Colombages, torchis, poutres en chêne : les maisons alsaciennes traditionnelles ne séduisent pas seulement par leur cachet. Leur conception offre aussi de réelles qualités en matière de confort thermique et d'adaptation climatique. Evelyne Gauthier, architecte et conseillère au CAUE d'Alsace, rappelle pourquoi rénover ce bâti exige méthode et respect de ses équilibres d'origine.
"Rénover les logements et accompagner la transformation des centres-villes : c’est l’objectif de l’OPAH-RU, qui vient d’être signée dans le Val d’Argent. Ce dispositif prévu sur cinq ans, doit permettre d’accompagner la rénovation de 85 logements à Sainte-Marie-aux-Mines et Sainte-Croix-aux-Mines."
Le financement affecté aux C.A.U.E. est passé d’un modus operandi relativement sûr et efficace à une recette différée et instable, soit une nouvelle usine à gaz construite sans architecte. Explications.
Et si on remplissait notre quotidien de paysage ? Dans le cadre de l’exposition « Habiter les paysages ordinaires », le CAUE d’Alsace propose une table ronde le jeudi 8 octobre, de 18h30 à 20h, dans ses locaux de Strasbourg.
Les paysages ordinaires sont supports au changement. La question de la démarche paysagère est au cœur de l’échange. Quels leviers, quels outils, quels éléments de méthode ? La réflexion sera nourrie par des expériences complémentaires et des projets concrets.
Cette table-ronde réunira : > Régis Ambroise, ingénieur agronome et urbaniste > Nathalie Marme, paysagiste conceptrice et urbaniste > Thierry Sieffer, maire de Ranrupt et président d’Écoterritoire
Les échanges se poursuivront autour d’un verre de l’amitié.
Participation gratuite sur inscription obligatoire (nombre de place limitées). L’exposition Habiter les paysages ordinaires est à découvrir dans nos locaux jusqu’au 28 novembre.
Cette rencontre s’inscrit dans la programmation des Journées de l’architecture | Die Architekturtage, organisées par la Maison européenne de l’architecture – Rhin supérieur | Europäisches Architekturhaus – Oberrhein, qui se déroulent du 1er au 25 octobre 2026 autour du thème « Architecture & Paysage ».
L’exposition “Horizons réinventés”, proposée jusqu’au 31 octobre au château de la Léonardsau à Obernai par Valentin Gall et le Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement d’Alsace (CAUE), propose de découvrir les paysages et monuments alsaciens différemment et de s’initier à un art particulier.
La deuxième exposition, intitulée “Tisser muter”, montée par le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), permettra d’engager une réflexion sur l’évolution des formes bâties et des espaces libres pour les centres anciens mais aussi pour les zones pavillonnaires, bien souvent délaissées. La visite de ces deux expositions (vernissage gratuit ce jeudi à 18 h, sur inscription au 03 89 58 35 85) sera suivie par la signature de la convention d’Opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain (Opah-Ru) à la mairie de Sainte-Marie-aux-Mines.
Départements de France ne participera pas aux Assises de la biodiversité en 2026
A titre exceptionnel, Départements de France refuse de participer aux Assises de la biodiversité cette année et les élus départementaux ne contribueront donc pas aux les Assises nationales des Espaces naturels sensibles, qui se tiennent traditionnellement en marge de cet événement. Les Départements alertent depuis plus de deux ans sur les conséquences dramatiques des pertes de recettes de taxe d’aménagement pour les politiques de protection de la biodiversité. La réduction drastique de ces ressources, affectées notamment à la gestion des Espaces naturels sensibles (ENS) et au financement des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), est bien davantage imputable aux dysfonctionnements de l’État qu’au seul ralentissement de l’activité économique.
Colombages, torchis, poutres en chêne : les maisons alsaciennes traditionnelles ne séduisent pas seulement par leur cachet. Leur conception offre aussi de réelles qualités en matière de confort thermique et d'adaptation climatique. Evelyne Gauthier, architecte et conseillère au CAUE d'Alsace, rappelle pourquoi rénover ce bâti exige méthode et respect de ses équilibres d'origine.
Dans les principales zones urbaines françaises, les logements se vendent d’autant plus cher que l’on monte dans les étages : plus de lumière, plus de vue, moins de vis-à-vis.
Ces hauts étages sont pourtant les plus vulnérables à la chaleur en période de canicule, selon une enquête geographique récente.
Les habitants des étages élevés des « immeubles de belle hauteur », souvent des résidences de standing, ont acheté leur appartement à prix d’or, ce qui ne les empêche pas d’être désemparés face aux canicules.
La responsable de la FNCAUE tire la sonnette d’alarme sur la situation financière fragile des structures départementales et plaide pour repenser leur financement.
Théoriquement possible, le changement de destination d’un bien est un parcours d’embûches, explique Thomas Prud’Homoz, notaire associé chez KL Conseil.
Face au changement climatique, le confort d'été devient crucial dans les bâtiments. Cette vidéo présente les recommandations pour prévenir l'inconfort d'été, réduire les apports de chaleur extérieurs et rafraîchir les locaux sans impacter la consommation énergétique. Le rôle des usagers pour assurer le confort est également détaillé.
Cette riche rétrospective révèle le rôle des CAUE, associations d’architecture qui guident aussi bien collectivités locales que particuliers, menacés de disparition.
Implanté juste à côté de l’école intercommunale de Rœschwoog (Bas-Rhin), à la sortie du village, le bâtiment périscolaire en travaux jusqu’à début 2027, pour un montant de 3,5 M€ HT, ne ressemblera en rien à sa voisine. A la construction basse, presque enterrée, des années 2000, répondra une bâtisse dont l’allure élancée sera accentuée par son ample toit pentu à deux pans, prolongé d’un important débord générant de l’ombre. « Nous avons choisi de rompre avec la typologie du groupe scolaire pour rechercher la continuité avec le profil pavillonnaire environnant et le centre-bourg historique. La volumétrie, répondant à la commande de base d’un toit en pente, rappelle la maison ou la grange alsacienne », décrit Julien Rouby, architecte associé de l’agence RHB, lauréate du concours de la commune (1). La maîtrise d’œuvre a souhaité créer une autre forme de liaison, à savoir la couleur apparente : le bardage prégrisé en mélèze doit se rapprocher de la teinte similaire des granges.
Découvrez l’exposition du CAUE Alsace sur les paysages de demain, accompagnée d’une maquette d’éco-village imaginée par des élèves de CM1-CM2.
En partant de la typologie des espaces présents dans les PLU et PLUi et d’exemples concrets observés au sein de communes alsaciennes, l’exposition propose un questionnement sur les paysages de demain. Aménager les paysages ordinaires c’est voir le potentiel de notre cadre de vie quotidien et repenser les usages.
"Après avoir constaté d’importants désordres structurels, la ville de Saverne (Bas-Rhin) a pris, le 28 mars 2025, un arrêté de péril imminent concernant l’ancien immeuble « La Charrue ».
Les travaux d’urgence ont débuté le 11 avril avec le démontage de l’oriel protégé, suivi de la démolition du bâtiment. Achevée en mai 2025, cette intervention a permis de sécuriser le site et de rétablir la circulation.
La municipalité souhaite désormais réaménager l’espace libéré afin de transformer ce carrefour en nouvel espace public. Elle bénéficie de l’accompagnement du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Bas-Rhin et a confié la maîtrise d’œuvre à l’Atelier E+M, à Soderef et à Callisto.
Estimé à 263 000 euros, le chantier doit débuter au second semestre 2026. Il prévoit la création d’un square végétalisé ouvert vers le cinéma Cubic, avec une terrasse ombragée et des stationnements pour vélos. L’intervention comprendra également la sécurisation d’un mur mitoyen.
Ce nouvel aménagement doit offrir aux habitants un espace de convivialité et de rencontre, favorisant notamment les échanges entre les générations."
C’est le premier aboutissement de travaux de réflexion lancés en 2024 avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme, et de l’environnement (Caue) du Bas-Rhin suite à différents constats : certaines installations sportives et de loisirs sur l’espace des Sept-Arpents sont vieillissantes et n’offrent plus assez de créneaux pour la vie associative, scolaire et festive. Il manque une zone de convivialité. La maison communale est vétuste, non conforme, humide et énergivore et va être déconstruite. La salle de danse n’est plus adaptée aux besoins, les locaux sont trop petits.
Bousculés par l’évolution de leur financement, les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) revendiquent un rôle plus essentiel que jamais dans la fabrique de la ville. Face aux défis de la rénovation, de l’adaptation climatique et de la sobriété foncière, trois directrices de CAUE – Sophie Thollot (CAUE92), Laurence Duffort (CAUE75) et Grégorie Dutertre (CAUE77) – défendent une expertise singulière, à la croisée de l’ingénierie, de la culture et du service public.
Mi-octobre, dans le cadre des Journées de l’architecture, une autre exposition (de format plus modeste) sera présentée à la Neuenbourg. Intitulée Habiter les paysages ordinaires, elle a été mise en place par le CAUE Alsace (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) et sera visible le samedi 17 octobre, à 10 h. Ce travail traite des interactions entre les habitants et les paysages du territoire.
Avec leurs formes radicalement différentes, deux nouvelles tours bientôt construites aux Deux-Rives illustrent une évolution assumée de la politique d’aménagement. La nouvelle majorité strasbourgeoise veut rompre avec une architecture jugée trop uniforme, en réécrivant les règles qui encadrent les futurs projets.
La fermeture brutale du CAUE de la Manche pourrait ne pas rester un cas isolé dans les prochains mois. Sur le terrain, les acteurs s’activent de longue date, malgré une forme de fatalisme.
"Maillons essentiels de l’ingénierie publique locale, les Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement voient leurs recettes se réduire drastiquement, menaçant jusqu’à leur existence. Selon les départements, les tentatives de réponse diffèrent."
Le PETR d’Alsace centrale et la communauté de communes de Sauer Pechelbronn participent au projet national “paysages et énergies” pour impliquer les habitants dans les réflexions en vue d’atteindre la neutralité carbone pour 2050.
Construite en chêne, torchis et carton recyclé, cette étonnante maison alsacienne veut prouver qu’écologie, confort thermique et recyclage intelligent peuvent enfin aller ensemble.
Une conférence pour lancer l’exposition Pour la lancer, une conférence a eu lieu à la médiathèque le 5 mai. Deux membres du CAUE, Sébastien Koch et Michel Bayer, y ont abordé devant une quinzaine de personnes l’évolution du bâti des villages alsaciens à travers le temps. Celle-ci a suivi les transformations survenues dans l’agriculture et les métiers, ont-ils retracé.
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