La ville de Nancy présente un bel exemple de réforme écologique et sociale, « par le bas », portée par le monde associatif et soutenue par les habitants.
Revue Esprit - janv./févr. 2021
"... C’est le village Alternatiba des initiatives qui, concernant Nancy, a donné un coup d’accélérateur au mouvement pour le climat. Quelques mois avant le sommet mondial pour le climat de Paris, plusieurs milliers de personnes se retrouvaient à Nancy pour découvrir et faire découvrir, le temps d’un week-end, les possibilités concrètes à mettre en œuvre sur nos territoires pour contribuer activement à lutter contre le changement climatique.
C’est à ce moment-là qu’ont été lancées plusieurs des associations et coopératives dont nous allons parler dans ce dossier : la Grande Épicerie générale, La Cantoche, le Florain, le Plan B, Képos, le MAN qui préfigurent ce que pourrait être une société plus durable et plus juste."
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Via Gilbert C FAURE
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"... l’action associative et civique permet à tout un chacun de s’impliquer dans son quartier et sa ville pour les transformer. On est alors tenté d’en faire le vecteur d’une révolution apaisée, par le bas plutôt que par le haut. Or les associations ne forment pas des sujets autonomes, mais font face aux mêmes difficultés que la société dans son ensemble, dont elles doivent prendre en compte les exigences et besoins, par exemple économiques ou institutionnels, pour trouver des ressources, ce qui suppose une structuration plus rigoureuse, et ce d’autant plus lorsqu’il s’agit de créer des formes alternatives d’activité économique, appelées à s’intégrer de façon durable au paysage. Cela peut créer une tension entre l’exigence économique et institutionnelle de professionnalisme, le caractère labile, non expert et souvent apolitique des formes contemporaines d’engagement (le terme « bénévole » a souvent remplacé celui de militant), et l’exigence éthique du militantisme écologique. Celui-ci est également traversé par un sentiment d’urgence qui peut parfois se brancher sur les pulsions contradictoires de sacrifice de soi au travail ou d’auto-valorisation de soi qui sont suscitées par les gouvernementalités contemporaines."
Xenophon Tenezakis