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Fanny DEQUIDT
September 30, 2014 11:46 AM
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Croissance externe : définition, avantages et limites.
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Fanny DEQUIDT
September 30, 2014 11:12 AM
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La crise perdurant, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés. Si elles pensent spontanément à développer leur chiffre d'affaires ou à fidéliser leurs clients, elles oublient que maîtriser ses coûts et les mettre en adéquation avec ses prix de vente est un facteur différenciant très important. Quelles pratiques courantes?
Le modèle le plus répandu repose sur des méthodes utilisées dans le commerce. A savoir, une fois le coût de revient moyen d'un produit ou d'une prestation estimé, on ajoute une marge pour permettre de dégager un bénéfice et couvrir les charges de fonctionnement. Cette approche a permis pendant longtemps aux entreprises et à leurs dirigeants de vivre. Dans le contexte actuel, elle est révolue.
Notre modèle économique a besoin de changement et il ne faut plus attendre les «solutions» apportées par les politiques économiques successives pour se développer. C'est encore plus vrai quand on constate le nombre croissant de défaillances d'entreprises. Si beaucoup licencient pour tenter de passer un creux ou un problème de trésorerie, il faut avoir en tête qu'elles perdent aussi leur moyen de production quand il faudra être réactif pour rebondir. Quelle réalité du marché ?
Aujourd'hui, le dirigeant subit une pression plus forte des clients qui cherchent à obtenir de meilleurs prix. Cela s'ajoute aux problématiques plus évidentes qui sont liées à l'environnement externe, social, financier et concurrentiel. Les acheteurs d'aujourd'hui (intermédiaire ou client final) imposent, plus qu'ils ne négocient, des prix toujours plus à la baisse. Face à cette situation, beaucoup invoquent le coût du travail comme facteur pénalisant le développement des entreprises françaises. Les raisons sont cependant plus complexes que cela. Pour trouver des solutions, il va falloir faire preuve d'imagination et repenser son organisation pour tenir compte de cette nouvelle donne. Les entreprises doivent apprendre à travailler avec ce nouveau contexte, à le connaître et le maîtriser pour espérer conclure de nouveaux contrats et finalement se développer afin de faire des profits. Car s'il est normal qu'elles doivent régler les salaires, les charges et impôts, à moyen terme le dirigeant doit également se rémunérer et dégager un résultat. Il paraît évident qu'il ne sera pas tenable qu'il se rémunère au SMIC ou de façon aléatoire selon le chiffre d'affaires. Malheureusement c'est encore très souvent le cas. Comment procéder autrement ?
Souvent, le prix de vente de la production est imposé par le marché ou le client, on consacre donc beaucoup d'effort pour acheter au meilleur prix les matières premières puis on tente de couvrir les frais liés à la production. Il va falloir revoir la méthode.
Pour y parvenir, la première étape va consister à connaître de manière précise le coût réel de la production et des charges de structure afin d'identifier la production optimum à réaliser pour que l'entreprise atteigne son seuil de rentabilité. Avoir cette connaissance est une composante indispensable pour le dirigeant afin de parvenir à développer son activité. Mais elle ne suffit pas. La seconde étape va être de tenir compte d'une saisonnalité ou variation des ventes ou des charges pour déterminer les calculs et leur suivi. Tout en gardant à l'esprit que la solution optimum consistera à rester réactif en permanence afin de répondre à toute nouvelle opportunité de marché. La troisième étape va être d'établir la structure des coûts par produits, activités, services en tenant compte de la réalité de fonctionnement et d'organisation de l'entreprise.
Cela peut aboutir, dans certains cas, à des solutions de calculs de coûts en temps réel. Sans devenir contraignants, ils doivent être des outils de décisions pour le dirigeant, faciles à faire évoluer si les paramètres changent. La finalité est de répondre à un marché ponctuel ou à un nouveau besoin d'indicateur le plus rapidement possible. Il est alors possible de mesurer les conséquences d'une décision au niveau de la compétitivité prix, des volumes à réaliser ou d'un résultat prévisionnel.
Cela ne peut marcher que si le dirigeant a déjà pris conscience qu'il va devoir modifier sa façon de faire. Il ne s'agit pas de remettre en cause la maîtrise de son métier mais bien de l'accompagner pour prendre en main des éléments de gestion de son entreprise. Au lieu de subir les difficultés causées par l'environnement de l'entreprise, il faut amener une analyse précise de l'entreprise à tous les niveaux de l'organisation, de la production, de la gestion, des relations fournisseurs et clients afin de maîtriser les flux nécessaires à la réalisation de la production. Au final, maîtriser ses dépenses, suivre les temps, ajuster le volume de production et calculer ses coûts peut rapidement faire gagner de la rentabilité à l'entreprise. Se poser les bonnes questions pour assurer sa rentabilité
Aujourd'hui, invoquer le problème de charges trop pesantes comme principale cause des difficultés pour les entreprises françaises, c'est oublier tous les gains qu'il serait possible de faire si l'on se penchait sérieusement sur la structure de son entreprise. Car si une baisse des charges serait salutaire pour contribuer à la relance de la consommation en permettant aux entreprises de meilleures marges de manœuvre, elle ne serait absolument pas suffisante. Le dirigeant doit avant tout pouvoir répondre à ces questions : Quel est mon prix de vente minimum? Comment adapter mon prix au marché afin d'être rentable? Comment remporter des contrats sans perdre en rentabilité? Faute de réponses à ces questions, les entreprises sont amenées à disparaître. Il faut retenir qu'entre deux entreprises sensiblement similaires, en nombre de salariés, marché et structure, celle qui maîtrisera ses coûts pour être en adéquation avec son prix de vente ou prix de marché aura un avantage concurrentiel qui lui assurera une meilleure rentabilité.
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Fanny DEQUIDT
September 30, 2014 10:19 AM
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Mise au point par un chef d'entreprise lyonnais, Place d'Echange est un nouvel outil destiné aux PME souhaitant augmenter leurs fonds propres. Un dispositif qui revendique proximité et transparence. Souvent associée aux mastodontes du CAC 40, la Bourse n'appartient pas vraiment à la culture des PME, qui ont recours très majoritairement aux banques. Dans la grande chaine du financement, il manquait un maillon crucial et c'est pour combler ce vide que Philippe Valentin, chef d'entreprise et membre de la CCi de Lyon, a créé Place d'Echange. "J'ai tenté d'élaborer une solution de financement conforme aux besoins et attentes des patrons de PME", raconte le quinquagénaire. Proximité Première innovation : la valorisation d'entreprises cotées ne repose pas sur l'offre et la demande des titres mais est évaluée par un cabinet d'experts indépendant selon des critères objectifs (ses résultas) et quelques éléments plus immatériels comme le management ou la qualité de vie au travail dans l'entreprise. "Cette évaluation est ensuite validée par le chef d'entreprise, précise Philippe Valentin. Seules des entreprises pérennes et solides sont acceptées sur Place d'Echange, ce qui rassure évidemment les investisseurs." Ces investisseurs de proximité peuvent donc mettre des billes dans des entreprises qu'ils connaissent et dont l'activité leur est familière. Ces actionnaires ont d'ailleurs des profils divers et peuvent être des banques, des particuliers ou des VC (venture capitalists). "Ils peuvent échanger des titres car le principe de l'offre et de la demande s'applique à un moment mais de façon bordée et limitée, précise Philippe Valentin. Pas question donc de spéculer à outrance ou de nourrir des bulles prêtes à exploser en un instant. Placé sous l'autorité des CCI de la Région Rhône Alpes et de la Caisse des Dépôts, ce projet a obtenu l'agrément de l'autorité des marchés financiers (AMF) et démarré officiellement le 2 juillet dernier. Euroglass, PME d'une dizaine de salariés spécialisée dans la fabrication de surfaceuses a étrenné cette Bourse locale et obtenu 600 000 euros pour financer son développement. Une douzaine de dossiers sont en cours de traitement afin d'obtenir entre 200 000 et 1 million d'euros. PME industrielles ou de restauration, les profils des futures appelées sont variés. "Nous ne comptons pas nous spécialiser dans tel ou tel secteur sous prétexte qu'il serait porteur, prévient Philippe Valentin. Nous ne prendrons pas de PME sans chiffre d'affaires auquelle on attribuerait uen valeur aussi délirante que virtuelle." Bientôt une place nationale ? Cette bourse d'un nouveau genre, il la décrit comme un "sas d'acclimatation" à d'autres recours déjà existants, comme Enternext, filiale d'Euronext ouverte au printemps 2013. "Dans la chaine du financement, Place d'Echange s'insère entre le crowdfunding ou les sites de prêts entre partciuliers et la Bourse des PME", commente Philippe Valentin. Cette place à fort potentiel pourrait monter en puissance à condition que le mécanisme s'étende à l'ensemble du territoire. "J'ai noué beaucoup de contacts lors des Assises du financement et de l'investissement, lundi 15 septembre, et j'ai eu toute l'attention du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui semble avoir compris l'intérêt de notre offre", se réjouit Philippe Valentin qui se targue de parler un langage concret de chef d'entreprise. Cet élargissement serait synonyme de flux financiers plus conséquents pour les PME et pourrait constituer un véritable recours pour les petites entreprises en mal de financement. A condition qu'elle conserve sa taille humaine... En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-fiscalite/budget-financement/place-d-echange-la-nouvelle-bourse-des-pme-qui-voit-grand_1577150.html#SC59gBJRcjC9OrX1.99
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Fanny DEQUIDT
September 30, 2014 11:33 AM
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Au moment de décider comment développer son activité, chef d'entreprise est confronté à un dilemme. Doit-il agrandir son entreprise de l'intérieur ou de l'extérieur ? Chacune de ses solutions présente ses avantages et ses inconvénients et correspond à une stratégie différente.
La croissance externe, un booster de performance Augmenter sa part de marché, développer de nouvelles synergies, intégrer verticalement une filière en acquérant un fournisseur ou un client, le développement d'une entreprise passe parfois par des acquisitions. La stratégie financière peut elle aussi motiver un tel choix, comme dans le cas des conglomérats. Il faut dire que l'opération de croissance externe présente de nombreux avantages, à commencer par la possibilité d'acquérir un savoir-faire rapidement et facilement. Un aspect d'autant plus intéressant que le marché de l'entreprise visée est difficile à pénétrer. "Les grandes compagnies aériennes ont, dans un premier temps, essayé de faire du low-cost, sans succès, illustre Emmanuel Metais, professeur de stratégie à l'Edhec. Après voir réalisé que c'était un métier différent du leur, elles se sont résolues à acquérir des compagnies à bas coûts déjà performantes." Les entreprises sont donc nombreuses à mettre le prix pour s'éviter des mois de développement de projet, de recherche et de formation, en achetant le savoir-faire clé en main. Par ailleurs, acquérir une entreprise est psychologiquement moins engageant. "En cas d'échec, on peut revendre une acquisition alors que céder une unité que l'on a créée, c'est humainement plus difficile", analyse Emmanuel Metais. Quelques inconvénients viennent toutefois noircir ce tableau. Le plus dur dans une acquisition ? Digérer la nouvelle entité. "Permettre aux nouveaux collaborateurs de s'intégrer, définir des modes de fonctionnement similaires, en bref assurer la survie de la culture d'entreprise est un exercice particulièrement difficile", constate Emmanuel Metais. La gouvernance devient plus complexe, l'entreprise perd en flexibilité... Et c'est la toute nouvelle entité qui risque de ne pas fonctionner.
La croissance interne, grandir en innovant La croissance interne est aussi linéaire et discrète que l'achat d'une entreprise est brusque et bruyant. "Développer un projet en interne prend certes plus de temps que l'acquérir clé en main mais cela permet d'encourager la culture de l'innovation au sein de l'entreprise, analyse Emmanuel Metais. Cela améliore aussi le climat social en confiant des nouveaux projets à certains collaborateurs." Innover et faire évoluer ses salariés, voilà deux des plus grands moteurs d'une entreprise. Deux avancés qui requièrent cependant de la patience. "Les délais trop longs peuvent constituer un temps de réponse excessif dont profiteront les concurrents pour acquérir le savoir-faire avant vous", prévient Emmanuel Metais. C'est un risque que nombre d'entreprises sont pourtant prêtes à prendre. Parmi elles, on retrouve souvent des entreprises familiales qui se sont toujours développées de façon organique et qui sont attachées à une certaine discrétion.
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Fanny DEQUIDT
September 30, 2014 10:24 AM
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L'accès plus restreint au crédit bancaire rend le financement du développement plus difficile en temps de crise. La banque peut demander davantage de garanties au chef d'entreprise. Afin de ne pas multiplier les garanties personnelles prises par le dirigeant, ni celles prises sur les actifs de l'entreprise, des systèmes de garanties publiques existent. Ces garanties sont mises en place par des acteurs spécialisés dans le financement du développement des PME. Certaines garanties sont dédiées à certains besoins liés au développement de l'activité.
Nous ne rappelons pas ici le fonctionnement des garanties (voir Pour en savoir plus). L'objectif est de présenter les garanties mobilisables pour couvrir les financements bancaires nécessaires au développement des entreprises. Certaines garanties couvrent le financement de la croissance dans son ensemble. D'autres ciblent des investissements liés à des projets particuliers. Toutes ces garanties se mettront en œuvre en cas de défaillance de l'entreprise (liquidation judiciaire). Mais certaines garanties ont une période de carence ; pendant les premiers mois d'application de la garantie, la couverture de l'entreprise ne sera pas assurée en cas de défaillance. Selon les garanties, il y aura ou non une demande de contre-garantie. Cela n'empêche pas la banque de demander des garanties personnelles supplémentaires pour le montant non couvert du concours bancaire.
Les demandes de mise en œuvre de ces garanties sont effectuées par la banque. Mais le chef d'entreprise peut accompagner sa demande de financement en fournissant au banquier les éléments descriptifs des éventuelles garanties proposées par ces organismes spécialisés.
Le tableau ci-dessous présente les différentes garanties pour le développement des PME, hors développement à l'international.
Garantie Secteur d'activité Age de l'entreprise Taille d'entreprise Financements couverts Besoin de trésorerie Garantie des crédits de trésorerie Tous secteurs d'activité Moins de 250 salariés Crédits court-terme Préfinancement du CICE, pour l'aspect garantie du préfinancement assuré par la banque Tous secteurs d'activité Toute taille Crédits court-terme Investissement Garantie de crédits aux artisans, commerçants et TPE Selon l'analyse du dossier, certains secteurs peuvent être exclus Entreprises de moins de 50 salariés et ayant un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions € Emprunts moyen et long terme Garantie du développement des TPE et PME Tous secteurs sauf les activités financières et d'assurance Moins de 250 salariés Emprunts moyen ou long terme Garantie Rebond Tous secteurs d'activité Entreprises de plus de 3 ans Entreprises de moins de 50 salariés et ayant un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions € Emprunts moyen ou long terme Croissance de l'activité Garantie de cautions sur projets innovants Industrie, services Moins de 250 salariés Cautions sur marché, garanties à première demande Garantie des prêts pour la croissance et le développement Entreprises artisanales, commerciales, et professions libérales Entreprises de plus de 3 ans Entreprises de moins de 50 salariés ayant un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions € Emprunts moyen ou long terme Innovation Garantie des fonds propres Industrie, services Moins de 250 salariés Apports en fonds propres Préfinancement du Crédit d'Impôt Recherche,pour l'aspect garantie du préfinancement assuré par la banque Industrie, services Entreprises de plus de 3 ans Moins de 250 salariés Crédits court-terme
garanties proposées par la SIAGI garanties proposées par Bpifrance
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