Accompagnement à l’entrepreneuriat agricole des personnes non issues du milieu agricole, légumerie biologique, projet de territoire basé sur la transition numérique… Le Réseau rural national (RNN) vient de mettre en ligne dix productions multimédias pour donner un aperçu des projets portés par les acteurs du réseau rural, avec le concours du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).
La nouvelle Agence France Entrepreneur, qui vient d'entrer en service, a bel et bien vocation à s'intéresser à "tous" les territoires fragiles. Tous, c'est-à-dire aussi bien les quartiers que les territoires ruraux isolés où l'accompagnement à la création d'entreprise fait défaut. Pour preuve, le premier guide édité par l'agence s'intitule "Entreprendre en milieu rural". Le document part du constat d'un mouvement de "migration de la ville vers la campagne" qui repose souvent sur un "projet global de vie (logement, loisirs, activités culturelles et sociales, etc.)". Mais, précise-t-il, "on ne s'improvise pas sans risques dans un nouveau métier tout en quittant ses repères géographiques et amicaux". Le guide comprend un descriptif des professions à exercer (du commerce aux services, en passant par l'agriculture, les professions libérales), des repères socioéconomiques pour construire son projet, d'autres sur les moyens humains et matériels, à commencer par l'immobilier, le foncier (le prix moyen pour l'achat d'une maison à la campagne ou d'un corps de ferme se chiffrait à 158.000 euros en 2014, quant au prix moyen de l'hectare de terres agricoles, il s'élevait à 5.910 euros). Il contient aussi des éléments financiers pour évaluer la viabilité du projet. Par exemple pour un magasin, le seuil de rentabilité est de 170.000 euros par an pour une seule personne et de 231.000 euros pour deux. La rentabilité d'un commerce en milieu rural n'est "souvent atteinte qu'en combinant plusieurs services ou produits : commerce fixe, livraisons, dépôts d'autres magasins spécialisés (pressing, serrurerie, photos, relais colis, point argent bancaire…), etc.", explique le guide qui appelle à "ne pas être trop optimiste", mais à "ne pas se laisser décourager non plus par les références de viabilité des instances professionnelles pour un commerce à activité unique". Le guide dresse la liste des nombreuses aides possibles (financières, sociales, fiscales), celles des collectivités, de l'Union européenne (programme Leader), "notamment dans le cadre d'un regroupement de communes qui induit un projet de développement local avec la création de nouveaux services à la population". Il se termine par les informations sociales et fiscales liées à la création d'entreprise et la liste de tous les contacts utiles. En 2014, 90.000 créations d'entreprises ont été enregistrées en milieu rural, soit 16% du total en France.
Comment mieux valoriser et promouvoir l'offre touristique française dans le domaine du patrimoine ? C'était la question posée à M. Martin Malvy, ancien ministre, président de l'association Sites et cités remarquables de France. Son rapport contient 54 propositions, articulées autour de cinq axes : enjeux de gouvernance pour renforcer les synergies entre les différents acteurs du secteur ; structuration de l'offre pour mieux répondre aux exigences des touristes et à leurs nouvelles attentes ; formation pour renforcer l'expertise des jeunes aux enjeux liés au tourisme culturel et patrimonial ; transition numérique afin d'adapter l'offre touristique aux nouvelles pratiques ; promotion afin de faire connaitre les trésors du patrimoine français, parfois éloignés des grands circuits actuels empruntés par les touristes.
Les marchés locaux, sur lesquels agriculteurs et producteurs vendent directement au consommateur, se sont multipliés ces dernières années, autant dans les villes qu’à la campagne.
Les producteurs agricoles picards s’organisent pour constituer des réseaux de distribution de proximité. Si l’objectif historique de nourrir la population locale perdure, la santé et l’environnement font également partie de leurs préoccupations, tout comme les nouveaux modes de consommation.
Comme d’autres destinations, la Corse mène une réflexion sur la mise en scène de l’image touristique de son territoire. Si une véritable stratégie publique territoriale se déploie autour de la valorisation touristique de l’authenticité, l’opérationnalité économique et sociale de cette notion protéiforme continue pourtant d’interpeller. L’étude des stratégies des acteurs publics et privés relatives au développement de l’agritourisme, secteur pionner en la matière, montre en effet qu’une diversité de logiques existe, entre recherche d’une demande touristique additionnelle pour la commercialisation de produits de terroir et démarches de tourisme rural. Le diagnostic qui est posé renvoie finalement à la question de la possibilité d’enclencher une démarche collective de normalisation et de labellisation de produits agritouristiques « authentiques » pour répondre aux attentes des clientèles et structurer une offre touristique lisible.
Consacrée à l’avenir du développement rural, la 7e édition des « Entretiens de la gouvernance publique » a été l’occasion pour le ministre de l’Agriculture, des élus ruraux et un sociologue d’appeler unanimement à changer de regard sur le monde rural pour élargir les horizons. Loin d’être un « monde fini », les ruralités sont en pleine évolution. Au-delà de graves difficultés, de nombreuses potentialités restent à développer pour préparer l’avenir du monde rural, insiste l’organisateur de la conférence, l’Institut de la gouvernance et de la décentralisation.
le réseau CeM proposait une matinée de réflexion sur le transport en milieu rural. Retour sur ce sujet qui, contrairement aux idées préconçues, n’est pas laissé pour compte en termes d’organisation de mobilité alternative. En effet, de nombreuses initiatives existent pour permettre aux villageois de se déplacer autrement qu’avec leur véhicule individuel (pour ceux qui en disposent). Cependant, le manque de visibilité par les utilisateurs reste un problème !
La Région wallonne, parfaitement consciente de cette problématique, se penche sur la question depuis quelques années. Elle a notamment établi des recommandations en 2015 (TECHNUM sur la coordination mobilité rurale alternative). Elle prépare également un projet de décret, en cours de gestation actuellement, sur la mise en place d’une coordination de cette mobilité rurale alternative. L’objectif est de tirer le meilleur parti de ces initiatives, d’optimiser et d’améliorer le service à la population.
Trois phénomènes risquent de modifier les conditions de mobilité quotidienne dans les espaces ruraux de faible densité, et de limiter l'attractivité de ces territoires : l'augmentation du coût des carburants ; les impératifs de développement durable qui cherchent à réduire la dépendance aux énergies fossiles ; et des politiques publiques (Grenelle II) qui favorisent le développement des seuls espaces desservis par des transports en commun. Comment alors garantir un droit à la mobilité et un droit au territoire partout et pour tous ? La question posée est celle du développement de mobilités plus durables et moins dépendantes de la voiture, dans des espaces aujourd'hui dépendants à l'automobile. C'est cette question qui a été analysée au cours du programme de recherche MOUR (MObilité et Urbanisme Rural), mené par le laboratoire CNRS-CITERES de l'université de Tours en partenariat Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine ; développé dans le cadre de l'Appel à Projet de Recherche d'Intérêt Régional de la Région Centre, ce projet est cofinancé par la Région Centre et l'ADEME.
Faiblement peuplés, les territoires ruraux ne bénéficient pas d’une offre de transport en commun suffisante. Pour y remédier, les collectivités explorent des alternatives : transport à la demande, autopartage, covoiturage, autostop sécurisé. Analyse des succès et aussi des échecs.
Le projet a été mené par la Diputació de Tarragona. Deux autres collectivités départementales de l’Arc Latin y ont participé activement : la Provincia di Savona et le conseil général des Pyrénées-Orientales.
Ce projet porte sur la mobilité des personnes en milieu rural via les transports publics, ceux-ci étant considérés comme un instrument à même d’améliorer la qualité de vie et l’accès aux services des habitants et des visiteurs. Ont ainsi été analysés les différents moyens de renforcer la pérennité de ce secteur et d’accroître sa contribution à la dynamisation socioéconomique de ces territoires.
Cette étude reposait sur trois grands axes : repérer les bonnes pratiques dans les domaines du transport des personnes à la demande et de l’intégration des NTIC dans la gestion du transport, dans des zones rurales de toute l’Europe ; identifier les principales caractéristiques des systèmes de transport en milieu rural dans les territoires participant au projet ; et analyser les forces et faiblesses de chaque système à partir des réalités existantes et des témoignages de l’ensemble des acteurs impliqués.
Cette évaluation comparative et ce diagnostic mettent en lumière la réalité de chaque territoire participant, ainsi que les bonnes pratiques concernant la gestion du transport de personnes en milieu rural et l’adaptation aux besoins de la population.
Ce projet relatif à l'écomobilité vers et dans les espaces ruraux a été porté par le Réseau des Grands Sites de France dans le cadre du Réseau rural Français, suite à un appel à projet lancé en décembre 2009. A partir de onze expériences de territoires ruraux, l’objectif de ce travail a été de voir comment les projets d’écomobilité ont été construits (initiative, montage financier et partenariats, communication, usages par les visiteurs et impacts locaux), d'en tirer les enseignements et les recommandations pour les territoires qui souhaiteraient à leur tour développer l’écomobilité touristiques et de loisirs.
Il s'inscrit dans les priorités du "Grenelle de l'environnement", et tout particulièrement celles relatives à la mobilité durable, et tente d’’apporter des pistes de réflexions aux gestionnaires d'espaces naturels ou sites patrimoniaux comme les Parcs Nationaux ou les Parcs Naturels Régionaux etc. qui cherchent à limiter l'impact de la voiture sur les milieux naturels en favorisant des formes de découverte grand public qui réduisent l'usage de la voiture. Ces préoccupations ne concernent pas uniquement les espaces remarquables, mais potentiellement tous les territoires ruraux, qui cherchent à :
· accroître leur accessibilité sans voiture pour des habitants des villes de proximité pour leurs pratiques de loisirs, de sports de nature ou de détente ;
· diversifier leur offre touristique et renforcer leur attractivité, soit en proposant une offre de séjour sans voiture, soit en développant une offre d'itinérance, dans un objectif de développement local ;
· s'inscrire dans les politiques plus vertueuses en matière environnementale.
À Grenoble, "La Ferme de Bonne" vient d'ouvrir dans la Caserne de Bonne. Une dizaine de producteurs de la région étaient sur place pour l'inauguration. Un véritable succés à en juger par la foule de clients venus découvrir ce nouveau commerce.
L'insécurité juridique sur l'approvisionnement local des cantines, de nouveau dans l'actualité de l'été avec la crise de l'élevage, n'empêche pas certaines collectivités de s'engager dans une démarche d'achat local, et au-delà de la seule restauration collective.
Selon la Fédération nationale des associations d’usagers de transports (Fnaut), la voiture coûte environ trois fois plus cher que l’utilisation des transports en commun. D’après la dernière enquête disponible de l’Insee sur le Budget des familles, les coûts liés à l’automobile représentaient, en 2006, 12,3 % du budget moyen des ménages, un chiffre stable depuis 1990. Mais derrière cette moyenne se cache une réalité plus difficile pour les plus modestes : leur dépendance vis-à-vis de la voiture et donc des carburants est d’autant plus grande qu’ils sont nombreux à vivre en milieu rural. Et le renchérissement durable des hydrocarbures risque de condamner les ménages à un effort budgétaire plus douloureux encore, voire à des situations d’isolement pour les plus fragiles. Du même coup, il risque aussi de réduire sensiblement l’attractivité de ces territoires étroitement dépendants de l’automobile. Et ce, qu’il s’agisse d’y habiter ou de les visiter : le tourisme rural, lié à l’usage de l’automobile, génère chaque année 15 milliards d’euros de recettes.
L’objet de ce guide est d’aider les acteurs locaux des territoires ruraux ou faiblement urbanisés dans l’élaboration, la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation de ces plans de mobilité rurale. Il souhaite appuyer les politiques publiques pour mettre en oeuvre des mesures plus durables en termes de mobilité et de transport. Ce document se veut un outil pragmatique. Il fait référence à des expériences locales qui méritent d’être valorisées et dont certaines bénéficient de plusieurs années de fonctionnement. Complété par des références bibliographiques et des propositions d’approches méthodologiques, il ne prétend nullement à l’exhaustivité, mais constitue plutôt un support à la réflexion et tente de fournir des indications qui se veulent utiles.
Lors de la 7e édition des Entretiens de la Gouvernance Publique (EGP) qui ont eu lieu ce 4 octobre à Paris, la ruralité s’est invitée au cœur du débat présidentiel. Réunis autour du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, élus et chercheurs ont débattu des « réalités rurales dans les dynamiques territoriales » et ont tenté de dessiner la ruralité de demain.
Le Réseau rural valorise la campagne photographique lancée en 2016 à travers de petites œuvres multimédia, alliant clichés et commentaires audio. Dix vidéo
Chronique : la mobilité en zone rural. Travaillant à Saverne et sans voiture, c'est le début d'une réflexion sur la mobilité durable sur notre territoire.
La politique de déplacement en milieu rural doit combiner, dans une logique d’intermodalité, les infrastructures de transport en commun et l’usage souvent indispensable de l’automobile.
La vente directe et les circuits courts sont-ils un phénomène de mode ou un débouché économique intéressant pour les agriculteurs ? Témoignage de Christelle Fromentin, productrice laitière installé
On voit fleurir un peu partout dans la Somme des distributeurs automatiques de fruits et de légumes frais, d’œufs, de conserves, de pommes de terre… Avantages et inconvénients de cet autre canal pour la vente directe.
Entre des agriculteurs à la recherche de valeur ajoutée pour leur production et des consommateurs à la recherche de produits fermiers accessibles rapidement et à tout moment, le distributeur automatique est une des solutions.
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