« Nous voyons le potentiel de décarbonation du gaz d’environ 20 % à 2030. Cela ne va pas se passer du jour au lendemain. Selon nos capacités techniques et économiques avec l’hydrogène et les molécules dérivées de l’hydrogène, nous pourrons accélérer cela. (…) L’idée de faire sans gaz n’est pas réaliste. On ne peut pas tout électrifier. Nous n’aurons ni les réseaux, ni les usages. L’équation ne boucle pas. Nous devons garder un composant gazier dans notre mix énergétique. À nous d’être extrêmement volontaristes pour le décarboner », déclare Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie, lors d’une audition devant la Commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d’indépendance énergétique de la France à l’Assemblée nationale, le 06/12/2022.
« J’ai un regret, c’est le retard sur les renouvelables. Je pense qu’on pourrait faire plus, plus vite. Nous avons des ressources sur l’éolien en mer qui sont extraordinaires. Quand je vois les Anglais qui affichent un 40 GW à 2030, quand je vois les pays du Nord qui annoncent vouloir développer 150 GW à 2050. Quand je vois qu’en France on vient à peine de mettre en ligne les premières éoliennes en mer à Saint-Nazaire alors que nous avons les deuxièmes ressources européennes en termes de vent, ce n’est pas normal. »
Gestion de la crise énergétique, développement des énergies renouvelables, règles du marché de l'énergie au niveau européen, souveraineté énergétique, flexibilité, tels sont quelques-uns des sujets abordés par Catherine MacGregor lors de son audition.