Les télécommunications peuvent apporter beaucoup d'innovations au secteur médical.
L’OMS définit la Télémédecine comme l’activité qui « permet d’apporter des services de santé, là où la distance et l’isolement sont un facteur critique, par des professionnels (médecins notamment) utilisant les TIC à des fins de diagnostics, de traitement et de prévention, de recherche et de formation continue».Cette pratique est-elle déjà une réalité ou relève-t-elle du mythe futuriste?
Une pratique pas si nouvelle…
Au sens défini par l'OMS, la télémédecine n’a pas attendu la fameuse opération Lindbergh de 2001, première opération de téléchirurgie pratiquée entre Strasbourg et New-York via fibres optiques, pour exister.
Les situations d'isolement extrêmes ont obligé très rapidement à penser à des solutions relevant de la télémédecine. On peut considérer par exemple que la première licence pour radio de service médical au sein des bateaux accordée en 1920 à New York ouvrait déjà la voie à la télémédecine.
De nouveaux usages mobiles
Aujourd’hui, l’usage de technologies telles que Siri d’Apple ou Watson d’IBM pour effectuer du diagnostic médical automatisé sont les prémices à une croissance exponentielle de ce secteur. D’autant que les enregistreurs vidéos HD mobile ou les appareils photos numériques des smartphones ne cessent de devenir toujours plus performants et autorisent certaines pratiques de télé-consultation (diagnostic ou suivi du patient à distance).
De là à penser avec Daniel Kraft (Directeur exécutif de FutureMed) que « dans le futur nous ne devrions pas prescrire systématiquement des médicaments, mais plutôt des applications » ?
Peut-être pas, mais ce développement de la télémédecine incite tous les acteurs du secteur des télécommunications à prendre en compte ce phénomène. A commencer par Orange Business Services qui propose aux professionnels de santé le forfait Performance Pro Santé. Une offre comprenant notamment l’application Vidal pendant un an pour faciliter les diagnostics en situation de mobilité.
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