Dans cette première édition du rapport Les fondements de la croissance et de la compétitivité sont examinées les réformes structurelles à mettre en œuvre dans des domaines d’action identifiés comme prioritaires pour renforcer la croissance dans les pays membres et dans certaines économies non membres de l’OCDE. La sélection de ces priorités repose sur une nouvelle base de données d’indicateurs comparables au niveau international, permettant aux pays d’évaluer leurs performances économiques et leurs politiques structurelles dans un large éventail de domaines, ainsi que sur un modèle de hiérarchisation des priorités de l’action publique élaboré récemment. Dans cette édition du rapport Les fondements de la croissance et de la compétitivité, les recommandations relatives aux priorités d’action structurelles propres à chaque pays s’articulent autour de trois principaux domaines : les catalyseurs, les incitations de marché et les mesures ciblées. On trouvera des informations détaillées sur les priorités d’action des différents pays dans les notes consacrées à chacun d’eux.
Le PIB par habitant de la France est inférieur à celui des pays de l’OCDE affichant les meilleurs résultats, principalement en raison d’une productivité du travail et de taux d’emploi et d’activité plus faibles. La persistance d’un déficit d’investissement, imputable à un sous-investissement dans les actifs incorporels malgré une hausse des investissements dans les actifs corporels, contribue également à expliquer ces médiocres résultats. L’écart de productivité du travail s’est creusé pendant la pandémie, en grande partie du fait d’une rétention de main-d’œuvre généralisée.
Pour stimuler la productivité et la croissance, une meilleure utilisation des talents s’impose, passant par l’amélioration des compétences fondamentales acquises à l’école, la réduction des inégalités devant l’enseignement, le renforcement des compétences numériques et l’obtention de résultats plus concluants dans les cursus d’enseignement et de formation professionnels. Des aides à l’innovation plus efficaces, l’abaissement des obstacles dans les secteurs de services et un allègement des prélèvements fiscaux sur le travail sont autant de leviers susceptibles d’être actionnés pour favoriser la compétitivité et la création d’emplois.