Près de Tomioka, dans la préfecture de Fukushima. Extrait de l’exposition «Fukushima no go zone», à la galerie 247 (Paris XVIIIe) jusqu’au 13 mai.Photo Carlos Ayesta et Guillaume Bression. Hans Lucas
Six ans après la catastrophe, le gouvernement japonais vient de lever l’ordre d’évacuation dans quatre districts autour de la centrale nucléaire. Une abrogation qui met fin aux aides financières et pourrait précipiter la réinstallation de la population dans des lieux encore contaminés.
Fukushima : un retour forcé en terre irradiée
En apparence, c’est un retour à la normale. Le gouvernement japonais a levé, entre vendredi et samedi, l’ordre d’évacuation imposé aux populations de quatre districts autour de la centrale de Fukushima Daiichi au pire de la crise nucléaire en mars 2011 - trois communes depuis vendredi, la quatrième ce samedi. Mais loin d’être anodine et purement formelle, la décision a des airs de contrainte, voire de menace. Elle va se traduire par la perte automatique de subventions et d’aides financières, notamment au relogement, pour environ 32 000 personnes qui résidaient avant 2011 dans les communes de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata. Et elle risque surtout de précipiter le retour de ces habitants dans des zones où les niveaux de contamination radioactive demeurent élevés et sources d’inquiétude pour la santé. Alors que la Commission internationale de protection radiologique recommande une exposition maximale de 1 millisievert (mSv) à l’année, l’Etat japonais a poussé ce seuil jusqu’à 20 mSv pour ses populations. Soit la limite autorisée pour les travailleurs du nucléaire.
«Pressions»
Les choix du gouvernement de Shinzo Abe ont été jugés suffisamment graves pour que quatre grandes ONG japonaises lancent un appel à plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations unies. Dans un courrier en date du 17 février, Greenpeace Japan, Friends of the Earth Japan, Green Action et Human Rights Now leur demandent de «prendre des mesures urgentes» face à ce qu’elles considèrent comme une «réinstallation forcée dans des zones qui restent inadaptées à l’habitat humain». Jeudi, à la veille de l’abrogation de l’ordre d’évacuation, Greenpeace Japan s’est à nouveau manifestée. «Les violations des droits de l’homme résultant de la politique de reconstruction du Premier ministre Abe sont calculées et délibérées», écrit l’ONG avant de faire état de «pressions», «d’informations trompeuses» et de «coercition économique» sur des populations contraintes au retour en raison d’une baisse drastique des indemnisations.
Pour mesurer les enjeux, il faut se pencher sur une carte de la préfecture de Fukushima. Après mars 2011, les territoires pollués par les rejets radioactifs ont été répertoriés en trois zones tenant compte des niveaux de contamination. Dans le secteur A où l’exposition externe est inférieure à 20 mSv à l’année, le retour est autorisé, comme dans certaines parties de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata ce week-end. En zone B, où le niveau d’exposition est compris entre 20 et 50 mSv, aucune réinstallation n’est possible pour l’instant, mais des travaux de décontamination sont entrepris pour faire baisser les taux. Environ 55 000 personnes vivaient dans ces régions avant mars 2011 et recevaient 100 000 yens (837 euros) par personne et par mois depuis la catastrophe. L’Etat japonais cessera ces aides en mars 2018.
Reste la zone C avec une exposition supérieure à 50 mSv où les retours seront difficiles à moyen terme, sinon impossibles. Environ 23 000 personnes résidaient dans ces endroits (Futaba, Okuma, certaines parties de Tomioka, Namie, Katsurao, Minamisoma). Ils ont chacun reçu une compensation de 14,5 millions de yens (121 000 euros) versés par Tepco, la compagnie électrique qui gère la centrale. «Le gouvernement Abe s’active pour que la question de Fukushima apparaisse résolue et faire croire qu’à partir de 2018, avant les JO de Tokyo en 2020, on pourra tourner la page de la catastrophe nucléaire», juge Christopher Cade Mosley, conseiller juridique à l’ONG japonaise Human Rights Now.
Signe que l’Etat est pressé d’en finir et d’économiser, il va également couper l’aide au logement à 27 000 personnes qui, au printemps 2011, avaient fait le choix de fuir les retombées radioactives dans des lieux non désignés comme des zones d’évacuation obligatoire. A compter du 1er avril, ces déplacés de l’atome, qui refusent d’être étiquetés «volontaires» comme le clament les autorités, ne pourront plus compter que sur d’hypothétiques aides d’administrations locales.
Noriko Matsumoto en fait partie. En 2011, elle a quitté Koriyama pour fuir les radiations avec sa fille atteinte de diarrhées et de saignements. «L’Etat japonais se conduit de manière criminelle en forçant les habitants à rentrer dans des endroits contaminés puisqu’il arrête de verser des aides financières», expliquait-elle au début du mois de mars lors d’une conférence de presse à Tokyo. «Dans plusieurs communes, des habitants se sont déjà réinstallés, répond Shinya Fujita, directeur des affaires internationales à l’Agence nationale de la reconstruction, basée à Tokyo. Nous n’obligeons évidemment personne à revenir.»
«L’œuf et la poule»
Le fonctionnaire se garde bien de commenter le seuil d’exposition aux rayons radioactifs conséquent qui inquiète habitants et associations. Le gouvernement japonais s’est donné comme objectif d’atteindre la recommandation de 1 mSv établie par la Commission internationale de protection radiologique. Mais n’a jamais fourni de calendrier pour ce retour à la normale, ni évoqué un quelconque principe de précaution sur l’effet méconnu des faibles doses, c’est-à-dire l’exposition prolongée et répétée aux radiations, un sujet qui mobilise de plus en plus la communauté scientifique. «Des gens ont peur de la contamination, mais nous leur disons que dans la majorité des cas, les relevés d’exposition tournent autour de 2, 3, 4 ou 5 mSv à l’année, reprend Fujita. Ce sont des petites quantités qui ne présentent pas de risques. Après, bien sûr, se sentir en sécurité reste une question personnelle.»
Shinya Fujita est convaincu que les habitants qui reviennent «peuvent profiter d’une vie normale, souvent plus prospère et plus heureuse qu’avant». Il liste les travaux pour remettre en route les circuits d’eau, de gaz et d’électricité, tout comme les infrastructures. Enumère les nouveaux équipements, les programmes d’aides pour relancer le commerce, les «incitations et assistances très généreuses pour les hommes d’affaires qui veulent investir». Le discours tient parfois de la méthode Coué, mais il ne cache pas les difficultés. «Il faut relancer le commerce, c’est le grand défi», insiste le haut fonctionnaire de l’Agence de la reconstruction. Il dit se retrouver en permanence face à la «douloureuse question de l’œuf et de la poule : si les gens ne reviennent pas, on ne peut pas ouvrir de commerce. Et s’il n’y a pas de boutiques, les évacués ne rentrent pas. Il faut que les habitants reviennent. Nous devons être optimistes.»
A Namie, dans cette longue commune qui s’étire du littoral balayé par le tsunami jusqu’aux collines contaminées de la région rurale de Tohoku, 590 habitants doivent revenir dans les jours qui viennent, selon la mairie. Soit une infime partie des 21 434 résidents enregistrés avant le 11 mars 2011. Ils pourront s’approvisionner dans une dizaine de commerces provisoires, se rendre à la mairie, aller consulter à la clinique, retirer de l’argent dans deux banques. Mais ils prendront soin de ne pas s’égarer car plus de 80 % du territoire est très contaminé avec des «hot spots» à plus de 80 mSv dans cette commune où le radiamètre tinte et fait du yo-yo avec les isotopes dispersés en taches de léopard. «Nous ne savons pas combien d’années seront nécessaires pour nettoyer cette zone», reconnaît aujourd’hui Takayuki Nakano, directeur adjoint en charge de la décontamination à la mairie de Namie. Malgré les réunions de terrain, ce fonctionnaire dévoué ne fait pas mystère des difficultés pour convaincre les habitants : manque de vrais commerces, infrastructures limitées ou en réparation, peur des radioéléments.
Une affaire d’anciens
Yoko Oka, une agricultrice, ne rentrera pas tout de suite à Namie. Plusieurs fois décontaminée, sa maison est en zone B, avec des niveaux d’exposition compris entre 20 et 50 mSv, rendant impossible tout retour. «Je m’inquiète de l’eau contaminée qui descend de la montagne. Nous produisions du riz et des légumes, mais nous ne pouvons plus le faire, ça ne se vendra pas. On n’a plus de plaisir pour la récolte. Mais si on ne s’occupe plus de nos terres, ce sera rapidement laissé à l’abandon. Alors, nous allons désherber de temps en temps notre rizière et nettoyer autour de notre maison.» Mais Yoko Oka s’inquiète pour ces deux filles et refuse qu’elles s’occupent de leur maison.
Quand il a lieu, le retour est d’abord une affaire d’anciens et s’effectue au compte-gouttes. A Naraha, où l’ordre d’évacuation a été levé en septembre 2015, seuls 818 des 7 400 habitants de 2011 étaient revenus à la date du 3 mars 2017. L’écrasante majorité a plus de 60 ans. Et pourtant, cette commune a été relativement épargnée par les retombées de la centrale et vite décontaminée. Malgré cela, «les parents sont inquiets des taux de radiation pour leurs enfants. C’est dur de les convaincre, expliquait l’année dernière Michihiro Igari, directeur du département de reconstruction à la mairie. Trop de temps a passé. Les gens ont refait leur vie ailleurs. Certains sont revenus, puis finalement repartis.» Aujourd’hui, il se démène pour ouvrir des commerces coopératifs pérennes, se félicite de l’ouverture d’une infirmerie et du «rétablissement de toute l’infrastructure publique». S’il a lieu un jour, le retour à la normale sera long et lent.
Les Japonais ont choisi l'idéogramme Kizuna (lien) pour symboliser l'année 2011 marquée par le séisme, le tsunami et l'accident nucléaire du 11 mars, catastrophes nationales sans précédent qui ont rappelé à tous l'importance des relations humaines.
Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la ! En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*
♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺
Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain
Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.
Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !
♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars : This event has been reviewed by a seismologist. Magnitude 9.0 Date-Time Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter Time of Earthquake in other Time Zones Location 38.322°N, 142.369°E Depth 32 km (19.9 miles) set by location program Region NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN Distances 129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan 177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan 177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan 373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan Location Uncertainty horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program Parameters NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°, M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A Source USGS NEIC (WDCS-D) Event ID usc0001xgp
Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.
♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :
* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :
Le tremblement de terre de magnitude 7,6, qui a secoué le Japon lundi, a fait plus de 150 secousses et répliques enregistrées. L'agence de presse japonaise Kyodo a fait état d'au moins 30 morts dans la préfecture d'Ishikawa, à la suite de l'effondrement de bâtiments et des incendies provoqués par le séisme.
Les autorités de la ville de Wajima, dans la même préfecture, ont indiqué qu'un incendie de grande ampleur s'est déclaré ce mardi matin dans un marché, détruisant environ 200 bâtiments. Des blessés et des dégâts ont également été signalés dans les préfectures de Niigata, Toyama, Fukui et Gifu.
Le Premier ministre Fumio Kishida a déclaré à la presse que les alertes au tsunami ont été levées, mais une inspection aérienne a révélé des dégâts causés par le tremblement de terre dans une vaste zone, notamment des routes bloquées, des glissements de terrain et des incendies.
Sélection des meilleurs reportages de la rédaction du " Journal " de CGTN Français.
Séismes au Japon : tremblement de terre et tsunami (les premières vidéos impressionnantes ICI ) e puissants séismes ont frappé lundi le centre du Japon, causant d’importants dommages et entraînant un tsunami de plus d’un mètre de haut par endroits, tandis que la population des zones concernées avait été priée d’évacuer vers des hauteurs.
L’agence météorologique japonaise (JMA) a comptabilisé plus de 50 séismes de magnitude égale ou supérieure à 3,2 en l’espace de quatre heures dans la péninsule de Noto, au nord du département d’Ishikawa, qui borde la mer du Japon.
Le plus important d’entre eux est survenu à 16h10 (8h10 heure belge) à la pointe nord-est de la péninsule. Initialement annoncée à 7,4, sa magnitude a rapidement été révisée en hausse : 7,5 selon l’Institut de géophysique américain USGS, 7,6 selon la JMA. Cette secousse a été ressentie jusqu’à Tokyo, située à plus de 300 km à vol d’oiseau de Noto. « Je n’ai jamais connu ça auparavant, c’était tellement effrayant. Je suis tout de suite sorti (de la maison, NDLR) mais le sol tremblait » a déclaré un homme âgé à la chaîne NHK.
Une alerte au tsunami a été aussitôt déclenchée par la JMA, avertissant initialement que des vagues allant jusqu’à cinq mètres de haut étaient à craindre. L’agence a abaissé plus tard ce niveau maximum théorique à trois mètres. Cependant ce scénario du pire ne s’est pas matérialisé : les plus importantes vagues de tsunami, mesurées dans le port de Wajima dans la péninsule de Noto, ont atteint 1,2 mètre de haut.
La menace de tsunami est « largement écartée », estime désormais le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC), une agence américaine basée à Hawaï.
« Situation horrible » Les dégâts causés directement par les séismes étaient plus importants, en particulier sur des maisons anciennes, généralement bâties en bois. Le porte-parole du gouvernement Yoshimasa Hayashi a dit avoir eu connaissance de « six cas » de personnes se trouvant dans des bâtiments effondrés dans le département d’Ishikawa.
L'Agence météorologique japonaise a signalé des séismes au large d'Ishikawa et des préfectures voisines, l'un d'entre eux ayant une magnitude préliminaire de 7,6.
Dans plusieurs villes, des bâtiments ont été rasés après un séisme de magnitude 7,5. Les débris et les dégâts sur les routes compliquent le travail des secours pour rechercher des rescapés. ______________________________________
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Un séisme de magnitude 7,5 est survenu dans le centre du pays, lundi, au Japon. Les autorités ont déclenché l'alerte tsunami et les habitants sont évités à quitter les zones côtières. Il n'y a pas d'anomalies dans les centrales nucléaires après les séismes, selon le gouvernement.
Séisme au Japon : pas d'anomalies dans les centrales nucléaires à ce stade, des foyers privés d’électricité
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Les navires de la Seconde Guerre mondiale, coulés lors de la bataille d'Iwo Jima, au Japon. Photo aérienne prise en 2010.
Sur l'île Jima, nichée dans l’archipel Ogasawara (Japon), des navires de la Seconde Guerre mondiale remontent à la surface de cette île volcanique.
Des fantômes du passé remontent à la surface. Au Japon, sur l’île d’Iwo Jima, deux douzaines de morceaux de navires de la Seconde Guerre mondiale sortent des profondeurs à cause de l’activité volcanique et tectonique. Située dans l’archipel Ogasawara, à environ 1 200 kilomètres au sud de Tokyo, l’île de 21 kilomètres carrés abrite le mont Suribachi, qui renferme un volcan peu actif. Mais celui-ci l’est assez pour modifier la topographie du lieu, en raison de mouvements sismiques. Ainsi, 24 carcasses de vaisseaux qui ont été détruits par les forces américaines en 1945 se dévoilent petit à petit, jour après jour.
Une vidéo de la télévision japonaise All Nippon News, diffusée au mois d’octobre 2021, a montré que les navires étaient tous quasiment visibles sur une plage noire de dépôts volcaniques alors qu’ils étaient à moitié immergés il y a dix ans. «Iwo Jima est la terre du volcan qui évolue le plus rapidement parmi les 110 volcans actifs du Japon. Oui, surtout à cette période de l'année, Nishinoshima, Fukutoku Okanoba et Iwo Jima sont tous actifs en même temps», a expliqué un spécialiste à la chaîne de télévision nippone. D’après l’Université d'État de l'Oregon, Iwo Jima a connu au moins dix éruptions volcaniques au cours du dernier siècle, la plus récente remontant à 1982. Les scientifiques affirment également qu’elle aurait pris 10 centimètres de plus que le niveau de la mer depuis 1952. Je Japon est situé sur la «ceinture de feu» du Pacifique, qui enregistre un grand nombre des tremblements de terre de la planète.
Pour la petite histoire, Iwo Jima a été le théâtre d’une grande bataille en février 1945 où près de 100 000 soldats américains ont combattu les nippons pour s’emparer de l’île volcanique et son imposant mont Suribachi. Culminant à 169 mètres d’altitude, ce dernier faisait de lui un mirador naturel et, de fait, un emplacement stratégique pour surveiller le Pacifique. Pour immortaliser leur victoire, les Marines avaient photographié un moment historique : des soldats hissant le drapeau américain sur la colline, au milieu des décombres. Après la bataille, les forces américaines avaient tenté de créer un port sur l'île avec comme protection des navires japonais coulés. L'effort a échoué, mais les coques brisées des navires restent. Ils sont les derniers vestiges d'une lutte acharnée pour contrôler le Pacifique.
Des cendres ont été projetées à 3 500 m d'altitude, faisant s'éloigner en toute hâte des randonneurs de ce site touristique du sud-ouest de l'archipel nippon.
D'immenses nuages se sont formés, ce mercredi, au sommet du mont Aso. Ce volcan, l'un des plus actifs du Japon, est entré en éruption, projetant des cendres à 3 500 m d'altitude et faisant s'éloigner en toute hâte des randonneurs de ce site touristique du sud-ouest de l'archipel nippon. Les autorités ont prévenu les habitants et les touristes de ne pas s'approcher du volcan, car des gaz chauds et des cendres s'en échappent. Et des pierres dévalent ses pentes vertes.
Pour l'heure, aucun blessé n'a été immédiatement signalé après l'éruption en fin de matinée de ce volcan culminant à 1 592 m. Pour ceux qui se trouvent à proximité, "il faut faire attention aux gros rochers et aux coulées de matériaux pyroclastiques", a déclaré Tomoaki Ozaki, un responsable de l'Agence météorologique japonaise, lors d'une conférence de presse télévisée. "La prudence est de mise, même dans les zones éloignées, car le vent peut transporter non seulement des cendres mais aussi des cailloux", a-t-il ajouté.
La dernière fois que l'Agence météorologique japonaise a élevé son avertissement pour Aso au niveau de ce mercredi – trois sur cinq – c'était lors de son éruption en 2016. L'Agence a mis en garde contre une augmentation de l'activité volcanique ces derniers jours, y compris une petite éruption jeudi, a relayé le Japan Times.
63 morts en 2014
L'immense Mont Aso domine l'île principale du sud-ouest de Kyushu, où le volcan de 1 592 mètres est un attrait touristique populaire. Le Japon est l'un des pays les plus volcaniques au monde. Il se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, où une grande partie des tremblements de terre et des éruptions volcaniques de la planète sont enregistrées.
En septembre 2014, le Japon a subi son éruption volcanique la plus meurtrière en près de 90 ans lorsque le mont Ontake, dans la préfecture de Nagano, a pris vie de manière inattendue, tuant environ 63 personnes.
Le Japon envisage de rejeter dans l’océan Pacifique des millions de tonnes d’eau irradiée issues de la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011. Il s’agissait d’une simple proposition mais celle-ci sera finalement bel et bien appliquée. Le pays dit n’avoir aucune solution pour stocker durablement ces eaux contaminées.
La seule “option réaliste”
Il y a quelques mois, le Japon avait évoqué la possibilité de rejeter dans la mer des milliards de litres d’eau hautement radioactive (tritium). Or, la Corée du Sud s’était inquiétée d’une telle déclaration, alors que les relations entre les deux pays ont plus ou moins toujours été compliquées.
En effet, la centrale de Fukushima n’aura bientôt plus assez d’espace pour contenir son eau irradiée. Les autorités avaient alors évoqué la seule “solution réaliste”, à savoir un “rejet contrôlé” dans l’océan Pacifique. Il s’agit en réalité de l’option la moins chère et la plus rapide selon Greenpeace. Malheureusement, les eaux radioactives suivront les courants marins. Celles-ci se retrouveront donc aux quatre coins du globe, une dilution qui prendra presque une vingtaine d’années.
Les autorités nippones disent n’avoir aucune autre solution pour se débarrasser des eaux contaminées Crédits : IAEA Imagebank / Flickr
Une mesure qui sera réellement appliquée
S’il s’agissait au départ d’une simple proposition, cette dernière sera finalement bien appliquée, comme l’explique The Japan Times dans un article du 22 décembre 2019. Reste à savoir quand ces eaux contaminées seront rejetées mais aucune décision de devrait être prise avant les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Afin de limiter les fuites dans l’océan Pacifique, une barrière d’étanchéité de 900 mètres de long a été construite. Néanmoins, l’opérateur de la centrale Tepco reconnaît qu’une partie des eaux sera dangereuse pour la chaîne alimentaire.
Rappelons au passage qu’il avait également été question d’une évaporation dans l’air. Toutefois, le choix a été fait pour un rejet liquide dans l’océan. Enfin, cette affaire inquiète énormément. Au-delà de la Corée du Sud, de nombreux agriculteurs et pêcheurs de toute la région voient ces rejets d’un très mauvais œil.
Cette nouvelle fait surface après l’annonce du quasi achèvement des travaux de décontamination du sol de la région de Fukushima. Il s’agissait d’un chantier concernant une zone de plus de 9 000 km² ! Toutefois, étant donné que les forêts n’ont pas été traitées, les risques d’une contamination des sols décontaminés sont présents.
Ressentie jusqu’à Tokyo, la secousse est survenue au large de Fukushima, théâtre en 2011 d’une terrible catastrophe nucléaire causée par un tsunami meurtrier.
Un séisme de magnitude 6,3 a fait trembler ce dimanche la préfecture japonaise de Fukushima, tristement célèbre pour l'accident nucléaire qui avait suivi le séisme et le tsunami meurtriers d'avril 2011.
La secousse, survenue à une cinquantaine de kilomètres de la côte est d'Honshu, principale île de l'archipel nippon, et près de 40 km de profondeur, a été ressentie jusqu'à Tokyo, à 250 km plus au sud. Aucune alerte au tsunami n'a toutefois été déclenchée.
A strong earthquake has rocked Japan's northeastern prefectures of Fukushima and Miyagi.The Japan Meteorological Agency says the quake registered 5 minus on the country's seismic intensity scale of zero to seven.The agency says there is no threat of a tsunami. pic.twitter.com/QOQFjLcc1A
Le tremblement de terre n'aurait fait ni blessé ni dommage, selon un premier bilan de l'Agence météorologique du Japon.
La circulation des trains à grande vitesse Shinkansen a été temporairement interrompue dans la région, selon la radio-TV publique NHK . Aucune anomalie n'a été détectée sur les installations nucléaires, y compris la centrale de Fukushima-Daiichi, a-t-elle ajouté.
A l'arrêt depuis l'accident de 2011, trois de ses réacteurs, entrés en fusion suite à la mise hors service du système de refroidissement, sont encore en cours de refroidissement. La zone est largement contaminée.
JAPON - Des images glaçantes provenant de Wajima. Alors que le Japon se relève à peine du puissant séisme survenu ce lundi 1er janvier, le bilan humain ne cesse de s’alourdir et de nouvelles images de la catastrophe permettent de mieux comprendre l’ampleur des dégâts.
Avec un nouveau bilan établi autour de 48 morts, selon un responsable des autorités du département d’Ishikawa (épicentre de la catastrophe), le Japon commence l’année 2024 meurtrie par ce nouveau séisme ravageur.
Tout particulièrement à Wajima, petit port historique situé au nord de la péninsule de Noto qui enregistre la moitié des décès recensés. Là-bas, les images capturées depuis le séisme attestent de la violence des secousses avec des bâtiments de plusieurs étages et des bateaux de pêche totalement renversés, des routes déformées et un centre-ville à moitié calciné, après un important incendie provoqué par le séisme.
La terre a tremblé au Japon en ce début d'année. Une vingtaine de séismes dont un de magnitude 7,5, ce qui a déclenché une alerte au tsunami et des 1ères grosses vagues, mais la menace a été revue à la baisse. Les habitants des zones concernées ont été appelés à évacuer.
Une course contre la montre est menée mardi au Japon pour retrouver des survivants après un séisme qui a dévasté lundi la péninsule de Noto, dans le centre du pays, faisant 48 morts selon un nouveau bilan provisoire des autorités locales. Les autorités du département d’Ishikawa font également part de nombreux blessés.
Un séisme de magnitude 7,5 est survenu dans le centre du pays, lundi, au Japon. Les autorités ont déclenché l'alerte tsunami et les habitants sont invités à quitter les zones côtières.
Une série de tremblements de terre de forte magnitude a frappé le centre du Japon ce lundi 1er janvier 2024. Une alerte au tsunami a été déclenchée pour les préfectures d’Ishikawa, Niigata, Toyama, Yamagata, Fukui et Hyogo. Les autorités japonaises recommandent à toute personne se situant dans ces zones de se mettre à l’abri dans un endroit sûr.
Nous appelons nos concitoyens à se tenir informés régulièrement et à suivre toutes les recommandations des autorités japonaises.
Les sites ci-dessous (en anglais) peuvent être consultés pour suivre l’évolution de la situation :
De puissants séismes ont frappé ce lundi le centre du Japon, poussant les autorités à déclencher une alerte au tsunami et ordonner à la population de la zone concernée de se réfugier sur les hauteurs. Les premières vagues ont touché le pays. Le plus important de cette série de séismes, survenu à 16h10 (07H10 GMT) à la pointe nord-est de la péninsule, a été enregistré à une magnitude 7,5 à 7,6. Aucune anomalie n'est signalée pour le moment dans les centrales nucléaires japonaises, selon le porte-parole du gouvernement.
De puissants séismes ont frappé lundi le centre du Japon, poussant les autorités à déclencher une alerte au tsunami et ordonner à la population de la zone concernée de se réfugier sur les hauteurs. Les explications de notre correspondant à Tokyo, Alexis Brégère.
L'est du Japon a été secoué mercredi soir par un violent séisme de magnitude 7,3, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA), qui a émis une alerte au tsunami pour une grande partie de la côte nord-est. L'épicentre de la secousse, survenue à 23H36 (14H36 GMT), se situait au large de la côte du département de Fukushima, et l'hypocentre à 60 km de profondeur, selon la JMA.
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Le Japon a décidé de déverser en mer plus d'un million de tonnes d'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Les limites de stockage de cette eau - en partie traitée - vont bientôt être atteintes. Cette décision du gouvernement intervient dix ans après l'accident de la centrale causé par un tremblement de terre de force 9 sur l'échelle de Richter suivi d'un tsunami géant. Elle suscite l'opposition des pêcheurs de Fukushima et des pays voisins dont la Corée du Sud, la Chine et Taïwan. #japon #fukushima #pecheurs #nucleaire #environnement --- Abonnez-vous à la chaîne YouTube de RFI : https://rfi.my/YTfr --- Retrouvez toute l'actu sur notre site : https://www.rfi.fr/fr/
Tokyo a décidé de différer une partie des tâches prévues à la centrale, signe des difficultés pour venir à bout des conséquences de l’accident nucléaire de mars 2011.
C’est un nouveau délai qui signe les difficultés des autorités japonaises à venir à bout des conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011. Tokyo a décidé vendredi 27 décembre de différer de quatre à cinq ans une partie des tâches délicates prévues à la centrale de Fukushima Daiichi.
Initialement prévu pour débuter en 2023, le retrait du combustible usé de la piscine de stockage du réacteur numéro 1 ne commencera pas avant 2027 ou 2028, et celui du réacteur 2 est aussi différé à une fenêtre allant d’avril 2024 à mars 2026. Chacune de ces tâches doit durer deux ans.
Les autorités et la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère le démantèlement, se rendent compte au fil des avancées que les travaux sont bien plus compliqués que prévu. « Le retrait du combustible usé est en cours dans la piscine du réacteur 3, et c’est une succession de problèmes », a confié cette semaine à l’Agence France-Presse un porte-parole de Tepco.
Quarante ans pour le démantèlement complet
« Le procédé industriel mis en œuvre est très complexe et il est difficile de faire des prévisions. Le plus important, c’est la sécurité des travailleurs », a insisté vendredi lors d’une conférence de presse le ministre japonais de l’industrie, Hiroshi Kajiyama. Pour le moment, le gouvernement et Tepco estiment que le démantèlement complet de la centrale prendra une quarantaine d’années. Nombre de spécialistes jugent toutefois que compte tenu de l’état du site, l’échéancier est difficilement tenable.
Le tsunami du 11 mars 2011 a ravagé les installations, provoqué la fusion des cœurs de trois des six réacteurs de la centrale, en mettant hors service les systèmes de refroidissement. Jeudi, l’Autorité japonaise de sûreté nucléaire a diffusé des images de l’intérieur du bâtiment principal du réacteur 3, entrailles où aucune intervention humaine n’a été réalisée depuis plus de huit ans.
Une explosion s’était produite dans ce bâtiment et l’intérieur s’avère être dans un état catastrophique, avec des portes fracassées, des décombres partout, des tuyauteries déchiquetées et des niveaux d’exposition aux radiations extrêmement élevés.
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