Après avoir été un buzzword en 2010, la curation de contenu a désormais atteint un stade de maturité et est désormais un élément incontournable du Content Marketing.
"En octobre, BETC Euro RSCG lançait le BETC Start-up Lab pour accompagner des start-ups sur des problématiques stratégiques et en même temps humer l'air frais de l'innovation qui souffle sur les jeunes pousses du Web français."
Scoop.it intègre la "saison 2" du BETC Start-up Lab : super nouvelle pour nous !
La curation s'impose de plus en plus sur Internet. Mais quelles sont ses limites et pourquoi l'utiliser comme un outil plutôt que comme une nécessité ?
Il faut aussi rappeler que la curation permet de rallonger le temps de consommation d'une information comparé à des services comme Twitter où l'information est très vite consommée.
"South by Southwest a donc consacré à ce sujet un atelier auquel ont participé David Carr, journaliste médias du New York Times (si vous avez vu le film Page One, vous connaissez le personnage), et Maria Popova, journaliste et fondatrice de Brain Pickings, un très beau site de curation, justement, qui propose des sources (images, textes, graphiques) dans le domaine des arts, de l'architecture, de la philosophie, du design, etc."
A découvrir, le Curator's Code proposé par Maria Popova afin de reconnaître la création originale du contenu. Très belle initiative !
"Quels bénéfices pour les marques ? On peut dès lors comprendre l’intérêt pour les sites de e-commerce d’investir de telles plateformes. En jouant elles-mêmes les « curateurs », les marques peuvent diffuser, promouvoir et tester leurs produits auprès d’une communauté de connaisseurs et bénéficier du pouvoir de recommandation du service, précieux pour accroître leur trafic. Les images, avec les moyens donnés par ces dispositifs sociaux de curation, peuvent être organisées de façon à véhiculer à communiquer l’histoire de la marque et de dégager un fort capital émotion auprès des utilisateurs."
"...la différence entre un agrégateur et un curateur est énorme, en théorie, puisque le curateur va définir la qualité et l’intérêt de l’article pour sa communauté qui se base sur son jugement, là où l’agrégateur partage tout, car ce n’est qu’un logiciel."
Entièrement d'accord avec ça. Curation ne peut pas rimer avec automatisation puisque c'est l'humain qui va donner la qualité de la curation.
Indépendante depuis 2006, Anne-Claude Boutin mène deux activités distinctes : l'aide à la présence des indépendants ou entreprises sur les médias sociaux et l'accompagnement au changement vers des nouveaux modes de collaboration en entreprise.
Se définissant comme une passionnée par l'activité de veille, elle a découvert et créé son premier Scoop.it au printemps 2011. Depuis, c'est un outil essentiel de son quotidien qui lui sert à partager les fruits de sa veille. Elle en anime 9. Pour elle, il est essentiel de communiquer sur son métier et ses valeurs, mais aussi sur ses talents de curation et donner à son environnement des informations qui le concerne directement.
"La curation peut-elle permettre à votre société de se démarquer sur le web ? Cela peut paraître prétentieux, mais la curation est en train de jouer un vrai rôle dans « l’infobésité » croissante qui caractérise l’internet d’aujourd’hui. Elle dépasse largement en termes de valeur ajoutée l’agrégation telle qu’on la connaît sous sa forme la plus basique. Rechercher, trier, analyser, et diffuser des contenus en fonction de leur pertinence sur un sujet donné, pour les promouvoir…telle pourrait être la définition de l’activité du curateur."
Pour les professionnels qui souhaitent comprendre comment la curation peut les aider, voici un bon article sur le sujet.
Pour ceux qui prennent le train en marche, la curation consiste à collecter, organiser et articuler des contenus entre-eux selon des logiques thématiques (en gros). Cette agrégation peut prendre la forme d'un blog (Scoop.it), ...
Le cadre de Google a rappelé la nécessité de la curation. "Cela consiste à grouper, organiser, et partager les meilleurs contenus et les plus pertinents en permanence. Ce n’est ni de l’agrégation ni de l’automatisation ni de la régurgitation ou de la gestion de volume", a expliqué Rohit Bhargava, cadre d’Ogilvy, lors d’un atelier sur le sujet. Dès la conférence inaugurale, Lawrence Kimmel avait planté le décor : "Nous vivons une période extraordinaire, marquée par l’immédiateté, la transparence, la pertinence et la valeur. Quand il existe autant de canaux, comment l’annonceur sait-t-il où mettre ses investissements ? Les seuls professionnels à connaître la réponse, c’est nous. Mais nous devons être encore plus pertinents, plus rapide, plus prédictifs et plus anticipatifs. Nos métiers vivent un bouleversement inédit. Les nouveaux moyens de communication nous ouvrent de belles perspectives".
Fred Cavazza nous a livrés le fond de sa pensée sur l'état des lieux du web, de la blogosphère française, et de ses perspectives d'avenir, il revient surtout aussi sur la grosse tendance du moment, la CURATION. J'attends avec impatience la réponse de Guillaume (CEO Scoop.it) ;)
Jean-Christophe Gombeaud, directeur Planning & Stratégie chez Yahoo : "La marque doit avoir confiance en elle : elle peut intéresser son consommateur, elle a, de fait, une expertise et les consommateurs la lui reconnaisse.
Il faut viser toujours la qualité du contenu, rester objectif et oser l’originalité.
Produire du contenu, c’est devenir plus « humain ». Si le contenu est roi, je pense que c’est la conversation qui est souveraine. Le contenu, finalement, c’est l’essence de la conversation, « fuel for conversation ». Le contenu est le début de la conversation. Et quand on vise à provoquer l’engagement chez son consommateur, on vise à entrer en conversation avec lui".
"Les pures players Slate et Owni se servent de la curation comme un outil éditorial. Les articles repris de blogs “prescripteurs” leurs permettent d’avoir du contenu à moindre frais, asseoir leur positionnement et élargir leur public. Les journalistes vont ils évoluer en “curateur” ? Les lecteurs se contenteront-ils de ces informations très marketées ?"
"Les stratégies liées au contenu ou content marketing sont aujourd'hui très avancées : les entreprises recherchent et souhaitent diffuser du contenu de plus en plus pertinent et optimisé. La grande majorité des marketeurs B2B l'ont compris, puisqu'il sont 90% à pratiquer une certaine forme de stratégie de contenu, consciemment ou non. Concrètement, cela se traduit par de la rédaction d'articles, une stratégie liée aux réseaux sociaux, ainsi qu'aux mises-à-jour d'un blog.
La raison principale de ce marketing de contenu reste la notoriété de la marque ; suivent de très près l'acquisition de nouveaux clients et leur fidélisation."
La curation est aussi une réponse peu coûteuse à ce besoin de content strategy.
Si les pros du web ont testé pour assoir leur réputation en partageant leur veille, il se pourrait qu’en 2012 on arrive vraiment à généraliser la pratique et notamment dans le commerce en ligne.
Dans ce que Steve Rubel qualifie de l’ère de la validation, « les internautes commencent à “trouver le signal dans le bruit” et ne conservent que l’information et les personnes qui comptent le plus pour eux en ligne ». Le modèle de Rubel dépend de quatre cercles d’intervenants influents : les médias traditionnels, les médias tradinumériques (« tradigital media »), le contenu exclusif et les réseaux sociaux. Nous estimons que le pouvoir d’influence dans l’espace de la “curation” des contenus se déplacera de plus en plus vers les utilisateurs individuels et leur cercle social.
Dans cet article Valerie Payotte retranscrit une présentation de Corinne Weisgerber, explicitant la différence entre la curation et la simple agrégation de contenus.
le Huffington Post part à l'attaque de l'Europe : après son lancement au Royaume-Uni, il va s'implanter en France en s'appuyant sur Le Post, du groupe Le Monde.
On refait le match sur Darkplanneur ! Fred Cavazza n'a pas épargné le petit monde de la curation, dans l'interview exclusive qu'il nous a donnée, avec en particulier cette petite phrase "le principe de curation en vogue en ce moment est un vol de contenu". Guillaume Decugis CEO de Scoop.it a tenu à lui répondre.
Les acteurs du monde numérique aiment les « buzzwords ». Ils consomment un nouveau concept tous les six mois. Cet inusable cycle de la hype et de sa ringardisation met en lumière un thème avant, impitoyablement, de rebondir vers une autre thématique intégrant plus ou moins ce qui a su résister de la précédente. La nouvelle mode déjà démodée s’appelle curation. by Dominique Cardon
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