Une pétition pour défendre l’embryon humain
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Dans la capitale irlandaise, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés pour exprimer leur opposition à un projet de loi du gouvernement autorisant l'avortement aux femmes dont la vie est mise en danger par leur grossesse.
En matière de bioéthique, la frénésie intellectuelle des laboratoires aidant, vous n’avez encore rien vu! La médecine prédictive va nous servir le ou les plats de résistance. La carte du menu « bioéthique » promet d’être très riche et corsée.
Plus de 70 projets de recherche sur l'embryon ou sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) ont été autorisés à titre dérogatoire par...
Le gouvernement japonais lance un projet d'envergure s'appuyant sur les cellules iPS (cellules souche pluripotentes induites) pour stimuler le développement de nouveaux médicaments. C'est la première fois qu'un projet national concernant les cellules iPS relie la recherche en laboratoire à l'exploitation commerciale en impliquant des entreprises privées. Le projet concerne les maladies dites "intraitables" [1], qui sont encore mal connues et qui se soignent mal. Ces maladies particulières ne touchent qu'une faible part de la population ce qui pose de nombreux problèmes pour les étudier et pour pouvoir développer des traitements. Une cinquantaine de maladies sont ciblées par ce projet et chacune d'entre elles sera étudiée par une équipe de recherche désignée par le gouvernement. Le développement de médicament s'articulera autour des équipes de recherche, de plates-formes centralisatrices et d'acteurs privés de l'industrie pharmaceutique.
Ce chef d'entreprise de 37 ans, cofondateur de la marque de produits alimentaires Michel et Augustin, est aussi papa de cinq enfants. Dont Sarah, bientôt 5 ans, atteinte de trisomie 21. Interview
(...) Durant la grossesse, toutes les échographies étaient nickel. Jamais, avec ma femme, Victoire, nous n'avions imaginé que nous pouvions avoir un enfant trisomique. À tel point qu'elle n'avait même pas fait d'amniocentèse (Prélèvement de liquide amniotique dont le but peut être de dépister la trisomie 21 de l’enfant à naître). À la naissance de Sarah, lorsque nous l'avons vue, Victoire et moi avons tout de suite compris. Mais nous ne nous sommes rien dit et nous avons d'abord été dans le déni total. J'ai même appelé ma mère pour lui dire que notre petite fille était née, que je ne la trouvais pas très jolie, mais que tout allait bien. Et puis, au bout de deux heures, un médecin nous a annoncé le diagnostic. C'est impossible de bien présenter une telle nouvelle. La terre s'est littéralement dérobée sous mes pieds. C'est un moment d'une grande intensité dramatique où vous faites le deuil d'un enfant normal. Ma femme et moi n'étions pas du tout préparés à ça. J'ai eu envie de tuer mon enfant.
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Le tribunal d'Edimbourg, en Ecosse, a, dans une décision récente, accordé à deux sages-femmes catholiques "le droit de faire valoir l'objection de conscience face à toute démarche d'aide ou de préparation à l'avortement". Plus largement, c'est donc une consécration du "droit à ne plus prendre part à l'organisation des avortements dans leur hôpital" qui leur a été reconnu.
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Le gouvernement irlandais a élaboré un projet de loi pour clarifier sa législation sur l'avortement. Le sujet est tellement chargé émotionnellement dans ce pays que la procédure envisagée est très complexe et que le débat au parlement risque d'être ardu.
(...) Selon le projet de loi, la décision d’approuver un avortement sera évaluée par un collège de trois médecins, deux psychiatres et un obstétricien, qui doivent s'entendre à l'unanimité, selon l’Irish Times. En cas de refus, il est prévu un stade d'appel qui comprendra un examen par trois autres médecins, qui doivent aussi accepter à l'unanimité.
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Le Comité d'ethique a estimé jeudi que l'introduction en France de nouveaux tests de détection de trisomie 21 sur simple prélèvement de sang maternel représente un progrès.
(...) Cependant dans 5% des prélèvements sanguins les résultats ne sont pas interprétables pour des raisons techniques. De plus le taux de faux positifs, de l'ordre de 1/500 (ou 0,2%) oblige encore à valider aujourd'hui le résultat par un caryotype classique réalisé sur un prélèvement foetal par ponction, précise-t-il. Le coût de ces tests, qui devrait toutefois baisser (une société en propose un 1.250 euros, mais une autre déjà à 850) et l'organisation contrôlée de leur diffusion sont à prendre en compte avant de passer à plus grande échelle.
Des lesbiennes, mais aussi des femmes célibataires sollicitent en vain une procréation médicalement assistée. Alors que le projet de loi sur le mariage pour tous est au Sénat, les Verts relancent le débat.
(...) Ya de la demande. Du désir d’enfant. De plus en plus de lesbiennes et de gays, mais aussi de femmes célibataires qui n’ont pas ou plus d’homme sous la couette, rêvent de devenir parent. Avec dons de sperme, d’ovocytes ou de ventre pour combler leurs vœux. Autant de laissés-pour-compte des dernières lois de bioéthique de 2011 qui ont rejeté leur candidature à la procréation médicalement assistée (PMA) pour la réserver aux seuls bien normés : les couples hétéros en mal de fertilité. Autant de déçus qui croisaient les doigts pour que le texte du mariage pour tous fasse au moins une exception pour les lesbiennes.
Raté. Sauf à s’accrocher à l’espoir d’un amendement que le groupe écologiste s’apprête à déposer en plein examen du projet de loi par les sénateurs. Courageux l’amendement, bien de relancer le débat, mais vain. Le président François Hollande lui-même a botté en touche et suspendu sa décision à un avis du Comité consultatif national d’éthique promis pour l’automne.
Grâce à la procréation médicalement assistée, la PMA, des femmes célibataires choisissent d'être mère solitaire, sans père! Elles deviennent mère par insémination artificielle.
(...) De nombreuses femmes vont à l'étranger pour se faire inséminer. Elles disent toutes la même chose : "Ma vie sans enfants n'avait aucun sens". Leur histoire ressemble à celle d'innombrables trentenaires et quadras hétéros : des histoires qui n'ont jamais abouti sur un projet de famille, et l'horloge biologique qui tourne, implacable. Les gynécos ne cessent de tirer la sonnette d'alarme : passé 35 ans la fertilité féminine plonge. Une réalité occultée par toutes ces stars, les Monica Belluci, Nicole Kidman Maria Carey, qui deviennent mamans à plus de 40 ans. Beaucoup pensent qu'elles sont irresponsables Mais, elles se trouvent très responsables, contrairement à toutes ces femmes qui cherchent "un étalon". Elles n'ont pas voulu faire un enfant dans le dos à un homme. Elles préfèrent acheter le sperme d'un donneur volontaire, qui peut être anonyme ou ouvert, comme au Danemark, c'est à dire qui est d'accord pour être contacté par l'enfant à sa majorité. D'autres pays en Europe ont donné l'autorisation : Belgique, Danemark, Espagne, Pays-Bas et Royaume-Uni, Là-bas toute femme en mal d'enfant peut s'offrir une PMA, sans être stérile, juste parce qu'elle n'a pas d'homme dans sa vie (ou parce qu'elle n'en veut pas!).
Jeudi soir dernier, à l'Assemblée nationale, les députés de l'opposition ont déposé plus de 300 amendements au projet de loi visant à autoriser les recherches sur les cellules souches embryonnaires.
Les contraceptifs oraux combinés, toutes générations confondues, entraînent chaque année plus de 2 500 accidents thromboemboliques veineux et sont responsables de 20 « décès prématurés » de femmes, selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) portant sur les années 2000 à 2011. Ce bilan intervient alors que plusieurs plaintes ont été déposées par des patientes contre les pilules de troisième génération. |
SCIENCE - Certaines technologies, surtout en matière de médecine reproductive et de génie génétique, sont en train de créer de risques inédits pour l'intégrité et l'identité des générations futures.
Motorola lance une pilule, qui, une fois passée dans l'estomac, lance un signal pour débloquer un appareil mobile.
La liberté de conscience est reconnue comme une valeur éthique essentielle dans tous les grands textes internationaux. Elle figure notamment dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 18), dans la Convention européenne des dro...
Aujourd’hui, les biologistes de la reproduction effectuent un contrôle microscopique journalier des embryons pendant la première semaine de croissance à l’issue de laquelle ils sont classés en quatre catégories selon les standards morphologiques et les grilles de score en vigueur. L’opération présente cependant plusieurs désavantages : stress pour les embryons sortis de leur incubateur une fois par jour, fiabilité dépendante de l’œil humain,… Ces procédures rudimentaires seront-elles bientôt obsolètes ?
Dans le compte rendu du conseil des Ministres du 7 mai 2013, le projet de loi sur la Recherche sur l’embryon est remise à l’ordre du jour des priorités à traiter avant l’été :
EXTRAIT : « Après deux semaines d’interruption, le Parlement reprendra ses travaux à compter du 13 mai avec un programme chargé jusqu’à la suspension estivale. Il devra d’abord achever l’examen des projets de loi entamés, afin de permettre leur mise en application dès la rentrée de septembre, ainsi que l’examen de la proposition de loi autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. »
Le gouvernement japonais lance un projet d'envergure s'appuyant sur les cellules iPS (cellules souche pluripotentes induites) pour stimuler le développement de nouveaux médicaments. C'est la première fois qu'un projet national concernant les cellules iPS relie la recherche en laboratoire à l'exploitation commerciale en impliquant des entreprises privées. Le projet concerne les maladies dites "intraitables" [1], qui sont encore mal connues et qui se soignent mal. Ces maladies particulières ne touchent qu'une faible part de la population ce qui pose de nombreux problèmes pour les étudier et pour pouvoir développer des traitements. Une cinquantaine de maladies sont ciblées par ce projet et chacune d'entre elles sera étudiée par une équipe de recherche désignée par le gouvernement. Le développement de médicament s'articulera autour des équipes de recherche, de plates-formes centralisatrices et d'acteurs privés de l'industrie pharmaceutique.
Le gouvernement irlandais a présenté, mardi, une proposition de loi historique ouvrant la voie à une libéralisation de l'avortement.
LE PLUS. Le Comité éthique a donné son feu vert au dépistage sanguin de la trisomie 21. Risque-t-on d'assister à des dérives eugéniques ?
(...) Liaison automatique entre anomalie fœtale et interruption de grossesse
Les rédacteurs de l'avis notent cependant (p. 21) que "l'introduction d'un test moléculaire fiable constitue [...] un progrès pour la femme enceinte. Si l'on ne voit pas de raison a priori de la remettre en cause, les modalités de sa réalisation pratique interrogent sur : 1) les conditions d'un véritable choix (ou décision) de la part des femmes enceintes, notamment la qualité de l'information et le temps laissé à la décision ; et 2) le risque de banalisation, voire de normalisation lié au caractère apparemment anodin et facile à mettre en œuvre de ce test, perçu par certains comme une dérive."
Ils ajoutent par ailleurs que les possibilités d'analyse de l'ADN fœtal ne se limitent pas à la seule détection de la trisomie 21 : un des laboratoires propose d'ores et déjà de rechercher également les trisomies 13 et 18. Et qu'il est probable que, dans un avenir très proche, on puisse également élargir le nombre de conditions identifiables sur cette simple prise de sang.
La difficulté de l'exercice du dépistage et du diagnostic prénatal, et notamment en ce qui concerne la trisomie 21, est que le diagnostic de cette condition ne peut déboucher sur aucune proposition thérapeutique et que, bien souvent, la seule solution proposée aux parents est celle de l'interruption de grossesse pour éviter de mettre au monde un enfant trisomique.
C'est un pas important vers l'autorisation et l'encadrement de nouveaux tests génétiques fœtaux pour dépister la trisomie 21 dans le sang maternel. Dans son avis numéro 120, qui devait être rendu public jeudi 25 avril, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est déclaré favorable à l'introduction progressive de telles analyses dans le cadre du programme actuel de dépistage de la trisomie 21. Ces analyses de l'ADN fœtal permettent en effet de réduire fortement le recours aux examens telles les amniocentèses, potentiellement à risque pour le fœtus, estime le Comité d'éthique.
Une législation libérale a favorisé la multiplication des dons de sperme et le profilage des donneurs. Avec ses clients, ses techniques de marketing, la procréation médicalement assistée est un vrai marché.
(...) Première banque de sperme du Danemark, avec plus de 21 000 naissances à son actif depuis 1991 et un stock permanent d’échantillons provenant de 400 donneurs, «Cryos» («froid» en grec ancien) verse en moyenne 250 couronnes danoises (33€) à ses «fournisseurs» pour un échantillon. S’ils acceptent que leur identité soit révélée à leur progéniture une fois celle-ci majeure, le gain peut s’élever à 500 couronnes. «J’ai choisi de ne pas être anonyme pour gagner plus d’argent, dit Conrad, mais c’est aussi moral. C’est difficile de ne pas savoir d’où on vient. Je le sais, je n’ai connu mon père qu’à 17 ans.» Et si, dans vingt ans, une flopée de descendants le sollicitait ? «Je n’y pense pas», lâche-t-il dans un grand rire. Sans plus.
INTERVIEW - Au lendemain de la mort du pionnier de la fécondation in vitro Robert Edwards, le Pr Samir Hamamah, chef du département de biologie de la reproduction du CHU de Montpellier, revient sur les avancées et les défis de cette technique...
(...) Aujourd'hui, environ 20% des grossesses après FIV sont des grossesses gémellaires: c'est beaucoup. L'objectif d'ici à 10 ans serait d'atteindre 30% de réussite et aucune grossesse multiple. Je voudrais que les couples qui nous consultent quittent le plus tôt possible le circuit de l'assistance médicale à la procréation et avec un enfant dans les bras, mais un seul! Devenir parents de deux ou trois bébés n'est pas anodin pour le couple, même si le désir d'enfants est très fort. Le risque de complications au cours d'une grossesse multiple est également plus élevé. Il faut quand même souligner que le nombre d'embryons implantés simultanément a bien diminué depuis les premières FIV: il est aujourd'hui de 1,8 en moyenne. La meilleure solution pour diminuer le taux de grossesses multiples reste l'implantation d'un seul embryon, or ce n'est le cas actuellement que dans 5% des FIV. Cela suppose notamment qu'on puisse être certain que l'embryon choisi ait le meilleur potentiel de se développer.
Les députés, après les sénateurs, débattent ce jeudi de l'autorisation sous contrôle de la recherche sur les embryons, jusqu'ici interdite sauf dérogations.
(...) Depuis 2004, la recherche sur l’embryon et les cellules souches est interdite en France, sauf dérogations. En 2011, à l’occasion de la révision des lois sur la bioéthique, le Parlement a reconduit ce régime d’interdiction avec dérogations, après d’âpres débats. Là, il s’agit simplement d’inverser «la charge de la preuve» et de passer d'un régime d’interdiction avec dérogations à un régime d’autorisation avec contrôle. |
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