Le recyclage des batteries de véhicules électriques constitue un enjeu majeur pour réduire la consommation de matières premières et limiter les déchets. Jusqu’à présent, les procédés permettant de récupérer les matériaux actifs des batteries usagées restent complexes, notamment en raison de la difficulté à séparer proprement les matériaux de cathode de leurs collecteurs de courant.
Toutes les innovations dans le domaine de l'énergie, alternatives crédibles au nucléaire.
Le discours des pronukes pour soutenir leur énergie est d'affirmer qu'il n'existe pas de solutions alternatives plus décarbonées.
Sauf que, dans le cadre d'un mix énergique, chaque jour des innovations viennent prouver qu'on peut tout à fait se passer du nucléaire. Et l'énergie, ce n'est pas QUE l'électricité !
Les derniers chiffres sur l’autoconsommation collective sont tombés. Sans surprise, et malgré quelques obstacles réglementaires, le modèle de production et de consommation en circuit court continue d’essaimer dans tous les territoires. Selon le dernier rapport d’Enedis, le nombre de participants à des opération d’ACC a plus que doublé, passant de 14 521 à 29 757 en douze mois (+105 %).
Chaque opération réunit en moyenne 11 participants, soit 10 consommateurs pour 1 producteur. En un an, tous les indicateurs de l’autoconsommation collective ont à peu près doublé. La puissance de production (433 MWc) est l’indicateur qui progresse le plus vite (+ 127 %) tandis que le nombre d’opérations actives augmente de 95 %.
L’ACC a été particulièrement dynamique au cous du dernier trimestre. De juin à septembre 2026, la filière compte 344 opérations actives supplémentaires (+15 %) et 4 260 participants de plus (+17 %). Le nombre d’opérations actives a augmenté de 282, 320, 331, puis 344 : la progression reste soutenue sur toute la période observée.
« Avec plus de 300 nouvelles opérations actives par trimestre en 2026, la filière a changé d’échelle. Le défi n’est plus de convaincre, mais de déployer : avec un accompagnement structuré et des outils robustes », estime Rémi Bastien, cofondateur d’Enogrid et spécialiste de l’ACC.
Avec un procédé de fabrication unique au monde, l’entreprise belfortaine, qui a lancé son usine de production à Belfort, propose la solution de stockage solide de l’hydrogène la moins chère du marché.
En France métropolitaine, EDF innove dans le stockage électrique par batteries. Le 11 juin, EDF Power Solutions a inauguré une centrale virtuelle dénommée Stockage énergie catalan (SEC), à Baixas (Pyrénées-Orientales).
D’une capacité de 28 mégawatts (MW), elle associe 20MW de batteries lithium-ion, installées sur un même site, à dix centrales hydrauliques au fil de l’eau du Sud-Ouest, d’une capacité totale de 8MW. Objectif annoncé : apporter des services de stabilisation et de flexibilité au réseau électrique.
Le développement des solutions de production d’électricité décarbonée de faible envergure favorise la création de communautés énergétiques, qui se partagent une électricité produite localement, et à moindre coût. C’est particulièrement vrai avec les micro centrales hydroélectriques.
Le recyclage des batteries de véhicules électriques constitue un enjeu majeur pour réduire la consommation de matières premières et limiter les déchets. Jusqu’à présent, les procédés permettant de récupérer les matériaux actifs des batteries usagées restent complexes, notamment en raison de la difficulté à séparer proprement les matériaux de cathode de leurs collecteurs de courant.
Par bien des aspects, l’architecture des turbines à axe horizontal parait peu adaptée à un déploiement offshore à cause des contraintes imposées aux flotteurs. Faute de mieux, c’est pourtant cette technologie que l’on retrouve installée un peu partout dans le monde, à l’image des trois projets français déployés en Méditerranée. Au Japon, un consortium industriel est parti d’une feuille blanche pour réinventer l’éolien en mer, en espérant en faire baisser le coût.
Deux fois par jour, 27 000 miroirs changent de cible dans le désert de Gobi.
La vidéo de cette centrale chinoise tourne partout en ce moment, souvent accompagnée de chiffres faux (le tweet viral annonce 130 000 tonnes de CO₂ évitées — le chiffre officiel du projet complet est dix fois plus élevé). Tout le monde regarde la lumière aveuglante au sommet des tours. Presque personne ne voit le vrai tour de force.
À Guazhou (Gansu), la première centrale solaire à concentration « double tour, une turbine » au monde est entrée en essais système complets le 16 octobre, selon la SASAC. Deux tours de 200 mètres, distantes d'1 km, entourées de 26 954 héliostats en verre ultra-clair (94 % de réflectivité, 800 000 m² de surface de collecte).
Le détail qui change tout : les deux champs de miroirs se chevauchent.
Les héliostats de la zone commune visent la tour est le matin, puis pivotent vers la tour ouest l'après-midi, pour suivre l'angle du soleil et ne jamais réfléchir « de biais ». Gain annoncé par la SASAC : +24 % d'efficacité. Une étude indépendante publiée dans Renewable Energy est plus prudente : +13,26 %. Même le chiffre bas est énorme pour un simple changement de géométrie.
Autre subtilité : cette centrale ne produit pas directement des électrons. Elle produit de la chaleur, stockée dans des sels fondus à 565 °C. De quoi faire tourner la turbine de 100 MW à pleine charge pendant 6 heures. Après le coucher du soleil.
Et ces 100 MW thermiques sont la brique pilotable d'un ensemble de 700 MW (400 MW d'éolien + 200 MW de photovoltaïque, déjà raccordés) : 1,8 milliard de kWh attendus par an, 1,53 million de tonnes de CO₂ évitées.
Le contraste fait réfléchir : Ivanpah, la centrale californienne équivalente à 2,2 milliards de dollars — trois tours, chacune son champ de miroirs, zéro stockage — ferme début 2026 après la résiliation de ses contrats.
La leçon vaut en énergie comme en informatique : les plus gros gains ne viennent pas toujours de nouveaux composants. Parfois, il suffit de réorganiser ceux qu'on a déjà. | 10 comments on LinkedIn
En matière d’infrastructure pour les voitures électriques, la recharge rapide fait souvent l’essentiel du débat. Mais il existe une autre approche, moins médiatisée en Europe, qui progresse à une vitesse impressionnante en Chine : l’échange de batterie. Et c’est CATL, le géant chinois de la fabrication de cellules, qui en est aujourd’hui le principal moteur mondial. Les chiffres récents méritent qu’on s’y attarde sérieusement.
La solution développée par ARaymond repose sur des usines conteneurisées installées à proximité des projets, capables de transformer des bobines d’aluminium en flotteurs assemblés sur site. L’entreprise vise ainsi à optimiser la logistique et à réduire le coût global des installations photovoltaïques flottantes.
Comment rafraichir les bâtiments sans réchauffer les villes, l'exemple du stockage thermique dans l'aquifère (ATES).
On entend beaucoup les médias relativiser les rejets de chaleur émis par les climatisations individuelles. Une malinformation courante est de faire croire que ces rejets de chaleur ne serait qu'un compromis entre le confort des gens à l'intérieur des bâtiments et l'inconfort de ceux à l'extérieur sans qu'il y ait de lien entre les deux.
En réalité, notre capacité à rafraichir les bâtiments dépend de notre capacité à lutter contre les ilots de chaleur. Le fonctionnement d'un groupe froid n'est pas indépendant des conditions extérieures. En augmentant la température de la ville, les rejets de chaleur vont à la fois augmenter le besoin de refroidissement mais également diminuer l'efficacité du groupe froid. Plus on utilise des climatiseurs individuels et plus il est difficile de climatiser.
L'effet sur la puissance appelée est particulièrement nocif : les réseaux électriques sont conçus pour que les charges de fortes puissances soient raccordées au réseau de transport et celles de faibles puissances au réseau de distribution. Il est donc crucial de tout faire pour limiter cet appel de puissance pour ne pas avoir les mêmes coupure de courant que peuvent subir l'Asie du Sud ou les USA.
Une solution très développée au Pays-Bas est le stockage intersaisonnier en aquifère. Deux puits sont creusés jusqu'à la couche de sable humide qui forme l'aquifère. Lors des périodes d'été on va refroidir le bâtiment en récupérant la fraicheur issue d'un des puits tout en rejetant la chaleur dans le second. Lorsque l'hiver arrive on inverse le sens de circulation pour puiser la chaleur du deuxième puit et refroidir le premier.
Les rejets de chaleur d'été restant sous terre, ils ne participent pas à l'effet d'îlot de chaleur urbain. Ce fonctionnement permet en outre d'augmenter l'efficacité de la production de froid et de chaud et donc de réduire fortement les puissances appelées.
Cette solution est disponible partout où la nappe n'est pas circulante. Ce qui empêche toutefois la France de copier les Pays-Bas est surtout le manque d'implications des élus français qui se contentent bien souvent de voter des subventions ou des appels d'offre sans s'occuper des verrous organisationnels qui peuvent empêcher la commercialisation d'une technologie.
Parmi les travaux qu'a pu accomplir le législateur néerlandais, on peut citer la mise en place d'une administration chargé d'organiser les puits pour éviter qu'un puit de chaleur soit creusé à proximité d'un puit de froid, la réforme des règles d'achat public pour faciliter les offres d'ESCO (en opposition au marché d'exploitation français), des facilités administratives pour réaliser des ouvrages collectifs regroupant plusieurs bâtiments ou encore un travail constant pour faciliter le financement de projet par les fonds d'infrastructures (en opposition à l'utilisation de fonds propres en France).
Réunis à Interclima 2026, les acteurs du gaz dans le bâtiment ont salué le franchissement du million de clients ayant souscrit une offre intégrant du gaz vert en France. La filière entend poursuivre son développement en mobilisant producteurs, fournisseurs, installateurs et mainteneurs, tout en défendant la complémentarité des énergies.
Le fabricant français de batteries au lithium re-manufacturées sécurise 22 millions d’euros pour accélérer son industrialisation à l’échelle européenne.
À Bazancourt, dans la Marne, le repowering d’une centrale photovoltaïque agricole a permis d’augmenter sa puissance de 51 % et d’y associer une opération d’autoconsommation collective. Un exemple des nouveaux schémas de valorisation qui se développent à l’approche de la fin des contrats d’obligation d’achat.
Stockage d'énergie > 100 heures : le Royaume-Uni accélère sur la très longue durée.
Le gouvernement britannique (via UKRI) vient de lancer un fonds de 28 millions de £ (~33 M€) pour soutenir l'innovation dans le stockage Ultra-LDES (Ultra-Long Duration Energy Storage).
L'objectif : Développer des technologies capables de restituer de l'électricité propre sur des durées supérieures à 100 h en continu.
Ce qu'il faut en retenir principalement :
� Dépasser le stockage journalier Si les batteries classiques (BESS) excellent sur l'infra-journalier (2h à 8h), la gestion des épisodes de Dunkelflaute (périodes prolongées sans vent ni soleil) exige un changement d'échelle.
� Technologies ciblées Le programme se concentre ici sur les batteries électrochimiques avancées (batteries à flux, sodium-ion, etc.) et aussi le stockage souterrain d'hydrogène.
� Alternative au gaz fossile L'enjeu stratégique est de remplacer les centrales à gaz fossile pour les pointes par des réserves bas-carbone capables de maintenir la stabilité du réseau sur plusieurs jours.
La résilience des réseaux décarbonés pourrait reposer sur ce mix entre flexibilité court terme et souveraineté pluri-journalière. Une initiative à suivre de près pour la politique énergétique européenne.
Trace Software lance le module ACC d’archelios PRO. Testé par plus de 30 bureaux d’études en bêta, il connecte pour la première fois le dimensionnement
Fondée en 2023, l’entreprise Novventos Clean Energy a développé un système hybride qui combine le photovoltaïque et une petite éolienne verticale pour assurer une alimentation électrique décentralisée. Un système de commande commun doit permettre de coordonner la production des deux technologies. Elle est destinée...
Les centrales électriques modulaires chinoises redéfinissent les infrastructures mondiales L'essor mondial de l'intelligence artificielle repose sur une puissance de calcul colossale, et cette puissance nécessite d'énormes quantités d'électricité. Poussés par la demande internationale en forte hausse en matière d'énergie numérique, les équipements électriques à haute capacité et les sous-stations préfabriquées de la Chine sont en train de devenir rapidement la nouvelle colonne vertébrale des infrastructures mondiales à l'ère de l'IA.
L’ajout de nouveaux générateurs d’énergie renouvelable aux installations hydroélectriques existantes permet aux pays de contourner les limites du réseau et de réduire son expansion. Explications !
Un rapport EMBER rapport évalue le potentiel d’hybridation des centrales hydroélectriques dans sept pays de l’UE, qui représentent ensemble 93 GW sur les 131 GW de capacité hydroélectrique du bloc. Il examine la part d’énergie éolienne et solaire pouvant être ajoutée en aval du compteur des installations hydroélectriques existantes, en s’affranchissant des contraintes du réseau, sans modifier la gestion de ces centrales ni impacter les sites situés à proximité des zones protégées. Sans oublier la réduction dees coûts de construction du réseau.
En Bretagne, le fournisseur déploie une centaine de maisons combinant photovoltaïque, stockage et pilotage des usages pour viser une facture d’électricité nulle sur dix ans grâce à l’optimisation de l’autoconsommation, au pilotage des équipements et à la valorisation des flexibilités sur les marchés.
Malgré de nombreuses tentatives, la traditionnelle turbine à trois pales semble indétrônable, pour dompter l’énergie du vent. Mais une startup française a décidé de tenter sa chance avec un design novateur, pour un usage bien précis. Collaborative Energy ne veut pas créer d’immenses parcs éoliens offshore, mais aider les agriculteurs et les industriels à décarboner leur consommation électrique avec une éolienne adaptée à leurs besoins. Voici Quinoa.
La nouvelle version du parc éolien de Fitou dans l’Aude, inaugurée par Engie Renouvelables et Batteries France le 25 juin, augmente de 160% la production, avec toujours 8 machines. Tout autour, dans la zone pionnière de l’éolien français, Engie a deux autres opérations du même type programmées.
Une entreprise canadienne a développé un modèle de panneaux photovoltaïques basé sur la réflexion de la lumière. Ceux-ci génèrent un quasi-triplement de production le matin et en fin de journée et une augmentation de près de 20 % sous lumière diffuse. Dans le cadre d’un premier appel d’offres sous pli scellé, elle propose 50 premières licences d’exploitation non exclusive de sa propriété intellectuelle aux fabricants.
Fabriquer de l’hydrogène avec de l’eau de mer et de la lumière solaire ressemble à une idée presque trop simple : prendre deux ressources immenses, l’océan et le soleil, puis les utiliser pour produire un carburant qui ne rejette pas de carbone lorsqu’il est consommé. En pratique, c’est beaucoup plus difficile. L’eau de mer n’est pas une eau pure : elle contient des sels, des ions, des matières dissoutes et des impuretés capables de perturber les réactions chimiques. Une étude récente propose pourtant une nouvelle piste, en concevant un matériau capable d’utiliser directement la lumière solaire pour favoriser la production d’hydrogène dans ces conditions complexes. Ce n’est pas encore une solution industrielle, mais c’est une étape intéressante dans un domaine où chaque amélioration compte.
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