Le Centre-Val de Loire est une région d'eau avec ses nombreuses rivières et nappes phréatiques. Cependant, face aux changements climatiques, cette ressource en eau subit de nombreuses pressions comme en témoignent par exemple les épisodes de sécheresse.
À l'occasion des Assises régionales de l'eau le 7 novembre, l'Agence régionale de la biodiversité Centre-Val de Loire (ARB CVL) vous propose une sélection de ressources sur ce sujet crucial.
Le Pôle de partage des connaissances scientifiques et techniques de l'Office français de la biodiversité partage et valorise l'information sur les thèmes liés à la biodiversité. Cette veille est une revue de presse et du net qui propose une sélection de sujets d'actualité, et aborde les problématiques émergentes. A destination des professionnels de la nature et leurs partenaires. C'est un travail réalisé en interaction avec le réseau des documentalistes des espaces naturels, de l'eau, de la recherche, en repérant des sources fiables et actualisées.
Au cœur des échanges : le rôle clé des gestionnaires d’aires protégées dans l’accompagnement des élus locaux face aux défis de la transition écologique. Préservation de la biodiversité, adaptation au changement climatique, aménagement durable des territoires… autant de sujets sur lesquels les gestionnaires apportent expertise, ingénierie et solutions concrètes aux collectivités.
COUVERTURE Une salamandre tachetée ( Salamandra salamandra ) se repose au bord d'un ruisseau forestier à Bratsigovo, en Bulgarie. Les espèces d'eau douce subissent de fortes pressions anthropiques, mais l'impact de ces pressions sur la biodiversité reste mal connu. Une étude cartographiant 45 menaces pesant sur 21 490 espèces d'eau douce révèle des zones critiques, permettant d'orienter les efforts de conservation et de gestion là où ils sont le plus urgents. Voir page 510 .
D’après un rapport des Nations unies publié ce jeudi 29 octobre, en pleine COP 17 sur la biodiversité, les pays du globe restaurent l’équivalent du territoire algérien. Mais pour être conforme aux objectifs, le rythme doit tripler.
Le rapport compte ensuite 11 millions d’hectares protégés dans le monde pour les eaux intérieures, et 5,7 millions d’hectares pour les eaux marines et côtières. Cela reste toutefois «bien en deçà des objectifs fixés» dans des écosystèmes aquatiques qui «se dégradent à un rythme particulièrement rapide», est-il écrit, là où la restauration terrestre a déjà atteint la moitié de ses objectifs.
Outre la restauration, les avancées observées dans ce rapport ont aussi permis de faire progresser le nombre d’emplois dédiés, puisqu’un million de postes ont été créés, avec l’objectif d’atteindre 32 millions d’ici 2030
Genève, Suisse, le 27 octobre 2026. Selon la dernière édition du Bulletin sur les gaz à effet de serre de l’OMM, les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres grands gaz à effet de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2025, ce qui scelle une nouvelle hausse des températures à long terme sur la planète.
D’après ce nouveau bulletin, la concentration moyenne mondiale de CO2 en surface en 2025 était de 426,8 parties par million (ppm), soit 153 % de la valeur préindustrielle de 1750. Des records ont aussi été battus s’agissant des concentrations de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O) – les deuxième et troisième plus importants gaz à effet de serre persistants liés aux activités humaines.
4e journée d'étude du réseau ARDoISE : atelier rennais de la donnée. Mesures de températures, données sur la biodiversité, qualité de l’air ou de l’eau, consommations d’énergie, modèles climatiques, données économiques et sociales… Les données environnementales, produites et mobilisées par de nombreuses disciplines, jouent un rôle essentiel pour documenter les transformations en cours, mieux les comprendre et éclairer les réponses apportées aux enjeux de la transition environnementale et sociale. Leur bonne gestion, leur mise en qualité, leur partage et leur réutilisation constituent dès lors des enjeux majeurs pour la recherche.
En 2023, 33,8 milliards de m³ d’eau ont été prélevés en France (hors barrages). Ces prélèvements représentent 83 185 prélèvements enregistrés par la BNPE sur 100 % du territoire français :
L’énergie est le secteur qui prélève le plus d’eau en France hexagonale, avec 55 % des volumes prélevés. En incluant les Outre-mer, l’énergie représente 51,8 % des volumes prélevés, soit plus de 17,5 milliards de m³.
L'alimentation en eau potable représente quant à elle 16,2 % des volumes prélevés au niveau national (5,5 milliards de m³). En revanche, pour les Outre-mer, l'on remarque qu'elle est l'usage dominant avec 77 % des volumes prélevés.
L'irrigation est l'usage qui génère le plus grand nombre de prélèvements (51 180). Néanmoins en volume, cet usage représente 8,5 % du volume total (2,9 milliards de m³).
Les canaux représentent 17,3 % des volumes prélevés, soit 5,8 milliards de m³. L’industrie représente 6,2 % des volumes prélevés, soit 2,1 milliards de m³.
En ce qui concerne l'origine de la ressource, les eaux de surface sont largement privilégiées (72 % des prélèvements), loin devant les eaux souterraines (16 %) puis les eaux littorales (12 %).
L’été 2026 ne laisse aucun doute: des périodes de sécheresse toujours plus fréquentes et plus extrêmes menacent aussi la disponibilité et la qualité des eaux souterraines, qui constituent de loin la ressource en eau potable la plus importante en Suisse. Une nouvelle fiche d'information résume les connaissances disponibles sur les effets de la sécheresse sur les eaux souterraines. Dans une optique de prévention, notre pays est appelé à favoriser systématiquement la recharge des aquifères, à renforcer la résilience des infrastructures et à adopter une gestion plus globale de cette ressource.
Eawag: Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau
Document produit par l'Académie des sciences naturelles suisse Protéger les eaux souterraines suisses contre la sécheresse - A savoir : "L’eau souterraine est la ressource vitale cachée de la Suisse : elle couvre environ 80 % des besoins en eau potable du pays et est indispensable aux ménages, à l’agriculture, à l’industrie et aux habitats fragiles."
En 1976, la France adoptait une loi qui allait profondément transformer la protection du vivant.
Le nouveau numéro du Courrier de la Nature revient sur l’histoire, les ambitions et l’héritage de ce texte fondateur : des combats naturalistes qui l’ont précédé aux avancées majeures qu’il a permises, jusqu’aux défis qui restent aujourd’hui à relever.
L’article précise successivement l’apport pour la conservation de la biodiversité de théories, concepts et déterminants cognitifs, émotionnels et comportementaux en psychologie environnementale et sociale. Il présente par ailleurs un certain nombre de stratégies d’approches comportementales proposées et expérimentées sur des problématiques de biodiversité. En conclusion de cette réflexion, l’auteur appelle à renforcer les collaborations pratiques dans le champ de la psychologie de la conservation, dans le cadre plus large des sciences sociales et comportementales, entre acteurs académiques et professionnels confrontés aux enjeux de la dégradation de la biodiversité dans les territoires, notamment les gestionnaires d’espaces naturels.
Arnaud Collin, VertigO [En ligne], Débats et Perspectives, mis en ligne le 20 mars 2026, consulté le 29 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/vertigo/53057 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15yef
Ce rapport publié par la revue médicale avant la COP 31 associe 146 chercheurs de 30 pays pour évaluer les conséquences du changement climatique sur la santé de la population mondiale.
Il ressort du rapport qu’entre l’Accord de Paris en 2016 et 2023 (dernière année aux données complètes), le changement climatique a « causé près de 3 millions de décès liés à la chaleur » dans le monde.
Réduisant la productivité des travailleurs, le réchauffement a coûté ces trois dernières années à l'économie mondiale, plus d'un millier de milliards de dollars par an, selon les chercheurs.
Alors que les financements en faveur de la biodiversité diminuent, le choix des stratégies les plus efficaces au regard des objectifs recherchés est crucial.
Cet article signé Pierre Courtois, Centre d'Economie de l'Environnement, Inrae, Alban Thoma, UMR GAEL (Labo d'Economie Appliquée), Inrae, Charles Figuières, Economiste, Aix-Marseille Université (AMU) traite des stratégies de gestion des espèces exotiques envahissantes et fait référence à plusieurs études dont celle-ci : Ahmed, Danish A., Corey J. et al. 2026. “ Projecting Future Damage Costs of Non-Native Species Using Combined Dynamical and Cost–Density Equations.” Ecological Applications36(5): e70252. https://doi.org/10.1002/eap.70252
Tout organisme marin, du plancton microscopique aux baleines, laisse dans l’eau des traces de son ADN, que ce soit par ses déjections, son mucus ou les cellules qu’il perd. L’analyse de l’ADN environnemental (ADNe) et permet de lire ces traces en déterminant quelles espèces fréquentent une zone à partir d’un simple échantillon d’eau, sans perturber la vie animale.
C’est la méthode au cœur d’eDNA Expeditions, un programme de science participative qui mesure la biodiversité marine et l’impact du changement climatique sur celle-ci dans les sites marins inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour valoriser les acteurs économiques au sein des aires protégées, divers moyens existent : labels, marques, chartes de bonnes pratiques et démarches de progrès. Mais quelles sont leurs caractéristiques ? Vers lequel se tourner ? Ce document technique est conçu pour guider les professionnels dans la découverte et le choix d'un dispositif adapté.
Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature publie le deuxième plan d’action national de la stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP), pour la période 2026-2030. Il vise à poursuivre le développement des aires protégées, notamment celles reconnues en protection forte, instruments incontournables pour inverser l'érosion de la biodiversité et restaurer les écosystèmes en réduisant les pressions. Le plan fixe pour cela de nouvelles cibles de protection forte, terrestres et marines, et place le renforcement de leur efficacité au cœur de ses priorités.
Erevan, le 29 octobre 2026 – Un rapport de l’ONU publié aujourd’hui révèle que 252 millions d’hectares (ha) dans 149 pays sont en cours de restauration, créant plus d’un million d’emplois verts – le plus grand effort de restauration mondial documenté à ce jour. Pour respecter les engagements pris d’ici 2030, il est impératif d’intensifier rapidement les actions, en particulier celles consacrées aux écosystèmes d’eau douce, marins et côtiers, et de plus que quadrupler les financements annuels alloués à leur restauration. Cet investissement pourrait créer jusqu’à 32 millions d’emplois dans le monde d’ici 2030.
"Ce rapport fournit la toute première évaluation mondiale exhaustive des progrès accomplis au regard des engagements pris pour restaurer environ un milliard d’hectares et de l’ objectif du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, qui vise à garantir que, d’ici à 2030, au moins 30 % des écosystèmes terrestres, d’eau douce, marins et côtiers dégradés fassent l’objet d’une restauration efficace."
Une nouvelle analyse révèle qu'un cinquième des écosystèmes terrestres sont gravement appauvris.
L'indice d'intégrité des écosystèmes est la première approche permettant d'évaluer de manière holistique l'état des écosystèmes terrestres de la planète.
Elle constate que la nature est fortement dégradée dans une grande partie du monde, seules des zones reculées de forêt tropicale, de désert et de haute altitude restant intactes..
L’ensemble de données de l’indice d’intégrité des écosystèmes couvrant la période 2000-2020 est disponible avec le code sous-jacent ici, site du Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du Programme des Nations Unies pour l'Environnement
Les Français associent avant tout l’écologie à des enjeux concrets et directement perceptibles : la protection de la nature et de la biodiversité, la qualité de l’alimentation, la santé et le confort du logement. Les résultats montrent que, loin d’un imaginaire principalement fondé sur la rupture technologique, l’écologie apparaît comme une écologie de proximité, centrée sur la protection et l’adaptation du quotidien.
2ème vague de l'étude sur les imaginaires territoriaux, réalisée par l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et Urba2000. Analyse de Jérôme Fourquet, Mathilde Tchounikine en ligne le 21/09/2026
Les résidences « Territoires vivants » ont exploré les conditions d’émergence de nouvelles organisations et modalités de coopération qui prennent explicitement en compte le vivant et sa préservation. Cet article propose une restitution d’une série de résidences (du festival « Agir pour le vivant » Arles de 2021 à 2024) de réflexions transdisciplinaires sur les « nouvelles intendances des territoires » et sur les « territoires vivants » dans le contexte du changement climatique et de la transition écologique. Nombreux cas d'études proposés.
Raphaël Mathevet, François Bousquet et Michel-François Delannoy. Nat. Sci. Soc. Volume 34, Number 1, 25 August 2026 https://doi.org/10.1051/nss/2026025
Conférence et étude scientifique présentée par Camila Leandro (chercheuse au CEFE, Université de Montpellier) et Claire Richert (chercheuse à l'UMR G-EAU, INRAE). Une enquête a été menée auprès de près de 1 000 citoyen·ne·s sur leur perception du déclin des insectes. Les résultats révèlent une forte prise de conscience collective : 92 % des personnes ayant répondu, reconnaissent l’existence d’une sixième extinction de masse et presque toutes estiment qu’il est urgent de protéger les insectes (98,1%). Pourtant, derrière ce consensus, des nuances importantes apparaissent.
Canicules, sécheresses et incendies se sont succédé en 2026, notamment en France où les feux ont détruit près de 80 000 hectares de forêts. Les forêts doivent elles aussi s’adapter. Le peuvent-elles ? Et comment ? Le dossier que nous consacrons aux forêts françaises dans ce numéro explore le sujet en détail et ouvre de nombreuses pistes pour répondre au défi de la résilience des forêts.
Pour alimenter ses réflexions et travaux pour le nouveau Plan national milieux humides (PNMH), le Gouvernement a saisi le CESE. Le Conseil traitera des nombreux points de ces milieux riches de biodiversité : leur rôle de régulateur des cycles naturels dont celui de l'eau, leur préservation et restauration dans les politiques d'aménagement du territoire, d'agriculture et d'urbanisme et de prévention des risques, la gouvernance du PNMH aux différentes échelles territoriales. leur adaptation au changement climatique, ou encore les enjeux spécifiques aux Outre-mer. Le CESE présentera en séance son avis le 27 janvier 2027.
Cette stratégie décrit comment les États membres, les commissions et le Secrétariat de l’UICN uniront leurs efforts pour intensifier la lutte contre les invasions biologiques, tout en soutenant les autres gouvernements, les organisations de la société civile, les peuples autochtones, le secteur privé et les chercheurs afin qu’ils collaborent avec l’UICN à sa mise en œuvre à l’échelle mondiale.
A savoir : On dénombre plus de 3 500 espèces exotiques envahissantes recensées dans le monde, et les changements climatiques augmentent leurs possibilités de coloniser de nouvelles régions. Les espèces exotiques envahissantes sont catastrophiques pour la biodiversité et provoquent des changements irréversibles dans les écosystèmes ; elles sont responsables de plus de 60 % des extinctions mondiales, selon la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN
À Erevan, en Arménie, la COP17 sur la biodiversité entre dans sa deuxième semaine. Les représentants de près de 200 États planchent sur la manière de renforcer l’action afin de stopper d’ici à 2030 la destruction de la nature par nos activités humaines. Les choses avancent, même si certains points font l’objet d’importants blocages, notamment côté financier.
Dans une étude publiée récemment dans la revue Journal of Applied Ecology, des scientifiques du Muséum ont démontré que l’arrêt temporaire des éoliennes pendant les pics d’activité des chauves-souris permettrait de réduire leur mortalité de plus de 80 %. Cette évaluation, la plus large menée mondialement sur le sujet, soutient l'adoption généralisée de mesures de bridage adaptées aux sites éoliens partout où la mortalité de chauves-souris est détectée. Un bridage par algorithme assurant une protection de 90 % de l’activité des chauves-souris correspond à une perte de production d’énergie annuelle de seulement 3,5 à 4,9 %.
Ravache A., Mailhol C., Normand B., Sand C.-A., & al . Site-specific curtailment thresholds substantially reduce bat mortality at wind energy facilities, Journal of Applied Ecology, 2026. https://doi.org/10.1111/1365-2664.70591
Barré K., Kravchenko K., Chambert T., Comau A.-C., & al Optimising bat-friendly curtailment algorithms for wind turbines, Journal of Environmental Management, 2026. https://doi.org/10.1016/j.jenvman.2026.130829
Ce document, élaboré par Santé publique France, constitue un référentiel destiné à aider les professionnels de santé, et plus particulièrement les épidémiologistes et évaluateurs de risques, dans leur mission d’anticipation et de gestion des impacts sanitaires liés aux situations environnementales exceptionnelles (accidents industriels, inondations, tempêtes, feux de forêt, séismes, canicules, sécheresses, etc.).
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