Les constats faits par certains géographes sur la fin de la ville et le nouveau règne de l’urbain, fondamentalement non territorial, font écho à ceux des médiévistes (archéologues et historiens) qui travaillent sur l’urbain réticulaire du début du Moyen Âge. Ces préoccupations, souvent partagées sans le savoir, permettent d’historiciser et de géographiciser le concept de ville. Fonctionnant au début du Moyen Âge à la manière d’un lieu réticulaire, la ville s’est ensuite cristallisée sous la forme d’un lieu territorial à partir du 14e siècle, en combinant les caractéristiques de l’urbs et de la civitas. Ainsi érigé en un puissant modèle idéel, aujourd’hui encore capable de légitimer l’action, le plein développement de la ville (moderne) n’en reste pas moins une séquence historique et non un invariant de la condition humaine.
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Hélène Noizet, est Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne depuis 2005, Hélène Noizet travaille sur le fait urbain médiéval. Intégrant les propositions conceptuelles des géographes (notamment de la géographie des métriques), elle s’intéresse tout particulièrement à la production sociale de la morphologie urbaine : comment les pratiques et les représentations sociales se traduisent-elles par des dispositifs formels (réseau viaire, parcellaire, bâti), transmis dans les plans parcellaires ?
Une mise au point universitaire particulièrement développée à découvrir pour se former. Nul doute que certaines conclusions seront exploitables pour le programme de 5e mais surtout celui de Seconde.