LabEx LERMIT
9.9K views | +0 today
Follow
 
Rescooped by LabEx LERMIT from Life Sciences Université Paris-Saclay
onto LabEx LERMIT
Scoop.it!

#LERMIT - Les nanoparticules sont des vecteurs de médicaments prometteurs, mais qu’en est-il de leur toxicité, en particulier sur le plan immunitaire?

#LERMIT - Les nanoparticules sont des vecteurs de médicaments prometteurs, mais qu’en est-il de leur toxicité, en particulier sur le plan immunitaire? | LabEx LERMIT | Scoop.it

Sachant que les nanoparticules (NP) peuvent activer le système immunitaire, leurs effets doivent être évalués comme de nouveau critère de biocompatibilité pour les biomatériaux. En effet, les conséquences immunitaires peuvent constituer des complications potentielles en nanomédecine. Parmi les biomatériaux émergents, les NP de poly(acide lactique-acide glycolique) (PLGA) sont largement explorées pour diverses applications dans lesquelles le degré d'effet adjuvant désiré peut varier.  Or des résultats contradictoires sont rapportés concernant leurs effets sur les cellules dendritiques (DC).

 

Dans une récente étude parue dans Nanotoxicology, des toxicologues (UMR-S 996 INSERM/UPSud) et galénistes (UMR 8612 CNRS/UPSud) de l’Université Paris-Sud (Faculté de Pharmacie, LabEx LERMIT) ont cherché à clarifier ce point en mettant l'accent sur l'impact relatif des propriétés de surface des particules. À cette fin, les fonctions d’internalisation, de modulation du phénotype et de présentation d’antigènes des DC ont été mesurées en réponse aux différentes NP.

 

Les résultats démontrent que les NP de PLGA sont rapidement internalisées par les DC et n'exercent pas d'effets cytotoxiques. Cependant, lors d'une exposition à ces NP, les DC présentent des phénotypes et des profils de sécrétion de cytokines compatibles avec leur activation. Ce travail a permis de souligner que les NP de PLGA peuvent mimer des signaux de danger comparables aux antigènes des TLR, sans pour autant induire une réponse lymphocytaire spécifique d’antigène, ce qui constitue une bonne indication de leur innocuité.

 

Contact : saadia.kerdine-romer@u-psud.fr ou herve.hillaireau@u-psud.fr


Via Life Sciences UPSaclay
No comment yet.
Your new post is loading...
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#LERMIT -  Une nouvelle méthode de synthèse de C-aryl hérérosides

#LERMIT -  Une nouvelle méthode de synthèse de C-aryl hérérosides | LabEx LERMIT | Scoop.it

Dans le cadre d’une collaboration entre le laboratoire BioCIS – CNRS UMR 8076, le laboratoire ICMMO- CNRS UMR 8182 et le Laboratoire de Chimie Moléculaire (LCM), CNRS UMR 9168, Ecole Polytechnique, des chercheurs ont mis au point une méthode originale pour synthétiser des C-hétérosides. Ces travaux publiés dans la revue Chemical Communication représentent une avancée notable en glycochimie et ouvrent la possibilité à de multiples applications dans la synthèse de molécules complexes d’intérêt thérapeutique.

 

Les C-hétérosides, analogues des O-hétérosides possédant une liaison C-C en position anomérique, sont d’excellents mimétiques stables dans les milieux biologiques car la liaison C-glycosidique est résistante à l’hydrolyse enzymatique. La nouvelle méthode mise au point pour la synthèse des C-hétérosides, consiste à faire réagir d’une manière diastéréosélective différents pseudoglycals avec des partenaires aryles iodés en présence d’un catalyseur au palladium. Les aryl-C-hétérosides synthétisés peuvent être utilisés en tant que ’’briques moléculaires’’ pour construire des molécules complexes d’intérêt thérapeutique. De plus, des calculs théoriques par DFT ont permet d’expliquer la diastéréosélectivité de la réaction. Cette méthode ouvre ainsi une voie à diverses applications en chimie médicinale ainsi qu’à la synthèse de thioglycoconjugués.

 

Article: Ghouilem, R. Franco, P. Retailleau, M. Alami, V. Gandon, S. Messaoudi, Regio- and diastereoselective Pd-​catalyzed synthesis of C2-​aryl glycosides,  Chem. Chomm. 2020, 56, 7175-7178

 

Contacts: samir.messaoudi@universite-paris-saclay.fr

vincent.gandon@universite-paris-saclay.fr

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#LERMIT- Inscriptions ouvertes pour l'École de l'Innovation Thérapeutique 2020

#LERMIT- Inscriptions ouvertes pour l'École de l'Innovation Thérapeutique 2020 | LabEx LERMIT | Scoop.it
Les inscriptions sont ouvertes pour la 4ème édition de l'Ecole de l'Innovation Thérapeutique organisée  par AriisAviesan
 l'Inserm,  le Labex Lermit  de l'Univerité Paris Saclay et le Leem et qui  aura lieu de 12 au 14 novembre 2020 à Villiers-le-Mahieu (78).
 

Durant 3 jours, 40 chercheurs du privé et du public et 40 doctorants, sélectionnés par un jury d’expert, pourront au travers des conférences, ateliers et rencontres, se familiariser avec la complexité de la R&D pharmaceutique. 

 

Cette école organisée tous les deux ans par les partenaires a pour objectifs de :

Rassembler chercheurs, doctorants et intervenants académiques et industriels pour :

    - Développer une culture de recherche partenariale public/privé et garantir l’attractivité de la recherche française,

     - Mieux appréhender les liens entre la recherche publique et la recherche privée dès la formation des chercheurs (Ecole doctorale),

     - Faire connaître l’activité de recherche des entreprises et les partenariats publics/privés

 

Favoriser les échanges pour :

     - Faire connaître les enjeux de recherche des entreprises privées

     - Faire découvrir l’organisation, l’environnement et les métiers de la recherche

     - Sensibiliser les doctorants à la problématique de l’insertion professionnelle

 

Tous les frais d'hébergements et de restauration sont intégralement pris en charge, n'attendez plus pour vous inscrire !

 

Date limite d'inscription : 15 septembre 2020

 

Programme et inscription sur le site dédié :

 

https://evenium-site.com/site/jrs-eit-ecole-de-l-innovation-therapeutique-2020

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#LERMIT - Banque Venomics : découverte de deux toxines régulant l’activité de récepteurs aux mélanocortines

#LERMIT - Banque Venomics : découverte de deux toxines régulant l’activité de récepteurs aux mélanocortines | LabEx LERMIT | Scoop.it

Dans un article publié dans le Journal of Medicinal Chemistry, une collaboration internationale menée par une équipe du SIMoS (CEA-Joliot, DMTS, Saclay, membre du LabEx LERMIT) montre l’intérêt de créer des banques de toxines pour identifier des molécules régulant des cibles thérapeutiques.

 

Il existerait plus de 200 000 espèces qui fabriquent un venin pour leur défense ou leur prédation. Les toxines qui entrent dans la composition de ces venins sont des peptides qui agissent sur de très nombreux processus physiologiques. Elles constituent un vivier pour développer de futures molécules à visée thérapeutique (pour soigner les douleurs, le diabète, les allergies…). Vivier d’autant plus important que les récentes avancées méthodologiques d’identifications (omiques) laissent entrevoir un nombre gigantesque de ces molécules : 40 millions alors que seules 5 000 d’entre elles ont été caractérisées sur le plan pharmacologique.

Au début des années 2010, un consortium européen, coordonné par le SIMoS et financé par l’Union européenne, s’est créé dans le but non seulement d’étudier l’énorme diversité de ces peptides par le développement des technologies omiques, mais aussi de reproduire cette diversité in vitro en générant de grandes banques de peptides combinatoires synthétiques utilisables dans les programmes de découverte de médicaments.

Par des approches de protéomique et transcriptomique, le consortium a identifié plus de 20 000 séquences de peptides de venin dans 191 espèces. Dans un deuxième temps, par deux approches complémentaire de production de peptides (synthèse en phase solide et expression recombinante en bactérie), une banque de 3597 toxines a été générée.

Etonnamment, les chercheurs ont montré par criblage que 8 % des toxines de cette banque semblent réguler l’activité du récepteur 4 aux mélanocortines, de la grande famille des récepteurs couplés aux protéines G (RCPG). Le gène MCR4 codant ce récepteur est considéré comme la cause d’obésité monogénique la plus fréquente, ce qui en fait une cible thérapeutique pour soigner certains troubles de l’alimentation. Parmi les 286 toxines de la banque régulatrices de MCR4, les chercheurs ont été intrigués par deux d’entre elles, N-TRTX-Preg1a et N-BUTX-Ptr1a, dont les motifs de cystéine laissaient penser qu’elles seraient des inhibiteurs de canaux ioniques plutôt que de RCPG. Plusieurs tests fonctionnels montrent que ces deux toxines n’affectent pas les canaux ioniques mais qu’elles se lient à quatre récepteurs aux mélanocortines (MC1R, MC3R, MC4R et MC5R) et que, in vivo, elles activent la voie de signalisation de MC1R. La détermination de leurs structures tridimensionnelles montre que ces deux toxines ne ressemblent pas aux agonistes naturels de MC1R et qu’elles constituent de nouveaux groupes structuraux au sein de leurs familles respectives.

Ces travaux publiés dans Journal of Medicinal Chemistry mettent en lumière l’intérêt d’une banque telle que Venomics pour identifier des ligands de structure et d’activité pharmacologique inhabituelles. De plus, ils ouvrent la voie au développement de nouveaux modulateurs des MCR.

 

Référence :

Reynaud et al., A Venomics Approach Coupled to High-Throughput Toxin Production Strategies Identifies the First Venom-Derived Melanocortin Receptor Agonists., Journal of Medicinal Chemistry, 2020

https://doi.org/10.1021/acs.jmedchem.0c00485

 

Contact : nicolas.gilles@cea.fr

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#ONCO - Les checkpoints immunitaires : une nouvelle cible dans le traitement du cancer du rein

#ONCO - Les checkpoints immunitaires : une nouvelle cible dans le traitement du cancer du rein | LabEx LERMIT | Scoop.it

Des chercheurs du CEA-Jacob et de CentraleSupélec ont identifié de nouveaux « checkpoints » immunitaires comme cibles potentielles dans les carcinomes rénaux à cellules claires.

 

Les carcinomes rénaux à cellules claires (ccRCC) représentent la majorité des cancers du rein de l'adulte. Ils ont la propriété d'être immunogéniques : ils sont reconnus par le système immunitaire du patient qui met alors en place une réponse immune contre la tumeur. 

 

Toutefois, le système immunitaire peut être paralysé par la tumeur. Ceci se fait via des "checkpoints", des interactions moléculaires entre un ligand présent sur la cellule tumorale et un récepteur présent sur une cellule immunitaire. Cette interaction a pour conséquence l'inhibition fonctionnelle de la cellule immunitaire, bloquant ainsi la réponse immune anti-tumorale.

Malgré l'efficacité clinique de certains inhibiteurs de ces « checkpoints » (i.e., anticorps anti-checkpoint) pour traiter les ccRCC, de nombreux patients ne répondent pas au traitement, suggérant que des mécanismes immunosuppresseurs non encore décrits coexisteraient au sein des tumeurs et de leur microenvironnement. Dans ce contexte, l'objectif des chercheurs du CEA-Jacob et de CentraleSupélec a été d'identifier des nouveaux « checkpoints » exprimés spécifiquement dans les ccRCC et qui pourraient constituer des nouvelles cibles thérapeutiques. Ils ont pour cela couplé des méthodes statistiques avancées pour analyser des données transcriptomiques présentes dans la base de données TCGA1 (The Cancer Genome Atlas Program), et une validation biologique en utilisant des méthodes d'immunohistochimie et de cytométrie en flux.

 

Les résultats ont permis d'identifier et classer quarante-quatre checkpoints exprimés dans des échantillons de ccRCC, certains d'entre eux n'ayant jamais été décrits auparavant. La méthode récursive a permis d'identifier les protéines HLA-G et PD-L1 comme les « checkpoints » les plus pertinents. Par conséquent, cibler HLA-G soit de manière concomitante soit en cas de non-réponse aux anti-PD1 / PD-L1, serait une stratégie thérapeutique potentielle.

 

Article:

Tronik-Le Roux, D., Sautreuil, M., Bentriou, M. et al. Comprehensive landscape of immune-checkpoints uncovered in clear cell renal cell carcinoma reveals new and emerging therapeutic targets. Cancer Immunol Immunother 69, 1237–1252 (2020). https://doi.org/10.1007/s00262-020-02530-x

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#CARDIO - Evaluation de l’intérêt de la colchicine dans les complications cardiaques liées au COVID-19

#CARDIO - Evaluation de l’intérêt de la colchicine dans les complications cardiaques liées au COVID-19 | LabEx LERMIT | Scoop.it

Selon l’essai clinique randomisé GRECCO-19 mené en ouvert, les sujets atteints par le COVID-19 et hospitalisés ont bénéficié d'une amélioration modeste mais statistiquement significative en termes de délai avant détérioration clinique lorsqu’ils recevaient de la colchicine en plus des soins standards, par rapport à ceux qui ne recevaient que des soins standards. La traduction clinique de cette significativité statistique reste à établir par des études regroupant un nombre plus élevé de patients.

 

Certains patients atteints de COVID-19 présentent des signes de lésions myocardiques et ceux qui présentent une pathologie cardiovasculaire pré-existante ont un risque plus élevé de développer une forme compliquée. La colchicine est une molécule dont les propriétés anti-inflammatoires reposent sur des mécanismes différents de ceux des corticoïdes ou des AINS. Par ailleurs, elle possède des propriétés qui sont potentiellement intéressantes dans la lutte contre le virus et contre ses conséquences pulmonaires et cardiaques. Une étude grecque multicentrique ouverte a ainsi été conduite entre le 3 et le 27 avril 2020 dans 16 hôpitaux du pays. Les inclusions ont in fine été limitées par la chute du nombre d’infections sur la période au niveau national. Les données de l’étude, menée auprès de 105 patients, ont été publiées dans le JAMA Network Open .

Les patients hospitalisés inclus devaient présenter une infection à SARS-CoV-2 confirmée par PCR et deux critères cliniques supplémentaires (fièvre, toux, …). L’évaluation reposait sur 3 co-critères : le taux maximum de troponine cardiaque (Tn HS), le délai nécessaire pour que la protéine C-réactive (CRP) atteigne plus de 3 fois la valeur limite supérieure admise comme normale et le délai écoulé avant détérioration clinique (-2 points au moins sur l’échelle OMS cotée de 0 à 7).

Au total, l’étude a inclus 105 patients randomisés 1:1 entre un groupe soins standards + colchicine (0,5 mg/j après dose de charge de 1,5 mg puis 0,5 mg après 60 minutes) et un groupe soins standards, durant 3 semaines. Il s’agissait principalement d’hommes (58,1%), d’âge médian 64 ans. Les patients pouvaient recevoir d’autres traitements expérimentaux.

 

Un taux d’aggravation moindre...

Aucune différence n’a été observée concernant le taux de Tn HS ou celui de CRP. En revanche, 1 patient a rempli le critère principal clinique (aggravation) dans le groupe colchicine contre 7 dans le groupe contrôle soit un hazard ratio de 0,11 ([0,01-0,96], p=0,02). La durée moyenne de survie sans événement était aussi en faveur de la colchicine (20,7 jours vs 18,6 dans le groupe contrôle, p=0,03). Dans la plupart des cas, l’évènement aggravant dans le groupe témoin était le recours à la ventilation mécanique. En termes de tolérance, la fréquence des événements indésirables était comparable dans les deux bras, hormis un taux plus élevé de diarrhées (majoritairement modérées) dans le groupe colchicine (45,5% vs 18,0% des patients, p=0,003).

Le fait d’avoir pu recevoir d’autres traitements expérimentaux (hydroxychloroquine, azithromycine…) peut avoir interféré mais la fréquence du recours à ces traitements était comparable dans les deux groupes. Par ailleurs, les patients n’ont pas été inclus sur la base de marqueurs biologiques élevés, et les taux de TnHS ou de CRP à l’inclusion étaient relativement bas. Pour autant, les différences de pronostic interpellent. D'autres processus que ceux impliquant ces deux biomarqueurs pourraient avoir été déterminants dans les résultats observés. Les données des autres études évaluant actuellement la colchicine sont nécessaires pour expliciter ces résultats.

 

 

Article:

Deftereos SG et al. Effect of Colchicine vs Standard Care on Cardiac and Inflammatory Biomarkers and Clinical Outcomes in Patients Hospitalized With Coronavirus Disease 2019: The GRECCO-19 Randomized Clinical Trial. JAMA Netw Open. 2020;3(6):e2013136. Published 2020 Jun 1. doi:10.1001/jamanetworkopen.2020.13136

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - Ebola : Approbation européenne pour le vaccin de Janssen

#INFECT - Ebola : Approbation européenne pour le vaccin de Janssen | LabEx LERMIT | Scoop.it

J&J a annoncé que la Commission européenne avait approuvé le schéma vaccinal Ebola de sa filiale Janssen pour la prévention d’Ebola.

 

La Commission européenne a adopté une décision octroyant à l'entreprise Janssen, une société du groupe Johnson & Johnson, des autorisations de mise sur le marché d'un vaccin contre le virus Ebola. L'autorisation a été accordée en un mois, au terme d'un processus décisionnel réduit de moitié, ce qui démontre une nouvelle fois l'engagement de la Commission à faire de la protection de la santé publique une priorité.

 

Le nouveau vaccin contre le virus Ebola, qui est constitué de deux composants appelés Zabdeno et Mvabea, a été développé avec le soutien de la Commission. Cette décision fait suite à une recommandation de l'Agence européenne des médicaments (EMA), qui a évalué les avantages et les risques du vaccin.  

Stella Kyriakides, commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire: «Il s'agit du deuxième vaccin contre le virus Ebola que la Commission autorise en moins d'un an, ce qui confirme une fois de plus que l'UE reste à la pointe de l'effort mondial accompli pour sauver des vies en luttant contre ce virus. La crise du coronavirus a clairement fait apparaître que les virus ne s'arrêtent pas aux frontières - protéger la santé des autres, c'est protéger la santé de tous».

Mariya Gabriel, commissaire européenne à la recherche: «Aujourd'hui, nous pouvons nous montrer satisfaits d'avoir soutenu le développement du vaccin contre le virus Ebola au moyen d'un financement de l'UE, en partenariat avec le secteur pharmaceutique européen dans le cadre de l'Initiative en matière de médicaments innovants. L'investissement du programme de recherche de l'UE «Horizon 2020» dans plusieurs projets relevant de l'Initiative en matière de médicaments innovants et concernant le virus Ebola porte aujourd'hui ses fruits. Cela démontre, une fois de plus, l'intérêt de la collaboration et le leadership européen en matière de recherche-investissement dans le contexte de la lutte contre les menaces sanitaires mondiales. » 

 

Comme l'a expliqué l'EMA (Agence européenne des médicaments) lorsqu'elle a recommandé l'approbation de ce vaccin en février dernierla capacité du système immunitaire à répondre au virus après l'administration du vaccin composé de Zabdeno et de Mvabea a été étudiée au total chez 3 367 adultes, adolescents et enfants qui ont participé à cinq études cliniques menées en Europe, en Afrique et aux États-Unis. 

Le développement du vaccin est le résultat du travail rigoureux de plusieurs projets soutenus à hauteur d'un peu plus de 130 millions d'euros par l'intermédiaire de l'Initiative en matière de médicaments innovants. (IMI), qui est en partie financée par le programme de recherche et d'innovation de l'UE «Horizon 2020». Suivant une approche globale, les projets EBOVAC 12 et 3 ont évalué la sécurité du vaccin et la tolérance à celui-ci par l'intermédiaire d'essais cliniques menés en Europe et en Afrique. Le projet EBODAC a développé une stratégie et des outils de communication pour promouvoir l'acceptation et l'utilisation des nouveaux vaccins contre le virus Ebola. Enfin, le projet EBOMAN s'est concentré sur l'accélération du développement et de la fabrication du vaccin.

 

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - COVID-19 : l’angiopoïétine-2 comme marqueur pour repérer les patients à risque d’évolution défavorable

#INFECT - COVID-19 : l’angiopoïétine-2 comme marqueur pour repérer les patients à risque d’évolution défavorable | LabEx LERMIT | Scoop.it

Une étude française publiée dans la revue Angiogenesis et réalisée par des chercheurs de l’Inserm montre que la E-Sélectine et plus encore l’angiopoïétine-2 sont des marqueurs circulants de l’activation endothéliale prédictifs de l’admission en soins intensifs chez les patients hospitalisés pour un COVID-19.

 

Les auteurs font l’hypothèse que la perte de l’intégrité des cellules endothéliales (et de leur effet thromboprotecteur) serait à l’origine de l’activation massive de la coagulation et des microthromboses diffuses observées chez les patients COVID-19.

 

Ils suggèrent que des traitements vasculoprotecteurs et anticoagulants pourraient être intéressants en phase précoce de la maladie pour prévenir les microthromboses rénales et pulmonaires plus tard dans l’évolution de la maladie.

 

Pourquoi est-ce important ?

Le COVID-19 a été associé à des troubles de la coagulation, à une inflammation endothéliale et à des complications d’origine ischémique. Et il a été montré que le SARS-CoV-2 était capable d’infecter les cellules endothéliales en utilisant le récepteur ACE-2 comme point d’entrée et de produire des lésions vasculaires. Une équipe de l’Inserm a fait l’hypothèse que cette invasion des cellules endothéliales était à l’origine des lésions pulmonaires microvasculaires et a cherché à savoir si les marqueurs solubles de l’inflammation vasculaire comme la E-sélectine et l’angiopoïétine-2 pouvaient être prédictifs d’une évolution défavorable nécessitant une admission en soins intensifs.

 

Méthodologie

L’étude a inclus 40 patients consécutifs admis aux urgences pour un COVID-19 et présentant des critères d’hospitalisation. La moitié d’entre eux ont nécessité un placement direct en service de soins intensifs. Leurs marqueurs solubles endothéliaux et angiogéniques ont été analysés.

 

Résultats

  • La comparaison des deux groupes de patients a montré que ceux ayant nécessité une admission en soins intensifs avaient une saturation pulsée en oxygène plus basse, un rythme respiratoire plus rapide et une lymphopénie plus marquée. À l’admission, ils avaient aussi des taux significativement plus élevés de D-dimères, de CRP et de créatinine que les autres.
  • L’analyse des taux de cytokines vasculaires, a également permis d’observer une augmentation significative de la E-sélectine et de l’angiopoïétine-2.
  • L’augmentation de ces cytokines vasculaires a ensuite été confirmée au niveau de l’expression génique de la E-sélectine sur une cohorte indépendante de 32 patients, cette expression augmentant avec la sévérité de la pathologie.
  • Une forte association a pu être retrouvée entre les taux d’angiopoïétine-2 et ceux de CRP, de créatinine et de D-dimères (p significatif pour tous les paramètres), alors qu’elle n’existait qu’avec la CRP et la créatinine pour la E-Sélectine.
  • L’analyse de l’aire sous la courbe a permis d’identifier les valeurs de l’angiopoïétine-2 situées au-dessus de 5000 pg/mL comme étant un facteur prédictif optimum d’une admission en soins intensifs, avec une sensibilité de plus de 80% et une spécificité de 70%. Cette association était maintenue après ajustement sur les taux de D-dimères, de CRP ou de créatinine.

 

Article:

Smadja DM, Guerin CL, Chocron R, et al. Angiopoietin-2 as a marker of endothelial activation is a good predictor factor for intensive care unit admission of COVID-19 patients [published online ahead of print, 2020 May 27]. Angiogenesis. 2020;1-10. doi:10.1007/s10456-020-09730-0

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT -Covid-19 : un cas de transmission intra-utérine via le placenta

#INFECT -Covid-19 : un cas de transmission intra-utérine via le placenta | LabEx LERMIT | Scoop.it

Une équipe de l’hôpital Antoine-Béclère, AP-HP Université Paris-Saclay coordonnée par le Dr Daniele De Luca et le Pr Alexandra Benachi rapporte dans une étude de cas publiée le 14 juillet 2020 dans Nature Communication des preuves d’une transmission du SRAS-CoV-2 via le placenta d’une mère à son bébé.

 

L’étude porte sur le cas d’une femme enceinte, au dernier trimestre de grossesse, admise à l’hôpital Antoine-Béclère avec de la fièvre et une toux en mars 2020.

Des analyses du sang maternel et du bébé ainsi que des prélèvements de liquide amniotique à membranes intactes, du lavage broncho-alvéolaire et du tissu placentaire ont confirmé la présence des gènes E et S du SARS-CoV-2. Ces analyses ont permis d’éclairer le mécanisme de transmission materno-fœtale qui passe par une virémie maternelle, une infection du placenta associée à une réaction inflammatoire puis un passage dans le cordon ombilical avec virémie néonatale. Le nouveau-né était encore testé positif à 3 et 18 jours de vie. 

 

Les auteurs ont observé que le nourrisson, porteur du virus, présentait des symptômes neurologiques, similaires à ceux rapportés chez des patients adultes. Les analyses de neuro-imagerie ont indiqué une lésion de la substance blanche qui pourrait être causée par une inflammation vasculaire induite par une infection par le SRAS-CoV-2. Aucune autre infection virale ou bactérienne n'a été trouvée et toutes les autres pathologies néonatales pouvant entraîner ces symptômes cliniques ont été exclues.

La mère et l'enfant se sont remis de l'infection et ont quitté l'hôpital.

 

Les auteurs ont également mesuré une charge virale plus élevée dans les tissus placentaires que dans le liquide amniotique et dans le sang maternel, ce qui suggère que le SRAS-CoV-2 pourrait se répliquer activement dans le placenta. En confirmant la présence du SRAS-CoV-2 dans le tissu placentaire et le sang maternel et néonatal, les auteurs concluent que la transmission de la mère au bébé s'est très probablement produite par le placenta.

 

« Nous étudions actuellement le profil clinique de tous les nouveau-nés porteurs d’une infection à SARS-CoV-2 néonatale décrits dans la littérature. Cependant le message est clair : les transmissions verticales, c’est-à-dire de la mère à l’enfant in utero semblent exceptionnelles. Les manifestations cliniques présentées par la grande majorité des enfants semblent peu sévères et la récupération est rapide », précise le Dr Daniele De Luca.

Les femmes enceintes doivent ainsi bénéficier du même suivi que d’habitude, mais, doivent consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes, comme une fièvre, une toux ou des difficultés à respirer. Il est également nécessaire de rappeler aux femmes enceintes la nécessité absolue d’appliquer les gestes barrières.

 

Article:

Alexandre J. Vivanti, Christelle Vauloup-Fellous, Sophie Prevot, Veronique Zupan, Cecile Suffee, Jeremy Do Cao, Alexandra Benachi & Daniele De Luca, Transplacental transmission of SARS-CoV-2 infection, Nature Communications volume 11, Article number: 3572 (2020)

https://doi.org/10.1038/s41467-020-17436-6

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - Scientists uncover SARSCoV-2-specific T cell immunity in recovered patients

#INFECT - Scientists uncover SARSCoV-2-specific T cell immunity in recovered patients | LabEx LERMIT | Scoop.it

The T cells, along with antibodies, are an integral part of the human immune response against viral infections due to their ability to directly target and kill infected cells. A Singapore study has uncovered the presence of virus-specific T cell immunity in people who recovered from COVID-19 and SARS, as well as some healthy study subjects who had never been infected by either virus.

 

The study by scientists from Duke-NUS Medical School, in close collaboration with the National University of Singapore's (NUS) Yong Loo Lin School of Medicine, (YLLSM), Singapore General Hospital (SGH) and National Centre for Infectious Diseases (NCID) was published in Nature. The findings suggest infection and exposure to coronaviruses induces long-lasting memory T cells, which could help in the management of the current pandemic and in vaccine development against COVID-19.

The team tested subjects who recovered from COVID-19 and found the presence of SARS-CoV-2-specific T cells in all of them, which suggests that T cells play an important role in this infection. Importantly, the team showed that patients who recovered from SARS 17 years ago after the 2003 outbreak, still possess virus-specific memory T cells and displayed cross-immunity to SARS-CoV-2.

"Our team also tested uninfected healthy individuals and found SARS-CoV-2-specific T cells in more than 50 percent of them. This could be due to cross-reactive immunity obtained from exposure to other coronaviruses, such as those causing the common cold, or presently unknown animal coronaviruses. It is important to understand if this could explain why some individuals are able to better control the infection," said Professor Antonio Bertoletti, from Duke-NUS' Emerging Infectious Diseases (EID) programme, who is the corresponding author of this study.

Associate Professor Tan Yee Joo from the Department of Microbiology and Immunology at NUS Yong Loo Lin School of Medicine and Joint Senior Principal Investigator, Institute of Molecular and Cell Biology, A*STAR added, "We have also initiated follow-up studies on the COVID-19 recovered patients, to determine if their immunity as shown in their T cells persists over an extended period of time. This is very important for vaccine development and to answer the question about reinfection."

"While there have been many studies about SARS-CoV-2, there is still a lot we don't understand about the virus yet. What we do know is that T cells play an important role in the immune response against viral infections and should be assessed for their role in combating SARS-CoV-2, which has affected many people worldwide. Hopefully, our discovery will bring us a step closer to creating an effective vaccine," said Associate Professor Jenny Low, Senior Consultant, Department of Infectious Diseases, SGH, and Duke-NUS' EID programme.

The team will be conducting a larger study of exposed, uninfected subjects to examine whether T cells can protect against COVID-19 infection or alter the course of infection. They will also be exploring the potential therapeutic use of SARS-CoV-2-specific T cells.

 

Article:

Le Bert N. et al., SARS-CoV-2-specific T cell immunity in cases of COVID-19 and SARS, and uninfected controls.
Nature (2020), 2020. doi: 10.1038/s41586-020-2550-z

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - Comment certains médicaments peuvent empêcher le virus SARS-CoV-2 de manipuler ses cellules hôtes

#INFECT - Comment certains médicaments peuvent empêcher le virus SARS-CoV-2 de manipuler ses cellules hôtes | LabEx LERMIT | Scoop.it

Des chercheurs ont découvert comment le coronavirus manipulent les protéines humaines pour sa propre réplication, et ont identifié plusieurs médicaments antiviraux prêts pour des essais cliniques.

 

Une équipe internationale de chercheurs a analysé la façon dont le SARS-CoV-2, virus responsable du Covid-19, modifie les protéines de ses cellules hôtes. L’étude publiée dans la revue Cell montre comment le virus détourne l’activité des cellules pour assurer sa propre réplication et infecter les cellules voisines. Les scientifiques ont également identifié sept médicaments qui pourraient entraver ces mécanismes, et ils préconisent que ces médicaments soient immédiatement testés dans des essais cliniques.

 

Les virus sont incapables de se répliquer et de se propager seuls : ils ont besoin d’un organisme – leur hôte – pour les transporter, les répliquer et les transmettre à d’autres hôtes. Pour encourager ce processus, les virus doivent prendre le contrôle de la machinerie cellulaire de leur hôte et la manipuler pour qu’elle produise de nouvelles particules virales. Il arrive que ce détournement interfère avec l’activité des enzymes et autre protéines de l’hôte.

Après qu’une protéine est produite, des enzymes peuvent affecter son activité en apportant des modifications chimiques à sa structure. Par exemple, la phosphorylation – l’addition d’un groupe phosphoryl à la protéine par un type d’enzymes appelées kinases – joue un rôle majeur pour la régulation de nombreux processus cellulaires, y compris la croissance et la mort d’une cellule ainsi que sa communication avec les cellules voisines. En altérant la phosphorylation des protéines de son hôte, un virus peut potentiellement assurer sa propre transmission à d’autres cellules, voire d’autres hôtes.

 

Les scientifiques ont utilisé la spectrométrie de masse, un outil permettant d’analyser les propriétés d’un échantillon en mesurant la masse de ses molécules et fragments moléculaires, pour déterminer quelles protéines virales et quelles protéines de l’hôte subissent un changement de phosphorylation après une infection de SARS-CoV-2. Ils ont trouvé que 12% des protéines de l’hôte qui interagissent avec le virus étaient modifiées. Les chercheurs ont également identifié les kinases les plus susceptibles de réguler ces modifications. Les kinases sont des cibles médicamenteuses potentielles pour arrêter l’activité du virus, et pour traiter le Covid-19.

 

“Le virus empêche les cellules humaines de se diviser, et les maintient dans un état intermédiaire du cycle cellulaire. Ceci procure un environnement stable au virus, idéal pour sa réplication”, explique Pedro Beltrao, chef de groupe à l’Institut Européen de Bioinformatique du Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire (EMBL-EBI) qui a participé dans l'étude.

Le SARS-CoV-2 a un impact sur la division cellulaire, mais aussi sur la forme des cellules infectées. L’une des découvertes clés de cette étude est que les cellules infectées portent de longs filopodes, des extensions filamenteuses et ramifiées. Ces structures pourraient aider le virus à atteindre des cellules avoisinantes dans le corps humain et faire progresser l’infection, cependant des recherches supplémentaires seront nécessaire pour valider cette hypothèse.

“L’embranchement considérable des filopodes démontre encore une fois comment la compréhension de la biologie des interactions virus-hôte peut mettre en lumière de potentiels points faibles de la maladie”, dit Nevan Krogan, Directeur de l’Institut de Biosciences Quantitatives à l’UCSF et Chercheur Senior aux Instituts Gladstone.

 

Vieux médicaments, nouveaux traitements

“Les kinases possèdent certaines caractéristiques structurales qui font d’elles de bonnes cibles médicamenteuses. Certains médicaments ont déjà été développés pour cibler certaines des kinases que nous avons identifiées. Nous encourageons donc d’autres chercheurs à tester les effets antiviraux de ces médicaments dans des essais cliniques”, dit Beltrao.

Chez certains patients, le Covid-19 provoque une réaction excessive du système immunitaire menant à une inflammation. Un traitement optimal soulagerait ces symptômes inflammatoires tout en bloquant la réplication du virus. Des médicaments existants ciblant l’activité de certaines kinases pourraient permettre de résoudre ces deux problèmes.

Les scientifiques ont identifié des dizaines de médicaments qui ciblent les kinases d’intérêt et sont approuvés par l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA)  ou en cours  d’essais cliniques. Sept de ces composés, principalement anti-cancer ou anti-inflammatoires, démontrent des propriétés antivirales en laboratoire.

 

Article:
BOUHADDOU, M., et al. (2020). The Global Phosphorylation Landscape of SARS-CoV-2 InfectionCell. Publié en ligne DD MM; DOI: 10.1016/j.cell.2020.06.034

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#PHARMA - Fab’entech lance un programme d’immunothérapie contre le COVID-19

#PHARMA - Fab’entech lance un programme d’immunothérapie contre le COVID-19 | LabEx LERMIT | Scoop.it

Fab’entech, laboratoire biopharmaceutique lyonnais spécialisé dans l’immunothérapie pour situations d’urgence, a annoncé le lancement d’un programme de développement d’un traitement d’immunothérapie contre le COVID-19. Le traitement sera indiqué pour les patients sévères nécessitant une assistance respiratoire. Les essais cliniques devraient démarrer chez l’homme début 2021.

 

Afin de répondre aux nouveaux enjeux de santé publique, Fab’entech a mis au point une plateforme de développement et de production sur la base d’une technologie d’immunothérapie polyclonale permettant de reconnaître de manière ciblée un virus ou une toxine et de les neutraliser spécifiquement. L’efficacité et la sécurité de cette approche ont déjà été démontrées par Fab’entech au cours du développement de ses propres produits dans plusieurs indications d’urgence (H5N1, Ebola, …). Ce nouveau programme COVID-19 est issu de la plateforme R&D et industrielle développée par Fab’entech au cours des dix dernières années, qui s’appuie sur une technologie éprouvée dans le traitement des maladies infectieuses.

 

Grâce à une levée de fonds de 8,5 millions d’euros réalisée en janvier dernier auprès du fonds Definvest du Ministère des Armées et géré par Bpifrance, de l’Institut Mérieux et de ses actionnaires historiques, Fab’entech franchit une nouvelle étape en se dotant d’un nouvel outil industriel qui répond aux exigences de l’EMA (European Medicines Agency) et de la FDA (Food and Drug Administration). Installée à proximité de Lyon, cette nouvelle unité qui permettra d’assurer la production de traitements d’immunothérapie contre le COVID-19 sur le territoire national montera rapidement en puissance afin d’augmenter ses capacités de production et de fournir des traitements pour couvrir les autres marchés.

« Fab’entech jouera ainsi un rôle important dans la lutte et le contrôle du COVID-19 », souligne le Dr. Bertrand Lépine, fondateur de Fab’entech. « Nous sommes en effet convaincus que cette thérapie contribuera à diminuer le recours aux unités de soins intensifs et permettra de traiter de nombreux patients tout en désengorgeant le système de santé. »

 

Au contraire des anticorps monoclonaux, la polyclonalité permet de cibler différentes parties de l’antigène d’intérêt. Ainsi, les anticorps polyclonaux sont plus adaptés aux modifications que peut subir l’antigène, comme dans le cadre de mutations du virus par exemple. A l’aide d’un antigène dérivé du SARS-CoV-2, la société a pu lancer un programme de développement d’anticorps polyclonaux F(ab’)2 qui seront administrés aux patients hospitalisés par voie injectable, dans le but de constituer une immunité passive chez les patients.

Ces anticorps polyclonaux neutralisent le virus et ralentissent donc sa progression dans l’organisme, le temps que le patient produise ses propres anticorps, tout en apportant un effet synergique avec d’autres thérapeutiques existantes. Fab’entech a pu démontrer cet effet de synergie chez l’animal dans le cas du virus de la grippe H5N1, en coadministrant son produit anti-H5N1 avec de l’osteltamivir. De plus, cette étude a permis de montrer la réduction de la charge virale nasale directement impliquée dans la contagiosité du virus.

Le procédé utilisé par Fab’entech permet de conserver seulement la partie active des fragments F(ab’)2 et supprime les fragments Fc des anticorps, évitant ainsi une réponse immunitaire trop forte du patient, pouvant mener à une « tempête cytokinique ». Fondée sur une stratégie similaire à celle de l’injection de plasma de convalescent, cette approche représente une solution standardisée, plus sûre, plus reproductible et industrialisable.

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#PHARMA - Covid-19: échec et arrêt d'un essai de phase 3 de Sanofi et Regeneron aux Etats-Unis pour le Kevzara

#PHARMA - Covid-19: échec et arrêt d'un essai de phase 3 de Sanofi et Regeneron aux Etats-Unis pour le Kevzara | LabEx LERMIT | Scoop.it

Le groupe pharmaceutique Sanofi et la société américaine de biotechnologie Regeneron ont annoncé le 02 juillet l'échec et l'arrêt d'un essai de phase 3 aux Etats-Unis du Kevzara pour des patients hospitalisés et gravement atteints par le nouveau coronavirus.

 

L'administration "de Kevzara (sarilumab) 400 mg mené aux États-Unis chez des patients présentant une infection Covid-19 nécessitant une ventilation mécanique n'a pas atteint ses critères d'évaluation primaire et secondaires lorsque Kevzara a été ajouté aux meilleurs soins de soutien, comparativement aux meilleurs soins de soutien seulement (placebo)", ont indiqué les deux groupes dans un communiqué.

 

"Compte tenu de ces résultats, l'essai mené aux États-Unis a été arrêté, y compris dans une seconde cohorte de patients traités par une dose plus élevé de Kevzara (800 mg)", ont-t-ils souligné.

 

Le Kevzara est un anticorps monoclonal entièrement humain qui bloque l'action de l'interleukine-6 (IL-6), une protéine suspectée de jouer un rôle dans la réaction inflammatoire excessive dans les poumons des patients atteints d'une infection par COVID-19 à la suite d'une étude conduite en Chine.

 

Les deux groupes ont indiqué que les essais du Kevzara hors des Etats-Unis, qui sont actuellement conduits par Sanofi, se poursuivraient, prévoyant de rendre compte des résultats au troisième trimestre 2020.

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#PHARMA - Covid-19 : Résultats positifs pour le vaccin de Pfizer et BioNtech

#PHARMA - Covid-19 : Résultats positifs pour le vaccin de Pfizer et BioNtech | LabEx LERMIT | Scoop.it
 
 

Suite à ces bons résultats de phase I/II, une phase IIb/III est espérée dès juillet 2020.

 

En avril, Pfizer et BioNtech démarraient les essais cliniques de phase I/II du BNT162, un programme comprenant quatre candidats-vaccins testés sur le nouveau coronavirus. Les deux entreprises ont annoncé les résultats préliminaires positifs du BNT162b1, le plus avancé du programme, un candidat-vaccin à base d'ARNm.

 

Au bout de 28 jours de traitement, tous les sujets ayant reçu des doses de vaccin présentaient en effet un taux d’anticorps neutralisants dirigés contre le SARS-CoV-2 entre 1,8 et 2,8 fois supérieur au taux mesuré chez des personnes ayant été au contact du virus.

 

« Ces données préliminaires sont encourageantes, montrant que le BNT162b1 qui exploite RBD SARS-CoV-2 comme antigène cible est capable de produire des réponses d'anticorps neutralisants chez l'homme à des niveaux supérieurs ou égaux aux niveaux observés dans les sérums convalescents. Nous sommes impatients de fournir de nouvelles mises à jour des données sur BNT162b1 », a déclaré Ugur Sahin, le PDG de BioNTech.

 

Par la suite une grande étude mondiale de sécurité et d'efficacité de phase IIb /III, impliquant potentiellement jusqu’à 30 000 participants, pourrait commencer dès juillet 2020.

D’ici à l’approbation, le laboratoire et la biotech se préparent également à produire, à risque, jusqu'à 100 millions de doses du vaccin d'ici à la fin de 2020 et potentiellement plus de 1,2 milliard de doses d'ici la fin de 2021.

No comment yet.
Rescooped by LabEx LERMIT from Life Sciences Université Paris-Saclay
Scoop.it!

#LERMIT - Appel d’offre Emergence 2020 LabEx LERMIT

#LERMIT - Appel d’offre Emergence 2020 LabEx LERMIT | LabEx LERMIT | Scoop.it
Afin d'aider à la construction du futur Institut de Recherche sur le Médicament et l’Innovation Thérapeutique (IRMIT), un des Objets Interdisciplinaires (OI) pré-sélectionnés de l'Université Paris-Saclay, le LabEx LERMIT lance le deuxième appel à projet Émergence avec l'objectif de promouvoir des nouveaux projets interdisciplinaires entre les partenaire du LERMIT et de l'IRMIT dans le domaine de la découverte de médicaments et de l'innovation thérapeutique des domaines thérapeutiques du LERMIT et IRMIT.

Pour être éligibles, les projets doivent impliquer au moins une équipe du LERMIT et une équipe IRMIT non-LERMIT, s'inscrire dans les axes thérapeutiques de l'IRMIT et être compatibles avec les objectifs généraux du LabEx dans le domaine de l'innovation thérapeutique.

La durée des projets pourra aller jusqu'à 2 ans et le montant maximal qui pourra être alloué sera de 50 000€ par projet. 
 
La date limite pour la soumission des projets est le 20 septembre 2020 à minuit.
Le dossier du projet, en pièce jointe, doit être envoyé par email à  labex.lermit@universite-paris-saclay.fr.
 
La publication des résultats est prévue en novembre 2020 pour un début des projets en janvier 2021.
 

Via Life Sciences UPSaclay
No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#LERMIT - Quinoléines anti-virales

#LERMIT - Quinoléines anti-virales | LabEx LERMIT | Scoop.it

Les travaux récents publiés par P. Loiseau, D. Desmaele, L. Ferrié et B. Figadère  de l'UMR CNRS 8076 dans la revue  F1000Research tendent à confirmer leur hypothèse selon laquelle les quinoléines antiparasitaires à activités antipaludiques et antileishmaniennes pourraient être des agents efficaces dans le traitement de la maladie à virus Ebola (EVD).  

 

La chloroquine (CQ) et l’amodiaquine (AmoQ) présentent un effet protecteur contre l'infection à virus Ebola (EVD). Antérieurement, par des études de criblage in silico, ils avaient postulé que des quinoléines substituées en position 2 et synthétisées au sein de la de l'UMR CNRS 8076 (CNRS/UPSaclay/LabEx LERMIT) de la Faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry, connues pour avoir des activités contre les virus HTLV et HIV, devaient présenter des activités intéressantes sur le virus Ebola (Veljkovic V, Loiseau PM, Figadere B et al. Virtual screen for repurposing approved and experimental drugs for candidate inhibitors of EBOLA virus infection F1000Research 2015, 4:34). La capacité à inhiber la réplication d’Ebola trVLP (transcription- and replication-competent virus-like particle) d’une bibliothèque chimiquement diversifiée de quinoléines a été étudiée. Parmi les 36 composés évalués, et précédemment synthétisés au cours de programmes de recherche variés, la plupart des composés actifs sont des quinoléines 2-substituées. Les données obtenues lors de cette étude soutiennent l'utilisation de la chloroquine et de l’amodiaquine pour contrôler les infections à virus Ebola. Ainsi, les deux médicaments inhibent la transcription et la réplication virales avec des valeurs d’IC50 de l’ordre du micromolaire.

Sur les 36 composés de type quinoléine étudiés, trois produits (2NH2Q, 2Qi15 et DD2) ont démontré une activité inhibitrice significative pour la réplication d'Ebola trVLP et une faible toxicité. À partir de ceux-ci, l’IC50 de 2NH2Q, a été établie à 4,66 µM. 2NH2Q est donc proposé comme principal candidat pour d'autres études. Il est intéressant de noter que la présence de la fonction amine est importante car des analogues possédant d’autres groupes fonctionnels, hydroxy ou carboxyle sur la position 2 sont, soit moins actifs, soit plus toxiques.

La recherche de médicaments pour lutter contre la maladie à virus Ebola est de la plus haute urgence, nos résultats établissent clairement que les quinoléines 2-substituées constituent un chémotype valide pour une activité anti-virale non seulement contre HTLV et HIV mais aussi Ebola ; il serait intéressant de tester ces composés sur le nouveau rétrovirus SARS-CoV-2.

 

Article: 

Goyal S, Binnington B, McCarthy SDS et al. Inhibition of in vitro Ebola infection by anti-parasitic quinoline derivatives F1000Research 2020, 9:268 

 

Contact:

bruno.figadere@universite-paris-saclay.fr

philippe.loiseau@universite-paris-saclay.fr

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#LERMIT - Etude de la conformation des anticorps monoclonaux thérapeutiques par SEC-MS

#LERMIT - Etude de la conformation des anticorps monoclonaux thérapeutiques par SEC-MS | LabEx LERMIT | Scoop.it

Une étude de la conformation des anticorps monoclonaux thérapeutiques par chromatographie d’exclusion stérique couplée à la spectrométrie de masse en vue d’une application en contrôle qualité a été publiée par V. Le-Minh, M. Taverna et C. Smadja de l’Institut Galien Paris-Saclay, UMR CNRS 8612 (CNRS/UPSaclay /LabEx LERMIT) dans Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis.

 

La manipulation des anticorps monoclonaux thérapeutiques (Acm), reconstitués sous forme de poche de perfusion, est susceptible d’entraîner leurs dégradations physiques (e.g. la dénaturation, oligomérisation et agrégation) ce qui peut avoir un impact sur leurs efficacité et sécurité. Aussi, une méthode analytique permettant la détection et la caractérisation d’Acms thérapeutique a été développée au sein de l’Institut Galien Paris-Saclay (équipe protéine et nanotechnologie en sciences analytiques/LabEx LERMIT). La première partie des travaux réalisés au sein de l’équipe ont montré la possibilité de détecter des Acms à l’état natifs, dénaturés ou sous forme de dimères, par Electrophorèse capillaire-couplée à la spectrométrie de masse native (Le-Minh et al., Capillary zone electrophoresis-native mass spectrometry for the quality control of intact therapeutic monoclonal antibodies, J. Chromatogr. A. 2019, 1601, 375–384). L’étape suivante, présentée dans cet article, a porté sur le couplage simultané de la chromatographie d'exclusion stérique (SEC) avec la spectrométrie de masse native et une détection fluorescente. Ce couplage a permis ; (i) d’identifier les conditions expérimentales liées à la SEC-couplée à la spectrométrie de masse entrainant des dénaturations et des dimérisations artificielles, (ii) de développer une méthode permettant de discriminer les monomères dénaturés, natifs et les dimères présents dans l’échantillon d’infliximab stréssé. Il a également été démontré que dans ces conditions expérimentales, l’affinité de l’infliximab pour sa cible biologique, le TNFα était préservée. Cette méthode a ensuite été également appliquée avec succès pour la caractérisation d’agrégats et de monomères dénaturés présents dans un échantillon de trastuzumab (un autre Acms thérapeutique) stressé. Ces résultats ont été confirmés par les études réalisées au sein de l’Institut de Chimie Physique (équipe RISMAS) utilisant la SEC couplé à la spectrométrie de masse à mobilité ionique comme méthode orthogonale pour la détection de monomères dénaturés.

 

Article :

Conformation assessment of therapeutic monoclonal antibodies by SEC-MS: Unravelling analytical biases for application to quality control, Victor Le-Minh, Frédéric Halgand, Guillaume Van der Rest, Myriam Taverna, Claire Smadja, Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis, 185 (2020) 113252

 

Projet émergence ITAAM  du LabEx LERMIT (coordinateur, Pr. M. Pallardy)

 

Figure: 

Adapted from Roberts C. J. Trends Biotechnol. 32, 372–380 (2014)

 

Contact:

Claire.smadja@universite-paris-saclay.fr

myriam.taverna@universite-paris-saclay.fr

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#CARDIO - L’insuffisance cardiaque combinée au diabète de type 2 s’avère mortelle

#CARDIO - L’insuffisance cardiaque combinée au diabète de type 2 s’avère mortelle | LabEx LERMIT | Scoop.it

L’insuffisance cardiaque (IC) est moins fréquente chez les patients atteints d’un diabète de type 2 (DT2) que chez ceux ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) et que chez ceux atteints d’une insuffisance rénale chronique (IRC) ou d’une artériopathie périphérique (AP), mais elle est plus mortelle. Ce sont les résultats de l'étude de Zareini B. et al. publiée dans la revue Circulation: Cardiovascular Quality and Outcomes  et qui soulignent l’importance de surveiller l’IC chez les patients atteints d’un DT2.

 

Peu de données sont disponibles sur le risque de mortalité concernant différents diagnostics cardiovasculaires (CV) et rénaux chez les patients à la suite d’un diagnostic de diabète de type 2.

 

Dans des registres danois à l’échelle nationale, la population étudiée a inclus 153 405 patients atteints d’un diabète de type 2 nouvellement diagnostiqué durant la période 1998–2015 et sans diagnostic cardiovasculaire ou rénal antérieur.

Durant un suivi médian de 9,7 ans, 45,1 % des patients (69 201) ont reçu un diagnostic cardiovasculaire ou rénal, dont 12,6 % un diagnostic de maladie cardiaque ischémique (MCI), 4,7 % un diagnostic d’AVC, 4,1 % un diagnostic d’IRC, 3,0 % un diagnostic d’AP et 2,2 % un diagnostic d’IC.

Le risque de décès dans les 5 ans suivant le diagnostic de DT2 était le plus élevé pour les patients atteints d’une IC (47,6 %), par rapport à ceux atteints d’une AP (37,1 %), ayant subi un AVC (34,5 %), ceux atteints d’une IRC (27,7 %) ou d’une MCI (21,0 %) et ceux n’ayant reçu aucun autre diagnostic (15,9 %), respectivement.

Par rapport à ceux n’ayant pas développé une maladie CV ou une IRC, une réduction de la durée de vie (en mois ; IC à 95 %) a été constatée .

Cependant il manque les informations sur les facteurs cliniques reflétant la sévérité de insuffisance cardiaque et du diabète de type 2 et sur les complications microvasculaires.

 

Article:

Zareini B, Blanche P, D'Souza M, et al. Type 2 Diabetes Mellitus and Impact of Heart Failure on Prognosis Compared to Other Cardiovascular Diseases: A Nationwide Study [published online ahead of print, 2020 Jun 23]. Circ Cardiovasc Qual Outcomes. 2020;CIRCOUTCOMES119006260. doi:10.1161/CIRCOUTCOMES.119.006260

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#CARDIO - Le SARS-CoV-2 est-il le coupable direct dans le cadre des arrêts cardiaques et des arythmies ?

#CARDIO - Le SARS-CoV-2 est-il le coupable direct dans le cadre des arrêts cardiaques et des arythmies ? | LabEx LERMIT | Scoop.it

Dans une nouvelle analyse des arrêts cardiaques et des arythmies chez des patients hospitalisés atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) publiée dans la revue Heart Rhythm semble démontrer que les maladies systémiques, et non les infections directes, soient responsables de la charge des cardiopathies.

 

À mesure que des effets cardiaques sont apparus dans le cadre du COVID-19, il n’était pas clairement établi si la responsabilité directe revenait au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) ou à l’inflammation systémique.

Ces auteurs estiment que les taux d’événements plus élevés constatés avec la forme plus sévère de la maladie constituent un argument contre un effet cardiaque direct du virus.

 

71 % des 700 patients étaient d’origine ethnique noire ; 45 % étaient des hommes ; 6 % avaient des antécédents d’arythmie complète par fibrillation atriale (ACFA).

11 % des patients ont été admis en unité de soins intensifs (USI). Ils présentaient davantage de cas de maladie cardiovasculaire, rénale, pulmonaire et hépatique, de diabète et avaient de moins bons résultats concernant les biomarqueurs cardiaques et inflammatoires.

Les patients en USI étaient également plus susceptibles de recevoir de l’hydroxychloroquine ou du remdésivir.

Les événements suivants ont été signalés : 9 arrêts cardiaques, 25 événements d’ACFA, 9 bradyarythmies significatives et 10 tachycardies ventriculaires non durables (TVND).

Globalement, 4 % des patients sont décédés durant une période de 74 jours : 23 % de ceux qui se trouvaient en USI, contre 2 % de ceux qui ne se trouvaient pas en USI (P < 0,001).

Tous les arrêts cardiaques se sont produits en USI. Il s’agit des seuls événements à avoir été associés à la mortalité hospitalière aiguë.

Les données revues portaient sur des patients admis dans un hôpital aux États-Unis pour cause de COVID-19. Ce qui fait que l’analyse n’a porté que sur un seul hôpital en milieu urbain.

 

Article:

Bhatla A. et al.,  COVID-19 and Cardiac Arrhythmias. Heart Rhythm. 2020 Jun 20 [Epub ahead of print].

doi: 10.1016/j.hrthm.2020.06.016. PMID: 32585191

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - Immunothérapie, la nouvelle frontière ? 

#INFECT - Immunothérapie, la nouvelle frontière ?  | LabEx LERMIT | Scoop.it

Les entreprises du médicaments (leem) ont publié ce mois une fiche "100 Questions" sur l'immunothérapie.

 

Fondée sur la mobilisation des défenses immunitaires pour détruire les cellules cancéreuses, l’immunothérapie révolutionne la prise en charge des cancers mais aussi d’autres maladies.
Ces nouvelles thérapeutiques sont associées à de nombreux enjeux, notamment en termes d’identification des malades répondeurs et de compréhension de leur toxicité.

 

: C’est le nombre d’immunothérapies spécifiques ayant une autorisation de mise sur le marché. (Source : Institut national du cancer (INCa)
1375 : C'est le nombre d'essais cliniques en immunothérapie anticancéreuse répertoriés sur le site www.clinicaltrials.gov.

 

Contexte :

●    L’immunothérapie ne vise pas directement la tumeur. Elle agit principalement sur le système immunitaire du patient pour le rendre apte à attaquer les cellules cancéreuses

●    Elle repose sur les anticorps monoclonaux, notamment les inhibiteurs de points de contrôle (anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-CTLA-4), les anticorps bispécifiques, le transfert adoptif de cellules (Car-T cells) ou encore la vaccination antitumorale.

●     L’immunothérapie anticancéreuse constitue une véritable innovation thérapeutique de rupture. Les traitements par immunothérapie ont permis d’obtenir des rémissions de longue durée dans des cancers tels que le mélanome métastatique.

●    L’immunothérapie n’est pas réservée au seul traitement du cancer. Elle est utilisée pour stimuler le système immunitaire contre divers agents infectieux, notamment chez les patients dont l’immunité est affaiblie (HIV, patients après chimiothérapie ou radiothérapie). Elle peut aussi être employée pour traiter les déséquilibres du système immunitaire dans le cas de maladies comme le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques...
L’objectif est de bloquer les réponses immunitaires en complément de traitements immunosuppresseurs classiques.

 
Enjeux :

● L’immunothérapie est récente, innovante, et sera sûrement l’une des thérapies les plus utilisées dans les années qui viennent.
Il reste à déterminer ce qui entraîne la réponse à un traitement d’immunothérapie particulier chez un patient donné.
En effet, en dehors du mélanome ou du lymphome hodgkinien, où les taux de réponses sont élevés (respectivement 40 % et 60 %), le pourcentage de patients répondeurs à ces immunothérapies en monothérapie est en général d’environ 15 %. (1)

● L’un des défis actuels est donc d’identifier les biomarqueurs associés à la réponse, pour éviter d’exposer inutilement les patients, mais surtout pour comprendre les mécanismes de résistance afin d’adapter la stratégie thérapeutique. Il reste de nombreux progrès à accomplir dans ce domaine.

●La réponse à un traitement unique d’immunothérapie (monothérapie) est parfois atypique et n’est pas toujours facile à appréhender selon les critères habituels d’évaluation de la réponse à un traitement. Ainsi, même en cas de non-réponse, le traitement peut tout de même apporter un bénéfice au patient. La réponse peut aussi tarder et la tumeur régresser longtemps après le début du traitement voire après l’arrêt du traitement.
Enfin, dans d’autres cas, il semble n’y avoir aucune réponse mais, lorsque le patient reçoit un autre traitement – une chimiothérapie par exemple –, la réponse à ce dernier est fortement augmentée. Il s’agit de mieux appréhender ces mécanismes.

●    Ces nouvelles approches ne sont pas dénuées de toxicités liées à l’activité du système immunitaire, élevée ou excessive, qui peut entraîner des réactions auto-immunes. C’est-à-dire que le système immunitaire attaque ses propres cellules qu’il reconnaît comme étant étrangères à l’organisme. Mieux maîtriser ces toxicités sera primordial.

 
Nos Actions :

● De plus en plus d’essais testent aujourd’hui des thérapies ciblées ou des traitements d’immunothérapie spécifique dans de nombreuses pathologies. 1 375 essais cliniques en immunothérapie anticancéreuse sont répertoriés sur le site www.clinicaltrials.gov

● Les entreprises du médicament s’appuient sur l’excellence française en immunologie et en vaccination pour mettre au point de nouveaux traitements et de nouveaux biomarqueurs afin de déterminer les patients répondeurs aux traitements.

 

Pour  en savoir plus: 

Fiche extraite de "100 Questions" - Immunothérapie, la nouvelle frontière ?

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - L’Inserm lance une plateforme d’évaluation des candidats vaccins contre le Covid-19 pour la réalisation d’essais de qualité à grande échelle

#INFECT - L’Inserm lance une plateforme d’évaluation des candidats vaccins contre le Covid-19 pour la réalisation d’essais de qualité à grande échelle | LabEx LERMIT | Scoop.it

L’Inserm, avec l’appui du réseau REACTing, de Santé publique France, des CHU et du collège des enseignants en médecine générale, lance une plateforme d’évaluation clinique des candidats vaccins contre le Covid-19, baptisée COVIREIVAC. Elle permettra de les tester de manière rigoureuse et d’obtenir de solides données sur leur capacité à induire une réaction immunitaire (immunogénicité) ainsi que sur leur sécurité.

 

D’une ampleur inédite, la pandémie de Covid-19 a déjà causé plus de 500 000 décès à travers le monde. Alors que le nombre de nouveaux cas ralentit dans certaines régions, le virus continue sa progression, notamment aux États-Unis et en Amérique latine. Afin de le stopper, les espoirs de la communauté scientifique portent principalement sur le développement d’un vaccin. Plusieurs mois après l’identification du SARS-CoV-2 et son séquençage génétique, plus de 140 candidats vaccins ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dix-sept d’entre eux sont déjà en développement clinique.

Pour évaluer la sécurité et l’efficacité de ces vaccins potentiels, la mise en place d’essais cliniques rigoureux est plus que jamais nécessaire.

Fondé par l’Inserm en 2007 et labellisé réseau d’excellence par son infrastructure nationale F-CRIN en 2013, le réseau national d’investigation clinique en vaccinologie I-REIVAC bénéficie d’une grande expérience en recherche clinique vaccinale et d’une visibilité auprès des industriels, ce qui en fait un acteur incontournable pour l’organisation de tels essais.

 

Constitué de 24 centres cliniques hospitaliers répartis sur tout le territoire français, il permet en outre une participation étendue de la population française aux essais vaccinaux. Fort de cette légitimité, ce réseau sera la structure d’appui au projet baptisé COVIREIVAC, qui devrait permettre une évaluation clinique de qualité des différents candidats vaccins contre le Covid-19.

 

Un « guichet unique » pour la France

Ce projet part du constat que l’accès de la France aux candidats les plus prometteurs ne sera possible qu’en mettant en place un « guichet unique » au service des industriels et des académiques permettant d’évaluer ces produits, de garantir la faisabilité des essais cliniques auprès des industriels concernés et de négocier les conditions de production et de marchés. Cette approche implique à la fois l’instauration d’un « comité scientifique » chargé de réaliser une évaluation scientifique et stratégique des différents candidats vaccins, et le développement d’une plateforme nationale d’évaluation clinique des candidats vaccins Covid-19.

Présidé par la directrice de recherche Inserm et membre du comité CARE, Marie-Paule Kieny, le comité scientifique s’intéresse notamment aux caractéristiques des vaccins candidats qui pourraient donner des indications sur leur efficacité, leur sécurité et la capacité de production pour identifier les produits les plus intéressants. Il travaille en lien étroit avec la nouvelle plateforme vaccinale, sous la direction de la coordinatrice d’I-REIVAC Odile Launay, professeur en maladies infectieuses et tropicales à l’Université de Paris et coordinatrice du CIC Cochin Pasteur à l’hôpital Cochin (AP-HP), pour tester les vaccins lors d’essais cliniques rigoureux, pouvant inclure plusieurs centaines de participants.

Avec le soutien du réseau REACTing, de Santé publique France, des CHU et du collège national des généralistes enseignants et afin d’accroître les capacités de participation du réseau aux essais vaccinaux Covid-19, la plateforme vaccinale aura pour objectif de constituer un pool de participants potentiels et d’augmenter le nombre de centres pouvant les accueillir.

Un suivi des potentiels effets secondaires, grâce à une collaboration étroite avec des réseaux de médecins généralistes et l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), sera également proposé.

« Faire face à la gravité de la pandémie de Covid-19 suppose d’assurer un accès aussi large que possible à la population française et européenne aux futurs vaccins. Grâce à un réseau vaccinal déjà existant, le projet COVIREIVAC peut conférer à la France l’attractivité nécessaire pour garantir une participation active aux grands essais vaccinaux et un accès précoce aux meilleurs candidats vaccins », précise Gilles Bloch, PDG de l’Inserm.

À plus long terme, l’initiative permettra aussi d’apporter des informations indispensables sur la sécurité de ces vaccins et sur la persistance de leur efficacité. Une collaboration avec d’autres pays européens, pour étendre le dispositif et permettre des essais cliniques de plus grande ampleur, est également envisagée.

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - Le déficit en Interférons de type 1 dans le sang : une signature pour détecter les patients à risque de forme sévère de Covid-19 et une piste thérapeutique

#INFECT - Le déficit en Interférons de type 1 dans le sang : une signature pour détecter les patients à risque de forme sévère de Covid-19 et une piste thérapeutique | LabEx LERMIT | Scoop.it
Dans une publication parue dans Science le 13 juillet, des équipes de l’AP-HP, de l’Inserm, d’Université de Paris, de l’Institut Pasteur et de l’Institut Imagine décrivent un phénotype immunologique unique et inattendu chez les patients graves et critiques, consistant en une réponse fortement altérée des interférons (IFN) de type I, associée à une charge virale sanguine persistante et à une réponse inflammatoire excessive.
 

Environ 5 % des personnes atteintes de Covid-19 évoluent vers une forme grave ou critique et développent notamment une pneumonie sévère se transformant en syndrome de détresse respiratoire aiguë. Si ces formes surviennent parfois au début de la maladie, les observations cliniques décrivent généralement une progression de celle-ci en deux étapes, commençant par une forme légère à modérée, suivie d'une aggravation respiratoire 9 à 12 jours après l'apparition des premiers symptômes. Cette évolution soudaine suggère une dérégulation de la réponse inflammatoire de l'hôte. Un nombre croissant d’indications suggère que cette aggravation est provoquée par une forte augmentation des cytokines. Cet emballement de la réponse inflammatoire est corrélé à une infiltration massive dans les poumons de cellules immunitaires innées, à savoir des neutrophiles et des monocytes, créant des lésions pulmonaires et un syndrome de détresse respiratoire aigu.

 

Par analogie avec une maladie génétique conduisant à une pathologie pulmonaire semblable et identifiée à l’institut Imagine par l’équipe du chercheur Inserm Frédéric Rieux-Laucat, l’hypothèse initiale supposait une production excessive des interférons (IFN) de type 1, un marqueur de la réponse aux infections. Or chez les patients gravement malades, les équipes de Darragh Duffy (Unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques, Institut Pasteur/Inserm), de Frédéric Rieux-Laucat (Laboratoire d’immunogénétique des maladies auto-immunes pédiatriques de l’Institut Imagine - Inserm/Université de Paris), de Solen Kernéis (Equipe Mobile d’Infectiologie, AP-HP.Centre - Université de Paris) et de Benjamin Terrier (Département de Médecine Interne, AP-HP. Centre - Université de Paris) montrent que la production et l’activité des IFN de type I sont fortement diminuées dans les formes les plus sévères de la Covid-19. A cela s’ajoute une charge virale sanguine persistante, témoignant du mauvais contrôle de la réplication virale par le système immunitaire des patients et conduisant à l’emballement d’une réponse inflammatoire inefficace et pathologique. L'inflammation, provoquée par le facteur de transcription NF-kB, entraîne par ailleurs une augmentation de la production et de la signalisation du facteur de nécrose tumorale (TNF)-alpha et de l'interleukine IL-6, une cytokine pro-inflammatoire.

 

Un taux d'IFN de type 1 caractéristique de chaque stade de la maladie

Cette faible signature des IFN de type I diffère de la réponse induite par d'autres virus respiratoires tels que le virus respiratoire syncitial humain ou le virus de la grippe A, tous deux caractérisés par une forte production de l'IFN de type I.

L’étude révèle par ailleurs que de faibles taux d'IFN de type 1 dans le plasma précèdent l’aggravation clinique des patients et leur transfert en soins intensifs. Les taux d’IFN de type 1 circulant caractériseraient même chaque stade de maladie, les taux les plus bas étant observés chez les patients les plus graves. Ces résultats suggèrent que dans l’infection à SARS-CoV-2 la production de l'IFN de type I est freinée chez l'hôte infecté, ce qui pourrait expliquer les formes sévères plus fréquentes chez des individus faiblement producteurs de cette cytokine, comme les personnes âgées ou ceux ayant des comorbidités.

Par conséquent, la déficience en IFN de type I pourrait être une signature des formes graves de la COVID-19 et pourrait permettre d’identifier une population à haut risque.

Ces résultats suggèrent en outre que l'administration d'IFN-alpha combinée avec une thérapie anti-inflammatoire ciblant l'IL-6 ou le TNF-α, ou des corticoïdes comme la dexamethasone, chez les patients les plus sévères pourrait être une piste thérapeutique à évaluer pour enrayer les formes sévères de COVID-19.

 

Article:

Hadjadj J. et al., Impaired type I interferon activity and inflammatory responses in severe COVID-19 patients, Science, 13 juillet 2020

https://science.sciencemag.org/lookup/doi/10.1126/science.abc6027.

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT - Résultats préliminaires positifs pour un autre vaccin expérimental contre la COVID-19

#INFECT - Résultats préliminaires positifs pour un autre vaccin expérimental contre la COVID-19 | LabEx LERMIT | Scoop.it

La société de biotech américaine Inovio a annoncé mardi des résultats préliminaires, mais encourageants pour son projet de vaccin contre le nouveau coronavirus, administré sur 40 volontaires aux États-Unis. 

 

Selon un communiqué de l'entreprise, le vaccin a provoqué une réponse du système immunitaire chez 94% des participants qui ont suivi l'essai clinique, dit de phase 1, jusqu'au bout, c'est-à-dire avec deux injections à quatre semaines d'écart.

 

Le vaccin d'Inovio, appelé INO-4800, consiste à injecter un code génétique ADN dans l'organisme de la personne, afin de déclencher une réponse immunitaire spécifique contre le coronavirus SARS-CoV-2.

Le vaccin est injecté sous la peau par une aiguille, puis il est activé par un appareil ressemblant à une brosse à dents, qui envoie une mini impulsion électrique, d'une fraction de seconde, permettant à l'ADN de pénétrer les cellules du corps et d'y remplir sa mission.

 

Inovio, déjà financée par le département américain de la Défense et par l'ONG CEPI, annonce également avoir été sélectionnée par le programme du président Donald Trump, l'opération Warp Speed (vitesse de la lumière), pour tenter de produire des centaines de millions de doses de vaccins d'ici janvier 2021.

Le vaccin de la société est le seul vaccin ADN «stable à température ambiante pendant plus d'un an» et «qui n'a pas besoin d'être congelé pour le transport ou pour être stocké des années», a déclaré le PDG d'Inovio, Joseph Kim.

C'est un avantage important pour vacciner les populations de pays en développement, où la chaîne du froid est plus complexe à respecter.

 

23 projets de vaccins contre la COVID-19 ont commencé des essais cliniques selon la London School of Hygiene & Tropical Medicine, et plusieurs sont déjà passés à la deuxième phase, qui consiste à injecter le vaccin sur des milliers ou des dizaines de milliers de volontaires.

 

Le vaccin de la biotech américaine Moderna et celui de l'université britannique d'Oxford alliée au laboratoire AstraZeneca sont parmi les plus avancés dans les essais à grande échelle, ainsi que plusieurs projets chinois, notamment celui de la société CanSinoBIO qui a déjà obtenu l'autorisation de l'administrer aux soldats de l'armée chinoise.

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#INFECT- Covid-19 : Regeneron va tester un cocktail d’anticorps en traitement préventif

#INFECT- Covid-19 : Regeneron va tester un cocktail d’anticorps en traitement préventif | LabEx LERMIT | Scoop.it

Le laboratoire Regeneron prévoit un essai de phase III sur 2000 patients aux États-Unis et va également évaluer cette association d’anticorps en traitement curatif.

 

Regeneron a annoncé qu’il allait débuter un essai clinique de phase III pour évaluer REGN-COV2, son association de deux anticorps, en traitement préventif du Covid-19. 

L’étude portera sur des personnes qui ont été en contact avec des patients infectés par le nouveau coronavirus. Prévu pour se dérouler aux États-Unis, l’essai de phase III a pour objectif d’inclure 2000 patients sur près d’une centaine d’établissements de santé.

Il sera mené en collaboration avec le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), un institut rattaché au ministère américain de la Santé.

 

Une évaluation conjointe en traitement curatif

Dans le même temps, le duo d’anticorps sera évalué pour traiter des patients atteints de Covid-19, que ce soit dans une prise en charge hospitalière ou ambulatoire. Cette étude menée en parallèle prévoit ainsi d’inclure 1850 patients hospitalisés et environ 1050 patients en ambulatoire et sera menée aux États-Unis, au Brésil, au Mexique et au Chili. Regeneron espère pouvoir communiquer les premiers résultats à la fin de l’été.

 

« Nous menons simultanément ces essais pour avancer aussi vite que possible vers une solution pour prévenir et traiter les infections au Covid-19 », a déclaré George D. Yancopoulos, president et directeur scientifique de Regeneron. Le dirigeant a également souligné que ce cocktail d'anticorps pourrait être disponible « beaucoup plus tôt qu'un vaccin ». 

 

Les deux anticorps du traitement REGN-COV2 ont été sélectionnés par Regeneron parmi des milliers d’anticorps humains et sont capables de se lier aux pointes du virus.

Regeneron avait opté pour la même approche pour mettre au point REGN-EB3, un traitement prometteur contre Ebola, basé sur trois anticorps. Cette combinaison est en cours d'évaluation par la FDA, l'agence américaine du médicament. 

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#PHARMA - Covid-19 : Des résultats positifs pour le vaccin de Moderna et une phase III pour fin juillet

#PHARMA - Covid-19 : Des résultats positifs pour le vaccin de Moderna et une phase III pour fin juillet | LabEx LERMIT | Scoop.it

Le candidat-vaccin à ARNm de Moderna a montré des résultats encourageants lors d'un essai de phase I. La biotech américaine prévoit un essai clinique de phase III de grande ampleur, dès la fin du mois de juillet. 

 

Crise sanitaire oblige, le calendrier de Moderna pour son candidat-vaccin s’accélère.

Alors que les résultats d’une étude de phase I viennent de paraître et qu’une phase II est en cours, Moderna Therapeutics a donné plus de détails sur son essai clinique de phase III, prévu pour démarrer à la fin du mois de juillet.

 

Le candidat-vaccin de Moderna, un vaccin à ARNm appelé mRNA-1273, induit une réponse immunitaire « forte et rapide », selon les résultats intermédiaires d’une étude clinique dont les conclusions ont été publiées dans The New England Journal of Medicine.

L’essai de phase I comportait un schéma avec deux injections du vaccin, à 28 jours d’écart et évaluait trois doses de vaccin différentes (25, 100 et 250 µg).

L’échantillon reste relativement modeste, puisqu’au total 45 adultes en bonne santé, âgés de 18 à 55 ans, ont été intégrés à l'étude avec un suivi allant jusqu’à 57 jours suivant la première injection.

Tous les participants ont développé des anticorps capables de se lier à la protéine de pointe (protéine Spike) du SARS-CoV-2, après la première injection. Une réponse qui est allée grandissante selon la dose de vaccin injectée et le nombre d’injections réalisées.

Au 43e jour, tous les participants présentaient une activité neutralisante envers le nouveau coronavirus. Un taux d’anticorps qui a été comparé à un groupe témoin de 38 patients diagnostiqués positifs au Covid-19 et qui a montré une réponse plus forte avec le vaccin de Moderna. L’ensemble des participants sera par ailleurs suivi pendant un an pour analyser la durée d’efficacité du vaccin.

L’essai a également permis de constater une plus forte réponse immunitaire avec une dose de 100 µg par rapport à la dose de 25 µg. La dose de 250 µg n’a augmenté l'efficacité du vaccin que de façon « minimale », selon l’étude. Moderna mènera ainsi la suite des essais cliniques avec cette dose de 100 µg, d’autant plus qu’il faut pour la biotech tenir compte des effets indésirables qui sont survenus lors de l’essai.

 

Des effets secondaires bien présents mais « modérés et temporaires »

« Le mRNA-1273 a été généralement sûr et bien toléré avec aucun effet indésirable sérieux durant ces 57 jours », a souligné Moderna Therapeutics dans un communiqué. Les effets indésirables les plus conséquents ont eu lieu à la dose de 250 µg, ce qui justifie d’autant plus la décision de Moderna de poursuivre ses essais à la dose de 100 µg.

La biotech souligne cependant que l’ensemble des participants à la dose de 100 µg a connu des effets indésirables après la seconde injection. De la fatigue, des frissons, des maux de tête et une fatigue musculaire ont été souvent décrits, alors que l’ensemble des participants a souffert d'une douleur sur la zone d’injection du vaccin. Des effets décrits comme systématiquement temporaires et d’intensité faible à modérée.

Un essai de phase II est actuellement en cours, portant sur 300 personnes de 18 à 55 ans et 300 personnes de plus de 55 ans. L’essai, qui porte sur des doses de 50 et 100 µg de vaccin, visera à approfondir les connaissances sur l’efficacité du candidat-vaccin, particulièrement chez les personnes âgées, considérées comme étant les plus à risque face au Covid-19.

Mais Moderna n’attendra pas d’avoir les résultats de cet essai en cours pour avancer vers la phase III, un essai clinique de grande ampleur pour lequel la biotech a obtenu l’autorisation de la FDA.  

 

Un essai clinique de phase III sur 30 000 personnes

Cet essai, qui se déroulera aux Etats-Unis, est prévu pour inclure environ 30 000 personnes réparties entre un groupe qui recevra le vaccin à une dose de 100 µg et un groupe témoin qui se verra administrer un placebo. 

L’essai visera à comparer, entre les deux groupes, la survenue de Covid-19 dans des formes symptomatiques. Le second aspect analysé sera la survenue de formes sévères de Covid-19 nécessitant une hospitalisation. Moderna procèdera à des analyses intermédiaires, mais n’a pas communiqué plus de détails sur le calendrier pour des résultats définitifs concernant cet essai.

 

Une production déjà débutée

Sans attendre les résultats de cette phase III, Moderna annonce par ailleurs avoir déjà produit l’ensemble des doses nécessaires pour évaluer son candidat-vaccin.

La biotech américaine a multiplié, ces dernières semaines, les partenariats pour augmenter sa cadence de production. Moderna Therapeutics a ainsi noué un partenariat avec Lonza ainsi qu’avec la CDMO américaine Catalent. Plus récemment, Moderna a annoncé s’associer avec Rovi pour effectuer le remplissage et le conditionnement de son futur vaccin dans l’usine de Madrid (Espagne) de Rovi.

Moderna Therapeutics ambitionne de pouvoir fournir 500 millions de doses de son vaccin par an. Une capacité qui pourrait atteindre 1 milliard de doses, dès 2021. Reste maintenant au candidat-vaccin à démontrer son efficacité sur un plus grand nombre de personnes.

No comment yet.
Scooped by LabEx LERMIT
Scoop.it!

#PHARMA - Covid-19 : Tesla va fabriquer les imprimantes à ARNm pour le vaccin de CureVac

#PHARMA - Covid-19 : Tesla va fabriquer les imprimantes à ARNm pour le vaccin de CureVac | LabEx LERMIT | Scoop.it

Elon Musk a annoncé que Tesla allait travailler sur une technologie destinée à rendre plus accessible un futur vaccin contre le nouveau coronavirus.

 

Elon Musk et Tesla sont décidément sur tous les fronts, même les plus inattendus. Le magnat américain a annoncé, dans une série de tweets, que Tesla allait travailler avec la biotech allemande CureVac. Un partenariat destiné à la production du futur vaccin au moyen de « micro-usines à ARNm » que le site allemand de Tesla Grohmann va fabriquer, a annoncé Elon Musk. 

L'objectif de ces « imprimantes à ARNm » est de pouvoir produire le futur vaccin de CureVac avec des équipements plus petits et moins onéreux qu'un site de production traditionnel. Le recours à ces « imprimantes » faciliterait la disponibilité d'un futur vaccin, encore à l'essai.

 

Un vaccin à ARNm en cours d'évaluation

Si, comme de nombreux laboratoires, CureVac anticipe la production de son futur vaccin contre le nouveau coronavirus, celui-ci est encore au tout début de son évaluation. En juin, la biotech a reçu le feu vert de l'Allemagne pour démarrer un essai clinique de phase I.

Le candidat-vaccin de CureVac repose sur une technologie d'ARNm couplée à une nanoparticule lipidique. Le fragment d'ARNm, une fois à l'intérieur des cellules, va coder pour des fragments de protéines virales du coronavirus qui vont, dans un second temps, développer une réponse immunitaire de l'organisme.

La biotech allemande dresse volontiers un parallèle entre sa technologie de vaccins à ARNm et la programmation informatique. « Nous utilisons les séquences d'ARNm pour écrire un nouveau code qui va être traduit dans le corps en une protéine correspondante », souligne CureVac.

Une technologie innovante qui nécessite un site de production adapté. C'est ce process que souhaite simplifier CureVac en développant des « imprimantes à ARNm ».

 

Des « imprimantes » financées par le CEPI

Si CureVac ne détaille pas la technologie utilisée, le laboratoire décrit son équipement comme un prototype « transportable, automatisé, capable de produire plusieurs grammes d'ARNm associé à une nanoparticule lipidique, c'est-à-dire plusieurs centaines de milliers de doses en quelques semaines». L'imprimante à ARNm de CureVac pourrait ainsi trouver sa place directement dans les hôpitaux, au cœur des pays et régions les plus touchés par une épidémie.

Des caractéristiques techniques qui pourraient faciliter l'accès à la vaccination dans les pays en voie de développement.

Au point d'intéresser le CEPI, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, qui a octroyé un financement de 34 M$ (30 M€) à CureVac, en février 2019. Avec cette somme, l'organisme, notamment financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, a souhaité encourager le développement de l'imprimante à ARNm de Curevac. À l'origine, le projet concernait la production d'un vaccin contre la fièvre de Lassa, contre la fièvre jaune ainsi que le vaccin contre la rage.

« Une maladie X pourrait émerger soudainement et avoir des conséquences mortelles - nous l'avons vu avec Ebola, le coronavirus MERS, Zika et d'autres maladies. C'est pourquoi nous nous efforçons de développer des plateformes de production de vaccins à réponse rapide - comme la technologie à ARNm de CureVac - pour se défendre contre ces agents pathogènes inconnus », avait déclaré Richard Hatchett, le p-dg de CEPI, au moment de la conclusion de cet accord.

Conçue initiallement pour d'autres vaccins, l'imprimante à ARNm de CureVac pourrait ainsi être à l'avenir déployée pour le futur vaccin contre le nouveau coronavirus. Et constituer une réussite technologique de plus pour Elon Musk.

No comment yet.