Bonjour à toutes et à tous,
Merci à Jean-Manuel KUPIEC pour l’organisation de cette session. Je me réjouis de votre présence et de la participation de Quentin BERIOT, Délégué général de la FIPS, d’Olivier MARIOTTE et de Germain HEZARD pour aborder le sujet de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS).
L’outil LFSS
Nous fêtons les 30 ans de la LFSS, introduite par une réforme constitutionnelle du 22 février 1996. La LFSS instaure une forme d’aiguillage dans les finances publiques. Elle n’est pas un outil budgétaire, mais un outil d’appréhension d’une trajectoire évolutive (prévisions de recettes, objectifs de dépenses). Au terme de l’évolution, on constate souvent un déficit. Il faut alors statuer sur ce déficit, décider si on le stocke – par exemple à l’ACOSS si l’on considère qu’il s’agit de trésorerie. A partir du moment où cette trésorerie appelle la constitution d’une dette, il est souhaitable alors d’assumer cette dette et de se fixer un objectif de défaisance avec un autre outil, qui est la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Le rôle de la CADES est de « lessiver » cette dette sociale en la refinançant et en parvenant progressivement à l’éteindre.