition de quatorze chasseurs furtifs arrive au meilleur moment. Dans le même temps des rumeurs existent actuellement sur des négociations menés entre l’Algérie et UAC autour du Su-75 Checkmate actuellement en développement. Des avions qui permettraient de remplacer les vieux Su-24M2 Fencer de pénétration et d’attaque quand les futurs Su-57E Felon livrés en 2028 permettront de remplacer les plus vieux des Mikoyan MiG-29S Fulcrum.
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September 4, 2023 12:57 AM
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Le rôle de ces avions d’entraînement sera double au sein de la Nirvi-ye Hevayi-ye Artesh-e Jimhuri-ye Eslâmi-ye Iran. Ce vendredi 1er septembre 2023 Téhéran a officialisé la réception par sa force aérienne de deux jets de facture russe Yakovlev Yak-130 Mitten. Ils font partie d’une commande de 24 avions passée voici deux ans, avec une option pour douze exemplaires supplémentaires. À terme l’Iran sera le premier client export de cet avion réalisé en coopération avec l’Italie, devant l’Algérie et le Myanmar. En effet pour celles et ceux qui l’ignoreraient ce très réussi jet d’entraînement n’est pas exactement 100% russe. Ce n’est pas pour rien s’il ressemble étrangement au best-seller de Leonardo, l’Alenia-Aermacchi M-346 Master, puisque les deux avions ont été conçus ensemble sous couvert de partenariat. Ensuite entre Moscou et Rome chacun commercialise son avion comme bon lui semble. L’avantage des contrats va aux Italiens même si les Russes réussissent à tirer leur épingle du jeu. Ces deux premiers avions ont été livrés de Russie à bord d’un Antonov An-124 Condor militaire. Ils portent les numéros de série iraniens 7-9700 et 7-9701. Ils arborent par ailleurs une livrée à haute visibilité qui ne laisse aucun doute sur leur fonction. Un temps en effet il avait été envisagé que la Nirvi-ye Hevayi-ye Artesh-e Jimhuri-ye Eslâmi-ye Iran n’ait acquis ces Yak-130 Mitten dans un rôle avant tout d’attaque au sol et d’appui tactique. Nous voilà rassurés, ce n’est pas le cas. En fait il semble que cela le soit pour l’option placée sur douze exemplaires supplémentaires et dont on ne sait actuellement pas si elle a été transformée fixe ou non. La fonction première des vingt-quatre Yakovlev Yak-130 Mitten iraniens sera de remplacer les vieux Northrop F-5B Freedom Fighter hérités de l’époque impériale et désormais à bout de souffle. Il est à noter que la Nirvi-ye Hevayi-ye Artesh-e Jimhuri-ye Eslâmi-ye Iran aligne actuellement quelques F-5F Tiger II plus récents qui ne devraient cependant pas être immédiatement retirés du service puisqu’ils servent à la transformation opérationnelle des pilotes d’HESA Saeqeh. L’un des autres rôles de ces jets de facture russe sera de permettre d’attendre la pleine dotation en HESA Yasin, l’ambitieux avion d’entraînement avancé iranien dont les premiers exemplaires arrivent au compte-goutte depuis la fin de l’hiver. Pour une Russie actuellement frappée de plein fouet par les sanctions économiques et financières des Alliés suite à l’invasion de l’Ukraine cette livraison de jets Yak-130 Mitten à un pays ami est forcément une bonne nouvelle. Téhéran est actuellement un des partenaires les plus fiables de Moscou sur les marchés d’armement malgré des incertitudes autour d’un contrat de chasseurs Sukhoi Su-35 Flanker-E. Sans doute en saura t-on plus tôt ou tard sur l’option pour douze avions Yakovlev supplémentaires. Affaire donc à suivre. Photos © agence IRNA
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August 29, 2023 10:56 AM
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Lundi 21 août, Alger a refusé une autorisation de survol de son territoire à la France qui effectuait une opération militaire au Niger
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July 18, 2023 1:33 AM
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Figurant parmi les plus compétitifs segments du marché de l’industrie aéronautique de défense le ravitaillement en vol se résume en fait à un nombre très réduit de constructeurs. Et en cet été 2023 un nouvel acteur semble vouloir se faire une place au soleil : l’avionneur chinois Xian. Avec son quadriréacteur YY-20 actuellement en phase de déploiement dans les forces chinoises il pourrait bien faire de l’ombre aux deux ténors du secteur que sont Airbus et Boeing. Reste désormais à savoir si ce tanker de nouvelle génération saura s’implanter durablement ? En quelques mois les forces aériennes chinoises sont passées de huit Xian YY-20 en octobre 2022 à dix (voire onze selon les sources) aujourd’hui. Une montée en puissance qui doit permettre de se séparer des vieux bombardiers Xian H-6 Badger modifiés en tankers et des trois Ilyushin Il-78 Midas russes acquis à la fin des années 1990. Avec une capacité de transport et de transfert de 90 tonnes de carburéacteur les YY-20 peuvent désormais parfaitement remplacer ces deux modèles tout en assurant au régime de Pékin l’image d’un pays fabriquant ses propres avions. Dérivé de l’avion de transport stratégique Y-20 le YY-20 a été conçu au départ pour les stricts besoins chinois. Par la suite on a commencé à le voir comme un potentiel concurrent pour les Airbus DS A330 MRTT européens et Boeing KC-46 Pegasus américains. Reste cependant à savoir quel pays pourrait préférer l’avion chinois à ses concurrents directs américains et européens ? Dans le premier cas c’est simple on peut considérer tous les pays n’étant pas en odeur de sainteté avec l’US Department of State et/ou la Maison Blanche. Dans le second cas c’est différent les pays en question seraient plutôt ceux n’ayant pas de très bonnes relations diplomatiques avec des pays comme l’Allemagne, l’Espagne, ou encore la France. Reste qu’à la différence d’Airbus DS et de Boeing l’avionneur Xian n’a aucune expérience dans le domaine des ravitailleurs en vol adaptés aux marchés extérieurs. Les quelques clients potentiels sont donc actuellement des pays comme la Corée du Nord, l’Iran, le Pakistan, ou encore le Venezuela. Il est à remarquer que par exemple l’Algérie semble aujourd’hui privilégier la solution européenne à celle pouvant provenir d’un pays comme la Chine ou la Russie. L’idée donc que le Xian YY-20 puisse concurrencer les Airbus A330 MRTT et Boeing KC-46 Pegasus ne semble pas totalement saugrenue. Reste à savoir si l’avion chinois réussira à s’imposer face à ces deux best-sellers.
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June 27, 2023 2:35 AM
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Malgré tout ce qui a été dit sur l’obsolescence du char face à l’aviation, aux drones et aux ATGM modernes, ce dernier a joué un rôle pivot dans les dernières guerres. Syrie, Karabakh, Ukraine, le char est le marqueur physique d’une avancée sur un terrain. Sa présence en un lieu donné confirme qu’il est pri
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June 9, 2023 1:28 AM
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Un A330 MRTT Voyager de la RAF est entrain d’effectuer des tests poussés de transport et de refuelling en ce moment en Algérie. Les tests ont eu lieu dans le Nord et dans des conditions plus extrêmes dans l’extrême Sud avec des décollages à pleine charge d’aéroports de haute altitude et climat chaud. Les test
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May 8, 2023 4:56 PM
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Toujours à la recherche de solutions aux problèmes de sécurité en Afrique du Nord, l’Algérie a accueilli aujourd’hui une réunion de très haut niveau de la Capacité Régionale d’Afrique du Nord (NARC), une structure militaire dépendant de l’Union Africaine. La NARC est une force militaire en attente, composée de cinq brigades provenant des pays d’Afriqu
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April 14, 2023 7:05 AM
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Durant la Guerre Froide, le Pentagone s’attacha à récupérer des équipements militaires soviétiques pour en étudier les caractéristiques, élaborer des tactiques en fonction de celles-ci et améliorer l’entraînement de ses troupes. Ainsi, dans les années 1960, le programmes secrets « Have Doughnut » et « Have Drill » permirent à l’US Air Force de mettre la main sur des avions de combat MiG-17 et MiG-21, lesquels furent plus tard affectés au 477e Escadron de test et d’évaluation [surnommé « Aigles Rouges »]. Il furent rejoints par des MiG-23 en 1980. Après l’implosion de l’Union soviétique, le renseignement militaire américain [DIA – Defense Intelligence Agency] continua à s’intéresser à l’armement soviétique, notamment aux systèmes de défense aérienne. En 1994, une batterie S-300PMU fut ainsi acquise en Biélorussie [pour six millions de dollars] et envoyée à l’Arsenal de Redstone [Alabama]. Plus récemment, un système Pantsir S1 complet fut transféré de Libye vers les États-Unis. La guerre en Ukraine est l’occasion pour la DIA de récupérer des équipements russes sensibles, comme par exemple ceux dédiés à la guerre électronique ou aux télécommunications, l’armée ukrainienne ayant mis la main sur plusieurs d’entre-eux [dont des composants du système de lutte « radio-électronique » Krasoukha-2 et un « Leer-3 », utilisé pour surveiller les réseaux de téléphonie mobile]. Et probablement qu’ils ont été remis aux experts américains… Ou qu’ils le seront. Cela étant, et d’après des photographies prises en Louisiane et publiées par un utilisateur du site Reddit et diffusées via les réseaux sociaux, l’US Army aurait récupéré au moins un char russe de type T-90 ayant été par l’armée ukrainienne, qui l’a ensuite utilisé. Selon le Oryx, qui document les pertes des belligérants [photos à l’appui], l’armée ukrainienne a capturé au moins 16 T-90 russes, dont 12 T-90A, 1 T-90AK, 1 T-90S et 2 T-90M. Celui dont il est question [voir photo ci-dessus] appartenait à la 27e brigade russe de fusiliers motorisés quand il a été pris dans les environs de Kharkiv, en septembre 2022. Du moins, c’est ce qu’on en déduit d’après certaines marques qu’il porte [dont l’inscription H – 22 00 au niveau de la tourelle]. Ce T-90A a donc été vu sur un porte-engins produit par l’entreprise américaine Globe Trailers. Il a été photographié à Roanoke, localité située à une centaine de kilomètres de Fort Polk, où est installé un centre d’entraînement de l’US Army [Joint Readiness Training Centre – JRTC] dont la mission est d’assurer la préparation opérationelle des unités d’infanterie légère dans des conditions proches de la réalité. Probablement est-ce la destination de ce char russe… Cela étant, mettre la main sur un T-90 était jusqu’à présent assez compliqué, étant donné qu’il a été peu exporté depuis son entrée en service, dans les années 1990. Le renseignement américaine a sans doute eu l’occasion d’étudier ceux acquis par l’Irak en 2016 [mais dans une version probablement différente de celle utilisée par les forces russes]. L’Inde, l’Algérie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, le Vietnam et l’Ouganda en possèdent également.
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April 4, 2023 8:45 AM
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Al Moutassadi, corvette lourde portant le numéro de coque 940 est arrivée aujourd’hui à bon port à l’Amirauté d’Alger pour sa cérémonie de réception officielle. C’est la première d’un lot de six navires dont une partie sera construite en Algérie. Le premier Al-Moutassadi class en route vers l’Algérie Comments comments
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March 10, 2023 1:59 PM
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Après la commande d’un certain nombre de drones turcs Aksungur fabriqués par TAI, l’armée de l’air algérienne aurait commandé, selon plusieurs sources, dix drones de surveillance et d’attaque Anka S+, similaires à ceux opérés par la Tunisie, faisant de l’Algérie un des plus gros opérateur de ce modèle de drone dans le monde. L’Algérie, l’Indonési
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March 1, 2023 1:39 AM
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En novembre dernier, environ 200 militaires algériens et russes furent engagés dans l’exercice « Bouclier du désert 2022 », organisé dans la région de Béchar, frontalière avec le Maroc. C’était la première fois que l’Algérie accueillait de telles manoeuvres centrées sur la recherche, la détection et la destruction de groupes terroristes. Et elles faisaient suite à celles menées en Ossétie du Nord, en octobre 2021. Quelques semaines plus tôt, les forces navales algériennes et russes participèrent à un exercice conjoint de quatre jours, en Méditerranée. Et cela alors que l’Armée nationale populaire venait de prendre part aux manoeuvres Vostok 2022, dans l’est de la Russie. Comme on le voit, les relations militaires entre Alger et Moscou se porte bien… Et elle vont probablement encore se renforcer prochainement. En effet, le 27 février, à la tête d’une importante délégation, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nicholaï Patrouchev, a renconté le général Saïd Chanegriha, le chef d’état-major des forces algériennes, afin d’évoquer « l’état de la coopération militaire entre les armées des deux pays et les moyens de son renforcement » La visite de M. Patrouchev « représente, pour nous, l’expression de la ferme et franche volonté qui anime les deux pays pour renforcer davantage le partenariat stratégique et historique qui caractérise leurs relations bilatérales, particulièrement dans le domaine de la coopération militaire », a commenté le général Chanegriha, cité dans un communiqué diffusé par le ministère algérien de la Défense. Alors que la Russie est déjà – et de longue date – le principal fournisseur d’équipements militaires de l’Algérie, il est possible que le nouvel élan que les deux pays entendent donner à leur coopération se traduise par de nouveaux contrats d’armement… afin de répondre au renforcement des capacités des forces armées royales marocaines, celles-ci ayant mulitiplié les acquisitions lors de ces dernières années [CAESAr, F-16 Viper, drons, hélicoptères AH-64E Apache, etc]. D’ailleurs, le budget militaire algérien a doublé en 2023, pour atteindre les 23 milliards d’euros. Sans doute que l’on en saura plus en mai prochain, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, devant effectuer une visite d’État en Russie.
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November 6, 2023 1:06 AM
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Les forces aériennes algériennes essayent depuis deux jours la version améliorée de l’avion espagnol EADS CASA C-295 w. Le W étant pour Winglets, l’appareil qui s’est vu adjoindre des winglets en bouts d’ailes, bénéficie d’une amélioration de l’avionique et des commandes de vol ainsi que d’un nouveau moteur PG 127C. La fiche Wikipedia décrivant cett
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Romain
October 16, 2023 1:29 AM
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Durant des années nous avons été nombreux à croire que la Russie avait réussi à développer le nec plus ultra des évolutions du Sukhoi Su-27 Flanker avant de nous rendre compte de l’étendue de notre erreur. Car malgré toutes belles déclarations de l’avionneur Sukhoi force est de constater en ce début d’automne 2023 que le Su-35 Flanker-E demeure invendable. Certes il n’est pas totalement en tort, la diplomatie entre également en ligne de compte, mais il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui ce chasseur de génération 4.5 essuie refus sur refus, échecs sur échecs. À tel point d’ailleurs qu’on a du mal à imaginer qui peut encore vouloir l’acquérir ? Il faut reconnaître que le Sukhoi Su-35 Flanker-E n’a pas attendu la guerre contre l’Ukraine pour devenir un boulet aux yeux du groupe UAC. Celle-ci a simplement amplifié un phénomène que l’on ne faisait jusque là que craindre : cet avion de combat n’a rien du chasseur multirôle et du chasseur de supériorité aérienne que la Russie nous avait vendu depuis des années. Les opérations ukrainiennes vont servir de caisse de résonance aux limites des Su-35 russes, que ce soit sur le plan purement technologique autant que sur celui de l’emploi tactique de l’avion. Celui que Moscou présente encore comme son super chasseur capable de damer le pion à n’importe quel avion adverse n’a jamais permis aux généraux russes d’obtenir la domination des cieux ukrainiens. Longtemps considéré comme un sublime chasseur de salons, notamment depuis sa prestation en 2013 au Bourget, le Sukhoi Su-35 Flanker-E impressionne. Ça c’est pour les passionnés comme vous et moi. Car pour les experts et les ingénieurs aéronautiques il inquiète. Hyper manœuvrant, bien armé, doté d’un radar évolué il représente la quintessence de ce que la Russie post-soviétique peut présenter au début des années 2010. De nombreux journalistes le voient alors comme un danger grandissant pour les Boeing F/A-18E/F Super Hornet, Dassault Aviation Rafale, et autres Eurofighter EF-2000 Typhoon. Autant d’ailleurs lors d’engagements au combat que sur les compétitions internationales. Quand en février 2014 il entre enfin en service dans les forces aériennes russes beaucoup se disent, moi y compris, que la Russie vient d’accepter un avion de très haut niveau technologique. C’est vrai et c’est faux à la fois. Vrai car autant au niveau avionique que réacteur le Su-35 est alors un must et faux car en fait pour Moscou c’est surtout un chasseur de supériorité aérienne et d’interception. Il n’est même pas mieux armé qu’un vulgaire Su-27P Flanker-B hérité de la guerre froide. En fait en ce début d’année 2014 la Russie n’a toujours pas compris que son aviation militaire doit aussi être sa vitrine si elle veut vendre son avion. L’époque bénie des dieux où il lui suffisait de sortir d’usine un aéronef pour qu’il se vende auprès de ses alliés est finie. L’Europe lui a tourné le dos depuis plus de dix ans et bientôt elle va la honnir avec son invasion et son annexion de la presqu’île ukrainienne de Crimée. En fait les échecs commerciaux sont quasi inhérents à l’aventure technologique du Sukhoi Su-35 Flanker-E. Quand dans les années 1990-2000 il s’appelle encore Su-27M il essuie des refus de la part de pays comme le Brésil, la Corée du Sud, ou encore les Émirats Arabes Unis. L’avion ne séduit pas et surtout ne sert pas dans les forces russes. Une fois le Su-27M devenu Su-35 Moscou choisit de resserrer ses tentatives d’exportations vers sa sphère d’influence : la Chine, le Proche-Orient, et enfin l’Afrique du Nord. Si l’idée est basiquement très bonne la réalisation pêche totalement. Sauf que oui la Chine va commander l’avion, à hauteur de 24 exemplaires dont les derniers seront livrés voici quatre ans et demi. Et depuis ? Rien ! Pourtant ce n’est pas faute que Moscou tente des trucs. Mais le Su-35 Flanker-E a de plus en plus de mal à tenir face au Dassault Aviation Rafale, d’abord au standard F3-R puis aujourd’hui à celui dit F4. L’Égypte notamment préfère l’avion français à son homologue russe, idem de l’Indonésie pourtant déjà cliente et Sukhoi et n’ayant auparavant jamais rien acheté à Dassault Aviation. Même pas un jet d’affaire. En Europe la Serbie qui fait toujours figure d’alliée de la Russie penche elle aussi vers le biréacteur français plutôt que vers son concurrent russe. Pour autant Dassault Aviation n’est pas le seul avionneur à doucher les espoirs chez UAC. Boeing et Lockheed-Martin aussi ont, chacun, leur outil pour cela. Pour le premier c’est le F-15EX Eagle II de plus en plus taillé pour devenir l’adversaire N°1 du Su-35 Flanker-E et pour le second c’est le F-35A Lightning II jugé bien supérieur technologiquement parlant et qui lui ne connait aucun souci d’exportation. Vraiment aucun ! Outre les pays déjà cité le Su-35 Flanker-E a subi des revers cuisants avec des pays aussi différents que l’Algérie, l’Inde, l’Irak, la Turquie, ou encore le Venezuela. D’ailleurs avec le premier et le dernier de ces pays ce sont des avions Sukhoi qui l’y ont supplanté. L’Algérie a préféré le Su-57 Felon annoncé furtif tandis que le Venezuela a bien plus confiance au plus polyvalent et rustique Su-30 Flanker-C. Même s’il se dit que la Chine peine à trouver de réelles qualités à ses Su-35 Flanker-E elle a choisi de placer ces machines au plus près de l’île de Formose, territoire ô combien stratégique. Une Chine qui d’ailleurs a renoncé à faire produire localement par Shenyang une version indigène de l’avion russe. Les J-11/J-16 et J-15 n’auront donc pas de petit frère dérivé du Flanker-E. Le J-11D fera très bien l’affaire. La question se pose donc de savoir si la Chine sera le seul client étranger de l’avion. On a cru il y a quelques temps que l’Iran, allié fidèle et fournisseur de l’effort de guerre russe en Ukraine, allait choisir de racheter les avions initialement commandés par l’Égypte. Ce programme d’acquisition a de plus en plus de plomb dans l’aile. À tel point qu’on parle désormais de deux pays asiatiques : la Corée du Nord et le Kazakhstan. Pour la première le Su-35 Flanker-E représenterait un saut qualitatif ahurissant par rapport à ses actuels Mikoyan-Gurevich MiG-21 Fishbed et MiG-23 Flogger ou encore ses Shenyang J-6 Farmer-D. Pour la seconde ce serait juste la possibilité de renforcer une aviation de chasse totalement dépendante de la Russie et alignant déjà des Su-27 Flanker et Su-30 Flanker-C. Toujours est-il qu’on ne parle pas là d’avions neufs mais bien de Su-35 déjà construits depuis plusieurs mois et initialement pensés pour un autre utilisateur. Bien sûr la Russie a de fidèles alliés en Afrique sub-saharienne, comme le Burkina Faso et le Mali mais ceux ci sont actuellement à des années lumières de disposer dans leurs rangs de chasseurs aussi perfectionnés que le Flanker-E. Les Maliens ont déjà du mal à faire voler de vieux L-39C Albatros alors des chasseurs de génération 4.5 n’en parlons pas. Vous l’aurez compris : aussi beau et intéressant soit-il le Su-35 Flanker-E pourrait devenir pour Sukhoi une sorte de Su-37 Flanker-F bis. Les clients potentiels de l’avion ne se bousculent vraiment pas aux portillons. Ajoutez à cela une loi fédérale américaine comme la CAATSA et vous comprendrez que commander un tel avion c’est un pari très risqué. À tout points de vue !
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September 27, 2023 2:27 AM
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L’El Moudanir, l’une des deux frégates du type allemand Meko A-200 que possède l’Algérie, est arrivée à Toulon lundi 25 septembre. Une visite qu
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August 29, 2023 11:38 AM
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Cela fait maintenant presque un mois que le président nigérien, Mohamed Bazoum, a été renversé par un putsch formenté par le général Abdourahamane Tchiani, qui était alors sur le point d’être démis de son poste de chef de la garde présidentielle. Et toutes les initiatives diplomatiques menées en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel au Niger n’ont jusqu’à présent rien donné. En outre, l’une des premières décisions de la junte – appelée « Conseil national pour la sauvegarde de la patrie » [CNSP] – aura été de dénoncer les accords de défense passés avec Paris… et donc de mettre un terme à l’importante présence militaire française dans le pays, au titre du combat contre les groupes armés terroristes [GAT]. Pour autant, la France y a opposé une fin de non-recevoir, estimant qu’elle n’a à traiter qu’avec les autorités légitimes nigériennes. Seulement, cette situation met les militaires français présents au Niger dans une position inconfortable… « Pour l’instant, la question du départ n’est pas posée, mais elle pourrait l’être à moyen terme », a confié une source au quotidien « Le Figaro » [édition du 19 août]. Aux États-Unis, où l’on a adopté une approche ferme mais prudente à l’égard du CNSP [Washington évite de parler de « putsch », ndlr], un retrait du Niger est envisagé. Ou du moins fait-il partie des plans que le Pentagone étudie… D’autant plus que, théoriquement, la loi américaine interdit de fournir une aide sécuritaire et militaire à des gouvernements issus d’un coup d’État. « Nous recherchons des nations avec lesquelles nous pourrions peut-être établir un partenariat et y déplacer nos moyens, sachant que le Sahel est l’une des régions où les groupes affiliés à al-Qaïda et à l’État islamique sont les plus actifs », a confié le général James Hecker, le chef des forces aériennes américaines en Europe et en Afrique, lors d’une réunion virtuelle du Defence Writers Group, le 18 août. En attendant, les efforts diplomatiques se poursuivent. Seulement, les pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest [CÉDÉAO] et de l’Union africaine [UA] ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Peu après le coup d’État, la CÉDÉAO a décidé d’imposer des sanctions à Niamey tout en exhortant la junte de rétablir l’ordre constitutionnel d’ici le 7 août avant une possible intervention militaire. Et depuis, l’utimatum n’ayant pas été suivi d’effet, l’organisation brandit régulièrement la menace de passer à l’action, comme elle l’a encore fait la semaine passée, à l’issue d’une nouvelle réunion des chefs d’état-major de ses États membres. « Le jour de l’intervention a été fixé », de même que les « objectifs stratégiques, l’équipement nécessaire et l’engagement des Etats membres », a fait savoir la CÉDÉAO, le 18 août, alors qu’elle s’apprêtait à envoyer une délégation, emmenée par l’ancien président nigérian Abdulsalami Abubakar, à Niamey. Seulement, les pays membres de l’Union africaine sont divisés sur la conduite à tenir à l’égard de la junte nigerienne. Si le Nigeria et la Côte d’Ivoire [membres de la CÉDÉAO, ndlr] y sont favorables, ce n’est pas le cas de l’Algérie, qui redoute un « embrasement » du Sahel en cas d’opération militaire. Le Cap-Vert y est aussi opposé. « Nous devons tous œuvrer pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger, mais en aucun cas par une intervention militaire ou un conflit armé en ce moment », a déclaré José Maria Neves, son président. Quoi qu’il en soit, suspendus des instances de la CÉDÉAO pour être dirigés par des autorités issues de coups d’État, le Mali et le Burkina Faso ont très vite apporté leur soutien à la junte nigerienne. « Toute intervention militaire contre le Niger » sera perçue « comme une déclaration de guerre », ont-ils fait valoir, début août. Et visiblement, tant à Bamako qu’à Ouagadougou, on tient à être pris au sérieux. Ainsi, selon des images de la télévision publique nigérienne [ORTN], le Mali et le Burkina Faso ont envoyé six avions légers d’attaque A-29 Super Tucano au Niger… soit l’intégralité des appareils que possèdent leurs forces aériennes respectives. Pour rappel, le Niger dispose de deux avions d’attaque Su-25 « Frogfoot » qui étaient toujours opérationnels en 2022, une dizaine d’hélicoptères [dont cinq Gazelle donnés par la France] et des drones Bayraktar TB-2 livrés par la Turquie. « Le Mali et le Burkina Faso ont joint l’acte à la parole en déployant des avions de guerre pour répondre à toute attaque contre le Niger. […] Et des officiers d’état-major des trois pays se sont réunis à Niamey; Objectif : peaufiner le plan de riposte contre les agressions lâches et injustes programmées par la CÉDÉAO », a par ailleurs indiqué l’ORTN. Cela étant, cet envoi d’A-29 Super Tucano au Niger a une portée plus politique qu’opérationnelle, de tels appareils ne faisant pas le poids face aux avions de combat que pourrait mettre en oeuvre le Nigeria, pressenti pour fournir le gros des troupes en cas d’intervention décidée par la CÉDÉAO.
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Romain
August 17, 2023 8:46 AM
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Le 30 juillet, à l’issue d’un sommet extraordinaire tenu à Abuja [Nigeria], les membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest [Cédéao] adressèrent un ultimatum à la junte militaire qui venait de déposer le président Mohamed Bazoum au Niger : si, d’ici une semaine, elle ne rétablissait pas l’ordre constitutionnel, alors elle s’exposerait à une possible intervention militaire. Puis, quelques heures avant l’échéance de cet ultimatum, le commissaire de la Cédéao chargé des affaires politiques et de la sécurité, Abdel-Fatau Musah, assura que « tous les éléments d’une éventuelle intervention » avaient été « élaborés, y compris les ressources nécessaires mais aussi la manière et le moment où nous allons déployer la force ». Le Niger étant clé pour son dispositif militaire au Sahel, la France a dit appuyer les initiatives de la Cédéao. Les putschistes nigériens « feraient bien de prendre la menace d’intervention militaire par une force régionale très au sérieux », a ainsi affirmé Catherine Colonna, la ministre française des Affaires étrangères. Les États-Unis, également engagés militairement dans ce pays, ont dit également appuyer les initiatives du bloc ouest-africain, mais en insistant, toutefois, sur le recherche d’une solution « pacifique ». Cependant, promettre est une chose. Et tenir ses promesses en est une autre. Ainsi, faute d’un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies [comme cela fut le cas lors de l’opération militaire menée par la Cédéao en Gambie, en janvier 2017, avec la résolution 2337], une telle intervention ne pouvait pas être imminente. En outre, son éventualité ne fait pas l’unanimité. Ainsi, au Nigeria, dont les forces armées pourraient y tenir un rôle prépondérant, le Sénat s’est opposé à toute opération au Niger… alors que son accord est nécessaire pour envoyer des troupes sur un théâtre extérieur [cela étant, par le passé, il est arrivé à l’exécutif nigérian de s’en affranchir, comme lors de l’affaire en Gambie]. Par ailleurs, l’Algérie, qui partage une frontière de 1000 km avec le Niger, a fait part de son opposition. Et, sans surprise, le Mali et le Burkina Faso, dirigés par des putschistes, ont témoigné de leur soutien à la junte nigérienne, allant jusqu’à considérer toute intervention militaire à Niamey comme une « déclaration de guerre ». Quoi qu’il en soit, l’ultimatum a expiré, la menace d’intervention militaire n’a pas été suivie d’effet et l’ordre constitutionnel n’a évidemment pas été rétabli au Niger. Mieux : les putschistes ont assis leur pouvoir en nommant un gouvernement à leur main… Et en continuant à s’en prendre à la France, en lançant des accusations tellement ubuesques qu’on se demande bien pourquoi le Quai d’Orsay s’est senti obligé d’y répondre… Et quant aux nouvelles tentatives de médiation de la Cédéao, des Nations unies et de l’Union africaine [UA], elles sont restées vaines. Pour autant, lors d’un nouveau sommet convoqué à Abuja, le 10 août, la Cédéao a remis l’option militaire sur la table, en évoquant le « déploiement » de sa « force en attente » [ex-ECOMOG] pour « rétablir l’ordre constitutionnel au Niger ». Plus tard, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a confirmé auprès de l’AFP que les chefs d’État du bloc avaient donné leur « feu vert » pour qu’une telle opération soit menée. « Les chefs d’état-major auront d’autres conférences pour finaliser les choses mais ils ont l’accord de la conférence des chefs d’État pour que l’opération démarre dans les plus brefs délais », a en effet affirmé M. Ouatarra, depuis Abidjan. Et de préciser que la Côte d’Ivoire mobiliserait l’équivalent d’un bataillon [soit environ 1000 soldats] et que « d’autres pays » devraient en faire autant. « Les putschistes peuvent décider de partir dès demain matin et il n’y aura pas d’intervention militaire, tout dépend d’eux » et « nous sommes déterminés à réinstaller le président Bazoum dans ses fonctions », a-t-il martelé. Pour le moment, les modalités de cette possible intervention militaire n’ont pas été précisées. Quant à savoir si elle pourrait être soutenue par la France et les États-Unis, des responsables ont indiqué qu’aucune demande de la Cédéao n’avait été pour le moment formulée. Mais selon l’AFP, à Paris, « on laisse entendre que toute demande serait étudiée de près ». En attendant, la France a réaffirmé son « plein soutien » aux décisions de la Cédéao ainsi que sa « ferme condamnation de la tentative de putsch en cours au Niger, ainsi que de la séquestration du président [Mohamed] Bazoum et de sa famille ». Aux États-Unis, la position est presque la même. Si le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a affirmé que Washington soutient le « leadership et le travail de la Cédéao » pour le « retour à l’ordre constitutionnel » au Niger, il a ensuite souligné la détermination du bloc à « explorer toutes les options pour une résolution pacifique de la crise ».
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Romain
July 4, 2023 12:20 AM
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Qu’il semble loin le temps où quand l’URSS sortait un nouveau chasseur comme le Mikoyan-Gurevitch MiG-23 Flogger ou plus tard le Sukhoi Su-27 Flanker les pays partenaires se ruaient pour l’acquérir. Aujourd’hui la Russie doit faire face aux réalités d’un marché désormais ultra compétitif où en plus d’affronter des productions américaines et européennes de grande qualité ses avions doivent aussi s’affranchir de la concurrence chinoise. Celui qui en fait de plus en plus les frais est le Sukhoi Su-57 Felon annoncé furtif pour lequel les marchés d’export sont actuellement tout simplement inexistants. Même les clients habituels de Moscou comme l’Algérie ou la Syrie semblent bouder cet avion. À peine l‘annulation du MAKS 2023 officialisée que les nuages commencent à s’amonceler au-dessus de Sukhoi et de son chasseur annoncé de 5e génération. Il faut dire que le Su-57 Felon accumule à force plus de retards de développement et d’entrée en service que ses deux principaux concurrents réunis : le Dassault Aviation Rafale F4 français et le Lockheed-Martin F-35A Lightning II américain. Car ce sont bien ces deux avions top niveau qui aujourd’hui filent des cauchemars aux décideurs d’UAC, la maison mère de Sukhoi. Bien sûr il n’est pas question que l’Algérie, la Syrie, ou encore le Venezuela passent commandes de l’avion français ou de son concurrent américain. Pour autant Dassault Aviation est en passe de rafler un contrat sur lequel Sukhoi comptait pour lancer la carrière internationale de son Su-57 : l’Irak. Bagdad ne cache plus du tout ses ambitions d’acquérir le Rafale F4, sans doute même cette année ou au début de l’année prochaine. Surtout l’avion tricolore permettrait aux Irakiens de demeurer dans les bonnes grâces américaines, ce qui ne serait pas le cas si le Su-57 Felon était sélectionné. Dans le même temps le Rafale est combat proven alors que le chasseur russe prétendument furtif n’est même pas encore en service actif. Ses aventures au-dessus de la Syrie ou plus récemment en Ukraine l’ont bien plus discrédité que réellement servi. Il s’agissait à chaque fois d’appareils de présérie. Outre l’Irak Sukhoi a longtemps cru aux chances du Su-57 Felon aux Émirats Arabes Unis avant que là encore Dassault Aviation ne vienne jouer les trouble-fêtes et remporte le marché haut la main. Il y aura quatre-vingt Rafale F4 qui y voleront et zéro Su-57 ! Pourtant si on en croit les propagandistes russes le Sukhoi Su-57 Felon est le meilleur avion de combat au monde. Tellement bon qu’en juillet 2023 seuls douze exemplaires de présérie sont en service au sein du fameux 23e Régiment d’Aviation de la Garde, en charge notamment de la défense aérienne de Moscou. Les premiers avions opérationnels ne devraient pas arriver en unité avant au plus tôt Noël 2023. Il faut être encore un peu patient. Donc le Rafale F4 est un concurrent sérieux pour le Su-57 Felon. Tellement même qu’il lui a chipé deux clients qui aurait pu lui ouvrir les portes du Moyen-Orient et à terme du monde entier. Sauf que son autre poil à gratter s’appelle le Lockheed-Martin F-35A Lightning II. L’avion américain que la propagande russe dépeint, parfois à raison et souvent à tort, comme un fer à repasser se vend pourtant bien mieux que le chasseur de Sukhoi. En fait à la différence de ce dernier il se vend. Ce qui du coup fait par effet de ricochet qu’il se vend bien mieux que lui. CQFD. Et de plus en plus de pays jadis placés sous le joug de Moscou, comme la Pologne ou la République Tchèque, choisissent cet avion américain. Ce qui doit avoir là encore le mérite d’irriter dans les coursives du Kremlin montrant un peu plus la perte totale d’influence de la Russie et de son industrie aéronautique en Europe. La loi fédérale américaine dite CAATSA qui prévoit des sanctions pour les pays achetant des matériels de défense chinois ou russes ne peut pas tout expliquer quand aux échecs commerciaux du Su-57 Felon. D’ailleurs des pays comme l’Algérie, la Syrie, ou encore le Venezuela ne les ont jamais craintes. Alors pourquoi ces trois clients ultra fidèles n’achètent t-ils toujours pas cet avion annoncé furtif ? Dans le cas de la Syrie la raison semble bien plus économique qu’autre chose, le Su-57 Felon étant actuellement le plus onéreux des avions de combat made-in Russia. Et les finances de Damas ne sont plus dans le rouge mais dans le noir ! Pour ce qui est de l’Algérie et du Venezuela il semble bien que ce soit la désillusion devant un avion qui n’a jamais réussi à faire ses preuves. Ces deux pays préfèrent d’ailleurs le Sukhoi Su-30 Flanker-C plus ancien et plus rustique mais bien plus adaptés à leurs besoins que ce Su-57 Felon. Et ils ont raison car c’est toujours une excellente plateforme multi-rôle. Les pilotes algériens notamment savent tirer le meilleur du Su-30. On a aussi un temps parlé de la Turquie, par ailleurs membre fondateur de l’OTAN. Son exclusion par Donald Trump du programme JSF, confirmée par Joe Biden, fit d’elle une cliente privilégiée par Moscou et UAC. Sauf qu’à Ankara Reccep Tayip Erdogan a choisi de décliner l’offre préférant se focaliser sur son programme indigène TAI TF-X. En parallèle les autorités turques négocient la modernisation de leurs General Dynamics F-16C/D Fighting Falcon. Erdogan n’a aucun intérêt à froisser un peu plus l’alliance Atlantique et le recours à ce Su-57 Felon causerait du tort au TF-X. Surtout depuis quelques mois maintenant l’avionneur russe doit compter avec une concurrence surprenante : Chengdu et Shenyang. Les avionneurs chinois sont devenus hyper compétitifs, et eux font voler de manière opérationnelle un chasseur de 5e génération : le J-20 Firefang. Leur J-35 de son côté est en phase finale de développement international. Un appareil qui pourrait bien intéresser tôt ou tard les habituels clients de la Russie qui ne craignent pas les répercussions et sanctions américaines. Vous l’aurez sans doute compris les clients potentiels du Sukhoi Su-57 Felon se réduisent désormais comme peau de chagrin. D’autant que la réalité opérationnelle de l’avion en Russie est toujours source de beaucoup de questionnements. Affaire donc à suivre.
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Romain
June 27, 2023 2:32 AM
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L’exercice militaire “Fadjr 2023” organisé le 25 juin dans la wilaya de Djelfa a pour la première fois accueilli le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune aux côtés du Chef d’Etat-Major Saïd Chengriha. Lors de cet exercice des nouveaux équipements ont été engagés, notamment le système de défense anti aérien TOR M2E a été clairement utilisé pou
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Romain
June 7, 2023 2:14 AM
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Des discussions fondées sur la sagesse et une vision stratégique ont eu lieu entre l’Algérie et les États-Unis, renforçant ainsi les relations sécuritaires entre les deux pays. Une délégation américaine composée de trois hauts responsables, Anna Morris, sous-secrétaire adjointe aux Affaires internationales au département américain du Trésor, Gregory D. LoGerfo, coordonnateur adjoint pour la lutt
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Romain
April 19, 2023 2:03 PM
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Le Maroc continue de se doter d’équipements militaires américains. La Defense Security Cooperation Agency (DSCA) a approuvé la vente potentielle de matériel militaire au gouvernement marocain pour un montant estimé à 524,2 millions de dollars. Une capacité de frappe dans la profondeur Cette vente inclut dix-huit lanceurs High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) et quarante missiles Army Tactical Missile System (ATACMS) de Lockheed Martin Missiles and Fire Control, ainsi que d’autres équipements associés. Le HIMARS est un système de roquettes d'artillerie de haute mobilité utilisé par l'armée américaine et plusieurs autres armées dans le monde. C’est un système de lancement de missiles balistiques à portée variable, allant de 15 km à plus de 300 km, selon le type de missile utilisé. Le HIMARS est conçu pour être déployé rapidement et peut être transporté par voie aérienne, ce qui en fait un outil idéal pour les opérations de frappe dans la profondeur. La portée des missiles ATACMS est comprise entre 70 et 300 km. Ces missiles sont dotés de têtes explosives multiples et peuvent être utilisés contre des cibles terrestres, maritimes et aériennes. Les missiles ATACMS sont également utilisés pour les opérations de frappe dans la profondeur. Renforcer la sécurité nationale et la stabilité régionale dans le Maghreb Le gouvernement marocain a demandé ces équipements pour renforcer sa sécurité nationale et contrôler ses frontières. L'acquisition de ces équipements américains permettra également au Maroc d'améliorer son interopérabilité avec les forces américaines dans la lutte contre le terrorisme et les organisations extrémistes violentes dans la région du Maghreb et du Sahel. Cette acquisition contribuera à maintenir la stabilité et la sécurité régionales. En plus des HIMARS, le Maroc a également exprimé son intention d'acquérir quarante missiles air-sol AGM-154 JSOW (Joint Standoff Weapon) pour ses F-16, pour un montant estimé à 250 millions de dollars. Les Forces armées royales utiliseront ces missiles, dont la portée maximale est de 130 km, pour protéger les voies maritimes critiques, notamment le détroit de Gibraltar. Le Maroc, qui a une façade maritime donnant essentiellement sur l'océan Atlantique, est confronté à une menace croissante de la part de l'Algérie, qui possède les capacités nécessaires pour constituer une véritable bulle de déni d'accès dans le détroit de Gibraltar et jusqu'au sud de l'Espagne, dans une logique de sanctuarisation de la Méditerranée occidentale. Les tensions entre les deux pays se sont intensifiées depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en août 2021, en raison notamment de leur contentieux au sujet du Sahara occidental.La région du Maghreb et du Sahel est confrontée à des défis de sécurité importants, notamment le terrorisme et la criminalité transnationale. Le renforcement de la capacité militaire du Maroc, en particulier en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, est donc essentiel pour maintenir la stabilité régionale et contrer ces menaces. Des contrats d’armement en forte augmentation Le Maroc a une longue histoire d’achat d’équipements militaires américains. En février 2022, le Maroc a signé un contrat de 2,8 milliards de dollars pour l'achat de 24 F-16V « Viper ». En septembre 2022, le Maroc a également signé un contrat de 400 millions de dollars pour l'achat de drones MALE MQ-9B SkyGuardian. Les ventes d’armes américaines au Maroc ont augmenté ces dernières années, et cela n’est pas sans conséquence sur la région. Le gouvernement algérien a exprimé sa préoccupation concernant l'augmentation des dépenses militaires marocaines et les achats massifs d'armes, craignant que cela n’augmente les tensions entre les deux pays voisins. Le conflit entre le Maroc et l’Algérie au sujet du Sahara occidental a déjà contribué à des tensions diplomatiques et militaires entre les deux pays.
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Romain
April 13, 2023 12:28 PM
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Avions de combat F-16V « Viper », hélicoptères d’attaque AH-64E Apache, drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9B SkyGuardian, etc… Le Maroc est un bon client de l’industrie américaine de l’armement. Et ce n’est pas fini puisqu’il a visiblement l’intention de se procurer le système M142 HIMARS auprès de Lockheed-Martin, afin de doter l’Armée royale marocaine d’une capacité de frappe dans la profondeur. En effet, le 11 avril, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des exportations d’équipements militaires américains dans le cadre de la procédure dite FMS [Foreign Military Sales], a rendu un avis favorable à la vente au Maroc de dix-huit M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System] pour un montant estimé à 524,2 millions de dollars. Cette somme comprend aussi la livraison de munitions, dont quarante missiles balistiques tactiques M57 ATACMS [Army Tactical Missile System], d’une portée comprise entre 70 et 300 km. Cette vente potentielle « soutiendra la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis [qui, au passage, reconnaissent la souveraieneté de Rabat sur le Sahara occidental, ndlr] en aidant à améliorer la sécurité d’un allié majeur non membre de l’Otan qui continue d’être une force importante pour la stabilité politique et le progrès économique en Afrique du Nord », fait valoir la DSCA dans son avis. Et d’ajouter : Elle « améliorera la capacité du Maroc à faire face aux menaces actuelles et futures » et « à contrôler ses frontières », contribuant ainsi « au maintien de la stabilité et de la sécurité régionales ». Et elle « renforcera également l’interopérabilité des Forces armées royales [FAR], qui s’exercent régulièrement avec les forces américaines, en se concentrant sur la lutte contre le terrorisme et les organisations extrémistes violentes dans la région du Maghreb et du Sahel ». Par ailleurs, la DSCA a repris une partie de cette argumentation pour justifer un second avis concernant le Maroc, celui-ci ayant exprimé son intention de se procurer quarante missiles air-sol AGM-154 JSOW [Joint Standoff Weapon] pour ses F-16. Le montant estimé de ce possible contrat est de 250 millions de dollars. D’après l’agence américaine, les Forces armées royales marocaines ont l’intention d’utiliser ces missiles, dont la portée maximale est de 130 km, pour protéger les « voies maritimes critiques ». Et donc le détroit de Gibraltar. Dans un rapport parlementaire français publié en février 2022, le général Philippe Moralès, alors commandantl de la défense aérienne et des opérations aériennes [CDAOA], avait expliqué que l’Algérie avait les capacités nécessaires pour « constituer une véritable bulle de déni d’accès dans le détroit de Gibraltar et jusqu’au sud de l’Espagne, dans une logique de sanctuarisation de la Méditerranée occidentale ». Et cela afin de bloquer la marine marocaine en cas de conflit, le Maroc ayant une façade maritime donnant essentiellement sur l’océan Atlantique. Pour rappel, le Maroc et l’Algérie ont rompu leurs relations diplomatiques en août 2021, en raison notamment de leur contentieux au sujet du Sahara occidental. En mars, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a estimé que les rapports entre Alger et Rabat avaient atteint un « point de non retour ». Et les tensions entre les deux pays vont crescendo.
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Romain
March 13, 2023 3:28 AM
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La première corvette lourde de la classe al-Moutassadi commandée par la marine algérienne est sur le chemin de la livraison. Elle a fait escale la semaine dernière en Malaisie et devrait arriver en Algérie dans quelques semaines. Pour rappel l’Algérie a commandé six navires de ce type qui ont été construit sur la base d
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Romain
March 2, 2023 12:47 AM
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Premier exercice conjoint centré sur la lutte contre le terrorisme En novembre 2022, l'Algérie a accueilli pour la première fois un exercice conjoint avec la Russie intitulé "Bouclier du désert 2022" dans la région de Béchar, frontalière avec le Maroc. Cet exercice était centré sur la recherche, la détection et la destruction de groupes terroristes. Il fait suite aux manoeuvres similaires menées en Ossétie du Nord en octobre de la même année. Des acquisitions d'armements pour faire face au renforcement des capacités du Maroc La Russie étant depuis longtemps le principal fournisseur d'armes de l'Algérie, les deux pays ont discuté de nouveaux contrats d'armement lors de la visite du secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nicholaï Patrouchev, en février 2023. L'objectif étant de renforcer davantage la coopération militaire entre les deux pays et de répondre au renforcement des capacités des forces armées royales marocaines. En effet, celles-ci ont multiplié les acquisitions ces dernières années, incluant notamment des CAESAr, des F-16 Viper, des drones et des hélicoptères AH-64E Apache. En 2023, le budget militaire algérien a doublé pour atteindre les 23 milliards d'euros. Des relations privilégiées entre Alger et Moscou Les relations privilégiées entre Alger et Moscou ont été renforcées par la visite du secrétaire du Conseil de sécurité russe en Algérie en février 2023. Cette visite a également été l'occasion pour le président algérien Abdelmadjid Tebboune de rencontrer M. Patrouchev et de discuter du renforcement des relations bilatérales, particulièrement dans le domaine de la coopération militaire. La visite a été largement médiatisée et a montré l'importance des échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont atteint trois milliards de dollars en 2021 malgré la pandémie de Covid-19.
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