L'accélération et la digitalisation de la chimie sont devenues des priorités stratégiques face aux enjeux croissants en santé, en environnement et en compétitivité économique. Les crises sanitaires récentes, telles que la pandémie de COVID-19, ou encore les enjeux de santé mondiaux tels que les cancers ou les maladies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson ont mis en lumière l'importance de développer rapidement des solutions thérapeutiques innovantes. Parallèlement, l'urgence climatique et les pressions réglementaires liées à la transition écologique imposent à l'industrie chimique de concevoir des processus plus durables et respectueux de l'environnement.
L'intégration de technologies numériques, comme l'intelligence artificielle, la modélisation moléculaire ou encore l’expérimentation à haut débit et l'automatisation des laboratoires, permet d'accélérer le développement de nouvelles molécules, matériaux et procédés tout en réduisant les coûts et l'empreinte écologique. Cependant, le plein potentiel de ces intégrations nécessite une maitrise de l’état de l’art et de l’expertise de telles technologies, ce qui pourrait être accéléré par une mutualisation des efforts au sein de la communauté. C'est dans cette optique qu'a été créée en octobre dernier l'Association Francophone de la Chimie Accélérée et Digitalisée (AFCAD).
Cette initiative vise à rassembler les acteurs plateformes académiques, industriels et institutionnels autour d'une vision commune : promouvoir l'innovation, partager les meilleures pratiques et relever ensemble les défis scientifiques et sociétaux liés aux technologies qui entourent la chimie de demain et plus particulièrement de la chimie digitalisée et accélérée grâce aux méthodes haut-débit (high-throughput) et potentiellement à l’automatisation. A travers l’organisation de journées thématiques, de workshops, et d’activités diverses, l'AFCAD ambitionne de devenir une plateforme favorisant une meilleure collaboration entre chercheurs, industriels et décideurs en facilitant le partage des données et des connaissances. L’objectif ultime de l’association est ainsi de renforcer l’impact et la visibilité de ce domaine stratégique au sein de la communauté.
Le comité d’organisation de l’association est actuellement constitué de Bernard Roux (SYENSQO - France), Florian Medina (JnJ - Belgique), Claire Ceballos (ESCOM - France), Pascal Miéville (EPFL - Suisse), Patrick Pasau (UCB Biopharma – Belgique) et Eugénie Romero-Laboureur (CEA – France), représentant notamment le périmètre Paris-Saclay via la Plateforme d’expérimentation à haut débit (HTE) (Service de Chimie Bioorganique et de Marquage (SCBM, Département Médicaments et technologies pour la Santé, Institut Joliot, CEA, Centre de Paris-Saclay). Les chantiers en cours sont i) la mise en place dans un futur proche d’un site internet (avec l’aide de François Pacquet, BetterChem - France), et ii) un programme d’animations pour l’année 2025. Aussi, les adhésions 2025 sont ouvertes. Pour adhérer à l’association, ou pour toute question ou suggestion, n’hésitez pas à contacter le comité via le secrétariat à c.ceballos@escom.fr.
-> Contact : Eugénie Romero-Laboureur (eugenie.romero@cea.fr)
Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI
Aussi, en avril 2022 et janvier 2023, la plateforme publiait ses premiers FOCUS PLATEFORME ! Les relire ?
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MTS / Plateforme d’expérimentation à haut débit (HTE). L’expérimentation à haut débit (High-Throughput Experimentation - HTE) consiste en la miniaturisation et la parallélisation de réactions chimiques à une échelle standard de 10 µM pour la découverte ou l’optimisation de réactions, permettant un gain de temps et d’argent considérables, tout en augmentant drastiquement le nombre de combinaisons possibles (format standard : plaque 96 puits). Inspiré de la plateforme HTE de l’Université de Pennsylvanie (Philadelphie), le CEA s’est récemment doté de l’expertise et de l’instrumentation nécessaires pour permettre le développement de nouvelles méthodologies de synthèse ainsi que la résolution de transformations chimiques difficiles. La plateforme d’expérimentation à haut débit, créée en 2021, est accessible aux utilisateurs du monde académique comme industriel.
A propos de l’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot : L’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot (CEA-Joliot) étudie les mécanismes du vivant pour, à la fois, produire des connaissances et répondre à des enjeux sociétaux au cœur de la stratégie du CEA : la santé et la médecine du futur, le numérique et la transition énergétique. Les travaux, fondamentaux ou appliqués, reposent sur des développements méthodologiques et technologiques. Les collaborateurs du CEA-Joliot sont pour moitié impliqués dans des unités mixtes de recherche (UMR), en partenariat avec le CNRS, l'INRAE, l’INRIA, l'Inserm, l’Université Paris-Saclay et l’Université de Paris. Le CEA-Joliot est implanté principalement sur le centre CEA-Paris-Saclay. Des équipes travaillent également à Orsay, Marcoule, Caen, Nice et Bordeaux.
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