En mai 2026, le musée d’Orsay ouvre une nouvelle salle consacrée aux œuvres « MNR », pour « Musées Nationaux Récupération ». Ces œuvres retrouvées en Allemagne et en Autriche à la fin de la Seconde Guerre mondiale résultent d'une sélection faite parmi celles qui n'avait alors pas été restituées.
Évènement soutenu par la MSH Ange-Guépin dans le cadre de son axe thématique "SHS, sciences et technologies" Musées et valorisation du patrimoine à l’ère de l’IA.
Cette troisième journée du séminaire, organisée le 3 juin 2026 en partenariat avec le Musée Dobrée, sera consacrée à la valorisation du patrimoine et des musées à l’ère de l’IA. Elle interrogera les enjeux d’accessibilité, d’impact environnemental et de souveraineté des données soulevés par l’usage de ces technologies. L’IA constitue-t-elle un réel gain de temps pour le traitement de données volumineuses, qu’il s’agisse de collections en réserve, de fonds lapidaires ou de corpus documentaires ? Peut-elle également contribuer à la production de contenus à destination des publics, voire répondre directement aux questions des visiteurs ?
Avec Ma sorcière mal nommée, le domaine départemental de l’Abbaye de Daoulas propose une exposition-événement qui réunit des œuvres des collections ethnographiques aux beaux-arts, en passant par des pièces d’archives exceptionnellement présentées — issues de grandes institutions (musée du Louvre, musée du quai Branly – Jacques Chirac, Bibliothèque de l’Assemblée nationale et Archives nationales).
Mémorial de la Shoah, septembre 2020. Deux collectionneurs se présentent au service de la photothèque avec cinq planches-contacts photographiques contrecollées sur de grandes feuilles cartonnées. Parmi ces photographies, seuls dix sont déjà connues des spécialistes du sujet et ont été publiées. Elles sont marquées d’une croix sur les planches originales. Les autres sont inédites. Il s’agit-là du reportage complet.
Un ensemble exceptionnel de 98 images revient au grand jour, 80 ans après les faits. Ce reportage documente la première arrestation massive de Juifs en France, la rafle du 14 mai 1941 dite du « billet vert », ordonnée par l’Occupant et organisée par les autorités françaises.
Aujourd’hui, une exposition et un livre proposent au public de participer à l’enquête qui a permis de retrouver l’identité du photographe, Harry Croner, et de comprendre son «regard » sur ces événements tragiques, regard sur lequel la censure allemande s’est abattue, condamnant ces photographies historiques à un oubli de plus de 80 ans.
Catherine Pégard, ministre de la Culture annonce l'équipe lauréate du concours international d'architecture de Louvre Nouvelle Renaissance : STUDIOS Architecture Paris et Selldorf Architects.
Le Conseil international des musées (ICOM), en partenariat avec l'Unesco, a lancé une enquête mondiale afin de mieux comprendre comment l'intelligence artificielle (IA) est utilisée dans les musées à travers le monde. Les institutions de tous types et de toutes tailles sont invitées à y contribuer en complétant l'enquête en ligne d'ici le 21 juillet 2026
Catherine Pégard, ministre de la Culture, se félicite de l’adoption définitive par le Parlement du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d'États qui, du fait d'une appropriation illicite, en ont été privés.
La conférence en ligne sous la forme d'un événement mondial décentralisé le 19 novembre 2026
SUSTAIN a le plaisir d'annoncer la tenue de sa conférence 2026, organisée en format hybride. Ce format garantira les échanges, la collaboration et les rencontres à travers le globe — essentiels au travail de l'ICOM — tout en modélisant une approche sobre en ressources dans le contexte actuel de crise climatique.
La conférence annuelle ICOM SUSTAIN 2026 explorera l'évolution du rôle des musées et des institutions culturelles face aux défis entremêlés de l'urgence climatique, de la perte de biodiversité et des transformations sociales.
En lien avec le thème de la Journée internationale des musées 2026, « Les musées dans un monde divisé », la conférence reconnaît la nécessité urgente pour les musées d'agir comme des espaces de dialogue, de connexion et de résilience au sein de sociétés de plus en plus fragmentées.
A la veille du 25ème anniversaire de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité, les députés de la commission des lois ont voté mercredi à l'unanimité l'abrogation du «Code noir», jamais formellement abrogé.
Jeudi 21 mai 2026 - 9h à 10h30 Rencontre en ligne animée par Benoît Martin, chef d'établissement du Musée d'Arts Africains, Océaniens Amérindiens, Marion Bertin, muséologue, anthropologue du patrimoine et chercheuse post-doctorante à l'Université catholique de Louvain et Sebastien Magro, attaché de conservation de patrimoine, rédacteur de La botte de Champollion Les causeurs - contributeur·rices : Julien Faure-Conorton - chargé de recherche et de valorisation scientifique des collections au Musée départemental Albert-Kahn François Makanga - artiviste et guide-conférencier décolonial à l’Africamuseum Floriane Morin - historienne de l’art et conservatrice au Musée d’ethnographie de Genève (MEG), responsable du département Afrique et de ses collections Wonu Veys - responsable des collections "Océanie" au Museum Volkenkunde de Leyde et professeure à l'université de Leiden Inscrivez vous ci-dessous, vous recevrez un lien pour vous connecter dans quelques jours !
Pour la deuxième année consécutive, le Mucem à Marseille accueille une dizaine d’élèves de la cinquième à la seconde, qui n’arrivent plus à se rendre à l’école. En classe au musée, ces adolescents hospitalisés en psychiatrie retrouvent le goût d'apprendre.
Le nom de Toussaint Louverture apparaît au grand jour une nuit d'août 1791, alors qu'éclate à Saint-Domingue une révolution qui allait changer le cours de l'histoire du monde colonial… Un parcours entre idéaux de 1789 et luttes de pouvoir qui mènera à la première république noire libre.
5 épisodes :
Épisode 1/5. Les mondes de Toussaint Bréda
Épisode 2/5. Un homme libre, mais de couleur…
Épisode 3/5. La révolte des oubliés de 1789
Épisode 4/5. Le prix de l'abolition
Épisode 5/5. Bonaparte contre la première république noire
Dans le cadre du projet « Rassismuskritische Narrative », cinq spécialistes ont élaboré des ateliers pour le personnel du Musée de la communication. À l’issue de ceux-ci, nous avons formulé ensemble des principes pour travailler en restant critiques vis-à-vis du racisme. Dans un magazine en ligne que vous pouvez consulter ou télécharger ici (en allemand), nous partageons maintenant ces principes – ainsi que les enseignements tirés du projet – avec les personnes qui créent dans des musées ou s’intéressent à cette problématique.
Du 28 au 30 mai 2026, Saint-Malo organise trois journées de rencontres autour de l’histoire de la traite humaine, entre recherches, transmission et mémoire maritime.
Du 5 mai au 5 juin 2026 aux Archives départementales de la Guadeloupe
Entre le XVIIe et le XIXe siècle, quatre millions de personnes ont été réduites en esclavage dans l’empire colonial français. En mobilisant de nombreux documents originaux, l’exposition Aux sources de notre histoire : de l’asservissement à la liberté propose aux visiteurs de mieux saisir les réalités de l’esclavage et l’évolution des commémorations jusqu’aux combats pour reconnaitre la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
En raison de leur valeur exceptionnelle et de leur importance pour la population, de nombreuses sources nominatives sont présentées (état civil des esclaves, registres de nouveaux citoyens…), celles-là mêmes qui permettent aujourd’hui de réaliser une généalogie et de comprendre l’origine d’un nom de famille.
Cette exposition est en partie basée sur un travail préexistant, réalisé par les Archives départementales de la Guadeloupe, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et l’association Solidarité femmes Guadeloupe.
Rencontre en ligne animée par Benoît Martin, chef d'établissement du Musée d'Arts Africains, Océaniens Amérindiens et Marion Bertin, muséologue, anthropologue du patrimoine et chercheuse post-doctorante à l'Université catholique de Louvain
Les causeurs - contributeur·rices :
Julien Faure-Conorton - chargé de recherche et de valorisation scientifique des collections au Musée départemental Albert-Kahn François Makanga - artiviste et guide-conférencier décolonial à l’Africamuseum Floriane Morin - historienne de l’art et conservatrice au Musée d’ethnographie de Genève (MEG), responsable du département Afrique et de ses collections Wonu Veys - responsable des collections "Océanie" au Museum Volkenkunde de Leyde et professeure à l'université de Leiden
Replay disponible jusqu'au 08 avril 2029 Ce court moment de notre histoire (1934-1938) que l'on appelle le « Front populaire » a marqué à jamais notre mémoire collective. C'est une révolution sociale et culturelle, dans une France polarisée et divisée, que ce film raconte en remontant le temps à la recherche des lieux, des témoignages et des archives cachées de cette expérience fondatrice qui a transformé durablement notre société. Maison de production : Hauteville Productions / France Télévisions / Procirep-Angoa Réalisé par : Fabien Béziat, Hugues Nancy
Crimes peu reconnus, impacts sociaux persistants, mémoires familiales meurtries : l’exposition "Postcolonial ?" à la Maison de l’histoire européenne de Bruxelles retrace, jusqu’au 14 mars 2027, un passé qui ne passe pas. Rencontre avec Ayoko Mensah, l’une de ses commissaires adjointes.
Le Sénat adopte à l'unanimité lundi 18 mai la proposition de loi visant à étendre aux régions ultramarines la restitution des restes humains appartenant aux collections publiques des musées français. Le texte doit désormais être approuvé par l'Assemblée nationale, dernière étape avant la mise en place de ces restitutions très attendues par les descendants d'hommes et de femmes exposées dans des "zoos humains" en France à la fin du XIXe siècle.
Mardi 2 juin 2026 de 18h à 20h30 // École du Louvre et en ligne
Publié en mars dernier, le rapport du CESE intitulé Contrer les entraves aux libertés de la création et de la diffusion artistiques montre que depuis quelques années, les formes d’entraves se multiplient dans l’ensemble du secteur culturel et que celles-ci sont de plus en plus fortes et violentes, amplifiées par les réseaux sociaux, et qu’elles émanent de profils de plus en plus variés. Si le spectacle vivant est particulièrement concerné, les espaces dédiés à la création plastique, les lieux d’exposition, les musées et le patrimoine n’échappent pas à de multiples formes de contraintes, affirmées de manière plus ou moins explicite.
Alors que la société est de plus en plus polarisée et que les points de vue s’expriment avec virulence, souvent sans nuance, les musées sont soumis à des pressions multiples, émanant tantôt de groupes militants, tantôt des politiques, tantôt de pressions étrangères, parfois même de l’intérieur du musée ou des institutions en charge du patrimoine.
Face à cette situation, le risque d’autocensure est grand. Doit-on remiser en réserves certaines œuvres ou documents ? Doit-on continuer de mettre en exposition certains sujets ? Doit-on parler de ce qui peut fâcher ? La crainte du faux pas, de la mécompréhension, du blasphème parfois, de l’offense peut être vécue par les professionnels de musée comme un frein puissant à la liberté de programmation ou des contenus de médiation.
Véritable risque pour la démocratie, ces pressions et les formes d’auto-renoncement qu’elles font apparaitre font courir un risque à la vocation sociale et civique du musée. Comment dans ce contexte, parvenir à garantir les conditions du dialogue citoyen, à encourager l’esprit critique et à favoriser l’échange ?
La réunion du Comité français d'histoire de l'art (CFHA), de l'Association professionnelle de l'archéologie, de l'histoire de l'art des Universités (APAHAU), d'ICOM France et l'École du Louvre pour ce débat de déontologie est un signe d'une prise de conscience collective des menaces sur la liberté scientifique et académique, mais aussi d'une réflexion commune sur comment faire face à ces contraintes et trouver des solutions. Comment poursuivre les projets, initier d’autres manières de regarder, d’étudier, de débattre, de partager afin de semer les éléments fructueux de demain ?
Avant le départ officiel de son directeur, une exposition s’offre aux visiteurs du Mémorial de Caen dès ce mercredi 20 mai 2026. Avec une approche inédite de la colonisation.
NB : plusieurs œuvres d’Omar Victor Diop (issues des séries Liberty et Diaspora) aussi présentes au musée d'Histoire de Nantes dans le cadre d'Expression(s) décoloniale(s) #4
"Cet atlas est d’abord un atlas social, son ambition est de rendre compte de la dimension spatiale des hiérarchies et inégalités sociales qui structurent la France contemporaine. Ce projet est né d’une insatisfaction collective face aux visions simplificatrices et caricaturales qui structurent trop souvent le débat public national en matière de géographie : France « périphérique », « des métropoles », des « sous-préfectures », « des pavillons », « des ruralités », « des tours », etc. Notre ambition est donc également politique, au sens où il s’agit de contribuer à ce débat public en y apportant notre expertise académique disciplinaire".
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