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July 5, 10:36 AM
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Jeudi 25 juin 2026, dernier nous célébrions les 40 ans de l’unité ! 40 années de recherches et de découvertes pour un laboratoire qui n’a (presque) pas pris une ride. Les membres actuels et de nombreux alumnis se sont réunis pour une journée sous le signe du partage, des retrouvailles, et de la bonne humeur malgré la chaleur. Après une introduction par la doyenne de la Faculté de Pharmacie, Claire Janoir, et par le directeur actuel de l’unité, Nicolas Tsapis, le professeur Elias Fattal nous a fait redécouvrir l’historique du laboratoire, de la création du Laboratoire de Physicochimie, Pharmacotechnie, Biopharmacie, au déménagement tout récent à Henri Moissan.
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June 16, 5:32 PM
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Dans une étude publiée dans International Journal of Pharmaceutics et réalisée dans le cadre de la thèse du Dr Blandine Boche, les scientifiques de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont exploré une approche originale pour concevoir des émulsions pharmaceutiques plus durables et n'utilisant pas de tensioactifs synthétiques et pétrosourcés. Leur stratégie consiste à utiliser la quercétine, un flavonoïde naturel connu pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, non pas comme principe actif dissous dans les gouttelettes, mais sous forme de cristaux capables de stabiliser directement l’interface entre l’eau et l’huile. Les chercheurs ont préparé des émulsions de type huile-dans-eau avec plusieurs huiles de polarité croissante et ont montré que les cristaux de quercétine s’adsorbent de manière quasi irréversible à la surface des gouttelettes, formant une couche dense qui empêche leur fusion. Cette organisation confère aux émulsions une remarquable stabilité, maintenue pendant au moins 28 jours et parfois bien davantage. L’un des résultats les plus marquants concerne l’effet de la polarité de l’huile sur la morphologie des gouttelettes. Alors que les huiles les moins polaires produisent essentiellement des gouttelettes sphériques, les huiles plus polaires favorisent l’apparition de gouttelettes déformées, parfois très atypiques. Ces structures restent néanmoins stables grâce à la « coque solide » constituée par les cristaux adsorbés à l’interface. En revanche, la taille des gouttelettes dépend surtout de la concentration en cristaux et beaucoup moins de la nature de l’huile dans le régime de coalescence limitée. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour la formulation d’émulsions pharmaceutiques où un composé naturel peut jouer simultanément le rôle de principe actif et d’agent stabilisant, tout en permettant d’ajuster finement les propriétés physiques du système. -> Contact : nicolas.huang@universite-paris-saclay.fr / bertrand.fournier@universite-paris-saclay.fr
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April 29, 4:22 PM
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Dans une étude récemment publiée dans Journal of Materials Chemistry B, les scientifiques de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay), Fucen Luo, Thelma Akanchise et Angelina Angelova, ont développé une plateforme in vitro permettant d’évaluer l’efficacité de biomatériaux neuroprotecteurs face aux mécanismes interdépendants des maladies neurodégénératives, notamment le stress oxydatif, le dysfonctionnement mitochondrial et la neuro-inflammation. L’équipe a établi plusieurs modèles cellulaires de stress, reproductibles et adaptés à l’étude de ces altérations. Cette stratégie a permis d’examiner l’action de nanoparticules lipidiques à cristal liquide enrichies en plasmalogènes et co‑encapsulant des antioxydants tels que la mélatonine ou la quercétine. Les analyses montrent que ces nanovecteurs réduisent efficacement la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS), restaurent l’activité de l’adénosine triphosphate synthase (Complexe V) et atténuent les voies de signalisation inflammatoires. Ce cadre multi-modèle constitue un outil robuste pour caractériser les réponses cellulaires au stress et guider la conception rationnelle de futurs nanomatériaux neuroprotecteurs. -> Contact : angelina.angelova@universite-paris-saclay.fr
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March 25, 6:55 AM
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Les solvants organiques sont largement utilisés dans la fabrication de (nano)médicaments. Leur présence résiduelle dans les formulations finales peut poser des risques majeurs en termes de toxicité, mais affecte aussi la stabilité et la performance thérapeutique du (nano)médicament sur le long terme. Dans un article de revue paru dans Journal of Controlled Release, l’équipe du Dr Julien Nicolas de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) dresse un état de l’art des risques associés à la présence de résidus de solvants organiques dans les formulations pharmaceutiques et souligne l’importance du respect des exigences réglementaires. Elle met également en avant l’importance des méthodes analytiques et notamment de récents développements pour détecter et quantifier précisément ces résidus de solvants organiques dans le but de garantir la qualité et la sureté des formulations pharmaceutiques. Cette revue suggère également des stratégies alternatives visant à limiter l’utilisation de ces solvants, dans une optique de chimie verte, notamment à travers le développement par cette même équipe, d’une approche de formulation de nanoparticules polymères réalisée exclusivement dans l'eau (Guerassimoff et al., 2024). -> Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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March 2, 4:02 PM
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Dans un article publié dans ACS Biomacromolecules, l'équipe INPACT de l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) a mené une étude sur le développement de nanoparticules lipidiques (NPL) optimisées pour délivrer de l'ARNm de manière sélective aux macrophages pro-inflammatoires activés, qui sont des acteurs clés de nombreuses maladies inflammatoires. Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet CARN du PEPR Biothérapies et Bioproduction de Thérapies Innovantes (BBTI). Les chercheurs ont exploité la surexpression du récepteur CD44 à la surface de ces macrophages pour fonctionnaliser les NPL avec de l'acide hyaluronique (AH) couplé à un phospholipide afin de l'insérer dans les NPL. L’AH, étant le ligand naturel du CD44, devrait permettre un ciblage spécifique. La caractérisation des NPL a permis de démontrer la présence d'AH à leur surface. Cependant, les NPL produites par microfluidique nécessitent classiquement d’insérer à leur surface du polyéthylène glycol (PEG) pour garantir leur stabilité, ce qui peut limiter leur capture cellulaire sélective en raison de l'encombrement stérique induit par ces polymères. L’étude par l’équipe INPACT de l’équilibre entre la quantité de PEG et celle d’AH s'est avérée cruciale pour permettre à l'AH de diriger efficacement les NPL et l'ARNm vers les macrophages activés. Les NPL ainsi fonctionnalisés permettent de transfecter de manière significative les cellules activées, ouvrant de nouvelles perspectives pour les thérapies géniques ciblées. -> Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr / herve.hillaireau@universite-paris-saclay.fr
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February 26, 5:04 PM
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Dans une étude récente publiée dans Journal of Colloid and Interface Science, les scientifiques de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay), Thelma Akanchise et Angelina Angelova, ont montré comment la transformation structurale rapide de nanoparticules lipidiques ionisables incorporant des acides gras polyinsaturés oméga‑3 (un système d’administration de médicaments sensible au pH) peut contribuer à améliorer les défenses antioxydantes et l’activité des protéines mitochondriales. En utilisant la diffusion des rayons X aux petits angles résolue en temps (synchrotron SAXS), il a été démontré que la réorganisation de nanoparticules lipidiques en phase hexagonale (hexosomes), déclenchée par le pH, favorise la libération de composés antioxydants co‑encapsulés (ginkgolide B et quercétine). Après administration intranasale chez la souris, les nanosystèmes ont démontré une excellente biocompatibilité. Les analyses transcriptomiques et les études in vitro ont révélé une amélioration de la fonction mitochondriale, une augmentation de l’expression de l’ATP synthase, une activité accrue de la glutathion peroxydase et une modulation des voies associées aux ROS (espèces réactives de l’oxygène). -> Contact : angelina.angelova@universite-paris-saclay.fr
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February 3, 4:23 AM
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Disparition d'Amélie Bochot
C’est avec une profonde émotion et une très grande tristesse que nous avons appris le décès d’Amélie Bochot, samedi 31 janvier, à 56 ans. Amélie nous a quittés à la suite d’une maladie qu’elle combattait avec un courage exceptionnel depuis plus de dix ans. Docteur en Pharmacie, diplômée de l’Université de Bourgogne, Amélie est arrivée en octobre 1993 dans notre faculté à Chatenay-Malabry pour suivre le DEA de Pharmacotechnie et Biopharmacie. Après son stage dans l’UMR CNRS 8612, elle poursuit dans la même équipe par un doctorat, soutenu en 1998. Recrutée comme maître de conférences en Pharmacotechnie dans notre faculté puis promue professeure des universités en 2014, elle n’a jamais cessé, pendant toute sa carrière, y compris tout au long de sa maladie, de s’investir dans différentes tâches et missions au service de notre collectivité. Elle a ainsi régulièrement siégé à la commission de pédagogie ainsi qu’au conseil d’UFR. Elle a coordonné toute la partie pédagogie de l’opération Biologie-Pharmacie-Chimie en vue du déménagement de notre faculté sur le plateau de Saclay. Elle s’est impliquée très fortement dans les enseignements de Pharmacotechnie, discipline dont elle a assuré la responsabilité pendant plusieurs années. Elle a également pris en 2010, la responsabilité du parcours de master Technologie et management de la production pharmaceutique. Amélie était une excellente pédagogue, proche des étudiants pour lesquels elle se rendait toujours disponible et était, pour nombre d’entre nous, un modèle inspirant. Cet investissement en pédagogie avait été reconnu par l’obtention du grade de Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. En parallèle, elle a mené au sein de l’Institut Galien Paris-Saclay, une recherche originale et productive portant sur la conception de formes pharmaceutiques innovantes pour l’administration locale de substances actives. Elle a dirigé ou co-dirigé 13 thèses de doctorat d’université. Notre collègue représentait également notre faculté au sein d’instances extérieures, elle était membre du conseil de l’APGI (Association de Pharmacie Galénique Industrielle), du groupe Formulation de la SCF (Société Chimique de France) ainsi que membre titulaire au sein de l’Académie Nationale de Pharmacie. Amélie était une personne d’une droiture absolue, rigoureuse et qui mettait un haut niveau d’exigence dans son travail, associée à une bienveillance envers tous. Au-delà de ses qualités professionnelles, c’était une femme très attachante qui aimait la vie et qui incarnait l’élégance et le raffinement dans tout ce qu’elle entreprenait. Elle était appréciée et respectée de toute notre communauté et restera sans aucun doute dans les pensées de tous ceux d’entre nous qui l’ont côtoyée. Nous adressons nos plus sincères condoléances à son compagnon, sa famille, son équipe de recherche et à tous les amis qu’elle avait su se faire au sein de la Faculté. Claire Janoir, au nom de l’UFR Pharmacie.
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January 6, 4:06 PM
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Les nano-microparticules (NMPs) suscitent un intérêt en médecine ou encore dans l’industrie. Toutefois, leurs propriétés physico-chimiques soulèvent des inquiétudes pour la santé humaine. Dans une étude publiée dans Chemosphere, des scientifiques de l’UMR-S 1193 (INSERM/UPSaclay, Orsay) et de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay) ont examiné la toxicité de NMPs majeures : le dioxyde de titane (TiO₂), le polystyrène (Psty) et un biopolymère à base de chitosane (CSFe). Les chercheurs ont évalué l’impact de ces NMPs sur deux acteurs de l’homéostasie cellulaire : les microtubules et les mitochondries. Ils montrent que le CSFe provoque une faible mortalité cellulaire, contrairement au Psty et au TiO₂. Le Psty 0,2 μm est étonnamment moins toxique que le Psty 0,1 μm ou 0,5 μm. De plus, le CSFe et le Psty 0,2 μm induisent une hyperacétylation des microtubules, une réponse au stress cellulaire associée à des mécanismes de survie. Le TiO₂ endommage le réseau de microtubules sans provoquer une hyperacétylation, et modifie la distribution de la protéine CLIP-170, qui n’est plus localisée exclusivement aux extrémités en croissance des microtubules, suggérant une altération du fonctionnement des microtubules révélée par une capacité de croissance perturbée. L’analyse des mitochondries révèle que le CSFe ne perturbe pas leurs morphologies, tandis que le Psty (0,1 et 0,5 μm) et le TiO2 entraînent une fragmentation de ces organites, synonyme de stress cellulaire. Cette étude souligne l’importance de la taille et de la composition des NMPs sur la réponse cellulaire et montre que les microtubules et les mitochondries constituent des biomarqueurs pertinents de la toxicité des NMPs. -> Contact : daniel.perdiz@universite-paris-saclay.fr
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November 2, 2025 8:46 AM
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Les myocytes cardiaques possèdent une membrane de surface et un réseau dense de tubules transverses (TT), qui sont des invaginations de la membrane de surface qui pénètrent à l'intérieur de la cellule. De nombreuses protéines membranaires sont localisées à la fois dans la membrane de surface et dans la membrane des TT : c’est le cas notamment des récepteurs β-adrénergiques (β-ARs) qui régulent la fonction cardiaque lors de la stimulation sympathique. Mais on ignore si la localisation des β-ARs dans les TT ou à la membrane de surface modifie leur fonction. Dans le cadre d’un projet financé par l’ANR rassemblant quatre laboratoires de UPSaclay, le laboratoire de Signalisation et Physiopathologie Cardiovasculaire (UMR-S 1180 Inserm/UPSaclay, Orsay), l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay), le laboratoire BioCIS – Biomolécules : Conception, Isolement, Synthèse (CNRS/UPSaclay, Orsay) et le Service d’Ingénierie Moléculaire pour la Santé – SIMoS (DMTS CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), les scientifiques ont développé une technologie basée sur l'exclusion de taille afin d'étudier la fonction des β-AR situés dans la membrane de surface. Pour cela, ils ont synthétisé une molécule (PEG-Iso) en liant de manière covalente l'isoprénaline (Iso) à une chaîne de polyéthylène glycol (PEG) de 5000 Da afin d'augmenter la taille de l'agoniste β-AR et de l'empêcher d'accéder au réseau des TT. L'affinité du PEG-Iso et de l'Iso pour les récepteurs β1- et β2-AR a été mesurée à l'aide d'un radioligand. Des simulations de dynamique moléculaire ont été utilisées pour évaluer les conformations du PEG-Iso et quantifier l'impact du PEG sur l'accessibilité de l’Iso au solvant. À l'aide de la microscopie confocale, les scientifiques ont montré que la PEGylation contraint les molécules à l'extérieur du réseau de TT des myocytes ventriculaires adultes de rat en raison de la présence du glycocalyx extracellulaire. L'activation des récepteurs β-AR de la membrane de surface avec PEG-Iso produit une stimulation plus faible de l’AMPc cytosolique que l'Iso, mais une stimulation plus importante de la PKA cytosolique à des niveaux équivalents d’AMPc et des effets similaires sur les paramètres du couplage excitation-contraction. Cependant, le PEG-Iso produit une stimulation beaucoup plus faible de l’AMPc et de la PKA nucléaires que l'Iso. La conclusion de cette étude publiée dans eLife est que les récepteurs β-AR cardiaques situés dans la membrane de surface contrôlent principalement la voie cytosolique AMPc/PKA et la contractilité, tandis que les récepteurs β-AR de la membrane localisés dans les tubules T contrôlent principalement la voie AMPc/PKA nucléaire et la phosphorylation des protéines nucléaires qui en résulte. La stratégie d'exclusion par taille utilisant la PEGylation des ligands offre ainsi une approche unique pour étudier la fonction des récepteurs, canaux ioniques, transporteurs et enzymes membranaires présents à la surface des cellules cardiaques en comparaison avec leurs homologues présents dans les tubules transverses. -> Contact : rodolphe.fischmeister@inserm.fr / laurence.moine@universite-paris-saclay.fr / nicolas.tsapis@universite-paris-saclay.f / tap.ha-duong@universite-paris-saclay.fr / xavier.iturrioz@cea.fr
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October 22, 2025 12:39 PM
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Anaïs Pitto-Barry dans « brève de science » : soigner avec précision
En octobre, tous se mobilisent contre le cancer du sein. La lutte contre les cancers repose sur la prévention et des traitements de plus en plus efficaces. Anaïs Pitto-Barry, chimiste au CNRS à l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay), y participe en réalisant des recherches sur de futurs médicaments, mieux ciblés grâce à l’utilisation des nanotechnologies médicales, à l’échelle de l’infiniment petit. L’interview en vidéo en résumé - Anaïs Pitto-Barry, chimiste au CNRS à l'Institut Galien Paris-Saclay, développe de nouveaux médicaments pour le traitement de maladies graves et notamment du cancer.
- Elle développe des principes actifs avec comme objectif de les transporter au bon endroit dans le corps grâce à des « véhicules » à échelle nanométrique (un nanomètre équivaut à 0,000000001 mètre).
- Un tiers des personnes atteintes de cancers subissent des chimiothérapies qui ont des effets néfastes pour le corps entier, et pas seulement pour les cellules cancéreuses. Le travail de Anaïs Pitto-Barry consiste à emmener les principes actifs sur les cellules cancéreuses, ce qui limitera les effets secondaires.
- Elle a développé des principes actifs intéressants sur le plan biologique. Aujourd’hui elle cherche à conserver leur efficacité en les greffant à des « nano-véhicules ».
Voir la vidéo -> Contact : anais.pitto-barry@universite-paris-saclay.fr
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October 14, 2025 8:57 AM
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Dans un article de revue publié dans Drug Delivery and Translational Research, des chercheurs de l’équipe INPACT de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay) font le point sur l’utilisation de nanoparticules dans les stratégies de reprogrammation des macrophages par interférence ARN dans le cadre de l'immunothérapie du cancer. Les macrophages associés aux tumeurs (TAM) constituent le sous-type le plus abondant de cellules immunitaires présentes dans les tumeurs solides. Ils adoptent principalement un phénotype immunosuppresseur, contribuant ainsi à la progression tumorale. Une stratégie thérapeutique envisageable consiste à reprogrammer les TAM d’un état immunosuppresseur vers un état immunostimulateur en inhibant l’expression de protéines critiques au moyen d’ARN interférents (siRNA, miRNA et antagomirs). Cependant l’efficacité de cette approche reste limitée par la dégradation des ARN par les nucléases et par une pénétration cellulaire insuffisante. Ainsi cette revue décrit comment les nanoparticules lipidiques s’avérent très efficaces pour la vectorisation des ARN, notamment pour inhiber des médiateurs comme STAT6 et CSF-1R. Malgré les résultats prometteurs des études précliniques, les auteurs analysent les différents obstacles qui doivent être surmontés pour permettre la transposition de cette approche à la pratique clinique. Il s'agit notamment de cibler efficacement les macrophages du microenvironnement tumoral, d'optimiser la pénétration intracellulaire des acides nucléiques et de minimiser les effets indésirables. Enfin, si l’injection intratumorale, utilisée dans la majorité des études, présente un intérêt certain, elle n’est pas adaptée à de nombreuses tumeurs. Dans ces cas, les auteurs soulignent l’importance de développer des stratégies de ciblage, notamment par l’utilisation de ligands spécifiques. -> Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr / francois.fay@universite-paris-saclay.fr / juliette.vergnaud@universite-paris-saclay.fr
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September 23, 2025 3:42 PM
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Dans un article de revue publiée dans Journal of Controlled Release, des chercheurs des équipes INPACT de l’Institut Galien Paris-Saclay (CNRS/UPSaclay, Orsay) et du Laboratoire Infection et Inflammation (UMR-S 1173 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Montigny-le-Bretonneux), toutes deux appartenant à l’IHU Sepsis, font le point sur les approches s’appyuant sur les nanoparticules pour traiter le sepsis. En effet, grâce à leurs capacités à traverser les barrières biologiques et délivrer des agents thérapeutiques de manière ciblée, les nanoparticules offrent des perspectives prometteuses pour le traitement du sepsis. Alors que leur développement a longtemps visé des applications antimicrobiennes, plusieurs études récentes montrent leur potentiel pour moduler l’inflammation aiguë ou l’immunosuppression secondaire, deux phases clés du sepsis. La revue présente un panorama des stratégies actuelles, allant des interventions antibactériennes aux approches ciblant l’hyper- et l’hypoinflammation, et aborde l’émergence des stratégies basées sur la vectorisation des acides nucléiques, notamment les ARNs, ouvrant la voie à de nouvelles thérapies innovantes. Cette synthèse met ainsi en lumière le rôle croissant de la nanomédecine dans le développement de nouvelles thérapies contre le sepsis comme celles développées par les deux équipes dans le cadre de l’IHU Sepsis. -> Contact : francois.fay@universite-paris-saclay.fr / elias.fattal@universite-paris-saclay.fr
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September 9, 2025 5:19 PM
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L’administration de chimiothérapies se fait majoritairement par voie intraveineuse, qui est invasive et qui nécessite des déplacements fréquents à l’hôpital et expose le patient à un risque accru d’infections. La voie sous-cutanée (SC) est une alternative prometteuse pour une chimiothérapie moins douloureuse et moins couteuse, et pouvant être administrée à domicile. Cependant, la toxicité intrinsèque des chimiothérapies limite considérablement leur utilisation par cette voie d’administration. Les scientifiques de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay) s'intéressent depuis plusieurs années au développement de prodrogues polymères afin de faciliter l'administration SC de chimiothérapies. Après des premiers travaux prometteurs sur l’administration SC du paclitaxel, principe actif vésicant utilisé dans la formulation du Taxol (JACS 2022), ils ont étendu cette approche à l'administration d'un autre agent de chimiothérapie, la Gemcitabine (Gem), via l'utilisation de prodrogues polymères thermosensibles et dégradables permettant : (i) une administration SC dépourvue de toxicité locale, (ii) une libération contrôlée du principe actif par la solubilisation thermosensible du polymère, et (iii) une excrétion du polymère facilitée par sa dégradation rapide. L'injection SC in vivo à un modèle murin de la forme prodrogue, dégradable ou non, a permis de supprimer la toxicité locale induite par la Gem libre et les prodrogues non dégradables ont montré une efficacité anticancéreuse supérieure à celle du Gemzar®, la formulation commerciale de la Gem. Ces travaux, publiés dans Chemical Science, ouvrent ainsi la voie à l’administration de chimiothérapies, moins coûteuses et plus confortables pour le patient. -> Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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June 17, 11:15 AM
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Elias Fattal reçoit le President Distinction Award de l’EUFEPS (European Federation for Pharmaceutical Sciences)
Au cours du congrès annuel de l’EUFEPS, qui s’est tenu à Naples (Italie) du 27 au 29 mai 2026, Elias Fattal a reçu le President Distinction Award. Ce prix récompense généralement des scientifiques de haut niveau ou des figures majeures de la recherche qui ont contribué de manière significative au développement des sciences pharmaceutiques à l’échelle européenne et internationale. Elias Fattal est professeur émérite de pharmacotechnie à l'Université Paris-Saclay. Il a dirigé l'Institut Galien Paris-Saclay (UMR CNRS 8612) de 2010 à 2019. Il fait partie de l’équipe Ingénierie particulaire et cellulaire à visée thérapeutique (INPACT). Il est membre titulaire de l’Académie nationale de pharmacie, membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, fellow de l’Académie européenne des sciences (EURASC) et de la Controlled Release Society. -> Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr
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April 30, 5:22 PM
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Optimiser la chimiothérapie grâce à des jumeaux numériques
En combinant modélisation et tests in vivo, une équipe de scientifiques est parvenue à entraîner efficacement un modèle de jumeau numérique qui permet de prédire le meilleur protocole d’administration d’un traitement innovant contre le cancer du sein. En modulant les doses et le schéma d’administration grâce à ce modèle, ils ont obtenu une efficacité supérieure aux traitements actuels, jusqu’à 60 % de rémission complète chez la souris sans effets secondaires supplémentaires détectables. La chimiothérapie reste un pilier du traitement des cancers, mais avec deux défauts majeurs : une efficacité parfois limitée et des effets secondaires importants. À cela s’ajoute une contrainte pratique non négligeable : la plupart des traitements sont administrés par voie intraveineuse, une méthode lourde pour les patients et coûteuse pour les systèmes de santé. Pour contourner ces limites, les scientifiques développent depuis plusieurs années des « nanomédicaments », capables de mieux cibler les tumeurs et de circuler plus longtemps dans l’organisme. Ils étudient également leur administration par la voie sous-cutanée, qui est plus confortable pour le patient et moins coûteuse que la voie intraveineuse. Mais plusieurs défis persistent, et notamment celui d’optimiser les protocoles d’administration de ces traitement innovants sans multiplier les tests sur les animaux. C’est précisément la question abordée par une équipe interdisciplinaire de chimistes de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) et de biologistes et mathématiciens du Centre de recherche en cancérologie de Marseille (Inria/Inserm/CNRS/Aix-Marseille Université/Institut Paoli Calmettes). Les scientifiques ont conçu un modèle combinant pharmacocinétique (le devenir du médicament dans l’organisme) et pharmacodynamique (son effet sur la tumeur) qui leur permet de prédire l’efficacité d’un traitement thérapeutique en fonction des dosages et de la durée et séquence du traitement. Ils ont appliqué ce modèle à un anticancéreux innovant : une version modifiée du paclitaxel, largement utilisé en chimiothérapie, qui est ici lié à un polymère hydrosoluble pour permettre son injection par voie sous-cutanée. Cette molécule, appelée prodrogue polymère, permet une libération lente du médicament et pourrait, à terme, faciliter des traitements à domicile ou dans des zones géographiques éloignées de centres hospitaliers. Lire la suite de l’Actu CNRS et l’article paru dans Advanced Healthcare Materials. -> Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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April 5, 10:53 AM
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Comment définir la dose et la fréquence d’administration d’une chimiothérapie ? En pharmacologie, la question est cruciale. Une équipe pluridisciplinaire, à laquelle participe Inria, a mis au point un modèle numérique capable d’y répondre et ayant fait ses preuves in vivo. Des résultats majeurs qui ouvrent la porte à une meilleure efficacité des traitements. Du traitement innovant à la modélisation C’est un challenge ambitieux que Julien Nicolas, directeur de recherche CNRS à l'Institut Galien Paris Saclay, a proposé en 2019 à l’équipe-projet COMPO (commune au Centre de recherches en cancérologie de Marseille et au Centre Inria d’université Côte d'Azur) : comment trouver le meilleur schéma d’administration pour sa nouvelle molécule ? « Habituellement, le protocole des chimiothérapies se base sur la dose maximale tolérée et le traitement est dispensé en intraveineuse à l’hôpital, explique Sébastien Benzekry, codirecteur de COMPO. Mais la solution de Julien Nicolas repose sur un nanovecteur permettant l’administration de la chimiothérapie par injection sous-cutanée, ce qui offrirait la possibilité de soigner les patients à domicile. Par la même occasion, cette avancée donne l’opportunité d’optimiser les doses et les fréquences d’administration pour rendre le traitement le plus efficace possible. C’est ce qu’il nous a demandé d’explorer. » Pour relever le défi, Sébastien Benzekry et Anne Rodallec, enseignante-chercheure en pharmacocinétique au sein de COMPO, se sont lancés dès 2020 dans la conception d’un modèle numérique prenant en compte à la fois des données pharmacocinétiques, c’est-à-dire sur la distribution et l’évolution de la concentration du produit dans le sang en fonction du temps, et des données pharmacodynamiques, qui, elles, révèlent l’efficacité du traitement (son action sur la réduction de la taille de la tumeur). Lire la suite de l’Actu INRIA -> Contact : julien.nicolas@universite-paris-saclay.fr
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March 25, 5:37 AM
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Elias Fattal, lauréat du SITELF International Award 2026
La SITELF (Italian Society of Pharmaceutical Technology) a récompensé le Pr Elias Fattal en lui attribuant le prix SITELF International Award 2026. Ce prix, décerné par un jury international composé de 33 scientifiques de renom issus de 14 pays, lui a été remis lors du 15th World Meeting on Pharmaceutics, Biopharmaceutics and Pharmaceutical Technology, qui s'est tenu à Prague du 23 au 26 mars 2026. À cette occasion, il a présenté ses travaux sur des stratégies de nanomédecine visant à améliorer l'efficacité des médicaments dans le traitement des maladies inflammatoires. Professeur émérite de Pharmacotechnie à l'Université Paris-Saclay, Elias Fattal a dirigé l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) de 2010 à 2019. Il fait partie de l’équipe Ingénierie particulaire et cellulaire à visée thérapeutique (INPACT). Membre de l’Académie nationale de pharmacie, membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, fellow de l’Académie européenne des sciences (EURASC) et de la Controlled Release Society, Elias Fattal a reçu une récompense de l'Académie des sciences en 2016 pour ses travaux à l’interface de la chimie et de la biologie, puis, en 2018, le prix Maurice-Marie Janot. -> Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr
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February 26, 5:14 PM
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Les cancers du sein se caractérisent par des métabolismes énergétiques complexes impliquant l'effet Warburg, mais aussi les mitochondries. Les cellules tumorales sont particulièrement flexibles, choisissant la phosphorylation oxydative ou la glycolyse selon leurs besoins et leur agressivité. Au sein des mitochondries, TRAP1, protéine chaperonne de la famille HSP90, exerce des effets régulateurs sur plusieurs fonctions vitales de la cellule dont la phosphorylation oxydative, la production d'espèces réactives de l'oxygène et l'apoptose en interagissant avec certains complexes de la chaîne respiratoire ou le mPTP. Dans une étude publiée dans Biomedicine & Pharmacotherapy, l'équipe INPACT de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay), en collaboration avec le laboratoire de synthèse organique de l’Ecole Polytechnique, le Metabolizsm’ Group de l’Université fédérale de Rio de Janeiro et l’UMR 9018 METSY (CNRS/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif), a proposé de moduler les fonctions de TRAP1 à l'aide d'une molécule mitochondriotrope, le 6BrCaQ-C10-TPP, ciblant au sein des cellules tumorales mammaires son domaine C-terminal. Cette molécule bloque la prolifération sans apoptose massive et induit la dissipation du potentiel membranaire mitochondrial. Le 6BrCaQ-C10-TPP semble également moduler des régulateurs de la transition épithélio-mésenchymateuse sans réponse commune dans toutes les lignées cellulaires. De plus, la machinerie chaperonique est affectée ainsi que les partenaires SDH-A/B. Enfin, des traitements à court terme avec le 6BrCaQ-C10-TPP modifient le métabolisme énergétique en favorisant la glycolyse. La modulation de TRAP1 exerce donc un effet antitumoral dépendant de la lignée cellulaire en modulant les principales fonctions mitochondriales ce qui fait de cette protéine une cible d’intérêt. -> Contact : juliette.vergnaud@universite-paris-saclay.fr / elias.fattal@universite-paris-saclay.fr / samir.messaoudi@polytechnique.edu
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February 17, 5:30 AM
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Dans une étude publiée dans Analytica Chimica Acta, les scientifiques de l’équipe Microscale Analytical Science for Therapy and Diagnostics de l’Institut Galien Paris Saclay – IGPS (UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay) ont développé une approche innovante basée sur la combinaison de deux modes de préconcentration électrocinétique et d’une recirculation des nanoparticules magnétiques dans le dispositif miniaturisé. Ceci a permis d’obtenir un facteur d’enrichissement de 150 et la réalisation d’une caractérisation fine de nanoparticules magnétiques. Différentes populations de nanoparticules cœur-coquille fonctionnalisées par la sulfobétaïne, de tailles (40 et 125 nm) et de formes (sphériques et non sphériques) variées, ont ainsi été analysées. Le signal obtenu constitue une véritable empreinte de ces nanoparticules magnétiques. Ceci ouvre la voie à leur caractérisation directe en milieu de suspension lors de synthèses multi-étapes fournissant ainsi des indications précieuses pour l’optimisation des procédés de synthèse. Elle permet également de réaliser une caractérisation des nanoparticules magnétiques à très faible concentration ce qui est crucial pour les applications en ingénierie cellulaire afin de limiter la cytotoxicité, liée notamment à l’agrégation des nanoparticules lorsqu’elles sont à forte concentration. -> Contact : thanh-duc.mai@universite-paris-saclay.fr / claire.smadja@universite-paris-saclay.fr
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February 1, 10:59 AM
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Le 24 janvier 2026, Myriam Taverna a été solennellement intronisée à Bruxelles au sein de l’Académie Royale de Médecine de Belgique. Myriam Taverna est Professeure de biotechnologie et chimie analytique à la Faculté de Pharmacie Paris-Saclay et Directrice adjointe de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay). Cette distinction majeure vient consacrer l’excellence de son engagement scientifique et de ses contributions au domaine des sciences pharmaceutiques. Elle rejoint ainsi, avec un grand honneur, cette institution prestigieuse en tant que membre étrangère, aux côtés de dix nouveaux membres élus pour l’année 2026, et intégrera la section des sciences pharmaceutiques. -> Contact : myriam.taverna@universite-paris-saclay.fr
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December 3, 2025 5:48 AM
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La polarisation dysfonctionnelle des macrophages est fortement impliquée dans la pathogenèse de multiples affections, notamment les processus inflammatoires et la progression tumorale. Dans une étude publiée dans International Journal of Pharmaceutics, l'équipe INPACT de l'Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay), en collaboration avec l'unité de Radiothérapie Moléculaire et Innovation Thérapeutique (UMR-S 1030 INSERM/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif), s'est intéressée à la protéine P2Y2. Son inhibition est envisagée comme une stratégie permettant de reprogrammer phénotypiquement les macrophages afin de restaurer ou de renforcer leur fonctionnalité antitumorale. Pour ce faire, l'équipe a utilisé de petits ARN interférents (siRNA) capables de dégrader l’ARNm de P2Y2. Pour transporter les siRNA intacts jusqu'aux macrophages et favoriser leur internalisation cellulaire, des nanoparticules lipidiques (LNPs) ont été utilisées. L'efficacité de ces LNPs dépend de la présence à leur surface d'un conjugué phospholipide-polyéthylène glycol (Lipide-PEG). Trois types de LNPs, ne différant que par la longueur de la double chaîne lipidique de ce conjugué (C14, C16 et C18), ont été conçus. Les expériences menées sur des macrophages dérivés de la moelle osseuse de souris ont montré que toutes les formulations de LNPs étaient correctement internalisées de façon comparable. Les LNPs utilisant le DMG-PEG (C14) ont cependant démontré la plus grande efficacité, avec un niveau élevé d'inhibition et une cinétique rapide. À l'inverse, les LNPs dotées des chaînes les plus longues sont restées inefficaces plus longtemps, le siRNA restant bloqué dans des compartiments intracellulaires. Cette étude démontre donc que le choix de l'ancre lipidique du PEG est d'une importance capitale pour la performance des LNPs et leur développement dans l’objectif de moduler les fonctions des macrophages. -> Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr / francois.fay@universite-paris-saclay.fr / juliette.vergnaud@universite-paris-saclay.fr
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October 30, 2025 6:27 AM
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Dans une étude publiée dans Talanta, des scientifiques de l’équipe Protéines et Nanotechnologies en Sciences Analytiques (PNAS) de l’Institut Galien Paris-Saclay – IGPS (CNRS/UPSaclay, Orsay) ont mis au point une technique permettant pour la première fois l’analyse de vésicules extracellulaires (VEs) selon leur point isolélectrique (pI) par focalisation isoélectrique capillaire (cIEF). Pour cela, ils ont utilisé la cIEF couplée à une détection par imagerie de l’intégralité des zones focalisées dans le capillaire (WCID) et la cIEF conventionnelle couplée à la détection par fluorescence induite par laser (après marquage par un fluorophore des VEs) et à l’UV. L’étude révèle que les VEs présentent une agrégation significative lors de leur migration vers la zone de leur pI, mais qu’elles sont relativement préservées de la lyse. En optimisant des paramètres clés tels que la tension, l'ajout de solubilisants, la distance de focalisation, les scientifiques ont réussi à réduire ce problème. Leurs résultats démontrent qu’il est possible de distinguer différentes sous populations d’VEs de même origine, mais aussi que les VEs isolées de différentes sources présentent des pI différents : celles de lait bovin étant les plus acides (pI~4,0-4,1), tandis que les VEs de plasma porcin et humain montrent des pI plus basiques (4,7-4,9 et 5,8-6,7, respectivement). Leur étude révèle la nécessité d'une optimisation de la cIEF pour chaque source de VE. L'utilisation d'un capillaire court (< 10 cm), de la cIEF par imagerie, d'un faible champ électrique et de solubilisants (e.g. Tween 80) est recommandée pour préserver l'intégrité des VE lors des analyses. -> Contact : myriam.taverna@universite-paris-saclay.fr
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October 14, 2025 9:01 AM
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Modéliser les nanovecteurs à base de polymères pour optimiser l’encapsulation et la délivrance contrôlée de médicaments
Dans une revue publiée dans Advanced Healthcare Materials, une équipe de chercheurs de l’Université de Fuzhou, de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay) et du laboratoire BioCIS – Biomolécules : Conception, Isolement, Synthèse (CNRS/UPSaclay, Orsay) fait le point sur les avancées permises par les études de modélisation moléculaire dans la compréhension des propriétés physico-chimiques et structurales des nanovecteurs de médicaments à base de polymères. Les nanovecteurs de polymères permettent d’encapsuler les principes actifs dans des nanoparticules, permettant de les protéger d’une dégradation trop précoce, et de les délivrer de façon contrôlée dans les cellules visées, réduisant leurs effets secondaires. Une large majorité de ces nanovecteurs est développée par essais-erreurs, nécessitant beaucoup de temps et de ressources. Dans ce contexte, les approches assistées par ordinateur permettent de rationaliser et d’accélérer leurs développements à moindre coût. Après une présentation (accessible aux non-experts du domaine) des techniques computationnelles couramment utilisées, cette revue met en valeur les éclairages que ces approches apportent à l’échelle moléculaire sur 1) l’auto-assemblage et l’organisation supramoléculaire des polymères dans les nanovecteurs (micelles, polymères prodrogues, dendrimères), 2) leurs interactions avec les membranes cellulaires et leur internalisation, et 3) la libération des principes actifs par des stimuli physiques (température), chimiques (pH) ou biologiques (enzymes). -> Contact : tap.ha-duong@universite-paris-saclay.fr
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October 8, 2025 4:42 AM
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Les nanomédicaments photoactivables sont des agents thérapeutiques qui en fonction de leur nature et leur composition peuvent générer de la chaleur, produire des espèces réactives de l'oxygène ou même déclencher des réactions photochimiques suite à leur interaction avec la lumière. Ces agents peuvent ainsi être utilisés pour le diagnostic, la surveillance et l'induction à distance d'effets thérapeutiques. Cependant, à cause de leur complexité et/ou leur interaction limité avec la lumière, peu de nanomédicaments photoactivables ont été approuvés pour un usage clinique. Par conséquent, les nanomédicaments photoactivables bioinspirés ont connu des progrès considérables ces dernières années, accompagnés de nombreux développements essentiels visant à améliorer leurs applications biomédicales. En effet, la nature est une source d'inspiration considérable pour concevoir des nanosystèmes photoactivables innovants. Par exemple, la bioinspiration tirée des espèces photosynthétiques, des antennes collectrices de lumière, des chlorophylles et des caroténoïdes a conduit au développement des nanostructures uniques présentant de larges sections spectrales et des mécanismes de photoprotection efficaces. Dans un article de revue publiée dans Chemical Society Reviews, des chercheurs des équipes MULTIPHASE de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, UMR 8612 CNRS/UPSaclay, Orsay) et « Biologie Moléculaire des Corynébactéries et Mycobactéries » de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) présentent une perspective globale sur la manière dont la bioinspiration a contribué au développement de nanomédicaments photoactivables en surmontant certaines des limites des nanosystèmes photoactivables conventionnels. Cette étude bibliographie a fait l'objet de la couverture du journal. -> Contact : ali.makky@universite-paris-saclay.fr
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September 9, 2025 5:39 PM
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L’administration pulmonaire de nanoparticules lipidiques chargées en ARN interférents anti-TNFα chez la souris permet une récupération rapide en cas de syndrome de syndrome de détresse respiratoire
Dans une étude publiée dans Advanced Healthcare Materials, des scientifiques de l’équipe INPACT de l’Institut Galien Paris-Saclay (IGPS, CNRS/UPSaclay, Orsay) et de l’IHU Sepsis ont décrit une nouvelle méthode de traitement du syndrome de détresse respiratoire, une complication grave du sepsis. Le traitement vise à réduire l'inflammation en ciblant une protéine clé, le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α) par des ARN interférents (ARNi) vectorisés par des nanoparticules lipidiques (NPL) et administrés directement dans les poumons pour un effet rapide. Les résultats montrent que les cellules immunitaires inflammées (macrophages et neutrophiles) absorbent rapidement ces nanoparticules. Une fois à l'intérieur, l’ARNi est libéré rapidement dans le cytoplasme et efficacement pour inhiber la production de TNF-α. Des tests sur un modèle murin de détresse respiratoire ont montré que l'administration pulmonaire permet aux nanoparticules de s'accumuler dans les cellules immunitaires des poumons, particulièrement les macrophages. Cette distribution entraîne une réduction des niveaux de TNF-α et d'IL-6, démontrant un effet anti-inflammatoire rapide. En conclusion, ces travaux soulignent le potentiel des nanoparticules d’ARNi-TNF-α pour traiter les maladies inflammatoires pulmonaires, tout en insistant sur l'importance d'optimiser leur distribution et le moment de leur administration pour maximiser leurs effets thérapeutiques. -> Contact : elias.fattal@universite-paris-saclay.fr / francois.fay@universite-paris-saclay.fr
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