Frapper un enfant est souvent considéré comme une méthode normale d’éducation. Voici dix raisons de ne pas le faire.
1. Frapper les enfants leur apprend à frapper.
2. L’enfant ne fait que répondre de la seule manière qu’il connaisse, selon son âge et son expérience, pour signaler que ses besoins de base ne sont pas assouvis.
3. Le châtiment empêche l’enfant d’apprendre à résoudre un conflit d’une manière efficace et sensible.
4. Le proverbe « Qui aime bien châtie bien », bien que souvent cité, vient en fait d’une mauvaise interprétation de l’enseignement de la Bible.
5. Le châtiment, même lorsqu’il semble fonctionner, ne peut produire qu’un comportement bon en apparence, car celui-ci est basé sur la peur, ce qui ne peut arriver que lorsque l’enfant est assez âgé pour résister.
6. Il y a un risque d’escalade vers des châtiments de plus en plus fréquents et des actions dangereuses à l’encontre de l’enfant.
7. Le châtiment peut permettre d’obtenir un « bon comportement » les premières années, mais ce sera toujours au prix fort, payé par les parents et par la société tout entière, lorsque l’enfant atteindra l’adolescence, puis l’âge adulte.
8. La fessée sur les fesses, zone érogène pour l’enfant, peut créer dans l’esprit de celui-ci une association entre la douleur et le plaisir sexuel, et lui créer des difficultés à l’âge adulte.
Même une fessée relativement modérée peut être physiquement dangereuse. Les coups infligés sur l’extrémité inférieure de la colonne vertébrale envoient des ondes de choc le long de la colonne, et peuvent blesser l’enfant.
9. Le châtiment corporel transmet le message à la fois dangereux et injuste que « la force fait loi », et qu’il est acceptable de frapper quelqu’un, tant qu’il est plus petit et plus faible que soi.
10. Parce que les enfants apprennent à travers les modèles que représentent leurs parents, le châtiment corporel transmet le message que frapper est une manière appropriée d’exprimer ses sentiments et de résoudre des problèmes.