Dans le prolongement de la journée internationale de la santé sexuelle, le 4 septembre 2026, le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, publie la nouvelle feuille de route santé sexuelle 2026-2030.
Élaborée en concertation étroite avec les administrations partenaires, les agences régionales de santé (ARS), les associations, les professionnels de santé, les chercheurs et les personnes concernées, cette feuille de route fixe les priorités d’action pour les quatre années à venir sur la santé sexuelle.
Elle s’inscrit dans la continuité des avancées obtenues depuis 2017 :
- Déploiement du premier programme national d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) ;
- Renforcement de l’accès à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), avec l’allongement des délais, la suppression du délai de réflexion et l’élargissement des compétences des sage-femmes ;
- Inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG ;
- Accessibilité au dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST) sans ordonnance et pris en charge à 100 % pour les moins de 26 ans ;
- Elargissement de la primo prescription de la PrEP ;
- Transformation de la semaine nationale du dépistage en Semaine nationale de la promotion de la santé sexuelle ;
- Généralisation de la consultation longue en santé sexuelle prise en charge à 100 %, sans avance de frais, pour les jeunes de moins de 26 ans.
Ces avancées ont permis de renforcer l’effectivité des droits et l’accès à la prévention et aux soins. Des défis persistent toutefois : des inégalités sociales et territoriales, les évolutions des pratiques, les transformations liées au numérique et l’émergence de nouveaux phénomènes, parmi lesquels le « chemsex ».