Au mois de mars de cette année, a éclaté la plus grande protestation sociale depuis de nombreuses années au Brésil. Plus de 80 000 travailleurs de tout le pays ont paralysé les travaux du “progrès” : centrales hydroélectriques, usines thermiques et raffineries. La mèche de la protestation a pris dans la forêt amazonienne, à Jirau, et fut allumée par l’arbitraire, la violence et l’autoritarisme.
Tout a commencé avec quelque chose de très petit, comme en Tunisie, semblable à la façon dont commencent les grands événements sociaux. Une bagarre entre un ouvrier et un chauffeur de bus, dans l’après-midi du 15 mars, dans le camp où des milliers de peones [manœuvres, hommes de peine], en provenance des coins les plus pauvres du Brésil, construisent un des plus grands barrages hydroélectriques du pays, un chantier gigantesque sur le rio Madeira qui coûtera 10 milliards de dollars. (...)
Tout a commencé avec quelque chose de très petit, comme en Tunisie, semblable à la façon dont commencent les grands événements sociaux. Une bagarre entre un ouvrier et un chauffeur de bus, dans l’après-midi du 15 mars, dans le camp où des milliers de peones [manœuvres, hommes de peine], en provenance des coins les plus pauvres du Brésil, construisent un des plus grands barrages hydroélectriques du pays, un chantier gigantesque sur le rio Madeira qui coûtera 10 milliards de dollars. (...)