L'analyste financier Max Keiser, pourfendeur des banksters du type Lloyd Blankfein (PDG de Goldman Sachs), a donné son analyse de la dégradation de la dette américaine. Pour lui, c'est "exactement ce que veut Wall Street". En effet, "changer la note AAA en junk leur [Wall Street] donnera plein de milliards de dollars de commissions". En verve, Max Keiser envoie un scud aux banksters bien connus mais impunis : "JP Morgan et Goldman Sachs sont à la classe moyenne américaine ce que Buffalo Bill était à la population des bisons en Amérique. Leur intérêt, c'est de les exterminer". Max Keiser en profite également pour tailler à juste titre Barack Obama, la "marionnette de Wall Street".
ÉCONOMIE - La Bourse de New York, déjà affectée par la crise de la dette en Europe, risque de souffrir après la baisse de la note américaine...
Proche du K.-O. Alors que l'agence de notation Standard and Poors a dégradé la note américaine pour la première fois de son histoire, la Bourse de New York, mise au tapis par les craintes d'un retour de la récession et de la propagation de la crise de la dette en Europe, va surveiller l'action des autorités la semaine prochaine, en quête de signes d'apaisement.
Le Nasdaq dévisse
«La tendance sous-jacente est claire -- une peur croissante de la récession, étant donné la série récente de mauvais indicateurs, à laquelle s'ajoute la détérioration de la crise de la dette dans la zone euro», explique Nigel Gault, de IHS Global Insight. Quand ces forces se sont combinées jeudi, le marché a enregistré sa plus forte chute depuis février 2009: le Dow Jones a lâché plus de 500 points. Sur la semaine écoulée, l'indice vedette a chuté de 5,75% à 11.444,61 points, signant sa pire semaine depuis mars 2009.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a dévissé de 8,13% à 2.532,41 points et l'indice élargi Standard and Poor's 500 de 7,19% à 1.199,38 points. La semaine précédente s'était terminée sur des chiffres de croissance inquiétants. Celle qui vient de s'achever a commencé sur la quasi-stabilisation de l'expansion de l'activité manufacturière et a enchaîné sur de mauvaises nouvelles: baisse des dépenses de consommation, activité dans les services décevante.
«La volatilité est en train d'exploser»
En baisse de plus de 10% depuis ses plus hauts du mois de mai, le marché est en train de subir une correction. «Il faut se demander quels sont les tenants et les aboutissants de cette crise sur le marché: c'est diminuer l'exposition au risque, c'est s'adapter à une éventuelle récession. La volatilité est en train d'exploser», note Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets.
L'hypersensibilité des marchés s'est ressentie vendredi, dans des volumes d'échanges très étoffés, lorsque les indices ont fait des montagnes russes au rythme des rumeurs et de l'actualité. «Les indices ont plongé dans la matinée à cause d'informations selon lesquelles l'agence Standard and Poor's allait faire une annonce après la clôture, et les gens ont supposé que cela serait un abaissement de la note de la dette», rapporte Marc Pado, de Cantor Fitzgerald, soulignant l'incertitude régnant, une fois de plus, avant le week-end.
Rendez-vous important mardi
Puis les marchés se sont repris alors que les dirigeants européens se mobilisaient pour tenter de rassurer les investisseurs. En Italie, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a annoncé l'anticipation de l'équilibre budgétaire à 2013 au lieu de 2014. «L'attention se portera sur l'Europe la semaine prochaine, avance Marc Pado. C'est le principal partenaire commercial des Etats-Unis, on a besoin qu'ils soient au moins stabilisés.»
Le grand rendez-vous de la semaine sera la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, mardi. Les chiffres officiels du chômage publiés vendredi, meilleurs qu'attendu, ont mis à mal les espoirs de voir la Fed décider d'une troisième vague d'assouplissement quantitatif, destiné à soutenir l'économie.
«Les marchés boursiers sont laissés livrés à leur sort»
Mais d'autres mesures pourraient être prises pour apaiser les tensions. «Ben Bernanke, de tous les banquiers centraux, est celui qui est le plus à l'écoute des marchés», souligne Gregori Volokhine. Des marchés qui ont été plutôt bruyants au cours de la semaine. Les investisseurs seront attentifs à leurs dirigeants. «Cette crise, c'est la crise de la confiance des gouvernements à gérer leurs dettes, et à pouvoir apporter de la croissance à l'économie», observe l'analyste de Meeschaert.
D'autres analystes étaient plus maussades. «Il devient évident que les marchés boursiers sont laissés livrés à leur sort et qu'ils ne justifient plus leurs niveaux», estime Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. En fin de semaine, les investisseurs recevront de nouvelles munitions pour juger de la santé de l'économie américaine dans la deuxième moitié de l'année, avec la publication vendredi des ventes de détail pour juillet et la première estimation de l'université du Michigan sur le moral des ménages en août.
Antisémite irresponsable d'avant-guerre (et sous l'Occupation) et écrivain de talent.
Louis-Ferdinand Céline est mort à Meudon il y a exactement cinquante ans, le 1er juillet 1961, à 67 ans, épuisé par son travail et terrassé par une insuffisance cardiaque (inhumé le 4 juillet 1961). Comme chez beaucoup d’écrivains, mais particulièrement chez ce médecin très spécial, Céline est à double facette. L’homme de lettres novateur, mais aussi le pamphlétaire antisémite odieux.
C’est à cause de l’idéologie qu’il n’a cessé de propager avant 1945 que l’hommage officiel que le Ministère de la Culture avait prévu de lui rendre cette année a été annulé, pour éviter les polémiques.
(...)
L’invention des "banksters"
Revenons à "L’École des cadavres" paru en novembre 1938 qui fut une charge très antisémite et surtout favorable à une alliance entre la France et l’Allemagne : « Une vraie alliance, solide, colossale, à chaux et à sable ! À la vie ! À la mort ! Voilà comme je cause ! (…) Ensemble on commandera l’Europe. ça vaut bien la peine qu’on essaye. On filera une telle trouille aux [Juifs] qu’ils s’évaporeront de la planète. Même pas besoin de les toucher, on les flambera juste un petit peu… le bout des arpions… on se réveillera comme d’un cauchemar. Ils seront partis ! pour toujours !… » (p. 211).
En quelque sorte, c’était une tirade quasi-prémonitoire qui anticipait la "Solution finale".
On pourrait imaginer que ce livre (introuvable dans les librairies) serait définitivement ôté des références et des esprits.
Eh bien, non ! Depuis plusieurs années, sévit sur Internet (entre autres) un mot de vocabulaire qui provient directement de ce livre : le mot "bankster" qui est cité 1,2 million de fois sur Google !
Céline utilisa ce mot dans deux passages très éloquents.
Le premier évoque les Américains : « Ah ! les agonies les plus cruelles, les plus déchiquetées, les plus lentes, dans tous les barbelés du monde, de tous les Goyes de l’univers, ne sont vraiment que peccadilles très négligeables dès que l’on songe au résultat ! La gangstérie américaine nous ordonne aux tranchées pour avril ! Quelle aubaine ! Ne décevons davantage nos grands amis américains. Ils ont leurs raisons d’insister. Démocrates enthousiastes de la démocratie la mieux négrifiée, judaïsée, pétrolisée, spéculeuse, bankstérisée, détrousseuse de la mappemonde, ils se méfient, ils nous soupçonnent d’indépendance. Ils ne peuvent plus nous tolérer, comme ça fainéants, expectatifs, vautrés dans les réflexions, à la porte des grands abattoirs. C’est plus supportable ! Il faut les comprendre. ».
Le second passage recrache plus vulgairement encore son antisémitisme viscéral : « Tous les profits du labeur vont toujours aux Juifs. C’est automatique. Vous travaillez juste pour bouffer, vous autres, pour subsister, tout l’excédent passe aux Juifs, au Pouvoir International juif, à la grande famille juive, aux bansters juifs. C’est classique. C’est comme ça. En fait d’aryens, dans les grands trusts, les grandes affaires, il n’existe que des prête-noms, des paravents, des alibis, des maçons vendus, des prétextes, des caïds, des juifs synthétiques… Pas plus de 200 familles que de beurre au train, une seule réelle grande omnipotence internationale famille : la famille juive, la grande féodalité juive internationale, qui nous rançonne, nous abrutit, nous détrousse, nous tyrannise, cent et mille fois plus cruellement que tous les marquis, les girons, les arrogants, les petits maîtres, les grands fermiers, les folles putains de l’ancien régime. Aucune comparaison. Les sangsues juives sont mille fois plus avides, corrosives, têtues, massacrantes, goulues, que toutes les vermines chatoyantes, des vieilles monarchies frivoles. ».
Rien de très nouveau depuis 1938…
Les propos de haine, qui stigmatisent pêle-mêle les Américains, le capitalisme, les banksters, la démocratie, le régime parlementaire, le complot mondial, le sionisme (il est heureusement interdit d’être antisémite aujourd’hui, donc on se réfugie maintenant sur Internet dans l’antisionisme)… tous ces propos ne sont pas nouveaux, ils sont au contraire déjà très anciens, datent d’avant l’Occupation, à une époque où les nationalistes étaient tellement amoureux de leur patrie qu’ils ont préféré la livrer aux nazis pour se complaire dans leurs convictions racistes et antisémites au détriment de leur pays et de leurs compatriotes.
Méfions-nous de ces discours finalement si conventionnels sinon convenus sur les méchants riches qui mangeraient le pain des défavorisés. La frontière pourrait être vite franchie lors qu’on use et abuse de populisme et de démagogie.
Ces discours sont les ornements sémantiques d’un mal beaucoup plus effroyable qui a causé au moins six millions d’assassinats…
Grand écrivain ou pas, Céline a fait partie de ces intellectuels néfastes qui n’auraient peut-être pas directement du sang sur les mains mais qui ont progressivement façonné l’opinion publique dans l’acceptation de l’une des plus monstrueuses horreurs du XXe siècle. Comprenons qu’il est nécessaire de ne pas recommencer la leçon…
Rolling Stone's Matt Taibbi joins Thom Hartmann on The People vs. Goldman Sachs. A Senate committee has laid out the evidence. Now the Justice Department should bring criminal charges.
Des manifestations importantes ont secoué deux bouts de l'Europe, la Grèce et l'Espagne. La population de ces deux pays, avec celle du Portugal et de l'Irlande, paie le tribut le plus élevé à la finance internationale.
Les banques brandissent le montant de la dette des pays qu'elles sont en train d'étrangler, en exigeant de leurs gouvernements qu'ils mènent une politique d'austérité. Elle consiste à obliger les classes exploitées à rembourser, avec intérêts, des dettes qu'elles n'ont pas faites et dont elles ne sont en rien responsables. Partout on réduit le nombre de travailleurs des services publics, partout on repousse l'âge de la retraite et on diminue le montant des pensions, partout on démolit le système de protection sociale.
Ces mesures d'austérité qui poussent les exploités vers le chômage et la misère ne suffisent pas aux marchés financiers : une douzaine de grandes banques qui gèrent l'argent de grandes entreprises et de grandes fortunes privées. Celles-ci, au lieu d'investir dans la production, trouvent plus rentable de placer leur argent en prêtant aux États, moyennant intérêts. Plus ces intérêts sont élevés, plus les États ont du mal à rembourser, plus ils sont obligés de recourir à de nouveaux prêts pour payer leurs échéances. Mais plus les États ont du mal à payer, plus les banques augmentent leurs intérêts en invoquant la crainte de ne pas être remboursées.
C'est un cercle vicieux, et c'est surtout un nœud coulant qui est en train d'étrangler en ce moment la Grèce. Mais elle n'est pas la seule. Le nœud coulant est déjà en place pour d'autres pays d'Europe et, peut-être, pour tous.
Les gouvernements français et allemand viennent de se mettre d'accord pour débloquer plusieurs milliards supplémentaires, en prétendant venir au secours de la Grèce. C'est un mensonge grossier. Ils apportent leur soutien aux grandes banques et, derrière elles, aux grandes fortunes qui ont prêté de l'argent à la Grèce. Ils leur apportent la garantie qu'ils ne laisseront pas l'État grec faire faillite et que sa dette sera remboursée rubis sur l'ongle malgré les intérêts d'usurier pratiqués.
Après avoir poussé l'État grec au bord de la faillite, la dette va maintenant coûter cher à l'État allemand ou français. De crainte des réactions de son électorat, Angela Merkel, la dirigeante de l'Allemagne, a souhaité faire payer un peu les banques elles-mêmes. Rien que l'évocation de cette idée a soulevé l'opposition de Sarkozy et de la Banque centrale européenne. Pensez donc : si on touche aux banques, cela va déclencher une panique financière ! Ainsi, c'est avec la bénédiction des gouvernements que les banques pratiquent les intérêts les plus extravagants, sans même prendre le risque de ne pas être remboursées.
C'est un système fou. Il enrichit les possesseurs de capitaux et ruine les classes populaires.
L'ensemble de l'économie en pâtit, car les politiques d'austérité diminuent la consommation populaire et sapent encore plus la production.
Tous les dirigeants de ce monde savent qu'ils dansent sur un volcan. Ils le disent eux-mêmes, mais ils ne font rien. Ils ne font rien par respect de l'argent, de la propriété privée des capitaux. Et, là-dessus, les politiciens de droite et de gauche se valent. Les deux pays où la politique d'austérité est la plus dure pour la majorité de la population, la Grèce et l'Espagne, sont dirigés par un gouvernement socialiste. Alors, ceux qui en Grèce ou en Espagne manifestent contre la politique d'austérité ont tout à fait raison de rejeter les deux camps qui mènent la même politique en faveur de la classe capitaliste. Ils ont raison de ne plus faire confiance à l'alternance électorale pour arrêter la dégringolade des conditions d'existence de la majorité de la population.
Mais il faudra imposer une autre politique, visant à prendre le mal à sa racine.
Pour surmonter la crise de la dette, il faut exproprier les banquiers, unifier toutes les banques dans une entreprise publique contrôlée par la population. Pour enrayer le chômage, il faut imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Pour protéger le pouvoir d'achat des travailleurs, il faut imposer l'échelle mobile des salaires et des pensions.
S'indigner contre le grand capital et ses dégâts doit amener à la conclusion : il faut mettre fin à sa dictature sur l'économie et la société !
Mario Draghi, ancien Président de Goldman Sachs Europe, prend aujourd’hui la présidence de la Banque centrale européenne. Il présidait la banque d’affaires américaine au moment où celle-ci, dans les années 2000, aidait la Grèce à maquiller ses comptes publics. Son rôle va être de préserver les intérêts des banques dans l’actuelle crise européenne.
On pouvait jusqu’ici s’interroger sur les raisons qui poussaient la BCE et Jean-Claude Trichet à s’opposer de façon virulente – y compris face à la chancelière allemande – à toute idée d’une quelconque restructuration de la dette grecque.
Cette attitude semblait incompréhensible puisque tous les analystes, y compris les économistes des banques, s’accordent à considérer que la Grèce ne pourra pas assurer le service de sa dette dans les actuelles conditions contractuelles. Un rééchelonnement, voire une annulation partielle semblent de l’avis général inévitable. Vouloir retarder l’échéance ne fait qu’aggraver les dégâts économiques et sociaux provoqués par les plans d’austérité brutaux et impopulaires imposés aux Grecs.
Le nomination de M. Draghi clarifie donc les choses. La BCE défend non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée hier par Les Echos1 a le mérite de quantifier clairement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au « mécanisme européen de stabilité » mis en place par la BCE, le FMI et l’Union, « la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd’hui à 1.450 euros ».
Le « sauvetage » de la Grèce est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque – mais aussi espagnole et irlandaise – des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.
Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! ». Le Parlement européen a voté hier le « paquet gouvernance » qui réforme le pacte de stabilité en renforçant les contraintes sur les budgets nationaux et les sanctions contre les pays en infraction. Le Conseil européen réuni aujourd’hui et demain va parachever le travail. Et ce n’est pas la prochaine nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI qui réduira l’emprise des banques sur les institutions financières internationales, bien au contraire.
Heureusement les résistances sociales et citoyennes vont croissant dans toute l’Europe. Gouverner pour les peuples ou pour la finance ? La réponse est aujourd’hui claire: il va falloir que les peuples européens reprennent la main, pour construire ensemble une autre Europe. Les Attac de toute l’Europe organisent du 9 au 13 août une Université européenne des mouvements sociaux à Fribourg, en Allemagne. Ce sera cet été l’un des lieux majeurs de coordination des résistances et de constructions des alternatives européennes.
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[Note du Curateur] cet article protégé mentionne :
- sa Biographie [selon Wikipedia] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Draghi Il a fait ses études à Rome chez les Jésuites. Licencié en économie et commerce à l'université de Rome « La Sapienza » en 1970, PhD en économie au Massachusetts Institute of Technology en 1976. Professeur universitaire à Florence et à Turin, il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. De 1993 à 2001 il a présidé le Comité pour les privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d'administrations de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice président pour l'Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d'affaires mondiale. Le 24 juin 2011, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont nommé formellement Mario Draghi à la présidence de la Banque Centrale Européenne. Mario Draghi succède à Jean-Claude Trichet qui quittera son poste fin octobre 2011.
Ana Patricia Botín, boss of Santander UK, is among a dozen members of Spain's wealthiest and most powerful family bankers under investigation. Photograph: Pierre-Philippe Marcou/AFP The mighty Botín banking family, which runs the Santander bank, the biggest in the eurozone, has been placed under investigation for tax fraud by Spain's national court because of money held in a Swiss bank.
Santander UK boss Ana Patricia Botín is one of a dozen members of Spain's wealthiest and most powerful family of bankers who are under investigation. Her father, Emilio, Spain's most influential banker and chairman of the Santander bank, heads the list of those being investigated.
The family immediately denied any wrongdoing and told Spanish media they were confident that the matter would be dropped soon.
"The family hopes that all this matter will be quickly and satisfactorily resolved in court," Jesús Remón, a Botín family representative, said in a statement.
The Botín family, whose deposits at HSBC's Swiss private banking division caught the eye of the tax authorities after a leak of private banking data from the unit, have presented a tax declaration to prove their taxes are in order. But the court appeared to have opened a formal investigation to avoid the case being timed out by a five-year statute of limitations on tax evasion cases while it waded through the paperwork handed over by the Botíns.
"Given the impossibility of evaluating the declarations within the time period, the investigation is necessary," investigating judge Fernando Andreu said.
The investigation focuses on income and wealth tax returns filed for the years 2005 to 2009. Andreu said the total amount of potentially unpaid taxes is over €120,000 ($169,700) per person but noted that if the declarations presented by the Botíns are bona fide, the case will be dropped.
Emilio and Jaime Botín, heads of the Spanish banking dynasty, are both being investigated along with their children and other family members. The family told authorities the accounts stem from assets that Emilio and Jaime Botin's father, also named Emilio, held outside Spain at the time of his death in 1993, the court order said.
"The family has completely and voluntarily normalised its tax situation. It is compliant with all its tax obligations," Remón said.
Spain learned of the presence of the money in HSBC Private Bank (Suisse) from French authorities. A former IT employee of HSBC identified by French authorities as Hervé Falciani obtained information on 24,000 clients from around the world in 2006 and 2007, the bank said last year.
El País newspaper said that the French authorities gave information on 659 Spanish account holders to the Spanish government.
L’agence de notation « Fitch Ratings » sous le contrôle de FIMALAC, c’est-à-dire de Marc Ladreyt Delacharrière, « Premier cercle » UMP, ami de Sarkozy et Fillon, directeur financier de Loréal, nommé dirigeant de l’organisme public du « Louvre des sables » à Abu Dhabi, vient de menacer de déclasser la Belgique ! « Moody’s » ose classer la Grèce « CCC », la plus mauvaise note au monde. « Standard & Poors » menace trois banques Françaises trop engagées dans le processus trop incertain d’escroquerie de la Grèce.
Après les Grecs, les Portugais, les Espagnols, les Irlandais, les Islandais, les charlatans veulent imposer leur mystérieuse dictature chiffrée au monde entier ! Sûr que si la gauche passe en France, ils nous déclassent en BBB aussitôt.
Comment de grandes civilisations, de grandes intelligences peuvent-elles se laisser prendre à des piéges à gogos pareils ? Comment les préteurs à gages, usuriers arrivent-ils à faire croire à leurs fables de notateurs pour fixer le crédit d’un pays et le taux de sa dette ? Comment des médias sérieux peuvent-ils mentionner ces charlatans plusieurs fois par jour, comme un des critères d’autorité de ce qui doit se faire contre l’opinion publique, contre les citoyens, contre la démocratie et contre les Républiques ?
Pourquoi n’y a t il pas immédiatement des procédures judiciaires pour charlatanisme, prévarication, corruption contre ces prétendues agences de notation et leurs pseudos critères, pseudos calculs, pseudos « notes » AAA+ ou BBB- ? Ce sont ces pourris qui avaient donné des bonnes « notes » à Lehman Brothers juste avant la chute… et juste avant la banqueroute de l’automne 2008. Ils ont fermé les yeux sur Madoff pendant 40 ans. Mais ils ont des critères inouïs : si les retraites sont pillées, ils vous classent « AAA », si la Sécurité sociale fonctionne, ils vous classent « BBB ». In Le Monde du 19 mars 2010, l’Elysée de Sarkozy n’hésitait pas à affirmer : « La France perdra toute influence si elle perd sa note AAA… C’est pour cela que la réforme des retraites sera de grande ampleur »… et on nous a volé deux années de retraite à 62 et à 67 ans.
Moody’s une de ces officines a été épinglée par trois anciens salariés qui ont dénoncé, devant la commission d’enquête sur la crise financière (FCIC) américaine, la course aux parts de marché entreprise par leur agence de notation, qui l’a conduite à « laisser de côté l’éthique de leur métier ». « Quand j’ai rejoint Moody’s fin 1997, la pire crainte d’un analyste était de contribuer à l’attribution d’une note qui serait fausse, de causer des dégâts à la réputation d’exactitude de Moody’s, et de perdre son travail en conséquence » explique Mark Froeba, ancien dirigeant au sein de la branche produits dérivés de Moody’s, « Quand j’ai quitté Moody’s (en 2008), la pire crainte d’un analyste était qu’il fasse quelque chose qui lui permettrait d’être désigné comme responsable d’avoir mis en danger la part de marché de Moody’s, de causer du tort à son chiffre d’affaires ou de dégrader les relations de Moody’s avec ses clients et de perdre son travail en conséquence ».
Mark Froeba a dénoncé « l’obsession de sa direction pour la part de marché » et la conséquence : faire passer les analystes sous l’autorité des banquiers d’investissement, ce qui les conduits à accorder des notes indûment élevées à certains produits. « Fondamentalement, ils ont eu recours à l’intimidation pour créer une population docile d’analystes effrayés à l’idée de contrarier des banquiers d’investissement et prêts à coopérer le plus possible », a-t-il dit.
« L’attention portée à la part de marché a conduit inévitablement à une incapacité à dire non aux contrats. Il était bien compris que si une agence de notation disait non, le banquier pouvait facilement donner le contrat à une autre », a déclaré Eric Kolchinsky, ancien directeur d’une équipe d’analystes au sein de cette branche des produits dérivés. Un troisième ex-employé de l’agence, Gary Witt, a tenu des propos similaires à ceux de ses anciens collègues.
Moody’s, société introduite en Bourse en 2000, a été accusée par le président de la Commission, Phil Angelides, d’être devenue « une usine de triple A », en référence à la note la plus élevée de l’échelle des grandes agences de notation, et de s’être trompée, comme ses concurrentes, dans les notes données aux titres adossés à des prêts immobiliers au moment de la bulle spéculative sur ce marché entre 2003 et 2006.
Plus de 80 % de ceux qui ont reçu la note maximale (AAA) ont vu cette note abaissée ensuite. Aucun représentant des deux autres grandes agences de notation, Standard and Poor’s et Fitch Ratings, n’a souhaité répondre à l’invitation de la FCIC, commission indépendante composée de dix membres, créée en mai 2009 par le Congrès des Etats-Unis.
Pas étonnant. AAA : arnaque des actionnaires anonymes.
Une manifestation monstre est en cours dans la capitale. C'est une nouvelle journée de grève générale dans le pays dont l'avenir est suspendu aux décisions de ses créanciers.
Les chapitres développés sur l'article original :
Les Indignés devant le Parlement
La Grèce entre deux feux
Qui tient le pouvoir politique?
Quelles conséquences sur les secteurs bancaires européens?
In this new video release, "as a first step," Anonymous has called for public protests beginning on June 14th, continuing "until Federal Reserve Chairman Ben Bernanke steps down." To make their case, they have presented a list of recent scandalous Federal Reserve actions.
La dette publique une affaire rentable pour les Banksters.
l'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 précisait "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France", ce qui signifie que le trésor public ne pouvait plus, à partir de ce moment, présenter les garanties que lui, l'État ou les collectivités publiques auraient émis, à l'escompte de la Banque de France
1993 Réforme capitale : l'indépendance La loi du 4 août 1993 marque un tournant décisif dans l'histoire de la Banque. Le souhait de doter l'Institut d'émission d'un statut d'indépendance s'explique par la volonté d'assurer la continuité et la permanence de l'action de la politique monétaire, dégagée des préoccupations de court terme, et de conforter ainsi sa crédibilité. Une condition nécessaire sinon suffisante de cette crédibilité est que la politique monétaire soit conduite sur la base d'un engagement clair et solennel en faveur de la stabilité des prix, quelles que soient les évolutions de la vie politique nationale. Cette conception selon laquelle l'indépendance de la banque centrale est le meilleur mode d'organisation institutionnel possible a d'ailleurs été retenue dans le processus d'union monétaire européenne, dont la mise en oeuvre a renforcé la nécessité de la réforme du statut de la Banque de France.
Le 1er janvier 1994, la loi n° 93-980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France interdit à celle-ci dans son article 3 d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l'acquisition de titres de leur dette. Les services bancaires (opérations de caisse, tenue de compte, placement des bons du Trésor, etc.) encore assurés par la Banque pour le compte du Trésor sont désormais rémunérés par l'État
Le code monétaire et financier actuellement en vigueur précise bien dans l'article L141-3 : "Il est interdit à la Banque de France d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L'acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite."
Article 104 du traité de Maastricht : « Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales" d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres; l’acquisition directe des instruments de leur dette, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, est également interdite. »
Le Monde.fr - A l'image du peuple grec, il faut non seulement s' "indigner", mais se montrer "déterminés" à mettre un terme au diktat des banques et des marchés financiers.
"Ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie", disent les indignés espagnols. Ce mercredi, le Parlement grec vient d'adopter un nouveau plan d'austérité, symbole de l'invraisemblable escroquerie qui a cours actuellement en Europe.
Malgré l'injustice profonde des mesures de rigueur, qui visent à faire payer le peuple grec sans remettre en cause les politiques fiscales calamiteuses menées par les précédents gouvernements, les déséquilibres inhérents au fonctionnement de la zone Euro, ou encore les bénéfices grassement réalisés par les banques et autres spéculateurs sur le dos des finances publiques grecques;
Malgré la résistance du peuple grec, qui s'est levé dignement et occupe depuis près de trois semaines la principale place d'Athènes – où se situe le Parlement – pour contester, de manière pacifique et démocratique, ces choix imposés en dépit du bon sens ;
Malgré l'inefficacité avérée des mesures d'austérité pour améliorer la situation des finances publiques, les députés grecs ont accepté de se soumettre au chantage de l'Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne.
En échange de ce plan d'austérité, avec à la clé des réductions de salaires et une réforme fiscale qui va frapper de plein fouet les classes moyennes et populaires, la "Troïka" accordera une "aide" d'une centaine de milliards d'euros à la Grèce – sans laquelle le gouvernement se retrouverait incapable de financer son fonctionnement (y compris les services publics, hopitaux, etc.).
Ce prétendu "sauvetage" s'adresse pourtant davantage aux banques françaises et allemandes qu'à la Grèce : "Le CAC 40 accentue ses gains, confiant sur la Grèce" peut-on lire sur le site du Point.fr. Il représente en réalité une vaste opération de socialisation des pertes : une étude des Échos montre que "grâce" à ces plans, "la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l'exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd'hui à 1 450 euros ". Or tous les économistes s'accordent pour dire que la Grèce ne pourra pas rembourser l'intégralité de ses dettes.
En s'opposant de manière farouche à toute restructuration, Nicolas Sarkozy et Jean-Claude Trichet jouent ainsi la montre au plus grand bénéfice des banques françaises ; lorsque la Grèce fera défaut, ce seront les finances publiques des autres pays européens seront en première ligne… Et les peuples européens paieront l'addition via de nouvelles mesures d'austérité.
"Privatiser les profits, socialiser les pertes", cette logique semble plus que jamais d'actualité : avec la nouvelle gouvernance économique, promue par les gouvernements européens et la Commission et votée par le Parlement européen, les finances publiques seront mises sous tutelle, et à l'image de la Grèce, l'austérité permanente pour les peuples garantira les bénéfices des banques.
Il est essentiel que les peuples européens se mobilisent pour mettre en échec cette "stratégie du choc" à l'échelle européenne. A l'image du peuple grec, il faut non seulement s' "indigner", mais se montrer "déterminés" à mettre un terme au diktat des banques et des marchés financiers, en commençant par imposer un audit démocratique des dettes publiques. En France notamment, les mobilisations doivent redoubler d'intensité : ce qui se joue en Grèce aujourd'hui, c'est la capacité des peuples en Europe à sortir du piège dans lequel nous place la finance qui est en jeu.
Jeudi 30 juin, au lendemain de la mobilisation sans précédent du peuple grec, et alors que les mouvements sociaux et syndicats britanniques organisent une grève générale contre les coupes massives dans les budgets publics, Attac a appellé à se réunir à 18h devant l'ambassade de Grèce pour un soutien aux mobilisations qui se déroulent en Europe, en Grèce, au Royaume-Uni, en Espagne, pour affirmer que leurs combats sont plus que jamais les nôtres.
La justification des promoteurs (dont le seul survivant est Valéry Giscard d’Estaing) de l’article 25 de la loi de 1973 qui interdit à l’État de présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France fut la suivante : «empêcher l’État d’utiliser la ‘planche à billet’ et par voie de conséquence de limiter l’inflation». Las, l’inflation fut très largement supérieure les 10 ans qui suivirent (de 1973 à 1982), par rapport aux 10 ans qui précédèrent cette date (de 1962 à 1972) : 11,2% en moyenne au lieu de 4,4%,
Article paru sur le site de « Debout La République« le mardi 10 mai 2011 La réactualisation des données de la dette publique à fin 2010 est sur le site « dette et monnaie« http://monnaie.wikispaces.com/Arnaque _____________________________
Jusqu’en 1973, lorsque l’État avait besoin de trésorerie, il demandait à la Banque de France de le financer, de la même manière que procède toute entreprise ou ménage envers sa banque commerciale : en lui signant une « reconnaissance de dette ».
L’exception européenne
C’est à Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, que nous devons la loi du 3 janvier 1973 dont l’article 25 précisait « Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France », interdisant donc le financement direct de l’État par la Banque de France. Cette loi a été confirmée par l’article 104 du Traité de Maastricht – devenu 123 du Traité de Lisbonne. Cette interdiction, n’est, dans aucune autre zone monétaire, gravée ainsi dans le marbre d’un Traité !
En clair la France (de même que les pays de la zone euro) est obligée d’emprunter sur les marchés financiers, en payant des intérêts, les besoins monétaires qu’elle ne peut couvrir par des recettes budgétaires. Pourtant, des pays tels les USA, la Grande Bretagne ou le Japon, n’hésitent pas à se servir de la possibilité de monétisation directe par leur Banque Centrale lorsque les besoins de leur économie le nécessitent. Chez nous, les banques peuvent emprunter à 1% à la BCE et prêter aux États à 3, 5 ou 7% et parfois plus.
L’augmentation annuelle de cette dette publique de 1980 à fin 2009 correspond, bon an mal an, aux intérêts de la dette, dans un effet boule de neige. En euros constants la dette est passée de 239 milliards d’euros (21% du PIB) fin 1979 à 1489 milliards d’euros (78% du PIB) fin 2009, soit une augmentation de 1250 milliards d’euros. Sur la même période, nous avons payé environ 1340 milliards d’euros d’intérêts aux différents prêteurs privés (banques et établissements de crédits, fonds de pension, assurances-vie…).
Mais direz vous, nous sommes bien obligés de payer des intérêts à nos prêteurs !
Oui, et justement puisque nous devons, dans le système actuel, emprunter chaque année sensiblement l’équivalent de ces intérêts qu’il faut payer, non seulement nous ne pourrons jamais rembourser, mais en plus la dette continuera à croitre alors que nous avons une obligation d’honnêteté envers les épargnants qui ont fait confiance à la signature de la France.
Pourtant, nous pourrions imposer à la Banque de France de monétiser chaque année une somme raisonnable pour alléger le poids de cette dette dont le paiement des intérêts pèse aujourd’hui sur les services publics essentiels de notre nation (éducation nationale, sécurité sociale, sécurité…) .
Ah, je vous entends « mais c’est la planche à billet, c’est l’inflation assurée… »
Tout d’abord, il faut noter qu’aujourd’hui, ce sont les banques privées qui ont la responsabilité de la création de la monnaie et qui ont provoqué une immense inflation du prix des actifs pendant les années 2000, qui a mené à la pire crise économique depuis 80 ans. En effet, la masse monétaire a progressé de près de 10% par an dans la zone euro jusqu’à la crise. Aujourd’hui, la quantité de monnaie en circulation en France est d’environ 1900 milliards d’euros (agrégat M3). La BCE considère qu’une augmentation annuelle de plus ou moins 5% n’est pas inflationniste. C’est donc une centaine de milliards de monnaie nouvelle qui peuvent être émis chaque année sans effet inflationniste. Comment pourrons-nous rembourser ces épargnants qui détiennent cette « dette de la France » sans les léser, qu’ils soient français ou étranger, qu’ils aient placés leur épargne au sein de fonds de pensions ou d’obligations détenues par des assurances vies ?
Bien que la vente par les administrations publiques des actifs monétaires qu’elles détiennent permettrait instantanément la réduction de plus de 700 milliards d’euros de la dette, restons dans l’hypothèse d’une nécessité de remboursement de la dette brute « au sens de Maastricht » estimée au début de cette année 2011 à 1600 milliards d’euros.
En fait la solution est simple et ne nécessite que la volonté politique.
Prenons les hypothèses d’un budget global dont le solde primaire est équilibré (recettes – dépenses hors charges d’intérêts) et d’un taux d’intérêt moyen sur les obligations d’État de 3%. Si nous décidions de monétiser chaque année 100 milliards d’euros, la première année, 48 milliards d’euros serviront au paiement des intérêts et il resterait 52 milliards en remboursement du capital de la dette. Le solde résiduel deviendrait donc 1548 milliards d’euros. L’année suivante, c’est 46 milliards d’euros d’intérêts, 54 milliards de remboursement du capital et une dette ramenée à 1494 milliards d’euros. Et ainsi de suite. En 22 ans la dette serait totalement remboursée aux actuels détenteurs, sans en léser aucun ni sur le capital investi, ni sur les intérêts attendus chaque année. La dette et les intérêts payés pendant cette période de remboursement seront simplement transférés sous forme de nouvelles obligations à l’actif du bilan de la Banque de France. Il est à noter qu’il faudrait 39 ans avec une monétisation annuelle de 70 milliards d’euros.
D’ailleurs, Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie affirmait que : « La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire ». Cette création monétaire, bien public, actuellement confiée à des banques privées auxquelles il est pourtant difficile de faire confiance doit revenir dans le giron de la collectivité. C’est aussi ce qui permettra d’honorer la dette sans asphyxier notre économie.
André-Jacques Holbecq Économiste et auteur de : Argent, dettes et banques, éditions Yves Michel, 2010 La dette publique, une affaire rentable, en collaboration avec Philippe Derudder (préface d’Étienne Chouard) – éditions Yves Michel 2008 – 2° édition réactualisée mars 2011
NEW YORK - Un ancien cadre de la banque Citigroup a été arrêté par les autorités américaines qui l'accusent d'avoir détourné 19,2 millions de dollars, annonce lundi le ministère de la Justice dans un communiqué.
Gary Foster, âgé de 35 ans, arrivait dimanche matin d'un vol en provenance de Bangkok quand il a été appréhendé par le FBI, la police fédérale.
La justice américaine l'accuse d'avoir transféré entre mai 2009 et décembre 2010 de l'argent "depuis plusieurs comptes de Citigroup sur un compte-caisse de la banque puis sur son propre compte dans un établissement différent", à savoir JPMorgan Chase.
La plainte détaille qu'il a notamment transféré entre juillet et décembre 2010 sur le compte-caisse de la banque 900.000 dollars d'un compte lié aux intérêts débiteurs de la banque puis 14,4 millions d'un compte lié à l'ajustement de la dette. Il a ensuite redirigé ces sommes sur son propre compte à travers huit transferts, dont un de 3,9 millions de dollars en novembre 2010.
L'ex-employé, qui dirigeait une unité spécialisée dans les produits dérivés, est aussi accusé d'avoir créé un faux numéro de contrat "afin de créer l'illusion que les transferts étaient reliés à un contrat réel", précise le département de la Justice. Il était enregistré comme "personne référente" pour tous ces mouvements, "ce qui signifie qu'il aurait été directement contacté si un problème arrivait".
M. Foster "a utilisé ses connaissances des opérations bancaires pour commettre là une fraude en interne sophistiquée", a souligné dans le communiqué Loretta Lynch, procureur de New York. "Nous sommes déterminés à assurer l'intégrité du système bancaire et à poursuivre tous ceux qui le remettrait en question pour des bénéfices personnels", a-t-elle ajouté.
C'est Citigroup qui a alerté la justice et le FBI. La banque a découvert les mouvements suspects au cours d'un "audit interne récent", souligne le texte de la plainte.
M. Foster devait comparaître dans l'après-midi devant un tribunal de Brooklyn, à New York. S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à 30 ans de prison, précise le communiqué.
Le Monde : Les Vingt-Sept se sont entendus vendredi 24 juin pour acter officiellement la nomination de Mario Draghi à la présidence de la BCE, indique la présidence du conseil européen. Ce choix était bloqué par la France qui veut avoir un représentant au directoire de cette instance et attend que l'actuel membre italien du directoire de la BCE Lorenzo Bini Smaghi, dont le mandat court jusqu'en 2013, se retire pour laisser la place à un Français.
La situation a été débloquée vendredi matin par un entretien téléphonique de Bini Smaghi avec le président du conseil européen Herman Van Rompuy, puis Nicolas Sarkozy. M. Bini Smaghi a assuré, assure-t-on à Bruxelles, aux deux hommes qu'il quittera la BCE avant la fin de l'année.
M. Van Rompuy a fait état de sa conversation devant le conseil européen réuni en séance vendredi matin. Il a invoqué la diversité géographique du directoire de la BCE qui sera respectée. M. Van Rompuy avait proposé tôt dans la matinée de ne pas signer juridiquement la nomination de M. Draghi tant que M. Bini Smaghi n'avait pas été recasé à Rome par Silvio Berlusconi. Il devrait se contenter de l'engagement oral de M. Smaghi à démissionner.
Le pataquès est né d'un accord au printemps entre Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy, le premier s'étant engagé à faire en sorte que M. Smaghi se retire en échange du soutien de la France à la candidature de M. Draghi. M. Berlusconi n'a pas été en mesure d'offrir une porte de sortie à M. Smaghi, qui du coup s'est accroché à son poste.
Cette méthode contrevient gravement à l'indépendance des membres du directoire de la BCE, qui sont nommés irrévocablement pour huit ans. C'est la deuxième fois que la France fait pression politique sur un membre de la BCE. En 1998, Jacques Chirac n'avait accepté la nomination du néerlandais Wim Duisenberg qu'à condition qu'il s'engage à se retirer à mi-mandat pour laisser la place au Français Jean-Claude Trichet. Le Néerlandais avait toujours refusé de donner une date précise. Il avait prolongé son mandat en attendant que M. Trichet soit blanchi dans l'affaire du Crédit lyonnais pour pouvoir être nommé en 2003.
La France n'a pas toujours eu de représentant du directoire de la BCE : il y a eu un vide entre le mandat de Christian Noyer, vice-président de la BCE de 1998 à 2002, et le début de celui de Jean-Claude Trichet.
La BCE est particulièrement agacée de ces manoeuvres. Elle prévoit de publier un communiqué pour rappeler l'indépendance de ses membres.
[Note du Curateur] Il apparaît que personne ne soit dupe de cette nomination ubuesque d'un Bankster à la tête de la BCE. Les commentaires sont éloquents.
AFP : NEW YORK - Le liquidateur chargé de dédommager les victimes de l'affaire Madoff a annoncé vendredi soir qu'il réclamait non plus 6,4 mais 20 milliards de dollars à la banque JPMorgan Chase, qu'il accuse d'avoir été une complice active de la fraude.
Ce nouveau montant "minimum" est inscrit dans la version amendée de la plainte déposée par le liquidateur Irving Picard contre JPMorgan Chase, dont une première version remontait au mois de décembre.
"La plainte amendée du liquidateur ajoute de nouvelles preuves et développe nos allégations précédentes selon lesquelles JPMorgan Chase a été un complice actif du schéma de Ponzi de Madoff", a expliqué dans un communiqué un conseil du liquidateur, David Sheehan.
"Comme affirmé dans la plainte amendée, non seulement JPMorgan Chase aurait dû savoir qu'une fraude était en cours, mais elle le savait", a ajouté M. Sheehan.
Les banquiers "pouvaient voir que l'argent déposé dans le principal compte de (la firme de Bernard Madoff) n'était pas utilisé pour acheter ou vendre des titres, ils pouvaient voir qu'il était seulement transféré à d'autres clients (...) ils pouvaient voir que les communications (de la firme Madoff) ne correspondaient pas aux finances réelles de la firme, et pourtant, comme nous l'affirmons, ils ont laissé la fraude se poursuivre", a accusé une autre avocate, Deborah Renner, citée dans le même communiqué.
JPMorgan avait démenti dès le mois de décembre avoir été au courant de la fraude, estimant la plainte "sans mérite, et basée sur des distorsions des faits aussi bien que des lois", et avait transmis sa réponse officielle à la plainte originale au début du mois.
Bernard Madoff a été condamné en 2009 à 150 ans de prison pour son escroquerie, estimée entre 23 et plus de 65 milliards de dollars, selon que l'on compte avec ou sans les intérêts.
Il a admis n'avoir jamais placé un seul centime des sommes qui lui avaient été confiées pendant plus de deux décennies et avoir pioché dans les fonds des nouveaux clients pour rétribuer ou rembourser les clients plus anciens.
Il s'était retrouvé au pied du mur en décembre 2008, lorsque avec la crise, un nombre croissant d'investisseurs avaient demandé à récupérer leur dû
International Film about "los Indignados" in all country. #19J REAL DEMOCRACY INTERNATIONAL FILM
Les Dernières Nouvelles du Monde :
Pour le président européen Herman Van Rompuy, le Père Noël du groupe Bilderberg, la Grèce est condamnée à s'en sortir : elle prendra les bonnes décisions et acceptera les conditions drastiques de l'aide internationale.
Manque pas d'air le bougre !
Réponse du peuple grec :
Bankster, tes créances, on s'assoit dessus, on ne remboursera rien ! Capito ? Les indignés ont pris la rue à travers le monde malgré la répression
Comme d'habitude : #FrenchRevolution Sarkozy envoie les CRS
#19J DEMOCRACIA REAL YA ! the world film for world revolution !
spanish revolution, french revolution, revolution in Afghanistan Albania Algeria Andorra Angola Antigua and Barbuda Argentina Armenia Australia Austria Azerbaijan Bahamas Bahrain Bangladesh Barbados Belarus Belize Belgium Benin Bhutan Bolivia Botswana Bosnia and Herzegovina Brazil Brunei Bulgaria Burkina Faso Burundi Cambodia Cameroon Canada Cape Verde Central African Republic Chad Chile China Taiwan Colombia Comoros Congo Costa Rica Cote d'Ivoire Croatia Cuba Cyprus Czech Republic Denmark Djibouti Dominica Dominican Republic East Timor Ecuador Egypt El Salvador Equatorial Guinea Eritrea Estonia Ethiopia Fijii Finland France Gabon The Gambia Gaza Strip Germany Georgia Ghana Greece Grenada Guatemala Guinea Guinea-Bissau Guyana Haiti Honduras Hungary Iceland India Indonesia Iran Iraq Ireland Israel Italy Jamaica Japan Jordan Kazakhstan Kenya Korea North Korea South Kuwait Kyrgyzstan Laos Latvia Lebanon Lesotho Liberia Libya Lithuania Luxembourg Macao Macedonia Malawi Malaysia Maldives Mali Malta Marshall Islands Mauritania Mauritius Micronesia Moldova Monaco Mongolia Morocco Mexico Mozambique Myanmar Namibia Nauru Nepal Netherlands New Zealand Nicaragua Niger Nigeria Norway Oman Panama Peru Pakistan Papua New Guinea Palau Poland Portugal Qatar Romania Russia Rwanda St. Kitts and Nevis Saint Lucia St. Vincent and the Grenadines Samoa San Marino São Tomé and Príncipe Saudi Arabia Senegal Serbia and Montenegro Seychelles Sierra Leone Singapore Slovakia Slovenia Solomon Islands Somalia South Africa Spain Sri Lanka Sudan Suriname Swaziland Sweden Switzerland Syria Taiwan Tajikistan Tanzania Togo Thailand Trinidad and Tobago Tunisia Turkey Turkmenistan Tuvalu Uganda Ukraine United Arab Emirates United Kingdom United States of America Uruguay Uzbekistan Venezuela Vietnam Western Sahara Yemen Congo Democratic Republic of Zambia Zimbabwe
Pas sûr que, dans les jours qui viennent, cela fasse les gros titres du « 20 heures » !
Et pourtant voilà bien un de ces événements qui mériteraient débat tant ils conditionnent nos vies quotidiennes. Dans une semaine, le 24 juin, le Conseil des ministres européens de l’Économie entérinera — cela ne fait guère de doute — les recommandations budgétaires adoptées quinze jours auparavant par la Commission européenne. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de la dette. Cette dette qui ruine les Grecs, plus que la Grèce, les Portugais, plus que le Portugal, et qui pourrait demain ruiner les Français, et qui justifie depuis plusieurs années déjà toutes les attaques contre la Fonction publique et les services du même nom. Oh certes, la dette n’est pas une nouveauté. On en trouve trace dans l’histoire de France dès le XIIIe siècle. Mais Saint Louis ne connaissait ni l’Union européenne, ni l’euro, ni José Manuel Barroso, l’homme qui, selon l’excellent mot de Jean-Louis Bourlanges, « parle six langues pour ne rien dire ». Or, avec l’Union européenne, l’euro et Barroso, la dette n’est plus tout à fait ce qu’elle était. Plus question aujourd’hui de laisser filer l’inflation, et impossible de dévaluer notre monnaie, qui, d’ailleurs, n’existe plus. Dans les deux cas, un tour de passe-passe effaçait tout ou partie de la dette par le simple jeu d’une émission de monnaie par la Banque de France. Cela, c’est fini !
On se gardera cependant de rouvrir ici le débat sur l’Europe. Restons-en à ce simple constat qui nous occupe aujourd’hui : l’Union européenne (la Commission) recommande à nos ministres européens de réduire sensiblement les déficits publics pour les ramener à hauteur de 3 % du PIB, comme le traité de Maastricht nous en faisait obligation. Ce discours sur l’impérieuse nécessité de lutter contre les déficits est relayé chez nous sur le ton de l’évidence bêtifiante. « La France, c’est comme un ménage, nous expliquent de savants experts en s’abaissant un instant à notre niveau de niaiserie, et si nous dépensons plus que nous percevons, les dettes s’accumulent. » « Pour les rembourser nous empruntons ; alors, dans le meilleur des cas, nous nous appauvrissons à force de verser des intérêts à nos créanciers ; et dans le pire, c’est l’enfer de la faillite collective. » Soit, mais la dette existe depuis au moins huit siècles, et la fable du pays qui se gère comme un ménage est toute récente. Ce n’est guère que depuis 1973 que la Banque de France n’a plus le droit de prêter… à la France. Et ce n’est que depuis 2000 que le recours à la dévaluation est impossible. Avec la réunion du 24 juin, et ce qui s’ensuivra, on réduira encore délibérément les marges de manœuvre des États dans la gestion de leurs budgets.
Il ne s’agit évidemment pas ici de faire l’éloge des déficits et de la dette. Encore que, dans un passé déjà lointain, celle-ci a pu permettre la réalisation de politiques sociales et le développement de services publics (mais aussi, de financer des guerres…). Admettons donc que ce n’est pas la panacée. Le problème est ailleurs. Qui creuse les déficits ? Il suffirait de se pencher sur les politiques fiscales de ces dernières années — exonérations et autres niches et boucliers qui profitent aux plus favorisés — pour apporter la preuve que l’aggravation du déficit résulte en grande partie de ces dispositions [1] . C’est vrai au niveau des ménages, comme à celui des entreprises. Comme par hasard, l’impôt sur les bénéfices a été considérablement allégé pour les firmes du CAC 40, et alourdi pour les PME.
Si l’on osait faire du mauvais humour sur le sujet, on dirait que l’on impose surtout les bénéfices des entreprises qui n’en font pas. Résultat : la dette est de 1 500 milliards aujourd’hui ; elle était de 662 milliards quinze ans auparavant. Plus grave encore : elle est mécaniquement alourdie par la nature des emprunts que le pays est obligé de contracter. Autrefois, la France empruntait à la Banque de France. Depuis le changement de statut de cet établissement, et la création de l’euro, l’État est contraint d’emprunter sur les marchés financiers. À tous les coups, ce sont les banques et les établissements financiers qui gagnent. Ceux-là paient moins d’impôts, et perçoivent les intérêts pour la dette qu’ils contribuent à creuser. Après cela, c’est au salarié modeste, au chômeur ou à l’exclu, mais aussi aux enseignants et aux personnels hospitaliers, que l’on adresse cette remontrance : « Vous vivez au-dessus de vos moyens ! » C’est donc moins l’idée de maîtriser les dépenses qui est répréhensible que le contexte d’injustice sociale dans lequel cette politique s’applique. En quelques années, la dette est devenue prétexte à toutes les offensives antisociales, et l’instrument de transfert de richesses des plus pauvres aux plus riches. Oh rassurez-vous, le 24 juin, on parlera de « dette » et de « déficit budgétaire » au « 20 heures ». Mais à la façon d’une sempiternelle leçon de morale administrée au peuple. Et ce sera beau comme du Luc Ferry.
Notes [1] Voir le Piège de la dette publique, Les liens qui libèrent, 192 p., 9 euros. On y retrouve la plupart des économistes d’Attac, dont certains sont aussi chroniqueurs dans Politis.
(Reuters) - Moody's Investors Service on Wednesday placed France's top three banks, BNP Paribas, Societe Generale and Credit Agricole (CASA), on review for a possible downgrade, citing the banks exposure to Greece's debt crisis.
"Today's actions reflect Moody's concerns about these banks' exposures to the Greek economy, either through direct holdings of government bonds or credit extended to the Greek private sector directly or through subsidiaries operating in Greece, a key factor for CASA and SocGen due to their local Greek banks," Moody's said in a note.
Euro zone ministers failed on Tuesday to reach agreement on how private holders of Greek debt should share the costs of a new bailout, putting the onus on the leaders of Germany and France to forge a deal later this week.
The ratings review helped weigh on the euro, already under pressure after an Financial Times report saying a German-inspired Greek debt rescheduling plan could force euro-zone governments to provide up to an extra 20 billion euros ($29.2 billion).
Greece became the lowest-rated country in the world on the scale used by Standard & Poor's, which downgraded it this week to eight notches below junk status.
Moody's said potential mitigants to its concerns were the banks' strong financial profiles, substantial scale and earnings diversification.
CASA's and BNPP's reviews were unlikely to lead to downgrades of more than one notch, while SocGen's debt and deposit ratings could be downgraded by as much as two rating notches, it added.
"Moody's may take similar actions on other banks with direct exposures to Greece in the coming weeks, if it considers that their ratings may be inconsistent with the potential impact of a Greek default or restructuring," the ratings agency said.
"Additionally, we are closely monitoring the risks that would likely result from a Greek default scenario, e.g. the potential impact on weaker countries, the capital markets, and funding conditions, and are taking those risks into consideration in our ratings of banks across the euro zone."
Perhaps it was those comments yesterday from the Finance Minister of Luxembourg about how there might not be a Greek bailout until July that's spooking investors. Whatever it is, Greek markets are crashing. Athens stocks are down 2.2%. Update: It's already gotten worse. Stocks are now down 3.2%! And 2-year debt is ripping higher, and is now around 27%!
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