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23 Astuces Pas Chères Pour Avoir Une Cuisine Toujours Bien Rangée.

23 Astuces Pas Chères Pour Avoir Une Cuisine Toujours Bien Rangée. | BON PLANS | Scoop.it
Pas facile de garder sa cuisine bien rangée ! C'est vrai qu'on manque toujours de place... Vous cherchez des idées simples et efficace pour organiser votre cuisine ? Inutile de courir chez Ikea ou Leroy Merlin pour trouver des astuces !
bonplansous's insight:

FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Notre organisation de Yescard repose sur un modèle financier ingénieux, sécurisé et très délicat. Ces cartes permettent à leurs détenteurs de se faire de l'argent. Contrairement à une carte bancaire classique, qui est souvent associée à un compte avec un accès au crédit, une carte Yescard n'offre pas cette possibilité d'endettement. Elle fonctionne comme un instrument de finance établi sur un montant spécifique préalablement alimenté pour réaliser vos besoins.
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Glyphosate — Wikipédia

Glyphosate - Wikipédia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Glyphosate Structure chimique du glyphosate.

Le glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) est un herbicide total foliaire systémique, c’est-à-dire non sélectif, absorbé par les feuilles et à action généralisée. Exclusivement produit par Monsanto à partir de 1974 (sous la marque Roundup), il l'est aussi par d'autres firmes depuis que son brevet est entré dans le domaine public (en 2000). À la fois efficace contre les monocotylédones et dicotylédones, c'est le désherbant le plus vendu au monde ; pulvérisé chaque année sur des millions d'hectares[6], il a vu son utilisation augmenter considérablement dans le monde en 40 ans[7] (environ 720 000 tonnes mises sur le marché en 2012)[8]. Il nécessite des adjuvants (dont tensioactif) car seul, il n'adhère pas aux feuilles et les pénètre difficilement. Le glyphosate est classé depuis le 20 mars 2015 comme « probablement cancérogène » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)[9],[10],[11], agence de l'OMS qui précise que ce classement est une évaluation du niveau de preuves du danger engendré par l'exposition aux produits à base de glyphosate ; l'estimation du risque pour une population exposée au glyphosate n'est pas de son ressort. En mai 2016, le panel permanent d'experts commun entre l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS/WHO) a estimé qu'il est improbable que le glyphosate soit cancérigène par voie alimentaire[12]. Des appréciations similaires ont été rendues par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA), précisant l'absence de risque de génotoxicité, ainsi que par les différentes agences nationales récemment chargées d'évaluer le risque sanitaire du glyphosate par voie alimentaire ou dans le cadre d'une exposition professionnelle[13],[14]. Propriétés chimiques[modifier le code] Le glyphosate est une molécule de synthèse, découverte dans les années 1950 par le chimiste suisse Henri Martin (de)[15],[16]. C'est un acide organique faible, analogue structurel d'un acide aminé naturel, la glycine, doté d'un groupement phosphonate (son nom est la contraction de glycine, phospho- et -ate) ; de cette structure, il présente quatre pKa (<2 ; 2,6 ; 5,6 ; 10,6)[17]. Avec sa structure zwitterionique, il est aussi amphotère[18], très soluble dans l'eau et très polaire (logP < −3,2[18]), une somme de caractéristiques qui a longtemps, dans certains contextes (hospitalier notamment, en cas de suspicion d'empoisonnement par exemple), rendu son analyse chimique difficile, longue et coûteuse. Le glyphosate est aujourd’hui connu du grand public et du monde agricole comme herbicide total (brevet déposé par Monsanto en 1974[19]) ; mais il avait d'abord été breveté 10 ans plus tôt, en 1964 par Toy et Uhing comme chélateur, agent mouillant, composé biologiquement actif et intermédiaire chimique pour la production d'acides aminométhylènephosphiniques dérivés[20]. Sa propriété chimique de chélateur pourrait expliquer certains de ses effets sur l'environnement[21]. Il a d'ailleurs été utilisé pour supprimer des dépôts minéraux dans les tuyauteries avant d'être un pesticide. Parce que chélateur d'oligoéléments minéraux et de métaux, il s'adsorbe facilement dans les sols (plus ou moins selon le pH), ce qui le rend théoriquement assez peu mobile dans le sol. C'est enfin un antibiotique puissant (brevet déposé par Monsanto en 2010)[22],[23]. Il n'a cependant jamais reçu d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour cette dernière utilisation. Pour accroître sa solubilité et permettre son passage dans la sève de la plante, les industriels le préparent souvent sous forme de sel d’isopropylamine (C6H17N2O5P, Roundup)[24]. Des additifs (tensioactifs, tels que le polyoxyéthylène amine) lui sont ajoutés pour le fixer sur les plantes[25],[26]. La toxicité de ce tensioactif a conduit au retrait en France en 2016 de tous les produits à base de glyphosate en contenant[27]. Mécanisme d'action de l'herbicide[modifier le code] Le mécanisme d'action[28] de cet herbicide est une inhibition de l'enzyme 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase (ou EPSPS), une enzyme de la voie de biosynthèse des acides aminés aromatiques dans les plantes. Historiquement, et selon la littérature, depuis que les semenciers (qui sont aussi producteurs de désherbant) cherchent à produire des semences et plantes résistantes au glyphosate, ils auraient trouvé au moins trois voies pour atteindre ce but chez des végétaux cultivés, normalement vulnérables à cette molécule herbicide[28]. les premiers travaux ont été axés sur l'adaptation progressive (par simple sélection) des cellules végétales cultivées à une exposition lentement croissante au glyphosate. Les cellules ainsi obtenues étaient devenues résistantes au glyphosate, par exemple en raison de la surexpression du gène EPSPS, de l'amplification de ce gène (EPSPS), ou d'une plus grande stabilité enzymatique[28]. d'autres travaux ont recherché à créer une résistance en transformant les plantes concernées avec des gènes permettant de dégrader et métaboliser le glyphosate sans dommages pour la plante : une enzyme dite « GOX » (pour glyphosate oxydoréductase) a été trouvée chez un micro-organisme du sol. Elle casse la liaison azote-carbone du glyphosate en produisant de l'acide aminométhylphosphonique, un autre gène dit « GAT » (pour glyphosate N-acétyl-transférase) s'est montré capable d'acétyler et désactive le glyphosate[28], un troisième mécanisme (celui qui a été utilisé pour mettre sur le marché diverses plantes transgéniques résistantes au glyphosate) a consisté à insérer par transgenèse un gène codant une forme d'enzyme EPSPS[28] plus résistante au glyphosate. Plusieurs chercheurs ou équipes ont utilisé la mutagenèse dirigée, ou des substitutions d'acides aminés de l'EPSPS, mais la forme de l'enzyme EPSPS la plus résistante au glyphosate à ce jour serait celle qui a été isolée à partir de la souche CP4 d'Agrobacterium spp[28]. L'observation d'apparitions dans les champs de « mauvaises herbes » devenues résistantes au glyphosate laisse penser que d'autres mécanismes physiologiques de résistance au glyphosate sont possibles. Un liseron des champs assez résistant présente une production élevée de l'enzyme 3-désoxy-d-arbino-heptulosonate 7-phosphate synthase, la première enzyme de la voie shikimique, ce qui suggère que le flux de carbone accru par la voie shikimique peut offrir une résistance au glyphosate[28]. Une autre adventice (Gaillet gratteron ou Galium aparine ; goosegrass pour les anglophones) se montre capable de réduire la translocation du glyphosate à partir de la surface foliaire traitée[28]. La voie la plus efficace semble être l'enzyme EPSPS, impliquée dans la voie métabolique de l'acide shikimique, laquelle est nécessaire pour la synthèse des acides aminés aromatiques tels que la phénylalanine, la tyrosine et le tryptophane ; ces acides aminés participent à la synthèse des vitamines et de beaucoup de métabolites secondaires, comme les molécules hormonales d'intérêt sur le développement de la plante telles que les folates, l'ubiquinone et des naphtoquinones[29]. La biosynthèse d'acides aminés par l'enzyme EPSPS est absente chez les animaux, si bien que cette voie n'a pas a priori d'effet sur eux. Utilisation agronomique[modifier le code] Herbicide, pour détruire les adventices[modifier le code] Le glyphosate est l'herbicide le plus utilisé dans le monde[30]. En France, environ 8 000 t/an de matière active ont été utilisées en 2016[31]. Son succès repose sur un coût faible, une bonne efficacité et une très grande souplesse d'utilisation. Il est largement utilisé pour du désherbage agricole mais aussi pour l'entretien des espaces urbains et industriels. En agriculture, le glyphosate permet une destruction efficace des adventices ou des repousses avec un coût réduit, y compris en « agriculture de conservation » pour désherber sans retourner la terre[32]. Herbicide aussi utilisé comme dessicant (juste avant la récolte)[modifier le code] Le glyphosate est de plus en plus utilisé en pré-récolte en Europe, dans les régions agronomiques tardives, sur de nombreuses cultures (blé, tournesol, colza, orge d'hiver, betterave sucrière) pour accélérer la maturité et détruire les adventices présentes dans la culture[33]. Ceci vise à avancer la date de récolte. En général, le délai du traitement avant récolte à respecter est de 7 jours. En France, certains produits phytosanitaires à base de glyphosate sont homologués pour traiter un blé mûr (destruction de chardon) et le récolter entre 7 et 14 jours après[34]. Au Canada, cette méthode de dessiccation au glyphosate est pratiquée sur les lentilles, le canola, le blé, le lin, le pois, le haricot sec[35], le soja, l'orge, l'avoine et les cultures fourragères (destinées à l'alimentation animale)[36]. Ces traitements sur cultures proches de la maturité expliquent en partie pourquoi on retrouve le glyphosate dans l'alimentation[37],[38],[39],[40],[41],[42]. Par exemple, en 2012, la LMR du glyphosate dans les lentilles (dans l'Union européenne) a été multipliée par 100 en passant de 0,1 à 10 mg/kg. À la demande de Monsanto, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a augmenté la LMR afin de prendre en compte l'utilisation autorisée du glyphosate sur les lentilles (pré-récolte) aux États-Unis et au Canada[41] (cette pratique n'est pas autorisée en Europe). Selon la Commission : « la LMR a été modifiée compte tenu des informations sur une utilisation spécifique » (la dessiccation) « qui n'avait pas encore été évaluée ». Cette augmentation de la LMR permet l'exportation de lentilles du Canada et des États-Unis vers l'Europe. Une étude réalisée en 2015 et 2016 par l'Agence canadienne d'inspection des aliments a montré que 47 % des échantillons de haricots, pois et lentilles contenaient du glyphosate[43]. La LMR canadienne du glyphosate et de l'acide aminométhylphosphonique (AMPA) pris ensemble est de 4 mg/kg dans les lentilles sèches, alors que la LMR européenne du glyphosate seul est de 10 mg/kg pour ce produit. Le glyphosate, par son mode d'action systémique, peut, s'il est appliqué trop tôt en pré-récolte, s'accumuler dans le grain et entraîner un dépassement de la LMR[42]. Aux États-Unis, l'utilisation trop précoce du glyphosate (une partie des graines étant encore trop humides) ou trop tardive (délais avant récolte non respectés) sur les haricots secs peut entraîner une teneur en résidus illégale conduisant les acheteurs à rejeter les importations[39]. La dessiccation avant récolte des céréales blé et orge, s'est fortement développée en Angleterre. En 2008, l'agence de l'alimentation anglaise a mené une campagne d'information auprès des agriculteurs visant à limiter cette pratique en raison d'une présence récurrente de traces de glyphosate dans le pain[40]. En 2016, deux études ont montré la présence de glyphosate dans certaines bières suisses et allemandes. Une bière allemande contenait trois cents fois la dose autorisée dans l'eau potable[38]. Il provenait vraisemblablement du malt d'orge ou du houblon. Une étude en Suisse a testé l'impact de la dessiccation au glyphosate du blé et de l'orge brassicole (pratique interdite en Suisse) : les blés traités en pré-récolte et la farine qui en est issue contiennent des quantités non négligeables de glyphosate (49 à 280 µg/kg). Lors de cette expérimentation, l'orge traité avant récolte contenait trois cents fois plus de glyphosate que l'orge témoin et le malt d'orge cinquante fois plus que le seuil de quantification non atteint par le témoin[37]. Fin 2017, le syndicat agricole français Coordination rurale réclame la suppression de son usage pour la dessiccation dans l'Union européenne et la baisse de la LMR du glyphosate dans les produits agricoles avec un retour à 0,1 mg/kg (la LMR actuelle du glyphosate se situe entre 0,1 à 20 mg/kg)[44]. Autres usages[modifier le code] Selon Rivoira et al. (2022), bien que le glyphosate soit généralement utilisé en projection sur les feuilles, son absorption par les racines a été clairement mesurée, et il a été rapporté des utilisations à des fins fongicides par application sur les sols[45]. Efficacité et résistances[modifier le code] Article détaillé : Résistance au glyphosate. Le glyphosate s'est d'abord montré extrêmement efficace, puis des souches d'adventices résistantes sont peu à peu apparues. Les cultures d'OGM tolérants au glyphosate, surtout développées aux États-Unis à la fin des années 1990, ont contribué à une augmentation de l'usage du glyphosate dans les parcelles OGM (93 % des surfaces en soja aux États-Unis en 2006). En 2007, sept adventices avaient produit des souches résistantes à ce pesticide, dont Ambrosia trifida (l'ambroisie trifide ou grande herbe à poux) trouvée dans l'Ohio et l'Indiana, qui est une plante qui s'installe facilement dans le soja, occasionnant jusqu'à 70 % de diminution de rendement[46]. En France, l'INRA de Dijon confirmait en 2007 un premier cas de résistance au glyphosate d'une espèce végétale : l'ivraie raide (Lolium rigidum)[47]. Sur le terrain, de nombreux agriculteurs connaissent ce phénomène depuis plusieurs décennies et le gèrent par des rotations de culture ou en alternant les molécules herbicides qu'ils utilisent. L'utilisation exclusive de glyphosate générant une sélection des adventices de plus en plus tolérantes à cet herbicide au fil des générations. L'utilisation répétée d'une seule molécule phytosanitaire sans diversifier les méthodes d'actions entraine toujours tôt ou tard une certaine résistance de la part du nuisible (insecte, champignon ou bien mauvaise herbe) vis-à-vis de cette molécule[48][source insuffisante]. Certains craignent aussi que, par hybridation, des crucifères sauvages acquièrent le transgène de résistance au glyphosate et ne puissent plus être désherbées dans les champs ou bords de route par les désherbants totaux basés sur le glyphosate. Un phénomène d'hormèse a été identifié par une étude qui a utilisé le haricot cultivé comme modèle : à faible dose, le glyphosate dope la croissance du haricot au lieu de le tuer[49]. Faibles coûts d'achat et de stockage[modifier le code] L'une des raisons du succès mondial des pesticides à base de glyphosate (désherbant le plus utilisé au monde depuis les années 1970, avec par exemple plus de 800 000 t vendues en 2014)[50] est son bas coût d'achat et de stockage[51], notamment depuis que son brevet est tombé dans le domaine public en 2000. Mais ce coût varie néanmoins significativement selon le pays, le fournisseur, la concurrence, et bien sûr selon la concentration et la formulation du produit (dans les années 1980, certains adjuvants ont fortement multiplié son efficacité comme désherbant : par exemple, multipliée par 6,5 en bas volume avec l'Ethokem)[52], voire selon la spéculation[53]. À titre d'exemples : États-Unis : en 2016, son prix moyen au litre était de 3,38 $ US par litre (d'après une étude de l’Université de l’Illinois), prix qui avait baissé de 39 % par rapport à 2014, probablement à la suite de la mise sur le marché de génériques du Roundup et à la suite d'une baisse de la demande[54] ; Europe : en 2018, ce prix était de 2,64 € par litre, selon l’Association européenne des producteurs d’herbicides (ECPA), soit 9 % de plus que l'année précédente (2017), en raison de la hausse des coûts de production et de la réduction de l’offre[55] ; France : en 2019, ce prix était de 3,50 € par litre (enquête auprès de 1 500 agriculteurs), soit une hausse de 17 % en un an (par rapport à 2018), en raison notamment de spéculations sur une possible interdiction qui a encouragé certains à faire des stocks. En 2018, il s'en était vendu 9 723 tonnes en France. Les coûts environnementaux et sanitaires, directs ou indirects, de l’usage du glyphosate sont quant à eux encore discutés[56][réf. nécessaire]. Autres utilisations[modifier le code] Lutte contre la drogue[modifier le code] Le glyphosate est notamment utilisé par le gouvernement colombien, aidé par le gouvernement des États-Unis dans son Plan Colombie pour détruire les champs de coca produisant de la drogue qui finance des actions de groupes rebelles. L'Équateur voisin craint aussi des conséquences sanitaires et écologiques des pulvérisations colombiennes de glyphosate près de ses frontières, dans le Putumayo. Le refus colombien d'abandonner ces pulvérisations aériennes a provoqué en 2006-2007 une crise diplomatique entre les deux pays[57]. En mai 2015, le Conseil national des stupéfiants de la Colombie a ordonné la suspension des épandages de glyphosate pour détruire les plantations illégales de coca, à la suite de l'avis du CIRC/IARC classant l'herbicide comme « probablement cancérogène », et à la demande de la Cour constitutionnelle de la Colombie, qui cite le principe de précaution. Pour mettre en œuvre cette décision, l'Agence nationale des permis environnementaux doit se prononcer immédiatement et annuler le permis accordé au programme de pulvérisation[58],[59],[60],[61]. Devant la hausse de la culture de coca, les épandages ont repris en 2018[62] et le glyphosate est ré-autorisé depuis 2020[63]. Cultures transgéniques[modifier le code] L'augmentation massive de l'utilisation du glyphosate à travers le monde est très liée à la mise sur le marché de plantes génétiquement modifiées résistantes au glyphosate. Certaines plantes ont été modifiées génétiquement par transgénèse pour résister au glyphosate. Le principe de cette résistance est d'utiliser une version mutée du gène du maïs codant la 5-enol pyruvylshikimate-3-phosphate synthase, enzyme normalement affectée par le glyphosate. La version mutante du gène code une version différente de l'enzyme, appelée 2mEPSPS, dont le fonctionnement est beaucoup moins inhibé par le glyphosate. Il existe plusieurs variétés de plantes cultivées transgéniques résistantes au glyphosate comme le soja et le coton. Il existe aussi d'autres résistances que celle sus citée[64]. La culture majoritaire d'OGM résistant au glyphosate a entraîné des résistances chez 261 espèces de plantes dans 71 pays, ce qui nécessite d'utiliser plus d'herbicides[65]. Selon le gouvernement du Québec, les cultures tolérantes à un herbicide permettraient de réduire l'utilisation d'herbicides car elles nécessitent moins de traitement, néanmoins les résistances pourraient entraîner une augmentation de l'utilisation d'herbicides[66]. Agriculture de conservation comme le non labour[modifier le code] L'usage du glyphosate a permis une adoption plus rapide de techniques d'agriculture de conservation comme le non labour[67]. Le non-travail du sol et le fait de laisser les résidus de la culture précédente au sol limite les effets négatifs du glyphosate (un pesticide est d'autant plus vite dégradé qu'il est exposé au soleil et à un milieu riche en micro-organismes) et permet d'améliorer le taux de matière organique du sol[68]. Évaluations environnementales et sanitaires[modifier le code] Pour autoriser ou refuser la mise sur le marché d’une molécule, les autorités sanitaires se fondent sur un dossier fourni par les demandeurs, des rapports établis par d'autres agences comme le CIRC, ainsi, en théorie, que toutes les études disponibles sur le sujet[69]. Alors que l'utilisation du glyphosate a encore fortement augmenté (depuis le milieu des années 1990 et à nouveau dans les années 2000), les données scientifiques utilisées pour les évaluations des risques sanitaires et environnementaux datent encore d'une trentaine d'années. Ainsi, lors de la ré-homologation des produits à base de glyphosate, faite en 1993 par l'EPA[70], près de 73 % des presque 300 citations utilisées pour cette « mise à jour » avaient été publiées avant 1985 ; et parmi elles, 11 seulement avaient fait l'objet d'une évaluation par des pairs. Plus récemment (2016) une recherche faite sur PubMed[71] a révélé plus de 1 500 études sur le glyphosate publiées rien que durant la dernière décennie[7]. En 2017, des experts jugent « incongru que les évaluations de la sécurité de l'herbicide le plus largement utilisé sur la planète fassent largement appel à moins de 300 études non publiées et/ou non revues par des pairs, tout en excluant la vaste littérature moderne sur les effets du glyphosate[7]. » De plus, Monsanto est soupçonné d'avoir directement manipulé l'information pour influencer les agences d'évaluations : En 2017, le journal Le Monde a publié une série d'articles montrant que l'entreprise Monsanto avait rémunéré des scientifiques pour produire, sous leur nom, des études écrites partiellement par des employés de l'entreprise. Ces révélations se fondent sur des documents obtenus en marge d'un procès en cours aux États-Unis, documents que les journalistes ont nommés « Monsanto Papers ». Il s'agissait pour l'essentiel d'études en rapport avec le glyphosate. Les journalistes dénoncent une manœuvre menée dans le but d'influencer favorablement les agences d'évaluation[72],[73]. Face à la mise en cause de ses sources, l'Autorité européenne de sécurité des aliments répond que les articles en question sont des synthèses d'études qui sont elles-mêmes prises en compte dans l'expertise de l'agence. Par ailleurs, dans le cas des deux articles sur lesquels elle s'est appuyée, elle ne se prononce pas sur le fait qu'ils aient pu être écrits directement par Monsanto mais observe que l'absence de neutralité était claire à la lecture des déclarations d'intérêts et des remerciements, qui faisaient état explicitement d'un financement par le Glyphosate Task Force, un consortium d'entreprises œuvrant pour le renouvellement de l'autorisation du glyphosate par l'Union européenne[74]. Désherbant largement utilisé par l'agriculture mondiale, le glyphosate est soupçonné de provoquer des cancers. En 2023, il y a une possibilité de renouvellement pour dix ans de l'autorisation d'utilisation du glyphosate dans l'Union européenne. La Commission propose d'assortir l'autorisation de « mesures d'atténuation des risques » aux alentours des zones pulvérisées, avec des « bandes tampons » de cinq à dix mètres, des équipements permettant de réduire « les dérives de pulvérisation », ainsi que l'interdiction de l'utilisation pour la dessiccation (l'épandage pour sécher les cultures avant la récolte)[75] En décembre 2025, une étude de 2000 très influente sur le débat relatif à la sûreté du glyphosate est rétractée par la revue qui l’avait publiée. Les scientifiques signataires sont suspectés d’avoir endossé un texte préparé par des cadres de Monsanto[76]. Largement citée depuis lors, notamment sur Wikipédia en anglais, elle concluait à la sûreté de l'herbicide[77]. Écotoxicologie[modifier le code] Le glyphosate, principal herbicide utilisé dans le monde, exerce une écotoxicité notable sur divers organismes et écosystèmes. Bien que son mécanisme d’action, basé sur l'inhibition de l'enzyme EPSPS (5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase), cible principalement les plantes, il affecte également les champignons, les bactéries et d'autres organismes non cibles[78]. Malgré son efficacité agronomique, le glyphosate présente des risques écotoxicologiques significatifs à court et long terme, affectant la biodiversité, les sols et les écosystèmes aquatiques. Pour certains chercheurs, ces impacts témoignent de protocoles d'autorisation des pesticides qui ne prennent pas suffisamment en compte la diversité des expositions[79],[80],[81],[7]. Il ressort d'une méta-analyse sur plus d'une centaine d'études scientifiques que la toxicité du glyphosate pour les animaux n'est pas moindre que celle des produits à base de glyphosate, qui incluent des co-formulants[82]. Contamination des milieux[modifier le code] Jusque dans les années 2000, la mobilité et cinétique environnementale du glyphosate est restée mal connue et l'est encore incomplètement[83]. Cette information devenait importante car cette molécule est l'herbicide le plus utilisé, et son utilisation a été fortement accrue dans les zones de cultures de plantes transgéniques rendues tolérantes au glyphosate[84] et parce que d'autres herbicides étaient trouvés dans l'air et les pluies[85], sources potentielles d'exposition pour l'homme et les travailleurs agricoles (ou forestiers[86]) en particulier. Persistance / Dégradation[modifier le code] « La plupart des processus biologiques et d'oxydation peuvent détruire les molécules de glyphosate, conduisant alors à des sous-produits (les principaux étant l' acide aminométhylphosphonique (AMPA pour Aminomethylphosphonic acid, « son sous-produit le plus toxique et persistant ») et la Sarcosine) qui peuvent être ou non affectés par ces processus »[88]. Lorsque le glyphosate est utilisé sur des plantes génétiquement modifiées pour y être résistantes, ces plantes le dégradent fortement en AMPA et glyoxylate[88]. Sur ces cultures, les résidus du glyphosate sont négligeables, tandis que ceux de l'AMPA peuvent être très élevés[88]. La vitesse de dégradation environnementale du glyphosate dépend du type de sol et de sa composition microbienne[87]. Il peut persister, ainsi que l'AMPA, plus d'un an dans les sols à forte teneur en argile, mais est beaucoup plus rapidement lessivé dans les sols sableux[88]. Dans l'eau, le glyphosate et l'AMPA peuvent également se déposer dans les sédiments, où la dégradation est beaucoup plus lente[88]. En raison de son utilisation généralisée, on retrouve maintenant couramment du glyphosate ou de l'AMPA dans la pluie, diverses sources d'eau et de nombreux sédiments[88]. En 2015, Monsanto est condamné en France pour publicité mensongère, ayant présenté le Roundup, premier désherbant au monde, comme biodégradable. Principale matière active du Roundup, le glyphosate a été classé en 1991 « dangereux pour l'environnement », notamment aquatique, par les autorités européennes[90]. Diverses méthodes de décontamination des eaux contenant du glyphosate ont été mises au point (et comparées par une revue d'études en 2020)[87] pour traiter le glyphosate présent dans l'eau ; il peut être adsorbé (sur charbon activé), mais il n'est alors pas détruit[91]. Une biodégradation seule ou une oxydation seule ne sont « généralement pas suffisamment efficaces pour atteindre les normes requises », mais il est possible de combiner ces deux procédés[87]. Une méthode de dopage de la photodégradation dans l'eau a été proposée en 2023[92], ainsi qu'une méthode d'électrominéralisation catalysée par un film nanostructuré d'oxyde de plomb, à température ambiante et avec un très faible besoin en électricité (l'oxyde retenu est le « β-PbO2 pur, avec nanostructures d'aiguilles cubiques », susceptible de provenir d'une valorisation de déchets toxique de métaux lourds)[93]. Pour limiter la pollution par dispersion de l’air et l’exposition des travailleurs au glyphosate, il a été proposé en 2022 (comme pour quelques autres pesticides)[94] d'encapsuler le glyphosate dans des supports de type bille creuse d'agile ou de silice afin de permettre une libération plus ponctuelle et prolongée[8]. Les auteurs n'ont pas étudié d'éventuels risques pour l'écologie des sols (vie bactérienne notamment)[95] et pour la résistance aux pesticides[8]. Détection de présence[modifier le code] Les analyses permettant de doser par les moyens habituels le glyphosate dans les milieux naturels ou les organismes ont longtemps été difficiles, longues et coûteuses[96],[97],[98]. En outre, son caractère zwitterionique empêche de le rechercher lors d'analyses multi-résidus de surveillance de l'environnement[99]. Enfin, « fortement retenu par le sol et par conséquent peu lessivé, le glyphosate non absorbé par les plantes est dégradé par les microorganismes. Il s'agit donc d'un herbicide non rémanent[100] ». Ceci explique que, bien qu'il soit l'un des pesticides les plus utilisés dans le monde entier, les données sur la présence de glyphosate dans les milieux (eau, air, sol) restent en 2017 « encore rares ». Cependant, des méthodes nouvelles semblent émerger[18], notamment avec un test coloré de dépistage rapide du glyphosate dans l'urine ou le sérum sanguin ou dans des boissons ou échantillons de sol. Ce test n'a pas de faux positif et a une limite de détection de 100 µg/mL pour les échantillons biologiques, et de 800 µg/mL pour les échantillons de boissons (selon sa présentation faite en 2018 dans la revue Forensic Toxicology[101]). Depuis que des progrès techniques ont amélioré la précision des analyses et en ont diminué les coûts, on prend conscience que, bien que dégradable, le glyphosate, comme de nombreux herbicides et insecticides (y compris interdits depuis des années) est très souvent présent dans l'air[102],[103], la pluie[104],[102], les eaux marines[105], de surface et de nappe[104] et les sols[104],[106], la nourriture et les boissons, l'urine[107] et le sang[108] humains et même dans des échantillons de marijuana[109] ou des médicaments. Dans les sols[modifier le code] La quantification du glyphosate est rendue difficile par le fait qu'il est adsorbé sur les particules du sol, où il devient alors difficile à extraire sans le dénaturer. Il est utilisé en forêt (pour préparer et dégager les plants), en milieu rural, pour le désherbage en vue de l’ensemencement de nombreuses cultures et comme défoliant ou dessicant pour certaines autres cultures (blé, orge, légumes, colza ou moutarde sauvage, lin, cultures fourragères), ou dans les jardins par les particuliers et souvent pour la culture sans labour (technique permettant cependant la réduction des doses employées en semant sous couvert par exemple). Dans l'eau[modifier le code] Le glyphosate est soluble dans l'eau douce à raison de 12 g/L à 25 °C, mais il est aussi fortement adsorbé sur les particules du sol sec et alors peu mobilisable par l'eau[110]. Il était réputé peu mobile dans les sols et rapidement dégradable, et donc à faible risque de contamination des nappes, mais de nombreuses études montrent qu'il est pourtant de plus en plus présent dans les eaux de surface, voire souterraines et littorales. On a supposé qu'un usage intensif et mal contrôlé (dont en jardinage et désherbage de voirie) expliquerait sa présence dans de nombreux cours d'eau et nappes phréatiques, mais ceci n'est pas confirmé par les études qui révèlent une présence ubiquitaire (partout à la fois). Une explication plus étayée est que dans certains contextes de pulvérisations, une partie importante du glyphosate dérive au vent dans l'atmosphère (avant d'atteindre sa cible) et se dépose plus loin (retombées sèches ou humides) ou qu'il est conservé sans se dégrader dans le sol quand ce dernier — au moment de la pulvérisation — est encore gorgé de l'eau de pluies récentes[110], selon qu'il pleut ou non après la pulvérisation[110]. Dans le contexte édaphique d'une étude de 2018, entre 0,06 et 1,0 % du glyphosate appliqué a été retrouvé dans l'eau lixiviant le sol ; cependant la teneur en glyphosate dans le lixiviat des sols ne dépendait pas des pluies tombées après l'épandage, « mais plutôt des conditions hydrologiques du sol au moment de la pulvérisation, reflétées par les précipitations cumulées des 7 jours précédent ; plus le sol était humide et engorgé au moment de la pulvérisation, plus il a ensuite libéré de glyphosate » (dans le contexte de cette étude, un cumul de 5 mm de pluie dans la semaine précédant l'épandage suffisait à fortement augmenter le relargage de glyphosate dans l'eau[110]), selon les auteurs. « Éviter la pulvérisation dans de telles conditions peut atténuer le relargage potentiel de glyphosate »[110], mais l'air ne doit pas être trop sec non plus au moment de la pulvérisation. On sait en outre depuis 1985 que le glyphosate est plus mobile et soluble dans les sols alcalins (ou riches en phosphates, un minéral indispensable aux plantes, présent en quantité dans les sols riches ou bien amendés)[111]. Une étude a détecté des taux de 200 à 300 µg/L de glyphosate peu après une pulvérisation directe dans de l'eau stagnante. Ce taux n'a été réduit que de moitié après trois semaines environ. Le Roundup n'a jamais été autorisé dans l'UE pour désherber des mares et étangs de pêche en eau. La nature des bactéries présentes, la présence ou absence d'un biofilm important, la quantité d'ultraviolets, la température (saison) et le pH jouent probablement également un rôle dans la vitesse de dégradation du glyphosate dans l'eau[112]. En Suisse, du glyphosate est présent dans la grande majorité des ruisseaux de la région de Zurich à des taux médians de 0,11 à 0,20 μg/L (et de 2,1 à 2,6 μg/L pour le 95e centile)[99]. Les résidus trouvés dans les cours d'eau et les eaux usées traitées montrent que les utilisations non agricoles contribuent significativement aussi aux charges globales de glyphosate et d'AMPA dans les eaux de surface. L'AMPA a été trouvé dans deux aquifères karstiques, sur quatorze testés[99]. Dans les eaux souterraines, son métabolite, l'AMPA, a été détecté à des concentrations supérieurs à 0,1 μg/l, exigence de la Loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux), dans deux stations de mesure lors de relevés effectués avant 2014, publiés dans un rapport du gouvernement en 2019[113]. L'évolution de cette contamination n'a pas été documentée depuis. Au ⁣⁣Québec⁣⁣, après pulvérisation en sylviculture, on n'en a pas trouvé (seuil de détection de 1,0 µg/L) dans huit cours d'eau protégés par une zone tampon de 30 m. On en a trouvé en revanche dans deux échantillons provenant de fossés (16,9 µg/L au max.)[114]. Des zones tampons de 3 m sont inefficaces entre les champs et cours d'eau. Dans les étangs ayant reçu une pulvérisation directe, le taux était de 2 800 µg/L dans l'eau juste après la pulvérisation, mais chutait à 288 µg/L 24 h plus tard. Des études ont porté sur son adsorption dans la zone insaturée d'un aquifère sédimentaire[115] ou sur le continent[114], mais sa cinétique dans ces sédiments ou dans l'eau interstitielle des sédiments semble peu étudiée. En 2005, du glyphosate ou ses produits de dégradation est (sont) retrouvé(s) dans certains sédiments marins[116]. En 2006, selon l'IFEN le glyphosate et l'AMPA étaient les substances les plus retrouvées dans les eaux en France[117], sans surprise car le glyphosate est l'herbicide le plus vendu en France ; par ailleurs, l’AMPA est aussi le résidu de dégradation d’autres substances présentes dans les formulations d'autres produits utilisés en milieux industriels ou domestiques[118],[119]. La distinction de la source de l'AMPA dans les eaux de surface et la nappe phréatique ne peut pas être faite directement[119]. Une étude suggère toutefois une contribution significative des détergents en Europe[120]. Protection de captages. Bandes enherbées ou boisées[modifier le code] Alors que la teneur des eaux en glyphosate continuait rapidement à croître dans le monde, de nombreuses législations (nord-américaines et européennes notamment) ont cherché à protéger les eaux superficielles des pesticides et engrais en imposant des bandes enherbées sur les berges proches des cultures ; ces bandes peuvent aussi être des ripisylves artificielles en Amérique du Nord. Elles sont alors généralement constituées de saules choisis pour leur croissance rapide et leur aptitude à épurer l'eau (et leur facilité de valorisation en bois énergie). Autour des captages, les épandages sont en outre interdits en périmètre rapproché. En 2017, les zones-tampons végétalisées doivent au Québec mesurer au moins 3 mètres de largeur[121]. Leur efficacité sur le glyphosate n'avait pas été mesurée[121]. Une étude récente l'a évaluée pour des bandes enherbées ou plantées de saules (Salix miyabeana) en matière d'atténuation du lessivage du glyphosate agricole (mais aussi de son principal produit de dégradation l'AMPA). Les bandes de saules ont été testées en faible et forte densité (avec 33 333 et 55 556 tiges par hectare) et dans deux contextes de trophie du sol (sol riche en matière organique comparé à un sol au contraire très minéral)[121]. L'eau de ruissellement et l'eau interstitielle ont été analysées (avec des lysimètres à 35 cm et 70 cm de profondeur). Alors que ces bandes ont montré par ailleurs des effets positifs pour d'autres polluants d'origine agricole (plus de 50 à 60 % des phosphates et nitrates[122]), cette étude a montré qu'elles n'ont pas d'effets significatifs sur le glyphosate ni sur les transferts d'AMPA vers les cours d'eau (peut être parce que les racines de saules ou des végétaux spontanés restaurent et décolmatent les anciens sols agricoles labourés en y restaurant les transferts horizontaux et verticaux). Le glyphosate persiste dans et sous ces bandes végétalisées, et paradoxalement, elles ont même accéléré son transfert (et celui d'AMPA) vers les eaux souterraines. Dans le sol superficiel, le glyphosate y est moins présent côté berge, mais seulement avec une réduction de 27 à 54 %[121]. La densité des tiges de saules n'a pas eu d'effet sur les transferts de glyphosate. Pour ce cas d'étude, après pulvérisation de l'herbicide de plein champ à base de glyphosate, ce dernier est retrouvé dans les 20 premiers centimètres du sol à une dose moyenne de 210 μg/kg de sol sec, allant de doses non détectables à 317 μg/kg de sol sec)[121]. Article détaillé : Bande enherbée. Circulation via les aérosols, l'air et la pluie[modifier le code] Sa faible pression de vapeur saturante (inférieure à 10−5 Pa à 25 °C)[123] le rend peu soluble dans l'air. Mais il peut y être présent sous forme d'aérosol ou fixé sur des poussières issues de sol poudreux et sec traité. Dans certaines conditions il peut aussi y être pour partie dégradée par photodécomposition sous l'effet des ultraviolets solaires. Le glyphosate a donc d'abord été considéré très peu volatil dans l'air. Son impact en termes de pollution atmosphérique et sa présence aérienne ont été longtemps supposés négligeables. Il ne concernait, pensait-on, que principalement et localement les aérosols provenant des dispositifs d'épandage. Les fiches de sécurité n'exigent d'ailleurs pas d'appareil de protection respiratoire, ce qui n'est pas le cas de tous les pesticides, y compris autorisés en agriculture biologique[124],[125]. En 2011, une étude[126] s'est pour la première fois intéressée à la présence et au devenir du glyphosate et de son premier produit de dégradation (l'AMPA) dans l'atmosphère et dans la pluie en Amérique du Nord. Elle a révélé que ces deux molécules étaient bien présentes dans l'air (et par suite dans les pluies). Les chercheurs ont échantillonné de l'air et des pluies, hebdomadairement durant deux saisons (2007-2008) de croissance des végétaux dans des zones agricoles du Mississippi et de l'Iowa. Ils avaient aussi échantillonné des pluies dans l'Indiana (en 2004 et uniquement durant la saison de croissance des plantes) lors d'une phase préliminaire de l'étude. Leurs analyses ont montré une fréquence de détection du glyphosate variant de 60 à 100 % (à la fois dans l'air et à la pluie). Le taux de glyphosate dans l'air variait de moins de 0,01 à 9,1 ng/m3 dans l'air, mais de 0,1 à 2,5 μg/L dans la pluie[126]. Dans l'air, la fréquence de détection et de concentrations médiane et maximale de ce produit (glyphosate) était comparable voire supérieure à celles des autres herbicides les plus utilisés dans le bassin du fleuve Mississippi, mais sa concentration dans l'eau de pluie était plus élevée que celle des autres herbicides (a priori en raison de sa forte solubilisation dans l'eau)[126]. Les auteurs ne disposaient pas du tonnage épandu (ni des quantités introduites dans l'air) dans les zones d'étude, mais ils ont estimé d'après leurs analyses que jusqu'à 0,7 % du tonnage appliqué sur les plantes est extrait de l'air via la pluie (avec des variations selon la pluviométrie)[126]. En moyenne 97 % du glyphosate dispersé dans l'air serait ainsi éliminé par une pluie hebdomadaire de 30 mm, par contre il est alors au moins en partie réintroduit dans les milieux aquatiques, cours d'eau et leurs sédiments (où des études antérieures l'avaient déjà retrouvé[127] alors qu'il était supposé fixé et rapidement inactivé dans les sols[128] et où il met plus de temps à se dégrader[129]). Effets sur les micro-organismes et les sols[modifier le code] Le glyphosate perturbe les communautés microbiennes dans les sols en modifiant la flore bactérienne et fongique, ce qui peut nuire aux organismes promoteurs de la croissance des plantes[88]. Les effets du glyphosate sur les micro-organismes du sol sont contradictoires selon les études. Ces résultats divergents peuvent notamment s'expliquer par des variations météorologiques ou environnementales ainsi que par les méthodologies expérimentales[79]. Bactéries et antibiorésistance[modifier le code] D'après une synthèse de plusieurs études sur le sujet publiée en 2018, l'utilisation de glyphosate induit une modification du microbiote à la fois dans le sol mais aussi chez les animaux. En particulier, il tend à favoriser des bactéries pathogènes telles que les salmonelles ou Clostridium ce qui conduit à des impacts importants pour la santé des plantes, des animaux et des humains[88]. Ces effets indirects du glyphosate ne sont pas pris en compte par les agences réglementaires[88]. La voie métabolique de l'acide shikimique, inhibée par le glyphosate, est importante pour les bactéries probiotiques qui sont une source importante de l'acide folique. Or l'effet génotoxique ou carcinogène d'une déficience en acide folique chez les humains est connu[130]. Le glyphosate favorise les résistances de bactéries aux antibiotiques[79].Des bactéries pathogènes, telles Escherichia coli ou Salmonella enterica sont plus résistantes au glyphosate en comparaison de bactéries commensales[78],[131]. Impacts sur les écosystèmes aquatiques[modifier le code] Le glyphosate et l'AMPA sont fréquemment détectés dans les eaux de surface et souterraines, faisant du glyphosate le pesticide le plus présent dans les rivières européennes[132]. L'AMPA peut avoir des effets sur les écosystèmes aquatiques équivalents voire plus importants que ceux du glyphosate seul[80]. Les effets écotoxicologiques comprennent une mortalité accrue des amphibiens juvéniles exposés aux doses recommandées[81] et une toxicité chronique et aiguë pour les poissons[80]. Les plantes aquatiques, essentielles à la chaîne alimentaire, sont également affectées, entraînant des perturbations dans les écosystèmes aquatiques[80]. Effets sur les invertébrés et les insectes[modifier le code] Une synthèse de la littérature académique de 2021, rassemblant 394 études sur les effets des pesticides sur les invertébrés vivant dans les sols, identifie que le glyphosate altère les populations d'invertébrés, notamment les vers de terre[133]. Une synthèse de 2024, portant spécifiquement sur les effets du glyphosate sur les vers de terre, rassemblant 63 études scientifiques, identifie que dans des conditions d'expositions réelles, avec plusieurs applications par an, des effets sublétaux du glyphosate sur les vers de terre se manifestent, sans que leur survie semble affectée[134]. Une autre synthèse, publiée en 2023, s'intéressant à l'écotoxicité du glyphosate, rassemble plusieurs centaines d'études, et identifie que des insectes exposés conjointement au glyphosate et à un pathogène sont plus vulnérables que lorsqu'il n'y a pas d'exposition au glyphosate[79]. Concernant les abeilles, une synthèse de 16 études publiée en 2021 sur la toxicité du glyphosate, conclut à une hausse de la mortalité pour les abeilles exposées au glyphosate, à des doses pertinentes environnementalement. Cette mortalité concerne aussi bien les abeilles mellifères que les abeilles sauvages, les larves que les adultes[135]. Le glyphosate peut également avoir des effets sublétaux à des faibles doses sur les abeilles, partir de 2 ng par abeille[136]. Les abeilles, souvent exposées à de faibles concentrations, présentent également des altérations de leur microbiote intestinal (ce qui réduit leur immunité et leur résistance aux maladies ou pathogènes) de leur succès reproductif, de leur thermorégulation ou encore de leur capacité à butiner[78],[79],[81],[137]. Impacts sur les plantes non cibles[modifier le code] Les effets indirects du glyphosate sur la végétation, notamment par la dérive lors de pulvérisations, réduisent la biodiversité. Par exemple, la disparition des asclépiades dans les champs de cultures OGM résistantes au glyphosate aux États-Unis a conduit au déclin massif des populations de papillons monarques, dont les larves se nourrissent de ces plantes[79]. Toxicologie[modifier le code] Au-delà de certaines doses, la toxicité aiguë des produits à base de glyphosate est incontestable et elle semble pouvoir se transmettre au niveau cellulaire à la descendance, aux générations suivantes. Cela est démontré par les empoisonnements accidentels qui peuvent entraîner une acidose métabolique[18], une défaillance de multiples organes, et éventuellement la mort[138]. À titre d'exemple, en France, les centres antipoisons ont enregistré de 2008 à 2014, 1362 cas d'ingestion de pesticide à base de glyphosate, dont 429 avec symptômes d'intoxication aiguë (dont 170 ingestions suicidaires, dont 5 ont conduit à la mort du patient). La sévérité (estimée selon le poisoning Severity Score ou PSS) était élevée pour 25 de ces cas[7]. Le degré de toxicité du glyphosate seul est débattu depuis le milieu des années 1980, notamment pour sa toxicité chronique ou à faible dose. Or, il n'est que l'un des composants des désherbants mis sur le marché, et certains de ses additifs, surfactants notamment, sont eux-mêmes très toxiques[139] et aggravent les symptômes : le POEA qui l'accompagne souvent étant réputé plus toxique que les autres surfactants et « possiblement à l'origine d'un risque accru de pneumopathie d'inhalation, voire d'œdème laryngé, à l'origine d'une gravité accrue des cas d'ingestion de pesticide à base de glyphosate »[140],[141],[30]. Études concernant les effets cancérigènes[modifier le code] De nombreuses études se sont penchées sur les mécanismes susceptibles d'entraîner une cancérogénicité du glyphosate (génotoxicité, mutagénicité, perturbation endocrinienne, perturbation du microbiote, etc.). Une synthèse de la littérature datant de 2018 n'identifie pas de consensus scientifique sur le sujet de la cancérogénicité[130]. Les auteurs estiment qu'il existe des éléments allant dans le sens d'une perturbation endocrinienne ou du microbiote mais appellent à plus de recherches. En 2023, une synthèse de 175 études renforce les arguments sur des mécanismes biologiques justifiant le statut de « cancérogène probable » et la plausibilité d'une association à des cancers tels que le lymphome non hodgkinien[142]. Études de cohorte sur des populations agricoles[modifier le code] Une méta-analyse de 2019 trouve que les agriculteurs les plus exposés au glyphosate ont un risque accru de développer un lymphome non hodgkinien[143],[144]. Une autre méta-analyse, la même année, a comparé les utilisateurs de glyphosate avec les non-utilisateurs. Elle conclut aussi à un risque accru de certains types de lymphomes non hodgkiniens : les lymphomes diffus à grandes cellules B[145]. Deux autres méta-analyses publiées en 2014 et 2016, la seconde étant financée par Monsanto, ont également trouvé un lien significatif entre l'exposition d'agriculteurs au glyphosate et le lymphome non hodgkinien[145],[146],[147]. Évaluation globale de la cancérogénicité[modifier le code] Des institutions scientifiques ou des agences réglementaires chargées de l'autorisation des pesticides ont évalué les preuves disponibles afin de déterminer si le glyphosate est susceptible de causer des cancers. En 2013, une expertise collective de l'Inserm a évalué qu'il existait une « présomption moyenne » de lien entre l'exposition professionnelle au glyphosate et le développement de lymphomes non hodgkiniens[148]. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS a classé le glyphosate comme « cancérogène probable ». À l'inverse, de nombreuses agences de sécurité sanitaire dans le monde continuent de le classer comme non cancérogène[149],[150],[151],[152],[153],[154],[155],[156],[157]. En 2021, une expertise collective de l'INSERM sur les effets des pesticides sur la santé considère qu'il existe une présomption moyenne de lien entre l'exposition professionnelle au glyphosate et le développement de certains cancers. L'expertise identifie également un potentiel effet génotoxique, mais aucun effet mutagène[158]. Avis d'organismes[modifier le code] Avis du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS[modifier le code] Le glyphosate est classé depuis le 20 mars 2015 comme « probablement cancérogène » pour l'humain (groupe 2A) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)[159],[160],[141],[161],[162],[163], au même titre que diverses substances ou aliments[164]. Cette agence de l'Organisation mondiale de la santé précise que ce classement est uniquement une estimation du danger, et que l'estimation du risque pour la population générale est du ressort des agences de sécurité sanitaire[30],[165
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Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Brian Mulroney — Wikipédia

Brian Mulroney - Wikipédia

Brian Mulroney, né le à Baie-Comeau ( Québec) et mort le à Palm Beach ( Floride), est un avocat, dirigeant d'entreprise et homme d'État canadien. Il est le premier ministre du Canada, en fonction du au . Anglo-Québécois d' ascendance irlandaise, il commence sa carrière d'avocat en 1964 après avoir reçu son diplôme en droit de l' Université Laval.

Brian Mulroney, né le 20 mars 1939 à Baie-Comeau (Québec) et mort le 29 février 2024 à Palm Beach (Floride), est un avocat, dirigeant d'entreprise et homme d'État canadien. Il est le 18e premier ministre du Canada, en fonction du 17 septembre 1984 au 25 juin 1993. Anglo-Québécois d'ascendance irlandaise, il commence sa carrière d'avocat en 1964 après avoir reçu son diplôme en droit de l'Université Laval. Il est nommé chef du Parti progressiste-conservateur du Canada en juin 1983 avant d'être élu député à la Chambre des communes du Canada deux mois plus tard dans une élection partielle. Il mène le parti à des victoires consécutives aux élections fédérales de 1984 et de 1988 avec des majorités absolues de sièges. Au cours de ses mandats comme premier ministre, il introduit plusieurs réformes économiques majeures, dont la privatisation de 23 des 61 sociétés de la Couronne dont Air Canada et Petro-Canada et le remplacement de la taxe sur les ventes manufacturières avec la taxe sur les produits et services (TPS). Par ailleurs, il introduit l'Accord de libre-échange canado-américain et négocie son successeur l'ALÉNA. Il tente d'obtenir l'adhésion politique du Québec à la Loi constitutionnelle de 1982 avec l'Accord du lac Meech en 1987 et l'Accord de Charlottetown en 1992, mais ces deux tentatives échouent et contribuent respectivement aux montées en puissance du Bloc québécois et du Parti réformiste du Canada. Vers la fin de son second mandat, sa popularité chute en raison de l'impopularité de la TPS ainsi que la récession du début des années 1990 et l'échec de l'Accord de Charlottetown lors du référendum du lundi 26 octobre 1992. Il démissionne de la chefferie du PPCC et ne se représente pas à titre de député lors des élections fédérales de 1993. Biographie[modifier le code] Débuts[modifier le code] Martin Brian Mulroney est le fils de Benedict (Ben) Mulroney et d'Irene O'Shea[1]. Son père, d'origine irlandaise, était électricien dans une papeterie. Il grandit à Baie-Comeau, puis fait ses études secondaires dans un pensionnat catholique à Chatham, au Nouveau-Brunswick, géré par l'Université St. Thomas. De 1955 à 1959, il étudie à l'Université Saint-Francis-Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, où il obtient un baccalauréat ès arts avec spécialisation en sciences politiques[2]. Lors de sa première année d'études à cet endroit, à 16 ans, il adhère au Parti progressiste-conservateur, recruté par Lowell Murray, alors membre du club du parti sur le campus[3]. Mulroney participe activement aux activités du parti. En 1956, il est secrétaire du club du campus. En décembre 1956, il est délégué au congrès à la direction du parti à Ottawa et il s'y active en faveur de l'élection de John Diefenbaker. En 1957, il devient vice-président de la fédération jeunesse du parti[4]. En 1959, il entreprend des études de droit à l'Université Dalhousie, à Halifax, qu'il quitte l'année suivante[5] pour l'Université Laval, à Québec, où il obtient une licence en droit en 1964. Il fait son stage chez Louis Dorion, père de Catherine Dorion et frère du géographe Henri Dorion, l'année même de l'arrivée de l'espion du KGB Hugh Hambleton dans l'enseignement à l'Université Laval. En 1964, il se joint à la firme d'avocats montréalaise Howard, Cate, Ogilvy et al. et s'installe à Montréal[5]. Le 26 mai 1973, il épouse Mila Pivnicki, fille d'immigrants yougoslaves (serbes de Bosnie). Les Mulroney ont quatre enfants : Nicolas, Mark, Ben et Caroline. Il siège à la Commission d'enquête sur les ports du Saint-Laurent, présidée par Laurent Picard. En 1974, il est l'un des trois commissaires de la Commission d'enquête sur l'exercice de la liberté syndicale dans l'industrie de la construction, créée par le gouvernement de Robert Bourassa et présidée par Robert Cliche[5], ce qui contribue à le faire connaître du public. Il milite toujours activement au Parti progressiste-conservateur. En 1976, il se lance dans la course à la direction de ce parti, mais est vaincu par Joe Clark. À la suite de cette défaite, Mulroney accepta le poste de vice-président exécutif de la compagnie Iron Ore du Canada, une filiale de trois aciéries majeures américaines. En 1977, il est nommé président de la compagnie[5]. Chef de l'opposition officielle[modifier le code] En 1983, le leadership de Clark commence à être remis en question. Lorsque Clark reçoit l'appui de moins de 67 % des délégués au congrès du parti, il démissionne comme chef du parti. Brian Mulroney se porte de nouveau candidat et fait campagne plus astucieusement qu'en 1976. Il est élu chef du parti le 11 juin 1983, défaisant Clark au quatrième tour. Il attira des appuis de plusieurs factions différentes du parti, particulièrement parmi les délégués du Québec, sa province natale. Après avoir remporté une élection partielle dans la circonscription néo-écossaise de Central Nova, Mulroney fait son entrée comme député à la Chambre des communes du Canada le 26 août 1983. Lorsque le premier ministre Pierre Trudeau prend sa retraite en juin 1984, le Parti libéral du Canada choisit John Turner comme nouveau chef. Turner déclenche des élections générales pour le 4 septembre. Mulroney marqua des points durant le débat télévisé lorsqu'il attaqua Turner, avec sa phrase « You had an option, sir », pour les désignations de patronage qu'il avait faites pour Trudeau. Ironiquement, Turner avait prévu d'attaquer Mulroney pour la machine de patronage que ce dernier avait planifiée en vue de la victoire, mais Mulroney réussit à braquer l'attention sur les nominations de Turner. On peut penser que ce fut un point important de la campagne électorale. Lors de l'élection générale de 1984, les progressistes-conservateurs remportent la plus forte majorité parlementaire dans l'histoire du Canada, gagnant 211 sièges sur 282. De plus, ils étaient en avance dans toutes les provinces, émergeant ainsi comme un parti pancanadien pour la première fois depuis l'élection de 1958. Premier ministre[modifier le code] Politique intérieure[modifier le code] Une des tâches majeures auxquelles s'est attaqué le gouvernement Mulroney fut une tentative de résoudre l'épineuse question constitutionnelle léguée par l'ancien premier ministre Trudeau. Mulroney voulait inclure le Québec dans une nouvelle entente avec le reste du Canada. Le Québec était la seule province à ne pas avoir signé la nouvelle Constitution canadienne négociée par Pierre Trudeau lors de l'Accord constitutionnel du 5 novembre 1981. De plus, bon nombre de Québécois croyaient depuis des années qu'ils méritaient un certain statut particulier par rapport au reste du Canada en raison de leur culture distincte, de leur langue, de leur tradition civiliste et de leurs institutions, et le mouvement indépendantiste qui s'était grandement développé durant les années 1960 et 1970 n'était plus un mouvement : il représentait maintenant l'option favorisée par presque la majorité des Québécois francophones. En 1987, Mulroney négocia l'Accord du lac Meech, une série d'amendements constitutionnels visant à satisfaire les exigences québécoises pour leur reconnaissance en tant que société distincte à l'intérieur du Canada, avec les premiers ministres provinciaux. Toutefois, bon nombre de Canadiens anglophones s'opposaient à l'accord, et il ne fut pas ratifié par les gouvernements provinciaux du Manitoba et de Terre-Neuve à temps pour l'échéance du 22 juin 1990. Cet échec contribua à une remontée du mouvement souverainiste au Québec, et mena à une nouvelle ronde de négociations à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, en août 1992. Ces négociations accouchèrent de l'Accord de Charlottetown, qui apportait d'importants changements à la Constitution du Canada, incluant la reconnaissance du Québec comme société distincte au sein du Canada. Toutefois, l'accord fut défait dans un référendum le 26 octobre 1992. Les échecs de Meech et de Charlottetown sont considérés par plusieurs comme faisant partie des origines plus ou moins directes de la popularité du référendum sur la séparation du Québec de 1995 puisqu’aucun accord n'avait eu lieu et que le Québec, entre autres, était une province qui attendait une nouvelle Constitution depuis les années 1980[6],[7],[8]. Tout au long de son mandat, Mulroney tenta de couper dans le déficit budgétaire qui atteignait les dizaines de milliards de dollars. Toutefois, il ne réussit jamais à l'éliminer, et la dette nationale augmenta de façon significative durant ses années au pouvoir. Ses tentatives de couper dans les dépenses de l'État limitaient sa capacité de respecter bien des promesses électorales. La récession mondiale au début des années 1990 contribua à aggraver la situation financière du gouvernement. Son incapacité à améliorer les finances du gouvernement, ainsi que son usage d'augmentations d'impôts et de taxes pour remédier à la situation contribuèrent à lui aliéner une grande partie de sa base d'appuis parmi les conservateurs de l'Ouest canadien. Mulroney tenta de se réconcilier avec les provinces de l'ouest, qui avaient été cruciales à son succès électoral. Il annula le Programme énergétique national et inclut une forte représentation de l'ouest dans son cabinet. Toutefois, il n'y réussit pas complètement, même sans tenir compte de ses politiques économiques et constitutionnelles. Une autre priorité du gouvernement Mulroney était la privatisation des nombreuses sociétés d'État canadiennes. En 1984, le gouvernement canadien détenait 61 sociétés d'État différentes. Il en vendit 23 dans les 10 années suivantes. Certaines étaient très grandes, comme Air Canada, la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada et Petro-Canada. Air Canada avait été complètement privatisée en 1989, quoique la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada continua de soumettre la compagnie aérienne à certaines exigences. Par exemple, la compagnie doit garder son siège social à Montréal, la participation d'intérêts étrangers est limitée, et il doit continuer de fournir ses services en anglais et en français. Au même moment, les réglementations aériennes furent libéralisées, permettant, entre autres, un plus grand accès au marché américain. En 1990, le gouvernement annonça ses plans pour la privatisation de Petro-Canada. Le projet de loi sur la privatisation passa, et le 3 juillet 1991, les premières actions furent vendues au public. Certaines règles continuaient de s'appliquer à la compagnie : aucun autre actionnaire ne pouvait contrôler plus de 10 % de la compagnie, et le pourcentage de la compagnie pouvant être détenu par des intérêts étrangers était limité à 25 %. Durant la décennie qui suivit, le gouvernement vendit progressivement sa propre part de la compagnie ; les dernières actions furent vendues en 2004 sous Paul Martin. La privatisation finale du Canadien National ne fut complétée qu'en 1995, lorsque le gouvernement de Jean Chrétien vota le dernier projet de loi. Le gouvernement Mulroney tint un référendum dans les Territoires du Nord-Ouest sur la question de la création d'un nouveau territoire appelé Nunavut, formé de la portion orientale des Territoires du Nord-Ouest. Le Nunavut donne une certaine autonomie au peuple Inuit, majoritaire dans ce territoire. La population des Territoires du Nord-Ouest vota Oui, et le Nunavut fut créé en 1999. Le gouvernement conservateur proposa la création d'une taxe nationale sur les ventes, la taxe sur les produits et services, en 1989. Quand elle fut introduite en 1991, elle remplaçait la taxe sur les ventes manufacturières qui auparavant était appliquée au niveau du gros sur tous les produits fabriqués au Canada. Bien que le gouvernement insista que ce n'était pas une augmentation de taxes, mais seulement un déplacement de celles-ci, la nature hautement visible de la taxe fut extrêmement impopulaire. En 1990, Mulroney nomma un ancien ministre de son cabinet, Ray Hnatyshyn, au poste de gouverneur général. Le déclin des populations de morue au Canada atlantique mena le gouvernement Mulroney à imposer un moratoire sur la pêche de la morue, mettant fin à une grande partie de l'industrie de la pêche terre-neuvienne, ce qui créa des temps très difficiles pour l'économie de la région. Le gouvernement instaura plusieurs programmes dans le but de diminuer ces effets néfastes, mais perdit énormément de popularité dans les provinces maritimes. De confession catholique, Brian Mulroney a exprimé son parti pris en faveur du mouvement prochoix en ce qui concerne l'avortement. Son rapport à l'argent a conduit à des polémiques. Pendant son mandat, on reproche à Mulroney son goût pour les chaussures Gucci. La controverse éclate lorsque le gouvernement canadien propose de racheter aux Mulroney à la fin de leur mandat les meubles et les articles de décoration qu’ils ont apportés au 24, promenade Sussex, pour 150 000 $. Même après l’assermentation de sa successeure, Kim Campbell, Brian Mulroney continuera quelque temps de résider au 24, promenade Sussex parce que les rénovations de son futur domicile montréalais n'étaient pas terminées. Des rénovations qui auraient étaient payées comptant, selon la journaliste Stevie Cameron dans son livre On the Take, publié en 1994. L’ouvrage relatant ce qu’elle appelle la « corruption » et la « cupidité » pendant les années Mulroney deviendra un livre à succès[9]. Il se retira du pouvoir avec la plus mauvaise cote de popularité jamais enregistrée au Canada à cause de son bilan économique[10]. Politique étrangère[modifier le code] Durant son mandat de premier ministre, la relation étroite qu'entretenait Brian Mulroney avec le président des États-Unis Ronald Reagan lui fut d'une aide immense pour mener à bien la ratification d'un accord de libre-échange avec les États-Unis, selon lequel tous les tarifs douaniers entre les deux pays seraient éliminés pour 1998. Certains critiques notèrent que Mulroney avait déclaré son opposition au libre-échange durant la course à la direction du parti de 1983. L'accord fut très controversé, et fut l'enjeu principal de l'élection de 1988, au cours duquel le parti de Mulroney fut réélu avec une deuxième forte majorité parlementaire (avec, toutefois, seulement 43 % du suffrage populaire). Cette libéralisation des échanges commerciaux prit de l'expansion en 1992 avec l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), signé par le Canada, les États-Unis et le Mexique. Le gouvernement Mulroney s'opposa activement au régime de l'apartheid en Afrique du Sud. Cette politique de Mulroney le mit en conflit avec les gouvernements américain et britannique, mais lui assura un grand respect ailleurs. Mulroney appuya la coalition durant la guerre du golfe de 1991, envoyant des avions canadiens pour y participer. En août, il envoya deux destroyers, le HMCS Terra Nova et le HMCS Athabaskan pour imposer l'embargo contre l'Irak. Le navire de ravitaillement HMCS Protecteur fut aussi envoyé pour aider les forces de la coalition. Lorsque l'ONU autorisa pleinement l'usage de la force dans l'opération, le Canada envoya une escadrille de CF-18 avec du personnel de support. Le Canada envoya également un navire-hôpital pour soigner les victimes sur le terrain. Lorsque la guerre débuta, les avions canadiens furent intégrés aux forces de la coalition et fournirent une couverture aérienne, ainsi qu'un pouvoir d'attaquer des cibles au sol. Ce fut la première fois depuis la Guerre de Corée que les forces canadiennes participèrent à des opérations de combat. Une autre initiative majeure fut la signature d'un accord sur les pluies acides avec les États-Unis. Sous le gouvernement Mulroney, le ministre des Affaires extérieures, Joe Clark, fut le premier ministre des Affaires étrangères à atterrir en Éthiopie, auparavant isolée, pour mener la réponse occidentale à la famine éthiopienne de 1984 - 1985. Clark se rendit à Addis-Abeba si rapidement qu'il n'avait même pas vu le reportage de la CBC qui avait causé la forte réaction publique initiale ; la réponse canadienne fut énorme et amena les États-Unis et la Grande-Bretagne à suivre le pas presque immédiatement — une situation sans précédent à l'époque, étant donné que l'Éthiopie avait auparavant été un État unitaire marxiste et avait été complètement isolée par les gouvernements occidentaux. Le gouvernement adopta une politique fortement opposée à l'intervention au Nicaragua sous Reagan, et accepta des réfugiés en provenance du Salvador et du Guatemala, ainsi que d'autres pays avec des régimes directement soutenus par l'administration Reagan. Retraite[modifier le code] Même si Mulroney avait réussi à conserver sa majorité parlementaire en 1988, le ressentiment très répandu du public causé par la TPS, la scission de sa coalition politique, la récession économique et son échec à résoudre la situation constitutionnelle du Québec furent autant de facteurs qui expliquent le déclin marqué de sa popularité. Il annonça sa démission des postes de chef du Parti progressiste-conservateur et premier ministre du Canada en février 1993, et fut remplacé par Kim Campbell en juin de cette même année. Mulroney fut fortement critiqué pendant ses derniers jours en poste pour avoir entrepris une luxueuse « tournée d'adieu », principalement aux frais des contribuables. Mulroney demeura en poste presque jusqu'à la fin du mandat maximal de cinq ans permis par la Constitution du Canada, signifiant que son successeur devait faire face à une élection générale en quelques mois seulement. Ceci accorda peu de temps à Campbell pour tenter de sauver la réputation en lambeaux des progressistes-conservateurs. À la suite de sa démission de son poste de premier ministre, il conserva son siège de député de Charlevoix jusqu'aux élections générales d'octobre 1993. Le mécontentement du public envers le gouvernement Mulroney fut manifesté en 1993 par les électeurs dans un verdict autant dévastateur qu'incontestable : le plus ancien parti politique au Canada fut réduit à seulement deux sièges, la pire défaite électorale dans l'histoire du Canada. Les progressistes-conservateurs continuèrent d'exister faiblement pendant quelques années avec une poignée de membres, retrouvant leur statut de parti officiel, mais fusionnant ultimement avec l'Alliance canadienne pour former le nouveau Parti conservateur du Canada. Après la politique[modifier le code] Depuis son départ de la politique, Mulroney a eu une carrière très lucrative en tant qu'avocat chez Ogilvy Renault et consultant d'affaires internationales. Ses expériences en tant que premier ministre, comme ses tentatives de réconciliation entre les provinces de l'Ouest et le Québec ainsi que sa relation étroite avec l'ancien président américain George H. W. Bush, lui ont bien servi. En janvier 2004, Mulroney livra un discours programme à Washington DC, à l'occasion du dixième anniversaire de l'Accord de libre-échange nord-américain. En juin 2004, il présenta un éloge funèbre pour l'ancien président américain Ronald Reagan à l'occasion des funérailles d'État de ce dernier. Mulroney et l'ancienne première ministre Margaret Thatcher furent les premiers dignitaires étrangers à prononcer des éloges funèbres pour les funérailles d'un président américain (Thatcher, quoiqu'elle fût présente pour les cérémonies, ne put livrer son discours elle-même à cause de problèmes de santé ; son éloge fut livré par enregistrement.). En février 2005, on diagnostiqua sur lui une lésion à un poumon. Dans sa jeunesse, il avait été un très grand fumeur. Il subit une chirurgie réussie et se rétablit suffisamment pour enregistrer un discours pour les 2 900 délégués au congrès inaugural du nouveau Parti conservateur du Canada à Montréal, en mars 2005, bien qu'il ne fût pas en état d'y assister en personne. Bien qu'on affirmât initialement que sa chirurgie s'était déroulée sans complications, il souffrit plus tard d'une pancréatite et fut hospitalisé pour plusieurs semaines. Ce n'est que le 19 avril que son fils, Ben Mulroney, annonça qu'il était en voie de rétablissement et qu'il quitterait bientôt l'hôpital. Mulroney joua un rôle mineur lorsque Belinda Stronach, députée conservatrice de la circonscription de Newmarket—Aurora, fit défection vers le Parti libéral du Canada et fut immédiatement nommée ministre des Ressources humaines. Stronach prétendait que Mulroney l'avait appuyée dans sa démarche. Toutefois, la sénatrice Marjory LeBreton, parlant au nom de Mulroney, indiqua que Mulroney avait refusé initialement de prendre les appels de Stronach. Quand il consentit finalement à lui parler, l'ancien premier ministre exprima sa gratitude pour l'amitié de Stronach, mais condamna sa défection sans appel. Le 12 septembre 2005, l'écrivain célèbre et ancien confident de Mulroney, Peter C. Newman, publia The Secret Mulroney Tapes: Unguarded Confessions of a Prime Minister. Basé majoritairement sur des conversations avec l'ancien premier ministre qu'il avait enregistrées avec le consentement de ce dernier, le livre déclencha une controverse. Newman avait décidé de publier les enregistrements suivant le refus de Mulroney de respecter un accord antérieur avec Newman, selon lequel ce dernier écrirait un grand volume sur ses années au pouvoir, ce qui mena à un refroidissement des relations entre les deux hommes ; Mulroney avait projeté d'écrire lui-même son autobiographie, sans l'aide de Newman. Mulroney lui-même a déclaré qu'il avait fait preuve de mauvais jugement en s'exprimant si ouvertement devant le journaliste, mais il dit qu'il devra désormais vivre avec. Mulroney répliqua à un dîner de presse le 22 octobre 2005 avec un discours minimaliste, quoiqu’efficace. L'ancien premier ministre apparut sur un enregistrement et remercia très formellement les divers dignitaires et groupes d'invités avant de livrer le discours le plus court de la soirée : « Peter Newman : va te faire foutre. Merci. Bonne nuit. » Brian Mulroney siège au conseil d'administration de plusieurs entreprises, dont Barrick Gold et Québecor. En 2017, il est intervenu à la demande de Justin Trudeau auprès de Donald Trump, dont il était proche, pour renégocier l’ALÉNA. Le président américain menaçait alors d’abroger l’accord[10]. Mort[modifier le code] Brian Mulroney est mort le 29 février 2024[11] à Palm Beach aux États-Unis. Il était âgé de 84 ans[12]. Sa dépouille est exposée en chapelle ardente à Ottawa ainsi qu'à Montréal avant des funérailles d'État le 23 mars 2024 à Montréal[13]. Institut Mulroney de l’Université Saint-Francis-Xavier[modifier le code] Brian Mulroney a participé à la création d'un institut d'études politiques à l’Université Saint-Francis-Xavier, en Nouvelle-Écosse, université où il a fait ses études [14],[15]. Carrefour international Brian-Mulroney de l'Université Laval[modifier le code] Brian Mulroney a participé à la campagne de financement[16] pour la création d'un futur pavillon sur le campus de l’Université Laval. Le pavillon signature du Carrefour international Brian-Mulroney[17] accueillera principalement l’École supérieure d’études internationales (ÉSÉI). Le mandat sera de pouvoir former la prochaine génération de diplomates et d’agents du service extérieur. Il contribuera à accroitre la place du Québec et de la francophonie canadienne sur la scène internationale. Affaire Mulroney-Schreiber[modifier le code] En 1997, Mulroney régla à l'amiable un procès pour diffamation qu'il avait intenté au gouvernement du Canada, originellement pour 50 millions $. Il contestait les allégations qu'il avait accepté des pots-de-vin dans « l'affaire Airbus » concernant des contrats du gouvernement. Mulroney fut remboursé pour 2 millions $ en frais d'avocat. Le gouvernement déclara que les allégations ne pouvaient être confirmées. William Kaplan, historien et ancien professeur de droit, parle de sommes versées à Mulroney par l'homme d'affaires canado-allemand Karlheinz Schreiber, président de la filiale canadienne de l'allemande Thyssen, dans son livre A Secret Trial, publié en 2004 par la presse universitaire de McGill-Queens. Schreiber aurait versé 100 000 $ à Brian Mulroney en argent liquide peu de temps après que ce dernier eut démissionné du poste de premier ministre, et 200 000 $ de plus au cours des deux années suivantes. Schreiber lui-même toucha pour plusieurs millions de dollars en commissions reliées à la vente des jets Airbus à Air Canada, ce qui déclencha un des plus gros scandales dans l'histoire politique allemande. il a été extradé en Allemagne le 2 août 2009, où il subit un procès[18]. En mai 2010, il a été condamné à huit ans de prison en Allemagne pour évasion fiscale[19]. Il prétend qu'il pourrait déclencher un immense scandale politique au Canada s'il devait un jour révéler ce qu'il sait. Le 21 novembre 2007, Luc Lavoie, le porte-parole de Mulroney, indique dans le journal Ottawa Citizen que ce dernier a effectivement accepté plusieurs centaines de milliers de $ en argent liquide alors qu'il demeurait député de Charlevoix. Selon Lavoie, Brian Mulroney, qui reconnait cette erreur qu'il qualifie lui-même de colossale en privée, aurait accepté cet argent parce qu'il avait une famille à faire vivre et qu'il n'était pas un homme riche, pourtant «ce même père de famille a acheté une superbe maison dans Westmount-en-haut-de-la-montagne de 1,6 million à la même époque[20]» et, toujours en 1993, il est devenu associé principal au sein du cabinet d'avocats Ogilvy Renault[21]. Aucune question relative à ces paiements n'ayant été posé à M. Mulroney par les policiers lors de leur enquête, il n'aurait rien révélé à ce sujet à ce moment[22],[23]. Les sommes perçues par Mulroney ont été de 300 000 $ selon le lobbyiste, tandis que l'homme politique reconnait avoir touché 225 000 $. Ce dernier était encore député lors du premier versement. L’argent a été placé dans des coffrets de sécurité à son domicile et aux États-Unis et n’a été déclaré à l'administration fiscale que six ans plus tard[9]. Quels services Mulroney aurait-il rendus à Schreiber pour mériter l'argent? Mulroney prétend que c'était pour des introductions pour la compagnie de pâtes de Schreiber. L'argent reçu en billets de banque, plutôt que d'être placé en fiducie, est laissé dans des coffrets de sûreté. Trois ans après le début de son mandat, il rompt sa relation d'affaires avec Schreiber mais ne lui fait aucun rapport d'activités. Quant aux dépenses engagées pour aller présenter à plusieurs chefs de gouvernement étranger le projet de la firme Thyssen, il ne les déduit pas de la portion des revenus en honoraires professionnels qu'il déclare au fisc en 1999. Le 11 janvier 2008, le premier ministre Stephen Harper annonce la mise en place d'une commission d'enquête. Les raisons pour lesquelles Brian Mulroney a perçu cet argent n'ont jamais été élucidées. Il ne remboursera par ailleurs pas les 2,1 millions de dollars reçus en dédommagement de l’État canadien en 1997, contre lequel il avait à l'époque intenté un procès en diffamation[9]. Paradise Papers[modifier le code] En novembre 2017, son nom est cité dans les révélations des Paradise Papers[24],[25]. Hommages[modifier le code] Titres[modifier le code] 1998 - Compagnon de l'Ordre du Canada (C.C.)[26] 2002 - Grand officier de l'Ordre national du Québec (G.O.Q.)[26] 2002 - Médaille Gloire de l'Escolle[27] 2007 - Docteur honoris causa de l'Université Laval[28] 2016 - Ordre national de la Légion d'honneur[29] Statue[modifier le code] Un buste le représentant est inauguré en 2019 à Baie-Comeau, sa ville natale[30]. Distinctions[modifier le code] Membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada (1984)[31] Legs[modifier le code] Mulroney plaide que ses politiques sur l'économie et le libre-échange, autrefois jugées radicales, ne furent jamais renversées par les gouvernements qui lui ont succédé. Mulroney considère ceci comme la preuve qu'elles étaient justifiées. Deux de ses décisions les plus controversées étaient l'accord de libre-échange canado-américain en 1989 et l'introduction de la taxe sur les produits et services. Bien que les tories furent réélus en 1988 à la suite d'une campagne axée sur le libre-échange (principalement grâce aux appuis du Québec et de l'Ouest canadien), ils ne récoltèrent que 43 % du vote populaire, comparé à 56 % qui allèrent au Parti libéral du Canada et au Nouveau Parti démocratique qui firent campagne contre le libre-échange. (Le libre-échange ne fut pas le seul enjeu de la campagne ; les sondages de l'époque montraient que la majorité des Canadiens appuyaient le libre-échange.) Plusieurs environnementalistes, activistes sociaux, nationalistes, chefs syndicaux et membres des communautés culturelles continuent de se plaindre des injustices alléguées auxquelles le Canada fait face à cause du libre-échange. Le libre-échange n'est pas un sujet mort, mais a été relégué au plan secondaire derrière d'autres enjeux comme les soins de santé, le protocole de Kyoto, le registre des armes à feu, les soins aux enfants, les impôts, le déséquilibre fiscal et l'Accord atlantique Canada — Terre-Neuve-et-Labrador. La nature provocatrice de la taxe sur les produits et services fut très impopulaire. La TPS fut créée pour deux raisons : aider à éliminer le déficit grandissant, et remplacer la taxe sur les ventes manufacturières, une taxe cachée qui, selon Mulroney, blessait l'économie. L'impopularité intense de Mulroney à l'époque de sa démission mena plusieurs politiciens conservateurs à se distancer de lui pendant plusieurs années. Mulroney commença à se positionner, à la fin des années 1990, comme un elder statesman, mais cette perception n'est pas partagée universellement. L'ancien premier ministre libéral ontarien David Peterson, qui se tint aux côtés de Mulroney tout au long des débats sur l'Accord du lac Meech, a déclaré qu'il ne ferait jamais confiance à l'ancien premier ministre. « Il est un menteur pathologique, dit Peterson. En toute justice, je ne crois pas qu'il sache qu'il ment ... on ne peut rien prendre de ce qu'il dit pour de l'argent. Son talon d'Achille essentiel, ce sont les balivernes qu'il raconte. » (He is a pathological liar. In fairness, I don't believe he knows he's lying ... you couldn't take anything he said at face value. His essential Achilles heel is his baloney.) Bien des Canadiens le voient encore comme un élément de division. Les conservateurs sociaux reprochaient aussi bien des choses à Mulroney. Entre autres, ils lui reprochent son opposition à la peine capitale, à l'interdiction de l'avortement, ses augmentations d'impôts et son inaction pour restreindre l'expansion des tendances étatistes du gouvernement, ainsi que son patronage politique. À cause de ses positions sur ces questions, Mulroney était aux yeux des conservateurs un Red Tory (bien que la plupart des red tories ne soient pas en accord avec ce point de vue) ; pour la plus grande partie de sa carrière, il fut assez modéré pour être éligible à la grandeur du Canada. Les chefs des partis réformistes et alliancistes sont plus souvent associés au Blue Tories sur les questions sociales et fiscales, ce qui solidifia leurs appuis en Alberta et dans l'Ouest, mais jusqu'à ce jour les a empêchés de faire des gains significatifs en Ontario, au Québec et dans les provinces maritimes (jadis des forteresses conservatrices). La vision négative de l'héritage Mulroney commença lorsqu'il fut remplacé en tant que premier ministre et chef des progressistes-conservateurs par la ministre de la défense, Kim Campbell. Elle essuya une défaite électorale spectaculaire aux élections de 1993. Beaucoup rejetaient le blâme sur Mulroney, pas seulement à cause de ses politiques impopulaires, mais aussi parce qu'il est resté en poste presque jusqu'à la limite de son mandat, démissionnant à la dernière minute en 1993 quand une élection devrait être déclenchée dans les plus brefs délais, laissant peu de temps à Campbell pour consolider le parti. La droite politique canadienne s'était fragmentée durant les années Mulroney. Plusieurs vétérans du cabinet et du caucus renoncèrent à se présenter à nouveau aux élections. Les conservateurs de l'Ouest quittèrent le Parti progressiste-conservateur pour se joindre au nouveau Parti réformiste, et les tories québécois quittèrent pour rejoindre le Bloc québécois et le Parti libéral du Canada. Cette fragmentation contribua à la défaite du Parti progressiste-conservateur, faisant de lui un acteur marginal à la Chambre des communes. La droite canadienne ne fut réunifiée qu'en décembre 2003, lors de la fusion des progressistes-conservateurs avec l'Alliance canadienne (successeur du Parti réformiste) pour former le Parti conservateur du Canada. Mulroney joua un rôle influent en appuyant la fusion ; à l'époque, les anciens leaders progressistes-conservateurs comme Joe Clark et Kim Campbell y étaient soit opposés, soit ambivalents. Mulroney a aussi été attaqué pour sa relation avec les États-Unis par Jean Chrétien, qui entretenait pourtant des relations étroites avec Bill Clinton. Chrétien critiquait Mulroney pour ses relations amicales avec Ronald Reagan et George H. W. Bush. Il est membre du groupe Bilderberg. [1] Résultats électoraux[modifier le code] Chambre des communes[modifier le code] Élection Circonscription Parti Voix % Résultats Partielles de 1983 Nova-Centre Progressiste-conservateur 18 882 60,2 Élu Fédérales de 1984 Manicouagan Progressiste-conservateur 28 208 71,6 Élu Fédérales de 1988 Charlevoix Progressiste-conservateur 33 730 80,0 Élu Publication[modifier le code] Mémoires, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 2007, 1 339 pages (ISBN 978-2-7619-2430-6). Archives[modifier le code] Il y a un fonds d'archives Brian Mulroney à Bibliothèque et Archives Canada[32]. Références[modifier le code] ↑ Brian Mulroney, Mémoires, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 2007, 1339 pages (ISBN 978-2-7619-2430-6), pages 16 et 18 ↑ Mulroney, Mémoires, op. cit, page 47 ↑ Mulroney, Mémoires, op. cit, page 49 ↑ Mulroney, Mémoires, op. cit., pages 57 et 61 ↑ a b c et d « Le très honorable Martin Brian Mulroney, Biographie 1939- », extrait de Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, Archives nationales du Canada, Ottawa, 1994, 40 pages ↑ « Référendum du Québec (1995) » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. (consulté le 12 août 2019). ↑ Radio-Canada, « 1982 : le rapatriement de la Constitution », sur radio-canada.ca, 30 avril 2013 (consulté le 13 novembre 2023). ↑ « Loi constitutionnelle de 1982 » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. (consulté le 12 août 2019). ↑ a b et c https://www.ledevoir.com/politique/canada/808212/1939-2024-brian-mulroney-dollars-hantent-premier-ministre? ↑ a et b https://www.lemonde.fr/international/article/2024/03/01/brian-mulroney-premier-ministre-du-canada-de-1984-a-1993-est-mort_6219351_3210.html# ↑ « L'ancien premier ministre canadien Brian Mulroney est mort », Le Devoir, 29 février 2024 (consulté le 29 février 2024) ↑ (en) Associated Press, « Former Canadian Prime Minister Brian Mulroney has died at 84 », sur npr.org, 29 février 2024 (consulté le 1er mars 2024) ↑ Patrimoine canadien, « Funérailles d'État du très honorable Brian Mulroney, C.P., C.C., G.O.Q. », sur www.canada.ca, 6 mars 2024 (consulté le 21 mars 2024) ↑ de https://www.acadienouvelle.com/atlantique/2016/10/26/institut-mulroney-verra-jour-a-antigonish/ ↑ « Mulroney Institute of Government », sur stfx.ca via Internet Archive, 12 juin 2017 (consulté le 13 novembre 2023). ↑ Université Laval, « Campagne majeure du Carrefour international Brian-Mulroney de l'Université Laval », sur dprd.ulaval.ca (consulté le 29 février 2024) ↑ Faculté des lettres et des sciences humaines de l'Université Laval, « Carrefour international Brian-Mulroney », sur flsh.ulaval.ca, 30 mai 2023 (consulté le 29 février 2024) ↑ La Presse canadienne, « D'un scandale financier à l'autre », Le Devoir,‎ 4 août 2009 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2010) ↑ Associated Press, « Karlheinz Schreiber est condamné à huit ans de prison », Le Devoir,‎ 6 mai 2010 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2010) ↑ «Pour la pitié faudra repasser» - Vincent Marissal - La Presse, le 23 novembre 2007. ↑ Ogilvy Renault: « M. Brian Mulroney, C.P., C.C., LL.D. » ↑ (en) « Mulroney admits mistake », The Gazette / Ottawa Citizen, 2 décembre 2007 ↑ Radio-Canada, « Affaire Mulroney-Schreiber, Mulroney distille sa version des faits », Radio-Canada,‎ 21 novembre 2007 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2010) ↑ « Brian Mulroney | ICIJ Offshore Leaks Database », sur offshoreleaks.icij.org (consulté le 4 octobre 2021) ↑ « Paradise papers: Chrétien, Mulroney et Martin auraient eu des comptes «offshore» », sur Le Soleil, 6 novembre 2017 (consulté le 4 octobre 2021) ↑ a et b « L’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney est décédé », sur Radio-Canada, 29 février 2024 (consulté le 1er mars 2024) ↑ « Médailles "Gloires de l'Escolle" 2002 », sur ULaval nouvelles, université de Laval, 26 septembre 2002 (consulté le 1er mars 2024) ↑ « Discours de M. Denis Brière, recteur de l'Université Laval, à l'occasion de la remise d'un doctorat d'université honoris causa à Monsieur Brian Mulroney » ↑ « La France décore ce soir, le très honorable Brian Mulroney », sur La France au Canada/France in Canada (consulté le 13 août 2023) ↑ « Le buste de Brian Mulroney apparaît à l'hôtel de ville », sur Le Manic, 18 juillet 2019 (consulté le 13 juillet 2021) ↑ « Bureau du Conseil privé », sur canada.ca (consulté le 13 novembre 2023). ↑ « Fonds Brian Mulroney, Bibliothèque et Archives Canada » (consulté le 6 octobre 2020) Liens externes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica Brockhaus Den Store Danske Encyklopædi Deutsche Biographie Dizionario di Storia Gran Enciclopèdia Catalana Hrvatska Enciklopedija Internetowa encyklopedia PWN Nationalencyklopedin Munzinger Store norske leksikon Treccani Universalis Visuotinė lietuvių enciklopedija Notices d'autorité : () « Brian Mulroney : Le sommet et rien d'autre » — Les archives de Radio-Canada « Martin Brian Mulroney » — Bibliothèque et Archives Canada Parti conservateur du Canada Brian Mulroney — Notice biographique Université de Sherbrooke Institut Mulroney v · mPremiers ministres du Canada XIXe siècle John A. Macdonald (1867-1873) Alexander Mackenzie (1873-1878) John A. Macdonald (1878-1891) John Abbott (1891-1892) John Thompson (1892-1894) Mackenzie Bowell (1894-1896) Charles Tupper (1896) Wilfrid Laurier (1896-1911) XXe siècle Robert Borden (1911-1920) Arthur Meighen (1920-1921) William Lyon Mackenzie King (1921-1926) Arthur Meighen (1926) William Lyon Mackenzie King (1926-1930) R. B. Bennett (1930-1935) William Lyon Mackenzie King (1935-1948) Louis St-Laurent (1948-1957) John Diefenbaker (1957-1963) Lester B. Pearson (1963-1968) Pierre Elliott Trudeau (1968-1979) Joe Clark (1979-1980) Pierre Trudeau (1980-1984) John Turner (1984) Brian Mulroney (1984-1993) Kim Campbell (1993) Jean Chrétien (1993-2003) XXIe siècle Paul Martin (2003-2006) Stephen Harper (2006-2015) Justin Trudeau (2015-2025) Mark Carney (depuis 2025) v · mCabinet du premier ministre Brian Mulroney (1984-1993) Brian Mulroney Harvie Andre Perrin Beatty André Bissonnette Pierre Blais Suzanne Blais-Grenier Benoît Bouchard Lucien Bouchard Pauline Browes Pierre Cadieux Kim Campbell Pat Carney Andrée Champagne Jean Charest Joe Clark Robert Coates Mary Collins Jean Corbeil Michel Côté David Crombie John Crosbie Marcel Danis Robert de Cotret Paul Dick Jake Epp John Fraser George Hees Ray Hnatyshyn Tom Hockin Otto Jelinek James Kelleher Roch La Salle Monique Landry Robert Layton Doug Lewis Gilles Loiselle Flora MacDonald Elmer MacKay Shirley Martin Marcel Masse Charles Mayer Don Mazankowski John McDermid Barbara McDougall Stewart McInnes Bill McKnight Walter McLean Thomas McMillan Gerald Merrithew Lowell Murray Jack Murta Erik Nielsen Frank Oberle Alan Redway Dufferin Roblin Tom Siddon Gerry St. Germain Sinclair Stevens Bernard Valcourt Monique Vézina Pierre H. Vincent Gerry Weiner Michael Wilson William Winegard John Wise 24e conseil des ministres du Canada v · mChefs du Parti conservateur du Canada et de ses prédécesseurs Explication des différents partis conservateurs au Canada Libéral-conservateur, conservateur, unioniste, L.C.N., Gouvernement national (1867-1943) John A. Macdonald John Abbott John Sparrow David Thompson Mackenzie Bowell Charles Tupper Robert Laird Borden Arthur Meighen Richard Bedford Bennett Robert James Manion Arthur Meighen Progressiste-conservateur (1943-2003) John Bracken George Drew John Diefenbaker Robert Stanfield Joe Clark Brian Mulroney Kim Campbell Jean Charest Joe Clark Peter MacKay Réformiste (1987-2000), Alliance canadienne (2000-2003) Preston Manning Stockwell Day Stephen Harper Conservateur (depuis 2003) Stephen Harper Andrew Scheer Erin O'Toole Pierre Poilievre v · mQuébecor Personnalités clés Françoise Bertrand Brian Mulroney Pierre Karl Péladeau Pierre Péladeau Groupe TVA TVA CFTM CFCM CFER CHLT CHEM CJPM Télévision spécialisée Addik Casa Évasion LCN Témoin Prise 2 TVA Sports TVA Sports 2 Zeste Argent Yoopa Autres avoirs Télé Inter-Rives (45 %) TVA Accès TVA Création TVA Films TVA Musique TVA Nouvelles TVA Productions TVA Publications Québecor Média Le Journal de Montréal Le Journal de Québec Agence QMI 24 heures Vidéotron Illico télé numérique Illico+ Canal Indigo Fizz Freedom Mobile MaTV Le SuperClub Vidéotron QUB radio Vidéoway Centre Vidéotron Colisée Vidéotron Autres avoirs Archambault Canoë Distribution Select Groupe Livre Québecor Média Jobboom Studios MELS Musicor Quebecor World Remparts de Québec Sun Media Beaucoup des actifs énumérés ci-dessus ne sont que partiellement détenus par Québecor, se référer à chaque article pour des informations détaillées. Portail de la politique canadienne Portail du conservatisme <img style="border: none; position: absolute;" alt="" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; width="1" height="1"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Brian_Mulroney&oldid=232412497 ».
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Dieppe (Seine-Maritime) — Wikipédia

Dieppe (Seine-Maritime) - Wikipédia

Dieppe est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime (dont elle est chef-lieu d'arrondissement) en région Normandie. Dieppe, surnommée " la ville aux quatre ports " (le ferry/port Transmanche, le port de commerce, le port de pêche et le port de plaisance), est située dans le nord-ouest de la France, sur la côte de la Manche, à 170 km au nord-ouest de Paris, et à 60 km au nord de la ville de Rouen.

Dieppe est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime (dont elle est chef-lieu d'arrondissement) en région Normandie. Géographie[modifier le code] Localisation[modifier le code] Dieppe, surnommée « la ville aux quatre ports »[1] (le ferry/port Transmanche, le port de commerce, le port de pêche et le port de plaisance), est située dans le nord-ouest de la France, sur la côte de la Manche, à 170 km au nord-ouest de Paris, et à 60 km au nord de la ville de Rouen. Elle est située à l'embouchure du fleuve côtier l'Arques, dont la profonde vallée sépare le plateau du Pays de Caux de celui du Petit-Caux. Dieppe est proche des villégiatures réputées de la Côte d'Albâtre, comme Varengeville-sur-Mer et Veules-les-Roses. Communes limitrophes[modifier le code] Les communes limitrophes sont Hautot-sur-Mer, Martin-Église, Petit-Caux, Rouxmesnil-Bouteilles et Saint-Aubin-sur-Scie. Le territoire de la commune et ses communes limitrophes[Note 1]. Communes limitrophes de Dieppe Manche Manche Petit-Caux Martin-Église Hautot-sur-Mer Rouxmesnil-BouteillesSaint-Aubin-sur-Scie Martin-Église Le 1er janvier 1980, la commune de Neuville-lès-Dieppe est rattachée à celle de Dieppe sous le régime de la fusion-association ainsi que le hameau de Puys. Hydrographie[modifier le code] La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fleuve côtier l'Arques[2],[Carte 1]. L'Arques, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Gaillefontaine, à une altitude de 204 m (le cours d'eau porte alors le nom de rivière de la Béthune) et se jette dans la Manche par l'intermédiaire d'un bassin du port de la commune de Dieppe, après avoir traversé 24 communes[3]. Climat[modifier le code] Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9]. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 853 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 805,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le 19 juillet 2022 ; la température minimale est de −16,6 °C, atteinte le 21 février 1956[Note 3]. Statistiques 1991-2020 et records station DIEPPE (76) - alt : 40 m, lat : 49°55'58"N, lon : 1°05'24"ERecords établis sur la période du 1er janvier 1949 au 2 octobre 2025 Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année Record de chaleur (°C)date du record 16,413.01.1993 19,420.02.1990 23,831.03.21 27,629.04.1955 31,927.05.05 35,429.06.19 40,419.07.22 36,110.08.03 32,713.09.16 27,502.10.23 2107.11.15 16,907.12.00 40,42022 Température maximale moyenne (°C) 7,9 8,4 10,6 13,1 15,8 18,6 20,5 21,2 19,3 15,8 11,5 8,5 14,3 Température moyenne (°C) 5,6 5,8 7,7 9,7 12,6 15,4 17,4 17,8 15,8 12,8 9 6,2 11,3 Température minimale moyenne (°C) 3,4 3,2 4,8 6,3 9,4 12,3 14,3 14,5 12,2 9,8 6,5 4 8,4 Record de froid (°C)date du record −16,408.01.1985 −16,621.02.1956 −9,408.03.1971 −306.04.1975 002.05.1962 1,805.06.1991 5,804.07.1968 4,628.08.1979 1,220.09.1952 −3,328.10.03 −823.11.1956 −1130.12.1950 −16,61956 Précipitations (mm) 63,7 56,1 49,4 52,3 60,7 54,8 58,2 70 66,9 89,9 88,9 94,3 805,2 Record de pluie en 24 h (mm)date du record 29,523.01.1990 38,510.02.1992 3220.03.01 30,330.04.18 59,121.05.14 61,518.06.23 58,501.07.1953 100,806.08.1968 56,102.09.1951 77,508.10.1980 46,113.11.10 4212.12.1962 100,81968 Source : « Fiche 76217001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le 3 novembre 2025) Diagramme climatique 7,93,463,7J8,43,256,1F10,64,849,4M13,16,352,3A15,89,460,7M18,612,354,8J20,514,358,2J21,214,570A19,312,266,9S15,89,889,9O11,56,588,9N8,5494,3DMoyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm Urbanisme[modifier le code] Typologie[modifier le code] Au 1er janvier 2024, Dieppe est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dieppe[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[13],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieppe, dont elle est la commune-centre[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15]. La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du 3 janvier 1986, dite loi littoral[16]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[17]. Occupation des sols[modifier le code] L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (83,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (56,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,5 %), prairies (7,2 %), terres arables (5,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %), zones humides côtières (0,9 %), eaux maritimes (0,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2]. Morphologie urbaine[modifier le code] Dieppe est une ville articulée autour de ses quatre ports et de ses quartiers. Le centre historique de la ville de Dieppe est situé dans l'estuaire de l'Arques. Il comprend tout le front de mer, le quartier du bout du quai, le quai Henri-IV, la Grande-Rue, le quartier Saint-Jacques, l'ex-bassin Bérigny, comblé dans les années 1930, et la zone de l'avenue Gambetta. Ce centre-ville connait une rénovation urbaine depuis la fin des années 1970, qui en a préservé le caractère original. Il se prolonge au sud vers le quartier résidentiel de Saint-Pierre et à l'ouest par le faubourg de la Barre vers les quartiers résidentiels de l'Esplanade et de Caude Côte, sur la route de Pourville. Sur le flanc le plus à l'ouest du centre-ville se trouve le quartier de Janval, développé tout au long du XXe siècle, lequel est suivi au sud-ouest par le quartier des Bruyères, construit dans les années 1960. À l'est du centre-ville, de l'autre côté du chenal, se situe le quartier du Pollet aux habitations de pêcheurs typiques. Au sud et à l'est du Pollet se trouvent respectivement le quartier du Vieux-Neuville (Neuville-lès-Dieppe) et le Neuville-neuf, construit au tournant des années 1960-1970, qui s'étire sur la falaise est. Le hameau balnéaire de Puys est quant à lui le quartier le plus au nord-est de Dieppe. Vers le sud-est, en amont de l'Arques, s’étirent le port de commerce puis le secteur industriel et tertiaire de la ville (parc d'activités du Talou) qui constitue la Zone d'aménagement concerté de Dieppe-Sud, traversée par l'avenue Normandie-Sussex et séparée du quartier Saint-Pierre par le réseau des chemins de fer et la gare. Enfin, le quartier du Val Druel est situé dans le sud-est de Dieppe, un peu à l'écart de la ville, séparé du quartier des Bruyères par l'avenue des Canadiens, voie d'entrée principale sur Dieppe en provenance de Paris et de Rouen, et séparé du quartier Saint-Pierre et de Dieppe-Sud par la rocade de Dieppe et le parc d'activité commerciale du Belvédère. Ce quartier a été construit au milieu des années 1970 sous la municipalité Irénée Bourgois, sur la base d'un dessin initial d'Oscar Niemeyer, qui sera finalement simplifié et édulcoré. Évolutions du front de mer Au début du XXe siècle. Au début du XXe siècle : villa Le Courlis, hôtel Bellevue, hôtel des étrangers et hôtel Beau Rivage (ex-rue Aguado). Au début du XXIe siècle Depuis 2007. Au début du XXIe siècle : la villa Beau Rivage (à droite) a succédé entre les deux guerres à l'ancien hôtel Beau Rivage. Logement[modifier le code] En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 19 367, alors qu'il était de 18 929 en 2013 et de 18 645 en 2008[I 2]. Parmi ces logements, 76,6 % étaient des résidences principales, 9,6 % des résidences secondaires et 13,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,4 % des appartements[I 3]. Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Dieppe en 2018 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (9,6 %) supérieure à celle du département (3,9 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 34,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (36,5 % en 2013), contre 53 % pour la Seine-Maritime et 57,5 pour la France entière[I 4]. Le logement à Dieppe en 2018. Typologie Dieppe[I 2] Seine-Maritime[I 5] France entière[I 6] Résidences principales (en %) 76,6 88 82,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 9,6 3,9 9,7 Logements vacants (en %) 13,8 8,1 8,2 Les logements dieppois ont majoritairement été construits entre 1946 et 1970 et comptent majoritairement 3 pièces (23,4 % des logements pour une surface variant entre 60 et 80 m2) ou 2 pièces (15,3 %). Les maisons sont principalement composées de 4 pièces pour une surface comprise entre 80 et 100 m2[19]. L'important parc de logements locatifs à loyer modéré que propose la ville est destiné principalement à des personnes à faibles revenus. Au sein de l'agglomération dieppoise, dans laquelle le parc social est inégalement réparti, la ville de Dieppe concentre très fortement une population en difficulté financière ou sociale, en particulier dans les quartiers prioritaires de Val Druel, des Bruyères, de Neuville Neuf[20]. Un quart de la population dieppoise vit dans les trois quartiers prioritaires de la ville (Neuville-Nord, Val Druel, Les Bruyères)[21],[22]. Voies de communication et transports[modifier le code] Voies de communication[modifier le code] Dieppe, « la plage plus proche de Paris », selon son slogan touristique, via l'autoroute A13, l'autoroute A150 et l’autoroute A151, est reliée vers l'est à Eu et vers l'ouest à Saint-Valery-en-Caux par la RN 25, vers le sud-est à Envermeu et Londinières par la RD 920, vers le sud-sud-est à Forges-les-Eaux par la RD 915 et vers le sud à Tôtes et Rouen par la RN 27. La ville abrite une gare routière. Article détaillé : Gare de Dieppe. Terminus de la ligne de Malaunay - Le Houlme à Dieppe, la ville est accessible par voie de chemin de fer à partir de la gare de Paris-Saint-Lazare. La ligne Paris - Dieppe par Pontoise a longtemps été la plus courte voie ferrée entre Paris et la mer (168 km) mais le tronçon Serqueux - Dieppe a été fermé en 1988 sur décision (jugée illégale par la suite[23]) de la SNCF par manque de rentabilité, faisant perdre à Dieppe son axe ferroviaire le plus court en direction de la capitale. L'accès par train depuis la gare de Paris-Saint-Lazare s'effectue désormais par correspondance à Rouen, seule une liaison directe est assurée le samedi matin. L'aérodrome de Dieppe - Saint-Aubin permet à la ville d'être accessible par voie aérienne pour les avions de tourisme. Transports en commun[modifier le code] Article détaillé : Transports en commun de Dieppe. Dieppe est desservie par un réseau de transport urbain appelé Deep Mob et géré par la communauté d’agglomération Dieppe-Maritime. Ce réseau comprend trois lignes intra muros, trois lignes desservant les quartiers périphériques (Neuville, Coteaux, Janval, Bruyères et Val Druel) et trois lignes reliant Dieppe aux communes d'Arques-la-Bataille, Hautot-sur-Mer, Martin-Église, Rouxmesnil-Bouteilles et Saint-Aubin-sur-Scie. Le système de transport à la demande, nommé « Créabus », s'étend pour sa part aux seize communes de l'agglomération. La compagnie d'autocars FlixBus relie Dieppe (Gare routière, Boulevard Georges-Clemenceau) aux villes de Paris, Lyon et Grenoble. Par voie maritime, les liaisons trans-Manche (DFDS Seaways) relient Dieppe à Newhaven en Angleterre. Toponymie[modifier le code] Les plus anciennes attestations du nom remontent au XIe siècle : Deppae en 1015-1029, Dieppa en 1030, puis au XIIe siècle : Deppa, Deupa ou encore Diopa[24]. Ce nom est emprunté à une appellation transitoire de la rivière qui se jette en ce lieu dans la Manche. Cette rivière appelée Tella dans les textes mérovingiens et carolingiens, est désignée Dieppe (Deppae 1015-1029) après l'installation de colons anglo-scandinaves, avant de prendre le nom de Béthune (la Béthune se jette dans l'Arques près d'Arques-la-Bataille) « qui en l'état de nos informations n'est pas attesté avant le XVIe siècle »[24]. Le nom de Dieppe correspondrait soit au saxon deop[25] ou l'anglo-saxon dēōp « profond »[24],[26], soit au vieux norrois djúpr de même sens[24],[27],[28]. L'explication par le saxon se heurte au fait que les Saxons n'ont guère laissé de trace dans la toponymie normande, notamment en Haute-Normandie, à l'époque de leurs raids et de leur installation aux IVe, Ve et VIe siècles, la rivière est appelée Tella et non pas Dieppe, qui semble être une appellation plus tardive. Il s'agit donc d'un adjectif substantivé dont la terminaison -a est la désinence féminine, sans doute par imitation du nom précédent Tella, d'où son sens de « la Profonde ». Cette terminaison -a a pu se confondre avec le vieux norrois á « rivière »[28], d'où le sens global de « rivière profonde », ce qui en ferait un homonyme de la Djúpá, mot pour mot, « rivière profonde » en Islande. Cet élément Dieppe- / Dip- se retrouve dans le type toponymique normand : Dieppedalle, Dieppedalle (Canteleu) ou Dipdal (Cotentin)[28]. Le second élément est le vieux norrois dalr « vallée »[29],[28]. Ces toponymes sont tous situés dans la zone de diffusion de la toponymie anglo-scandinave et il signifie « vallée profonde », « val profond ». Par contre, l'homophonie avec Dieppe-sous-Douaumont (Despia 984) est fortuite[30]. Ce fleuve a longtemps séparé la ville en deux quartiers, est et ouest, l'autre quartier étant le Pollet. L'explication traditionnelle de Pollet par « port de l'est » est une étymologie populaire. En effet, on lit dans des documents l'appellation « port de l'ouest », qui est contradictoire, et surtout l'attestation ancienne sous la forme latinisée Terram de Poleto en 1172[31] qui permettent de rejeter cette interprétation. En revanche, ce toponyme est à rapprocher du Pollet à Avremesnil (Seine-Maritime), du Pollet à Guernesey, de la rue du Pollet à Port-en-Bessin (Calvados), de la Polle à Octeville (Manche), et de l'anse du Poulet à Saint-Pierre-Église (Manche), etc., qui sont vraisemblablement issus du vieux norrois pollr « trou d'eau, bassin, anse arrondie », suivi du suffixe diminutif -et[28],[32]. Le mot norois pollr se perpétue dans le norvégien poll (no)[32]. Le Pollet est désormais une presqu'île depuis le creusement, en 1848, d'un bassin supplémentaire au port. Histoire[modifier le code] Antiquité[modifier le code] À l'époque gallo-romaine, le Camp de César ou « Cité de Limes », située au nord de l'actuelle cité de Dieppe, est une enceinte gallo-romaine qui atteste la plus ancienne présence de vie humaine dans la région dieppoise. Quelques rares restes de poteries ou d’armes gauloises témoignent de cette époque encore méconnue. Moyen Âge[modifier le code] Des Vikings aux ducs[modifier le code] En 910, les Vikings s'installent à l'embouchure de la Tella, un fleuve profond qui se jette dans la mer. Ils le surnomment Djúpr « la profonde » ou Djúpá « la rivière profonde ». Comme Caen, la ville de Dieppe fut apparemment fondée après 1015 par le duc de Normandie Richard II (996-1027) dans le but d’orienter l’expansion normande vers la mer. Les pêcheurs occupent sporadiquement le site pour pêcher le hareng, mais les véritables installations à caractère urbain se trouvaient dans les terres à Arques où un château a été édifié[33]. La mention la plus ancienne de Dieppe remonte concrètement à une charte de 1030 désignant nominativement un petit port de pêche appelé Dieppe. Durant cette époque du Moyen Âge, au sein du système féodal, la localité appartient au comté de Talou. La conquête de l’Angleterre par les Normands à partir de 1066 donne toute son importance au petit port de pêche, alors à l'ombre de la cité d'Arques, pour le développement des relations transmanche. Dieppe fait partie des ports de chaque côté de la Manche que les Normands entreprennent d'équiper et de développer. Le 6 décembre 1067, c'est notamment de Dieppe que Guillaume le Conquérant rembarque pour l'Angleterre. Encore peu peuplée, Dieppe connaît une prospérité croissante durant le XIIe siècle après que l’impératrice Mathilde eut donné un acre de terre dénué de toute construction sur « le galet de Dieppe » à son chambellan Roscelin pour qu'il puisse y construire une maison de pierre ou de bois à sa convenance, et y constituer un fief[33]. Guillaume d'Anjou (en anglais, Guillaume FitzEmperesse) est né le 22 juillet 1136 à Argentan et mort le 30 janvier 1164 à Rouen. Il est le fils de l’impératrice Mathilde, fut vicomte de Dieppe et frère d'Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre. Dieppe bénéficie alors des relations étroites qui se sont établies entre la Normandie et l’Angleterre et un château y est édifié en 1188 par Henri II Plantagenêt. Cependant, en 1195, ce château est rasé et la ville incendiée par les troupes du roi de France Philippe Auguste pour affaiblir son adversaire Richard Cœur de Lion, duc de Normandie. Il incendia également tous les navires du port et fit prisonniers ceux des habitants qui n’avaient pas pu fuir. Deux ans plus, tard, en octobre 1197, Richard Ier échange avec l'archevêque de Rouen Dieppe et Bouteilles[34] contre la baronnie des Andelys, aboutissant à la construction de Château-Gaillard[35], mais en 1204, après la chute de Château-Gaillard et la prise de Rouen, Dieppe et la Normandie sont annexées au royaume de France par Philippe Auguste. Dieppe sous les Capétiens[modifier le code] En passant sous le contrôle français, le site de Dieppe perd sa position avantageuse et la source de sa prospérité fondée sur les relations entre la Normandie et l'Angleterre. La ville elle-même peine à se relever du passage incendiaire de Philippe Auguste. La géographie des lieux permet l'accès au port à marée haute et à marée basse, notamment grâce à une digue naturelle formée de galets (galets qui furent également utilisés pour bâtir les fondations des maisons du centre-ville ; des restes des anciennes demeures médiévales sont également visibles grâce aux caves conservées de l'époque). Il s'agit alors d'un port important car c'est le seul de la côte normande entre Saint-Malo et Boulogne-sur-Mer accessible à marée basse. Les marins de Dieppe commercent avec la Scandinavie, Venise ou encore la Hanse[36]. Au début du XIVe siècle, la ville de Dieppe compte environ 7 000 habitants et s'étend jusqu’aux villages de Bouteilles et du Pollet[33]. Si les maisons construites en pierre sont plus nombreuses sur les quais, les types de construction sont globalement disparates mais beaucoup sont construites sur un solin de pierre généralement en grès et faites d’une armature de bois et d’un colombage empli de torchis composés d’argile et de paille ou de foin séché[33]. Durant la guerre de Cent Ans, Dieppe se retrouve au cœur du conflit entre la France et l'Angleterre. Ce n'est qu'en 1300 d'ailleurs que Dieppe reprend son aspect de ville portuaire. En 1339, des marins et corsaires dieppois participent à un raid victorieux sur Southampton. La ville est également attaquée par les Flamands, provoquant des dégâts limités[37]. En 1345, le roi Philippe VI de Valois, par lettres patentes, supprime le droit de gabelle et accorde aux Dieppois quelques libéralités dans le commerce. Il autorise surtout les Dieppois à fortifier la ville[37]. En 1348, la Peste noire frappe la ville, entraînant la mort d’environ un tiers de la population, soit plus de 2 000 personnes. L'épidémie devint même récurrente frappant encore la ville au début des années 1360, en 1387, en 1408 et en 1438[37]. La forte mortalité bouleversa le paysage urbain, de nombreuses maisons, se retrouvant sans habitants, tombèrent en ruines laissant place à des terrains vagues[37]. En 1358, si l'enceinte fortifiée de Dieppe n'est pas encore achevée, la ville possède des portes qui sont fermées la nuit. En 1361, le roi Jean II le Bon accorde aux Dieppois le droit de lever des taxes afin de financer les fortifications, fossés et autres ouvrages nécessaires. En 1363, le roi considère Dieppe comme étant une ville désormais difficile à prendre sans en faire le siège[37]. Charles V le Sage accorde de nouvelles exemptions, privilèges et autres largesses qui permettent à la ville de prendre son essor. À partir de 1364, des pêcheurs dieppois se font navigateurs et partent au loin chercher des épices et de l'ivoire (date du premier voyage vers l'Afrique)[36]. Ainsi deux grands navires dieppois naviguent jusqu’à la hauteur de l'actuel Cap-Vert où ils débarquent puis longent la Guinée et fondent un comptoir qu'ils baptisent Petit-Dieppe à l'embouchure du rio Cestos sur les côtes du Liberia actuel. Ils en ramèneront de l’ivoire brut et de la malaguette. Des navigateurs dieppois fondent également La Mine, sur la Côte de l'Or (actuel Ghana) avant que la guerre de Cent Ans n'interrompe les expéditions normandes[38]. En 1394, le 2e Hôtel de Ville de Dieppe appelé « Maison de Ville » est construit près de la butte de la place du moulin à vent, sur laquelle est juchée une guérite de pierre servant de phare pour éclairer l'entrée du port (le hâble) située entre la Tour aux crabes (une tour carrée de 9,20 m de côté, 11,25 m de haut aux murs épais de 1,40 m) et la falaise du Pollet. Jusqu'en 1415, la ville connaît une croissance importante. En 1420, à la suite de la bataille d'Azincourt, Dieppe est occupée par les Anglais qui la traitent en cité rebelle. Ils la conservent durant 15 ans. En 1430, la ville est notamment le lieu de détention provisoire de Jeanne d'Arc avant qu'elle ne soit transférée à Rouen où elle sera jugée et brûlée sur un bûcher[39]. Dieppe est finalement libérée de l'occupation anglaise le 28 octobre 1435 quand la ville est reprise par les Français commandés par le capitaine Charles Desmarets († 1469) pour le compte de Charles VII. Charles Desmarets (ou Charles des Marets) dote la ville de grandes fortifications et entreprend de faire construire un nouveau château. Cependant, huit ans plus tard, en 1443, les Anglais de nouveau assiègent la ville à partir du Pollet. Dieppe résiste aux troupes de Talbot et repousse définitivement les assaillants grâce aux renforts amenés par Jean de Dunois, le bâtard d'Orléans, et par le dauphin Louis, futur Louis XI[40],[41]. Moyen Âge tardif[modifier le code] En 1463, par lettres patentes, le roi Louis XI soutient les réparations et les fortifications de la ville, en y attribuant des droits, notamment ceux du sel[42]. Puis, à la suite de leur prédécesseur, les rois Charles VIII et Louis XII accordent à Dieppe une protection particulière permettant à la ville de connaître une grande période de prospérité fondée sur le commerce et la navigation. C'est le début de la célèbre école de cartographie de Dieppe qui accueillera les plus grands cartographes français et étrangers. Plusieurs Dieppois s'illustrent alors par leurs entreprises maritimes : exploration des côtes d'Afrique, où ils bâtissent Petit-Dieppe à l'embouchure de la Gambie, reconnaissance des Canaries. En 1488, le capitaine dieppois Jean Cousin, en route vers l'Afrique de l'ouest et les îles des Açores, égaré à la suite d'une tempête, semble avoir accosté au Brésil au cap San Rogue[43]. En compagnie des frères Pinzón (le frère aîné Martín Alonso Pinzón et le cadet Vincent Pinzón[44]), il aurait remonté un grand fleuve que Jean Cousin nomme « Maragnon »[45] bien qu'il n'existe aucune preuve concrète de cette exploration. Époque moderne[modifier le code] Renaissance[modifier le code] Au XVIe siècle, la puissance maritime de la ville atteint son apogée, particulièrement sous le règne de François Ier. De nombreux navigateurs partent de Dieppe pour explorer le monde. Les navires de l'armateur dieppois Jehan Ango (1480-1551) atteignent notamment Sumatra, le Brésil et le Canada. En 1508, les capitaines Thomas Aubert et Jean Vérassen embarquent de Dieppe pour se rendre à Terre-Neuve. Ils reconnaissent le fleuve Saint-Laurent auquel ils donnent son nom[46]. Le 28 mars 1529, les navigateurs Jean et Raoul Parmentier, voyageant pour le compte de Jehan Ango[47], quittent Dieppe pour une longue navigation qui les amène jusqu’en Indonésie et Sumatra. Jean Parmentier est désigné comme capitaine de La Pensée, bâtiment de trois cents tonneaux. Raoul prend le commandement du Sacre. La maladie et le scorbut font de nombreuses victimes parmi l'équipage. Malade, Jean Parmentier est inhumé à Sumatra (décembre 1529). Raoul Parmentier meurt quelque temps plus tard. Le navigateur Pierre Crignon prend les commandes de l’expédition qui continue son périple vers Indrapura en Indonésie avant que les vaisseaux ne reviennent à bon port. Enrichi par l'or des Amériques, par les bois des teintures du Brésil ou encore par les morues de Terre-Neuve, Jehan Ango suscite l'admiration du roi François Ier qui se rend à Dieppe en 1534 pour le faire vicomte et le nommer gouverneur de la ville[48]. Dieppe devient également durant cette époque le siège de l'école de cartographie de Dieppe et d’hydrographie sous la direction de Pierre Desceliers, qui dessine en 1546 une carte du monde avec l'Afrique et l'Amérique[36]. En 1522 débute à Dieppe la construction de l'église Saint-Rémi[49] tandis qu'en 1537 apparaissent plusieurs foyers de protestantisme dans la cité dieppoise. En 1562, Dieppe est touchée par les guerres de Religion, les protestants dévastent la ville[50]. À cette date, c'est un quart des habitants de la ville qui s'est rallié à la Réforme et est devenu huguenot. Dans le contexte des guerres de Religion qui déchirent la France, la forteresse et la ville sont nettement fortifiées tandis que les protestants dieppois sont réprimés par le sieur de Sygogne, gouverneur de la ville. En 1578, le roi Henri III vient à Dieppe sur les conseils de ses médecins pour prendre un bain de mer. En 1589, alors que le roi Henri IV obtient peu de ralliements à son avènement, l'appui que lui apporte le gouverneur de Dieppe, Aymar de Chaste, de la Maison de Clermont-Tonnerre, lui permet d’avoir un point d’appui sûr et un port où débarquer les renforts venus d’Angleterre. Henri IV peut ainsi établir un camp retranché dans la ville fortifiée de Dieppe d'où il reçoit ses renforts pour mener victorieusement la bataille d'Arques en septembre 1589[51]. En 1591, les Dieppois offrent à Henri IV un éléphant qu'ils ont rapporté d'Afrique. C'est un événement qui ne passe pas inaperçu et témoigne du savoir-faire logistique des marins dieppois[52]. XVIIe siècle[modifier le code] Règne de Louis XIII (1610-1643)[modifier le code] Le catholicisme redevient conquérant à Dieppe au début du XVIIe siècle. Ainsi, en 1613, les capucins s’établissent au Pollet puis en 1616 les oratoriens fondent un collège dans la ville. Ils sont suivis entre autres par les carmélites (1615), les ursulines (1616) et les jésuites (1618)[53]. En 1617, inspirée par les travaux de l'ingénieur dieppois Salomon de Caus, une fontaine mécanique « en forme de rocher » est édifiée devant l’hôtel de ville (actuelle place Nationale), en l’honneur de la venue de Louis XIII à Dieppe. Elle enchante alors la population locale par ses jeux d’eau et ses oiseaux artificiels chantants[54]. De 1619 à 1624, la peste s'installe à nouveau à Dieppe[55]. Le 23 juillet 1632, plus de trois cents personnes quittent Dieppe et émigrent pour la Nouvelle-France. En 1633, le cardinal de Richelieu accorde le monopole du commerce du Sénégal et de la Gambie pour dix ans à une compagnie de marchands de Dieppe et de Rouen (la Compagnie Rozée), étendue un an plus tard à la côte de Guinée. Cette compagnie va prospérer durant 32 ans, avec trois navires portant toujours les noms de Saint Jean, Saint Louis et Le Florissant, et établir des comptoirs français au Sénégal, notamment celui de Saint-Louis, fondé par le capitaine dieppois Thomas Lambert en 1637, jusqu’à ce que ses plus importants actionnaires intègrent la nouvelle Compagnie des Indes occidentales[38]. La véritable denrée lucrative provenant du Sénégal, davantage que le cuir, l’or ou le cuivre, est alors la gomme arabique que les teinturiers d’Espagne utilisent pour fixer les colorants[38]. Règne de Louis XIV (1643-1715)[modifier le code] Sous la régence d'Anne d'Autriche (1643-1660)[modifier le code] En août 1647, accompagné par sa mère, Anne d’Autriche, et par le cardinal Mazarin, le jeune roi Louis XIV découvre à Dieppe la mer pour la première fois et assiste à une simulation de combat naval auquel participe le Dieppois Abraham Duquesne[56],[57]. En 1651, le château de Dieppe reçoit le cardinal Mazarin, qui y passe quelques jours, durant son court exil[53]. Sous le règne personnel de Louis XIV (1660-1715)[modifier le code] À partir de 1664, le Sénégal, sous contrôle dieppois, sert d’arrière-base pour des activités de flibusterie dans les Antilles alors que l’île de la Tortue et la côte de Saint-Domingue deviennent les destinations principales au départ du port de Dieppe[38]. De 1668 à 1670, Dieppe est dévastée par la peste. En 1674, une manufacture des tabacs ouvre à Dieppe. En 1685, à la révocation de l'édit de Nantes par le roi Louis XIV, Dieppe perd plus de 3 000 de ses habitants qui émigrent à l'étranger. En 1688, sur ordre de Louvois la place est démantelée[58]. En 1692, Louis XIV institue un maire de Dieppe, charge qui est réunie au corps de ville en 1693[53]. Les 22 et 23 juillet 1694, Dieppe est bombardée durant deux jours par la flotte anglo-néerlandaise de l'amiral Berkeley (guerre de la Ligue d’Augsbourg). La ville, dont les maisons sont essentiellement à pans de bois, est incendiée et presque complètement détruite. Seuls subsistent quelques édifices comme le château, l'église Saint-Rémi, l'église Saint-Jacques, la tour aux Crabes et quelques maisons sur le quai, la place du moulin à vent ou dans la rue d’Écosse. Le seul asile qui reste alors aux habitants est de trouver à se loger dans le faubourg du Pollet, qui, grâce à la falaise sous laquelle il est abrité, n’a pas été atteint par les bombes mais les quatre cinquièmes de la population restèrent néanmoins sans abri[53]. Deux mois après le bombardement, Louis XIV ordonne de nettoyer les rues et que Dieppe soit reconstruite mais hors de la portée des bombes[53]. Il est envisagé dans un premier temps par l'ingénieur Peironet de reconstruire une nouvelle ville, aussi grande que Rouen avec des rues tirées au cordeau, qui serait donc située plus en retrait du rivage, dans la prairie de Bouteilles[53]. Les habitants protestèrent et au bout de huit mois de débats, le 8 mars 1695, le roi décide finalement que la ville serait maintenue dans ses limites initiales, que le port et les remparts demeureraient tels qu’ils étaient mais que les maisons seraient reconstruites en briques, selon un plan uniforme, et que, pour les mettre à l’abri des maladies contagieuses, certaines rues seraient élargies, et certains groupes de maisons transformés en places publiques. À l'initiative de Vauban, l'architecte du roi, Antoine de Ventabren († 1722), est chargé de reconstruire la ville tout en gérant un gigantesque chantier dans un contexte d'urgence. Ventabren utilise cette opportunité pour tester de nouveaux principes d'urbanisme et d'organisation de l'habitat, imposant aux habitants l'un des premiers règlements d'urbanisme français[59]. Pour faire disparaître au plus vite les traces de l’incendie, Louis XIV accorde divers bienfaits à la ville, comme l’exemption des droits perçus au profit du trésor royal ainsi que l’établissement d’une foire franche pour une quinzaine de jours dans l’année[53]. En attendant que la reconstruction soit achevée, la manufacture des tabacs est relogée dans l'une des rares constructions préservées, la maison Miffant. Toutefois, les débats sur le lieu puis la lenteur de la reconstruction, qui dure jusqu'aux années 1720, fait perdre à Dieppe son statut de métropole de commerce dans les deux mondes avec le départ pour d'autres ports des bourgeois industrieux, des commerçants, des ouvriers de marine et des marins au long cours[60], imités par les matelots, les charpentiers, les calfats, les cordiers et les voiliers, qui, faute d’armement de navires dieppois, ne peuvent rester plus longtemps sans salaire et partent offrir ailleurs leurs services[53]. Finalement, les nouveaux bâtiments de Ventabren avec ses séries d'arcades régulières ne rencontrent guère d'enthousiasme chez les habitants et dès 1752, la stricte uniformité des façades imposées par Ventabren n'est plus de mise et les habitations réaménagées pour être beaucoup plus en adéquation avec les besoins concrets de la population[59]. Le temps des Lumières (1715-1789)[modifier le code] En 1715, les ouvriers de la manufacture des tabacs se révoltent. De 1735 à 1737, des nouveaux locaux de la Manufacture royale des Tabacs sont édifiés[61], à l'emplacement de l'actuel hôtel Aguado. Les tentatives pour relancer la richesse du port de Dieppe échouent et seule la pêche, dont les bénéfices sont encore importants, fait vivre ce qui reste de la population dieppoise en déclin démographique. En 1744, la guerre éclate de nouveau entre la France et l'Angleterre. La pêche est elle-même interdite et trois poudrières (Fort Blanc, Fort Tremblant et Fort Royal) sont construites sur la façade maritime pour servir de batteries durant la guerre de Sept Ans[62]. Le port commence pourtant à se repeupler quand, en 1756, une nouvelle guerre avec l'Angleterre hypothèque les espoirs de relance de la cité maritime. La côte de Dieppe étant le point le plus rapproché de la capitale, la flotte anglaise croise sans cesse dans sa rade et menace la ville jusqu'en 1763 et la signature de la paix. En 1762, après l'Expulsion des Jésuites de France, leur résidence à Dieppe, située près des remparts du littoral, est vendue pour laisser la place à une nouvelle maison de ville (hôtel de ville)[62]. En 1774, les relations avec l'Angleterre sont apaisées et une liaison régulière transmanche est ouverte. Dieppe connait alors également une nouvelle renaissance maritime : ses chantiers de construction sont à nouveau prospères[62]. En 1776, un luxueux mais aussi éphémère établissement de bains (Maison de Santé) est installé à Dieppe, face à la mer[63]. Révolution française et Empire[modifier le code] Révolution française (1789-1799)[modifier le code] Les notables locaux restent en place jusqu’aux élections de 1791 et l'arrivée des municipalités Pocholle et Daniel Brière de Lesmont, d'inspiration girondine[64]. L’adhésion à l’élan révolutionnaire ne se fait que très progressivement. En 1791, le tabac cesse d'être un monopole de l'État et la Manufacture des Tabacs est privatisée. Étant un passage presque obligé des émigrés vers l'Angleterre, Dieppe du fait de sa situation géographique stratégique, intéresse la Convention au cours de l’an II. Plus de 1 600 prêtres embarquèrent de Dieppe en particulier après la loi du 26 août 1792. Entre septembre et novembre 1793, les Représentants de la Convention en mission à Dieppe destituent 26 membres de l’administration locale, dont le maire Daniel Brière de Lesmont[65], mais aussi huit notables, sept officiers municipaux, quatre juges et le greffier de la police criminelle. C'est à la suite de cette mission que la guillotine est dressée sur la place nationale. Elle décapitera quatre personnes en 1794 (dont un prêtre réfractaire, l’abbé Clément Briche)[64]. Durant cette période révolutionnaire, Dieppe s’agrandit avec l'annexion du fief de Caude Côte situé entre le village de Janval et les terres en bordure de mer. La nomenclature des rues et des places publiques est elle-même modifiée par un arrêté municipal du 2 messidor de l'an II (20 juin 1794) : ainsi, parmi d'autres, la place du moulin à vent est rebaptisée place Brutus, la rue du Petit-Enfer devient celle de la Raison, la place d'Armes celle de l’Égalité, la rue de l’Épée celle de la Pique, la Grande rue de la Barre celle de la Liberté, la rue du Mortier-d'Or celle de la Carmagnole tandis que la Grande Rue est rebaptisée rue de la République. Les quartiers sont par ailleurs reconfigurés en 5 sections renommées Sans-Culottes, Égalité, Marat, Brutus et Montagne[66]. Toutes ces voiries retrouveront leurs toponymes une fois passée la période révolutionnaire. Consulat et Premier Empire (1799-1815)[modifier le code] En novembre 1802[67], sous le Consulat, le premier consul Napoléon Bonaparte visite Dieppe et sa région durant deux jours. La rue des Minimes est rebaptisée rue Bonaparte (actuelle rue Victor-Hugo) pour célébrer cet évènement[68]. En 1803, une escadre anglaise bombarde la ville et ses environs sans faire trop de dégâts. Plusieurs autres engagements s'ensuivent par la suite à l'ouest de Dieppe[68]. En 1804, l'avènement du Premier Empire est accepté sans hostilité. Consulté sur la question de la dignité impériale, les Dieppois votent oui par 156 voix contre 3 non[69]. En 1806, le bassin Bérigny est construit. C'est le premier bassin à flot du port de Dieppe avec écluses à l'emplacement d'une zone marécageuse appelée champ du Pardon où étaient enterrés les pestiférés[70]. Cette même année 1806, la comtesse de Boigne, souffrante, s’y rend pour se rétablir en y prenant des bains de mer, pratique qu’elle avait connue durant son exil en Angleterre mais totalement inconnue et incongrue à l’époque[71]. Entre 1809 et 1812, le premier établissement de bains à Dieppe est fondé par Jean-Baptiste Deparis, un maître poulieur. Il comprend alors une cabane en bois, quelques tentes et des vieilles baignoires[72]. Le 26 mai 1810, durant son voyage de noces, sur le chemin entre Boulogne et Le Havre, Napoléon séjourne brièvement à Dieppe avec l'impératrice Marie-Louise, le temps de visiter le port, d'y passer une nuit et d'aller à la messe du dimanche matin[73]. Si Napoléon envisage pour la ville la construction d'un bassin large et profond pour y accueillir des navires de guerre afin de conquérir l'Angleterre, la possibilité d'effectuer des bains de mer à Dieppe commence à y attirer quelques grandes dames de l'aristocratie napoléonienne comme, en 1813, Hortense de Beauharnais, accompagnée de ses enfants, dont le futur Napoléon III[74]. Époque contemporaine[modifier le code] La Restauration (1814-1830)[modifier le code] En 1814, la première Restauration est bien accueillie à Dieppe[75]. Durant les Cent-Jours (1er mars 1815 au 17 juillet 1815), le conseil municipal et les habitants boudent le nouveau préfet bonapartiste tandis que dans les campagnes, le drapeau blanc des Bourbons est arboré ostensiblement[75]. La nouvelle de la défaite définitive de Napoléon à Waterloo est particulièrement bien ressentie par les armateurs de la ville. Le 25 juillet 1815, une brillante réception à l’hôtel de ville et des fêtes populaires sont ainsi données à Dieppe pour accueillir à son débarquement, Madame Royale, fille de Louis XVI, de retour d'exil par le port de Dieppe[75]. Le 4 novembre 1815, par lettres patentes du roi Louis XVIII, les armoiries de Dieppe sont officiellement rétablies. Sous la Seconde Restauration, les corsaires disparaissent, une liaison transmanche favorise la venue des Anglais[72] tandis que Dieppe s'ouvre sur l'espace littoral, condamnant les fortifications urbaines. Durant des siècles, la chaussée de mer, également appelée banquée, avait été une vaste zone de défense littorale longue d’un kilomètre et demi, garnie d’ouvrages défensifs, tels que des postes d'observation, des batteries de canons et de mortiers ou des tours à usage de poudrières. L’autorité militaire avait concédé progressivement l'apparition d'activités maritimes artisanales[76]. Le peintre anglais William Turner a réalisé trois grands tableaux de ports du nord de l'Europe continentale. Les esquisses de celui exposé à la Frick Collection à New York, datent de la fin de l'été 1821 et représente un certain nombre de bâtiments que l'on peut voir encore aujourd'hui, comme l'hôtel d'Anvers[77]. Le port de Dieppe sur la côte normande de la France a été le point de départ des recherches de Turner sur la vallée de la Seine, dont il a fait de nombreux croquis. La peinture conservée à la Tate Britain à Londres a ses origines dans un dessin au crayon lui aussi de 1821[78]. William Turner à Dieppe Port de Dieppe : changement de domicile, 1826, Frick Collection, New York. Dieppe : Le Port vu du quai Henri IV, 1827, Tate Britain, Londres. En 1822, la première Société Anonyme des Bains de mer de Dieppe (bien avant la Société des bains de mer de Monaco de 1863) est créée par le comte de Brancas[79], sous-préfet de la ville, qui édifie le premier véritable « établissement des bains » de France sur la partie ouest de la banquée. Conçu par l’architecte Pierre Châtelain[79], cet établissement entouré d’un jardin prend la forme d’une galerie, longue d’environ 50 mètres, coupée en son milieu par un arc de triomphe et flanquée à ses extrémités de deux pavillons carrés, l’un réservé aux dames, l’autre aux hommes[72]. Des pontons de bois mènent directement du bâtiment jusqu'à la mer où, sur la plage, des tentes décorées servent de vestiaires[72]. L'établissement est baptisé bains de mer Caroline en l'honneur de Caroline de Bourbon, duchesse de Berry, belle-fille du roi Charles X qui inaugure en 1824 la mode des bains de mer à Dieppe. Elle y reviendra chaque année six semaines environ, jusqu'en 1829. Dans son sillage, la duchesse de Berry emmène une pléthore de personnalités et de membres de la haute bourgeoisie française. Par ses achats, elle relance l'artisanat de la ville (sculpture sur ivoire) qui avait été sinistré par le blocus continental. Elle subventionne la création d’une école-manufacture de dentelles, à laquelle elle adjoindra bientôt une section couture, puis une section pêche pour la réparation des filets. Pour amplifier son action, elle lance des souscriptions. Un théâtre en l'honneur de la duchesse et, sur le front de mer, un casino sont construits[80]. En 1829, Dieppe ne fait plus officiellement partie des places de guerre et le statut de territoire défensif du littoral change pour devenir un espace public et permettre la constitution d’un front de mer bâti[76]. Monarchie de Juillet (1830-1848)[modifier le code] La vogue des bains de Dieppe survit à la révolution de 1830[53]. En 1833, sous la monarchie de Juillet, le roi Louis-Philippe effectue une visite à Dieppe[81]. Depuis 1821, la ville de Dieppe cherchait à acquérir la plage et les vestiges de l’ancienne enceinte afin d'y élever des habitations et aménager un jardin public. En 1835, elle obtient la jouissance des terrains de la « banquée » puis devient propriétaire de parcelles de l’enceinte fortifiée qu’elle rétrocède à des particuliers qui commencent alors à faire construire des villas et des immeubles d'habitation à des fins locatives[76]. Le riche banquier espagnol, le marquis Alexandre Aguado (1784-1842), attiré par les bains de mer, découvre Dieppe durant cette période et contribue au développement et à la prospérité de la ville balnéaire[82]. En septembre 1844, une statue en bronze du Dieppois Abraham Duquesne, sculptée par Antoine Laurent Dantan, est érigée par la ville de Dieppe sur la place royale (actuelle place nationale). IIe République et Second Empire (1848-1870)[modifier le code] En 1848, une liaison ferroviaire entre Rouen et Dieppe est inaugurée[36]. Le chemin de fer dessert la ville, permettant de relier Dieppe à Paris en moins de six heures. Cela facilite le déplacement des personnes et le transport des marchandises, notamment la marée provenant du port de Dieppe. À l'avènement de la IIe République, un comité républicain se forme, la place royale est rebaptisée place nationale et un arbre de la liberté est planté devant l'hôtel de ville. La butte du moulin à vent est arasée et des travaux de voiries sont entrepris. Le 26 juin 1848, une centaine de Dieppois sont mobilisés pour rejoindre les gardes nationaux et envoyés via Rouen, par la nouvelle ligne de chemin de fer, à Paris pour combattre l'insurrection parisienne. À leur arrivée, l'insurrection vient d'être réprimée par le général Cavaignac[83]. Lors de l'élection présidentielle de 1848, le général Cavaignac remporte de justesse la majorité des suffrages à Dieppe devant Louis-Napoléon Bonaparte (1 447 voix contre 1 145) bien que sur l'arrondissement de Dieppe, Louis-Napoléon Bonaparte soit plébiscité[83]. En Seine-Maritime, Dieppe et Le Havre sont les seules villes à préférer Cavaignac au vainqueur de l'élection présidentielle à l'échelle nationale[83]. Lors des plébiscites des 20 et 21 décembre 1851, 2 327 électeurs de Dieppe et de Neuville apportent leur soutien à Louis-Napoléon Bonaparte et au coup d’État, l'opposition ne comptabilisant que 410 voix hostiles[84]. Au niveau de l'arrondissement de Dieppe, ce sont 24 147 oui contre 863 non[83]. Dieppe célèbre les résultats de la consultation nationale par un Te Deum et diverses célébrations et pavoisements le 11 janvier 1852. En février, l'arbre de la liberté, planté en 1848, est sapé[83]. Sous le Second Empire, Dieppe connaît une renaissance et un développement accéléré de sa station balnéaire. Le 22 août 1852 a lieu la première course de l’hippodrome de Dieppe-Rouxmesnil[86]. Du 20 août au 9 septembre 1853, Dieppe est le lieu de résidence de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie qui séjournent longuement dans la ville portuaire à l'occasion de leur voyage de noces. Ce séjour du couple impérial place Dieppe sur le devant de la scène nationale et amène la municipalité à travailler à un réaménagement moderne et fonctionnel de son bord de mer. En effet, logé à l’hôtel de ville, transformé en habitation luxueuse et confortable, Napoléon III déplore dès son arrivée le mauvais état de la plage[87] et demande que les chantiers de construction et de réparation des bateaux évacuent le bord de mer pour que des installations balnéaires puissent s'y développer[79]. Préoccupé de la situation du port de Dieppe et ayant de grandes ambitions pour son développement[87], il charge une commission de lui fournir les renseignements les plus précis, tant sur les projets approuvés ou élaborés depuis 1781, que sur les améliorations urgentes à réaliser[88]. Celle-ci soumet notamment à son approbation le prolongement de la jetée de l’ouest sous forme d’estacade, la construction de brise-lames en charpente, le dévasement et l’approfondissement de l’avant-port et des bassins[88]. Toutes ces propositions sont approuvées par l'Empereur ainsi que la disparition des vestiges des fortifications telles que les 3 tours poudrières pour que le front de mer soit transformé en un grand jardin alternant massifs de fleurs et pelouses, agrémenté de chemins définissant des parcours pour la promenade[88],[79]. L’Impératrice Eugénie dessine elle-même sur papier le projet impérial qui est remis aux administrateurs de la commune qui le mettent en œuvre. En quelques jours, avec l'aide des militaires, une pelouse traversée de passages transforme le front de mer dieppois[79]. Quand Napoléon III quitte Dieppe, la municipalité et le sous-préfet lui propose de faire de l’hôtel de ville, ou du bâtiment de la sous-préfecture, une résidence d'été pour les souverains mais l'Empereur décline, tout en manifestant ses bons sentiments (il ne reviendra jamais à Dieppe, lui préférant Biarritz pour passer ses étés, et en fit accessoirement la prospérité)[87]. 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Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Hannibal Barca — Wikipédia

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Hannibal Barca (en phénicien : 𐤇𐤍𐤁𐤏𐤋, Hanni-ba'al est un nom théophore signifiant « qui a la faveur de Baal »[1] et Barca, « foudre »[2]), généralement appelé Annibal ou Hannibal, né en 247 av. J.-C. à Carthage (au nord-est de l'actuelle Tunis en Tunisie) et mort entre 183 av. J.-C. et 181 av. J.-C.[3],[4],[5] en Bithynie (près de l'actuelle Bursa en Turquie), est un général et homme politique carthaginois, considéré comme l'un des plus grands tacticiens militaires de l'Histoire. Fils d'Hamilcar Barca, le meilleur stratège carthaginois de la première guerre punique, il grandit durant une période de tension dans le bassin méditerranéen, alors que Rome commence à imposer sa puissance en Méditerranée occidentale : après la prise de la Sicile et de la Sardaigne, conséquence de la première guerre punique, les Romains envoient des troupes en Illyrie et poursuivent la colonisation de l'Italie du Nord. Élevé, selon la tradition historiographique latine, dans la haine de Rome, Hannibal est, selon ses ennemis, à l'origine de la deuxième guerre punique que les Anciens appelaient d'ailleurs « guerre d'Hannibal ». À la fin de l'année 218 av. J.-C., il quitte l'Espagne avec son armée et traverse les Pyrénées, puis, par une aventureuse traversée des Alpes, gagne le Nord de l'Italie et inflige aux Romains une série de défaites écrasantes à La Trébie, au lac Trasimène et à Cannes. Pourtant, il ne parvient pas à prendre Rome. Selon certains historiens, Hannibal ne possède alors pas le matériel nécessaire à l'attaque et au siège de la ville[6]. Pour John Francis Lazenby, ce ne serait pas le manque d'équipements, mais celui de ravitaillement et son ambition politique qui empêchent Hannibal d'attaquer la cité[7]. Selon une autre explication, il espère neutraliser Rome sans combat par la défection des cités italiennes et de Syracuse et l'alliance de Philippe V de Macédoine. Cependant, la stratégie prudente de Fabius le Temporisateur empêche Hannibal de détruire les légions romaines et de s'assurer une emprise solide sur les cités d'Italie. Les renforts amenés d'Espagne par ses frères Hasdrubal Barca puis Magon ne peuvent le rejoindre tandis que le jeune chef romain Scipion attaque ses bases ibériques. Hannibal réussit à maintenir son armée en Italie durant plus d'une décennie sans parvenir à imposer ses conditions aux Romains. Enfin, une armée romaine conduite par Scipion débarque en Afrique punique et force Hannibal à retourner à Carthage où il est finalement défait à la bataille de Zama en 202 av. J.-C. La guerre terminée, Hannibal se consacre au relèvement de Carthage, réduite à ses possessions africaines, et distribue des terres à ses vétérans. Rome, craignant un retour en force de la puissance carthaginoise, oblige le Sénat de Carthage à l'exiler. Il devient conseiller militaire des rois Antiochos III de Syrie puis Prusias de Bithynie mais un nouvel ultimatum romain le contraint au suicide. L'historien militaire Theodore Ayrault Dodge (en) lui donne le surnom de « père de la stratégie »[8] du fait que son plus grand ennemi, Rome, adopte par la suite des éléments de sa tactique militaire dans son propre arsenal stratégique. Cet héritage lui confère une réputation forte dans le monde contemporain où il est considéré comme un grand stratège par des militaires, tels que Napoléon Ier, le duc de Wellington et Turenne. Contexte historique[modifier le code] Article détaillé : Première guerre punique. Au milieu du IIIe siècle av. J.-C., la ville de Carthage, où naît Hannibal[3], est fortement imprégnée de la culture hellénistique issue des vestiges de l'empire d'Alexandre le Grand[9]. Carthage occupe alors une place prépondérante dans les échanges commerciaux du bassin méditerranéen et possède notamment des comptoirs en Sicile, en Sardaigne, sur les côtes de l'Hispanie et en Afrique du Nord. Elle dispose également d'une importante flotte de guerre qui assure la sécurité des routes maritimes empruntées par ses marchands : vers Alexandrie au sud de la Méditerranée, vers l'Espagne à l'ouest, où se trouvent les mines d'argent propres à régler le tribut exigé par Rome après la première guerre punique. L'autre puissance méditerranéenne de cette époque est Rome, avec laquelle Carthage entre en conflit pendant une vingtaine d'années lors de la première guerre punique (« punique »[10] est un adjectif dérivé de « phénicien »[11] utilisé pour désigner les Carthaginois[12]), première guerre d'envergure dont Rome sort victorieuse. Cet affrontement entre la République romaine et Carthage est provoqué par un conflit secondaire à Syracuse. Il est marqué par trois phases sur des terrains d'opérations terrestres et maritimes : en Sicile (264 av. J.-C.-256 av. J.-C.), en Afrique (256 av. J.-C.-250 av. J.-C.) et à nouveau en Sicile (250 av. J.-C.-241 av. J.-C.). C'est lors de cette dernière phase, puis surtout après la guerre, que Hamilcar Barca, père d'Hannibal, qui dirige la guerre contre Rome depuis 247 av. J.-C., se fait connaître. Après une défaite navale aux îles Égades au nord-ouest de la Sicile, il doit, au printemps 241 av. J.-C., signer un traité avec le consul romain Caius Lutatius Catulus[13]. Cet accord impose à Carthage de quitter la Sicile[9] mais lui permet de conserver sa flotte. Au lendemain de la première guerre punique, malgré les précautions prises par Hamilcar Barca, Carthage rencontre des difficultés pour disperser ses troupes de mercenaires, qui ne tardent pas à assiéger la ville[13]. Cet épisode est connu comme la guerre des Mercenaires. Hamilcar parvient à réprimer cette révolte dans le sang au défilé de la Scie[14] en 237 av. J.-C. Rome, n'ayant plus d'opposition, s'empare de la Sardaigne qui appartient aux Carthaginois[15]. Pour compenser cette perte, Hamilcar passe en Hispanie où il s'empare d'un vaste territoire au sud-est du pays. Pendant une dizaine d'années, Hamilcar mène la conquête du Sud de l'Hispanie, assisté de son gendre Hasdrubal[13]. Cette conquête rétablit la situation financière de Carthage grâce à l'exploitation des mines d'argent et d'étain. Ascension[modifier le code] Jeunesse[modifier le code] Hannibal Barca est le fils aîné du général Hamilcar Barca[15],[16]. Barca n'est pas un nom de famille mais il est néanmoins porté par son fils[17]. Les historiens désignent la famille de Hamilcar sous le nom de Barcides afin d'éviter la confusion avec d'autres familles carthaginoises où les mêmes noms (Hannibal, Hasdrubal, Hamilcar, Magon, etc.) sont fréquemment portés. Il n'existe que peu de sources à propos de l'éducation d'Hannibal. On sait toutefois qu'il apprend d'un précepteur spartiate, nommé Sosylos, les lettres grecques[3], l'histoire d'Alexandre le Grand et l'art de la guerre. Il acquiert ainsi ce mode de raisonnement et d'action que les Grecs nomment « mètis » et qui se fonde sur l'intelligence et la ruse. Après avoir agrandi son territoire, Hamilcar enrichit sa famille et, par la même occasion, Carthage elle-même[13]. Poursuivant ce but, Hamilcar, s'appuyant sur la cité de Gadès (Hispanie) près du détroit de Gibraltar, commence à assujettir les tribus ibères. Carthage, à ce moment, est dans un tel état d'appauvrissement que sa marine est incapable de transporter son armée en Hispanie. Hamilcar est donc obligé de la faire marcher vers les colonnes d'Hercule puis de la faire traverser en bac le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l'Espagne. L'historien romain Tite-Live déclare que quand Hannibal va voir son père et le prie de l'autoriser à l'accompagner, celui-ci accepte[15],[16] sous réserve qu'Hannibal jure, qu'aussi longtemps qu'il vivrait, il ne serait jamais un ami de Rome[3],[15],[18]. Son apprentissage de la pratique de l'action militaire intervient rapidement sur le terrain sous l'égide de son père puis de son beau-frère Hasdrubal le Beau[19] qui succède à Hamilcar tué sur le champ de bataille contre des rebelles espagnols[16] en 229 av. J.-C.[9] ou en 230 av. J.-C.[20] et le nomme à la tête de la cavalerie[3],[21]. Dans ce domaine, Hannibal dévoile très tôt son endurance et son sang-froid[22], sachant également se faire apprécier et admirer de ses soldats[23]. Hasdrubal poursuit quant à lui une politique de consolidation des intérêts ibériques de Carthage[9]. Ainsi, il marie Hannibal à une princesse ibère[24] prénommée Imilce, avec qui il aurait eu un fils[25]. Cependant, cette alliance reste considérée comme probable et n'est pas attestée de tous[25]. Par ailleurs, Hasdrubal signe en 226 av. J.-C. un traité avec Rome partageant la péninsule ibérique en deux zones d'influence[20]. L'Èbre en constitue la frontière[20], Carthage ne devant pas s'étendre au-delà de ce fleuve dans la mesure où Rome ne s'étendrait pas non plus au sud du cours d'eau[21]. En 221 av. J.-C.[24], Hasdrubal fonde la nouvelle capitale, Carthagène[9] située dans la région de Murcie (Sud de l'Espagne). Un peu plus tard la même année, un esclave gaulois, accusant Hasdrubal d'avoir assassiné son maître[21],[26], l'assassine à son tour. Commandant en chef[modifier le code] Articles détaillés : Bataille du Tage et Siège de Sagonte. Hannibal est alors choisi par l'armée carthaginoise pour succéder à Hasdrubal en tant que commandant en chef[20]. Il est ensuite confirmé dans cette fonction par le gouvernement[22],[27] malgré l'opposition de Hannon (riche aristocrate carthaginois)[28]. Il a alors à peine 25 ans[3]. Tite-Live donne à cette époque cette description du jeune général carthaginois : « Hannibal, dès son entrée en Espagne, attira sur lui tous les yeux. « C'est Hamilcar dans sa jeunesse qui nous est rendu », s'écriaient les vieux soldats. « Même énergie dans le visage, même feu dans le regard : voilà son air, voilà ses traits »[23]. » Après avoir assumé le commandement, Hannibal passe deux ans à consolider les possessions hispaniques et à terminer la conquête des territoires au sud de l'Èbre[29],[30]. Cependant, Rome, redoutant la puissance grandissante d'Hannibal en Hispanie, conclut une alliance avec la ville de Sagonte[20], pourtant située à une distance considérable au sud de l'Èbre dans la zone reconnue à l'influence carthaginoise[9], et déclare la cité sous son protectorat[31]. L'argumentaire romain s'appuie sur le traité de 241 av. J.-C. qui interdit à Carthage de s'attaquer à un allié de Rome tandis qu'Hannibal met en avant le traité signé par Hasdrubal qui lui reconnaît la souveraineté carthaginoise au sud de l'Èbre. Hannibal encercle Sagonte[16] et mène le siège de la ville[31] qui tombe en 219 av. J.-C., probablement au mois de novembre[20], après huit mois[27],[32],[33]. Rome réagit à ce qu'elle considère comme une violation du traité et réclame justice auprès du gouvernement carthaginois[19]. En raison de la grande popularité d'Hannibal et du risque de perte du prestige carthaginois en Hispanie, le gouvernement oligarchique de Carthage ne renie pas ces actions et la guerre à laquelle le général avait pensé, la deuxième guerre punique, est déclarée à la fin de l'année[22],[34]. Deuxième guerre punique[modifier le code] Article détaillé : Deuxième guerre punique. Préparatifs[modifier le code] Après que les Carthaginois eurent encerclé[16] et détruit[18] Sagonte, les Romains décident de contre-attaquer sur deux fronts en Afrique du Nord et en Hispanie, à partir de la Sicile qui doit leur servir de base opérationnelle. Cependant, Hannibal met en place une stratégie pour le moins inattendue : il veut porter la guerre au cœur de l'Italie par une marche rapide à travers l'Hispanie et le Sud de la Gaule[16]. Sachant que sa flotte est largement inférieure à celle des Romains, il ne les attaque pas par la mer : il choisit un trajet terrestre beaucoup plus long mais plus intéressant car il lui permet de recruter en chemin bon nombre de mercenaires ou de s'allier aux peuples celtes désireux d'en découdre avec les Romains[16]. Avant son départ, il joue habilement avec ses effectifs et envoie en Afrique du Nord des contingents d'Ibères tandis que des Libyens viennent assurer la sécurité des possessions de Carthage en Hispanie[35]. Jusqu'à la fin du printemps 218 av. J.-C., période à laquelle il quitte Carthagène[36],[37], Hannibal met sur pied une grande armée et envoie des représentants négocier son passage à travers les Pyrénées et nouer des alliances le long de son trajet. Selon Tite-Live, Hannibal, encouragé dans ses ambitions par un rêve prémonitoire, traverse l'Èbre avec 90 000 fantassins et 12 000 cavaliers[36]. Il laisse un détachement de 10 000 fantassins et 1 000 cavaliers pour défendre l'Hispanie[36] ainsi que 11 000 Ibères qui se montrent réticents à quitter leur territoire[36]. Il disposerait donc de 70 000 fantassins et 10 000 cavaliers après le passage des Pyrénées. Selon d'autres sources, il parvient en Gaule à la tête de quelque 40 000 fantassins et 12 000 cavaliers[38]. Il est toutefois difficile d'évaluer ses effectifs réels. Certaines estimations vont jusqu'à 80 000 hommes. À son arrivée en Italie, il semble diriger, selon les sources, entre 20 000[39] et 50 000[24] fantassins et entre 6 000[39] et 9 000 cavaliers[24]. D'autre part, à plusieurs reprises, Carthage envoie des renforts à Hannibal, du moins, au début de la guerre. De plus, plusieurs peuplades se rallient, même provisoirement, à Hannibal. Ainsi, 40 000 Gaulois s'ajoutent à l'armée carthaginoise[40]. Par ailleurs, Hannibal possède quelques éléphants de guerre dont le rôle est important dans les armées de l'époque et que les Romains connaissent déjà pour en avoir rencontré en se battant contre les troupes de Pyrrhus Ier. En réalité la plupart des 27 éléphants d'Hannibal[41], un nombre assez faible si on le compare à celui d'autres armées de l'époque hellénistique, meurent dans la traversée des Alpes ou dans l'humidité des marais étrusques. Cornélius Népos rapporte[3] (Hannibal, IV, 2-3) que lors du passage des Apennins, en route pour l'Étrurie, Hannibal contracte une grave maladie à l'œil droit, altérant définitivement sa vision avec celui-ci. Le seul éléphant survivant serait utilisé comme monture par Hannibal[42],[43] pour ne pas entrer au contact de l'eau. Hannibal souffrirait en fait d'une ophtalmie[24] qui le rend borgne[22]. Marche vers l'Italie[modifier le code] Lors de la deuxième guerre punique, après avoir évité de s'attaquer aux villes grecques de Catalogne, Hannibal pénètre en Gaule. On pense que, après avoir franchi les Pyrénées au col du Perthus et établi son campement près de la ville d'Illibéris[44] — actuelle Elne à proximité de Perpignan — il se dirige sans encombre jusqu'au Rhône, où il arrive en septembre 218 av. J.-C. avant que les Romains ne puissent empêcher son passage, à la tête de quelque 38 000 fantassins, 8 000 cavaliers et 37 éléphants de guerre[45]. L'hypothèse la plus probable est qu'il fait traverser son armée à la hauteur de Caderousse où se situaient les Insulæ Furianæ selon le relevé C du cadastre d'Orange[46]. Après avoir évité les populations locales, dont les Voconces qui tentent d'arrêter sa progression, Hannibal échappe aux légions romaines venant de la côte méditerranéenne en remontant la vallée du Rhône[47]. Rome venant de conquérir la Gaule cisalpine, Hannibal espère, après avoir traversé les Alpes, trouver un renfort chez les Gaulois du Nord de l'Italie[48]. Traversée des Alpes[modifier le code] Article détaillé : Passage des Alpes par Hannibal. L'itinéraire emprunté par Hannibal en octobre 218 av. J.-C.[20] reste sujet à polémiques[22]. Toutes les hypothèses avancées le sont à partir de l'interprétation des textes de Tite-Live et de Polybe. Toutefois, les informations fournies par Polybe[49] et Tite-Live[50],[51] sont très imprécises et aucune trace archéologique n'apporte de preuves irréfutables d'un quelconque itinéraire. Quel que soit le passage choisi, la traversée des Alpes est l'un des choix tactiques les plus marquants de l'Antiquité. Hannibal parvient à traverser les montagnes malgré les obstacles que sont le climat, le terrain, les attaques des populations locales et la difficulté de diriger des soldats d'origines ethnique et linguistique diverses[52]. Les sources indiquent qu'Hannibal perd entre {{nobr|3 000[53] et 20 000 hommes lors de la traversée[16]. Les survivants arrivant en Italie, 20 000 hommes selon Polybe, sont affamés et ont souffert du froid[16]. Après avoir passé les Alpes et être parvenu dans la plaine du Pô, Hannibal est obligé de combattre les Taurins qui refusent son alliance. Puis il bat coup sur coup les premières troupes romaines qui lui sont opposées au Tessin et à la Trébie[19] — actuelle Trebbia, rivière du Nord de l'Italie. La bataille du Tessin, qui est plus qu'une simple escarmouche entre la cavalerie romaine du consul Publius Cornelius Scipio[20] et la cavalerie carthaginoise, démontre d'entrée les qualités militaires d'Hannibal. Il utilise au mieux sa cavalerie numide, profitant du moindre avantage topographique et réussissant une manœuvre d'encerclement. La bataille de la Trébie, en décembre 218 av. J.-C., amène les Gaulois à se rallier à Hannibal contre leurs récents vainqueurs romains[27]. Bataille du Tessin[modifier le code] Article détaillé : Bataille du Tessin. La difficile marche d'Hannibal le conduit en territoire romain et contrecarre les tentatives de ses ennemis de résoudre le conflit en territoire étranger[54]. Son apparition soudaine après la traversée de la Gaule et de la vallée du Pô lui permet de rompre l'allégeance récente des tribus locales à Rome avant que cette dernière ne puisse réagir contre la rébellion[22]. Publius Cornelius Scipio, consul dirigeant les forces romaines destinées à intercepter Hannibal[54], ne s'attend pas à ce qu'Hannibal tente de traverser les Alpes, les Romains s'étant préparés à l'affronter dans la péninsule Ibérique. Disposant d'un faible détachement positionné en Gaule, Scipio tente d'intercepter Hannibal. De promptes décisions et des mouvements rapides lui permettent, en transportant son armée par la mer, d'arriver à temps pour rattraper Hannibal[55]. Les forces d'Hannibal traversent quant à elles la vallée du Pô et se trouvent engagées dans une confrontation secondaire : la bataille du Tessin[56]. À ce moment, Hannibal oblige les Romains à évacuer la plaine de Lombardie du fait de la supériorité de sa cavalerie[8],[56]. Bien que cela constitue une victoire mineure, elle incite les Gaulois et les Ligures à se joindre aux Carthaginois[57], ce qui augmente la taille de l'armée de 40 000 hommes dont 14 000 Gaulois[24]. Publius Cornelius Scipio se trouve gravement blessé et se retire au-delà de la rivière Trébie pour établir un camp à Plaisance, en Émilie-Romagne, sauvegardant ainsi son armée[58]. L'autre armée consulaire est envoyée en urgence dans la vallée du Pô. Bataille de la Trébie[modifier le code] Article détaillé : Bataille de la Trébie. Avant que la nouvelle de la défaite du Tessin n'atteigne Rome, le Sénat romain ordonne au consul Tiberius Sempronius Longus de ramener son armée de Sicile pour se joindre à Scipio et affronter Hannibal[59]. Ce dernier, par d'habiles manœuvres, est en position de le contrer puisqu'il contrôle la route reliant Plaisance à Arminum que Sempronius doit emprunter pour renforcer Scipio. Il prend ensuite Clastidium — actuelle Casteggio en Lombardie — où il trouve de quoi approvisionner ses hommes. Mais ce succès n'est pas complet car Sempronius, profitant du manque de vigilance d'Hannibal, se glisse sur son flanc et rejoint le camp de Scipio à côté de la rivière Trébie près de Plaisance[60]. En décembre 218 av. J.-C., Hannibal a l'occasion de démontrer une nouvelle fois ses capacités militaires supérieures durant la bataille de la Trébie[24]. Après avoir épuisé la résistance de l'infanterie romaine, il la taille en pièces par une attaque surprise qui débute par une embuscade sur les flancs[22],[61]. Bataille du lac Trasimène[modifier le code] Article détaillé : Bataille du lac Trasimène. Après les victoires du Tessin et de la Trébie, les Carthaginois se reposent à Bologne puis continuent leur descente vers Rome. Ayant sécurisé sa position dans le nord de l'Italie, Hannibal prend ses quartiers d'hiver avec les Gaulois dont le soutien diminue[62]. Au printemps 217 av. J.-C., il décide d'établir une base d'opérations plus fiable plus au sud. Pensant qu'Hannibal souhaite avancer vers Rome, Cnaeus Servilius Geminus et Caius Flaminius Nepos, les nouveaux consuls, mobilisent leurs armées afin de bloquer les routes de l'est et de l'ouest qu'Hannibal est susceptible d'emprunter pour aller à Rome. La seule autre route vers l'Italie centrale se trouve à l'embouchure de l'Arno. Cet itinéraire passe par un grand marais qui est submergé plus que d'habitude à cette période de l'année. Hannibal sait cette route particulièrement difficile mais elle est aussi la plus sûre et certainement la plus rapide du Centre de l'Italie. Comme l'historien Polybe l'indique, les hommes d'Hannibal marchent quatre jours et trois nuits sur « une route qui était sous les eaux » et souffrant terriblement de la fatigue encore renforcée par le manque de sommeil[42],[43]. Le général traverse les Apennins et l'Arno sans opposition. Mais, dans les plaines marécageuses, il perd une grande partie de ses forces y compris, semble-t-il, ses derniers éléphants. En arrivant en Étrurie (actuelle Toscane), Hannibal décide d'attirer la principale armée romaine, commandée par Flaminius, dans une bataille rangée en dévastant sous ses yeux le territoire qu'elle est censée protéger. Comme Polybe le rapporte : « Il [Hannibal] calcula que s'il contournait le camp et faisait irruption dans le territoire au-delà, Flaminius (en partie par crainte de reproches populaires et en partie à cause de sa propre irritation) serait incapable de supporter passivement la dévastation du pays, mais au contraire le suivrait spontanément… lui offrant ainsi des occasions de l'attaquer[63]. » Dans le même temps, Hannibal tente de rompre l'allégeance des alliés de Rome en leur montrant que Flaminius est incapable de les protéger. Malgré tout, Flaminius reste retranché à Arretium. Incapable d'entraîner Flaminius dans la bataille par le seul fait de la dévastation, Hannibal décide de marcher en force contre le flanc gauche de son adversaire, ce qui a pour effet de couper ce dernier de Rome. Progressant au travers des hautes terres d'Étrurie, Hannibal engage la poursuite de Flaminius et, le 21 juin, le surprenant dans un défilé sur la rive du lac Trasimène, détruit son armée dans les eaux ou sur les pentes voisines (les Romains laissent environ 15 000 hommes sur le terrain[20]) et tue Flaminius. Il a désormais éliminé la seule force terrestre qui aurait pu mettre en échec son avancée sur Rome mais, réalisant que sans machine de siège il ne peut espérer prendre la capitale, il préfère exploiter sa victoire en se déplaçant au centre et au sud de l'Italie et en encourageant une révolte générale contre le pouvoir central. Après Trasimène, Hannibal déclare : « Je ne suis pas venu me battre contre les Italiens mais au nom des Italiens contre Rome »[64]. Les Romains nomment alors Fabius Cunctator comme dictateur[24]. Se départissant des traditions militaires romaines, Fabius adopte une nouvelle stratégie — qui porte plus tard le nom de « stratégie de Fabius » — refusant la bataille frontale avec son adversaire tout en positionnant plusieurs armées romaines dans le voisinage d'Hannibal afin de limiter ses mouvements. Après avoir ravagé les Pouilles sans arriver à provoquer Fabius, Hannibal décide de traverser le Samnium et la Campanie, l'une des plus riches et plus fertiles provinces d'Italie, en espérant que la dévastation décide Fabius à se battre. Ce dernier suit de près la route d'Hannibal tout en refusant toujours de se laisser entraîner au combat, restant ainsi sur la défensive. Cette stratégie est très impopulaire chez beaucoup de Romains qui la considèrent comme de la lâcheté. Hannibal décide qu'il n'est pas sage de passer l'hiver dans les basses terres dévastées de Campanie mais Fabius tente de le bloquer en s'assurant de toutes les passes pour sortir de Campanie. Pour contrer cette tactique, Hannibal leurre les Romains en leur faisant croire que l'armée carthaginoise veut s'échapper par les bois. Tandis que les Romains font mouvement vers la forêt, l'armée d'Hannibal trouve une passe libre et la traverse sans opposition. Fabius est encore à distance pour frapper, mais cette fois sa prudence joue contre lui. Pressentant, à juste titre, un stratagème, il reste sur place. Pendant l'hiver, Hannibal prend ses quartiers dans la plaine des Pouilles. En exfiltrant son armée Hannibal réussit, comme le qualifie Adrian Goldsworthy, « un classique de la tactique militaire antique trouvant sa place dans presque tous les récits historiques de la guerre et qui a été utilisé dans les manuels militaires ultérieurs »[65]. Cela porte un coup sévère au prestige de Fabius, et peu après, les Romains le forcent à partager son commandement avec son maître de cavalerie Marcus Minucius Rufus. Cannes et ses conséquences[modifier le code] Article détaillé : Bataille de Cannes. Hannibal, qui n'a pas l'intention d'attaquer Rome dans un premier temps, vise l'Apulie, et notamment la ville de Capoue[66]. Au printemps 216 av. J.-C., il prend l'initiative en attaquant un dépôt important de ravitaillement à Cannes. Par cette action, le général se place entre les Romains et leur source cruciale de vivres[67]. Les citoyens romains élisent Caius Terentius Varro et Lucius Æmilius Paullus nouveaux consuls[40]. Espérant la victoire, ces derniers lèvent une nouvelle armée — Rome n'a alors jamais formé une armée aussi nombreuse[16] — estimée à près de 100 000 hommes[68]. Ces derniers renoncent par là-même à la tactique efficace, mais lente, d'évitement et optent pour un choc frontal[16]. La rencontre, considérée comme un chef-d'œuvre de tactique d'Hannibal, a finalement lieu le 2 août 216 av. J.-C.[24] sur la rive gauche de la rivière Ofanto (Sud de l'Italie) près de laquelle les Romains installent leur campement. Les armées des deux consuls sont réunies, ces derniers alternant quotidiennement le commandement des troupes. Varro, choisi comme chef pour la première journée, est déterminé à vaincre Hannibal[68]. À la tête de 50 000 hommes[24], le Carthaginois capitalise sur la colère de Varro et l'attire dans un piège en usant d'une tactique d'encerclement. Il élimine ainsi l'avantage numérique des Romains en réduisant la surface de combat. Hannibal place son infanterie la plus faible en demi-cercle et la renforce par des cavaliers gaulois et numides sur ses flancs[68]. Les légions romaines qui s'étalent sur un kilomètre et demi s'engouffrent dans la partie centrale mais les flancs carthaginois suivent le mouvement et enferment les légionnaires[16]. L'efficacité de la cavalerie d'Hannibal est irrésistible et Hasdrubal (à ne pas confondre avec Hasdrubal Barca qui commande le flanc gauche), après avoir contourné les troupes romaines par l'arrière, attaque la cavalerie de Varro[68]. L'armée romaine n'a plus aucun moyen de s'échapper. À la fin de la bataille, Hannibal récupère les anneaux des chevaliers romains tombés au combat, ce qui lui permet de donner la preuve irréfutable au gouvernement carthaginois de sa victoire sur les Romains[16]. Grâce à sa brillante tactique, Hannibal, bien que disposant de moins d'hommes, parvient à défaire les forces rivales. La bataille de Cannes est la plus désastreuse défaite des Romains[16]. Les pertes de ces derniers sont évaluées entre 25 000[40] et 70 000 soldats[8]. Parmi les morts figurent le consul Lucius Æmilius Paullus[20] ainsi que deux anciens consuls, deux questeurs, 29 des 48 tribuns militaires et 80 sénateurs (25 % à 30 % du total de ses membres). De plus, 10 000 Romains sont capturés par Hannibal[40]. Cette bataille est l'une des plus sanglantes de l'Histoire en termes de pertes durant une seule journée[68]. Quant aux Carthaginois, ils perdent 6 000 hommes[19]. Après Cannes, les Romains évitent d'affronter Hannibal directement et préfèrent le harceler en se fondant sur leur avantage numérique et en matière de ravitaillement. C'est pourquoi Hannibal et Rome ne s'affrontent plus en combats importants sur le territoire italien jusqu'à la fin de la guerre[69]. Néanmoins, Rome refuse de s'incliner et lève même de nouvelles troupes. L'effet de cette victoire carthaginoise pousse des cités d'Italie à se rallier à la cause d'Hannibal[70]. Comme le note Tite-Live, « le désastre de Cannes fut plus grave que les précédents, on en a déjà un indice dans ce fait que la fidélité des alliés, qui jusqu'à ce jour était restée ferme, commença à chanceler, sans aucune raison, assurément, sinon qu'ils désespéraient de l'empire »[71]. Durant la même année, des cités grecques de Sicile se révoltent contre le contrôle politique des Romains alors que le roi Philippe V de Macédoine apporte son appui à Hannibal[66], lançant par là même la première guerre macédonienne contre Rome. Hannibal noue aussi une alliance avec le nouveau roi Hiéronyme de Syracuse. Hannibal se contente alors de harceler les forteresses qui lui résistent encore et le seul événement marquant de l'année est la défection de certains territoires italiens tels que Capoue, la seconde ville d'Italie, dont Hannibal fait sa nouvelle base. Néanmoins, seul un petit nombre des cités italiennes qu'Hannibal espère rallier consentent à le rejoindre. En réalité, ce que souhaite Hannibal, outre reprendre la Sicile, est moins la destruction de Rome en tant que ville qu'en tant qu'entité politique[72], d'où son refus de tenter de prendre la ville après la bataille de Cannes et la fameuse phrase attribuée à son chef de cavalerie, Maharbal : « Tu sais vaincre, Hannibal ; tu ne sais pas profiter de la victoire[73]. » En fait, Hannibal utilise ses victoires pour essayer de faire basculer dans son camp les cités soumises à ou alliées de Rome[22]. Les prisonniers, par exemple, sont divisés en deux groupes. Les citoyens romains — qui sont réduits à l'esclavage ou proposés au rachat — et les citoyens latins ou alliés qui sont renvoyés chez eux. « Délices de Capoue »[modifier le code] Peu après la bataille de Trasimène en 217 av. J.-C., Hannibal fait libérer trois chevaliers de Capoue qui, quelque temps après, lui proposent de prendre possession de la ville. Hannibal attend plus d'un an afin d'avoir l'appui des notables de la ville[19], ce qui se réalise après la bataille de Cannes. La ville (aujourd'hui connue sous le nom de Santa Maria Capua Vetere) aurait « offert aux soldats carthaginois de nombreux plaisirs amollissant leurs forces ». C'est en tout cas le sens de l'expression fameuse « délices de Capoue »[74], une expression dont on ne sait trop si elle correspond à la réalité. En fait, si Hannibal temporise à Capoue, c'est qu'il espère une désagrégation totale de la confédération italienne ainsi que de nouvelles alliances qui lui permettraient enfin d'obtenir la domination sur mer. De fait, les peuples et les cités d'Italie centrale et méridionale sont nombreux à s'allier au Carthaginois. En 216 av. J.-C., le Bruttium (actuelle Calabre) bascule tout comme Locri Epizefiri (actuelle Locri) et Crotone en 215 av. J.-C. En 212 av. J.-C., c'est aussi le cas de Métaponte dans le golfe de Tarente, Thourioï, près de Sybaris, et Tarente, dans les Pouilles[22]. Ces cités s'ajoutent aux Gaulois de Cisalpine et à Capoue. Pourtant, Rome tient bon et Latins, Étrusques et Ombriens lui demeurent fidèles. Parallèlement, Hannibal pose des jalons en Sicile qui constitue son objectif premier. Le jeune roi de Syracuse, Hiéronyme de Syracuse, abandonne l'alliance romaine et permet à des troupes carthaginoises de débarquer en 214 av. J.-C.[24]. Les cités d'Héracléa Minoa et d'Agrigente, toutes deux situées en Sicile, acceptent également l'alliance avec les Carthaginois. Il faut préciser qu'Hannibal a l'habileté de proposer un système d'alliance, moins contraignant que le modèle romain de sujétion, ce dernier laissant aux populations un ensemble de droits plutôt réduits et réclamant des charges humaines et financières lourdes. Au contraire, Hannibal s'inspire du modèle grec, à savoir une cité hégémonique qui assure la sécurité de ses alliés auxquels est rendue la liberté. Hannibal reprend ainsi le discours sur la liberté des Grecs. Cette idée, défendue en son temps par Antigone le Borgne, dont le descendant Philippe V de Macédoine conclut une alliance avec Hannibal en 215 av. J.-C.[9], est ainsi reprise par le conquérant carthaginois et lui permet de rejeter, aux yeux de certains Grecs de Sicile et du Sud de l'Italie, les Romains dans le monde barbare. Retournement de situation[modifier le code] À partir de 212 av. J.-C., Hannibal connaît des difficultés de plus en plus grandes. En effet, depuis 215 av. J.-C., les Romains reprennent la stratégie de Fabius Cunctator et évitent d'affronter Hannibal en bataille rangée[9]. Ils augmentent également leurs effectifs par une politique d'enrôlement d'esclaves et de jeunes hommes de moins de 17 ans. Mais surtout, ils comprennent à quel point il est nécessaire de reprendre l'offensive sur le terrain politique et idéologique. Sous la direction d'un sénateur féru de lettres grecques, Quintus Fabius Pictor, une histoire de Rome à la tournure anti-punique est rédigée. Hannibal et les Carthaginois y sont décrits comme étant indignes de confiance, impies et cruels[22]. En contrepoint, les Romains sont présentés comme respectueux des accords, pieux et pratiquant la tempérance. C'est de cette manière que se met en place la définition de la « coutume des anciens », le mos majorum, qui devient la norme morale de référence de la fin de la République romaine. Sur le terrain militaire, les Romains, sous la direction de Marcus Claudius Marcellus, reprennent Syracuse[9] en 212 av. J.-C., puis Capoue en 211 av. J.-C.[27] après deux sièges successifs. Une contre-offensive d'Hannibal pour reprendre Capoue en 211 av. J.-C. échoue[20]. Dans l'année, il tente un raid de cavalerie sur Rome même[22] mais, vu l'imposante muraille Servienne et les troupes qui la garnissent, il préfère se retirer[75],[76]. Les Romains parviennent à détruire une armée carthaginoise en Sicile et pacifient l'île en s'alliant avec la Ligue étolienne afin de contrer Philippe V qui tente de profiter de la situation pour conquérir l'Illyrie ; mais, attaqué sur plusieurs fronts, il est rapidement submergé par Rome et ses alliés grecs. En 210 av. J.-C., Hannibal prouve à nouveau sa supériorité tactique en infligeant une sévère défaite à l'armée proconsulaire de Gnæus Fulvius Centumalus à Herdoniac[20] (actuelle Ordona en Apulie) et détruit en 208 av. J.-C. une force romaine engagée dans le siège de Locri Epizefiri. Mais la perte de Tarente en 209 av. J.-C., qui est reprise par Fabius Cunctator[20] et est traitée avec dureté, et la reconquête progressive du Samnium et de la Lucanie (actuelle Basilicate) par les Romains — avec une série de victoires à Salapia en 208 av. J.-C. et à Grumentum en 207 av. J.-C. — lui font perdre le contrôle du Sud de l'Italie. Il parvient pourtant à revenir en Apulie en 207 av. J.-C. et y attend son frère Hasdrubal Barca pour marcher sur Rome[20]. Pendant ce temps, les Romains tentent de contre-attaquer en Hispanie, sous le commandement de Publius Cornelius Scipio et de son frère Gnæus Cornelius Scipio Calvus (217 av. J.-C.-212 av. J.-C.), mais sans grand succès si l'on excepte la prise de Sagonte en 212 av. J.-C. Tous deux, tués la même année, sont remplacés par Scipion l'Africain qui prend Carthagène en 209 av. J.-C.[9]. Hasdrubal parvient cependant à quitter l'Hispanie avec une armée de secours et gagne l'Italie par voie terrestre. Mais il est tué sur les rives du Métaure[27] en 207 av. J.-C.[24], à la suite d'une audacieuse manœuvre stratégique du consul romain qui, chargé de surveiller Hannibal, rejoint son collègue pour faire face à Hasdrubal. À l'annonce de la défaite et de la mort de son frère, Hannibal se retire dans le Bruttium où il stationne durant les années qui suivent. La combinaison de ces événements marque la fin des succès d'Hannibal en Italie. Dès 206 av. J.-C., les hostilités sont terminées en Hispanie et en Sicile au bénéfice des Romains[24]. La même année, le second frère d'Hannibal, Magon, vaincu en Hispanie, parvient à porter la guerre en Ligurie[9]. Il est finalement vaincu par Quintilius Varus et tente de rejoindre son frère avec les débris de ses troupes. En 205 av. J.-C., les Romains reprennent le port de Locri Epizefiri où Hannibal attend en vain une flotte de son allié Philippe V puis, après la défaite de ce dernier contre les Étoliens en 208 av. J.-C., une flotte de Carthage qui concentre ses efforts à sauvegarder ses intérêts commerciaux en Hispanie. Bataille de Zama[modifier le code] Article détaillé : Bataille de Zama. Les Romains, dirigés par Scipion l'Africain, obtiennent un important succès diplomatique en 206 av. J.-C. en s'attachant les services du prince numide Massinissa[9], ancien allié de Carthage en Hispanie entré en conflit personnel avec Syphax, un allié numide de Carthage. En 204 av. J.-C., ils débarquent en Afrique du Nord pour forcer Hannibal à quitter l'Italie[77] et mener le combat sur ses terres[27]. En 203 av. J.-C., après près de quinze ans de combats en Italie, alors que Scipion progresse et que les Carthaginois favorables à la paix menés par Hannon le Grand tentent de négocier un armistice au lieu de renforcer les troupes d'Hannibal, ce dernier est rappelé par le camp favorable à la poursuite de la guerre mené par les Barcides tout comme son frère Magon qui meurt au cours de la traversée du retour. Après avoir laissé une trace de son expédition gravée en punique et en grec ancien sur des tablettes du temple de Junon à Crotone, il appareille pour son retour[78]. Les navires débarquent à Leptis Minor (actuelle Lamta) et Hannibal prend, après deux jours de voyage[3], ses quartiers d'hiver près de Hadrumète[9]. Son retour renforce immédiatement le camp favorable à la guerre qui le place à la tête d'une force regroupant ses mercenaires d'Italie et des conscrits locaux. En 202 av. J.-C., Hannibal rencontre Scipion au cours d'une tentative de conciliation. Malgré leur admiration mutuelle, les négociations échouent en raison des références romaines à la rupture du traité liant la cité ibérique de Sagonte à Rome et le pillage d'une flotte romaine échouée sur la côte du golfe de Tunis. Un plan de paix est néanmoins en préparation qui stipule que Carthage ne conserverait que ses territoires en Afrique du Nord, que le royaume de Massinissa serait indépendant, que Carthage réduirait la taille de sa flotte et qu'elle paierait une indemnité de guerre. Mais, renforcés par le retour d'Hannibal et le ravitaillement pris à la flotte romaine, les Carthaginois rejettent les clauses du plan. La rencontre décisive a lieu à Zama le 19 octobre 202 av. J.-C.[24]. Contrairement à la majorité des batailles de la deuxième guerre punique, les Romains disposent d'une meilleure cavalerie que les Carthaginois qui eux se rattrapent avec une infanterie supérieure. La supériorité romaine est due au ralliement de la cavalerie numide de Massinissa. Hannibal, souffrant d'une santé fragilisée par ses années de campagne en Italie, possède encore l'avantage du nombre avec 80 éléphants de guerre et 15 000 vétérans des guerres d'Italie, même si le reste de son armée est composé de mercenaires celtes dont la motivation est relative ou de citoyens carthaginois peu aguerris. La stratégie utilisée par Hannibal est la même que celle utilisée à Cannes. Mais, la tactique romaine ayant évolué depuis 14 ans, la tentative d'encerclement échoue et les Carthaginois sont finalement défaits[24]. Hannibal perd près de 40 000 hommes[18] — contre 1 500 pour les Romains — et le respect de son peuple à l'occasion de la dernière bataille majeure de la guerre. La cité punique est contrainte de signer la paix avec Rome et Scipion et de renoncer à sa flotte de guerre[24] et à son armée. Elle est aussi soumise à un lourd tribut, payable en cinquante annuités[9]. Scipion, pour sa part, reçoit le surnom de « l'Africain »[66]. Après Zama[modifier le code] Carrière politique[modifier le code] Obligé de signer le traité de paix avec Rome en 201 av. J.-C.[24] qui prive Carthage de son ancien empire, Hannibal alors âgé de 46 ans décide de prendre part à la vie politique carthaginoise en dirigeant le parti démocrate. La cité est en effet divisée en deux grandes tendances. D'abord, le groupe démocrate, qui est principalement dirigé par les Barcides, est très attaché à un ancrage foncier en Afrique, et donc à des conquêtes de terres aux dépens des Numides. Le deuxième mouvement est une oligarchie conservatrice regroupée autour de Hannon le Grand dont la prospérité repose sur le commerce, les taxes portuaires et les tributs imposés aux cités soumises. Élu suffète en 196 av. J.-C.[27], Hannibal restaure l'autorité et le pouvoir de cette fonction devenue insignifiante et représente alors une menace pour les oligarques[9]. Il réduit le pouvoir des « juges », jusque-là nommés à vie et qui ne seront plus élus que pour une année non renouvelable. Il accroît la population de Carthage et on lui attribue la construction d'un nouveau quartier au sud de Byrsa, peut-être pour y installer ses vétérans[79]. C'est alors qu'il prend une mesure qui lui aliène définitivement l'oligarchie. Hannibal décide en effet que l'indemnité de guerre annuelle que Carthage doit à Rome soit directement versée au trésor plutôt que d'être collectée par les oligarques au travers de taxes extraordinaires[22]. Ceux-ci ne prennent pas le risque d'intervenir directement contre le suffète mais, près de sept ans après la victoire de Zama, font directement appel aux Romains[9] qui, alarmés par la prospérité retrouvée de Carthage, exigent la reddition d'Hannibal. Le prétexte est une relation épistolaire entre Hannibal et Antiochos III évoquée par le clan conservateur. Alertés, les Romains envoient une ambassade afin de vérifier si l'information est exacte. Hannibal choisit alors volontairement l'exil[16] en 195 av. J.-C.[20]. Exil en Asie[modifier le code] Il commence par voyager vers Tyr (actuel Liban), la ville mère de Carthage, puis se dirige vers Éphèse où il est reçu avec les honneurs par le roi séleucide Antiochos III[18],[27] qui se prépare à la guerre contre Rome[20]. Hannibal s'aperçoit rapidement que l'armée séleucide ne peut rivaliser avec l'armée romaine. Il conseille alors au roi d'équiper une flotte de guerre et un corps de troupes terrestres dans le Sud de l'Italie et offre d'en prendre le commandement. Mais il ne peut faire suffisamment impression sur le souverain, à l'écoute de ses courtisans, pour qu'il lui confie quelque poste important que ce soit. Selon Cicéron[80], alors qu'il se trouve à la cour d'Antiochos III, Hannibal assiste à une lecture du philosophe Phormion qui traite d'un grand nombre de sujets. Au moment où celui-ci conclut une dissertation sur les attributions d'un général, on demande son avis à Hannibal qui répond : « J'ai vu durant ma vie les pires des vieux fous mais celui-là les bat tous ». Une autre histoire à propos d'Hannibal en exil donne un point de vue étrange sur sa prétendue perfidie punique[22] : Antiochos III dévoile à Hannibal une formation militaire conséquente et bien armée, il lui demande si elle paraîtrait honorable pour la République romaine, ce à quoi Hannibal répond : « Oui, suffisant pour les Romains, aussi cupides qu'ils puissent être ». À cette occasion, Hannibal ne reçoit pas le commandement de l'armée et Antiochos III, qui a lui-même conçu le plan de bataille, finit par être défait[9]. En 190 av. J.-C., Hannibal dirige une flotte phénicienne mais, peu à l'aise en combat naval, il fuit le combat au large de la rivière Eurymedon, non loin de Sidé, face aux Romains[18],[22]. Il est retenu par les Rhodiens à Coracaesium, ce qui l'empêche de rejoindre la flotte d'Antiochos III et de s'appuyer sur cette dernière[81],[82]. Craignant d'être livré aux Romains au terme de l'accord de paix que signe Antiochos III, Hannibal s'enfuit de la cour et son parcours est alors assez incertain. On pense toutefois qu'il se rend en Crète[83] alors que Plutarque et Strabon laissent entendre qu'il se dirige vers l'Arménie[20], auprès du roi Artaxias Ier, qui lui attribue la planification et la supervision de la construction de la capitale Artaxata (actuelle Artachat). Bientôt de retour en Asie Mineure, Hannibal cherche refuge chez Prusias Ier de Bithynie qui est en guerre avec un allié de Rome, le roi Eumène II de Pergame[24]. « Souverain » hellénistique[modifier le code] Hannibal se met alors au service de Prusias Ier pendant cette guerre[83]. L'une de ses victoires se fait aux dépens d'Eumène II sur mer. On dit que ce serait l'un des premiers exemples de guerre biologique : Cornélius Népos décrit en effet en détail (Hannibal, X et XI) cette bataille navale au cours de laquelle il fait jeter sur les vaisseaux ennemis des jarres de terre cuite remplies de serpents venimeux[3]. Outre ses talents militaires, il fonde probablement la cité de Prusa (actuelle Bursa en Turquie) à la demande du roi Prusias Ier. Cette fondation, surtout si l'on y ajoute celle d'Artaxata (actuelle Artachat en Arménie), élève Hannibal au rang de « souverain » hellénistique. Une prophétie qui se répand dans le monde grec entre 185 av. J.-C. et 180 av. J.-C. évoque un roi venu d'Asie pour faire payer aux Romains la soumission qu'ils imposent aux Grecs et aux Macédoniens. Beaucoup s'accordent à penser que ce texte fait référence en fait à Hannibal. C'est en ce sens que le Carthaginois, pourtant d'origine barbare aux yeux des Grecs, s'intègre parfaitement au monde hellénistique[39]. Les Romains ne peuvent négliger cette menace et une ambassade est envoyée auprès de Prusias. Pour ce dernier, Hannibal devient gênant et le roi trahit son hôte[16] qui réside à Libyssa sur la côte orientale de la mer de Marmara. Menacé d'être livré à Titus Quinctius Flamininus, l'ambassadeur romain, Hannibal choisit alors de se donner la mort[24] en avalant du poison[27] que, dit-on, il porte depuis longtemps dans une bague[9],[18]. L'année exacte de sa mort reste toutefois imprécise. Selon Cornélius Népos, trois années sont possibles[3]. Celui-ci rapporte en effet (Hannibal, XIII, 1) que, selon Atticus, l'année serait celle du consulat de Marcus Claudius Marcellus et de Quintus Fabius Labeo, soit 183 av. J.-C. ; selon Polybe, il s'agirait de l'année du consulat de Lucius Æmilius Paullus et Cnæus Bæbius Tamphilus, soit 182 av. J.-C. ; finalement, selon Sulpicius Blitho[84], il s'agirait de l'année du consulat de Publius Cornelius Cethegus et de Marcus Bæbius Tamphilus, soit en 181 av. J.-C. Si, comme Tite-Live le suggère[22], elle a lieu en 183 av. J.-C., la même année que celle de Scipion l'Africain, Hannibal serait alors âgé de 63[16] ou 64 ans. Inhumation[modifier le code] Son corps reposerait dans un cercueil en pierre sur lequel serait visible l'inscription : Ici est renfermé Hannibal[18]. Parmi les sites évoqués pour situer la tombe d'Hannibal figure une petite colline coiffée de quelques cyprès et située aujourd'hui dans une zone industrielle près de la ville turque de Libyssa[85] (actuelle Gebze) dans la province de Kocaeli. Considérée comme la tombe du général, elle est restaurée vers 200 apr. J.-C. par l'empereur romain Septime Sévère[24], originaire de Leptis Magna (actuelle Libye), qui prend l'initiative de recouvrir la tombe d'une plaque de marbre blanc. Le site est désormais à l'état de ruines. Des fouilles sont effectuées en 1906 par des archéologues, dont Theodor Wiegand, mais ces derniers se montrent sceptiques quant à la réalité de la localisation du site. Héritage[modifier le code] Monde antique[modifier le code] Avec le Carthaginois disparaît sans aucun doute la plus grande menace que la République romaine ait affrontée[16]. Longtemps après sa mort, le nom d'Hannibal continue de perpétuer symboliquement le spectre d'une menace sur la République romaine. On écrit qu'il décrit les Romains, qui se proclament les fiers descendants de Mars, comme des représentants de l'effroi. Pendant des générations, les matrones romaines continuent à raconter à leurs enfants des contes effrayants quand ils se comportent mal. Hannibal symbolise tellement l'horreur que, quel que soit le désastre qui survient, les sénateurs romains hurlent Hannibal ad portas (Hannibal est à nos portes !) afin d'exprimer leur anxiété. Cette locution latine célèbre évolue plus tard en une expression qui est encore couramment utilisée quand un client franchit une porte ou quand quelqu'un doit faire face à une calamité[86]. De telles expressions prouvent l'impact psychologique qu'a eu la présence d'Hannibal en Italie sur la culture romaine. Dans ce contexte, une admiration (forcée) est évidente dans les écrits des historiens romains Tite-Live et Juvénal. D'autre part, les Romains vont jusqu'à ériger des statues du général carthaginois dans les rues même de Rome afin de figurer leur défaite en face d'un tel adversaire[87]. Il est plausible de penser qu'Hannibal est à l'origine de la plus grande peur que Rome ait jamais éprouvée face à l'un de ses ennemis. Néanmoins, durant la deuxième guerre punique, les Romains se refusent à la défaite et rejettent toutes les initiatives de paix, y compris la libération contre rançon de prisonniers après la bataille de Cannes[71]. Par ailleurs, il n'existe aucun texte relatant une quelconque révolution parmi les citoyens romains, aucune faction au sein du Sénat souhaitant la paix, aucune trahison romaine à l'avantage des Carthaginois, aucun coup d'État et aucune instauration de dictature pendant cette période[88],[89]. Au contraire, les aristocrates romains restent en compétition afin d'assumer des postes de commandement pour combattre le plus dangereux ennemi de Rome. Le génie militaire d'Hannibal n'est donc jamais suffisant pour perturber réellement l'organisation politique et militaire des Romains. Comme en fait état Lazenby : « Il existe également quantité de textes en faveur de leur maturité politique et du respect des formes constitutionnelles basés sur le fait que la machinerie gouvernementale complexe continua
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La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Zeus — Wikipédia

Zeus - Wikipédia

Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús) est le dieu suprême dans la religion grecque antique. Il est le dieu du ciel et le roi des dieux, la figure par excellence de la souveraineté et de l'autorité, celui qui maintient l'ordre dans le monde.

Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús) est le dieu suprême dans la religion grecque antique. Il est le dieu du ciel et le roi des dieux, la figure par excellence de la souveraineté et de l'autorité, celui qui maintient l'ordre dans le monde. Cronide, fils du titan Cronos et de la titanide Rhéa, il renverse son père, conduit les dieux à la victoire contre les Titans, puis vainc Typhon, parvenant ainsi à imposer sa domination. En tant que roi des dieux, il commande les autres divinités, qui l'assistent dans le gouvernement du monde. Il est marié à sa sœur Héra, qui est la reine des dieux, mais la mythologie lui connaît de nombreuses autres liaisons avec des immortelles et des mortelles, dont certaines ont fait l'objet de récits développés relatant la manière dont il rapte des jeunes filles en se métamorphosant. Principal progéniteur de la mythologie grecque, il est le père de plusieurs dieux et déesses, à commencer par certaines des principales figures des panthéons et mythes grecs (Athéna, Apollon, Artémis, Hermès, Dionysos, etc.), et de nombreux héros et héroïnes (Héraclès, Hélène, Persée, Sarpédon, etc.). Dans les cultes des cités grecques, sa puissance est sollicitée par les humains pour de nombreuses raisons, car elle agit dans plusieurs domaines. Il est le maître des éléments célestes et atmosphériques, celui qui commande à la pluie (et influence par ce biais la croissance des plantes) et maîtrise la foudre, la plus éloquente des manifestations de sa puissance. Par extension c'est un dieu associé aux hauteurs, dont le lieu de résidence terrestre privilégié est le sommet de montagnes. C'est un dieu souverain, qui est source d'autorité au sein des sociétés humaines, qu'il s'agisse de celle des rois, des institutions civiques ou des pères de famille. Zeus est également celui qui garantit le respect du droit et de la justice, des relations sociales telles que l'hospitalité, l'amitié, les supplications, ainsi que la stabilité et la prospérité des foyers. C'est plus largement un dieu bienfaiteur, qui garantit la victoire, la liberté et sauve les humains de périls. Il est présent dans toutes les cités grecques, mais il dispose d'un lieu de culte panhellénique principal à Olympie, où ont lieu tous les quatre ans de grandes fêtes en son honneur, qui sont accompagnées de concours athlétiques et hippiques. En tant que divinité prééminente, Zeus est une source d'inspiration majeure pour les poètes, penseurs et artistes de la Grèce antique. Les poèmes d'Homère et d'Hésiode posent les bases de sa personnalité littéraire, qui est repensée à plusieurs reprises dans la poésie lyrique, le théâtre, les discours, et aussi dans les écrits philosophiques qui élèvent parfois ce dieu en une figure transcendante. Ceux qui ont réfléchi sur le rôle de Zeus se sont notamment interrogés sur la manière dont il rend justice, sur sa volonté de châtier les mauvais et de récompenser les justes, et plus généralement sur sa capacité à contrôler le cours des événements et la vie des humains (le « destin »). Dans l'art, il est dès les origines représenté comme un dieu autoritaire et puissant, notamment avec ses attributs que sont le foudre et le sceptre. Sa statue de culte d'Olympie réalisée par Phidias dans les années 430 av. J.-C. marque un tournant dans l'histoire de l'art, par son impact sur la représentation des dieux et de l'autorité souveraine. Zeus présente des similitudes avec d'autres divinités des régions voisines de la Grèce, qui ont été vus comme ses équivalents, voire dans certains cas ont repris certains de ses traits. C'est en particulier le cas du dieu romain Jupiter, qui reprend son iconographie et sa mythologie. C'est d'ailleurs à travers ce dernier que Zeus a une postérité en Europe occidentale. En Orient, il est rapproché des divinités de l'Orage contrôlant comme lui les éléments atmosphériques et ayant un rôle souverain. Nom et épithètes Étymologie Le nom Zeus (nominatif : Ζεύς / Zeús ; vocatif : Ζεῦ / Zeû ; accusatif : Δία / Día ; génitif : Διός / Diós ; datif : Διί / Dií) repose sur le thème *dy-ēu-, issu de la racine indo-européenne *dei- qui signifie « briller ». Elle est également à l'origine du sanskrit द्याउः / dyāuḥ, signifiant « ciel lumineux », et du latin diēs, signifiant « jour »[1]. Épithètes, épiclèses Dans la littérature et l'épigraphie, Zeus est désigné par diverses épithètes (ou épiclèses) mettant en avant ses diverses spécificités[a] : pouvoirs, lieux de cultes, rituels qui lui sont consacrés, liens avec d'autres divinités. Il est le dieu grec qui dispose du plus d'épithètes, et de loin. Rien qu'en Attique, on en dénombre une cinquantaine, quand ceux qui suivent, Athéna, Artémis et Apollon, en ont une trentaine chacun[2]. Parmi les épiclèses renvoyant à ses domaines de compétences, on peut relever : la pluie et la foudre : Hyetos, Ombrios « pluvieux », Keraunios « de la foudre », Kataibates « qui fait descendre (l'éclair/la foudre du ciel) », etc.[3] les relations entre personnes : Xenios « hospitalier », Hikesios « des suppliants », Philios « de l'amitié/amical », etc.[4] le foyer, le patrimoine et la vie domestique : Ktesios « des richesses », Herkeios « de l'enceinte/de la clôture », etc.[3] la famille et les groupes de parenté : Patrôos « ancestral/des pères », Phratrios « de la phratrie », etc.[3] la protection contre les crises : Sôter « sauveur », Eleutherios « libérateur », Apotropaios « qui prévient/écarte le mal », Alexikakos « qui écarte les maux », etc.[4] Ces épithètes ne fixent pas forcément de limites aux compétences du dieu : une analyse des rites consacrés à Zeus Polieus « de la cité » à Cos semble indiquer qu'il a des aspects agricoles et chthoniens[5]. Les épithètes locales (ou topiques) renvoient à un nom de lieu où Zeus dispose d'un lieu de culte, dans bien des cas des montagnes. Par exemple Laphystios « Du (mont) Laphystion », Labraundos « de Labraunda », Panamaros « de Panamara », etc.[4] On trouve aussi des combinaisons du nom de Zeus avec ceux d'autres divinités : Zeus Dionysos, Zeus Ammon, Zeus Sabazios, Zeus Sarapis, etc. Ces formes connaissent une certaine popularité en Orient à l'époque romaine impériale. Dans la plupart des cas, cela vise probablement à élever la dignité des dieux dont le nom est accolé à celui de Zeus, ou à assimiler à Zeus une divinité d'origine étrangère, plutôt qu'à isoler un autre aspect de Zeus[6]. Dans la littérature, Homère (seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C.) l'affuble de nombreuses épithètes (épithètes homériques) renvoyant aussi bien à son statut de fils de Cronos (Kronides), sa nature céleste (Olympios « Olympien », Hypsistos « le très haut »), son rôle de dieux des pluies et de la foudre (Nephelegereta « assembleur des nuées », Kelainephes « à la nuée noire », Terpikéraunos « qui aime la foudre »), son statut patriarcal (Pater andron te theon te « père des dieux et des hommes »), ses fonctions dans les relations sociales (Xenios « hospitalier », Horkios « du serment », Hikesios « des suppliants »), ses lieux de cultes (Dodones/Idethes medeon « protecteur de Dodone/de l'Ida »), etc.[7] Expressions et onomastique Le nom de Zeus est très présent au quotidien par les anciens Grecs, qui l'invoquent dans leurs conversations, notamment par l'expression ne ton Dia « par Zeus ! » courante dans la littérature athénienne classique. Ils construisent également des noms de personnes à partir de lui (noms « théophores ») : Diodote, Diodore, Zénodote, Zénodore qui signifient « Don de Zeus » ; Diogène « Rejeton de Zeus » ; Dioclès « Gloire de Zeus » ; etc.[8] Origines Le dieu du ciel diurne De toutes les principales divinités grecques, Zeus est la seule dont l'origine ne souffre pas de contestation : c'est originellement un dieu du ciel diurne et lumineux tel qu'il s'en retrouve dans les panthéons des peuples de langues indo-européennes. Cela ressort en premier lieu de l'étymologie de son nom, qui comme vu plus haut dérive de la racine indo-européenne renvoyant à la « brillance », d'où le « jour » (par opposition à la nuit), voire plus précisément dans ce cas « le resplendissant » ou « le ciel clair »[9],[10],[11] ou « le lumineux, qui a l’éclat du ciel »[12]. Il se compare à l'indien Dyaus Pitar et au romain Diespiter/Iuppiter (Jupiter), dans le nom desquels se retrouve également le terme signifiant « père », renvoyant à son rôle patriarcal. L'expression Zeu pater « Zeus père » est d'ailleurs attestée en Grèce, notamment chez Homère[13],[13],[14],[11]. Néanmoins ce n'est que chez les Grecs et les Romains que cette figure occupe la position la plus importante dans les panthéons[10]. De là dérivent ses compétences célestes encore présentes dans la religion grecque antique, notamment par le biais de son rôle de maître des éléments atmosphériques régnant depuis les sommets des montagnes[13]. Mais son identité a évolué avec le temps, notamment par le contact avec d'autres systèmes religieux, ceux des peuples occupant la Grèce avant l'arrivée des premiers locuteurs de langues grecques, en particulier comme les « Minoens » de Crète (ce qui pourrait expliquer les spécificités du Zeus crétois). Mais, faute de documentation, seules des suppositions peuvent être émises[15],[16]. Un dieu de l'Orage ? Le contact avec les pays situés à l'est du monde égéen a sans doute aussi joué dans l'évolution de Zeus par rapport à son modèle originel. Plusieurs spécialistes de religion grecque ont souligné les similitudes entre Zeus et les « dieux de l'Orage » de l'Anatolie et de la Syrie antiques (Teshub, Tarhunna, Hadad, Baal), qui semblent prendre le dessus sur son incontestable caractère originel de dieu céleste. Les Grecs ont en tout cas généralement identifié Zeus à ces divinités lorsqu'ils les ont rencontrées et ont cherché à leur trouver un équivalent dans leur panthéon[17],[10],[11],[18]. Ces dieux de l'Orage, en particulier connus grâce aux sources hittites et ougaritiques, sont les maîtres des forces atmosphériques, commandeurs des vents et pourvoyeurs des pluies. Ils sont donc associés à la fertilité et à la procréation, ce à quoi renvoie leur animal-attribut, le taureau. Leur rôle est donc essentiel pour les bonnes récoltes et la prospérité du pays. Ils ont également pour attributs le foudre et la hache. Leurs résidences se trouvent au sommet des montagnes, et dans des domaines célestes. Ce sont des figures souveraines, garantes de la protection du royaume et de l'ordre du monde, avec aussi un caractère guerrier. Ils sont souvent couplés dans le monde anatolien à des divinités solaires féminines[19],[20],[21]. Zeus présente donc plusieurs similitudes avec ces figures, qui pourraient selon I. Rutherford s'expliquer notamment par une influence de la mythologie levantine sur celle du monde grec. Mais il y a aussi des différences significatives, en premier lieu son caractère originel de dieu céleste. De plus, malgré la proximité géographique, il y a peu d'éléments pour établir des influences entre les panthéons de l'Anatolie hittite et ceux de la Grèce[22]. Zeus dans les tablettes mycéniennes Les plus anciennes sources documentant l'existence de Zeus sont les tablettes mycéniennes de la fin du XIIIe siècle av. J.-C., écrites en linéaire B (transcrivant une forme ancienne de grec), surtout sous la forme de deux signes syllabiques di-we, compris comme Diwei « pour/à Zeus » (aussi di-wo Diwos « de Zeus »). Il dispose à Pylos (Messénie) d'un temple à son nom, appelé Diw(i)jon, où il est vénéré aux côtés d'Héra, qui est donc déjà considérée comme son épouse. Ils y sont également associés à D(i)rimios, qui est dit « fils de Zeus », divinité qui n'apparaît pas dans la documentation postérieure. Un prêtre porte un titre qui l'associe au culte de Zeus (di-wi-je-u). Une autre divinité liée à Zeus qui apparaît à Pylos est Diw(i)ja, dont le nom est la contrepartie féminine de Zeus (qui rappelle la Dioné de Dodone), qui dispose elle aussi d'un sanctuaire à son nom. L'autre corpus majeur de textes en linéaire B, celui de Cnossos en Crète, documente un Zeus avec une épithète bien connue de la documentation classique, Zeus du mont Dicté (Diktajoi Diwei), avec un sanctuaire en ce lieu. Cela semble indiquer qu'il y a eu un syncrétisme entre les cultes des « Mycéniens », population de langue grecque qui établit sa domination sur la Crète, et les « Minoens », autochtones de langue non-grecque qui pratiquaient depuis plusieurs siècles des cultes sur les sommets. Quant au contenu du culte qui est rendu à Zeus, les tablettes étant de nature administrative, elles enregistrent des livraisons d'offrandes (vases, huile, peut-être des vêtements). On apprend aussi qu'il donne son nom à un mois de Cnossos (Diwios), durant lequel il est probable qu'une fête soit rendue en son honneur. Zeus est donc déjà une divinité importante (même s'il a été avancé que la divinité majeure de Pylos ait plutôt été Poséidon), dont le culte est associé aux hauteurs, et il forme un couple avec Héra. Mais les sources écrites de la période ne documentent pas sa mythologie[24],[25]. Pouvoirs et fonctions Article détaillé : Pouvoirs de Zeus. Comme les autres divinités majeures des panthéons grecs, Zeus se décline en une multitude d'aspects se manifestant dans des domaines de compétences différents, qui sont tout autant de facettes de sa personnalité/puissance divine. Sa puissance est « multi-dimensionnelle »[26],[27]. Selon J.-P. Vernant : « la religion vivante des Grecs ne connaît pas un Zeus unique, mais des Zeus différents, qualifiés par des épithètes cultuelles qui les rattachent à des domaines d'activités définis. Ce qui importe dans le culte, c'est d'invoquer le Zeus qui convient dans une situation bien précise[28]. » L'épithète/épiclèse est déterminante quand il s'agit de savoir de quelle manière honorer le dieu : les rites pour s'attacher les faveurs de Zeus Lykaios, de Zeus Xenios et de Zeus Meilichios seront différents[29]. Il y a également une pluralité d'interprétations du dieu dans les œuvres des poètes et des philosophes. Pour autant, il existe bien derrière ces différentes facettes de Zeus des éléments d'unité, « un horizon culturel commun que les Grecs associent à la puissance divine que tous appellent « Zeus » », sur lequel « viennent s'inscrire le ciel, le pouvoir, la souveraineté, l'autorité, pour ne citer que les éléments les plus apparents que fait surgir le nom même de Zeus » (G. Pironti)[30]. Ce pourrait être plus spécifiquement un dieu dont la caractéristique fondamentale est le pouvoir de souveraineté[31], même s'il n'est pas évident de le retrouver dans toutes ses déclinaisons[32]. Un dieu du ciel, des forces atmosphériques et de la fertilité Dieu du ciel lumineux, Zeus préserve son aspect céleste, visible dans une de ses épithètes, Ouranios « céleste ». Si Zeus n'est pas le ciel, « certains caractères de ce ciel, le pouvoir qu’il exerce sur la vie humaine, constituent comme des voies à travers lesquelles la puissance de Zeus est rendue présente aux hommes[33]. » Il est surtout reconnu dans le monde grec comme un dieu de ce qui vient du ciel, les phénomènes atmosphériques et les mouvements météorologiques[34],[35]. Homère en fait l'« assembleur de nuées » (nephelegereta) et le dieu à la « noire nuée » (kelainephes). Il est tenu pour responsable de tout un ensemble de phénomènes atmosphériques, ou plutôt il les incarne : on ne dit pas « il pleut », mais « Zeus pleut »[36],[10]. Il porte les épithètes cultuelles Ombrios et Hyetios « de la pluie/pluvieux »[3],[37]. On lui fait donc des prières et des offrandes pour qu'il fasse pleuvoir et soit ainsi bénéfique aux récoltes[38],[10]. En tant que dieu des orages, du tonnerre, des éclairs et de la foudre, il est connu par des épithètes telles que Keraunios « de la foudre » et Kataibates « qui fait descendre (l'éclair/la foudre du ciel) », Brontaios « tonnant »[3],[37]. La foudre est en particulier vue comme la manifestation de sa puissance (épiphanie) et un de ses principaux attributs (notamment dans l'art)[39],[11],[40],[41]. Dieu atmosphérique et souverain, Zeus est aussi un dieu de la hauteur, dominateur et majestueux[42],[3], dont les lieux de culte sont souvent situés sur des montagnes (mont Ida, mont Lycée, mont Pélion, Hymette, mont Hellanion d'Égine, etc.). Il porte des épithètes telles que Karios/Karaios/Keraios « du sommet », Akraios « de la hauteur », Hypatos « le plus haut »[43],[44]. Zeus est en particulier associé à l'Olympe, sa résidence céleste et le siège de la royauté divine dans la tradition grecque depuis au moins Homère. Olympios « Olympien » est une de ses épithètes les plus répandues. C'est en ce lieu qu'il se tient, au-dessus de tous, et qu'il exerce son rôle de roi des dieux. Ce terme désigne plusieurs montagnes, mais plus particulièrement le plus haut sommet de la Thessalie[45],[46]. Malgré son caractère fondamental de dieu céleste, Zeus se voit rendre de nombreux cultes ayant des aspects chthoniens, liés aux forces terrestres et souterraines, voire au monde infernal et aussi en lien avec la fertilité et la croissance des cultures[47],[48],[49]. L'aspect chthonien du dieu est souvent mis en avant pour Zeus Meilichios (ou Meilikhios) « doux », un dieu que les fidèles cherchent à apaiser afin de s'attirer ses bienfaits, parce qu'il est associé au serpent qui est un être lié au monde souterrain ; mais cela reste à démontrer[50]. Zeus est parfois explicitement surnommé Chthonios ou Katachthonios « souterrain », « dans la terre ». Ces épithètes sont souvent interprétées en lien avec le monde infernal, mais il pourrait s'agir dans certains cas d'une manière de désigner Hadès, le Zeus des Enfers. Cependant dans plusieurs cas ces appellations sont plutôt liées à la richesse de la terre et à l'agriculture[51]. En tout cas, plusieurs aspects de Zeus, chthonien ou pas, lui confèrent un lien avec la fertilité des sols et la croissance des plantes. Comme vu plus haut, cela concerne ses surnoms renvoyant à sa capacité à apporter la pluie. On lui connaît aussi par des inscriptions des épiclèses telles qu'Epikarpios « des fruits » et Karpophoros « fructifère », mais aussi Phytalmios et Aldemios « qui fait croître », Thallos « rameau » ou encore Georgos « agriculteur », aussi Demetrios « de Déméter », car dans ces fonctions il est à plusieurs reprises associé à la déesse agraire par excellence[52],[53]. Un dieu souverain, patriarcal et surpuissant Zeus est une figure royale, le roi des dieux, ce qui ressort notamment de son épithète Basileus « Roi », attestée dans plusieurs endroits du monde grec et qui est employée majoritairement pour lui[54]. Dans l'art (et aussi la littérature), il a pour attributs royaux le trône et le sceptre, ainsi que son animal l'aigle, comme l'illustre sa statue chryséléphantine faite par Phidias pour son sanctuaire d'Olympie, devenue une référence pour la représentation des monarques[55],[56]. Selon J.-P. Vernant, il est fondamentalement un dieu souverain : « un des traits essentiels de Zeus est qu’il siège, chez les dieux et dans tout l’univers, au sommet de la hiérarchie, qu’il détient le commandement suprême, qu’il dispose d’une force supérieure lui permettant une domination entière sur autrui[57]. » Là où les autres dieux, notamment ses frères Poséidon et Hadès, sont maîtres d'un domaine limité, Zeus exerce la souveraineté (basileia) sur le cosmos tout entier, parce qu'il a prouvé qu'il était supérieur aux autres prétendants à sa domination, après avoir renversé son père Cronos pour prendre sa succession, triomphé lors de la Titanomachie et enfin vaincu Typhon (suivant ce qui est relaté dans la Théogonie d'Hésiode)[58]. C'est également le « père des dieux et des hommes » (Iliade I, 544 ; IV, 235 ; etc. ; Théogonie 542, 643, 848), ce qui se comprend au sens figuré par le fait qu'il est la figure patriarcale par excellence, modèle du père de famille et du maître de maison[59],[40]. La supériorité de Zeus est n'est pas seulement physique, puisque, bien qu'il ne soit pas omniscient, il est le plus sagace des dieux, celui qui est plus que les autres doué de mètis, l'intelligence rusée. La tradition mythologique rapporte depuis Hésiode qu'il a absorbé la déesse personnifiant cette capacité, Métis, et est dès lors devenu lui-même l'incarnation de cette qualité. Dans la Théogonie, son intelligence est tout aussi importante que sa force, voire plus, pour expliquer comment il prend le pouvoir[60]. Personne ne peut le contraindre ou le forcer à rendre des comptes[61]. Mais il existe aussi des limites à sa capacité à agir et à imposer sa volonté aux autres divinités et au cours des choses : au moins dans la vision la plus commune, le plus puissant des dieux n'est pas tout-puissant[62]. Quelques poètes et penseurs ont pourtant apporté une inflexion à cette vision commune, pour élever Zeus à un statut qui s'approche de la toute-puissance et de l'universalité. C'est notamment le cas d'Eschyle, qui en fait un dieu capable d'accomplir tout ce qu'il veut, la cause de tout (Suppliantes, 524 et sq. ; Héliades, fr. 70)[63],[64],[65]. Quand bien même il n'est pas le créateur du monde, Zeus prend, en tant que figure souveraine suprême, des décisions déterminant son organisation et le cours des choses[66],[61]. Cela s'applique d'abord à la sphère divine, où il joue un rôle dans la répartition des pouvoirs divins et admet ceux qui intègrent la société olympienne[67],[68],[69]. Son autorité est acceptée et s'étend tout d'abord aux divinités, comme cela se voit dans les mythes rapportant son arbitrage lors de querelles déchirant la société olympienne[70]. Mais il existe épisodiquement quelques contestations, et surtout des limites au pouvoir de Zeus : ses actes peuvent être contestés par les autres divinités, il doit respecter leurs prérogatives et ne peut pas agir à sa guise en toute circonstance[71]. Pour les humains, il ne joue pas forcément un rôle dans leur origine, mais dans la régulation de leur société et de leurs rapports avec les dieux, donc là encore la répartition des honneurs et charges (timai) dans l'univers. Il gère en règle générale l'univers d'une manière distante et indirecte[72]. Il est en permanence au courant de ce que font les mortels : selon Hésiode, « l’œil de Zeus voit tout et sait tout » (Les Travaux et les Jours, 267)[73]. Zeus communique ses volontés aux humains par le biais de ses envoyés (Hermès, Iris) dans les mythes, et sinon par des signes omineux (surtout la foudre) et des oracles (souvent par l'intermédiaire de son fils Apollon, mais en personne à Dodone et à Olympie) qui doivent être interprétés[74],[75],[76]. Il peut intervenir si besoin, en imposant sa volonté et des châtiments sur des individus, des collectivités, voire l'humanité tout entière. Cela ressort par exemple du cycle de mythes des origines impliquant Prométhée et du mythe des races où il décide de remplacer chaque génération[40],[77],[78]. Sa capacité de distribuer le bien ou le mal aux humains est illustrée par Homère, à travers la bouche d'Achille, sous la forme de deux jarres, une pleine de bienfaits et l'autre pleine de malheurs, que le dieu peut ouvrir à sa guise (Iliade, XXIV, 525-533). Bien souvent les humains ne comprennent pas pourquoi il le fait, ce qui a donné lieu à de nombreuses réflexions dans l'Antiquité, renvoyant en particulier aux notions de justice et de destin, qui ne débouchent pas toutes sur des conclusions identiques. Cela renvoie aux contradictions et inconsistances émaillant la pensée religieuse grecque, où l'idée de dogme est absente et la spéculation relativement libre. Zeus ne semble pas maîtriser complètement le sort des humains puisque leur « destin » (moira) ne suit pas toujours ses volontés (le cas le plus exemplaire étant son impuissance face à la mort de son fils Sarpédon dans l’Iliade XVI, 469 et sq.). Bien des poètes et penseurs considèrent que les voies de Zeus sont impénétrables. Certains estiment même qu'il agit de manière arbitraire voire injuste envers les humains, sans considération morale (Théognis). Mais d'autres choisissent de faire confiance en son sens de la justice et en sa capacité à orienter le cours de choses (notamment Hésiode et Eschyle), quand bien même ses plans ne sont pas entièrement compréhensibles avant qu'ils ne soient achevés[79],[80],[81]. Un dieu de l'ordre politique, social et familial Dieu souverain, source d'autorité par excellence, Zeus préside à de nombreuses activités politiques et sociales, que ce soit directement ou indirectement. En premier lieu, « toute souveraineté humaine procède de Zeus[82] », depuis celle du roi jusqu'à celle du chef de famille ; autrement dit, c'est « une autorité patriarcale qui s'exerce dans tous les domaines[83]. » Il est celui parmi les dieux qui est le principal responsable des activités politiques et juridiques, de leur transmission aux humains, de leur organisation au sein des communautés, et de leur protection[84]. Il peut donc être vu comme « le grand mainteneur de l'ordre matériel et moral »[85], le « patron de l'État, gardien des institutions et garant de l'exercice de la justice[86]. » Chez Homère et Hésiode, le pouvoir d'un « roi » (basileus) est conféré par Zeus. Ils disent que les rois sont « nourris par Zeus »/« nourrissons de Zeus » (Iliade II, 196 ; Théogonie 82). Selon Hésiode encore, ces protégés de Zeus sont dotés par ses filles les Muses de l'éloquence qui leur permet de bien exercer leur fonction en mettant fin aux conflits (Théogonie, 80-92)[87]. Durant l'époque hellénistique (323-30 av. J.-C.), Zeus est mobilisé pour l'idéologie royale, notamment dans l'hymne que lui consacre le poète alexandrin Callimaque (v. 305-240)[88]. Les empereurs romains cherchent encore à capter sa puissance pour conforter leur légitimité. Ainsi à Athènes, Hadrien s'associe à plusieurs aspects de Zeus, dont il reprend les épithètes à son compte : Olympios « Olympien » dont il finalise le temple à Athènes et qu'il fait représenter sur des monnaies ; Eleutherios « libérateur » dont il se dit le fils ; Panhellenios « de tous les Grecs » dont il fait la promotion du culte[89]. Source de l'autorité dans les communautés politiques, et garant du droit et de l'organisation politique, Zeus est connu sous différentes formes en lien avec les activités politiques et les groupes sociaux. Il est souvent associé à Athéna, par excellence la divinité protectrice des cités et de leurs institutions[90]. Une de ses épithètes est Polieus, « de la cité », qui incarne la cité en tant qu'organisation politique[91]. Il est également plus directement lié à certaines institutions centrales dans la vie politique de la cité, là encore souvent en association avec Athéna : à Athènes comme à Sparte, il est Agoraios « de l'agora » (le centre de la cité) et Boulaios/Amboulios « du conseil » (Boulè)[91],[92],[93]. La fonction souveraine de Zeus se retrouve aussi au niveau du foyer, l’oikos des anciens Grecs, puisqu'il en est le protecteur et fait l'objet de cultes dirigés par le chef de famille, autorité suprême au niveau domestique[33]. Il peut être vu comme l'archétype du patriarche[94]. Zeus Ktesios « des richesses » agit sur l'acquisition et la préservation des biens de la famille. Sa protection s'exerce en particulier sur les magasins et lieux de stockage[95],[96],[97]. Zeus Herkeios « de l'enceinte/de la clôture » semble aussi associé aux foyers et aux familles, mais son rôle est complexe à comprendre[95],[98]. Zeus est aussi Patrôos, ce qui peut s'interpréter comme « ancestral » ou « des pères ». Il peut alors jouer le rôle de protecteur des pères mais aussi des ancêtres familiaux[99]. Figure d'autorité, Zeus est un dieu qui joue sous plusieurs aspects le rôle de garant des relations interpersonnelles, qui sont investies d'un aspect sacré, ritualisées et reçoivent sa sanction[91],[100],[101]. Il est à ce titre le protecteur des étrangers et de leur accueil, sous son épithète Xenios « hospitalier ». Il est le garant de l'hospitalité (xenia), et celui qui ne respecte pas cette pratique encourt son châtiment[102]. Quand il est Philios « de l'amitié/amical », il est le protecteur de l'amitié (philia), plus précisément l'incarnation du lien au sein de petits groupes sociaux, sans doute sous la houlette d'un « patron »[103]. Il est également le garant du serment (horkos) sous l'épithète Horkios « du serment », et punit alors les parjures. Zeus figure souvent en premier dans les listes de divinités au nom desquelles jurent ceux qui prêtent serment[104],[105],[106]. Zeus Hikesios « des suppliants » protège ceux qui adressent une supplication (hiketeia/hikesia), un autre acte particulièrement important dans les rapports sociaux antiques, avec un aspect ritualisé et religieux prononcé[107],[108]. Il joue aussi un rôle majeur dans les rituels de purification, notamment les crimes de sang, qui doivent être lavés sous la supervision de Zeus Katharsios « purificateur »[109],[110]. Zeus est encore actif dans tout un ensemble de domaines qui mettent en évidence sa capacité à changer le cours des choses, donner une issue favorable à une situation potentiellement dangereuse, protéger les gens exposés aux dangers, assurer la paix et la prospérité. Il est un dieu de la victoire et des moments décisifs. Il est connu sous l'épithète Tropaios « qui détourne les ennemis » (ou « qui détourne les maux » ; on trouve aussi Apotropaios et Alexikakos[111]). Il est Eleutherios « libérateur », quand il aide à repousser ceux qui souhaitent asservir autrui. Il est notamment célébré sous cet aspect à Platées, pour avoir aidé à défaire les Perses lors des guerres médiques (Éleuthéries)[112],[94]. C'est donc aussi un dieu de la guerre, honoré par ceux qui ont remporté une victoire, comme l'attestent par exemple les offrandes d'armes mises au jour dans son sanctuaire d'Olympie[113]. Zeus Sôter « sauveur » est une figure très populaire parmi ces aspects de Zeus. Il est aussi bien invoqué dans la protection des individus que dans celle des communautés voire de toute la Grèce, notamment quant un danger approche ou après qu'il a été éloigné. Durant l'époque hellénistique, on lui consacre dans plusieurs cités des fêtes appelées Soteria pour célébrer la délivrance des communautés face à des périls majeurs. Les plus célèbres sont celles instaurées dans le grand sanctuaire de Delphes (dédiées à Zeus Sôter et au dieu local Apollon) après la défaite des Galates en 279[114]. Zeus Meilichios « doux » est également un dieu bienfaiteur, qui a comme vu plus haut également un rôle dans la purification, voire un lien avec les forces chthoniennes. C'est un aspect de Zeus populaire dans tout le monde grec. Il est invoqué par des individus et des groupes sociaux pour sa capacité à apporter prospérité et abondance[115],[116],[117]. L'instauration du règne de Zeus dans la mythologie Naissance et enfance La version la plus répandue du récit de la naissance de Zeus est celle donnée par Hésiode dans sa Théogonie (453-491). Zeus est le dernier-né des Cronides, les six enfants du Titan Cronos et de sa sœur Rhéa. Cette descendance est considérée comme la branche « olympienne » par opposition à celle des Titans. Cronos, craignant la prédiction de ses parents, Ouranos et Gaïa, qu’il engendrerait un rival qui régnerait à sa place, a avalé ses cinq premiers enfants dès leur naissance. Pour qu'un de ses fils échappe à ce sort, Rhéa élabore un stratagème avec l'appui de Gaïa et d'Ouranos. Elle part en Crète pour donner naissance à Zeus, qu'elle confie à Gaïa qui le cache dans une grotte. Elle donne à Cronos une pierre entourée de langes, qu'il prend pour un enfant et avale[118],[119]. La Théogonie est silencieuse sur l'enfance de Zeus : elle dit simplement qu'il grandit vite. Des textes postérieurs ajoutent des éléments à l'enfance de Zeus. L'enfance de Zeus est généralement localisée en Crète. La grotte où il est dissimulé est située sur le mont Ida ou bien sur le mont Dicté. Il aurait eu pour nourrices des nymphes, dont l'identité varie selon les versions. La plus répandue rapporte qu'il est élevé par Amalthée, qui le nourrit avec le lait d'une chèvre ; ou alors Amalthée est le nom de la chèvre, et la nymphe qui l'élève est nommée Adrastée (Callimaque et d'autres après lui). Selon un récit rapporté notamment par Ovide, cette chèvre aurait brisé une de ses cornes qui est devenu la corne d'abondance. Zeus utilise plus tard la peau de cette chèvre pour confectionner l'égide, bouclier protecteur qui va lui servir dans sa guerre contre les Titans. Une autre légende rapporte que les Courètes, des divinités secondaires, réalisent une danse martiale devant la grotte afin que Cronos ne puisse entendre les cris de l'enfant[120],[121]. D'autres régions de Grèce revendiquent d'être le lieu de naissance de Zeus et de son enfance, suivant des récits qui sont notamment rapportés par Pausanias. En Arcadie, il passe pour être né au mont Lycée et y a été élevée par trois nymphes, dans un lieu qui porte le nom « Crète », renvoyant à la tradition dominante. En Messénie existe une légende selon laquelle Zeus enfant aurait été caché dans cette région par les Courètes[119]. Le poète Callimaque dans son Hymne à Zeus se demande qui a menti, et tranche en défaveur des Crétois qu'il considère comme de sempiternels menteurs, parce qu'ils ont aussi érigé un tombeau au dieu alors qu'il est immortel. Mais la plupart des autres auteurs privilégient la version crétoise[122]. La conquête du pouvoir suprême Le récit de la conquête du pouvoir par Zeus est là encore principalement connu dans la version qu'en donne la Théogonie d'Hésiode. La Bibliothèque du Pseudo-Apollodore datable du Ier siècle ou du IIe siècle ap. J.-C.) est aussi essentielle pour concilier ce récit avec d'autres traditions, notamment celle de la Gigantomachie. On reconnaît derrière ces récits des mythes de succession et de souveraineté (impliquant une lutte entre plusieurs générations divines), avec des motifs de mythes de combat divin, qui visent à justifier la suprématie de Zeus, qui prouve sa légitimité à régir le monde en surmontant ces épreuves par sa force et son intelligence. Ces mythes présentant des parallèles et thèmes communs avec des traditions mythologiques « orientales » (notamment celles du Levant et d'Anatolie, aussi la Mésopotamie)[123],[124],[125],[126]. Devenu adulte, Zeus décide de délivrer ses frères et sœurs et de détrôner son père Cronos. Le récit qu'en donne Hésiode est relativement bref. Il était sans doute plus développé dans un récit de Titanomachie qui a disparu. Le premier acte de Zeus est de forcer son père à recracher ses frères et sœurs : dans la Théogonie il y parvient par la force, avec l'appui de Gaïa ; chez Apollodore c'est Métis qui l'appuie, en donnant une potion vomitive à Cronos. Il recrache ses enfants dans l'ordre inverse de leur avalement, donc en commençant par la pierre substituée à Zeus, ce qui explique peut-être pourquoi celui-ci est généralement considéré comme l'aîné bien que Rhéa l'ait mis au monde en dernier. Cette pierre est placée à Delphes (omphalos)[127],[119]. Zeus n'a cependant pas encore renversé Cronos, qui bénéficie de l'appui des autres Titans. Dans la Théogonie, l'étape suivante de la stratégie est la libération des Cyclopes, retenus prisonniers dans le Tartare, qui lui offrent en récompense la foudre. Zeus cherche à se rallier des appuis pour la guerre à venir en annonçant qu'il confirmera les honneurs de ceux qui seraient ses alliés, et en donneraient à ceux qui n'en avaient pas en remerciement de leur soutien. Il libère ensuite les Hécatonchires (les « Cent-Bras »), également prisonniers au Tartare, sur les conseils de Gaïa, pour qu'ils l'aident à combattre les Titans. La bataille contre les Titans, la Titanomachie, s'engage entre Zeus et les Olympiens postés sur le mont Olympe et Cronos et les Titans postés sur le mont Othrys. Avec l'aide des Hécatonchires et des actes décisifs de Zeus, les Olympiens l'emportent. Le récit d'Apollodore présente des divergences puisque la Titanomachie dure une dizaine d'années, et Zeus ne libère les bannis du Tartare qu'au moment de la bataille décisive. Dans tous les cas les Titans défaits sont emprisonnés dans le Tartare, sous la garde des Hécatonchires[128],[121]. « Lorsque Zeus fut devenu adulte, il prend comme complice Métis, la fille d'Océan, et celle-ci fait avaler à Cronos une drogue qui l'oblige à vomir d'abord la pierre et ensuite les enfants qu'il avait avalés. Avec eux, Zeus mena la guerre contre Cronos et les Titans. Comme ils se battaient depuis dix ans, Gè (Gaïa) prophétisa à Zeus la victoire, s'il prenait pour alliés ceux qui avaient été jetés dans le Tartare. Il tua Campé, qui surveillait leur prison, et les délivra. Les Cyclopes donnent alors à Zeus le tonnerre, l'éclair et la foudre, à Pluton le casque et à Poséidon le trident. Munis de ces armes, ils triomphent des Titans. Après les avoir enfermés dans le Tartare, ils leur donnèrent pour gardes les Cent-Bras. » — Pseudo-Apollodore (trad. J.-C. Carrière et B. Massonie), Bibliothèque, I, 6[129]. Après cette victoire, Zeus est intronisé roi des dieux, et comme promis il procède à la répartition des prérogatives et honneurs (timai) entre ces alliés, à commencer par ses frères Poséidon et Hadès, qui se voient respectivement confier les domaines maritime et infernal. Selon Hésiode, Zeus décide de ces attributions, mais selon Homère, Pindare et Apollodore, la répartition se fait par tirage au sort[67],[121]. Cela fait quoi qu'il en soit le règne de Zeus un règne de justice et de droit, avec une juste répartition des droits et des fonctions, se démarquant du règne chaotique des Titans, fondé sur la violence[130]. Lorsque les dieux bienheureux parachevèrent leur tâche, et, triomphant des Titans, rétablirent leur rang et leur force, ils poussèrent Zeus l'Olympien au regard immense, sur les conseils de la Terre (Gaïa), à prendre le sceptre et le trône des immortels : et Zeus répartit à chacun ses charges. — Hésiode (trad. P. Brunet), Théogonie, 881-885[131]. Une autre guerre participant de l'affirmation du pouvoir de Zeus est la Gigantomachie, le combat entre les Olympiens et les Géants, êtres gigantesques enfantés par Gaïa. Elle est ignorée par Hésiode, mais apparaît par des allusions et surtout des représentations artistiques dès l'époque archaïque. Il faut attendre Apollodore pour en avoir un récit développé. La raison de la révolte des Géants n'est pas connue. L'affrontement se réalise sous la forme d'une série de duels, avec l'intervention d'Héraclès qui est le seul à pouvoir achever les Géants, une fois qu'ils ont été mis hors de combat par les dieux[132],[133]. L'épreuve finale pour Zeus est le combat contre Typhon/Typhée, monstre redoutable disposant d'une centaine de têtes de serpents. Selon la version dominante il est le fils de Gaïa (qui lui donne naissance pour venger la mort des Géants selon Apollodore), mais l’Hymne homérique à Apollon rapporte une version atypique qui en fait le fils d'Héra, qui l'enfante seule pour se venger du fait que son époux ait enfanté seul Athéna. Si Typhon est généralement reconnu comme l'adversaire le plus dangereux pour Zeus, qui l’affronte et le défait seul. Hésiode rapporte un affrontement bref, mais les récits postérieurs ajoutent des éléments comme la fuite des autres divinités, effrayées par le monstre, et différentes péripéties lors du combat (notamment chez Apollodore et dans le livre II des Dionysiaques de Nonnos de Panopolis, v. 450 ap. J.-C.). Zeus parvient à triompher grâce à sa foudre. Typhon est ensuite emprisonné sous le mont Etna[134],[135]. Zeus, Prométhée et les humains La répartition des rôles prérogatives et honneurs sous l'égide de Zeus implique aussi une interaction avec le monde des humains. Cela a donné lieu à un ensemble de mythes dont la figure dominante, aux côtés du roi des dieux, est le Titan Prométhée. Cet équivalent grec du « fripon » (trickster) attesté dans plusieurs traditions mythologiques, joue à plusieurs reprises des tours à Zeus, au profit des mortels (dont il est le créateur suivant ce que rapportent certains auteurs tardifs), jusqu'à causer sa perte[136]. Ces mythes sont d'abord rapportés par Hésiode dans la Théogonie et Les Travaux et les Jours. Il rapporte d'abord de le mythe des cinq races d'humains, race d'or, d'argent, de bronze, des héros et de fer, Zeus causant la destruction des deux premières, et conduisant la dernière dans sa chute lors de ses confrontations avec Prométhée[137]. Le premier épisode a trait aux sacrifices que rendent les dieux aux hommes et au don du feu à ces derniers. Selon ce que rapporte le poète, dans ces temps primordiaux divinités et hommes (il n'y avait pas encore de femmes) avaient cherché à répartir les rôles lors d'un banquet à Méconé (plus tard Sycione) autour la répartition des restes d'un bœuf sacrifié. Prométhée, qui dirige l'arbitrage, est pour une raison indéterminée du côté des hommes et propose à Zeus de choisir entre d'un côté les os dissimulés sous de la graisse appétissante, et de l'autre la chair et les entrailles dissimulées sous l'estomac de l'animal jugé repoussant. Hésiode dit que Zeus voit derrière la duperie (sans doute pour sauver la réputation de clairvoyance du dieu), mais qu'il choisit quand même la graisse et les os qu'elle cache[138],[139]. Ce mythe a suscité diverses interprétations chez les historiens modernes, notamment chez J.-P. Vernant et M. Detienne qui ont vu dans le partage du bœuf sacrificiel à Méconé un mythe expliquant le sacrifice animal dans la religion grecque et plus généralement la séparation entre hommes et dieux[140],[141],[142]. En représailles, Zeus confisque le feu aux humains, mais Prométhée parvient à le dérober. Cela suscite une seconde série de vengeances de Zeus. Prométhée est quant à lui soumis à un autre châtiment interminable, celui d'être enchaîné sur un rocher et d'avoir son foie dévoré par un aigle. Il punit les hommes en suscitant la création de la première femme, Pandore, façonnée par Héphaïstos, vue comme une source de tourments sans fin pour les hommes (comme l'illustre le mythe de la boîte de Pandore)[138],[139]. Cette histoire des femmes comme châtiment divin est reprise dans des discours misogynes antiques : elles sont « le pire fléau que Zeus ait fait » selon le poète lyrique Sémonide d'Amorgos[143]. Les rapports entre Prométhée et Zeus suscitent par la suite d'autres réflexions, par Eschyle (ou un auteur anonyme lui ayant emprunté son nom) dans une trilogie de tragédies dont seule la première, Prométhée enchaîné, est préservée[144],[145], et par Platon dans un passage de son dialogue Protagoras[84],[146]. L'origine directe de la race humaine actuelle se trouve dans le couple formé par Deucalion, fils de Prométhée, et Pyrrha, fille d'Épiméthée (frère de Prométhée et époux de Pandore). Ceux-ci doivent d'abord survivre à un déluge provoqué par Zeus avec ses pluies, en s'embarquant sur une arche (le mythe est manifestement d'inspiration orientale). Le dieu aurait agi ainsi en raison de la méchanceté des humains (la race de bronze chez Apollodore ; le crime de Lycaon chez Ovide). Lorsque le déluge s'achève, Deucalion débarque et offre un sacrifice à Zeus Phyxios « des fugitifs ». Le dieu lui dépêche Hermès qui lui demande ce qu'il désire, et il répond qu'il souhaite une nouvelle race humaine. Deucalion et son épouse la créent en lançant des pierres : celles qu'il jette deviennent des hommes, celles qu'elle jette des femmes[147],[148]. Zeus dans la société divine et héroïque Le père et roi des dieux Zeus est considéré comme le père des dieux, ce qui renvoie autant à sa stature patriarcale qu'au fait qu'il enfante une bonne partie des divinités majeures des Grecs[59]. Comme toute autre divinité d'un système polythéiste, il est en relation avec d'autres divinités pour exercer sa puissance, mais il l'est plus que tous les autres, et il peut être considéré qu'il est le seul dieu du polythéisme grec à être indispensable[149]. Il est probable que plusieurs divinités doivent une partie de leur pouvoir et de leurs fonctions à leur relation à Zeus : Athéna et Héra ont un rôle de divinités protectrices de cités parce qu'elles sont respectivement fille et épouse du puissant Zeus[150]. Dans les mythes, Zeus est « le patron »[12], le chef des dieux, une figure plus puissante que les autres divinités dont le pouvoir est respecté, si on excepte un passage de l’Iliade où il est fait référence à une révolte conduite par Héra, Athéna et Poséidon contre lui, dont on ne sait pas s'il s'agit d'une invention d'Homère ou d'une histoire plus diffusée[151]. Zeus se comporte comme un roi, mais pas comme un tyran[11]. Son pouvoir s'exerce en partie par la force, mais il repose aussi en bonne partie sur la sagesse et l'autorité morale, sur le droit et la justice[45]. Il intervient en arbitre dans diverses disputes impliquant des divinités : entre Apollon et Héraclès pour le trépied de Delphes, entre Athéna et Poséidon à propos de l'Attique, entre Aphrodite et Perséphone pour le bel Adonis, etc.[152]. Son palais se trouve sur l'Olympe. Dans la littérature, l'Olympe est depuis Homère à la fois décrite comme un domaine céleste, parfois identifié au « ciel » ouranos, et le sommet d'une montagne, caractérisé par la neige et les nuages, baigné d'une lumière perpétuelle. C'est là que Zeus réunit sa « cour », constituée des dieux olympiens (qui, pour la plupart, ne résident manifestement pas là), réunions marquées par des banquets (en musique selon un passage de l’Hymne homérique à Apollon) et des discussions plus ou moins houleuses sur les affaires de la société divine et du monde des mortels. C'est un cercle très fermé, au sein duquel peu de nouveaux venus sont admis, le plus important étant Héraclès[45],[46]. Héra : sœur, épouse et reine de Zeus Article détaillé : Héra. Malgré ses multiples relations féminines, Zeus est principalement associé à Héra, sa sœur et épouse, la reine des dieux (elle lui reprend son épithète Basileia, « Royale » ou « Reine »[153]), qui occupe une position privilégiée à ses côtés, parce qu'elle partage sa couche et son trône. Si on suit Hésiode, elle est sa dernière épouse et surtout son « épouse définitive »[154], une union qui permet de stabiliser la société divine[155],[156]. Ils forment dès lors le couple central de la famille divine grecque[157], et peuvent être vus comme l'archétype du couple marié[158]. Le fait qu'ils soient frère et sœur ne fait pas obstacle à leur union, le tabou de l'inceste n'existant pas pour les dieux. Au contraire, cela conforte la position d'Héra qui, en tant que sœur et fille aînée de Cronos, est son égale par la naissance et n'a aucun mal à s'opposer à lui s'il le faut[159]. Homère (Iliade XIV, 293-296) et des traditions locales narrent les amours secrètes de jeunesse de Zeus et d'Héra, faisant remonter leur relation amoureuse bien avant leur mariage[160],[161]. Son statut d'épouse légitime du patriarche et roi et de maîtresse de sa maison expliquent une grande part de ses actions dans la mythologie : elle protège son statut et ses prérogatives contre ses potentielles concurrentes, s'oppose aux enfants non légitimes et les admet après leur avoir fait passer des sortes d'épreuves. Elle est l'« ennemie intime » de Zeus (V. Pirenne-Delforge et G. Pironti), celle qui le connaît le mieux et qui est la plus à même de lui faire face[162]. Le culte associe souvent les deux époux. Héra possède un temple dans le grand sanctuaire de son mari à Olympie. Lui apparaît dans ses grandes fêtes à Samos et à Argos, où sont notamment relocalisées les grandes fêtes de Zeus de Némée. À Platées on conjure leur séparation et on célèbre leur réconciliation lors des Daidala. En Attique, Zeus est associé aux sacrifices adressés à Héra lors du mois des mariages, Gamelion, notamment lors du rituel de « Mariage sacré » (hieros gamos) qui commémore leur union[163],[164]. L'association de Zeus à Héra dans le culte l'oriente donc plus spécifiquement vers la sphère du mariage qui est placée sous le patronage de son épouse[165]. Un élément manque pourtant au ta
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Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Portrait de Michel de l’Hospital en citations – L'Histoire en Citations

Portrait de Michel de l’Hospital en citations – L'Histoire en Citations | BON PLANS | Scoop.it
Michel de l’Hospital incarne son époque pour le meilleur et pour le pire, du « beau XVIe siècle » de la Renaissance aux guerres de Religion fratricides. Humaniste, érudit, poète et mécène, juriste, professeur, avocat, il est nommé surintendant des Finances (1554), promu chancelier de France (1560), conseiller politique devenu homme d’État auprès de la régente Catherine de Médicis, garde des Sceaux et quasiment Premier ministre. Il va voir la France sombrer dans le cauchemar de l’anarchie, déchirée par la haine et le fanatisme religieux, les « intellectuels » et artistes témoins atterrés, les Grands du royaume tous impliqués, nombreux à mourir en combattant ou assassinés, jusqu’au roi Henri III. Signe très particulier : juif d’origine, il est défini comme catholique (modéré) ou huguenot (protestant) de son temps et aujourd’hui encore par les sources dont on dispose ! Seule explication : sa vraie religion étant la tolérance, il évitait d’afficher telle ou telle croyance. Autre évidence : il travaille à la pacification des esprits et des mœurs pour maintenir l’unité d’une France déchirée par la guerre civile. C’est un échec. Contraint à démissionner, il sera bouleversé par la Saint-Barthélemy (24 août 1572), massacre parisien (des protestants par les catholiques) dont il faillit être la victime collatérale dans sa retraite en province, un an avant sa mort. Son souvenir reste vivant et son discours nous parle encore. C’est tout simplement un homme qui honore l’Histoire de France. Revivez toute l’Histoire en citations dans nos Chroniques, livres électroniques qui racontent l’histoire de France de la Gaule à nos jours, en 3 500 citations numérotées, sourcées, replacées dans leur contexte, et signées par près de 1 200 auteurs. 1. Un personnage unanimement salué par les historiens. « Le plus grand homme de France, si ce titre est dû au génie, à la science et à la probité réunies. » , VOLTAIRE (1694-1778), Essai sur les mœurs et l’esprit des nations (1756) Voltaire rend un juste hommage à son prédécesseur Michel de l’Hospital : philosophe de la tolérance, il lui consacra une bonne partie de sa vie combattante et un célèbre Traité (1763). Il faut rappeler qu’au siècle des Lumières, l’intolérance religieuse règne toujours en France, « fille aînée de l’Église » et monarchie de droit divin. Quand la Révolution portera Voltaire au Panthéon (seul grand homme à partager cet honneur avec Rousseau), sur son sarcophage qui traverse Paris le 11 juillet 1791, on lira : « Il défendit Calas, Sirven, La Barre, Montbailli. » Plus que le philosophe réformateur, la Révolution honore l’« homme aux Calas » , l’infatigable combattant pour que justice soit faite. On comprend donc l’admiration sans partage que Voltaire voue au personnage. Quelques années après, les motifs en sont détaillés devant l’Académie française. Il apparaît véritablement comme un pionnier politique en matière de droit public. « C’est le chancelier de l’Hospital qui fit retentir aux oreilles du Souverain ces vérités sacrées ; ses Lois en sont les monuments : c’est à cette époque qu’on voit les principes s’introduire dans notre gouvernement, et que notre Nation peut se flatter d’avoir un Droit public ; c’est L’Hospital qui, le premier en France, parut connaitre les droits de l’humanité́, l’objet et les limites de la Puissance, les devoirs des Sujets et ceux du Trône. Son plan de Législation est conçu dans une vue générale et respectable, le projet d’établir la liberté́ civile et politique, de rendre le Citoyen indépendant du Citoyen, et la Loi plus puissante que les hommes. » Antoine de MONTYON (1733-1820), Éloge de Michel de L’Hospital, chancelier de France (1777). Gallica.bnf.fr Le siècle des Lumières ne pouvait qu’approuver et honorer l’homme politique – ici, au sein de l’Académie française, par la voix d’un conseiller d’État, économiste et philanthrope (richissime). Seule ombre au tableau : l’échec évident de cette politique, dû aux circonstances historiques des huit guerres de Religion – longue tragédie nationale, guerre civile presque ininterrompue de plus de trente ans (mars 1562-avril 1598). Mais jamais le chancelier ne se découragea, fût-il seul contre tous, mais toujours fort de sa mission. « Au milieu du plus violent fanatisme, il fit entendre la voix de la raison et de l’humanité ; au sein de l’anarchie et de la révolte, il défendit avec un courage égal, et l’autorité du roi et les droits de la nation ; la corruption de son siècle, les intrigues de la cour n’altérèrent ni son intégrité, ni sa franchise ; et lorsque tous ne songeaient qu’à établir leur fortune sur les malheurs publics, seul il veillait pour la patrie. » Marquis de CONDORCET (1743-1794), Éloge de Michel de L’Hospital, Chancelier de France (1777), Œuvres de Condorcet (1847) Disciple des physiocrates, auteur de plusieurs articles d’économie politique dans l’Encyclopédie, ce philosophe et mathématicien qui jouera un rôle politique sous la Révolution, rend à son tour hommage aux vertus exceptionnelles de cet homme politique trop en avance sur son temps pour que ses idées triomphent. Sa nature incorruptible, l’absence de « carriérisme » dont il fit preuve tout au long de sa vie sont également remarquables, surtout chez un homme politique. « Le chancelier Michel de L’Hospital, magistrat vénérable, était partisan de la tolérance religieuse. Il essaya de réconcilier les protestants et les catholiques : […] mais il ne réussit pas à calmer les passions qui s’échauffaient de plus en plus. » Ernest LAVISSE (1842-1922), Histoire de France de la Gaule à nos jours (1888) Promu « instituteur national » sous la Troisième République, l’un des plus célèbres historiens du XIXe siècle résume clairement le dilemme humain et le drame politique du chancelier, personnage défini comme « grand officier de la couronne nommé par le roi et chargé de l’administration de la justice du Royaume de France » . Tant d’efforts pour une juste cause et finalement un échec rendu évident lors de la Saint-Barthélemy (1572). Lavisse inscrit Michel de L’Hospital dans le panthéon national à l’intention de tous les enfants de France, aux côtés de Jeanne d’Arc, Richelieu, Colbert et quelques autres. Il en fait le champion de la tolérance et de la modernité, en avance sur son siècle – et même en décalage total. D’autres historiens poussent plus loin le portrait de l’homme politique et le symbole qu’il incarne. « Il est exalté comme un protestant et un adversaire du catholicisme radical, défenseur des opprimés, ennemi des violents, libéral et modéré dans un monde agité par le fanatisme (…) Il est érigé en ennemi du fanatisme religieux, il devient le politiqué éclairé qui lutte contre l’absolutisme aveugle de son époque, le philosophe de la liberté s’opposant au clergé, voire au roi, et ne se souciant que du Bien public, voire même de la promotion d’un ordre social du bonheur de tous. » Denis CROUZET (né en 1953), La sagesse et le malheur. Michel de L ‹Hospital chancelier de France (1998) Autre définition dans une histoire quasi psychanalytique de cette vie engagée dans un combat perdu d’avance. Historien moderniste, spécialiste du XVIe siècle, de la violence et des conflits religieux, ainsi que de l’histoire des mentalités et de l’imaginaire, Crouzet analyse (au double sens du mot) ce Chancelier de France au temps des guerres de Religion, décrit plus tard comme le héraut de la tolérance et de la modernité. C’est en réalité un homme de son temps, hanté par la gloire de Dieu. L’historien rappelle la comparaison de Condorcet entre lui et Turgot (dans son Éloge présenté à l’Académie française en 1777), similitude de destinée qui les exposa à subir les attaques des gens de Parlement et amena ces deux grands hommes d’État à la disgrâce. « Les Liégeois ont été plus que tous les ans domptés Néanmoins ils ont toujours relevé leurs crestes (têtes). » . Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573), 1558, citation gravée à la base du pignon sud-ouest de l’actuelle Cité administrative Liège, ville belge francophone en bordure de Meuse, est surnommée la « Cité ardente » , titre d’un roman chevaleresque signé Henry Carton de Wiart (1904) sur le siège, le sac et l’incendie de la ville par les hordes bourguignonnes de Charles le Téméraire en 1468. La résistance héroïque des Liégeois sera tardivement couronnée de succès. Liège reste aujourd’hui encore sensible à cet hommage rendu à son courage par un infatigable combattant d’une cause perdue en son temps. Paris rend également un juste hommage à Michel de l’Hospital, premier du groupe de quatre statues des ministres veillant sur le Palais-Bourbon, chacun illustrant les vertus du service public : Michel de L’Hospital le conciliateur, Sully le réformateur, Colbert le travailleur et d’Aguesseau le codificateur. C’est dire qu’il est en bonne compagnie, même s’il demeure le moins connu. Raison de plus pour lui consacrer ce portait, nourri pour l’essentiel par notre Histoire en citations. 2. Chronique désespérée de son combat politique : le courage d’être fidèle à son idéal de paix, justice et tolérance. « Les plus cruels adversaires, les plus cruels ennemis de l’homme sont l’ambition et le besoin de puissance. Les âmes d’élite, les esprits les plus éminents souffrent de ces fléaux. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573). Épitre XIII. À Marguerite de Valois, fille du roi de France (1549) Il dévoile ici l’une des clés de son caractère et il ne changera jamais quand il se lancera en politique. Ajoutons ce qui est aujourd’hui oublié qu’il fut d’abord un homme de lettres typique de la Renaissance. Poète, il publie des Épîtres en latin – on le compare même à Horace ! Il s’adresse à des contemporains, le poète Du Bellay, le roi Henri II, Marguerite de Valois (la reine Margot, première femme d’Henri IV, mécène et poétesse). Comme le note l’historien Denis Crouzet analysant sa « sagesse » et son « malheur » , il exprime souvent « le bonus civis [bon citoyen] capable de se sacrifier pour défendre la Res publica, l’homme de vertu qui fait don de soi à la chose publique. » Mais la majorité de ses écrits seront en rapport direct avec son rôle politique : Traité de la réformation de la justice, Harangues, mercuriales et remontrances, Mémoire sur la nécessité de mettre un terme à la guerre civile (1570), Le but de la guerre et de la paix (1570), Discours pour la majorité de Charles IX et trois autres discours. « Si j’étais personne privée, je vivrais en paix avec chacun, comme je fais avec mes amis qui me hantent, avec mes voisins, aux champs et à la ville, n’ayant nul procès ni différend avec personne. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573). Jean-Paul Autant, Michel de L’Hospital. Un humaniste, Chancelier de France au temps des guerres de Religion (2015) Fils du médecin Jean de l’Hospital, né en Auvergne, poète reconnu, tempérament pacifiste par nature, il abandonne rapidement son métier d’avocat qui ne lui convient pas, quel qu’en soit le mérite, le prestige et l’intérêt. C’est le « second métier » le plus fréquent sur le CV des hommes politiques de notre Histoire. Mais Michel de l’Hospital déteste la chicane, les discours verbeux, parfois dissimulateurs de la vérité, les procédures et appels sans fin des justiciables qui tentent d’échapper à leur juste jugement. Ce renoncement conforme à son caractère marquera aussi la fin de sa carrière politique tout à fait atypique. Il la doit d’abord à Catherine de Médicis dont la « légende noire » est donc à revoir ! « Dieu m’a laissée avec trois enfants petits et un royaume tout divisé, n’y ayant aucun à qui je puisse entièrement me fier. » 499 CATHERINE DE MÉDICIS (1519-1589), Lettre à sa fille Élisabeth, janvier 1561. Le Siècle de la Renaissance (1909), Louis Batiffol Rappelons ce contexte historique, pour comprendre la situation de la France et le rôle assigné à Catherine de Médicis pendant trente années. Veuve le 10 juillet 1559 à la mort d’Henri II (victime d’un accident de tournoi), elle n’aura plus qu’un but : assurer le règne de ses jeunes fils dont la santé, minée par la tuberculose, justifiera de sombres prédictions. Révélant une ambition et une intelligence politique très florentine, elle devient régente à la mort de François II le 5 décembre 1560, le nouveau roi Charles IX étant âgé de 10 ans et aussi faible de caractère que de constitution. Elle devra manœuvrer entre les partis et intriguer avec les intrigants contre d’autres intrigants : « Divide ut regnes » , telle est sa devise. Toujours de noire vêtue, la « légende noire » de cette Italienne très catholique est aujourd’hui revue et corrigée. En réalité, comme Michel de l’Hospital, elle se trouve dans une situation « impossible » . Mais elle assume comme elle peut. Pendant les premiers mois de veuvage, très affectée, elle laisse le clan des Guise mener une politique de répression contre les protestants dont les effets se révèlent bientôt désastreux. « Ils ont décapité la France, les bourreaux ! » 495 Jean d’AUBIGNÉ (??-1563), à son fils, devant le château d’Amboise, mars 1560. La Vie d’un héros, Agrippa d’Aubigné (1913), Samuel Rocheblave Enfant de 8 ans, Agrippa d’Aubigné sera marqué à vie par la vue des conjurés protestants pendus sur la terrasse du château. C’est l’épilogue de la conjuration d’Amboise. Les chefs protestants (Condé, Coligny, Henri de Bourbon) voulaient exprimer leurs doléances et soustraire le jeune roi François II à l’influence de ses oncles, le duc de Guise et le cardinal de Lorraine, catholiques responsables de la répression religieuse contre les « huguenots » adeptes de la nouvelle religion. Refusant l’engrenage de la violence, ils projettent l’enlèvement organisé par d’autres gentilshommes, dont Jean d’Aubigné. Le complot échoue, le « tumulte » d’Amboise est noyé dans le sang. Quelque 1 200 protestants sont massacrés. Le prince de Condé sera arrêté, mais relâché, aussitôt prêt à une nouvelle conjuration. Le père d’Aubigné demandera à son fils de « venger ces chefs pleins d’honneur » au péril de sa vie : ce qu’il fera, la plume et l’épée à la main, soldat, poète et mystique, parfaite incarnation des excès et des vertus de son époque. La guerre civile imminente sera différée par un autre drame, la mort du jeune roi François II. Entre temps, Catherine de Médicis a réagi vite et bien. Elle a renvoyé les Guise ultra-catholiques. Antoine de Navarre (protestant, mais sans vraie conviction comme son fils le futur Henri IV) devient lieutenant général du royaume et catholique opportuniste. Et Michel de L’Hospital sera son principal ministre. Il affiche aussitôt ses convictions éthiques. « Qu’y a-t-il besoin de tant de bûchers et de tortures ? C’est avec les armes de la charité qu’il faut aller à tel combat. Le couteau vaut peu contre l’esprit. » 500 Michel de l’HOSPITAL (vers 1504-1573), Assemblée de Fontainebleau, 21 août 1560. Nouvelle Histoire de France (1922), Albert Malet Il a été nommé chancelier de France le 1er mai 1660 : excellent choix, tout à l’honneur de la régente. La vraie religion de ce grand juriste est la tolérance et il parlera ce langage aussi longtemps qu’il sera au pouvoir. Catherine de Médicis va le maintenir sept ans à ses côtés, envers et contre tous : l’histoire est donc injuste, ne retenant que sa responsabilité dans le massacre de la Saint-Barthélemy en mai 1572. « Tu dis que ta religion est meilleure. Je défends la mienne. Lequel est le plus raisonnable, que je suive ton opinion ou toi la mienne ? Ou qui en jugera si ce n’est un saint concile ? » Michel de l’HOSPITAL (vers 1504-1573), Harangue à l’ouverture des États généraux, mémorable « Discours de tolérance » , 13 décembre 1560 C’est le discours le plus célèbre de cet orateur inspiré quand les circonstances l’imposent. Il parle tolérance pour défendre les protestants en rupture avec la religion d’État : « Prions Dieu incessamment pour eux et faisons tout ce que possible nous sera, tant qu’il y ait espérance de les réduire et convertir. » « Il nous faut dorénavant les assaillir [les protestants] avec les armes de la charité, prières, persuasions, paroles de Dieu, qui sont propres à de tels combats […] Ôtons ces mots diaboliques : luthériens, huguenots, papistes ; ne changeons le nom de chrétiens. » 501 Michel de l’HOSPITAL (vers 1504-1573), Harangue à l’ouverture des États généraux, mémorable « Discours de tolérance » , 13 décembre 1560 Le chancelier exprime la politique de conciliation menée avec la régente Catherine de Médicis. Il obtient que les questions religieuses soient débattues lors d’un prochain concile. La reine, quant à elle, va empêcher la noblesse et le tiers état de discuter des limites du pouvoir royal. Cependant, rien ne s’arrange en France : les États généraux refusent tout subside au roi, le tiers et la noblesse voulant que le clergé participe aux dépenses royales alors qu’il s’y refuse. Le pouvoir persévère quand même dans sa politique de détente. « Il faut rétablir l’ordre et l’unité par la douceur ; pour le royaume, la paix est plus importante que le dogme. » 502 Michel de l’HOSPITAL (vers 1504-1573), colloque de Poissy, septembre 1561 Cette « conférence religieuse » permet aux protestants d’exposer pendant près d’un mois leur doctrine devant l’assemblée générale du clergé de France. Côté catholique siègent 40 prélats, parmi lesquels le cardinal de Lorraine et le cardinal de Tournon. La délégation protestante, conduite par Théodore de Bèze, comprend 12 participants. Le chancelier Michel de L’Hospital expose la volonté du roi Charles IX (et de sa mère). Ce message de tolérance n’est pas compris par les théologiens, quelle que soit leur religion. De Bèze nie énergiquement la présence réelle du Christ dans le pain et le vin de la communion : le corps du Christ « est éloigné du pain et du vin autant que le plus haut ciel est éloigné de la terre » . Aucun accord ne peut être trouvé. Le colloque se solde par un échec. Michel de l’Hospital en sera tenu pour responsable. Mais rien ne le décourage et il garde l’appui de la régente. « Il ne s’agit point de décider sur la foi, mais de régler l’État ; on peut être citoyen sans être catholique. Il n’est plus question d’examiner s’il vaut mieux exterminer les hérétiques que de les éclairer… Malheur à ceux qui conseilleraient au roi de se mettre à la tête d’une moitié de ses sujets pour égorger l’autre ! Quant à nous, ce qui nous importe, c’est que les citoyens protestants ou catholiques vivent en paix et obéissent aux lois. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573) à Saint-Germain, janvier-février 1562, cité par Condorcet, Éloge de Michel de L’Hospital (1777) Nouvelle tentative avec l’Édit de janvier 1562 (véritable préfiguration de l’édit de Nantes de 1598 dû à Henri IV) rédigé au terme d’une assemblée solennelle tenue devant les magistrats. Le chancelier y parla avec une éloquence familière, en même temps que forte et pathétique, quand il évoque les supplices employés par François Ier qui n’ont pas découragé les hérétiques, bien au contraire ! atherine de Médicis, toujours conseillée par son chancelier, reconnaît officiellement aux protestants le droit de s’assembler pour leur culte, de jour et « hors les villes closes » , autrement dit dans les faubourgs et à la campagne. Le culte réformé est pour la première fois permis en France et les pasteurs sont reconnus, ils doivent cependant prêter serment aux autorités. Mais le Parlement de Paris refuse d’enregistrer l’édit, indirectement cause de la première guerre de Religion avec le massacre de Wassy. « De là vient le discord sous lequel nous vivons,De là vient que le fils fait la guerre à son père,La femme à son mari, et le frère à son frère. » 503 RONSARD (1524-1585), Discours des misères de ce temps, (mai 1562). Le massacre de Wassy. Guerres de Religion Prince des poètes, devenu poète des princes, protégé par Michel de L’Hospital (à qui il dédia en 1550 une ode où il pindarise à l’excès, le traitant de « Mignon des Dieux » ), Ronsard poète de la Renaissance, de la Pléiade, de l’amour et du beau XVIe siècle est désormais bouleversé par les événements. Le massacre de Wassy est l’acte I des grandes « misères de ce temps » qui inspirent ses Discours au patriotisme écorché vif et font de ce fervent catholique un auteur engagé. 1er mars 1562, François de Guise et ses gens, revenant de Lorraine, voient des protestants au prêche dans la ville de Wassy – pratique interdite par l’édit de janvier. Ils foncent dans la foule au son des trompettes. Bilan : 74 morts et une centaine de blessés. C’est la « première Saint-Barthélemy » et les massacres de huguenots se suivent et se ressemblent dramatiquement à Sens et à Tours, dans le Maine et l’Anjou. Ainsi commence la première des huit guerres de Religion – trente-six années de guerre civile, presque sans répit jusqu’à l’édit de tolérance et de pacification signé à Nantes, dernière ville rebelle (1598). « Quels fols sont ceux-ci, qui s’entr’aiment aujourd’hui et s’entre-tuent demain ! » 504 Mot des reîtres au service du prince de Condé. Discours politiques et militaires (1587), François de la Noue Ces cavaliers mercenaires d’origine le plus souvent allemande s’étonnent de voir les catholiques et les réformés de France un jour s’embrasser, le lendemain se battre avec fureur. Mais le chroniqueur qui rapporte ce fait reconnaît que « certes il est malaisé de voir ses parents et amis, et ne s’émouvoir point » . François, seigneur de La Noue, est né en Bretagne en 1531. D’abord au service du roi de France, il se convertit très jeune à la Réforme (1558) et prend part aux guerres de Religion aux côtés des huguenots. Il perd son bras gauche et gagne le surnom de Bras de Fer. Il finit par concilier, non sans mal, l’obéissance au roi et le respect de la foi réformée. Ce n’est jamais un fanatique comme il y en a tant à cette époque, chez les militaires comme chez les théologiens. « Je veux de siècle en siècle au monde publierD’une plume de fer sur un papier d’acier,Que ses propres enfants l’ont prise et dévêtue,Et jusques à la mort vilainement battue. » 412 Pierre de RONSARD (1524-1585), Continuation du discours des misères de ce temps (septembre 1562) Le poète des célèbres Discours se jette à nouveau dans la mêlée pour parler de la France en peine, en proie aux horreurs de la guerre civile qui ne fait pourtant que commencer. Fidèle à la foi catholique, il s’en prend ici aux protestants tenus pour responsables des troubles. « Mais ces nouveaux Chrétiens qui la France ont pillée,Volée, assassinée, à force dépouillée,Et de cent mille coups tout l’estomac battu,Comme si brigandage était une vertu,Vivent sans châtiment, et à les ouïr dire,C’est Dieu qui les conduit, et ne s’en font que rire. » 506 Pierre de RONSARD (1524-1585), Continuation du discours des misères de ce temps (1562) Après le beau XVIe siècle de la Renaissance et du rêve italien, la France des guerres de Religion sombre dans le cauchemar de l’anarchie, de la haine et du fanatisme : tous les Grands du royaume seront impliqués et nombre d’entre eux mourront en combattant, ou assassinés – jusqu’au roi Henri III, en 1589. Le poète est ici prophète des malheurs de son pays. De 1562 jusqu’à l’abjuration d’Henri IV (en 1593), la littérature aristocratique aussi bien que populaire ne cessera de s’attendrir sur la France et son destin. Notre chancelier-poète qui n’est pas loin de penser comme son confrère a naturellement une autre mission politique. « Vous êtes les juges du droit et non de la doctrine ; il ne s’agit pas de décider lequel est le meilleur chrétien, mais de quel côté est la justice. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573), au Parlement de Rouen, 17 août 1563, cité par Condorcet, Éloge de Michel de L’Hospital (1777) Argument juridique imparable en théorie, mais en pratique, le Parlement ne peut l’entendre. D’autres arguments semblent aujourd’hui plus discutables, avec le recul de l’Histoire… « C’est la paix que nostre seigneur Jesus Christ nous a recommandé garder. Veut le Roy que toutes armes soient posées par tout son Royaume. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573), 17 août 1563 au Parlement de Rouen. Jean-Paul Autant, Michel de L’Hospital. Un humaniste, Chancelier de France au temps des guerres de Religion (2015) Obsession de la paix pour préserver l’unité fragile du pays et retour aux sources du christianisme, religion de paix. Elle reviendra dans son ultime message testamentaire. C’est quand même oublier « la folie des croisades » (chère à Renan, écrivain catholique et visionnaire mystique) : huit grandes expéditions militaires (même nombre que les guerres de Religion !) entreprises au Moyen Âge par les chrétiens d’Europe sous l’initiative de la papauté, à commencer par Urbain II, grand orateur au concile de Clermont (1095). Il s’agit d’abord de la « délivrance des Lieux saints » – notamment Jérusalem et le tombeau du Christ – occupés par les musulmans. Le pape encourage cette entreprise militaire, promettant aux croisés le paradis (indulgence plénière). Les chroniqueurs chrétiens donnent le chiffre de 80 000 morts musulmans, véritable bain de sang dès la première croisade. « Doux est le péril pour Christ et le pays ! » 510 Prince Louis de CONDÉ (1530-1569), mort à Jarnac, 13 mars 1569. Sa devise. La Célèbre Bataille de Jarnac, racontée par Agrippa d’Aubigné (alors âgé de 17 ans) Troisième guerre de Religion : Condé (le Prince) et Coligny (l’Amiral) sont les deux chefs, convertis au calvinisme, mais modérés – ils ont refusé de participer à la conjuration d’Amboise en 1560. Catherine de Médicis veut les faire enlever, ils se réfugient à La Rochelle qui devient une place forte protestante. Condé prend la tête, avec sa fière devise sur ses étendards et malgré une jambe brisée par un cheval. Battu et blessé par l’armée du duc d’Anjou (frère du roi et futur Henri III), il se rend, avant d’être assassiné au mépris des lois de la chevalerie : d’un coup de pistolet dans la nuque, tiré par le capitaine des gardes. (Notons que l’expression « coup de Jarnac » trouve son origine ailleurs, dans un duel de 1547, entre le favori du roi Henri II et le baron de Jarnac, qui lui trancha le jarret d’un coup d’épée fatal.) Coligny réussit à sauver 6 000 hommes, noyau de la nouvelle armée protestante. Henri de Navarre (futur Henri IV), présent à la bataille, devient à 16 ans le chef des réformés. « Qu’il se souvienne qu’il est périlleux de heurter contre la fureur française ! » 511 HENRI III (1551-1589) (encore duc d’Anjou) parlant de Coligny, Moncontour, le 3 octobre 1569. Choix de Chroniques et Mémoires sur l’histoire de France (1836), Jean Alexandre C. Buchon L’amiral de Coligny à la tête des huguenots, craignant la mutinerie de ses mercenaires faute de paiement et la défection de certains princes alliés, a engagé le combat avec des forces inférieures. Son armée est taillée en pièces par celle du futur Henri III – fils préféré de sa mère Catherine de Médicis, il n’a que 18 ans et s’illustre ici comme à Jarnac. Coligny obtient pourtant la paix de Saint-Germain, dite paix de la Reine, signée par Catherine de Médicis le 8 août 1570 et mettant fin à la troisième guerre de Religion : protestants amnistiés avec liberté de conscience et du culte, accès à tous les emplois publics, quatre places de sûreté accordées (La Rochelle, Montauban, Cognac, La Charité). C’était trop beau pour être vrai : la tolérance a cessé d’être la politique de la régente depuis le renvoi de Michel de L’Hospital et ses concessions ne sont plus que tactique pour gagner du temps – mais ces clauses seront reprises dans l’édit de Nantes, en 1598. En attendant et quel que soit le danger, rien n’arrête les conversions aux partisans de la nouvelle religion née de la Réforme des années 1530, credo prêché par le théologien Jean Calvin et réédité en 1560 : « Quelle chose sera-ce qui nous pourra détourner et aliéner de ce saint Évangile ? Seront-ce injures, malédictions, opprobres, privation des honneurs mondains ? Seront-ce bannissements, proscriptions, privations des biens et richesses ? Mais nous savons bien que, quand nous serions bannis d’un pays, la terre est au Seigneur et, quand nous serions jetés hors de la terre, nous ne serons pas toutefois hors de son règne. » « Il n’était fils de bonne mère qui n’en voulût goûter. » 493 Blaise de MONLUC (1502-1577), Commentaires (posthume) Soldat à 16 ans sous les ordres du chevalier Bayard, servant sous quatre rois successifs avec sa fière devise « Deo duce, ferro comite » (« Dieu pour chef, le fer pour compagnon » ), fait maréchal de France à 72 ans, couvert de gloire et de blessures, Monluc reste fidèle à la religion catholique et s’indigne en 1559 de voir les seigneurs de France embrasser le calvinisme. Ainsi Louis Ier, prince de Condé (futur chef du parti protestant contre les Guise) et trois neveux du connétable de Montmorency, le plus célèbre étant l’amiral Gaspard de Coligny. Pour Monluc, militaire gascon pur et dur, tout protestant est un rebelle, un ennemi du roi : c’est pour cette trahison et non par fanatisme religieux qu’il participe à la répression, durant les guerres de Religion. Il s’en justifie dans ses Commentaires, « bible du soldat » selon Henri IV, document clair et précis sur l’histoire politique et militaire du XVIe siècle. « Tuez-les, mais tuez-les tous, pour qu’il n’en reste pas un pour me le reprocher. » 523 CHARLES IX (1550-1574), 23 août 1572. Nouvelle Histoire de France (1922), Albert Malet L’amiral de Coligny échappa au matin du 22 août à un attentat, vraisemblablement organisé par les Guise. Le médecin Ambroise Paré assure que ce coup d’arquebuse au bras sera sans conséquence. Le roi se rend au chevet de son conseiller qui le conjure de se « défier de sa mère » . Rentré au Louvre, il répète pourtant ses propos à Catherine de Médicis qui se concerte avec les Guise : le massacre des huguenots est décidé. Ils sont venus en masse à Paris pour assister aux noces d’Henri III de Navarre, futur Henri IV, avec Marguerite de France (dite bientôt la Reine Margot). Les protestants se répandent déjà dans les rues, réclamant justice au nom de Coligny. Catherine persuade son fils. Et à contrecœur, il donne son accord : « Tuez-les, tuez-les tous… » « Il valait mieux que cela tombât sur eux que sur nous. » 529 CATHERINE DE MÉDICIS (1519-1589), Lettre à l’ambassadeur de Toscane à propos du massacre de la Saint-Barthélemy. Lettres de Catherine de Médicis (1891), Collection de documents inédits sur l’histoire de France, Imprimerie nationale La reine mère est sans doute responsable des massacres, malgré la prochaine déclaration de Charles IX au Parlement de Paris. Mais au point de haine où catholiques et protestants sont arrivés, le choc semblait inévitable et la balance pouvait pencher de l’un ou l’autre côté. On peut penser aussi que cette forte femme a été dépassée par la force des événements ! Effet non prévu, la Saint-Barthélemy renforcera le parti protestant qui s’organise pendant cette quatrième guerre de Religion. « Saignez, saignez, la saignée est aussi bonne au mois d’août qu’au mois de mai ! » 527 Maréchal de TAVANNES (1509-1573), 24 août 1572. Œuvres complètes, volume X (1823), Voltaire Ancien page de François Ier, gouverneur de Bourgogne où il se distingua par son fanatisme contre les réformés, il excite ses soldats au massacre de la Saint-Barthélemy, appelé la boucherie de Paris. Selon le journal d’un bourgeois de Strasbourg, présent le 24 août : « Il n’y avait point de ruelle dans Paris, quelque petite qu’elle fût, où l’on n’en ait assassiné quelques-uns… Le sang coulait dans les rues comme s’il avait beaucoup plu. » Et Michelet évoque cette féroce jouissance à tuer. Le livre de comptes de l’Hôtel de Ville de Paris inscrit 1 100 sépultures, l’historien contemporain Jacques Auguste de Thou écrit : 30 000 morts. Entre les deux, 4 000 morts est un bilan vraisemblable. « La haine et le fanatisme ne trouveront pas d’obstacle auprès de moi. Dieu seul est ma défense ! » 531 Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573). Œuvres complètes de Michel de L’Hospital, chancelier de France (1824) Après l’échec de sa politique de conciliation, il a rendu les sceaux au début de la troisième guerre de Religion, rédigé un long mémoire au roi pour justifier de sa politique – il démissionnera de sa charge le 1er février 1573. Jean de Morvillier le nouveau garde des sceaux est un modéré proche de L’Hospital, mais son départ marqua définitivement l’échec de la politique de tolérance civile. Disgracié depuis 1568 par le jeune roi toujours sous influence de sa mère (et des Guise), il ne voulait pas cautionner une politique répressive, un état de guerre civile et pite que tout la Saint-Barthélemy, choc profond, véritable séisme dans son âme d’humaniste. Il écrira sa sévère réprobation au roi Charles IX – lettre dévoilée après sa mort. Retiré dans ses terres à Vignay (Île-de-France), on vint lui dire qu’une troupe de gens armés s’avançait vers le château : « Si la petite porte ne suffit pas pour qu’ils entrent, dit l’Hospital, qu’on leur ouvre la grande. » Assiégé par des catholiques fanatiques, il refuse de se défendre par la force. Un ordre du roi arriva, de respecter la personne du chancelier. Il manqua de peu d’être une des victimes collatérales de la Saint-Barthélemy qui dégénère en nouvelle guerre civile et essaime dans toute la France. « Périsse le souvenir de ce jour ! » 535 Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573), évoquant la Saint-Barthélemy. Œuvres complètes de Michel de L’Hospital, chancelier de France (1824) Cité dans ses Œuvres complètes, comme un « cri de honte et de douleur que tous les vrais Français répétèrent » . Le souvenir de la Saint-Barthélemy vivra à jamais dans l’histoire de France, mais ce drame eut au moins un effet positif : un tiers parti va naître, celui des Malcontents, des Politiques, esprits modérés, catholiques aussi bien que protestants, soucieux avant tout de sauver le pays, préparant à terme l’avènement d’Henri IV et la paix. Michel de L’Hospital sera naturellement de ces hommes, avec l’humaniste Jean Bodin, le capitaine protestant François de La Noue, Duplessis-Mornay, théologien réformé qui échappe de peu au massacre, Montaigne le philosophe, ami du roi de Navarre et maire de Bordeaux qui tente activement de rapprocher les deux camps, et même le très catholique Ronsard qui se désolidarise des crimes commis au nom de la religion. « J’ai toujours conseillé et persuadé la paix, estimant qu’il n’y avait rien de si dangereux en un pays qu’une guerre civile, ni plus profitable qu’une paix, à quelque condition que ce fut […] Au surplus, je vous recommande à tous de vous honnorer l’un l’autre et entr’aimer. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573), cité par Jean-Paul Autant, Michel de L’Hospital. Un humaniste, Chancelier de France au temps des guerres de Religion (2015) La veille de sa mort (de chagrin, dit-on), âgé de 67 ans, Michel de L’Hospital dicte son testament, fidèle à ce que fut toute sa vie de combat pour la paix et l’amour des uns pour les autres – la fraternité, dirait-on aujourd’hui. « Pour la religion dont tous les deux font parade, c’est un beau prétexte pour se faire suivre par ceux de leur parti ; mais la religion ne les touche ni l’un ni l’autre. » 561 Michel de MONTAIGNE (1533-1592). Dictionnaire universel des Sciences morale, économique, politique et diplomatique (1781), Jean B. Robinet En mai 1588, le philosophe peine à préparer sa nouvelle édition des Essais. Catholique modéré, très hostile aux catholiques « zélés » de la Ligue et proche d’Henri de Navarre (futur Henri IV), il témoigne de cette vérité devenue évidente : les guerres de Religion ne sont plus religieuses, l’enjeu est avant tout politique. Henri de Navarre n’a pas plus de conviction protestante que catholique et Henri de Guise ne pense qu’à devenir roi. La preuve : devenu maître des lieux, il se fait acclamer par Paris, mai 1588. C’est la fameuse « journée des Barricades » et la huitième guerre de Religion commencée en 1585. Il faudra attendre l’édit de Nantes, édit de tolérance promulgué en avril 1598 par Henri IV, pour mettre fin aux guerres de Religion qui ravageaient le royaume de France depuis 1562. « Les lois des hommes ne peuvent changer ni muer les lois de nature. » Michel de L’HOSPITAL (vers 1504-1573), Discours (s.d.) cité dans le Dictionnaire de la langue française au mot « muer » Laissons le mot de la fin à notre personnage principal dont la modération, la sagesse, voire le bon sens font écho au fil des siècles et jusqu’à nos jours. 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Tapisserie de Bayeux — Wikipédia

Tapisserie de Bayeux - Wikipédia

La tapisserie de Bayeux ou broderie de Bayeux, successivement désignée " Telle du Conquest " (" toile de la Conquête ") par les chanoines de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux, toilette de la Saint-Jean et toilette du duc Guillaume au siècle, ou encore tapisserie de la reine Mathilde au siècle, est une broderie (anciennement " tapisserie aux points d'aiguille ") du siècle inscrite depuis 2007 au registre international Mémoire du monde par l' Unesco.

La tapisserie de Bayeux ou broderie de Bayeux[Note 1], successivement désignée « Telle du Conquest » (« toile de la Conquête ») par les chanoines de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux, toilette de la Saint-Jean et toilette du duc Guillaume au XVIIIe siècle, ou encore tapisserie de la reine Mathilde au XIXe siècle, est une broderie (anciennement « tapisserie aux points d'aiguille ») du XIe siècle inscrite depuis 2007 au registre international Mémoire du monde par l'Unesco[2]. Œuvre d'art textile effectuée à l'aiguille sur une toile de lin bis assez régulière, brodée avec quatre points différents de fils de laine déclinés en dix teintes naturelles, elle expose 623 personnages, 994 animaux, 438 végétaux, 37 forteresses et bâtiments, 41 navires et petites embarcations, et d'innombrables objets très divers. Elle décrit des faits allant de la fin du règne du roi d'Angleterre Édouard le Confesseur en 1064 à la bataille d'Hastings en 1066, dont l'enjeu était le trône d'Angleterre, contesté à Harold Godwinson par Guillaume, duc de Normandie. Les péripéties-clés de la bataille, dont l'issue détermina la conquête normande de l'Angleterre, y sont détaillées[Note 2], mais près de la moitié des scènes relatent en fait des épisodes antérieurs à l'invasion elle-même[Note 3]. Cette œuvre historiée semble avoir été commandée par l’évêque Odon de Bayeux, le demi-frère de Guillaume et réalisée au cours des années qui ont suivi la conquête. Bien que présentant les événements sous un jour très favorable à Guillaume le Conquérant, au point d'être considérée parfois comme une œuvre de propagande pour asseoir la légitimité de ce dernier à régner sur l'Angleterre et rallier les nobles saxons, elle a une valeur documentaire inestimable pour la connaissance du XIe siècle normand et anglais. Elle renseigne ainsi sur les vêtements, les châteaux, les navires et les conditions de vie de cette époque. De façon générale, elle constitue un des rares exemples de l'art roman profane. Conservée jusqu'à la fin du XVIIIe siècle dans le trésor liturgique de la cathédrale de Bayeux, elle échappe de peu à la destruction lors de la Révolution française. Depuis 1983, elle est présentée au public au centre Guillaume-le-Conquérant[3] à Bayeux, qui lui est entièrement consacré. Résumé de l'histoire relatée par la Tapisserie[modifier le code] Le récit brodé sur la Tapisserie de Bayeux débute en 1064, lorsque le roi d’Angleterre, Édouard le Confesseur, vieillissant et sans héritier, confie à son beau-frère, le comte Harold Godwinson, la mission de se rendre en Normandie. L'objectif est de confirmer à son petit-cousin, le duc Guillaume, qu'il a été désigné comme son successeur au trône d'Angleterre. La traversée de la Manche par Harold et ses hommes est mouvementée ; leur navire subit une tempête et fait naufrage sur les terres du comte Guy de Ponthieu, qui les fait prisonniers à Beaurain dans l'espoir d'obtenir une rançon. Mis au courant de la situation, le duc Guillaume de Normandie envoie des émissaires et exige la libération de Harold, qu'il accueille ensuite avec les honneurs à sa cour. Les deux hommes mènent ensuite une campagne militaire commune en Bretagne contre le duc Conan II. Suite à cette expédition, Guillaume adoube ou honore Harold pour les services qu'il a rendus. Le moment central de ce séjour en Normandie est le serment solennel prêté par Harold à Guillaume. Sur des reliques sacrées, spécifiquement apportées de Bayeux, Harold jure fidélité à Guillaume et s'engage à appuyer sa prétention au trône anglais. À la mort du roi Édouard, le 5 janvier 1066, Harold manque à sa parole. Poussé par les nobles anglais et reniant son serment, il accepte la couronne et est couronné roi d'Angleterre dès le lendemain, le 6 janvier 1066, à l'abbaye de Westminster. Apprenant la nouvelle de ce qu'il considère comme une trahison et un parjure, Guillaume le Conquérant, décide de revendiquer son dû par la force. Il rassemble une impressionnante flotte et une armée de plusieurs milliers d'hommes. Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1066, profitant de vents favorables, l'armada normande traverse la Manche et débarque sans opposition à Pevensey, dans le Sussex. La confrontation décisive a lieu le 14 octobre 1066 lors de la célèbre bataille d'Hastings. La broderie dépeint avec force détails les différentes phases de ce combat acharné qui dura toute la journée : les charges de la cavalerie normande se heurtant au mur de boucliers des fantassins anglo-saxons. La bataille culmine avec la mort d'Harold. La Tapisserie illustre la scène célèbre où il est mortellement atteint par une flèche dans l'œil, un châtiment symbolique pour son parjure. La victoire est totale pour les Normands. Histoire de la tapisserie de Bayeux[modifier le code] On ne dispose d'aucun document probant ni sur sa conception, ni sur les trois cents premières années de son existence. Certains spécialistes pensent en avoir trouvé une trace dans l'œuvre d'un poète français, Baudry abbé de Bourgueil. Vers l'an 1100, celui-ci compose pour Adèle de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant, un poème dans lequel il décrit une tapisserie faite de soie, d'or et d'argent et représentant la conquête de l'Angleterre[4]. Même si la taille et les matériaux de cette tapisserie montrent qu'il ne s'agit pas de la même tapisserie, même si l'existence de la tapisserie de la comtesse Adèle est mise en doute, il est évident que le poème de Baudry s'inspire soit directement, soit indirectement de la tapisserie de Bayeux. La plus ancienne mention directe de la tapisserie est un inventaire du trésor de la cathédrale de Bayeux, dressé en 1476[5], qui en mentionne l'existence et précise qu'elle est suspendue autour de la nef, de pilier en pilier, pendant quelques jours chaque été, sans doute du 1er juillet (jour de la Fête des reliques) au 14 juillet (jour de la Dédicace). La coutume persiste jusqu'à la Révolution[5] : « Item, une tente très longue et estroicte de telle, à broderye de ymages et escripteaulx, faisans représentacion du conquest d'Angleterre, laquelle est tendue environ la nef de l'église pendant le jour et par les octabes des Reliques[6],[Note 4]. » Il est possible que la tapisserie commandée par l'évêque Odon ait été remise et exposée pour la première fois dans la cathédrale lors de sa dédicace solennelle le 14 juillet 1077, en présence de l'archevêque de Canterbury, du roi Guillaume et de la reine Mathilde[7]. Le reste de l'année, la tapisserie est roulée et conservée dans un coffre en bois du XVe siècle que l'on peut encore voir dans la salle du Trésor de la cathédrale[8]. Si la destination de cette broderie n'est pas religieuse mais séculière, elle a pu être exposée à l'origine aussi bien dans des aulae de châteaux que dans des églises, faisant de cette tapisserie l'unique rescapée d'un type d'œuvres que possédaient les élites aristocratiques de l'époque[9],[10]. La tapisserie échappe aux incendies de 1105 et 1160. En 1562, des religieux, avertis de l'arrivée imminente d'une troupe de Huguenots, la mettent en sûreté. Ils ont probablement permis sa conservation étant donné que les Huguenots mettent à sac la cathédrale[8]. La tapisserie est redécouverte par le monde savant au XVIIIe siècle. En 1721, à la mort de Nicolas Jean Foucault, ancien intendant de Normandie et érudit, on découvre dans sa succession un dessin dépourvu d'indications, qui attise la curiosité d'Antoine Lancelot (1675-1740) de l'Académie royale des inscriptions et belles lettres. Perplexe mais convaincu que le dessin n'est qu'une partie d'une œuvre de grande taille, il fait appel au moine bénédictin Dom Bernard de Montfaucon (1655–1741), qui, en octobre 1728, retrouve la trace de la tapisserie. En 1729, il publie d'abord le dessin puis l'entièreté de la tapisserie dans ses Monuments de la monarchie française. C'est à Montfaucon que l'on doit l'attribution de l'œuvre à la reine Mathilde[8]. Lorsqu'un voyageur anglais, Andrew Coltee Ducarel se présente à Bayeux en 1752 et demande aux prêtres à voir l'ouvrage qui relate la conquête de l'Angleterre, ces derniers semblent ignorer tout de son existence. Ce n'est que lorsqu'il leur parle de son exposition annuelle qu'ils comprennent de quel objet il retourne. Il semble donc qu'à cette époque le clergé de Bayeux exposait la tapisserie mais ne savait plus ce qu'elle représentait[11]. En 1792, quand la France de la Révolution entre en guerre contre l'Europe, des troupes sont levées. Au moment du départ du contingent de Bayeux, on s'avise qu'un des chariots chargés de l'approvisionnement n'a pas de bâche. Selon la tradition locale, un participant zélé propose de découper la tapisserie conservée à la cathédrale pour couvrir le chariot[5]. Prévenu tardivement, l'avocat bayeusain Lambert Léonard Leforestier arrive cependant juste à temps pour empêcher cet usage. En 1794, selon une autre tradition locale, lors d'une fête civique, il s'en faut de peu qu'elle soit lacérée et transformée en bandes destinées à décorer un char[12],[13]. La Commission des arts du district de Bayeux mise sur pied en 1794[Note 5] veille ensuite à la sécurité de l'œuvre pendant la Révolution. À des fins de propagande contre l'Angleterre qu'il projette d'envahir, Napoléon la fait venir au musée du Louvre à Paris où elle est exposée à l'admiration des foules parisiennes de novembre 1803 à février 1804. À cette occasion, un catalogue illustré avec des scènes de la broderie est d'ailleurs imprimé en quatre cents exemplaires et distribué à l'armée, afin de motiver l’esprit conquérant des troupes et de les convaincre qu'un débarquement en Angleterre est possible[14]. L'œuvre retourne à Bayeux en 1805, précédée, le 20 février 1804[15], d'une lettre de Vivant Denon[16]. En 1816, la Société des antiquaires de Londres charge le dessinateur d'antiquités Charles Stothard (en) de réaliser un fac-similé de la tapisserie pour la série de documents Vetusta Monumenta. Ce dernier s'acquitte de cette tâche en deux ans (en ayant effectué trois séjours en France) — non sans avoir dérobé au passage un minuscule morceau de l'œuvre[17]. Pendant une quarantaine d'années, la tapisserie est conservée enroulée. Lors de chaque visite, on la déroule puis on la réenroule sur une machine formée de deux cylindres pour la montrer scène par scène. Ces manipulations répétées engendrent des frottements qui contribuent à l'user et risquent de la détruire. En 1835, les autorités, ayant pris conscience de sa valeur, s'en émeuvent. À partir de 1842, la tapisserie devient accessible en permanence au public dans une salle de la bibliothèque de Bayeux, où elle est suspendue dans une vitrine. En avril 1913, le premier musée de la Tapisserie est créé dans l'hôtel du Doyen à côté de la bibliothèque municipale[3]. En 1885-1886, Elisabeth Wardle, femme d'un riche marchand, finance une copie de même taille qui se trouve maintenant à Reading en Angleterre[18]. Le 1er septembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, les autorités françaises, après avoir retiré la tapisserie de sa vitrine et l'avoir roulée, la mettent à l'abri dans un bunker situé dans les caves de l'hôtel du Doyen. Le 23 juin 1941, la tapisserie est transférée à l'abbaye de Mondaye. Elle y est étudiée par des scientifiques allemands dont Herbert Jankuhn et Karl Schlabow, archéologues membres de l'Ahnenerbe. C'est vraisemblablement à cette occasion que Karl Schlabow en dérobe un fragment[19]. Le 20 août 1941, elle rejoint le château de Sourches dans la Sarthe, où elle demeure jusqu'au 26 juin 1944, date à laquelle elle est transférée au musée du Louvre sur ordre de l'occupant. S'il faut en croire le général von Choltitz, le 21 août 1944, pendant la libération de Paris, deux SS se présentent à lui et l'informent qu'ils sont chargés d’emporter la tapisserie en Allemagne. Lorsque le général leur dit que le Louvre est aux mains de la Résistance, ils repartent sans demander leur reste[20]. La broderie est exposée dans la galerie des primitifs italiens à l'automne 1944, et le 2 mars 1945, elle repart pour Bayeux où elle retrouve l'hôtel du Doyen[3]. Un nouvel aménagement muséographique mettant en valeur la broderie est inauguré le 6 juin 1948. La présentation laisse toutefois beaucoup à désirer : la tapisserie est clouée au fond en contreplaqué d'une vitrine non étanche éclairée par des tubes fluorescents. Le principe d'un transfert dans un local plus approprié prend corps en 1977. Après une étude de la broderie et des moyens de la conserver, l'ancien grand séminaire de Bayeux accueille le chef-d’œuvre à partir de mars 1983. L'ancien séminaire prend alors le nom de « centre Guillaume-le-Conquérant »[3]. Début 2020, la tapisserie de Bayeux est sortie de sa vitrine pour plusieurs semaines et examinée par une équipe de restauratrices afin de réaliser un constat d'état matériel de l’œuvre en y relevant différentes altérations (taches, déchirures, plis, accrocs, etc.)[23]. En mars 2025 est communiquée la découverte d'un fragment de la tapisserie retrouvé en Allemagne au siège des archives du land du Schleswig-Holstein à Schleswig, parmi les affaires de l'archéologue Karl Schlabow qui était venu étudier la tapisserie pendant l'Occupation en 1941. Ce fragment aurait été prélevé au dos de la tapisserie et doit être officiellement rendu à la France en 2025[19]. Origines[modifier le code] Commanditaire[modifier le code] Odon de Conteville (demi-frère de Guillaume le Conquérant et évêque de Bayeux de 1049 à 1097), est généralement identifié comme étant le commanditaire de la tapisserie de Bayeux[5],[24]. La supposition repose sur un faisceau d'indices[25]. Tout d'abord, sur la tapisserie ne sont nommées, en dehors des figures historiques (Harold Godwinson, Édouard le Confesseur, Guillaume le Conquérant, etc.) et de la mystérieuse Ælfgyva, que trois personnes, Wadard, Vital et Turold[26]. Celles-ci ne sont mentionnées dans aucune autre source contemporaine de la bataille d'Hastings[26]. Or il apparaît que ces hommes sont tous des tenants d'Odon dans le Kent[26], signe qu'ils faisaient partie des hommes qu'Odon a amenés à la bataille. Ensuite, la tapisserie montre Harold Godwinson jurant fidélité au duc Guillaume, sur de saintes reliques, et assistance pour son obtention du trône anglais, à Bayeux[27],[26]. Orderic Vital place l'événement à Rouen, et Guillaume de Poitiers à Bonneville-sur-Touques. De plus, le rôle d'Odon à Hastings est à peine mentionné dans les sources qui ne sont pas liées à Bayeux[27]. L'immense majorité des historiens concluent qu'Odon est le seul à avoir eu les moyens financiers de commanditer une œuvre aussi gigantesque, et qui mette en avant ses tenants et les reliques de Bayeux[26]. Des thèses nouvelles au sujet du commanditaire voient parfois encore le jour[6]. Selon l'une d'entre elles, la reine Édith, veuve d'Édouard le Confesseur et sœur de Harold serait la commanditaire[28] : la tapisserie pourrait avoir été un moyen d'assurer Guillaume de sa loyauté, tout en ne montrant pas Harold sous un jour franchement défavorable. De son côté, Andrew Bridgeford penche pour un autre candidat, Eustache II, comte de Boulogne, qui avait également des choses à se faire pardonner par Guillaume[29]. Aucune de ces deux nouvelles thèses n'a emporté l'adhésion de la communauté académique. Lieu de fabrication[modifier le code] Si une majorité d'historiens s'accorde à penser que c'est bien Odon, comte de Kent, qui commanda cette broderie pour légitimer l'accession de Guillaume le Conquérant au trône d'Angleterre, l'identité des brodeurs ou brodeuses en revanche, fait encore l'objet de débats. Selon une légende datant de sa redécouverte au XVIIIe siècle, elle aurait été confectionnée par la reine Mathilde, aidée de ses dames de compagnie. Au XIXe siècle commença à émerger l'idée que la tapisserie aurait été fabriquée dans un atelier de broderie anglais. Au début du XXe siècle, deux Français, un érudit local bayeusain, Eugène Anquetil, et Albert Levé défendent la thèse d'une origine normande[30]. Après la publication en 1957 de l'essai de Francis Wormald qui entreprend d'établir un lien stylistique entre d'une part, la Tapisserie et d'autre part les miniatures du Psautier d'Utrecht et les manuscrits anglo-saxons qui en furent tirés au XIe siècle[31], la cause semble entendue[32],[33] : dans leur immense majorité, les chercheurs s'accordent dès lors à penser que la « Broderie de Hastings » a été faite en Angleterre. Ils soulignent d'emblée que les brodeuses anglaises jouissaient d'une réputation flatteuse au XIe siècle, comme en témoigne Guillaume de Poitiers, lui-même normand. À la suite de Francis Wormald, ils relèvent également les graphies anglo-saxonnes dans les inscriptions. Pour ce qui est du lieu précis, le style de la tapisserie, proche du « style de Winchester » de la première moitié du XIe siècle, pourrait être inspiré de modèles produits dans le scriptorium du New Minster de Winchester, dans le Hampshire ou de celui de Canterbury, dans le Kent, plus précisément à l'abbaye de Saint-Augustin, tout de suite après la bataille elle-même, ce dernier lieu ayant la faveur de nombreux chercheurs[34],[Note 7]. Outre le fait que le commanditaire présumé de la tapisserie, Odon, était un bienfaiteur de l'abbaye, d'autres arguments, d'ordre stylistique, militent en faveur de cette hypothèse : il existe des affinités entre la tapisserie et plusieurs manuscrits produits dans le scriptorium de Saint-Augustin. Grâce à des archives nous savons que deux personnages secondaires et quelque peu énigmatiques de la tapisserie, Wadard et Vital, étaient des tenanciers de l'abbaye de Saint-Augustin. Sa confection aurait duré deux ans environ[36], comme le montre la réalisation entre 1885 et 1886 d'une copie de l'œuvre par la Leek Society, travail collectif d'une quarantaine de brodeuses expérimentées, à qui il fallut quelque dix-huit mois pour recréer l'ouvrage sur la base de photographies[37]. Deux auteurs ont avancé d'autres propositions que la théorie d'une origine anglaise. L'historien de l'art Wolfgang Grape a repris la thèse « normande ». Il s'emploie d'abord à réfuter les arguments stylistiques puisés dans le Psautier d'Utrecht et les miniatures anglo-saxonnes en faveur de la thèse anglaise. La vivacité des personnages, proche de celle des manuscrits anglo-saxons ne le convainc pas : il estime que « la fièvre anglo-saxonne diffère de la fébrilité normande »[38]. Il doute également que des moines de Cantorbéry, où régnait un climat anti-normand, se soient prêtés à la réalisation de l'œuvre[38]. Il analyse enfin un chapiteau de la cathédrale de Bayeux, présentant des ressemblances stylistiques avec la tapisserie. Il en tire la conclusion que la tapisserie est une œuvre normande, et plus précisément, bayeusaine[39]. Sa théorie est ouvertement en réaction contre l'ouvrage de David Bernstein sur le sujet. Bien que Grape n'ait pas convaincu ses collègues, il a néanmoins eu un effet stimulant sur la recherche. Selon l'historien américain George T. Beech, plusieurs indices permettraient de penser que la tapisserie de Bayeux est à rapprocher de l'abbaye Saint-Florent de Saumur, atelier prestigieux de production textile depuis le début du XIe siècle. Plusieurs faits permettent, selon lui, d'étayer cette hypothèse. Avant d'être l'abbé de Saint-Florent, Guillaume Rivallon (fils de Riwallon de Dol) était seigneur de Dol en Bretagne[40]. Or plusieurs scènes de la tapisserie s'attardent sur la campagne menée par les Normands en Bretagne, marquée notamment par le siège de Dol. Deuxièmement, dans les années 1070, l'abbaye acquiert de nombreux domaines, en Angleterre et en Normandie, dans lesquels le rôle du nouveau roi d'Angleterre, est déterminant[41]. La générosité de Guillaume le Conquérant serait un moyen de récompenser le travail de l'atelier monastique. Enfin, quelques ressemblances artistiques ont été mises en évidence entre la tapisserie et les ouvrages de la France de l'ouest, dans la vallée de la Loire et en Poitou-Charentes[42]. Cependant, cette hypothèse n'est valable que si l'abbaye de Saumur abritait en son sein des Normands et des Anglais, car les détails relatifs à la flotte et aux techniques navales ne pouvaient pas être connus d'une abbaye continentale, implantée dans un contexte culturel bien différent de celui de la Normandie et de l'Angleterre de l'époque. Comme Grape, Beech a suscité l'attention de ses collègues, tout en les laissant dubitatifs[43]. Certains spécialistes sont d'avis qu'il s'agit d'un faux débat et que la tapisserie est plutôt le produit complexe d'un monde anglo-normand qui a émergé au XIe siècle[44]. Lieu de destination[modifier le code] L'identification du lieu pour lequel elle avait été conçue a fait l'objet de nombreux débats. Selon la version traditionnelle, elle aurait trouvé sa place à la cathédrale de Bayeux pour une population souvent analphabète[45]. Elle y aurait été exposée lors de sa consécration le 14 juillet 1077. Les partisans de cette version avancent que le commanditaire présumé était Odon, évêque de Bayeux. Son rôle dans la conquête de l'Angleterre est en effet mis en relief, sinon exagéré, dans la tapisserie. Bayeux serait également le lieu où Harold prête le serment qui joue un rôle central dans la narration. De nombreux ouvrages récents penchent cependant en faveur d'une présentation dans la grande salle (aula) d'un château. Comme la tapisserie est une œuvre portable, qui pouvait être pliée ou enroulée, et déménagée d'un château à l'autre, au gré des déplacements de son propriétaire, cette hypothèse est plausible pour peu que les dimensions d'une telle salle aient été appropriées[46]. Les partisans de cette hypothèse font valoir que la tapisserie comporte des scènes de nudité peu compatibles avec son exposition dans un lieu de culte. D'autres arguments sont invoqués, notamment le fait que l’œuvre est conçue pour être vue au niveau de l’œil, ce qui, pour des raisons pratiques, n'aurait sans doute pas été le cas dans la cathédrale de Bayeux[47]. D'autres, enfin, pensent que l’œuvre aurait pu trouver sa place indifféremment dans une église ou un château et circuler d'un endroit à l'autre : exposée de façon itinérante par Odon, comte de Kent, dans différentes parties de son comté, ce dernier aurait abandonné l'idée d'utiliser cet outil de légitimation outre-Manche lorsque la situation politique changea (perte de son autorité sur le comté de Kent à la suite des révoltes anglaises lors de la conquête normande) et l'aurait offerte à la cathédrale de Bayeux[48],[49]. En l'absence de sources, la question demeure ouverte. Date de réalisation[modifier le code] La question de la datation est naturellement étroitement liée à l'identité du commanditaire présumé. À supposer, comme le pense l'immense majorité des commentateurs, qu'il s'agit d'Odon de Conteville, demi-frère du roi Guillaume, l'objet fut probablement confectionné en Angleterre entre 1066 et 1082, avant que Guillaume ne fît emprisonner Odon. À supposer, comme le pensent un certain nombre d'auteurs, que l'objet ait été destiné à être exposé dans un édifice religieux, il aurait été réalisé pour la dédicace de la nouvelle cathédrale de Bayeux, le 14 juillet 1077, à laquelle assistèrent Odon, le roi Guillaume et la reine Mathilde. Plus récemment, d'autres spécialistes[6] ont avancé l'hypothèse que la réalisation de la tapisserie serait liée à une conjoncture politique particulière. Dans les années qui suivirent immédiatement la conquête, Guillaume pensait qu'un rapprochement entre Normands et Anglais était possible, ce qui permet d'expliquer les épisodes de la tapisserie qui présentent Harold sous un jour plutôt favorable, sans compter des inscriptions telles que Harold rex Anglorum. La situation changea complètement après les révoltes de 1069-1070 : une répression féroce s'abattit sur les Anglais et il n'y avait plus aucune raison de ménager Harold. Si l'on suit cette argumentation, il faudrait donc dater la tapisserie des années 1067-1069. Présentation[modifier le code] Tapisserie complète[modifier le code] La Tapisserie de Bayeux dans son intégralité (faire défiler l'image vers la gauche ou la droite). Description et fabrication[modifier le code] Exécutée « aux points d'aiguille », la tapisserie de Bayeux n'est pas, à proprement parler, une tapisserie mais une broderie (appelée autrefois « tapisserie aux points d'aiguille »)[50],[51],[52],[53] exécutée sur des pièces de lin blanchi[54]. L'ouvrage a été réalisé en fils de laine de dix couleurs différentes (et non pas huit comme on le pensait avant son analyse approfondie en 1982-83) obtenues à partir de trois teintures végétales : la garance (son pigment rouge ayant servi à produire les teintes rouge orangé, rosé ou brun), la gaude (pour la teinte jaune moutarde) et l'indigotine peut-être extrait du pastel (pour le bleu noir, le bleu foncé, le bleu moyen, le vert moyen et le vert pâle)[55]. Les couleurs ont peu souffert de leur exposition à la lumière (à l'exception de certains motifs bleus décolorés en raison de l'indigotine qui n'a pas teint les fibres à cœur), selon toute vraisemblance parce que la tapisserie n'était pas exposée en permanence. Quatre points de broderie (et non deux comme on le croyait) ont été mis en œuvre pour réaliser la tapisserie. Les deux principaux, connus depuis longtemps, sont le point de tige (pour les inscriptions et les contours des personnages et des objets) et le point de couchage, également connu sous le nom de point de Bayeux, pour recouvrir les surfaces. Les expertises de 1982-83 ont permis d'identifier également le point de chaînette et le point fendu dans la broderie d'origine[56]. La broderie est constituée de neuf panneaux (et non huit, comme on le pensait avant l'étude scientifique de 1982-83) en lin assemblés en une seule pièce d'une longueur de 68,38 mètres et large d'environ 50 centimètres[57]. Les panneaux sont tous de longueurs différentes (13,70 m, 13,90 m, 8,19 m, 7,725 m, 5,52 m, 7,125 m, 7,19 m, 2,8 m et 2,43 m) et leurs coutures sont pratiquement invisibles. Chaque scène est assortie d'un commentaire en latin. Il faut aussi remarquer que la broderie est amputée. Sa fin est perdue mais elle devait se terminer, d'après tous les historiens, par le couronnement de Guillaume le Conquérant. Simone Bertrand, conservateur du Musée de la Tapisserie de Bayeux de 1948 à 1978, a recensé[58] 623 personnages, 994 animaux (dont 202 chevaux et mules, et 55 chiens), 438 végétaux (dont 49 arbres), 37 forteresses et bâtiments, 41 navires et petites embarcations, et d'innombrables objets très divers. Au total, 1 515 sujets variés fournissent une mine de renseignements sur le XIe siècle. La campagne d'étude de 1982-83 a révélé que la toile de lin a fait l'objet de 518 rapiéçages à différents moments de sa longue existence[59]. La broderie proprement dite, par contre, n'a été restaurée qu'une seule fois à une date difficile à préciser, certainement après l'apparition des colorants synthétiques dans les années 1860, puisque les restaurateurs en ont employé dix-sept, qui ont moins bien résisté au temps que ceux d'origine[60]. Dans l'ensemble, cette restauration a été respectueuse de l'œuvre, sauf dans la scène 58. Les éléments iconographiques sont répartis sur trois registres, un registre central narratif et deux registres ornementaux qui correspondant à la bordure supérieure et inférieure. Les épisodes du registre médian sont délimités par un bâtiment schématisé (manoir, palais…), par un arbre stylisé, aux branches nouées en entrelacs décoratifs dont les dessins sont très proches des enluminures irlandaises[Note 8], ou simplement par un espace. La lecture se fait de gauche à droite mais est parfois inversée procédé dont l'interprétation reste discuté (effet de flash-back, inversion des cartons par les brodeuses ?[62]). Différents acteurs de la promotion touristique et des études approfondies de l'art séquentiel (The Penguin Book of Comics de George Perry & Alan Aldridge en 1967, La Bande dessinée, histoire des images de la préhistoire à nos jours de Gérard Blanchard en 1969…) considèrent depuis les années 1960 que la tapisserie de Bayeux (TB), en tant que récit structuré en séquences d'image, est une bande dessinée romane ou un des ancêtres de la bande dessinée, voire un film (documentaire, dessin animé)[63]. Certains procédés préfigurent en effet la bande dessinée (procédé de l'amorce ou de l'instantané comme la scène de culbute des chevaux, représentation des mouvements…)[64] voire préfigurent le langage cinématographique (tableaux à ellipses, scènes de transition — moments de palabre, de conseil ou de décision —, effets de perspective à l'aide de panoramiques visuels ou de différences dans l'emploi des échelles graphiques, travellings, flash-back[Note 9], essais de décomposition du mouvement comme dans la scène de la mort d'Harold…)[65]. À partir du milieu des années 1980 environ, une grande partie de la communauté des spécialistes de la tapisserie de Bayeux, « est clairement réticente à l’assimilation de la broderie à une bande dessinée ou à un film[63] », opposant bien des arguments pour infirmer ces thèses comparatistes : il s'agit d'une broderie et non d'un codex ; il n'y a que de 30 à 70 images distinctes ; le compartimentage est différent des cases des bandes dessinées ; les tituli n'ont pas la fonction des bulles qui expriment paroles et réactions des personnages ; le public visé n'est pas le fidèle bien souvent illettré qui ne peut saisir la portée didactique et idéologique de l'œuvre, mais l'aristocratie lettrée et notamment les chevaliers qui sont l'objet de nombreuses représentations dans la tapisserie[66],[67]… Le chercheur Patrick Peccatte conclut ce débat ainsi « en résumé, les tentatives de légitimation de la BD par la TB appartiennent à une époque bien révolue. Avec les progrès de l’histoire et de la théorie de la bande dessinée, il est devenu impossible de considérer la Tapisserie de Bayeux comme une œuvre similaire à une BD, un antécédent de la BD, une proto-BD, une “annonce” de la BD, etc. De ce fait, les spécialistes de la BD ont pratiquement abandonné l’éventuelle comparaison TB/BD aux seuls spécialistes de la TB. Ces derniers, cependant, préfèrent largement la comparer à un film, en produisant pourtant de médiocres arguments[63] ». Bande narrative et contenu historique[modifier le code] Article détaillé : Conquête normande de l'Angleterre. La broderie reflète le point de vue normand de l'histoire et constitue une œuvre didactique destinée à légitimer auprès du peuple l'invasion de Guillaume, sa montée sur le trône et la justesse du châtiment infligé à Harold[5], représenté comme un fourbe, parjure, reniant un serment sacré (scène 23). La tapisserie est donc un récit moralisateur[5] mettant en scène le triomphe du Bien (le bon duc Guillaume) sur le Mal (le mauvais roi Harold)[5]. Le commentaire est muet sur la nature de ce serment, mais des auteurs normands, en particulier Guillaume de Poitiers (vers 1074) en rend compte : il s'agit pour Harold de jurer qu'il respecterait la volonté d'Edouard de léguer à Guillaume la couronne d'Angleterre, et l'Anglais devait prêter un serment de vassal : ses terres reviennent à Guillaume[68] (Gesta Guillelmi). On s'accorde généralement à penser que ce serment eut bien lieu, mais qu'il y aurait peut-être eu tromperie, puisque Harold aurait affirmé qu'il ne savait pas qu'il y avait de saintes reliques sous le livre sur lequel il jura. L'argument se trouve dans le Roman de Rou de Wace, le seul à enjoliver ainsi le récit[69] mais la chronique du monastère de Hyde dit exactement le contraire[Note 10] et Lucien Musset confirme qu'Harold ne pouvait ignorer la valeur du serment[70]. Cependant la tapisserie laisse aussi un peu de place au point de vue anglais. Harold, le parjure, est à l'honneur dès le début de la broderie : on le voit prier Dieu à Bosham avant son départ pour le continent (scène 3) ; il sauve deux Normands du Couesnon (scène 18) ; son couronnement montre qu'il est un roi légitime et les inscriptions durant la bataille prouvent sa dignité de roi. Ainsi, la tapisserie, au-delà d'un point de vue général normand, autorise une lecture plurielle, anglaise ou normande, sur des aspects secondaires. Aventure de Harold[modifier le code] La première moitié de la broderie relate les aventures du comte Harold Godwinson, beau-frère du roi Édouard le Confesseur, dont le navire débarqua à la suite d'un naufrage ou d'une tempête sur les terres du comte Guy de Ponthieu (dans la Somme actuelle) en 1064. Il fut capturé par Guy, qui envisageait de le libérer contre rançon. Une scène montre Harold en pourparlers avec Guy de Ponthieu. Ils sont observés par un personnage dissimulé derrière un pilier. Selon une interprétation, il pourrait s'agir d'un espion du duc Guillaume[71]. Quoi qu'il en soit, dans la scène suivante, deux Normands se présentent au château de Guy. Guillaume exigea de Guy qu'il lui remît Harold, ce qui fut fait. Plusieurs scènes sont ensuite consacrées à l'expédition du duc Guillaume contre le duc Conan II de Bretagne (scènes 16 à 20). Au terme de cette expédition, Guillaume donne des armes à Harold. Lucien Musset rappelle que cette scène a souvent été interprétée comme une des premières représentations d'adoubement, mais préfère y voir une simple reconnaissance par Guillaume des services rendus par Harold en Bretagne[72]. P. Bouet et F. Neveux rejettent absolument l'idée qu'il s'agisse d'un épisode d'adoubement[73]. Ils se rendent ensuite à Bayeux, où Harold jure, sur deux reliquaires à Guillaume, de le soutenir pour succéder à Édouard sur le trône d’Angleterre. Il revint sur cette promesse plus tard, ce qui lui valut son excommunication par le pape. La broderie montre ensuite Harold retourner en Angleterre et se faire acclamer roi après la mort d'Édouard. Comète[modifier le code] La broderie contient la représentation d'une comète, identifiée à la comète de Halley. Cette identification est entièrement justifiée car le motif figurant la comète est placé, sur cette bordure, à une date compatible avec celle du phénomène astronomique. La représentation de cet événement, visible en Angleterre à la fin d'avril 1066, figure en effet entre la scène du couronnement de Harold en janvier 1066 et l'annonce qui lui est faite d'une menace d'invasion par la flotte normande dont le regroupement s'effectue dès le début août 1066 à l'embouchure de la Dives et dans les ports environnants[74]. Baudry de Bourgueil parle longuement de cet événement qui correspond tout à fait à la tapisserie, à l'image de ce qu'en disent d'autres lettrés de l'époque[75] : « Nous l'avons observée plus de dix fois, elle brillait plus que toutes les étoiles ; si elle n'avait pas été allongée, elle aurait été comme une autre lune ; elle avait derrière elle une longue chevelure ; les anciens en restent stupéfaits et déclarent qu'elle annonce de grandes choses, les mères se frappent la poitrine, mais on ignore en général ce qu'elle prépare et chacun l'interprète à sa façon. » Préparatifs de Guillaume pour son invasion[modifier le code] Ensuite, la broderie montre, avec un grand luxe de détails (trois scènes : 35 à 37), les préparatifs de Guillaume pour son invasion de l'Angleterre effectuée dans la nuit du 27 au 28 septembre 1066. La scène 38 montre la traversée de la Manche par la flotte normande. Au centre de la scène, on voit clairement le vaisseau de Guillaume, dont la poupe est ornée d'une figure. L'existence de ce bateau, le Mora, que la reine Mathilde avait équipé, nous est connue par un texte anonyme, la Liste des navires[76]. Dans ce document, le petit personnage figure cependant à la proue du bateau. Le texte signale que les navires se dirigent vers Pevensey. De nos jours, cette localité se trouve à l'intérieur des terres, mais au XIe siècle, elle se trouvait au fond d'une baie. La broderie se poursuit par les représentations du débarquement, de l'installation des Normands, puis de la bataille d'Hastings du 14 octobre. Bataille finale[modifier le code] Selon une tradition bien établie, basée sur les sources du second quart du XIIe siècle, Harold fut tué par une flèche dans l'œil droit. La tapisserie est censée corroborer cette version. Dans la scène 57, elle montre un individu debout, dont la tête est entourée par l'inscription Harold, retirant une flèche fichée sous son casque. Immédiatement à sa droite, un cavalier normand frappe de son épée la cuisse d'un homme en train de s'écrouler. Il est généralement admis qu'il s'agit de deux épisodes de la mort de Harold, telle qu'elle est décrite par Henri de Huntingdon et Guillaume de Malmesbury. L'historien Martin K. Foys, reprenant le dossier, rappelle que la flèche fait partie de « restaurations » basées sur le fac-similé de Charles Stothard, qui montre bien une flèche, mais au-dessus du casque. S'il l'on examine les dessins réalisés au XVIIIe siècle, on voit simplement un homme tenant à la main ce qui semble être une lance. Foys émet donc l'hypothèse que l'homme touché par la flèche n'est pas Harold mais un fantassin anglais et que seule la deuxième partie de la scène représente Harold, ce qui correspond davantage à la version d'une source probablement contemporaine de la bataille d'Hastings, le Carmen de Hastingae Proelio de Guy d'Amiens, (vers 1068–1070), qui rapporte simplement que quatre Normands s'en prirent à Harold à coups d'épée et de lance[77]. Bordures[modifier le code] Au-dessus et au-dessous de la bande narrative centrale se trouvent des bordures d'environ 7 cm de hauteur, délimitées par une fine ligne brodée au point de tige. Ces bordures contiennent des motifs très divers (animaux réels, sauvages ou domestiques ; créatures fantastiques ; scènes inspirées de fables antiques (on identifie facilement Le Corbeau et le Renard, Le Loup et l'Agneau[79]) ; activités agricoles ; scènes de nudité…) séparées par des traits obliques, simples ou doubles[Note 11]. À partir du milieu de la scène 53, la bordure inférieure illustre la bataille : cadavres, parfois démembrés ou décapités ; armes éparpillées ; corps que l'on dépouille de leur armures ; hommes se disputant un bouclier… Dans ce chaos, de petits archers décochent leurs flèches vers la zone médiane. Pour une minorité d'auteurs comme Wolfgang Grape ou Carola Hicks, ces éléments anecdotiques ne semblent pas avoir de rapport avec le corps du récit. Ainsi, on voit dans la partie basse de la tapisserie une scène du corbeau et du renard d'Ésope reprise par Phèdre, qui n'aurait qu'un rôle décoratif. Cependant, la grande majorité des spécialistes pense qu'il existe un lien entre les bordures et la bande principale ; David Bernstein[81] et Daniel Terkla en ont fait la démonstration. Mais il y a débat sur le point de vue reflété par les fables. R. Wissolik et D. Bernstein les ont interprétées comme un commentaire anglo-saxon d'ordre moral. Pour Bard McNulty ou D. Terkla, il s'agit d'une paraphrase soutenant le point de vue normand. Pour d'autres historiens de l'art comme Denis Bruna, ces illustrations auraient un effet apotropaïque : elles joueraient un rôle de protection ou de porte-bonheur. Une vignette de la bordure inférieure a suscité bien des interrogations : sous la scène 33 qui représente Harold attentif aux nouvelles que lui apporte un messager, apparaissent cinq navires sans rames, voiles ni équipage. On a suggéré un lien avec le contenu de l'image principale : une invasion du pays, qu'il s'agisse des Norvégiens qui attaquèrent effectivement le nord de l'Angleterre, voire des Normands[82]. À la fin de la broderie, quand la bataille entre Guillaume et Harold fait rage (scènes 51 et suivantes), les motifs décoratifs de la frise inférieure disparaissent[83] et celle-ci se remplit de cadavres, de boucliers et d'armes tombées à terre, comme si ce « débordement » voulait traduire une fureur des combats impossible à contenir dans la zone médiane. À l'exception des scènes 55 et 56 où les archers, qui ont joué un rôle décisif[84] dans la bataille, envahissent la bordure inférieure, leurs flèches se fichant dans les boucliers des Saxons[85]. La scène 38, qui décrit la traversée de la Manche par la flotte de Guillaume, présente un autre « débordement » : la bordure supérieure est entièrement occupée par le sommet des navires. Ce procédé pourrait faire ressentir au spectateur l'immensité de la mer, sinon l'énormité de l'événement[86]. Le même « débordement » apparaît à la scène 5, qui représente la traversée de la Manche par Harold. Inscriptions latines, traduction et description des scènes[modifier le code] Aspect formel[modifier le code] Traditionnellement, la description de la tapisserie s'appuie sur la « bande numérotée », au-dessus de la partie brodée. Cette bande, datant probablement du XVIIe siècle, est destinée à l'origine à l'accrochage de l'œuvre. Y figurent de gros numéros à l'encre, qui délimitent grossièrement 58 « scènes ». Ce système de référence ne satisfait pas les chercheurs du XXIe siècle, qui lui reprochent son imprécision[87], mais que l'on continue d'employer faute de mieux. Les inscriptions latines, les tituli, présentes dans la partie supérieure du registre central, commentent une scène ou rassemblent deux scènes sous un même titre. Découpant l'histoire dans un langage parataxique, elles ont plus une vocation de désignation que de commentaire narratif[88]. Le texte latin est rédigé dans la plupart des cas en capitales romaines, bien moins souvent en onciales, sans que l'on puisse déterminer un quelconque système[89]. Il comporte plusieurs graphies typiquement anglo-saxonnes : le Æ, dans quelques noms propres (ÆLFGYVA et PEVENESÆ, scènes 15 et 38) ainsi que le Ð, dans le nom propre GYRÐ (scène 52). Le W- est rendu par VV- (VVillelmus), c'est-à-dire V double [90].Bagias pour Baias, avec -g- (ou -ġ-) notant [j] en vieil anglais, correspondant à l'anglais moderne -y-. On note également la présence du graphe Ea- / -ea- conservé en anglais modernes généralement dans d'autres vocables, ainsi ceastra, alors que l'on s'attend à la forme latine castra[72] (scène 45), ou encore Eadwardi et Eadwardus (scènes 26 et 27). Hastings apparaît sous une forme tantôt anglaise Hesteng (scène 45), tantôt latine Hestinga(m) (scène 40) ou Hestenga (scène 48). Le signe de ponctuation le plus fréquent, formé de deux points superposés, sert à séparer les mots[72]. Un signe formé de trois points superposés apparaît plus rarement. Un signe en forme de croix apparaît deux fois (scènes 12 et 38) : en principe, il indique le début d'un texte. À la scène 38, la croix correspond à une couture, d'où l'hypothèse qu'un atelier différent aurait commencé son travail à cet endroit précis. Mais la scène 12 ne correspond à aucune couture, ce qui rend hasardeuse toute hypothèse en la matière[91]. Les inscriptions sont brodées en noir jusqu'à la scène 42. Ensuite, les lettres ou groupes de lettres font alterner le rouge et le noir. À partir de la scène 52, on trouve du noir et du jaune, ainsi qu'un peu de rouge. À la scène 57, du vert apparaît[92]. Linguistique[modifier le code] Généralement brefs et de syntaxe simple, les textes sont à la portée d'une personne possédant un latin élémentaire. Si huit d'entre eux (soit 13 %) ne comportent qu'un nom de personne ou de lieu, la plupart sont des phrases qui décrivent les circonstances d'une action et commencent par un adverbe : hic (ici) dans la plupart des cas, avec deux variantes et hic - et ici (37 scènes, soit 63 %) ; ubi (où) plus rarement (5 scènes, soit 8 %). Certains mots latins dénotent une origine continentale, tels parabolant (scène 9) ou caballi (scène 39)[93]. De plus rares revêtent une forme anglo-saxonne, comme ceastra où l'on s'attend à la forme latine castra[72] (scène 45), ou encore Eadwardi et Eadwardus (scènes 26 et 27). Hastings apparaît sous une forme tantôt anglaise Hesteng (scène 45), tantôt latine Hestinga(m) (scène 40) ou Hestenga (scène 48). Le prénom des protagonistes, latinisé en Edwardus (Édouard, avec une variante Edward à la scène 1), Haroldus (Harold), Willelmus ou Wilgelmus (Guillaume), Wido (Guy), est régulièrement décliné selon la règle. On note toutefois une erreur à la scène 46 : Willelm et (de) Harold, au lieu de l'ablatif Willelmo et (de) Haroldo. Quelques fautes de conjugaison peuvent compromettre la compréhension du récit. À la scène 27, le verbe déponent alloquitur (il parle) revêt à tort la forme active alloquit, ce qui équivaut à un barbarisme. À l'inverse, à la scène 40, le verbe actif raperent (qu'ils dérobent) se transforme indûment en raperentur (qu'ils soient dérobés) : cette forme passive relève du solécisme. Un certain flottement préside au choix du temps. Dans la majorité des légendes (22 cas, soit 38 %), le passé est utilisé, avec une prédilection pour le parfait ; l'imparfait n'est employé que deux fois (scènes 17 et 56). Le présent apparaît dans 18 scènes (soit 31 %). Présent et passé se trouvent combinés dans 3 scènes (42, 43 et 56), soit 5 %. Eu égard à l'ambivalence de certaines désinences latines, dans 7 légendes (soit 12 %) le temps peut avoir un valeur indifféremment présente ou passée (scènes 5, 7, 12, 14, 22, 25 et 34). Lecture et description des scènes[modifier le code] Les légendes latines, leur traduction et les descriptions des scènes No de la scène Texte latin Traduction et description Image Description Scènes 1 à 7 : voyage d'Harold en Normandie 1 EDVVARD RЄX : Le roi Édouard Entrevue entre Édouard et son beau-frère Harold dans un palais royal[Note 12]. Le roi confie une mission diplomatique ou politique à Harold : transmettre un message au duc Guillaume[95]. 2 VBI : hAROLD DVX : ANGLORVM : ET SVI MILITЄS : ЄQVITANT : AD BOShAM : Où le duc des Anglais Harold et ses soldats chevauchent vers Bosham. Harold part accomplir sa mission et se rend au lieu d'embarquement de Bosham[Note 13]. Harold et l'un de ses compagnons[Note 14] s'agenouillent à l'entrée de l'église pour prier[96]. 3 ЄCCLЄSIA : L'église 4 HIC hAROLD : MARЄ NAVIGAVIT : Ici, Harold navigua en mer Après un banquet dans le manoir seigneurial d'Harold, les hommes prennent l'escalier menant à la plage d'embarquement[Note 15]. 5 ET VЄLIS VЄNTO : PLЄNIS VЄ==NIT : IN TERRÃ(M) : VVIDONIS COMITIS Et voiles au vent, il aborde (ou aborda) sur la terre du comte Guy Traversée vers la côte normande[Note 16]. 6 HAROLD : Harold Accostage d'Harold, debout à la poupe de son navire échoué, sur la plage du Ponthieu[Note 17]. 7 hIC : APRЄhЄNDIT : VVIDO : HAROLDṼ(M): Ici, Guy se saisit (ou s'est saisi) d'Harold Guy de Ponthieu, dressé sur ses étriers, donne l'ordre à deux sergent d'armes d'appréhender Harold. Scènes 8 à 18 : capture d'Harold - rencontre avec Guillaume 8 ЄT DVXIT : EVM AD BЄLRЄM : ET IBI ЄVM : TENVIT : Et il l'emmena à Beaurain, où il le retint Harold qui caracole en tête, est conduit par une escorte de cavaliers bien armés au château du comte Guy de Ponthieu[Note 18]. 9 VBI : hAROLD: ⁊ VVIDO : PARABOLANT : Ici, Harold et Guy s'entretiennent Face à face entre Guy de Ponthieu assis sur son siège d'apparat, et Harold[Note 19]. 10 VBI : NVNTII : VVILLELMI : DVCIS : VENERVNT : AD VVIDONЄ(M) Où les messagers du duc Guillaume vinrent voir Guy Négociations entre Guy de Ponthieu et les deux ambassadeurs de Guillaume. TVROLD Turold[Note 20] Le nom Turold désigne un des ambassadeurs de Guillaume et non le « nain » palefrenier qui tient les deux chevaux récalcitrants[Note 21]. 11 NVNTII : VVILLELMI Les messagers de Guillaume La chevauchée des deux messagers vers le château de Beaurain[Note 22]. 12 † HIC VENIT : NVNTIVS : AD WILGЄLMVM DVCEM †Ici, un messager vient (ou vint) chez le duc Guillaume 13 HIC : WIDO : AD DVXIT hAROLDVM AD VVILGЄLMVM : NORMANNORVM : DVCЄM Ici, Guy amena Harold à Guillaume, duc des Normands 14 HIC : DVX : VVILGELM : CVM hAROLDO : VЄNIT AD PALATIṼ(M) SVṼ(M) Ici, le duc Guillaume arrive (ou arriva) en son palais avec Harold Un guetteur dans une tourelle aperçoit la chevauchée. Guillaume assis sur un siège reçoit un Harold gesticulant dans l’aula turris (« hall de la Tour ») du palais ducal de Rouen[Note 23] 15 VBI : VNVS : CLЄRICVS : ЄT ÆLFGYVA Où (l'on voit) un prêtre et Ælfgyva Scène d'une promesse de mariage ou d'un scandale sexuel[Note 24]. 16 HIC VVILLEM : DVX : ЄT ЄXЄRCITVS : EIVS : VЄNЄRVNT : AD MONTЄ(M) MIChAЄLIS Ici, le duc Guillaume et son armée arrivèrent au Mont-Michel 17 ЄT HIC : TRANSIЄRVNT : FLVMЄN : COSNONIS : Et ici, ils traversèrent la rivière du Couesnon HIC : hAROLD : DVX : TRAhЄBAT : ЄOS : DЄ ARЄNA Ici, le duc Harold les extrayait du sable 18 ЄT VЄNЄRVNT AD DOL : ЄT : CONAN :FVGA VЄRTIT :RЄDNЄS Et ils arrivèrent à Dol et Conan s'enfuit à Rennes Scènes 19 à 25 : campagne de Guillaume en Bretagne contre Conan - serment d'Harold à Guillaume 19 hIC MILITЄS VVILLЄLMI : DVCIS : PVGNANT : CONTRA DINANTЄS : Ici, les soldats de Guillaume se battent contre les Dinannais 20 ET : CVNAN : CLAVЄS : PORRЄXIT : Et Conan tendit les clefs (de la ville) 21 hIC : WILLЄLM : DЄDIT : hAROLDO : ARMA Ici, Guillaume donna des armes à Harold 22 hIЄ[Note 25] VVILLELM VЄNIT : BAGIAS Ici, Guillaume arrive (ou arriva) à Bayeux 23 VBI hAROLD : SACRAMЄNTVM : FECIT :VVILLELMO DVCI : Où Harold prêta serment au duc Guillaume 24 hIC HAROLD : DVX : RЄVERSVS : EST AD ANGLICAM : TERRAM : Ici, le duc Harold revint en terre anglaise 25 ET VЄNIT : AD : EDVVARDVM REGEM : Et il va (ou vint) trouver le roi Edouard Scènes 26 &agrav
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Portrait en citations de Montesquieu (1689-1755) – L'Histoire en Citations

Portrait en citations de Montesquieu (1689-1755) – L'Histoire en Citations | BON PLANS | Scoop.it
« Le gouvernement est comme toutes les choses du monde ; pour le conserver, il faut l’aimer. » MONTESQUIEU, De l’esprit des lois (1748)Historiquement, Montesquieu devance le grand Voltaire de quelques années.Pour l’esprit, au sens d’humour ou d’ironie, il fait jeu égal avec lui dans les Lettres Persanes (1721), son premier grand succès.Au niveau de la théorie, la rigueur De l’esprit des lois (1748) l’emporte sur le Contrat social de Rousseau. Et ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734) révèlent un esprit d’analyse historique annonçant le XIXe siècle.L’ensemble de l’œuvre fait de l’ombre au personnage : discret, maladivement timide de son propre aveu et moins « romanesque » que ses confrères à la biographie mouvementée.Voici l’occasion de mieux connaître ce grand seigneur, ex-magistrat, très fortuné (par héritage), homme sans histoire, heureux de vivre comme il l’entend – passionné de voyages et d’expériences scientifiques, de lecture et d’écriture, guère gêné par la censure et universellement reconnu pour son talent.(Re)découvrir Montesquieu s’impose aujourd’hui où tout prête à confusion, entre l’hystérie des « fake-news » et la recherche d’un consensuel « en même temps » . Ce philosophe nous rappelle la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) indispensable à une république digne de ce nom, aucune forme de démocratie (pouvoir du peuple) n’étant possible avec le tsarisme d’un Poutine ou le populisme d’un Trump. C’est dire l’intérêt du Siècle des Lumières et de son premier représentant.Revivez toute l’Histoire en citations dans nos Chroniques, livres électroniques qui racontent l’histoire de France de la Gaule à nos jours, en 3 500 citations numérotées, sourcées, replacées dans leur contexte, et signées par près de 1 200 auteurs.PORTRAITAutoportrait de Montesquieu« L’étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture ne m’ait ôté. » 1Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède et de MONTESQUIEU (1689-1755), Cahiers (posthume).Montesquieu est un homme heureux. Paisible magistrat qui écrit d’abord pour se distraire, il se libère de sa charge parlementaire et sans aucun problème d’argent, peut se consacrer à des travaux qui rencontrent aussitôt le succès et le public espérés. Dans ses Cahiers, il nous donne ce portrait de lui-même : « Je m’éveille le matin avec une joie secrète ; je vois la lumière avec une espèce de ravissement. Tout le reste du jour je suis content. » « Je suis bon citoyen parce que j’aime le gouvernement où je suis né […] parce que j’ai toujours été content de l’état où je suis […] mais dans quelque pays que je fusse né, je l’aurais été tout de même. » MONTESQUIEU (1689-1755), Cahiers (posthume).Sa philosophie sera à l’image de l’homme et du citoyen, toute d’équilibre et de raison, en accord avec ce siècle où le bonheur est de règle, Rousseau l’écorché vif faisant exception parmi les philosophes.« La timidité a été le fléau de toute ma vie ; elle semblait obscurcir jusqu’à mes organes, lier ma langue, mettre un nuage sur mes pensées, déranger mes expressions. J’étais moins sujet à ces abattements devant des gens d’esprit que devant des sots : c’est que j’espérais qu’ils m’entendraient, cela me donnait de la confiance. » MONTESQUIEU (1689-1755), Œuvres complètes de Montesquieu, texte établi par Édouard Laboulaye, 1879 (tome VII).Un aveu qui peut surprendre, au hasard d’une lettre. Mais à bien regarder ses rares portraits, il est évident que l’homme ne s’offre pas au regard du peintre… Tout le contraire de Voltaire plus détendu et Diderot posant non sans plaisir. Il arrive parfois à Rousseau de poser, mais il s’abandonne rarement – hormis dans ses textes, à commencer par les Confessions.« Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je le rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose qui fût utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je le regarderais comme un crime. » MONTESQUIEU (1689-1755), Cahiers (posthume).C’est le premier de tous les philosophes à se proclamer européen et même citoyen du monde, à l’image d’un siècle à vocation cosmopolite.« La gravité est le bouclier des sots. » MONTESQUIEU (1689-1755), Pensées et fragments inédits (posthume).Remarque de forme et de fond, en cela plus profonde qu’il n’y paraît. L’humour des Lettres persanes ne nuit en rien au message politique de l’œuvre et le style des œuvres suivantes se gardera de toute pédanterie, malgré l’importance du propos (politique et philosophique).Montesquieu vu par Sainte-Beuve, entre autres critiques« Montesquieu écrit, interprète le Droit. Voltaire pleure et crie pour le Droit. Et Rousseau le fonde. » Jules MICHELET (1798-1874), Histoire de la Révolution française, Introduction, section VIL’historien préféré des Français (mais pas des autres historiens) énonce en une ligne le juste partage des tâches entre les philosophes des Lumières qui préparent la Révolution sans pourtant la souhaiter. Une véritable filiation le relie aux deux premiers, avec une fraternité historienne pour le travail de synthèse accompli par Montesquieu dans les Considérations et l’Esprit des lois.Rappelons aussi l’envolée hugolienne dans Les Misérables (1862) : « Pour que la Révolution soit, il ne suffit pas que Montesquieu la présente, que Diderot la prêche, que Beaumarchais l’annonce, que Condorcet la calcule, qu’Arouet la prépare, que Rousseau la prémédite ; il faut que Danton l’ose.« Ce qu’il y a de beau chez Montesquieu, c’est l’homme derrière le livre. » Charles-Augustin SAINTE–BEUVE (1804-1869), Causeries du lundi, tome VII. Lumières et salons – Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve (1992).Montesquieu est le dernier grand auteur auquel le plus grand critique du XIXe siècle va s’intéresser, de 1852 jusqu’à sa mort. Bonne raison pour inviter Sainte-Beuve à témoigner plusieurs fois dans ce portrait. Autre raison paradoxale : c’est peu dire qu’il désapprouve l’essentiel de sa pensée ! D’où la sincérité du témoignage sur l’homme (comme sur l’œuvre).Devenu véritablement réactionnaire après la Révolution de 1848 et les massacres de juin, effrayé comme la majorité des Français par les menaces du socialisme, à ses yeux « le libéralisme même de Montesquieu apparaît comme une dangereuse fantaisie. » Sainte-Beuve et le XVIIIe siècle ou comment les révolutions arrivent (1972), Roger Fayolle.Son point de vue critique sur la qualité intrinsèque du personnage est d’autant plus intéressant.« Homme d’étude et de pensée, détaché d’assez bonne heure des passions et n’ayant du moins jamais été entraîné par elles, il habita et vécut dans la fermeté de l’intelligence. » 2Charles-Augustin SAINTE–BEUVE (1804-1869), Causeries du lundi, tome VII.Il ne dit pas le mot-clé de timidité – fléau avoué de toute sa vie – mais il semble sous-jacent.« Très bon dans le particulier, naturel et simple, il mérita d’être aimé de tout ce qui l’entourait ; mais, même dans ses parties les plus humaines, on retrouverait ce côté ferme, indifférent, une équité bienveillante et supérieure plutôt que la tendresse de l’âme. » Montesquieu est en cela aussi très différent de Voltaire, Rousseau et Diderot.Signalons pourtant un détail peu connu qui remonte… à sa naissance : « Ce jour 18 janvier 1689, a été baptisé dans notre église paroissiale, le fils de M. de Secondat, notre seigneur. Il a été tenu sur les fonds par un pauvre mendiant de cette paroisse, nommé Charles, à telle fin que son parrain lui rappelle toute sa vie que les pauvres sont nos frères. Que le bon Dieu nous conserve cet enfant. » Acte paroissial, source Wikipédia.« Après sa nomination à l’Académie, Montesquieu prit une résolution, bien rare chez un Français du XVIIIe siècle, ce fut de quitter la France pour quelques années afin de visiter les pays étrangers. C’est en voyant les choses et les hommes qu’il voulait achever de s’instruire, avant de mettre la dernière main au grand ouvrage dont la pensée l’occupait depuis sa jeunesse, l’Esprit des lois. » Édouard LABOULAYE (1811-1883), Préface à la nouvelle édition des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, Garnier, 1876.Montesquieu fut élu le 5 janvier 1728 contre Mathieu Marais (juriste et avocat, connu pour ses Mémoires).C’est la première grande victoire du parti philosophique. « Reçu le 24 janvier 1728 par Roland Mallet, la froideur que lui témoignèrent ses nouveaux confrères, même ceux qui étaient ses amis, l’engagea à voyager à travers l’Europe et il fréquenta peu l’Académie. » Site de l’Académie, Charles de SECONDAT, baron de MONTESQUIEU. Biographie.Parti le 5 avril 1728 en compagnie de Milord Waldegrave (envoyé du roi d’Angleterre à Vienne), il parcourut l’Autriche et la Hongrie, passa en Italie, revint par la Suisse, les bords du Rhin et la Hollande, pour arriver en Angleterre en octobre 1729. Il reste deux ans dans cette monarchie qui donne le spectacle de la liberté politique. S’il faut en croire d’Alembert (préfacier de l’Encyclopédie) qui a pu prêter son esprit à l’auteur, « l’Allemagne était faite pour y voyager, l’Italie pour y séjourner, l’Angleterre pour y penser et la France pour y vivre. » « De retour en France, Montesquieu se retira à son château de la Brède, loin des soupers de Paris, pour y recueillir et y ordonner ses pensées ; il y resta deux ans, ne voyant que ses livres et ses arbres. » Charles-Augustin SAINTE–BEUVE (1804-1869), Causeries du lundi. Tome. VII.C’est là que Montesquieu écrivit ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, prémices de l’Esprit des lois. Conformément à son caractère, c’est peut-être là aussi qu’il fut le plus heureux, dans cette retraite studieuse qui convenait parfaitement à son caractère.Il médite aussi sur le pays qui l’a le plus marqué, l’Angleterre cette monarchie parlementaire.« S’il voit le mal, Montesquieu apprécie très bien les avantages qui le compensent ; ce qu’il exprime ainsi : ‘L’Angleterre est à présent le pays le plus libre qui soit au monde, je n’en excepte aucune république… Quand un homme, en Angleterre, aurait autant d’ennemis qu’il a de cheveux sur la tête, il ne lui en arriverait rien : c’est beaucoup, car la santé de l’âme est aussi nécessaire que celle du corps.’ » Charles-Augustin SAINTE–BEUVE (1804-1869), Causeries du lundi, tome VII.L’honnêteté intellectuelle est une vertu rare, chez un philosophe comme chez un critique voulant convaincre ses lecteurs, et Sainte-Beuve apprécie en connaissance de cause Montesquieu !« On a publié quelques notes de son Journal de voyage qui se rapportent à son séjour de Londres. Il ne se fait point d’illusion en beau sur l’état du pays et des institutions ; il juge au vrai la corruption des mœurs politiques, la vénalité des consciences et des votes, le côté positif et calculateur, cette peur d’être dupe qui mène à la dureté. » La lucidité de Montesquieu l’emporte sur celle de Voltaire : son voyage en Angleterre – en réalité, son exil de trois ans (1726-1729) – lui laisse avant tout des raisons de croire à ce nouveau régime : une monarchie constitutionnelle née de la révolution anglaise (Grande rébellion de 1642 à 1651).« Dans les Observations sur l’Histoire naturelle, nous ne trouvons pas seulement des vues théoriques de Montesquieu sur la formation des êtres organisés, mais aussi des observations, des expériences qui témoignent que l’auteur de L’Esprit des Lois savait mettre l’œil au microscope et, au besoin, disséquer une grenouille, voire poser une ligature sur une artère. » 289Jean ROSTAND (1894-1977). Montesquieu (1689-1755) et la Biologie. Revue d’histoire des sciences. Année 1955Biologiste et historien des sciences universellement reconnu, Jean Rostand (père d’Edmond, auteur de L’Aiglon) rend hommage au jeune auteur des Lettres Persanes, curieux de tout et se rattachant à la science moderne par l’esprit positif et expérimental qui l’anime. Montesquieu convient que ce n’est point dans les méditations du cabinet qu’il faut chercher ses preuves, mais dans le sein de la nature même.Dans ses Observations lues devant l’Académie le 20 novembre 1721, il décrit avec minutie un animalcule rougeâtre qui pourrait être une daphnie (puce d’eau) ; il s’intéresse à des pucerons inclus dans des feuilles d’ormeau ; il expérimente sur la résistance comparée des vertébrés à la submersion, constatant qu’une grenouille mise sous l’eau peut survivre 48 heures, quand un canard périt au bout de sept minutes et une oie au bout de huit.C’est un trait de caractère peu connu du personnage qui renoncera bientôt aux sciences naturelles, trop occupé par la science politique où il excelle.« Finis vitæ ejus nobis luctuosus, Patriæ tristis, extraneis etiam ignotisque non sine curâ fuit. » « La fin de sa vie fut triste pour nous, triste pour le pays, et non sans souci pour les étrangers et les inconnus. » D’ALEMBERT (1717-1783), « Éloge de Monsieur le Président de Montesquieu » en tête du cinquième volume de L’EncyclopédieMontesquieu, souffrant de problèmes de vue, ne put terminer le texte proposé à D’Alembert pour l’Encyclopédie :« Il nous destinait un article sur le Goût, qui a été trouvé imparfait dans ses papiers ; nous le donnerons en cet état au Public, et nous le traiterons avec le même respect que l’antiquité témoigna autrefois pour les dernières paroles de Sénèque. La mort l’a empêché d’étendre plus loin ses bienfaits à notre égard ; et en joignant nos propres regrets à ceux de l’Europe entière, nous pourrions écrire sur son tombeau : « Finis vitæ ejus nobis luctuosus, Patriæ tristis, extraneis etiam ignotisque non sine curâ fuit. » « Sa plus grande qualité, c’est le calme. Il ne l’empêche pas d’être vif. La façon d’écrire de Montesquieu me rappelle le pas de cavalerie appelé galop lent. Quel noble rythme, et avec un esprit éclatant sans qu’il le brandisse ! » Charles DANTZIG (né en 1961), Dictionnaire égoïste de la littérature française (2005).Écrivain et éditeur, il interroge à la fois l’acte d’écrire et l’acte de lire dans ce livre où Montesquieu est invité. Critères du bon écrivain ou du bon livre : le bon écrivain impose ce qu’il montre… On reconnaît le bon écrivain à ce qu’il nous intéresse à ce qui ne nous intéresse pas… Un autre critère du bon écrivain est qu’il donne envie d’écrire. Pas sur lui, autre chose. Il y a une contamination de la création. Celle de Montesquieu fut profondément originale, pouvant se résumer en trois livres qui ont marqué le siècle des Lumières.TROIS ŒUVRES MARQUANTESLETTRES PERSANES (1721)Publiées au printemps 1721 à Amsterdam et dans l’anonymat : Montesquieu qui a écrit en résidence aux Pays-Bas se présente comme simple éditeur. Il peut donc critiquer la société française de l’époque sans risquer la censure.Ce premier « roman par lettres » de la littérature française lance la mode – bien avant les fameuses Liaisons dangereuses (1782), chef d’œuvre du genre, signé Choderlos Laclos. Mais l’intrigue romanesque n’est qu’un prétexte aux Lettres persanes.Usbek, personnage principal, a quitté Ispahan pour des raisons politiques. Il dirige son sérail depuis l’Europe, échangeant ses impressions avec Ibben entre autres amis demeurés en Perse, avec Rhédi (neveu d’Ibben) en voyage d’étude à Venise et avec son compagnon de route Rica qui préférera le tumulte de Paris et ses mœurs curieuses au calme de la campagne élue par Usbek.Sous une feinte bonhomie, c’est une satire féroce ciblant les mœurs, la politique, la religion, la littérature à la fin du règne de Louis XIV et sous la Régence (lettres datées de 1711 à 1720). C’est aussi la peinture des faiblesses et des inclinations naturelles de tout être humain. Mais Usbeck, si lucide quant aux vices du royaume de France, si critique quant aux traditions européennes, se laisse pourtant duper par ses femmes.Au final, un petit chef d’œuvre d’écriture, d’esprit et d’humour, grâce au style inimitable et à la richesse imaginative de l’auteur… Les 161 Lettres persanes connurent un succès retentissant, rééditées plusieurs fois dans des versions augmentées par l’heureux auteur. Pas de plan, c’est tout le charme d’un jardin anglais opposé au jardin à la française. D’où la difficulté de présenter cette moisson de citations.« Ah ! Ah ! Monsieur est Persan ! C’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? » 3MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesMontesquieu s’est lancé dans l’écriture avec ce petit ouvrage plaisant, publié à Amsterdam, anonyme et « persan » : trois précautions valent mieux qu’une pour déjouer la censure ! Le masque ne trompe personne et le subterfuge rend l’auteur célèbre : sa réputation de bel esprit est faite et sa critique des mœurs contemporaines, fort hardie sous l’apparence badine, séduit le public des salons.Ainsi la lettre 30 raille la curiosité naïve et indiscrète des Parisiens pour tout ce qui sort de l’ordinaire : « Si quelqu’un, par hasard, apprenait à la compagnie que j’étais Persan, j’entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : Ah ah ! Monsieur est Persan ? c’est une chose extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? » Cette curiosité « encyclopédique » sera pourtant l’une des qualités du siècle des Lumières.Autre thème d’étonnement pour le Persan observateur critique des mœurs politiques…« Le prince imprime le caractère de son esprit à la cour, la cour à la ville, la ville aux provinces. L’âme du souverain est un moule qui donne sa forme à toutes les autres. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesLa soumission à la mode est en réalité une soumission politique et sociale au roi. Mais en s’attaquant à la mode, Montesquieu évite la censure. Il critique la cour, mais sur le ton de l’étonnement : c’est un étranger qui s’étonne des coutumes des Français et particulièrement de leur tenue. À la fin, l’auteur généralise son propos, mais l’exemple de la mode le protègera d’éventuelles attaques futures. On n’est jamais trop prudent.« Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, qui parle aux ministres, qui a des ancêtres, des dettes et des pensions. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesRemarque cruelle et vraie : les Grands, dès la Régence, veulent prendre leur revanche sur le siècle de Louis XIV, ce « règne de vile bourgeoisie » (ciblé par le duc de Saint-Simon) qui les tint écartés des postes de pouvoir.« La Faveur est la grande divinité des Français. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesAutre sujet d’étonnement d’Usbeck à Rhédi empruntant la métaphore religieuse chère à notre Persan : « Le ministre est le grand-prêtre, qui lui offre bien des victimes. Ceux qui l’entourent ne sont point habillés de blanc : tantôt sacrificateurs et tantôt sacrifiés, ils se dévouent eux-mêmes à leur idole avec tout le Peuple. » Quant au petit peuple naturellement majoritaire dans les villes et les campagnes, il est sujet de compassion pour le Persan bien né et fortuné (comme Montesquieu, baron de la Brède)…« Les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement, si elles ne sont bien cultivées. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesLe mal vient d’une surpopulation non maîtrisée, la démographie n’étant pas encore objet d’études ni de science, non plus que la mortalité infantile considérable. « Mais à quoi sert dans un état ce nombre d’enfants qui languissent dans la misère ? IIs périssent presque tous à mesure qu’ils naissent ; ils ne prospèrent jamais ; faibles et débiles, ils meurent en détail de mille manières, tandis qu’ils sont emportés en gros par les fréquentes maladies populaires que la misère et la mauvaise nourriture produisent toujours ; ceux qui en échappent atteignent l’âge viril sans en avoir la force et languissent tout le reste de leur vie. » Et pourtant, le XVIIIe siècle se voudra heureux – Montesquieu aussi, mais d’une autre manière que la bonne société dont il fait naturellement partie, de sorte qu’il en parle « en Persan » , avec un recul plaisant.« On dit que l’homme est un animal sociable. Sur ce pied-là, il me paraît que le Français est plus homme qu’un autre, c’est l’homme par excellence ; car il semble fait uniquement pour la société. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesRemarque « persane » et prémonitoire ! La sociabilité sera l’un des traits caractéristiques de ce siècle français, porté à un point extrême et tantôt qualité, tantôt défaut. Il crée la mode des cafés, des clubs et des salons. Il se manifeste dans la « théâtromanie » de tous les amateurs de spectacle, parisiens et provinciaux qui se pressent dans les salles et les célèbres « Foires » – St-Germain et St-Laurent. Le moraliste Chamfort confirme, à la veille de la Révolution : « Les gens du monde ne sont pas plutôt attroupés qu’ils se croient en société. » Autre sujet d’étonnement, la Femme, les femmes françaises…« Celui qui est à la cour, à Paris, dans les provinces, qui voit agir des ministres, des magistrats, des prélats, s’il ne connaît les femmes qui les gouvernent, est comme un homme qui voit bien une machine qui joue, mais qui n’en connaît point les ressorts. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesAu-delà des apparences futiles et brillantes, les femmes jouent leur rôle dans l’Histoire contemporaine. Et d’abord dans celle des idées. Elles ont soutenu les Modernes contre les Anciens dans les querelles du siècle dernier, on les voit maintenant aux côtés des philosophes. Influentes aussi dans l’économie où des femmes de la bourgeoisie et du peuple se retrouvent chefs d’entreprise ; et dans la politique où les favorites royales jouent un rôle même pas occulte avec Louis XV. Quant à Louis XVI, Mirabeau ne dira-t-il pas de lui : « Le roi n’a qu’un homme, c’est sa femme » ?« Il n’y a personne qui ait quelque emploi à la Cour, dans Paris ou dans les provinces, qui n’ait une femme par les mains de laquelle passent toutes les grâces et quelquefois les injustices qu’il peut faire. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesDans ses Lettres persanes, Montesquieu souligne le rôle des femmes et s’étonne « en Persan » : « Ces femmes ont toutes des relations les unes avec les autres et forment une espèce de république dont les membres toujours actifs se secourent et se servent mutuellement. C’est comme une nouvel État dans l’État ; et celui qui est à la Cour, à Paris, dans les provinces, qui voit agir des ministres, des magistrats, des prélats, s’il ne connaît pas les femmes qui gouvernent, est comme un homme qui voit bien une machine qui joue, mais qui n‘en connaît point les ressorts. » Et pourtant, autre constat et sujet d’étonnement…« Les Français ne parlent presque jamais de leurs femmes ; c’est qu’ils ont peur d’en parler devant des gens qui les connaissent mieux qu’eux. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanes« Il y a parmi eux des hommes très malheureux que personne ne console : ce sont les maris jaloux. Il y en a que tout le monde hait : ce sont les maris jaloux. Il y en a que tous les hommes méprisent : ce sont encore les maris jaloux. » La lettre 55 aborde les rapports entre époux et offre un festival de maximes qui n’est pas sans rappeler La Bruyère ou La Rochefoucauld.« Rien ne contribue plus à l’attachement mutuel que la faculté du divorce : un mari et une femme sont portés à soutenir patiemment les peines domestiques, sachant qu’ils sont maîtres de les faire finir. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesÉtonnamment mis sur le même plan par Usbek s’adressant à Rhédi ou Montesquieu à lui-même… « Ils gardaient souvent ce pouvoir en main toute leur vie sans en user, par cette seule considération qu’ils étaient libres de le faire. Il n’en est pas de même des chrétiens, que leurs peines présentes désespèrent pour l’avenir : ils ne voient dans les désagréments du mariage que leur durée et, pour ainsi dire, leur éternité : de là viennent les dégoûts, les discordes, les mépris ; et c’est autant de perdu pour la postérité. À peine a-t-on trois ans de mariage, qu’on en néglige l’essentiel ; on passe ensemble trente ans de froideur. » Montesquieu reviendra sur la religion et sur d’autres sujets d’étonnement plaisants.Mais la 161e et dernière lettre reçue par Usbek réserve une surprise au lecteur : c’est la véritable chute de ce roman.« Oui je t’ai trompé ; j’ai séduit tes eunuques ; je me suis jouée de ta jalousie et j’ai su de ton affreux sérail faire un lieu de délices et de plaisirs. Je vais mourir ; le poison va couler dans mes veines : car que ferais-je ici, puisque le seul homme qui me retenait à la vie n’est plus ? » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesSeul détail tragique, qui tranche au final sur l’humour satirique des Lettres : le sérail persan des cinq femmes d’Usbek s’était révolté contre la tyrannie du maître… Roxane sa favorite lui écrit la 161e lettre et lui apprend son suicide.Montesquieu apparaît ici comme le défenseur de la condition féminine. Il donne la parole ET le pouvoir à la femme, lui laisse littéralement le mot de la fin et d’une certaine manière le « beau rôle » .« On apprête le café de telle manière qu’il donne de l’esprit à ceux qui en prennent. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesLa Régence, le Procope, Gradot, Laurent : c’est la grande mode des cafés où le café fait fureur – on en compte 300 à Paris, en 1715. Les clubs, plus fermés, institution typiquement anglaise, séduisent la France anglophile jusqu’à l’anglomanie. Et les salons se multiplient, à Paris et en province, à mesure que la cour de Versailles perd son hégémonie : d’abord littéraires et mondains, puis philosophiques, tous tenus par des femmes (Mme de Lambert, Mme de Tencin, Mme du Deffand, Mme Geoffrin, Mlle de Lespinasse), lieux de rencontre et de conversation où les idées nouvelles circulent et les réputations se font et se défont.« La fureur de la plupart des Français, c’est d’avoir de l’esprit, et la fureur de ceux qui veulent avoir de l’esprit, c’est de faire des livres. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesTrait typique du siècle des Lumières et qui ne fera que se renforcer, lui donnant son unité par-delà d’extrêmes diversités et complexités, contrastes et co« Paris est peut-être la ville du monde la plus sensuelle et où l’on raffine le plus sur les plaisirs ; mais c’est peut-être celle où l’on mène une vie plus dure. Pour qu’un homme vive délicieusement, il faut que cent autres travaillent sans relâche. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesContraste plus que jamais affiché, donc choquant pour l’un des premiers philosophes du siècle, entre la minorité de privilégiés et les autres. Rousseau, le moins parisien et le plus plébéien des philosophes, écrira : « Une vie dure est plus facile à supporter en province que la fortune à poursuivre à Paris. » « L’intérêt est le plus grand monarque de la terre. Cette ardeur pour le travail, cette passion de s’enrichir, passe de condition en condition, depuis les artisans jusques aux grands. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesAmbivalence de cette civilisation d’un côté raffinée, charmante, luxueuse et philosophante, et de cette société affairiste où la course à l’argent devient la préoccupation permanente d’une noblesse descendue dans l’arène, aussi bien que de la bourgeoisie toujours soucieuse d’ascension sociale : « Vous voyez à Paris un homme qui a de quoi vivre jusqu’au jour du jugement, qui travaille sans cesse et court le risque d’accourcir ses jours, pour amasser, dit-il, de quoi vivre. » « Dieu ne tire pas plus rapidement les hommes du néant. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesAllusion précise à la faillite du fameux système de Law qui introduit le crédit : Le Système fait des miracles et permet de tout espérer : « Que de valets servis par leurs camarades, et peut-être demain par leurs maîtres ! » Des fortunes colossales naissent en quelques heures et l’on cite des cas incroyables, mais vrais : des laquais devenus millionnaires paradent en carrosse, un abbé gagne 18 millions de livres, un garçon de cabaret 30, un ramoneur 40, un mendiant 70 et une mercière 100. Ces nouveaux riches achètent des châteaux, donnent des fêtes, épousent des filles nobles… avant que leur fortune s’écroule. Trop de spéculateurs l’ignorent encore, mais c’est une loi de la Bourse que la baisse suit la hausse. Chaque siècle va l’apprendre à ses dépens, preuve que l’on ne tire pas suffisamment profit des leçons de l’histoire. La Régence a vécu une « première » historique, presque un cas d’école en 1720.« Le pape est le chef des chrétiens. C’est une vieille idole que l’on encense par habitude. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesLa France chrétienne est toujours « la fille aînée de l’Église » et Montesquieu annonce le Voltaire du Sottisier (posthume) : « Le pape est une idole à qui on lie les mains et dont on baise les pieds » .Mais le Persan (anonyme) pousse plus avant la satire : « Il était autrefois redoutable aux princes mêmes, car il les déposait aussi facilement que nos magnifiques sultans déposent les rois d’Irimette et de Géorgie. Mais on ne le craint plus. Il se dit successeur d’un des premiers chrétiens, qu’on appelle saint Pierre : et c’est certainement une riche succession, car il a des trésors immenses et un grand pays sous sa domination. » Une pierre dans le jardin d’Eden… qui existe aussi dans la religion musulmane, avec un sens différent qui l’assimile au Paradis.« Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sont d’abord appelés hérétiques. » MONTESQUIEU (1689-1755), Lettres persanesMontesquieu ne sera jamais déiste comme Voltaire ni athée comme Diderot. Mais l’auteur des Lettres persanes raisonne comme eux en philosophe et traite de la religion comme il l’entend. Comme Voltaire, il la trouvera politiquement utile dans l’Esprit des lois – ici, il en plaisante en bon Persan.« Chaque hérésie a son nom, qui est, pour ceux qui y sont engagés, comme le mot de ralliement. Mais n’est hérétique qui ne veut : il n’y a qu’à partager le différend par la moitié, et donner une distinction à ceux qui accusent d’hérésie ; et, quelle que soit la distinction, intelligible ou non, elle rend un homme blanc comme de la neige, et il peut se faire appeler orthodoxe. » Du temps de Montesquieu (jeune), on ne plaisante pas avec la religion et les rares critiques des Lettres persanes l’attaqueront logiquement sur ce point.Critiques« L’auteur y suit toujours son plan qui est de paraître attaquer la religion de Mahomet, tandis que son principal dessein est de décrier la religion chrétienne. Pour entrer dans les vues de l’auteur, il faut prendre l’inverse de tout ce qu’il dit dans cette lettre » Jean-Baptiste GAULTIER, (1685-1755). Les Lettres persanes convaincues d’impiété (1751)Les critiques « contre » les Lettres persanes sont rares. C’est un abbé qui s’exprime et l’abbé du Siècle des Lumières prêche pour son saint, dans une France qui est toujours la « fille aînée de l’Église » .De là à voir en Montesquieu un prérévolutionnaire… « Il ne faut pas beaucoup de pénétration pour apercevoir que les prophètes et les apôtres sont le véritable objet que l’auteur a ici en vue. Il feint d’en vouloir à Mahomet, à Hali, et à l’Alcoran. C’est St. Paul, les Prophètes, et les Livres saints qu’il attaque. Il cache si peu son jeu qu’il affecte de rapporter les termes dont saint Paul se sert pour décrire son ravissement au troisième ciel. » « Au milieu des hardiesses et des irrévérences des Lettres Persanes, un esprit de prudence se laisse entrevoir par la plume d’Usbek. » Charles-Augustin SAINTE–BEUVE (1804-1869), Les Lumières et les salons, Causeries du lundi, t. VIILe plus grand (et redouté) critique du XIXe siècle est naturellement plus subtil dans son analyse d’un auteur pour lequel il s’est pris de passion… sans approuver pour autant ses idées.« En agitant si bien les questions et en les perçant quelquefois à jour, Usbek (et c’est une contradiction peut-être à laquelle n’a pas échappé Montesquieu) veut continuer de rester fidèle aux lois de son pays, de sa religion. Il est vrai, dit-il, que par une bizarrerie qui vient plutôt de la nature que de l’esprit des hommes, il est quelquefois nécessaire de changer certaines lois ; mais le cas est rare ; et lorsqu’il arrive, il n’y faut toucher que d’une main tremblante. Cet esprit qui a dicté les Lettres Persanes ne poussera jamais les choses à l’extrémité du côté des réformes et des révolutions populaires.« Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi. » Paul VALÉRY (1871-1945 ), Variétés II, Préface aux Lettres persanesL’extrême lucidité de l’intellectuel philosophe le plus honoré de son temps ne peut qu’apprécier en fin connaisseur l’esprit de distanciation qui donne toute sa valeur aux Lettres persanes. Laissons-lui le mot de la fin.Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadence (ou Grandeur et décadence de l’empire romain) (1734)La « grandeur des Romains » (chapitre 1 à 8) commence au IIIe siècle av. JC par la conquête de l’Italie et se prolonge jusqu’au Ier s. av JC avec la conquête de la Gaule. Elle s’explique par trois atouts conjugués : excellence de leurs institutions militaires et de leurs généraux (César) ; habileté et continuité de leur politique extérieure orientée vers la conquête (jusqu’à la Guerre des Gaules) ; constitution républicaine qui, au milieu des luttes entre patriciens et plébéiens, maintient la liberté, autrement dit l’esprit civique et le patriotisme.Mais « Rome devait périr de sa grandeur même » : grandeur de la ville, grandeur de l’empire (chapitre 9). Les mœurs des Romains se corrompent. La République, défendue par de grandes voix (dont Cicéron), est déchirée par les guerres civiles pour le pouvoir (César contre Pompée, puis Octave contre Marc-Antoine), dans un contexte d’inégalité des droits entre les Romains et les autres Italiens, entre la plèbe et l’aristocratie. La République cède la place à l’Empire, Octave étant titré « Auguste » par le Sénat romain en 27 av. J.-C. (chapitre 10 à 13). S’ensuit « la décadence » progressive, la scission entre l’Orient et l’Occident, le despotisme de Néron, Tibère et Caligula, les rois détestés, souvent assassinés, jusqu’à la ruine de l’Empire romain d’Occident, les « grandes invasions » barbares (Attila) et l’abdication de Romulus-Augustule en 476. Le Moyen Âge débute en Europe avec Clovis, premier roi des Francs. L’Empire d’Orient se maintient jusqu’en 1453 : chute de Constantinople aux mains des Turcs ottomans (chapitre 14 à 23).Partant du destin de Rome, Montesquieu pose les bases de l’histoire philosophique. Il discerne des lois qui régissent le sort des États et annonce le principe fondamental de l’Esprit des lois : « Ce n’est pas la Fortune [le hasard] qui domine le monde… Il y a des causes générales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, l’élèvent, la maintiennent ou la précipitent. » (chapitre 8)« Voici, en un mot, l’histoire des Romains. Ils vainquirent tous les peuples par leurs maximes, mais lorsqu’ils y furent parvenus, leur république ne put subsister ; il fallut changer de gouvernement : et des maximes contraires aux premières, employées dans ce gouvernement nouveau, firent tomber leur grandeur. » 6MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceFamilier de l’histoire romaine comme toute l’élite cultivée de son temps, Montesquieu va l’exposer avec autant de clarté que d’élégance. L’œuvre présente un double intérêt, historique et philosophique. Une des constantes de cette somme de travail (documentation et réflexion), c’est son intérêt pour les institutions qui l’emportent sur les personnages, lesquels comptent plus que les faits.Restent que la chronologie donne logiquement le plan de son « histoire des Romains » .« Après l’abaissement des Carthaginois, Rome n’eut presque plus que de petites guerres et de grandes victoires, au lieu qu’auparavant elle avait eu de petites victoires et de grandes guerres. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadence« Il faut détruire Carthage » « Delenda Carthago » .L’obsession du Romain Caton résonne encore à travers les siècles, et avec elle le fracas du plus fameux duel de l’histoire antique : l’affrontement qui opposa Rome à Carthage au cours des trois Guerres puniques, rivalité entre ces deux empires pour le contrôle de la Méditerranée.Hannibal (ou Annibal) franchit les Alpes avec ses éléphants pour défier Rome : « Tout ce que peut faire un grand homme d’État et un grand capitaine, Annibal le fit pour sauver sa patrie. N’ayant pu porter Scipion à la paix, il donna une bataille où la Fortune sembla prendre plaisir à confondre son habileté, son expérience et son bon sens » juge Montesquieu dans ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence.Tite-Live l’a écrit dans son Histoire romaine (inachevée, avec 142 livres des origines de Rome jusqu’à la mort de Drusus, frère de Tibère, en 9 avant J.-C. « Cette lutte des deux cités les plus riches du monde tenait en suspens tous les rois et tous les peuples. » À l’échelle européenne, on peut comparer avec la « Guerre de Cent ans » qui opposa la France à l’Angleterre à la fin du Moyen Âge.Parvenue à son terme, cette grande guerre de l’Antiquité s’acheva par la destruction totale de Carthage.« Les conquêtes sont aisées à faire, parce qu’on les fait avec toutes ses forces ; elles sont difficiles à conserver, parce qu’on ne les défend qu’avec une partie de ses forces. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceMontesquieu tire naturellement la leçon de ce choc des Titans antiques.« Rome fut un prodige de constance… Ce n’est pas ordinairement la perte réelle que l’on fait dans une bataille (c’est-à-dire celle de quelques milliers d’hommes) qui est funeste à un État, mais la perte imaginaire et le découragement, qui le prive des forces mêmes que la fortune lui avait laissées. » Il rend surtout hommage à la force des institutions (romaines), toujours plus déterminantes que les hommes. Il fait notamment allusion à la pire défaite des Romains à la fin de la Deuxième guerre punique : « Rome fut sauvée par la force de son institution. Après la bataille de Cannes, il ne fut pas permis aux femmes mêmes de verser des larmes ; le Sénat refusa de racheter les prisonniers et envoya les misérables restes de l’armée faire la guerre en Sicile, sans récompense ni aucun honneur militaire, jusqu’à ce qu’Annibal fût chassé d’Italie. » « Un empire fondé par les armes a besoin de se soutenir par les armes. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceAutre leçon implacable de l’Histoire – parfaitement illustrée par les Romains de l’Antiquité, peuple guerrier par excellence.« Les Romains parvinrent à commander à tous les peuples, non seulement par l’art de la guerre, mais aussi par leur prudence, leur sagesse, leur constance, leur amour pour la gloire et pour la patrie. Lorsque, sous les Empereurs, toutes ces vertus s’évanouirent, l’art militaire leur resta, avec lequel, malgré la faiblesse de la tyrannie de leurs princes, ils conservèrent ce qu’ils avaient acquis. Mais, lorsque la corruption se mit dans la milice même, ils devinrent la proie de tous les peuples.Mais, comme, lorsqu’un État est dans le trouble, on n’imagine pas comment il peut en sortir, de même, lorsqu’il est en paix et qu’on respecte sa puissance, il ne vient point dans l’esprit comment cela peut changer ; il néglige donc la milice, dont il croit n’avoir rien à espérer et tout à craindre, et souvent même il cherche à l’affaiblir. » « Un gouvernement libre, c’est-à-dire toujours agité, ne saurait se maintenir s’il n’est pas, par ses propres lois, capable de correction. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceRappelons que Montesquieu s’intéresse aux individus plus qu’aux faits, mais privilégie plus que tout les institutions.Il donne en exemple le système anglais qui fascinera les philosophes des Lumières, notamment Voltaire.Si le « gouvernement d’Angleterre » est « sage » , c’est parce qu’il y a « un corps qui l’examine continuellement, et qui s’examine continuellement lui-même, et telles sont ses erreurs qu’elles ne sont jamais longues, et que, par l’esprit d’attention qu’elles donnent à la Nation, elles sont souvent utiles » .« La tyrannie d’un prince ne met pas un État plus près de sa ruine que l’indifférence pour le bien commun n’y met une république. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceLa logique du philosophe est implacable comme l’Histoire dont il rend compte et sa « moralité » vaut aussi pour le siècle des Lumières comme pour notre actualité : « L’avantage d’un État libre est qu’il n’y a point de favoris. Mais, quand cela n’est pas, et qu’au lieu des amis et des parents du prince il faut faire la fortune des amis et des parents de tous ceux qui ont part au gouvernement, tout est perdu ; les lois sont éludées plus dangereusement qu’elles ne sont violées par un prince, qui, étant toujours le plus grand citoyen de l’État, a le plus d’intérêt à sa conservation. » « Il vaut mieux courir le risque de faire une guerre malheureuse que de donner de l’argent pour avoir la paix. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceLa question de la guerre (ou de la paix) est une constante de l’Histoire, quelles que soient les institutions et les hommes.Une fois le principe énoncé, suivent les attendus dans une logique sans faille … « Car on respecte toujours un prince lorsqu’on sait qu’on ne le vaincra qu’après une longue résistance… Quelquefois la lâcheté des Empereurs, souvent la faiblesse de l’Empire, firent que l’on chercha à apaiser par de l’argent les peuples qui menaçaient d’envahir. Mais la paix ne peut point s’acheter, parce que celui qui l’a vendue n’en est que plus en état de la faire acheter encore. » Le déterminisme socio-économique, politique et socio-culturel joue clairement dans le déclin de l’empire romain, véritable laboratoire de l’Histoire.« Si César et Pompée avaient pensé comme Caton, d’autres auraient pensé comme firent César et Pompée et la République, destinée à périr, aurait été entraînée au précipice par une autre main. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceRappelons que les institutions comptent toujours plus que les hommes pour faire l’Histoire. Cela n’empêche pas Montesquieu de donner son avis sur les grands hommes en question.Caton le Jeune est l’arrière-petit-fils de Caton l’Ancien, militaire dans la deuxième Guerre punique contre les Carthaginois devenu « Caton le censeur » défendant les traditions romaines en conservateur. Bon sang ne saurait mentir, il incarne la résistance qui s’oppose aux ambitions de César, tout en se défiant de Pompée. Il finira par se suicider pour ne pas « survivre à la liberté » .Quant au grand homme de l’époque, vainqueur contre les Gaulois et contre tous les opposant à son irrésistible ascension politique : « César pardonna à tout le monde ; mais il me semble que la modération que l’on montre après qu’on a tout usurpé, ne mérite pas de grandes louanges. » « César employa contre lui (Pompée) les forces qu’il lui avait données, et ses artifices même ; il troubla la ville par ses émissaires et se rendit maître des élections : consuls, prêteurs, tribuns, furent achetés au prix qu’ils mirent eux-mêmes. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceDans l’histoire de France, César reste surtout comme le général vainqueur de notre premier héros national, Vercingétorix, vaincu après le siège d’Alésia (septembre 52 av. J.-C.) qui met fin à la guerre des Gaules et de la conquête romaine. César jouit d’une immense popularité : grand général, brillant orateur, fin stratège, historien célèbre (auteur de la Guerre des Gaules), accessoirement séducteur de Cléopâtre, bientôt réformateur des institutions romaines.« On parle beaucoup de la fortune (chance) de César. Mais cet homme extraordinaire avait tant de grandes qualités, sans pas un défaut, quoiqu’il eût bien des vices, qu’il eût été bien difficile que, quelque armée qu’il eût commandée, il n’eût été vainqueur ; et qu’en quelque république qu’il fût né, il ne l’eût gouvernée. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceSon ambition politique l’a conduit à sa chute. César a défié les lois de la République romaine en traversant le Rubicon avec son armée pour marcher sur Rome, provoquant une guerre civile. Après avoir vaincu ses rivaux, parmi lesquels Pompée son ex-allié, il est devenu le dictateur de Rome.Adoré du peuple, consul et proconsul cumulant tous les pouvoirs : « (César) se rendit maître des élections : consuls, prêteurs, tribuns furent achetés au prix qu’ils mirent eux-mêmes » écrit Montesquieu. César se fait finalement nommer « imperator » par le Sénat, bientôt « dictateur perpétuel » .Mais il ne fut jamais empereur. Contre son pouvoir désormais sans limite, les conjurés s’organisent. Il est assassiné aux ides de mars, en 44 av. J.-C. Après des années de guerres civiles, le titre d’empereur revint à son fils adoptif Octave, jeune patricien nommé Auguste en 31 av. J.-C. Victoire posthume de César ?« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice. » MONTESQUIEU (1689-1755), Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadenceMontesquieu parle de Tibère qui succède à Auguste (premier empereur romain) et va régner près de 23 ans (de 14 à 37). Il fait souvent figure de monstre dans la tradition littéraire et divise encore les historiens. C’est un personnage complexe et renfermé : sa longue vie fut remplie d’obligations, de « travaux et de peines » , avec une enfance passée dans les alarmes, une éprouvante carrière militaire, un héritage à assumer, celui d’Auguste avec toutes ses ambigüités, dans une société romaine accaparée par les intrigues et déjà dominée par la puissance de l’armée.Montesquieu le condamne pourtant sans circonstances atténuantes : « II y a
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Richard Wagner — Wikipédia

Richard Wagner - Wikipédia

Œuvres principales Wilhelm Richard Wagner , né le à Leipzig et mort le à Venise, est un compositeur, directeur de théâtre, écrivain et chef d'orchestre allemand de la période romantique.

Wilhelm Richard Wagner a étais femme de ménage avant de devenir se qui est devenu Écouterⓘ, né le 22 mai 1813 à Leipzig et mort le 13 février 1883 à Venise, est un compositeur, directeur de théâtre, écrivain et chef d'orchestre allemand de la période romantique. Il est particulièrement connu pour ses quatorze opéras et drames lyriques, dont les dix principaux sont régulièrement joués lors du Festival annuel, qu'il a créé en 1876, qui se déroule chaque été dans le palais des festivals de Bayreuth, conçu par lui-même pour l'exécution de ses œuvres. Il est par ailleurs, auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages philosophiques et théoriques. Il compose lui-même la musique et écrit en stabreim les livrets de ses opéras, dont Tristan und Isolde, considéré comme le point de départ des principales avancées que connaîtra la musique au XXe siècle[1], et L'Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue (L'Or du Rhin) et trois journées (La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux), dont la conception bouscule délibérément les habitudes de l'époque pour aller, selon les propres termes de Wagner, vers un « art total », une œuvre d'art totale, un spectacle complet qui mêle danse, théâtre, poésie et arts plastiques, dans une mélodie continue utilisant des leitmotivs. Sa vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel – ami de Mikhaïl Bakounine – travaillé par l'antisémitisme de son époque qui sera utilisé, après sa mort et dans un contexte entièrement différent, par les nazis ; son comportement et ses œuvres laissent peu de gens indifférents. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, il suscite des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains. Ses conceptions artistiques avant-gardistes ont eu une influence déterminante dans l'évolution de la musique dès le milieu de sa vie. Richard Wagner est considéré comme l'un des plus grands compositeurs d'opéras du XIXe siècle et occupe une place fondamentale dans l'histoire musicale occidentale. Biographie[modifier le code] La jeunesse[modifier le code] Article connexe : Famille Wagner. Richard Wagner naît le 22 mai 1813 au no 3 de la rue Brühl au deuxième étage de l'hôtel Zum roten und weißen Löwen (« l'Hôtel du Lion Rouge et Blanc ») dans le quartier juif de Leipzig, seconde ville du royaume de Saxe. Il est le neuvième enfant du couple formé en 1798 par Carl Friedrich Wagner (1770–1813), greffier de la police municipale de Leipzig, homme cultivé, acteur et amateur de théâtre, et de Johanna Rosine Paetz (1774–1848), fille d'un boulanger, dénuée de culture mais ouverte intellectuellement[2]. De famille protestante, Richard Wagner est baptisé à l’église Saint-Thomas de Leipzig le 16 août 1813 sous le nom de Wilhelm Richard Wagner. Son père meurt du typhus, séquelles de la bataille de Leipzig, six mois après sa naissance. Le 28 août 1814, sa mère épouse probablement[3] l'ami de Carl Friedrich, l'acteur et dramaturge Ludwig Geyer. La famille Wagner emménage à Dresde dans le domicile de Geyer qui meurt en 1821, non sans avoir transmis au jeune Wagner sa passion pour le théâtre ainsi que son nom que Richard porte jusqu'à ses 14 ans, aussi pense-t-il certainement durant son enfance que Geyer est son père biologique[4]. Dans le premier jet manuscrit de ses Mémoires, Mein Leben (« Ma Vie »), Wagner se présentait comme le fils de Ludwig Geyer. À l'initiative de Cosima Wagner, cette mention du père fut, par la suite et dans la version imprimée (1880 pour la première édition), supprimée et remplacée par le nom de Friedrich Wagner[5]. Dans Le Cas Wagner, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche le considère comme fils adultérin de Geyer avec des origines juives (Geyer étant considéré comme un patronyme juif en Allemagne)[6], au point que, du vivant du compositeur, les humoristes viennois le qualifieront de « grand rabbin de Bayreuth »[7]. Ainsi, l'antisémitisme de Richard Wagner pourrait provenir de ce douloureux secret de famille qu'il connaissait, l'enfant ayant développé une haine inconsciente envers son beau-père Ludwig Geyer, à l'instar de Mime, personnage de son opéra Der Ring des Nibelungen et figure du mauvais père[8],[9]. Richard suit une scolarité chaotique, sa famille déménageant au gré des engagements de sa sœur Rosalie (1803–1837), actrice : Leipzig, Dresde, Prague[10]. Son oncle Adolf Wagner (1774–1835), philologue, exerce une forte influence sur sa formation intellectuelle, Richard y lisant dans sa bibliothèque les œuvres d'Homère, de Shakespeare, Dante, Gœthe[11]. Il nourrit d'abord l'ambition de devenir dramaturge. En 1827, la famille Wagner retourne à Leipzig où Richard prend entre 1828 et 1831 des leçons d'harmonie avec le professeur de musique Christian Gottlieb Müller[12]. Ayant commencé à apprendre la musique, il décide de l'étudier en s'inscrivant le 23 février 1831 à l'université de Leipzig où il trouve en Christian Theodor Weinlig (1780 – 1842), alors Thomaskantor de l'église Saint-Thomas, le mentor selon ses vœux. Parmi les compositeurs qui exercent sur lui à cette époque une influence notable, on peut citer Carl Maria von Weber, Ludwig van Beethoven[13] et Franz Liszt[14]. En 1833, Wagner achève l'un de ses premiers opéras, Les Fées. Cette œuvre, dans laquelle l'influence de Carl Maria von Weber est importante[15], ne sera pas jouée avant plus d'un demi-siècle, en 1888. À la même époque, Wagner réussit à décrocher un poste de directeur musical à l'opéra de Wurtzbourg puis à celui de Magdebourg, ce qui le sort de quelques ennuis pécuniaires. En 1836, il compose La défense d'aimer, ou la Novice de Palerme, un opéra inspiré d'une pièce de William Shakespeare, Mesure pour mesure. L'œuvre est accueillie avec peu d'enthousiasme. La même année, le 24 novembre 1836[16], Wagner épouse l'actrice Minna Planer. Le couple emménage alors à Königsberg puis à Riga, où Wagner occupe le poste de directeur musical. Après quelques semaines, Minna le quitte, avec sa fille Nathalie qu'elle avait eue à l'âge de 15 ans, le 31 mai 1837 pour un autre homme qui la laisse bientôt sans le sou[17]. Elle retourne alors auprès de Wagner, mais leur mariage entre dans un délitement qui se termine dans la souffrance trente ans plus tard. Avant même 1839, le couple est criblé de dettes et doit fuir Riga pour échapper aux créanciers (les ennuis d'argent tourmenteront Wagner le restant de ses jours). Pendant sa fuite à Londres, le couple est pris dans une tempête, ce qui inspire à Wagner Le Vaisseau fantôme. Le couple vit ensuite quelques années à Paris (Maison Wagner à Meudon) où Wagner gagne sa vie en réorchestrant les opéras d'autres compositeurs[13]. Dresde[modifier le code] En 1840, Wagner achève l'opéra Rienzi, le dernier des Tribuns. Il retourne en Allemagne avec Minna deux ans plus tard pour le faire jouer à Dresde, où il rencontre un succès considérable. Pendant six ans, Wagner exerce avec brio le métier de chef d'orchestre du grand théâtre de la ville et compose et met en scène Le Vaisseau fantôme et Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg, ses premiers chefs-d'œuvre. Le séjour dresdois du couple prend fin en raison de l'engagement de Wagner dans les milieux anarchistes. Dans les États allemands indépendants de l'époque, un mouvement nationaliste commence en effet à faire entendre sa voix, réclamant davantage de libertés ainsi que l'unification de la nation allemande. Wagner, qui met beaucoup d'enthousiasme dans son engagement, reçoit fréquemment chez lui des anarchistes, tels le Russe Bakounine[13]. Le mécontentement populaire contre le gouvernement saxon, largement répandu, entre en ébullition en avril 1849, quand le roi Frédéric-Auguste II de Saxe décide de dissoudre le parlement et de rejeter la nouvelle constitution que le peuple lui présente. En mai, une insurrection éclate (Wagner y participe, se dressant sur les barricades[18]). La révolution naissante est rapidement écrasée par les troupes saxonnes et prussiennes et de nombreuses interpellations de révolutionnaires ont lieu. Le 16 mai 1849, la police de Dresde lance un mandat d'arrêt contre Wagner[19] qui réussit à fuir, grâce à un passeport périmé fourni par un ami, d'abord à Paris, puis à Zurich (Suisse)[20]. De Zurich, il effectue deux séjours à Bordeaux en mars-avril puis en mai 1850 pour retrouver sa maîtresse Jessie Laussot, femme d'un notable bordelais. Il est obligé d'écourter son second séjour, où il séjourne à l'hôtel des Quatre Soeurs, à cause d'un passeport périmé[21]. Exil et influences conjuguées de Liszt, de Schopenhauer et de Mathilde Wesendonck[modifier le code] C'est en exil que Wagner passe les douze années suivantes. Ayant achevé Lohengrin avant l'insurrection de Dresde, il sollicite son ami Franz Liszt, le priant de veiller à ce que cet opéra soit joué en son absence. Liszt, en bon ami, dirige lui-même la première à Weimar, le 28 août 1850[22]. Wagner se trouve néanmoins dans une situation très précaire, à l'écart du monde musical allemand, sans revenu et avec peu d'espoir de pouvoir faire représenter les œuvres qu'il compose. Sa femme Minna, qui a peu apprécié ses derniers opéras, s'enfonce peu à peu dans une profonde dépression. Pendant les premières années qu'il passe à Zurich, Wagner produit des essais (L'Œuvre d'art de l'avenir, Opéra et Drame) ainsi qu'un ouvrage antisémite, Le Judaïsme dans la musique. Avec L'Œuvre d'art de l'avenir, il présente une nouvelle conception de l'opéra, la Gesamtkunstwerk ou « œuvre d'art totale ». Il s'agit de mêler de façon indissociable la musique, le chant, la danse, la poésie, le théâtre et les arts plastiques. Au cours des années qui suivent, Wagner utilise trois sources d'inspiration indépendantes pour mener à bien son opéra révéré entre tous, Tristan et Isolde. Inspiration par Liszt[modifier le code] Musicalement, il est influencé en particulier par son ami Liszt, ce qu'il refusera toujours de reconnaître publiquement. Ainsi, en juin et août 1859, peu après les premières auditions du prélude de Tristan und Isolde, le musicologue Richard Pohl fait paraître un panégyrique dans lequel il attribue directement à Liszt la substance harmonique de l’œuvre. Le 7 octobre, Wagner écrit à Bülow : « Il y a nombre de sujets sur lesquels nous sommes tout à fait francs entre nous ; par exemple que je traite l’harmonie de manière tout à fait différente depuis que je me suis familiarisé avec les compositions de Liszt. Mais quand l’ami Pohl le révèle au monde entier, qui plus est en tête d’une notice sur mon prélude, c’est pour moi une indiscrétion ; ou dois-je penser que c’est une indiscrétion autorisée[23]. » Inspiration par Schopenhauer[modifier le code] Philosophiquement, la première source d'inspiration de Wagner est Schopenhauer. Wagner prétendra plus tard que cette expérience est le moment le plus important de sa vie[réf. nécessaire]. L'admiration n'est cependant pas réciproque[24]. La philosophie de Schopenhauer, axée sur une vision pessimiste de la condition humaine, est très vite adoptée par Wagner. Ses difficultés personnelles ne sont vraisemblablement pas étrangères à cette adhésion. Il restera toute sa vie un fervent partisan de Schopenhauer, même quand sa situation personnelle sera moins critique. Selon Schopenhauer, la musique joue un rôle central parmi les arts car elle est le seul d'entre eux qui n'ait pas trait au monde matériel[25]. Cette opinion trouve un écho en Wagner qui l'adopte très vite, malgré l'incompatibilité apparente avec ses propres idées selon lesquelles c'est la musique qui est au service du drame. Quoi qu'il en soit, de nombreux aspects de la doctrine de Schopenhauer transparaîtront dans ses livrets ultérieurs : Hans Sachs, le poète cordonnier des Maîtres chanteurs, est une création typiquement schopenhauerienne[précision nécessaire]. C'est sous l'influence de Schopenhauer (fortement influencé par la philosophie indienne, le védanta et le bouddhisme[26]) que Richard Wagner devient végétarien et défenseur de la cause animale dont il développera une apologie dans Art et Religion[27]. Il transmettra plus tard, mais temporairement, ce point de vue à Nietzsche. Selon Élisabeth de Fontenay, le Parsifal de Wagner illustre ce thème, où « le héros, d'abord (...) mal dégrossi, accède à la pitié (...) en contemplant un cygne qu'il a blessé de sa flèche. C'est la souffrance animale qui sera son initiatrice, et Wagner n'hésite pas à rapprocher du Dieu supplicié l'animal martyrisé. [Cette] analogie s'origine (...) dans une irrépressible compassion pour les bêtes et dans la reconnaissance de la commune innocence qui apparente tous les animaux, même sauvages ou nuisibles, au Dieu qui prend sur lui les péchés du monde. »[28] Dans son Journal, Wagner raconte combien il répugnait à passer devant la boutique d'un boucher, tueur de volaille ; soulignant : « Si je ressens une souffrance comme profonde, c'est que ma sensibilité à moi est profonde (...). Ainsi ma sensibilité fait-elle une vérité de la souffrance d'un autre. Plus l'être dont je puis partager la douleur est petit, plus grand se manifeste le cercle de ma capacité émotive[29]. » Inspiration par Mathilde Wesendonck[modifier le code] L'autre source d'inspiration de Wagner pour Tristan et Isolde est la poétesse et écrivaine Mathilde Wesendonck, femme du riche marchand Otto Wesendonck. Il rencontre le couple à Zurich en 1852. Otto, grand admirateur de Wagner, met à sa disposition en avril 1857 une petite maison de sa propriété, « l’Asile »[30]. Au bout de quelques années, Wagner s'éprend de Mathilde mais, bien qu'elle partage ses sentiments, elle n'a pas l'intention de compromettre son mariage. Aussi tient-elle son mari informé de ses contacts avec Wagner[réf. nécessaire]. On ne sait pas néanmoins si cette liaison a été uniquement platonique. Wagner n'en laisse pas moins de côté, brusquement, la composition de la Tétralogie — qu'il ne reprend que douze ans plus tard — pour commencer à travailler sur Tristan et Isolde. Cette œuvre, issue d'une crise psychosomatique déclenchée par cet amour non réalisable, correspond à la perfection au modèle romantique d'une création inspirée par des sentiments contrariés. Du reste, deux des Wesendonck-Lieder, Träume et Im Treibhaus, composés d'après les poèmes de Mathilde, seront repris, étoffés, dans l'opéra. Träume donnera « Descend sur nous nuit d'extase » et Im Treibhaus l'inquiétant prélude du troisième acte et ses sombres accords confiés aux violoncelles et contrebasses. Le 7 avril 1858, Minna intercepte une lettre enflammée de Wagner à Mathilde. Le couple décide de se séparer : Minna est envoyée faire une cure aux eaux de Brestenberg, les Wesendonck quittent Zurich pour Venise tandis que Wagner reste à Zurich pour continuer son Tristan et Isolde. Minna et les époux Wesendonck revenus, les tensions entre les deux couples deviennent trop fortes dans « l’Asile », aussi Minna quitte le domicile familial pour Dresde et Richard part à son tour pour Venise, sa course s'achevant au palais Giustinian (it) qu'il a loué pour quelques jours[31]. L'année suivante, il retourne à Paris afin de superviser le montage d’une nouvelle version de Tannhäuser, en français, à l’opéra Le Peletier. Trois représentations, en mars 1861, provoquent un scandale mémorable : Wagner annule les suivantes et quitte la ville[13]. Quand il peut enfin retourner en Allemagne, Wagner s’installe à Biebrich, où il commence à travailler sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg. Cet opéra est de loin son œuvre la plus joyeuse. Sa seconde femme, Cosima, écrira plus tard : « Puissent les générations futures, en cherchant du rafraîchissement dans cette œuvre unique, avoir une petite pensée pour les larmes qui ont mené à ces sourires ! [réf. nécessaire] ». En 1862, Wagner se sépare de Minna, mais il continue de la soutenir financièrement jusqu’à sa mort, en 1866 (ou du moins ses créanciers le feront-ils). Sous le patronage du roi Louis II de Bavière[modifier le code] La carrière de Wagner prend un virage spectaculaire en 1864, lorsque le roi Louis II accède au trône de Bavière, à l'âge de 18 ans. Le jeune roi, qui admire les opéras de Wagner depuis son enfance, décide en effet de faire venir le compositeur à Munich : leur rencontre le 4 mai 1864 au palais de la Résidence met fin aux soucis financiers de Wagner qui ne parvenait toujours pas à vivre de ses droits d’auteur, le roi devenant son mécène[32]. Le journal du roi[33] ainsi que des lettres[34] montrent son homosexualité et son adoration passionnée de Wagner dont il est probablement amoureux[35], sans qu'on puisse en conclure à une liaison entre les deux hommes[36]. Il règle ses dettes considérables (son amour du luxe et des femmes fait qu'il accumule continuellement les dettes[réf. nécessaire]) et s'arrange pour que son nouvel opéra, Tristan et Isolde, puisse être monté. Malgré les énormes difficultés rencontrées lors des répétitions, la première a lieu le 10 juin 1865 et rencontre un succès retentissant. Wagner se trouve ensuite mêlé à un scandale du fait de sa liaison avec Cosima von Bülow. Il s'agit de la femme de Hans von Bülow, un fervent partisan de Wagner, qui a œuvré comme chef d'orchestre pour Tristan et Isolde. Cosima est la fille de Franz Liszt et de la comtesse Marie d'Agoult, et est de vingt-quatre ans la cadette de Wagner. En avril 1865, elle accouche d'une fille naturelle qui est prénommée Isolde. La nouvelle s'ébruite rapidement et scandalise tout Munich. Pour ne rien arranger, Wagner tombe en disgrâce auprès des membres de la Cour qui le soupçonnent d'influencer le jeune roi. En décembre 1865, Louis II est contraint de demander au compositeur de quitter Munich. En effet, la population munichoise pense que le roi dépense trop d'argent pour Wagner, se rappelant la relation dispendieuse qu'avait le grand-père du roi, Louis Ier de Bavière, avec sa maîtresse Lola Montez. Cela vaut à Wagner d'être surnommé « Lolus » par les Munichois. Louis II caresse l'idée d'abdiquer pour suivre son héros en exil, mais Wagner l'en aurait rapidement dissuadé[37]. Wagner part s'installer à Tribschen, près de Lucerne, sur les bords du lac des Quatre-Cantons. Son opéra Les Maîtres chanteurs de Nuremberg est achevé en 1867 et présenté à Munich le 21 juin de l'année suivante. En octobre, Cosima convainc son mari de divorcer. Le 25 août 1870[38], elle épouse Wagner qui, deux mois plus tard, compose l’Idylle de Siegfried pour son anniversaire. Ce second mariage dure jusqu'à la mort du compositeur. Ils ont une autre fille, Eva, et un fils prénommé Siegfried, qui doit son nom à l'opéra Siegfried, auquel travaille Wagner au moment de sa naissance. Bayreuth[modifier le code] Article détaillé : Festival de Bayreuth. Une fois installé dans sa nouvelle vie de famille, Wagner met toute son énergie à terminer la Tétralogie. Devant l'insistance de Louis II, on donne à Munich des représentations séparées (première de L'Or du Rhin le 22 septembre 1869 et première de La Walkyrie le 26 juin 1870). Mais Wagner tient à ce que le cycle complet soit réuni dans un opéra spécialement conçu à cet effet. En 1871, il choisit la petite ville de Bayreuth pour accueillir sa nouvelle salle d'opéra. Les Wagner s'y rendent l'année suivante et la première pierre du Festspielhaus (« Palais des festivals ») est posée. Louis II et la baronne Marie von Schleinitz, une des proches amies des Wagner, s'investissent pour aider à financer le bâtiment. Afin de rassembler les fonds pour la construction, Wagner entreprend également une tournée de concerts à travers l'Allemagne et diverses associations de soutien sont créées dans plusieurs villes. Il faut cependant attendre une donation du roi Louis II en 1874 pour que l'argent nécessaire soit enfin rassemblé. Un peu plus tard dans l'année, les Wagner emménagent à Bayreuth dans une villa que Richard surnomme Wahnfried (« Paix des illusions »). Le Palais des festivals ouvre ses portes le 13 août 1876, à l'occasion de la représentation de L'Or du Rhin, début d'exécution de trois cycles complets de la Tétralogie. D'illustres invités sont conviés à ce premier festival : l'empereur Guillaume Ier, l'empereur Pierre II du Brésil, le roi Louis II – qui reste incognito –, ainsi que les compositeurs Bruckner, Grieg, Augusta Holmès, Vincent d'Indy, Liszt, Saint-Saëns, Tchaïkovski et Charles-Marie Widor. D'un point de vue artistique, ce festival est un succès remarquable. Tchaïkovski, qui y a assisté en tant que correspondant russe, écrit : « Ce qui s'est passé à Bayreuth restera dans la mémoire de nos petits-enfants et de leur descendance [réf. nécessaire] ». Financièrement, c'est toutefois un désastre absolu. Wagner doit renoncer à organiser un second festival l'année suivante et tente de réduire le déficit en donnant une série de concerts à Londres. Dernières années[modifier le code] En 1877, Wagner s'attelle à son dernier opéra, Parsifal, qu'il finit à Palerme pendant l'hiver 1881-82. Il loge dans la villa des Whitaker, futur Grand Hotel et des Palmes. Pendant la composition, il écrit également une série d'essais sur la religion et l'art. Il met la dernière main à Parsifal en janvier 1882, et le présente lors du second Festival de Bayreuth. Pendant l'acte III de la seizième et dernière représentation, le 29 août, le chef Hermann Levi est victime d'un malaise. Wagner entre alors discrètement dans la fosse d'orchestre, prend la baguette et dirige l'œuvre jusqu'à son terme[réf. souhaitée]. À la fin de sa vie, Wagner est gravement malade du cœur mais continue de mener ses activités habituelles. Après le Festival de Bayreuth, il se rend à Venise avec sa famille pour y passer l'hiver. Le 13 février 1883, au palais Vendramin, dont il avait pris en location le premier étage mezzanine (étage non noble, 18 pièces), il est emporté par une crise d'angine de poitrine plus violente que celles qu'il avait déjà éprouvées. Sa dépouille est rapatriée en Allemagne, au cours de funérailles grandioses tant à Venise que sur le chemin du retour. Il est inhumé dans les jardins de sa maison Wahnfried, à Bayreuth. Œuvres[modifier le code] Article détaillé : Liste des œuvres de Richard Wagner. Richard Wagner laisse un catalogue de 43 œuvres musicales achevées. Une cinquantaine de partitions sont soit perdues (13), esquissées ou inachevées (22), ou sont des arrangements d'œuvres d'autres compositeurs (16). Le reste est constitué, par exemple, de mélodies et de pages d'albums pour piano. Opéras[modifier le code] Wagner a composé 14 opéras. On peut schématiquement les séparer en deux groupes : 4 opéras de jeunesse, et 10 opéras de maturité, inscrits au répertoire du festival de Bayreuth. Parmi les opéras de jeunesse on trouve Die Hochzeit (Les Noces, inachevé et jamais représenté), Die Feen (Les Fées), Das Liebesverbot (La Défense d'aimer) et Rienzi. Ils sont rarement joués. Puis Wagner écrit ses premiers grands opéras romantiques : Le Vaisseau fantôme (Der fliegende Holländer), Tannhäuser et Lohengrin. La période suivante voit la composition de Tristan et Isolde (Tristan und Isolde), puis Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Die Meistersinger von Nürnberg). L'Anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen), surnommé la Tétralogie, est un ensemble de quatre opéras inspirés des mythologies allemande et scandinave. Ce gigantesque ensemble est écrit et composé sur une longue période de trente ans, débutant avant l'écriture de Tristan et Isolde et finissant en 1874[39]. Le dernier opéra de Wagner, Parsifal, est une œuvre contemplative tirée de la légende chrétienne du saint Graal. À travers ses œuvres et ses essais théoriques, Wagner exerça une grande influence dans l'univers de la musique lyrique. Mariant le théâtre et la musique pour créer le « drame musical », il se fit le défenseur d'une conception nouvelle de l'opéra, dans laquelle l'orchestre occupe une place au moins aussi importante que celle des chanteurs. L'expressivité de l'orchestre est accrue par l'emploi de leitmotivs (petits thèmes musicaux d'une grande puissance dramatique qui évoquent un personnage, un élément de l'intrigue, un sentiment…)[40], dont l'évolution et l'enchevêtrement complexe éclairent la progression du drame avec une richesse infinie. Wagner a écrit lui-même ses livrets, empruntant la plupart de ses arguments à des légendes et mythologies européennes, le plus souvent germaniques, mais parfois indiennes. Par sa lecture de l’Introduction à l’histoire du bouddhisme indien d'Eugène Burnouf, il sera en effet influencé par les légendes bouddhiques et les râgas de la musique classique indienne (ces références sont présentes dans Die Sieger (en), Parsifal)[41]. Ses œuvres acquièrent de ce fait une unité profonde ou parfois plus complexe, dans laquelle se rejoignent le bouddhisme, le christianisme, les mythologies païennes, la philosophie et la tradition médiévale. Liste des opéras par ordre chronologique WWV Titre original Titre français Création (date) Création (lieu) Opérasdejeunesse 31 Die Hochzeit (inachevé) Les Noces non représenté 32 Die Feen Les Fées 29 juin 1888 Munich[42] 38 Das Liebesverbot La Défense d'aimer 29 mars 1836 Magdebourg[43] 49 Rienzi id. 20 octobre 1842 Dresde[44] Opérasprincipaux 63 Der fliegende Holländer Le Vaisseau fantôme 2 janvier 1843 Dresde[44] 70 Tannhäuser id. 19 octobre 1845 Dresde[44] 75 Lohengrin id. 28 août 1850 Weimar[45] 90 Tristan und Isolde Tristan et Isolde 10 juin 1865 Munich[42] 96 Die Meistersinger von Nürnberg Les Maîtres chanteurs de Nuremberg 21 juin 1868 Munich[42] 86A 86B 86C 86D Der Ring des Nibelungen[46] Das Rheingold Die Walküre Siegfried Götterdämmerung L'Anneau du Nibelung L'Or du Rhin La Walkyrie id. Le Crépuscule des dieux 22 septembre 1869 26 juin 1870 16 août 1876 17 août 1876 Munich[42] Munich[42] Bayreuth[47] Bayreuth[47] 111 Parsifal id. 26 juillet 1882 Bayreuth[47] Extraits orchestraux pour concerts symphoniques[modifier le code] Des extraits des opéras sont fréquemment joués en concert comme des pièces à part entière, dans des versions éventuellement légèrement modifiées. Par exemple : certaines ouvertures (Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser, Les Maîtres chanteurs de Nuremberg) et certains préludes (Parsifal, préludes des troisièmes actes de Lohengrin, de Tristan et Isolde, et des Maîtres chanteurs de Nuremberg) ; Prélude et mort d'Isolde, pièce qui réunit le prélude du premier acte de Tristan et Isolde prolongé par la fin de l'opéra, La Mort d'Isolde, dans laquelle la soprano est remplacée par une instrumentation. L'Entrée des dieux dans le Walhalla, à la fin de L'Or du Rhin ; La Chevauchée des Walkyries, début du troisième acte de La Walkyrie ; L'Adieu de Wotan et l'Incantation du feu, fin de La Walkyrie ; Les Murmures de la forêt, extrait du deuxième acte de Siegfried ; L'Aube et Le Voyage de Siegfried sur le Rhin, extraits du premier acte du Crépuscule des dieux ; La Mort de Siegfried et Marche funèbre de Siegfried, extraits du troisième acte du Crépuscule des Dieux ; Scène finale, extrait du Crépuscule des dieux ; L'Enchantement du Vendredi-saint, extrait du troisième acte de Parsifal. Œuvres non scéniques[modifier le code] À côté de ses opéras, qui constituent l'essentiel de son œuvre musicale, Wagner a écrit un certain nombre de pièces diverses, qui occupent environ cent numéros du catalogue de ses œuvres, le Wagner Werk-Verzeichnis (WWV). Musique orchestrale[modifier le code] 2 symphonies : Symphonie en ut majeur, écrite à l'âge de 19 ans ; Symphonie en mi majeur, composée en 1834 et restée inachevée. Plusieurs ouvertures ; Marche impériale (Kaisermarsch), composée en 1871 pour grand orchestre. Piano et musique de chambre[modifier le code] Il a composé un certain nombre de pièces pour piano, parmi lesquelles on peut citer : L'ouverture Rule Britannia, composée en 1836 et consistant en la transcription de l'ode en l'honneur de la Grande-Bretagne de Thomas Arne. Plusieurs sonates ; Élégie en la bémol majeur, longtemps appelée par erreur Thème de Porazzi. Étroitement liée à la composition de Tristan et Isolde, celle de l’Élégie a commencé en 1858, probablement comme esquisse pour Tristan finalement rejetée au bout de huit mesures. En 1882, il se pencha de nouveau sur cette ébauche, la conclut par six mesures nouvelles, et l'offrit ainsi terminée à Cosima. La veille de sa mort à Venise, il la joua encore : ce fut sa dernière expression musicale[48]. Des transcriptions pour piano d'airs d'opéras à la mode, que Wagner composa lors de son premier séjour à Paris. Il n'a pratiquement pas abordé la musique de chambre. Citons néanmoins l'Idylle de Siegfried (Siegfried-Idyll), une pièce pour treize instrumentistes écrite pour l'anniversaire de sa seconde femme Cosima. Wagner en écrivit ensuite la version orchestrale, la plus souvent interprétée de nos jours. Ce morceau réunit plusieurs motifs (leitmotive) de Siegfried. Musique vocale[modifier le code] La Cène des apôtres (Das Liebesmahl der Apostel). Cette pièce pour chœurs d'hommes et orchestre date de début 1843. Au début de l'année, Wagner vient de faire jouer Rienzi à Dresde ; c'est un grand succès. En revanche, Le Vaisseau fantôme a connu un échec cuisant. Élu en début d'année au comité d'une association culturelle de la ville de Dresde, Wagner reçoit une commande qui doit évoquer le thème de la Pentecôte. La première de cette œuvre a lieu à la Dresdner Frauenkirche le 6 juillet 1843, interprétée par une centaine de musiciens et près de 1 200 choristes. Cette interprétation reçoit un accueil chaleureux. Die Wesendonck Lieder. Ces chants furent composés pour célébrer l'amour que Richard Wagner portait à Mathilde Wesendonck. Quelques lieder avec piano dont un inattendu Mignonne, allons voir si la rose d'après Ronsard. Écrits et autres travaux[modifier le code] Article détaillé : Liste des œuvres en prose de Richard Wagner. Wagner est un écrivain extrêmement prolifique. On compte à son actif des centaines de livres, poèmes et articles, en plus de sa volumineuse correspondance. Ses écrits couvrent un large éventail de sujets, comme la politique, la philosophie, ou encore l'analyse de ses propres opéras. Parmi les essais les plus significatifs, on peut citer Oper und Drama (de) (Opéra et Drame, 1851) et Das Kunstwerk der Zukunft (L'Œuvre d'art de l'avenir, 1849). Il a également écrit une autobiographie, Ma vie (1880)[49]. Une partie de ces écrits a été traduite et annotée par Christophe Looten dans son ouvrage Dans la tête de Richard Wagner, archéologie d'un génie, Fayard, 2011. Wagner est à l'origine de plusieurs innovations théâtrales, telles que la conception et la construction du Festspielhaus de Bayreuth, inauguré en 1876. Ce bâtiment à l'acoustique légendaire a été spécialement construit pour y jouer ses propres œuvres. Chaque été, des milliers d'amateurs d'opéra viennent du monde entier assister au célèbre Festival de Bayreuth. Pendant les représentations, le public est plongé dans l'obscurité et l'orchestre joue dans une fosse, hors de la vue des spectateurs. Style et apports de Wagner[modifier le code] Dans sa jeunesse, Wagner aurait voulu être Shakespeare avant d'être Beethoven[50]. Wagner était l'auteur de ses livrets d'opéra, cas fort rare dans l'histoire de la musique de scène. Toutefois, Wagner ne souhaitait pas que sa poésie fût appréciée pour elle-même, mais qu'elle soit toujours considérée en relation avec la musique[51]. Richard Wagner a entièrement transformé la conception de l'opéra à partir de 1850, le concevant non plus comme un divertissement, mais comme une dramaturgie sacrée. Les quatre opéras de L'Anneau du Nibelung illustrent cette réforme wagnérienne à la perfection. Dans la Tétralogie, chaque personnage (l'Anneau y compris) est associé à un thème musical autonome dont les variations indiquent dans quel climat psychologique ce personnage évolue : c'est le fameux « leitmotiv » (en allemand : motif conducteur), procédé préexistant que Wagner a poussé aux limites ultimes de la dramaturgie sonore. Ainsi, lorsque Wotan évoque l'Anneau, les thèmes musicaux associés se mêlent en une nouvelle variation. On peut y voir une manifestation de « l'art total » au travers d'une musique reflétant à la fois les personnages et leurs sentiments, tout en soutenant le chant et soulignant l'action scénique. Mais l'apport de Richard Wagner à la musique sur le plan technique (harmonie et contrepoint) est tout aussi considérable, sinon plus encore[52]. C'est principalement dans son œuvre la plus déterminante à cet égard, à savoir Tristan et Isolde, que Wagner innove de manière radicale. Conçu dans des circonstances psychologiques très particulières, plus rapidement que les autres opéras, Tristan constitue une singularité, et aussi une charnière tant dans l'œuvre de Wagner que dans l'histoire de l'harmonie et du contrepoint[53]. Certes, comme le dit Wilhelm Furtwängler, il n'est pas dans Tristan un seul accord qui ne puisse être analysé tonalement, et cela a été démontré par le musicologue français Jacques Chailley dans une très précise et très fouillée analyse du fameux « Prélude », où tous les accords et modulations sont ramenés, une fois éliminées les notes de passage, les appoggiatures, les échappées et autres broderies, à des enchaînements harmoniques parfaitement répertoriés. Il s'agissait il est vrai pour Chailley de faire un sort aux analyses qu'il trouvait tendancieuses de Arnold Schönberg et plus tard de Pierre Boulez[réf. nécessaire]. Cela ne retire rien au génie de Wagner, bien au contraire, puisqu'il a su justement faire du neuf avec du vieux : si presque tous ses accords peuvent se retrouver dans les chorals de Johann Sebastian Bach ou chez Wolfgang Amadeus Mozart, leur emploi de manière isolée et expressive est une nouveauté géniale. Ainsi, le célébrissime « accord de Tristan », qui intervient dès les premières mesures du Prélude, peut être interprété de diverses façons, toutes finalement relativement traditionnelles : il s'apparente à un accord de neuvième sans fondamentale, mais on peut aussi l'analyser comme une septième d'espèce, ou encore, voulant échapper à une tradition française ne considérant que la verticalité, comme une sixte augmentée « à la française » avec appoggiature du sol dièse conduisant au la, préparant traditionnellement, depuis le « style classique » du XVIIIe siècle, l'accord de dominante. En effet, chez Wagner, le contrepoint influence l'harmonie et non le contraire, technique germanique qu'il importe de Carl Maria von Weber et surtout de l'abbé Vogler. Wagner va cependant, avec des audaces moins connues, bien plus loin : résolution d'une neuvième mineure par sa forme majeure, appoggiature de dixième mineure formant dissonance avec la tierce (formule dont le jazz fait un fréquent usage), emploi simultané d'appoggiatures, broderies et autres notes étrangères amenant aux limites de l'analyse de l'accord réel[réf. nécessaire], etc. Par ailleurs, l'analyse de Tristan montre l'influence de Bach[réf. nécessaire], notamment de son L'Art de la fugue, dont les formules contrapuntiques se retrouvent dans les enchaînements harmoniques du prélude de Tristan. Bach attaque dans le Contrapunctus IV une neuvième mineure sans préparation (Contrapunctus IV, mesure 79) cent ans avant Tristan. Wagner a certes, peu pratiqué la fugue, mais en réalité les entrées fuguées, camouflées ou non, sont nombreuses dans Tristan, et permettent de plus grandes audaces harmoniques encore que les agrégations harmoniques « inédites ». Wagner est également réputé pour avoir innové de façon décisive sur le plan de l'orchestration : certes, c'est d'abord son génie proprement musical qui fait vibrer l'orchestre tel que Beethoven le laisse à la fin de sa vie (IXe Symphonie et Missa Solemnis) d'une sonorité jamais entendue jusqu'alors. Wagner doit certaines formules à Gluck, à Beethoven et à Weber, l'ensemble sonnant pourtant… comme du Wagner. Wagner étire en effet des accords sur lesquels ses devanciers ne restent que deux notes, il utilise massivement des combinaisons que Beethoven n'a fait qu'employer une ou deux fois, son emploi des redoublements voire triplements de timbre qu'il reprend de Gluck[réf. nécessaire] et même de Haydn[réf. nécessaire] devient systématique, avec l'effet « magique » bien connu qui souvent se révèle, à la lecture de la partition, obtenu avec une étonnante économie de moyens. L'innovation s'observe également dans son orchestration des mélodies, qui, doublées extensivement, changent imperceptiblement d'un instrument à l'autre, certainement à l'origine de la Klangfarbenmelodie que Schönberg étendra[réf. nécessaire]. Wagner était, il faut l'avoir constamment à l'esprit, un autodidacte qui a toute sa vie acquis du métier en innovant. Comme tous les autodidactes efficaces[précision nécessaire], il a su être très conventionnel à ses débuts afin d'apprendre les ficelles de son art et faire éclore son génie. On a été jusqu'à affirmer que le génie de Wagner venait de ses lacunes mêmes. Et de fait, Wagner n'a jamais réussi à créer de musique de chambre ou de musique instrumentale : ses essais dans ces domaines se sont soldés par de piètres résultats. Seul un motif scénique l'inspirait. Et pourtant, paradoxalement, transcrites pour piano seul ou petit ensemble, ses pages symphoniques de scènes conservent intacte leur magie : mystère insondable de tous les créateurs… On ne peut négliger ce qui fait encore une spécificité de Wagner, à savoir l'influence considérable qu'il a eue sur ses successeurs, et notamment le plus illustre, Arnold Schönberg. Schönberg, par son génie même, est sans doute le responsable d'un grand malentendu. Seul Schönberg a su à ses débuts pasticher, ou plutôt continuer Wagner, avec un niveau égal de qualité. La poignante Nuit transfigurée, les monumentaux Gurre-Lieder et le génial poème symphonique (dévalué de manière contestable par René Leibowitz) Pelleas und Melisande sont les seuls véritables exemples de continuation, non de Wagner, mais des techniques inventées par lui dans Tristan, avec un génie équivalent à celui du maître. Schönberg en a déduit qu'une tendance évolutive était à l'œuvre dans l'harmonie moderne, et c'est bien Schönberg, mais aussi des compositeurs comme Anton Bruckner, Hugo Wolf, Gustav Mahler et Richard Strauss qui ont cru pouvoir faire progresser une tradition musicale exclusivement germanique, de Wagner vers, en ce qui concerne des compositeurs comme Hauer ou Schönberg, l'atonalité et le dodécaphonisme. Selon Karol Szymanowski : "Le caractère historiosophique de l’œuvre de Richard Wagner a également trouvé son expression dialectique dans la Naissance de la tragédie de Nietzsche qui est devenue à son tour (jusqu’à l’agacement plus tard de l’auteur lui-même) l’évangile de l’idéologie artistique allemande de la fin du XIX e siècle"[54]. Ainsi, cette historiosophie se trouve par exemple dans son ouvrage L'Art et la Révolution (dans lequel il explique son vœu de voir l'entrée des spectacles de théâtre gratuite au public, comme au temps des Grecs), ouvrage où Richard Wagner écrit : « (...) Nous devons aimer tous les hommes, pour pouvoir nous aimer de nouveau nous-mêmes et retrouver la joie de vivre[55]. » L'antisémitisme de Wagner et l'appropriation de sa musique par le IIIe Reich[modifier le code] Article détaillé : Das Judenthum in der Musik. Cet aspect de la personnalité de Wagner a donné lieu à une abondante littérature polémique, largement alimentée tant par la récupération de sa musique par le régime national-socialiste que par l'amitié de l'épouse de son fils Siegfried, Winifred, avec Adolf Hitler[7]. L'antisémitisme de Wagner épouse les préjugés d'un antijudaïsme très courant au cours du XIXe siècle. Ces thèses étaient combattues : Nietzsche et Liszt, par exemple, se brouillent avec Wagner, en partie pour ses opinions à l'égard des juifs[56],[57]. L'antijudaïsme était donc un débat central à l'époque, y compris aux yeux mêmes de nombreux intellectuels juifs. Les discussions entre penseurs juifs faisaient rage[réf. nécessaire]. Dans sa prime jeunesse, Wagner n'était pas antisémite, il l'est devenu au fil du temps. Le premier amour de Richard Wagner est une certaine Leah David, une jeune fille juive, fille d'un banquier juif de Leipzig et amie de sa sœur Luise, ainsi que le compositeur en témoigne dans son autobiographie. Lors de son séjour à Paris, de 1840 à 1842, Wagner était en contact avec de nombreux artistes juifs dont le poète Heinrich Heine. Il a notamment bénéficié de l'aide du célèbre musicien Giacomo Meyerbeer, qui lui écrivait des lettres de recommandation. Mais devant l'insuccès de ses œuvres et ses difficultés pécuniaires, Wagner finit par nourrir une rancœur tenace à l'endroit de Meyerbeer[58][réf. incomplète]. Dans ses conversations, dans ses écrits, Richard Wagner n'a cessé d'émettre des opinions « anti-judaïques », en ce qui le concernait, pas sur des préjugés raciaux mais sur le reproche adressé aux juifs de « demeurer juifs » et donc de n'être pas Allemands, ou de ne pas vouloir le devenir. À Paris, Wagner a pourtant été en contact avec Fromental Halévy[59][réf. incomplète], dont il a écrit la version piano-chant de La Reine de Chypre et qu'il admirait, qualifiant La Juive et La Reine de Chypre de « monuments qui marqueront dans l'histoire de l'art musical »[60]. Le premier essai de Wagner, Das Judenthum in der Musik, est publié en 1850 dans la revue Neue Zeitschrift für Musik sous le pseudonyme de « K. Freigedank » (« libre pensée »). Wagner s'est donné pour but d'expliquer la prétendue « aversion populaire » envers la musique des compositeurs juifs tels que Felix Mendelssohn ou Giacomo Meyerbeer. Il écrit notamment que le peuple allemand est « repoussé » par les Juifs en raison « de leur aspect et de leur comportement d'étrangers » ; les Juifs « sont des anomalies de la nature » jasant « de leurs voix grinçantes, couinantes et bourdonnantes ». Wagner allègue que les musiciens juifs, n'étant pas en relation avec l'esprit authentique du peuple allemand, ne peuvent qu'écrire une musique artificielle, sans aucune profondeur, et rabâcher la vraie musique à la manière des perroquets. L'article attire peu l'attention. Cependant, après que Wagner l'a publié de nouveau en 1869 sous la forme d'un pamphlet signé de son véritable nom, de vives protestations s’élèvent dans le public lors d'une représentation des Maîtres chanteurs. Dans l'article de 1850 Wagner va tout de même jusqu'à solliciter des Juifs leur « auto-annihilation » (gommée par la suite au profit « d'auto-résolution ») ; appelant à leur « disparition. » Devenu davantage connu, il édulcore en 1869 l'article initial. Wagner a également manifesté son antisémitisme dans d'autres essais ; dans Qu'est-ce qui est allemand ? (1879), il écrit, par exemple : « Les Juifs [tiennent] le travail intellectuel allemand entre leurs mains. Nous pouvons ainsi constater un odieux travestissement de l'esprit allemand, présenté aujourd'hui à ce peuple comme étant sa prétendue ressemblance. Il est à craindre qu'avant longtemps la nation prenne ce simulacre pour le reflet de son image. Alors, quelques-unes des plus belles dispositions de l'espèce humaine s'éteindraient, peut-être à tout jamais. » Mais, selon Warshaw cet antijudaïsme serait fort différent de l'antisémitisme qui repose sur des distinctions raciales[réf. nécessaire]. Par conséquent, ce serait une injustice, un anachronisme, et une méconnaissance de la réalité objective de confondre l'antijudaïsme tel que le manifestait Wagner comme nombre de ses contemporains, avec l'antisémitisme racialiste des nazis durant le siècle suivant. Wagner préconisait sincèrement l'assimilation des Juifs à la culture germanique[réf. nécessaire], tandis que les nazis n'admettront pas cette assimilation et la combattront systématiquement. Par ailleurs, l'assimilation était aussi un sujet de débat intense entre les intellectuels juifs eux-mêmes[7]. En dépit de tels écrits, Wagner avait plusieurs amis juifs[7]. Le plus représentatif d'entre eux fut sans doute le chef d'orchestre Hermann Levi, un Juif pratiquant que Wagner choisit pour diriger la première représentation de Parsifal. Le compositeur souhaita d'abord que Levi se fît baptiser, mais il renonça finalement à cette exigence. Cependant, lorsqu'il analyse le détail des péripéties de cette valse-hésitation telles que les rapporte Carl Glasenapp[61], Theodor W. Adorno, dans son Essai sur Wagner[62], résume en ces termes cet épisode, qui relevait, selon lui, du côté « démoniaque » de Wagner : « Une envie sadique d'humilier [Levi], une humeur conciliante et sentimentale, et surtout la volonté de s'attacher affectivement le maltraité, se réunissent dans la casuistique du comportement de Wagner. » De son côté, Levi maintint toujours ses relations amicales avec Wagner et porta même son cercueil lors de ses funérailles. Un autre de ces amis fut Joseph Rubinstein. » Notons enfin que l'antijudaïsme de Wagner n'est presque jamais évoqué, dans ses abondants écrits, par son plus fervent admirateur, le viennois Arnold Schoenberg (1874-1951), fils de commerçants juifs convertis, qui allait réembrasser la foi judaïque dans les années 1930. Après la mort de Wagner à Venise en 1883, Bayreuth allait devenir le lieu de rassemblement d'un groupe antisémite, soutenu par Cosima et formé d'admirateurs zélés du compositeur, notamment du théoricien racialiste Houston Stewart Chamberlain[63]. À la mort de Cosima et de Siegfried en 1930, la responsabilité du festival échoit à la veuve de ce dernier, Winifred, amie personnelle d'Adolf Hitler. Hitler est lui-même un zélateur de Wagner, donnant une lecture national-socialiste aux thèmes germaniques qui jalonnent l'œuvre, visant ainsi à inscrire le maître de Bayreuth dans l'idéologie nazie. Les nazis font un usage courant de sa musique et la jouent lors de leurs grands rassemblements. Il n'est pas le seul compositeur qu'ils voudront « enrôler » : Bruckner, et même Beethoven seront aussi récupérés par le régime[7]. Pour ces raisons historiques, les œuvres de Wagner continuent à ne pas être représentées, en public, en Israël (largement influencée, à l'origine, par des Juifs d'Europe centrale imprégnés de civilisation germanique), ainsi il n'est pas inscrit dans le répertoire de l'Orchestre philharmonique d'Israël ; cependant, la musique de Wagner est couramment diffusée par des stations de radio et des chaînes de télévision israéliennes, tout comme partout dans le monde. Par contre, jusqu'à présent, toutes les tentatives de représentation publique directe (notamment par le pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboim, qui a dirigé le prélude de Tristan et Isolde à Tel Aviv en 2001), ont déclenché les plus vives protestations, certains auditeurs ayant même quitté la salle. Ce n'est que depuis le début du XXIe siècle que de nombreux Israéliens soutiennent qu'il est possible d'apprécier le génie musical de Wagner, sans que cela implique l'acceptation de ses idées politiques ou sociales. En 2010, un avocat israélien mélomane, Jonathan Livny, fonde une « Société wagnérienne israélienne » afin de mettre fin au boycott de l'œuvre du compositeur dans son pays[64]. Postérité[modifier le code] L'éditeur exclusif de Wagner est la maison Schott à Mayence. Nietzsche, décriant tout ce qu'il pressent de particulièrement dérangeant non tant chez Wagner en soi que chez les admirateurs de Wagner[réf. souhaitée], écrit cependant : « J'aime Wagner. » — Ecce homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres, Le Cas Wagner, I » L'adjectif « wagnérien », dérivé de « Wagner », est entré dans la langue courante depuis 1861, et comme substantif depuis 1873 sous la plume d'Alphonse Daudet dans son recueil Contes du lundi[65]. Œuvres musicales inspirées par Wagner[modifier le code] Franz Liszt Phantasiestück über Motive aus Rienzi (1859) Spinnerlied aus Der fliegende Holländer (1860) Ballade aus Der fliegende Holländer (1872) Ouvertüre zu R. Wagners Tannhäuser (1848) Pilgerchor aus Tannhäuser [deux versions] (1861, 1885) O du mein holder Abendstern aus Tannhäuser (1848) Zwei stücke aus Tannhäuser und Lohengrin (1852) Aus Lohengrin [3 pieces] (1854) Isoldens Liebestod aus Tristan und Isolde (1867) Am stillen Herd aus Die Meistersinger (1871) Walhall aus Der Ring des Nibelungen (1875) Feierlicher Marsch zum heiligen Graal aus Parsifal (1882) Gabriel Fauré et André Messager, Souvenirs de Bayreuth - Fantaisie en forme de quadrille sur les thème favoris de l'Anneau des Nibelung de Richard Wagner Peter Schickele, Last Tango in Bayreuth pour quatuor de bassons Oscar Straus, Die lustigen Nibelungen, opérette burlesque Anna Russell, The Ring of the Nibelungs (An Analysis) Paul Hindemith, Ouvertüre zum „Fliegenden Holländer“, wie sie eine schlechte Kurkapelle morgens um 7 am Brunnen vom Blatt spielt (littéralement : Ouverture du “Vaisseau Fantôme” comme exécuté par un mauvais orchestre de station thermale à 7 heures du matin à la fontaine du village), fantaisie pour quatuor à cordes Johann Nepomuk Nestroy et Karl Binder, Tannhäuser, parodie de l'opéra de Wagner Hermann Wollheim, Tannhäuser und die Prügelei auf Wartburg, opéra d'après le livret de Wagner Franz Liszt, Paraphrase de concert su
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Neuchâtel Vue de la ville et du lac en 2017. Armoiries Logo Administration Pays Suisse Canton Neuchâtel Région Littoral Localité(s) Chaumont, Corcelles, Cormondrèche, La Coudre, Monruz, Peseux, Serrières, Valangin Communes limitrophes Cressier, Laténa, Milvignes, Rochefort, Val-de-Ruz Présidente Mandat Violaine Blétry-de Montmollin 2024-2025 NPA 2000 Neuchâtel 2001 Neuchâtel 1 2002 Neuchâtel 2 2010 Neuchâtel OFS 2034 Peseux 2035 Corcelles 2036 Cormondrèche 2042 Valangin 2067 Chaumont No OFS 6458 Démographie Gentilé Neuchâtelois/Neuchâteloise Populationpermanente 45 309 hab.

Neuchâtel (prononcé /nœʃatɛl/ ou /nøʃatel/[3] Écoutezⓘ ; en allemand Neuenburg [ˈnɔɪ̯ənbʊʁk] Écouterⓘ) est une ville de Suisse, capitale[4] du canton de Neuchâtel et de l'ancien district de Neuchâtel. Située dans la région Littoral au bord du lac de Neuchâtel, sur le flanc sud du massif du Jura, elle fait face à la chaîne des Alpes. Neuchâtel est citée pour la première fois en 1010. Elle est gérée par des comtes de Neuchâtel jusqu'en 1458, puis est soumise à l'autorité de la famille d'Orléans-Longueville jusqu'en 1707. La ville passe ensuite sous l'autorité des rois de Prusse jusqu'en 1848, tout en ayant dès 1814 adhéré à la Confédération suisse en formant l'État de Neuchâtel. L'économie de la ville a longtemps été liée à l'administration (ville la plus importante de la région) et à l'agriculture (principalement dans les vendanges ). Elle a été dominée par le commerce international au XVIIIe siècle, puis par les secteurs secondaire (horlogerie) et tertiaire. Au tournant des XIXe et XXe siècles, plusieurs hôtels sont construits pour soutenir le tourisme qui accompagne le développement du chemin de fer. La région est fortement industrielle avec la chocolaterie Suchard, les forges et scieries Martenet, l'horlogerie et la fabrication d'indiennes qui se développent durant le XIXe siècle et s'effondrent à la fin du XXe siècle. Elle se renouvelle aujourd'hui grâce aux techniques de pointe et développe un pôle de compétences autour du CSEM et d'une antenne de l'EPFL. La ville est également connue pour son université, son club de football, ses activités industrielles de hautes technologies et, sur le plan touristique, pour son bourg médiéval en zone piétonnière et sa situation en bord de lac avec une vue panoramique sur les Alpes. Elle a en outre été l'une des quatre villes organisatrices d'Expo.02. En juin 2016 pour Corcelles-Cormondrèche, Neuchâtel et Valangin, puis le 25 novembre 2018 pour ceux de Peseux, les habitants des communes de Peseux, Corcelles-Cormondrèche et Valangin acceptent la fusion avec Neuchâtel, formant ainsi la ville la plus peuplée du canton et la troisième de Suisse romande. Dans le cadre de la réorganisation territoriale du canton, la nouvelle commune issue des quatre anciennes communes historiques est officialisée le 1er janvier 2021 avec un nouveau slogan, Esprit d’ouverture Terre d’innovation, une nouvelle identité visuelle et de nouvelles autorités, élues le 25 octobre 2020. Géographie[modifier le code] Situation[modifier le code] La ville de Neuchâtel se situe dans l'ouest de la Suisse, à 25 kilomètres à vol d'oiseau de la frontière française. Elle se trouve sur la rive gauche du lac de Neuchâtel, dans sa partie septentrionale. Elle se situe à 40 kilomètres à l'ouest de Berne, à 106 kilomètres au nord-est de Genève et à 74 kilomètres à l'est de Besançon[5]. Elle faisait partie de la métropole Rhin-Rhône en compagnie de l'Eurodistrict Trinational de Bâle, de plusieurs villes suisses et de huit villes françaises[6]. La commune comprend les localités de Peseux, Corcelles, Cormondrèche, Valangin, Chaumont, La Coudre, Serrières et Monruz. Elle est limitrophe de Rochefort, Milvignes, Hauterive, Saint-Blaise, Val-de-Ruz, Enges et Cressier. La commune de Neuchâtel s'étend sur 30,08 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 30,8 % de sa superficie, les surfaces agricoles 15,7 %, les surfaces boisées 53,0 % et les surfaces improductives 0,3 %[7]. Hydrographie et géologie[modifier le code] La rivière du Seyon traversait la ville de Neuchâtel, elle est dérivée dans un tunnel depuis 1843[8]. Elle se jette dans le lac de Neuchâtel, plus grand des lacs entièrement suisses avec 217 km2[9]. Le Seyon prend sa source à Villiers, traverse le Val-de-Ruz et les gorges du Seyon puis atteint Neuchâtel par le nord[10]. Le centre historique se situe sur la rive droite de la rivière. La rivière n'est pas navigable mais elle a longtemps été un élément important de l'industrie neuchâteloise en apportant l'énergie nécessaire aux moulins de la ville. Le Jura au pied duquel se trouve Neuchâtel est essentiellement constitué de calcaire jaune aussi appelé pierre d'Hauterive du nom du village voisin[11]. Cette pierre est exploitée dès l'époque romaine pour la construction, elle donne un aspect particulier aux bâtiments du lieu[12]. Le bas de la ville est en grande partie construit sur les alluvions déposés par le Seyon, les quartiers les plus récents sont bâtis sur les matériaux extraits lors de l'arasement des collines de la ville pour la pose des voies ferrées[13] et ceux extraits lors du percement des tunnels routiers. Le haut de la ville est couvert de forêts. Climat[modifier le code] La ville de Neuchâtel est soumise au climat océanique dégradé, climat qui a des saisons, un hiver froid sans être systématiquement glacial et un été chaud. Relevé météorologique de Neuchâtel-altitude : 485 m (période 1991-2020) Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année T. min. moy. −0,3 −0,1 2,9 6 9,9 13,5 15,4 15,2 11,7 8 3,5 0,6 7,2 T. moy. (°C) 1,8 2,6 6,5 10,3 14,2 18 20,1 19,6 15,5 10,8 5,8 2,6 10,7 T. max. moy. 3,9 5,6 10,6 15 18,9 22,9 25,3 24,7 19,8 14,1 8,1 4,6 14,5 Préc. (mm) 69 58 63 67 87 87 92 99 77 88 76 93 956 J. avec préc. 9,9 8,9 9 9,2 11,4 10,4 10,3 10,2 8,5 10,4 9,6 10,5 118,3 Source : MétéoSuisse[14] Diagramme climatique JFMAMJJASOND 3,9−0,369 5,6−0,158 10,62,963 15667 18,99,987 22,913,587 25,315,492 24,715,299 19,811,777 14,1888 8,13,576 4,60,693 Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm La durée d'ensoleillement de la ville s'élève à 1 800 heures par an[15]. Transports et communications[modifier le code] La physionomie actuelle de la ville est surtout marquée par l'évolution des moyens de transport, par les routes qui étaient initialement sur les flancs des collines[16] (la ville ancienne est sur une colline qui était découpée par la rivière du Seyon) puis sur les bords du lac quand le niveau du lac a été abaissé lors de la correction des eaux du Jura, par le train dès 1859[17], puis à nouveau par les routes quand l'autoroute du pied du Jura est ouverte en 1990 et traverse la ville en sous-sol, libérant la surface de la circulation en transit. La ville gagne du terrain sur le lac d'abord en utilisant les alluvions du Seyon (Xe siècle-1850) pour construire le quartier reliant la place Pury au port actuel au sud de la rue de la Place-d'Armes, lors des corrections du lac (surface entre le faubourg du Lac et l'avenue du Premier-Mars), puis lors de l'arasement de la colline du Tertre pour la voie de chemin de fer (quartiers au sud de l'avenue du Premier Mars)[18], et enfin avec les matériaux sortis de tunnels autoroutiers (région de la piscine au sud de la route des Falaises). Route[modifier le code] A5 (Yverdon-Neuchâtel-Bienne-Soleure) 10 (Neuchâtel) A5 11 (Serrières) Tunnel de Neuchâtel A5 10 (Neuchâtel-Centre) Tunnel de Neuchâtel A5 10 (La Maladière) Route principale 5 Route principale 20 (autoroute J20) vers La Chaux-de-Fonds et Le Locle Navigation[modifier le code] Le premier moyen de transport public « industriel » à se développer à Neuchâtel est la navigation, qui concurrence les diligences sur les bords du lac dès le second quart du XIXe siècle. La navigation fluvio-lacustre avait longtemps été le moyen de transport le plus rapide dans la région. On a mis au jour de nombreux vestiges de pirogues préhistoriques, de même que des épaves de grandes barques utilisées dès l'époque romaine pour le transport de charges lourdes dans la région des Trois Lacs. De 1826 à 1828, l'Union est le premier bateau à vapeur de transport public du lac[19]. Il est remplacé de 1834 à 1851 par l'Industriel, financé par Philippe Suchard[20]. La navigation devient essentiellement touristique quand les lignes ferroviaires s'ouvrent [21], en 1860 sur la ligne Bienne-Yverdon puis en 1902 sur la ligne Neuchâtel-Morat. Chemin de fer[modifier le code] Les lignes ferroviaires s'ouvrent en même temps que dans le reste de la Suisse romande. Elles sont rapidement complétées par des lignes régionales malgré la forte déclivité de la ville[22],[23],[24]. Le train arrive en Suisse en 1844[25]. La première ligne du canton de Neuchâtel est établie en 1857 entre Le Locle et La Chaux-de-Fonds[26]. La ligne Neuchâtel-Yverdon est inaugurée en 1859, rapidement suivie des lignes Neuchâtel-Pontarlier, Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel-Bienne en 1860. La ligne Paris-Neuchâtel est développée en 1890 par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée[27]. La ligne directe Neuchâtel-Berne n'est ouverte que le 1er juillet 1901. De 1987 à 2013, la gare de Neuchâtel accueille le TGV de la ligne Berne-Paris[28]. En 2020, par voie ferrée, Neuchâtel est à 35 min de Berne, 1 h 20 min de l'aéroport international de Genève, 1 h 27 min de Bâle, 1 h 43 min de l'aéroport international de Zurich, 4 h 5 min de Milan et 3 h 58 min de Paris[29]. Transports publics[modifier le code] Article détaillé : Transports publics neuchâtelois. La ville de Neuchâtel étant construite au pied du Jura sur un terrain en pente parallèle au bord du lac, les transports se développent sur de longs axes est-ouest plus ou moins plats, avec des funiculaires à câble qui permettent de relier les différents niveaux par de plus petites lignes perpendiculaires. À l'exception de la ligne vers Boudry (train) les autres lignes de tram sont à cheval jusqu'à environ 1897 quand la ville s'électrifie. La première construction est le funiculaire l'Écluse-Plan (1890) qui relie la vieille ville installée dans l'ancien lit du Seyon aux quartiers du haut[30]. En 1892, le funiculaire de Serrières relie le fond de la Serrières où se trouvent les usines Suchard au pont routier et à la gare ferroviaire[31]. Il sera démonté vers 1954 et pas remplacé[31]. La première longue ligne est tracée à l'ouest de la ville avec la ligne de train Boudry-Neuchâtel-Gare ouverte en 1892[30]. Elle utilise le nouveau quai qui relie Neuchâtel à Serrières par le bord du lac. En 1964, le raidillon final qui relie le centre-ville à la gare est remplacé par un service de bus[32]. Le train à vapeur est remplacé par un tramway en 1902[33]. De l'autre côté de la ville, des tramways à gaz sont essayés dès 1892 avec une station au Bas du Mail, à proximité de l'usine à gaz de Neuchâtel[34]. L'usine a depuis disparu, mais le bâtiment de la station de tram existe encore en 2007 et abrite un petit garage le long de la rue des Saars. En 1894, les tramways hippomobiles sont introduits sur la ligne Neuchâtel-St-Blaise[30], ils sont remplacés par un trolleybus en 1957[32]. Une seconde ligne de tramways est tracée à l'ouest en 1899 avec Neuchâtel-Serrières[30], ils sont remplacés par des trolleybus en 1940[32]. Deux ans plus tard (1901), une troisième ligne de tramways à l'ouest est créée, reliant Neuchâtel à Peseux, prolongée jusqu'à Corcelles dès 1902[35] et remplacée par des trolleybus en 1976[36]. En 1901 également, une ligne de tramways va longer le Seyon jusqu'à Valangin[35], dont une longue partie hors du paysage urbain est remplacée par une ligne d'autobus en 1949[32]. Ce n'est qu'en 1910 que Neuchâtel est relié à La Coudre par une ligne de tramways et La Coudre à Chaumont par un funiculaire[37]. La ligne de La Coudre est remplacée par un service de trolleybus en 1964[38]. Enfin, en 2001, un funiculaire en tracé couvert est inauguré[39]. Il relie l'université à la gare (ouvert pour Expo.02, surnommé le Fun'ambule)[39]. Depuis 2012, l'autorité qui gère les transports publics à Neuchâtel est dénommée Transports publics neuchâtelois, ou transN, issue de la fusion en 2012, entre les Transports publics du littoral neuchâtelois (TN) et les Transports régionaux neuchâtelois (TRN). L'ensemble du canton est regroupé au sein de la communauté tarifaire Onde Verte. Site[modifier le code] La ville de Neuchâtel a été construite sur la colline découpée et protégée par le Seyon, puis elle a commencé à s'étendre sur la berge nord-est de la rivière. Elle s'étale aujourd'hui à flanc de coteau le long des berges du lac. Morphologie urbaine[modifier le code] Quartiers[modifier le code] On différencie six grands secteurs contigus en ville de Neuchâtel et un village (Chaumont) qui se trouve sur le haut de la colline et qui n'est relié à la ville que par une route et un funiculaire. Serrières, à l'ouest de la ville, a quatre identités bien distinctes : une ancienne localité sur la rive ouest de la Serrière, une friche industrielle (les anciennes unités de production Suchard) au fond de la vallée creusée par la rivière, une rangée de petites maisons au bord du lac (habitations des ouvriers Suchard) et une zone d'habitation dense au nord de la voie de chemin de fer. Au nord du Seyon et des voies de chemin de fer, on trouve les quartiers de Vauseyon, du Chanet, de Maujobia, des Parcs, des Fahys et des Portes-Rouges. Ces quartiers ont en commun une forte déclivité. On y trouve en général des habitations denses en bas de la pente et des villas disposant d'une vue parfaite sur le plateau et les Alpes plus haut. Au-dessus des quartiers de Maujobia et des Parcs, on trouve les Cadolles[41], Denis-de-Rougemont, Puits-Godet et Chaumont. Les Cadolles réunissent quelques habitats denses, un groupe de villas et une tour dite « des infirmières » autour de l'ancien hôpital des Cadolles. La tour des infirmières est depuis 2007 propriété de Cité Al'FEN pour servir de logements d'étudiants. Denis-de-Rougemont est un nouveau quartier partiellement HLM construit par la commune sur décision du corps électoral. La plaine de Puits-Godet réunit des habitations à moyenne densité et des industries de haute technologie. Enfin Chaumont est un village situé à 1 000 mètres d'altitude avec des activités touristiques et agricoles. Le quartier de la Collégiale est situé sur l'éperon rocheux qui était isolé par le Seyon. Il est caractérisé par la présence de la Collégiale, du Château, de la tour des Prisons et de la tour de Diesse, édifices accompagnés d'un habitat ancien, la dernière grande série de reconstructions ayant eu lieu après l'incendie de 1714. Le quartier de la ville basse a été construit d'abord sur les alluvions du Seyon puis sur les matériaux arrachés aux collines de la ville lors de la construction de la voie de chemin de fer et des tunnels routiers. On y trouve les zones commerciales et administratives de la ville, ainsi que des habitats denses. Le centre-ville est piétonnier et sert de plaque tournante pour les transports publics. Il réunit l'essentiel de la capacité hôtelière de la ville. Vers l'est, les habitations les plus anciennes sont essentiellement de belles demeures et des hôtels particuliers. Elles sont complétées par de l'habitat dense et la Cité Universitaire. Les quartiers de la Maladière, du Mail[42] et de l'Observatoire comprennent les installations sportives (stade de football, patinoire et piscine), de formation (école, lycée, HES et université) et un centre commercial. L'habitat y est essentiellement de faible et moyenne densité. Tout à l'est sur le flanc de la colline, on trouve le quartier de la Coudre[43] qui est constitué d'un village viticole et d'une zone d'habitat groupé (on y trouve la Maison de Champréveyres, foyer pour jeunes en formation). La Coudre est reliée à Chaumont par un funiculaire. Le quartier de Monruz au bord du lac est assez peu dense à l'exception d'une tour et fait la transition avec une zone de vignobles qui va jusqu'à Hauterive. Les automobilistes traversent la ville sur deux principaux axes parallèles au lac, l'un longeant l'ancienne rive du lac, l'autre juste au-dessus de la voie de chemin de fer. L'autoroute 5 passe sous la ville dans le tunnel de Neuchâtel. Les niveaux sont reliés par des routes qui traversent la ville en diagonales. Tissu urbain[modifier le code] Xe siècle à XVe siècle[modifier le code] La ville a initialement été construite sur la rue du Château qui descendait sur le flanc sud de l'éperon rocheux et remontait sur une centaine de mètres le long du Seyon sur le tracé actuel de la rue des Moulins puis sur la rue des Chavannes. L'alignement de la rue du Château ayant été revu à l'occasion des multiples incendies, la rue des Chavannes est la plus ancienne de la ville. XVIe siècle à XVIIIe siècle[modifier le code] La ville s'étend ensuite le long des rues du Petit Pontarlier à l'ouest et de l'Hôpital à l'est par de grands hôtels particuliers qui s'alignent au bord du lac. En même temps, le centre de la ville gagne sur les alluvions du Seyon jusqu'à la dérivation de cette rivière. XIXe siècle[modifier le code] Les villages d'abord agricoles de Serrières et de la Coudre évoluent de manière indépendante de la ville. Serrières s'industrialise au XIXe siècle avec la création de l'industrie alimentaire Suchard, elle héberge maintenant les usines de Philip Morris. Un autre quartier s'industrialise à l'opposé de la ville à la Maladière avec une usine à gaz et une tuilerie à la fin du siècle. XXe siècle[modifier le code] Le début du XXe siècle voit la création des quartiers plus denses du bas de la ville, de Serrières à la Maladière. Les denses quartiers du nord de la voie ferrée marquent la seconde partie de ce siècle. Enfin au tournant du XXIe siècle une nouvelle zone industrielle est créée dans le vallon de Puits Godet. Architecture[modifier le code] Le matériau de construction le plus reconnaissable de Neuchâtel est la pierre d'Hauterive, pierre calcaire jaune extraite dans la région. Les soubassements et les fondations des bâtiments sont souvent réalisés en roc gris ou blanc provenant des carrières du Plan et de Tête-Plumée sur la colline de Chaumont[44]. Les toits sont soit couverts de tuiles rouges, soit de plaques d'ardoise. La vieille ville est d'architecture burgonde classique avec des rangées d'habitations contiguës étroites sur trois ou quatre étages et des couloirs traversants. Les plus grands bâtiments construits du XVIIe au XVIIIe siècle comme la maison des Halles et la maison du Trésor sont caractérisées par de multiples escaliers en tourelles qui leur donnent une apparence de petits châteaux. Les grands bâtiments officiels majestueux construits entre le milieu du XVIIIe et du XIXe siècle (hôtel de Ville, hôtel communal) sont décorés d'éléments Louis XVI. L'avenue du Premier Mars ainsi que les immeubles construits au sud de la ville après le détournement du Seyon et certains immeubles transformés durant le XIXe siècle sont de style Haussmann, donnant parfois un petit air parisien. Urbanisme[modifier le code] Logement[modifier le code] En 2022, Neuchâtel compte 25 616 logements[45] répartis sur 5 621 bâtiments d'habitation dont 1929 maisons individuelles[45]. Loyer mensuel moyen des logements vacants à louer, selon le nombre de pièces, dans la commune de Neuchâtel, au 1er juin 2023, en CHF[46] 1 pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces Neuchâtel 724 1042 1264 1474 2099 Projets d'aménagement[modifier le code] Une importante série d'aménagements a été effectuée de 1995 à 2005 à la suite de l'ouverture du tunnel autoroutier sous la ville, avec une modification du trafic routier sur l'axe est-ouest permettant de fluidifier les déplacements en transports publics et cyclistes par des couloirs réservés, la construction d'un nouveau théâtre, d'un nouvel hôpital et d'aménagements sportifs et un nouveau dessin des rives[47]. Habitat[modifier le code] L'essentiel de la surface libre de la commune ne peut être habitée parce qu'elle est en forêt protégée. L'effort principal du conseil communal se porte sur une densification modérée des zones d'habitation actuelle par quelques corrections de routes et l'aménagement de certains terrains périphériques. Zones industrielles[modifier le code] Les zones industrielles (Serrières, la Maladière, Puits-Godet) sont modernisées et préparées pour l'accueil de nouvelles sociétés endogènes (comme les spin-off issues de CSEM et de l'université) ou exogènes. Zones commerciales[modifier le code] Le centre-ville est piétonnier et le sol des rues a été refait pour être plus accueillant. Le rez-de-chaussée de la grande majorité des immeubles est doté de vitrines et abrite un commerce. Certains anciens bâtiments ont été transformés en centres commerciaux sur plusieurs étages dans la basse ville. Dans le quartier de la Maladière, le stade de football a été reconstruit en 2006 à l'intérieur d'un nouveau centre commercial, à proximité des écoles de la ville et des autres installations sportives. Rives du lac[modifier le code] Après plusieurs refus d'aménagement des Jeunes Rives, un projet a vu le jour et sa réalisation a été entamée en 2023[48]. Celui-ci voit la construction d'une plage agrandie, d'un restaurant et d'un café bain[48]. Le stationnement en ville reste problématique. Un hôtel construit partiellement sur le lac, créé pour l'expo.02, revalorise la surface d'une ancienne piscine et patinoire. Les rives en général sont accessibles à pied et à vélo de Serrières à Hauterive sous forme d'une promenade presque continue. 2,5 millions de m3 de déchets d'excavation routière provenant de la N5 ont été immergés dans le lac pour combler des fosses de dragage désaffectées (17 ha de fosses atteignant 40 m environ de profondeur, comblées sur 7 m de hauteur environ au moyen d'un tube vertical télescopique installé sur un ponton, de manière à limiter les émissions de particules dans la colonne d'eau du lac)[49]. Transports en commun[modifier le code] Les transports en commun s'adaptent aux nouvelles constructions par des modifications de lignes, prolongeant les lignes parallèles au lac et exploitant la plaque tournante qu'est la gare en plus du nœud des trams et bus de la Place-Pury[47]. Toponymie[modifier le code] Le nom de la ville est attesté sous les formes latinisées : Novum Castellum, Novum Castrum (XIIe siècle), Neocomum (XVIe siècle, cacographie) et romanes : Nuefchastel, Neufchastel, Neufchatel avant d'être écrite Neuchâtel au milieu du XVIIIe siècle[50]. Il s'agit d'une formation toponymique médiévale composée des éléments d'ancien français nuef, neu(f) « neuf » et chastel « château », d'où le sens global de « château neuf », en référence au château érigé à la fin du Xe siècle sur un promontoire rocheux. L'antéposition de l'adjectif est un phénomène largement attesté dans le Nord et l'Est de la France, ainsi qu'en Belgique et en Suisse romande. Comme dans les différents Neuchâtel, Neufchâtel, Neufchâteau du nord de la France et de Belgique, l'antéposition de l'adjectif reflète l'influence germanique dans le gallo-roman, phénomène dont la toponymie conserve les traces[51],[52]. Dans le sud de la France, on trouve des formes du type Castelnau caractéristiques de la langue d'oc, parfois francisées en Châteauneuf qui peut être aussi, dans de rares cas, une forme d'oïl plus méridionale ou plus récente, ou encore, traduite d'une autre langue locale. En arpitan, le nom de la ville est Nôchâhtél[53],[54]. Ce nom était prononcé localement [n̩.t͡ʃa.ˈti][55],[56] ; ailleurs dans le canton on disait [n̩.t͡ʃa.ˈtai] à La Sagne, [n̩.t͡ʃa.ˈte] aux Planchettes, et [n̩.ʃa.ˈte] aux Éplatures[57]. En Franche-Comté, Neuchâtel était souvent dotée du déterminant complémentaire outre-Joux pour la distinguer de Neuchâtel, aujourd'hui Neuchâtel-Urtière. En allemand, la ville s'est appelée Nienburg, puis Nuvenburch, Nüwenburg et finalement Neuenburg à partir de 1725. Histoire[modifier le code] Article détaillé : Histoire du canton de Neuchâtel. L'histoire de la ville de Neuchâtel[58],[22],[16] se confond en bonne partie avec celle du Canton de Neuchâtel. La ville de Neuchâtel étant établie au bord du lac, elle a connu du passage depuis la plus profonde Préhistoire[59],[60],[61]. La ville est le principal centre décisionnel du canton dès l'unification avec Valangin (environ 1575)[62], et ce jusqu'à l'industrialisation des communes du Haut à la fin du XVIIIe siècle. La révolution neuchâteloise du 1er mars 1848 partit du Haut pour finir au château de Neuchâtel. Préhistoire[modifier le code] Article détaillé : Magdalénien en Suisse. La région neuchâteloise tient une place importante dans la préhistoire suisse, et plus largement dans la préhistoire mondiale. L’essor de l’archéologie préhistorique à Neuchâtel est étroitement lié à la découverte des lacustres à partir de 1854. Les multiples prospections menées sur les rives du lac ont en effet permis de mettre au jour de nombreux vestiges d'habitants littoraux divers ayant contribué à l’essor de l’archéologie en Suisse, notamment concernant l’âge du Bronze ainsi que l’âge du Fer. Les sciences naturelles, fortement développées dans le jeune canton de Neuchâtel grâce à l'émulation suscitée par le célèbre savant Louis Agassiz, offraient par ailleurs un terreau naturel favorable au développement de ces recherches préhistoriques, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Avec la correction des eaux du Jura (1868-1882), les plaines inondables du Seeland sont asséchées et les berges des lacs de Neuchâtel, Bienne et Morat sont exondées sur d'importantes étendues. L'abaissement d’environ 2,7 m du niveau du lac de Neuchâtel dévoile en particulier les vestiges d'occupations palafittiques du Néolithique et de l'âge du Bronze, ce qui stimule la collecte d’objets anciens. Plusieurs sites palafittiques sont explorés sur le territoire de la commune de Neuchâtel, dans des conditions toutefois peu favorables à leur documentation scientifique[63]. De fait, ce n'est qu'entre 1907 et 1917 que la première véritable campagne de fouilles est entreprise par les autorités neuchâteloises et la Société cantonale d’histoire et d'archéologie, sous la direction de Paul Vouga, sur le site voisin de La Tène, à 8 km au nord/est du centre-ville. Toutefois, les plus importantes fouilles ayant été réalisées sur le littoral neuchâtelois sont les interventions d'archéologie préventive consécutives à la construction de l’autoroute A5, qui ont notamment entraîné la découverte, à Neuchâtel/Monruz d'un campement de plein air du Paléolithique supérieur. Période romaine et Haut Moyen Âge[modifier le code] On connaît peu de traces romaines en ville de Neuchâtel, à l'exception de la Vy d'Etra qui longe le lac sur le flanc du Jura[16]. Elle traverse la ville d'ouest en est approximativement sur le tracé des rues actuelles des Parcs, des Sablons, du faubourg de la Gare, rue de Fontaine-André, de l'Orée, et elle garde son nom Vy d'Etra à la Coudre. La région de Neuchâtel fait partie de la Burgondie durant le Haut Moyen Âge comme la France limitrophe et le plateau suisse, puis de la Haute-Bourgogne ou Bourgogne transjurane de 888 à 934 et enfin du royaume d'Arles ou des deux Bourgognes de 934 à 1032. Sous ce dernier royaume, Neuchâtel appartient au Saint-Empire romain germanique, dont la Bourgogne est vassale. Comtes de Neuchâtel (1011-1458)[modifier le code] Dates importantes 1011 : première mention de la ville dans un document écrit 1214 : mention de la bourgeoisie locale et de ses franchises 1457 : décès de Jean de Fribourg sans successeur mâle Le plus ancien document écrit mentionnant la ville de Neuchâtel (plus précisément Novum Castellum) est daté de 1011. Il s'agit d'un acte du roi de Bourgogne Rodolphe III qui offre ainsi la région à sa femme Irmengarde[16],[58],[22]. En 1032, Neuchâtel passe sous le contrôle direct de l'Empereur germanique Conrad II le Salique qui hérite de la couronne de Bourgogne, sans successeur. Eudes, Comte de Blois et de Champagne[16],[22], qui revendique le trône bourguignon, prend part à la guerre de succession de Bourgogne, prend le château de Neuchâtel en 1033 et assiège la ville en 1034. En 1180, on retrouve Ulrich II, probable descendant d'Ulrich de Fenis, à la tête de la région. Ulrich II est le premier seigneur de Neuchâtel, il lance le chantier de la Collégiale (dédicacée en 1276[64]). Il instaure (ou conforte) une bourgeoisie locale par la charte de 1214 qui liste les franchises de la ville de Neuchâtel. Les terres de l'Évêché de Bâle s'étant enrichies de terres enclavées dans celle du comté de Neuchâtel, des altercations déchirent la région. En 1249, l'évêque de Bâle parvient à incendier la ville de Neuchâtel. C'est à cette date que Berthold, comte de Neuchâtel, fait bâtir les murs de la basse ville[65]. Durant les XIIIe et XIVe siècles, la ville s'étend à l'est du Seyon. En 1400, les bourgeois de la ville fomentent des troubles dans le comté de Neuchâtel[16]. En 1450, un incendie ravage à nouveau la ville, partant de l'hôpital (situé alors dans le bloc délimité actuellement par la rue du Concert et la rue de l'Hôpital) et se dirigeant vers l'ouest sous l'effet de la bise, détruisant l'Hôtel de Ville et l'acte de franchise de 1214[66]. Une nouvelle franchise est alors écrite qui précise les privilèges des bourgeois. Le dernier descendant direct des comtes de Neuchâtel, Jean de Fribourg, décède en 1457 sans successeur mâle, déclenchant une seconde guerre de succession. Famille d'Orléans-Longueville (1458 - 1707)[modifier le code] Dates importantes 1458 Rodolphe de Hochberg succède à Jean de Fribourg 1504 Louis d'Orléans devient comte de Neuchâtel 1540 Guillaume Farel s'installe à Neuchâtel 1707 Marie de Nemours décède sans laisser d'héritier direct Rodolphe de Hochberg, de la Maison de Bade, et Louis de Châlon, prince d'Orange, dit Louis le bon, se disputent l'autorité sur le comté de Neuchâtel. Le prince d'Orange considère que le comté doit lui revenir car celui-ci était allemand deux siècles plus tôt et qu'en l'absence d'hoirs[67] mâles il revient à son seigneur, d'autant plus que Jean de Fribourg avait épousé Marie de Châlon, sa sœur, en 1416. Rodolphe de Hochberg lui se réclame de la descendance directe (mais par une fille) du grand-père de Jean de Fribourg[68], du testament écrit par Jean de Fribourg et est soutenu par les bourgeois de la ville. En 1458 Rodolphe de Hochberg succède finalement à Jean de Fribourg[16],[69],[22]. Le fils de Rodolphe, Philippe de Hochberg, est le comte le plus riche de Neuchâtel. Il prend possession du comté en 1487. Il avait auparavant épousé Marie de Savoie (nièce de Louis XI)[70] et continua à lier des alliances durant tout son règne, en particulier avec Berne et Fribourg. Il conclut en particulier un accord avec son cousin Christophe de Baden par lequel ils se donnent réciproquement, à défaut d'enfants mâles, leurs seigneuries allemandes[71]. Philippe décède en 1503 et laisse une seule héritière, sa fille Jeanne. En 1504 Louis Ier d'Orléans-Longueville épouse Jeanne de Hochberg et devient comte de Neuchâtel[16],[58],[22]. Mais entretemps la famille de Hochberg a perdu le contrôle des terres allemandes et est presque ruinée. En novembre 1530, Neuchâtel est convertie par Guillaume Farel à la Réforme protestante à la suite d'un vote de bourgeois laïques et devient ainsi la première capitale protestante de langue française, bien avant Genève, Lyon ou Nîmes[72]. En 1540, sous le règne de Jeanne et Louis, Guillaume Farel s'installe à Neuchâtel et convertit la région à la Réforme[16]. La famille d'Orléans se succède à la tête de la ville jusqu'à la mort de Marie de Nemours, née d'Orléans-Longueville, qui décède en 1707 sans héritiers directs[16],[22]. En 1579, une crue du Seyon détruit l'Hôtel de Ville et disperse ses archives[16]. Rois de Prusse (1707 - 1848)[modifier le code] Dates importantes 1707 : Neuchâtel devient propriété personnelle du roi de Prusse 1806 : Neuchâtel est confiée par Napoléon au maréchal Berthier La succession de Marie de Nemours attire une quinzaine de prétendants dans des manœuvres politiques homériques. Le Tribunal des Trois-États, composé de douze juges neuchâtelois, a la compétence de statuer sur la succession de la principauté. Écartant le prince de Conti, le tribunal des Trois-États attribue la souveraineté au roi de Prusse, moins pour des raisons généalogiques que pour des considérations géopolitiques. Frédéric Ier de Prusse[16],[22] a l'avantage d'être de confession réformée et de pouvoir protéger Neuchâtel des appétits français. De plus, l'éloignement géographique du roi permet aux Neuchâtelois de conserver une large autonomie[73]. En 1714, un incendie détruit tous les bâtiments sis au pied du château[16],[74]. La rue du Pommier et de la tour de Diesse sont reconstruites et modernisées[75], les rues étant élargies et les maisons étroites alignées et regroupées derrière de plus larges façades[76]. La Ville de Neuchâtel s'enrichit considérablement durant la période prussienne, en particulier grâce à David de Pury (1709-1786), commerçant et banquier neuchâtelois exerçant au Portugal, qui lègue à sa mort en 1786 toute sa fortune à la Ville et Bourgeoisie de Neuchâtel[77],[78]. Cette somme considérable, provenant du commerce triangulaire, permettra de construire plusieurs bâtiments publics (Hôtel de Ville, Collège latin, Collège de la Promenade) et de mener à bien des travaux d'utilité publique (détournement du Seyon). Plusieurs Neuchâtelois ayant fait fortune dans le commerce ou la banque en feront profiter leur ville natale. Jacques-Louis de Pourtalès fonde ainsi en 1808 l'hôpital qui porte aujourd'hui encore son nom[79],[80]. Neuchâtel n'échappe pas aux bouleversements européens sous l'Empire napoléonien. En 1806, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III cède la principauté contre la région du Hanovre à Napoléon. Le Maréchal Oudinot prend possession de Neuchâtel et de Valangin, manifestant un tel tact et un tel respect des populations que les Neuchâtelois lui décernent, à lui et à ses descendants, la citoyenneté d'honneur. Napoléon Ier octroie la principauté en fief d'Empire au Maréchal Berthier qui prend le titre de « Prince de Neuchâtel et Valangin »[16]. Le mardi 18 novembre 1806, au Temple du Bas, les autorités neuchâteloises prêtent serment au nouveau prince, représenté par le gouverneur François de Lespérut (1772-1848). Neuchâtel reste dans le giron français jusqu'à la chute de Napoléon qui provoque l'abdication d'Alexandre Berthier le 3 juin 1814 et la restitution de la principauté à Frédéric-Guillaume III[81]. Canton suisse (dès 1814)[modifier le code] Dates importantes 1815 signature du pacte fédéral 1848 révolution neuchâteloise Neuchâtel entre dans la Confédération suisse avec Genève et le Valais en 1814[16],[22] et signe le Pacte fédéral le 20 mai 1815, tout en restant propriété du roi de Prusse[16],[22] jusqu'à la révolution neuchâteloise de 1848. La situation politique locale reste instable à l'image de celle de l'Europe, la potence de Neuchâtel est sabotée en 1829[16]. Grâce à un important legs de David de Pury, le Seyon peut être détourné en 1843. Ce nouveau tracé de la rivière transfigure la ville avec la construction des rues de l'Écluse et du Seyon durant les années qui suivent. Le stand de tir qui était au-dessus de l'ancien Seyon est déplacé sur la colline du Mail en 1882[82] où il reste jusqu'en 1955. La Révolution neuchâteloise[modifier le code] Article détaillé : Histoire du canton de Neuchâtel#La_Révolution_de_1848. Les révolutionnaires neuchâtelois partent le 29 février 1848 au soir du Locle (un odonyme : Place du 29 février rappelle cet évènement), descendent de la Chaux-de-Fonds par le col de la Vue des Alpes après s'être fait remettre les clefs de la ville. Ils prennent des canons à l'arsenal et tirent des coups de semonce sur le château de Valangin, entraînant la reddition sans heurts des gardes royalistes. Ils arrivent au petit matin du 1er mars au château de Neuchâtel où ils déclarent la république[16],[22]. Les troubles se poursuivent durant encore une dizaine d'années, avec en particulier une tentative avortée de contre-révolution en 1856 marquée par le sac de l'imprimerie de René-Alfred-Henri Wolfrath[83]. Après une médiation européenne, Neuchâtel est maintenue définitivement dans la Confédération en tant que république. Politique[modifier le code] Municipalité[modifier le code] La ville de Neuchâtel est dirigée par un Conseil général (législatif) de 41 membres et un Conseil communal (exécutif) de cinq membres, élus tous les quatre ans au système majoritaire à deux tours (au système proportionnel jusqu'en 2020)[85]. Tendances politiques[modifier le code] Lors de la création de la commune moderne de Neuchâtel, en 1888, le Parti radical-démocratique occupe l'ensemble des sièges du Conseil général (législatif) et du Conseil communal (exécutif)[86]. Le Parti libéral y fait rapidement son entrée, suivi, en 1912, du Parti socialiste[86]. Le Parti ouvrier et populaire les rejoint après la Seconde Guerre mondiale, puis, en 1972, le Mouvement populaire pour l'environnement, qui sera l'une des composantes fondatrices des Verts en 1983[86],[87]. En 1992, la gauche obtient pour la première fois la majorité à la fois au législatif et à l'exécutif de la ville[86]. En 2004, l'Union démocratique du centre entre pour la première fois au Conseil général et y reste pendant deux législature, n'obtenant plus assez de voix en 2012 pour continuer à être représentée[86],[88]. En 2021, le Conseil communal bascule à droite au terme de près de 20 ans de majorité de gauche[89]. En 2024, la gauche remporte quatre des cinq sièges à l'exécutif et le Conseil général renforce sa majorité de gauche[90]. Conseil général[modifier le code] Le Conseil général est, depuis 1888, l'autorité législative de la ville[91]. Il est chargé, entre autres, d'adopter le budget et les comptes. Il a aussi la responsabilité de voter les crédits proposés par le Conseil communal. Le Conseil général est élu au suffrage universel depuis sa création en 1888 et, depuis 1912, selon le mode de scrutin proportionnel[91]. À l'issue des élections communales du 21 avril 2024, les divers partis politiques se répartissent les sièges de la façon suivante[92] : Parti Socialiste: 12 sièges PLR Les Libéraux-Radicaux: 10 sièges Les Vert-e-s: 8 sièges Parti Vert'libéral: 4 sièges SolidaritéS: 3 sièges Union démocratique du centre (UDC): 3 sièges POP Parti Ouvrier et Populaire: 1 siège Pierre-Yves Jeannin (Vert'libéral) est le président du Conseil général[93]. Conseil communal[modifier le code] Le Conseil communal est l'exécutif de la commune[94]. Il comprend 5 membres élus depuis 2024 au suffrage universel, selon le mode de scrutin majoritaire à deux tours[95]. Entre 2004 et 2024, ils étaient élus au suffrage universel selon le mode de scrutin proportionnel[94]. Avant cela, de 1888 à 2004, les membres du Conseil communal étaient élus au système majoritaire par le Conseil général[94]. Le président du Conseil communal est élu pour une année. En outre, un chancelier est nommé par le Conseil communal, ainsi qu'un vice-chancelier[96]. À la suite des élections pour la législature 2024-2028, le Conseil communal a procédé à sa constitution pour une entrée en fonction le 1er juillet 2024[97] : Violaine Blétry-de Montmollin (PLR), Dicastère du développement territorial, des infrastructures et du patrimoine bâti. Nicole Baur (Vert-e-s), Dicastère de la famille, de la formation, de la santé et des sports. Julie Courcier Delafontaine (PS), Dicastère de la culture, de la cohésion sociale, de l’intégration et des ressources humaines. Jonathan Gretillat (PS), Dicastère des finances, de l’économie, des affaires sociales et de la population. Mme Johanna Lott Fischer (Vert-e-s), Dicastère du développement durable, de la mobilité et de la sécurité. Le chancelier est Daniel Veuve[98]. Parlement des Jeunes et Conseil des Jeunes[modifier le code] Le Parlement des Jeunes et le Conseil des Jeunes existent depuis 1992 afin de maintenir un dialogue constructif entre la jeunesse et les autorités communales[99]. Le Parlement des Jeunes se constitue de jeunes gens âgés de 16 à 25 ans représentant les écoles situées sur le territoire communal, des associations diverses et des clubs de sports, ainsi que les sections « jeunesse » de divers partis politiques[99]. Le Conseil des Jeunes se compose lui exclusivement de jeunes de 12 à 15 ans[99]. Parmi eux, deux élèves de l'École secondaire régionale de Neuchâtel, qui représentent les intérêts de leurs camarades[99]. Parlement cantonal[modifier le code] Le parlement cantonal se nomme le Grand Conseil, c'est l'autorité législative du canton[100]. Sur les 115 sièges à pourvoir au Grand Conseil, le district de Neuchâtel est le plus représenté, avec 35 sièges[101]. Depuis 1848, le Grand Conseil a été présidé 32 fois par un représentant de Neuchâtel[102] (mandat d'une année depuis 1860). Confédération[modifier le code] Depuis 1848, quatre conseillers fédéraux (membres du gouvernement) étaient originaires de la ville et représentants du canton, tous issus de la famille radicale : Eugène Borel (1873-1875), Louis Perrier (1912-1913), Max Petitpierre (1945-1961) et Didier Burkhalter, en fonction du 1er novembre 2009 au 31 octobre 2017[103]. Jumelages[modifier le code] La ville de Neuchâtel est jumelée avec[104] : Aarau (Suisse) depuis 1978 ; Besançon (France) depuis 1975 ; Sansepolcro (Italie) depuis 1977 ; Population et société[modifier le code] Démographie[modifier le code] Évolution de la population[modifier le code] La commune compte 45 309 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 1 506 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 2,5 % (canton : 3,6 % ; Suisse : 9,4 %)[105]. Au 31 décembre 2021, l’agglomération de Neuchâtel compte 86 489 habitants[1]. Celle-ci comprend les communes neuchâteloises de Milvignes, La Grande Béroche, Boudry, Cortaillod, Rochefort, Cornaux, Hauterive, La Tène, Neuchâtel, Saint-Blaise, (sont aussi considéré de facto les communes de Cressier, Le Landeron et les communes bernoises de La Neuveville, Gals et Champion). C'est la seizième plus grande agglomération du pays en nombre d'habitants. Évolution de la population de Neuchâtel entre 1850 et 2020[106],[1] Pyramide des âges[modifier le code] En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 33,6 %, au-dessus de la valeur cantonale (32,9 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 23,8 %, alors qu'il est de 26 % au niveau cantonal[107]. La même année, la commune compte 21 969 hommes pour 22 929 femmes, soit un taux de 48,9 % d'hommes, inférieur à celui du canton (49,1 %)[107]. Pyramide des âges de Neuchâtel en 2023 (%)[107]HommesClasse d’âgeFemmes0,8 90 ans ou +2,0 7,2 75 à 89 ans9,9 12,9 60 à 74 ans14,8 20,4 45 à 59 ans20,3 23,4 30 à 44 ans21,4 20,9 15 à 29 ans18,8 14,5 - de 14 ans12,9 Pyramide des âges dans le canton de Neuchâtel en 2023 (%)[107]HommesClasse d’âgeFemmes0,7 90 ans ou +1,8 7,9 75 à 89 ans10,4 15,2 60 à 74 ans16,0 21,3 45 à 59 ans21,1 20,5 30 à 44 ans19,6 18,9 15 à 29 ans16,9 15,6 - de 14 ans14,3 Population étrangère avant la fusion de 2021[modifier le code] En revanche, la population étrangère n'a cessé de croître. De 1 693 habitants (6 % de la population totale) en 1950, elle passe à 7 193 (20,9 %) en 1980, à 9 329 (27,8 %) en 1990, puis 10 113 (30,7 %) en 2000. En 2005, elle décroît légèrement, mais moins vite que l'ensemble de la population neuchâteloise, pour se situer 10 007 habitants (31,2 %)[108]. Sa proportion est donc plus élevée que dans le canton, qui compte 23,2 % de résidents étrangers en 2005. Religion avant la fusion de 2021[modifier le code] Sur le plan religieux, la communauté catholique est la plus importante en 2016, avec 26 % de la population, suivi des protestants avec 24 %, 39 % se déclarent sans appartenance confessionnelle, 4 % sont musulmans, les 8 % restants appartiennent à d'autres communautés ou n'indiquent pas leur préférence[109]. À titre de comparaison, en 1949, la ville comptait 21'702 protestants (78,2%), 5'676 catholiques (20,4%), 117 juifs (0,4%) et 261 divers (0,9%)[110]. Enseignement supérieur et recherche[modifier le code] En plus du centre de formation professionnelle CPNE, la ville de Neuchâtel propose aux étudiants quittant l'école obligatoire et souhaitant poursuivre leurs études de rejoindre deux lycées différents, le Lycée Jean-Piaget et le Lycée Denis de Rougemont. Le canton de Neuchâtel est un canton universitaire, possédant une université et d'autres filières de formation supérieure et de centres des recherches. La ville de Neuchâtel est l'un des centres de cet écosystème. Université[modifier le code] L'activité scientifique a été motivée dans le canton dès 1832 par Louis Agassiz qui organise la Société neuchâteloise des sciences naturelles[111]. L'Académie est fondée en 1838 et devient Université en 1909[112]. L'université de Neuchâtel réunit aujourd'hui quatre facultés (lettres et sciences humaines, sciences, droit et sciences économiques), la faculté de théologie ayant disparu en 2015[113],[114]. La section de microtechnique de l'Université de Neuchâtel est rattachée à l'EPFL en 2009[115]. En 2013, l'EPFL ouvre une nouvelle structure, Microcity, à Neuchâtel qui abrite des étudiants en deuxième cycle et de jeunes entreprises technologiques[116]. Hautes Écoles Spécialisées (HES)[modifier le code] La Haute École Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Ingénierie[117] offre notamment des formations bachelor dans les filières suivantes : Microtechniques, Industrial Design Engineering et Informatique. La Haute École Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Gestion[117] forme au bachelor en droit économique, en économie d'entreprise et en informatique de gestion. La Haute École Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Santé[117] est une école d'infirmières et infirmiers (enseignement en partenariat avec Delémont). L'École supérieure du canton de Neuchâtel (ESNE) offre des formations à temps complet vers les métiers techniques et des formations en cours d'emploi[118]. Centre de recherche[modifier le code] L'industrie horlogère crée à Neuchâtel le Laboratoire suisse de recherche horlogère (LSRH) dans l'entre-deux-guerres[119]. Durant les années 1960, le LSRH va collaborer avec l'université de Neuchâtel et le nouvellement crée Centre électronique horloger pour apporter à l'horlogerie les nouvelles technologies dont elle a besoin. En 1983, le LSRH, le CEH et la FSRM réunissent leurs forces pour devenir le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), une société privée soutenue par la Confédération via des projets de recherche, dont l'objectif est d'amener à maturité de nouvelles technologies puis de les transférer à l'industrie soit directement, soit par essaimage de nouvelles sociétés[120]. Autres écoles[modifier le code] Neuchâtel est le siège depuis 1905 de l'École supérieure de droguerie (ESD) créée par l'Association suisse des droguistes[121]. L'école est dotée de deux nouveaux bâtiments en 1952, puis d'un troisième en 1974[121]. En 1998, elle obtient le statut de Haute école professionnelle[121]. Administrativement, l'ESD est rattachée au Centre professionnel du littoral neuchâtelois[121]. Neuchâtel a également abrité, de 1914 à 1950, une école hôtelière, créée à l'initiative de la section neuchâteloise de la Société suisse des cafetiers et hôteliers[122],[123]. En 1990, une école hôtelière internationale IHTTI quitte Lucerne pour s'installer à Neuchâtel[124]. Elle ferme à son tour en 2019[125]. Festivals et événements[modifier le code] La ville de Neuchâtel accueille une variété de festivals et événements culturels. La Fête des vendanges est la plus populaire des fêtes de la ville, elle attire des touristes de toute la Suisse et de la France limitrophe. Principaux festivals de Neuchâtel Fête des vendanges, dès 1902, célèbre la fin des vendanges. Cette fête réunit jusqu'à 320 000 personnes sur un week-end à Neuchâtel[126]. Buskers Festival, depuis 1990, festival de musiciens de rue, inspiré par le festival du même nom à Ferrare[127],[128]. Festi'neuch, festival annuel de musique en plein air créé en 2001[129]. Festival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF)[130],[131],[132],[133],[134]. Sports[modifier le code] Basket-ball : Union Neuchâtel Basket Football : Neuchâtel Xamax puis Neuchâtel Xamax FCS Hockey sur glace : Neuchâtel-Sports Young Sprinters HC Volley-ball : NUC Volleyball[135] Neuchâtel-Trophy, compétition internationale de patinage artistique synchronisé disputée depuis 1999[129]. Économie[modifier le code] Histoire économique de la ville[modifier le code] Dans l'Antiquité, la région était peuplée de chasseurs et de cultivateurs. On en trouve des traces sur toute la berge nord du lac. Neuchâtel n'a probablement pas eu de fonction importante durant la période romaine[16]. Une ancienne ferme (La Favarge) existe encore à l'est de la ville. Des gravures du XVIIe siècle montrent des vergers et de la vigne sur les flancs du Jura[137]. Plusieurs moulins étaient disposés le long du Seyon et de la Serrières, les soubassements du moulin situé au nord de la Maison du Prussien sont toujours visibles (1537 - 1937)[138], les autres ont été détruits lors des inondations ou après le détournement du Seyon en 1845, le plus ancien pourrait avoir été bâti avant 1214[139]. La ville avait un monopole sur la farine, qui avait valeur de taxe. Des brasseries ont été fondées à Neuchâtel, dont la brasserie Müller en 1862 sur le cours détourné du Seyon[24]. On trouvait aussi à Neuchâtel, au pied de la colline du Mail, une usine à gaz (1859 - 1967) et une tuillerie (1825 - 1948). Mais la plus importante industrie a été la Chocolaterie Suchard établie au pied de la Serrières au milieu du XIXe siècle pour profiter de l'énergie hydraulique. L’entreprise fournit alors du travail à 200 personnes à Neuchâtel. L'imprimerie momentanément arrive &agra
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Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

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Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

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Sport — Wikipédia

Sport - Wikipédia

Le sport, mot d'usage récent ( siècle) dans la langue française, est une activité codifiée, organisée et institutionnalisée, pratiquée individuellement ou collectivement, donnant lieu à des formes structurées d'entraînement, de compétition ou de performance, qu'elle implique un effort physique direct, une habileté motrice ou une maîtrise technique.

Le sport, mot d'usage récent (XIXe siècle) dans la langue française, est une activité codifiée, organisée et institutionnalisée, pratiquée individuellement ou collectivement, donnant lieu à des formes structurées d’entraînement, de compétition ou de performance, qu’elle implique un effort physique direct, une habileté motrice ou une maîtrise technique. Le sport, qui ne peut être dénommé ainsi avant le XIXe siècle (gymnastique, exercice physique, voir Pociello, C. Sociologie du sport, 1983), est un phénomène presque universel dans le temps et dans l'espace humain. La Grèce antique, la Rome antique, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance de pratiques physiques. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits. Définitions[modifier le code] Le terme de « sport » a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie « divertissement, plaisir physique ou de l'esprit »[1]. Antérieurement il peut être rattaché au latin portus, comme dans transport, export, import, déporter, déport, etc., qui désignait simplement un port, un lieu de passage marin. En traversant la Manche, desport se mue en « sport » et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques et mentales. La langue allemande admet aussi le terme « sport » et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828[2], mais à ce moment-là il est essentiellement associé aux courses de chevaux et aux paris sur ces courses de chevaux (Cf. le journal Le Sport). La frontière entre jeux et sports n'est pourtant pas très claire. La Fédération française des échecs fondée en 1921 reçoit ainsi un agrément sportif du Ministère de la Jeunesse et des Sports en 2000, mais uniquement parce qu'elle était une fédération « associée » au CNOSF[3]. Certaines pratiques traditionnelles posent également problème : sport ou jeu ? La question reste encore ouverte. Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables : la mise en œuvre d'une ou plusieurs qualités physiques ou cérébrales : activités d'endurance, de résistance, de force, de coordination, d'adresse, de souplesse, de précision, de réflexion, etc. ; une activité institutionnalisée, ses règles tendent à être identiques pour l'ensemble de la planète ; une pratique majoritairement orientée vers la compétition ; une pratique fédérée (sous la tutelle d'une fédération sportive). Ces piliers qui mettent surtout en avant l'organisation des différentes disciplines sportives n'excluent nullement les pratiques comme le sport-loisir, le sport-aventure, le sport-santé, le sport scolaire ou l'éducation physique et sportive. Si la compétition est prédominante, il existe toutefois d'autres formes de pratique mettant plutôt en avant le plaisir, la santé, l'éducation ou l'épanouissement[4]. Le Conseil de l'Europe propose ainsi la définition suivante dans sa « Charte européenne du sport » (article 2.1) (2001) : « On entend par « sport » toutes formes d'activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l'expression ou l'amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l'obtention de résultats en compétition de tous niveaux »[5]. Histoire[modifier le code] Article détaillé : Histoire du sport. Débat historiographique[modifier le code] La question de l'histoire du sport bute sur un débat qui oppose deux thèses. Pour un courant de pensée, le sport est un phénomène universel, qui a toujours existé et partout sous des formes très diverses. Ce serait un « invariant culturel » (selon les termes de Frédéric Baillette, enseignant et directeur de la revue Quasimodo). Cette thèse est notamment soutenue en 1991 par le médecin français Jean-Paul Escande (Les avatars du sport moderne, in Ardoino, Brohm, Anthropologie du sport, Perspectives critiques, 1991)[6]. Cette thèse est implicitement soutenue par ceux qui parlent de « sport antique », de « sport médiéval », etc. Le médiéviste américain Charles Homer Haskins est le premier historien à utiliser le terme de « sport » dans le cadre d'une étude portant sur le Moyen Âge dans son livre The Latin Litterature of Sport (1927). Au début du XXIe siècle, Wolfgang Decker (Institut d'Histoire du Sport de l'École Supérieure du Sport de Cologne) et Jean-Paul Thuillier (directeur du Département des Sciences de l'Antiquité à l'École normale supérieure) estiment que : « contrairement à ce que l'on estime souvent, le sport n'est pas né à Olympie, pas plus qu'il ne s'est éteint dans l'Attique ou le Péloponnèse. L'Égypte nous offre de nombreuses scènes sportives, entre autres de lutte, dès le IIIe millénaire avant notre ère, et les Romains, héritiers des Étrusques sur bien des points et en particulier dans ce domaine, ont peut-être créé le sport moderne, avec ses spectacles de masse, ses clubs puissants et ses enjeux financiers colossaux »[7]. Pour un autre courant de pensée, le sport est un phénomène apparu à un moment précis de l'histoire et dans un contexte particulier : au sein de l'élite sociale de l'Angleterre industrielle du XIXe siècle. Cette thèse est notamment développée en 1921 par l'écrivain allemand Heinz Risse (Soziologie des Sports, Berlin, 1921 et Sociologie du sport, Presses universitaires de Rennes, 1991) qui estime qu'« il est erroné de regarder le passé avec nos modes de pensée actuels et d'imaginer que les pratiques qui ressemblent à celles que nous connaissons peuvent se rapporter à cette appellation "sport" »[6]. Cette thèse est notamment soutenue par l'historien français Roger Chartier et par les sociologues Norbert Elias[8],[6] et Pierre Bourdieu[9],[10]. En 2000, l'historien du sport Philippe Lyotard (université de Montpellier) juge qu'« il y a une coupure très nette entre le sport moderne et le sport antique : c’est la notion de record (et donc de performance). Le record et la performance expriment une vision du monde qui est profondément différente entre les Grecs et les modernes. La culture du corps est différente. Pour les Grecs, cette culture est rituelle, culturelle, d’inspiration religieuse, pour les modernes, le corps est une machine de rendement »[11]. À travers l'exemple des joutes au XVe siècle en France et en Espagne, Sébastien Nadot avance dans sa thèse intitulée Joutes emprises et pas d'armes en Castille, Bourgogne et France, 1428-1470 (soutenue à l'EHESS en 2009) que l'on peut effectivement parler de sport au Moyen Âge et que la plupart des historiens confondent la notion de naissance avec celle de démocratisation du sport quand ils évoquent son apparition seulement à partir du XIXe siècle[12]. Mais une autre façon de résoudre la question est de forger la notion de « sport moderne » pour distinguer ce phénomène d'autres pratiques historiquement attestées. Dans une étude, une équipe de l'UFR-STAPS de l'université de Bourgogne estime ainsi en 2004 que « Le sport moderne […] renvoie à l’idéologie de Coubertin, caractérisée par la compétition, la performance, l’entraînement dans des structures institutionnelles (fédérales et scolaires) afin de lutter contre l’oisiveté et les risques de dégénérescence psychologique et physiologique de l’homme »[13]. Cette notion de « sport moderne » est exposée par l'historien américain Allen Guttmann dans From Ritual To Record, The Nature of Modern Sports (1978). Auteur notamment de Sports: The First Five Millennia, Guttmann ne renonce pas à l'emploi du mot « sport » de l'Antiquité à nos jours. Histoire[modifier le code] Selon l'interprétation large de la notion, le sport est un phénomène universel dans le temps et dans l'espace humain, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes »[14]. Nombre de phénomènes qui paraissent récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage. La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, donnent tous une importance au sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits concernant le sport, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne. Interrogée sur la question, la Justice anglaise tranche ainsi en 1748 que le cricket n’est pas un jeu illégal[15]. Ce sport, comme tous les autres, figurait en effet sur des édits royaux d'interdiction régulièrement publiés par les monarques britanniques du XIe au XVe siècle. En 1477, la pratique d'un « jeu interdit » est ainsi passible de trois ans de prison[16]. Malgré l'interdit, la pratique perdure, nécessitant un rappel quasi permanent à la règle. Le sport est l'une des pierres d'angle de l'éducation humaniste du XVIe siècle. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et, de Montaigne à Rabelais en passant par Girolamo Mercuriale, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l'éducation (relire par exemple Gargantua). Chaque époque a eu son « sport-roi ». L'Antiquité fut ainsi l'âge d'or de la course de chars. Pendant plus d'un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des « stars » adulées par les foules dans tout l'Empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l'activité à la mode en Occident entre le XIe et le XIIIe siècle (il ne faut pas confondre le tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi)[17]. La violence du tournoi cause sa perte, d'autant que le jeu de paume s'impose dès le XIIIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le XVIIIe siècle voit le déclin du jeu de paume et l'arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s'imposent comme le sport roi des XVIIIe et XIXe siècles. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du XIXe siècle. Le football devient ensuite et reste encore aujourd'hui (2018) l'incontestable sport « numéro un » sur la planète. Au-delà de ce tableau général coexistent des nuances régionales parfois très marquées. Ainsi, le football tient une place secondaire dans les pays de l'ancien empire britannique. En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan. De même, l'Amérique du Nord a donné naissance à plusieurs sports, le hockey sur glace et le basket-ball au Canada, le baseball et le football américain aux États-Unis, parvenant ainsi à échapper à la vague du football (appelé soccer en Amérique du Nord). En France, le sport roi de la fin du XIXe siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu'au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby n'est pas parvenu à mettre fin à la domination de ces deux sports, freiné par une implantation trop régionale.La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable, il est une des composantes de la mondialisation[18]. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger sa mise en application à la planète entière. Certains ont donc pu estimer que le sport proposerait ainsi un premier modèle de mondialisation réelle. À l'inverse de cette structure centralisée, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières distinctes de celles de la Fédération internationale de basket-ball, sauf pour les Jeux olympiques pour lesquels c'est la FIBA qui est chargée des épreuves. Le baseball américain illustre encore plus fortement cette décentralisation : les deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series - Ligue américaine et Ligue nationale - ne suivent pas les mêmes règles du jeu. Typologie : les disciplines sportives[modifier le code] Classification ordinaire[modifier le code] La liste suivante regroupe les sports les plus connus, classés par catégories usuelles. D'autres sports pourraient compléter cette liste. Certains sports peuvent appartenir à plusieurs catégories. La présence des catégories « sports mécaniques » et, plus récemment, « sports cérébraux » dans cette liste, longtemps contestée, se justifie par les qualités communes aux sports physiques qu'ils demandent, pratiqués à haut niveau de compétition, comme en particulier la concentration ou l'endurance. La plupart de ces sports ont leur équivalent pour les personnes handicapées : les handisports. Athlétisme Marche Course à pied Course d'obstacles Course de haies Steeple Course à obstacles Course de relais Sprint Demi-fond Course de fond Cross-country Marathon Trail Course en montagne Skyrunning Ultrafond Ultra-trail Lancers Lancer du disque Lancer du javelot Lancer du marteau Lancer du poids Sauts Saut en longueur Saut en hauteur Saut à la perche Triple saut Épreuves combinées Décathlon Heptathlon Pentathlon Sports collectifs Arena football (en) Balai-ballon sur glace Balle au tambourin Ballon au poing Bandy Baseball Basket-ball Basket-ball à trois Beach Handball Beach Volley Beach Soccer Beach Ultimate Bouzkachi Calcio florentin Camogie Cricket Crosse Crosse ancienne Cycle-ball Dodgeball Double Disc Court Fistball Flag football Floorball Foot à 5 Football Football américain Football australien Football canadien Football gaélique Football de règles internationales Football universel Futsal Jorkyball Handball Hockey en salle Hockey subaquatique Hockey sur gazon Hockey sur glace Horse-ball Hurling Kabaddi Kayak-polo Kin-ball Korfbal Longue paume Moto-ball Netball Paintball Pelota P'urhépecha Pelote basque Pesäpallo Plumfoot Polo Rafroball Ringuette Rink hockey Roller derby Roller in line hockey Rollersoccer Rounders Rugby à sept Rugby à XV Rugby à XIII Sepak Takraw Shinty Slamball Softball Stoolball Street-hockey Tchoukball Touch rugby Town ball Ultimate Vigoro Volley-ball Volata Water-polo Sports de force Bras de fer Bodybuilding Force basque Girevoy Haltérophilie Highland Games Powerlifting Tir à la corde Sports mécaniques Compétition automobile WEC Karting NASCAR DTM WRC (Rallye) Formule 1 Formule 2 Formule 3 Formule 4 Formule E Course de côte Rallye-raid WTCC Indy Racing League Fol'Car Drift Autocross Rallycross Course de camions Dragster Compétition motocycliste Endurance moto Enduro Freestyle motocross Motocross Supermotard Trial Speedway Stunt Supercross Vitesse moto Compétition aéronautique Moto-ball Motonautisme Motoneige Sports de raquette Badminton Beach tennis Jeu de paume Padel Peloc Pelote basque Racketlon Racquetball Soft tennis Speed Badminton Speed-ball Squash Tennis Tennis de table Sports avec animaux Agility Cani-cross Corrida Courses de lévriers Course de chameaux Course de chars Course de traîneaux Rodéo Sport hippique Sports équestres Amazone Attelage Attelage de tradition Concours complet Doma Vaquera Dressage Endurance Équitation Camargue Équitation islandaise Équitation Western Horse-ball Hunter Oulak Polo Polocrosse Pony games Rodéo chilien Saut d'obstacles Ski joëring TREC Voltige en Cercle Sports anciens Barres Calcio florentin Course de chars Crosse ancienne Harpastum Jeu de mail Longue paume Pancrace Pentathlon antique Pugilat Soule Stoolball Town ball Volata Sports gymniques et artistiques Aérobic Bodybuilding Cheerleading Claquettes (tap dance) Corde à sauter Double dutch Cyclisme artistique Danse sportive Breakdance Fitness Gymnastique Gymnastique acrobatique Gymnastique aérobique Gymnastique artistique Gymnastique rythmique Parkour Trampoline Tumbling Majorette Natation synchronisée Patinage artistique Danse sur glace Patinage synchronisé Plongeon Pole dance Twirling bâton Cyclisme BMX BMX freestyle BMX Supercross Cyclisme en salle Cyclisme artistique Cycle-ball Cyclisme sur piste Cyclisme sur route Ultracyclisme Cyclo-cross Cyclotourisme Trial Vélo tout terrain Arts martiaux Aïkibudo Aïkido Bando et Banshay Capoeira Hapkido Jeet kune do Ju-jitsu (jujutsu) Jiu-jitsu brésilien Judo Kalarippayatt Karaté Kendo Kobudo Krabi krabong Muay-boran Ninjutsu Sumo Taekwondo Tai-chi-chuan Unifight Viet vo dao Vovinam Việt Võ Đạo Wushu (Kung Fu) Wadō-ryū Sports de combat Boxe Boxe américaine (Full-contact) Boxe anglaise Boxe birmane (Lethwei) Boxe française (Savate) Boxe thaïlandaise Kick-boxing américain Kick-boxing japonais (K1) Canne et Bâton de combat Escrime Lutte Brancaille Catch Grappling Gouren (Lutte bretonne) Lutte gréco-romaine Lutte libre Lutte sénégalaise Lutte mongole Lutte turque Naban (Lutte birmane) Schwingen (Lutte Suisse) Ssirum Sambo Mixed martial art (MMA) Krav-maga Sport chanbara Unifight Sports de glace Bandy Bobsleigh Curling Eisstock Hockey sur glace Luge Patinage Patinage artistique Danse sur glace Patinage synchronisé Patinage de vitesse Short-track Ringuette Skeleton Sports de plein air et de nature Alpinisme Bloc (escalade) Canyonisme Course d'orientation Cyclotourisme Descente en rappel Escalade glaciaire Escalade sportive Grimpe d'arbres Jogging Marche nordique Pêche sportive Raid nature Randonnée pédestre Slackline Spéléologie Ultra-trail Sports aériens Aéromodélisme Aérostation Base jump Cerf-volant Deltaplane Parachutisme Parapente ULM Vol libre Vol à voile Voltige aérienne Épreuves combinées Triathlon Duathlon Aquathlon Aquabike Cross triathlon Triathlon d'hiver Pentathlon moderne Combiné nordique Biathlon Racketlon Micronesian all around Unifight Sports de précision Airsoft Ball-trap Billards Billard français Billard américain Billard anglais Snooker Boule bretonne Boule de fort Boulingrin Boomerang Bowling Croquet Curling Eisstock Fléchettes Golf Jukskei Minigolf Paintball Jeux de palets Pétanque Quilles de neuf Sarbacane sportive Sport boule (boule lyonnaise) Tir Tir à l'arc Sports nautiques Aquabiking Aquagym Apnée Aviron Aviron de mer Aviron Indoor (it) Barque de Sauvetage Bateau-dragon Canoë-kayak Chasse sous-marine Dragon Boat Hockey subaquatique Motomarine Joutes nautiques Kayak-polo Kitesurf Nage avec palmes Nage en eau libre Nage en eau vive Motonautisme Natation Natation synchronisée Pêche sportive Planche à voile Plongée sous-marine Plongeon Rafting Rugby subaquatique Ski nautique Surf Voile Water-polo Wakeboard Wakesurf Sports de glisse Ski Biathlon Combiné nordique Saut à ski Snowboard Ski alpin Ski de randonnée Ski acrobatique Ski freestyle Ski freeride Ski de fond Ski de vitesse Ski extrême Ski télémark Nouveaux sports de glisse Bodyboard Freeboard Kayak Surf Kiteski Kitesnow Kitesurf Mountainboard Roller Skateboard Snowboard Speed-riding Streetboard Surf Voile sur glace Longskate Trottinette Freestyle Sports cérébraux Belote Bridge Dames Échecs Go Poker Scrabble (marque déposée) Échecs chinois Autres sports Air hockey Baby-foot Char à voile Culturisme Footbag Main à main Speedcubing Sport stacking Sport électronique Tricking Yoga Classification en référence aux Jeux olympiques[modifier le code] Article détaillé : Sports olympiques. Les Jeux olympiques sont une compétition internationale qui regroupe une sélection de disciplines sportives. Ainsi, il est possible de classer les sports entre ceux qui sont inscrits aux Jeux olympiques, dits « Sports olympiques » et ceux qui le sont pas. Un sport ne peut être olympique que s'il fait partie d'une fédération internationale reconnue par le Comité international olympique (c'est-à-dire qui répond à de multiples critères de sélection très stricts). Celles-ci sont alors divisées en trois groupes : les fédérations internationales parmi lesquelles au moins un des sports dont elles ont la gouvernance se trouve inscrit au programme des jeux olympiques d'été (ASOIF, Association of Summer Olympic International Federations) ; les fédérations internationales parmi lesquelles au moins un des sports dont elles ont la gouvernance se trouve inscrit au programme des jeux olympiques d'hiver (AIOWF, Association of International Olympic Winter Sports Federations) ; les fédérations internationales reconnues par le Comité international olympique n'ayant actuellement aucun des sports dont elles ont la gouvernance aux programme des jeux (ARISF, Association of IOC Recognised International Sports Federations). Les sports olympiques actuels furent tous inclus au programme des jeux à un moment spécifique de l’histoire, au cours d'une décision commune prise entre le CIO et les fédérations internationales. Une fois qu'un sport a été désigné comme sport olympique, il ne peut plus être retiré des programmes des jeux (mais le nombre d'épreuves qui composent ce sport peut être revu à chaque édition des jeux), sauf si la fédération internationale qui dirige ce sport est radiée de la liste ASOIF ou AIOWF auquel cas tous les sports qui dépendent d'elle sont radiés du programme (comme ce fut le cas après les jeux de Pékin en 2008 pour la fédération de baseball-softball, la WBSC). D'autres sports peuvent devenir olympiques à l'avenir sous trois conditions : soit le CIO décide d'augmenter le nombre d'épreuves pour l'une des éditions, et un nouveau sport est proposé par une fédération afin d'occuper un certain nombre de ses épreuves (rentrant ainsi en concurrence avec les sports olympiques dont les fédérations internationales souhaitent inscrire plus d'épreuves aux jeux) ; soit le CIO décide de radier une fédération des listes ASOIF ou AIOWF et propose à d'autres fédérations de proposer de nouveaux sports à la place ; à partir des jeux de Tokyo en 2020, le CIO propose pour toutes les futures éditions des jeux d'été que des sports additionnels soient rajoutés au programme juste pour le temps de l'olympiade à venir, le tout au choix de la ville organisatrice. Un sport peut ainsi devenir olympique le temps d'une édition des jeux (où plusieurs si la fédération gouvernant ce sport parvient à la placer dans différents futurs jeux). Si la candidature d'un nouveau sport d'une fédération ARISF est acceptée, la fédération internationale en question prend aussitôt le statut de ASOIF ou AIOWF, même si cette dernière n'a pas pu imposer aux jeux tous les sports dont elle a la gouvernance (dans le cas des fédérations contrôlant plusieurs sports différents). Une fédération déjà ASOIF ou AIOWF qui disposerait de sports non olympiques sous sa gouvernance peut également poser leur candidature pour de futurs jeux. Le tableau ci-dessous présente par ordre alphabétique les sports olympiques et les sports non olympiques par fédérations reconnues par le CIO. Liste des sports par fédérations Sports olympiques d'été actuels et leurs fédérations respectives (ASOIF) IAAF : Athlétisme (sport olympique depuis 1896) FISA : Aviron (sport olympique depuis 1900) BWF : Badminton (sport olympique depuis 1992) FIBA : Basket-ball (sport olympique depuis 1936) FIBA : Basket-ball 3x3 (sport olympique à partir de 2020) FIVB : Beach-volley (sport olympique depuis 1996) UCI : BMX freestyle (sport olympique à partir de 2020) UCI : BMX Supercross (sport olympique depuis 2008) AIBA : Boxe anglaise (sport olympique entre 1904 et 1908, puis depuis 1920) ICF : Canoë-kayak (Course en ligne) (sport olympique depuis 1936) ICF : Canoë-kayak (Slalom) (sport olympique en 1972, puis depuis 1992) UCI : Cyclisme sur route (sport olympique en 1896, puis depuis 1912) UCI : Cyclisme sur piste (sport olympique de 1896 à 1908, puis depuis 1920) FEI : Concours complet d'équitation (sport olympique depuis 1912) FEI : Dressage (sport équestre) (sport olympique depuis 1912) FIE : Escrime (sport olympique depuis 1896) FIFA : Football (sport olympique de 1900 à 1928, puis depuis 1936) IGF : Golf (sport olympique de 1900 à 1904, puis depuis 2016) FIG : Gymnastique artistique (sport olympique depuis 1896) FIG : Gymnastique rythmique (sport olympique depuis 1984) IWF : Haltérophilie (sport olympique en 1896, en 1904, puis depuis 1920) IHF : Handball (sport olympique depuis 1972) FIH : Hockey sur gazon (sport olympique en 1908, en 1920, puis depuis 1928) IJF : Judo (sport olympique en 1964, puis depuis 1972) FILA : Lutte gréco-romaine (sport olympique en 1896, puis depuis 1908) FILA : Lutte libre (sport olympique de 1904 à 1908, puis depuis 1920) FINA : Nage en eau libre (sport olympique depuis 2008) FINA : Natation sportive (sport olympique depuis 1896) FINA : Natation synchronisée (sport olympique depuis 1984) UIPM : Pentathlon moderne (sport olympique depuis 1912) FINA : Plongeon (sport olympique depuis 1904) WR : Rugby à sept (sport olympique depuis 2016) FEI : Saut d'obstacles (sport équestre) (sport olympique depuis 1912) WT : Taekwondo (sport olympique depuis 2000) ITF : Tennis (sport olympique de 1896 à 1924, puis depuis 1988) ITTF : Tennis de table (sport olympique depuis 1988) WA : Tir à l'arc (sport olympique de 1900 à 1904, puis en 1908, puis en 1920, puis depuis 1972) ISSF : Tir sportif (sport olympique de 1896 à 1900, puis de 1908 à 1924, puis depuis 1932) FIG : Trampoline (sport olympique depuis 2000) ITU : Triathlon (sport olympique depuis 2000) ISAF : Voile (sport olympique en 1900, puis depuis 1908) FIVB : Volley-ball (sport olympique depuis 1964) UCI : VTT (sport olympique depuis 1996) FINA : Water-polo (sport olympique en 1900, puis depuis 1908) Sports olympiques d'hiver actuels et leurs fédérations respectives (AIOWF) IBU : Biathlon (sport olympique depuis 1960) FIBT : Bobsleigh (sport olympique de 1924 à 1956, puis depuis 1964) FIS : Combiné nordique (sport olympique depuis 1924) WCF : Curling (sport olympique en 1924, puis depuis 1998) IIHF : Hockey sur glace (sport olympique depuis 1920) FIL : Luge de course (sport olympique depuis 1964) ISU : Patinage artistique (sport olympique en 1908, puis depuis 1920) ISU : Patinage de vitesse (sport olympique depuis 1924) ISU : Short-track (sport olympique depuis 1992) FIS : Saut à ski (sport olympique depuis 1924) FIBT : Skeleton (sport olympique en 1928, puis en 1948, puis depuis 2002) FIS : Ski acrobatique (sport olympique depuis 1992) FIS : Ski alpin (sport olympique depuis 1936) FIS : Ski de fond (sport olympique depuis 1924) FIS : Snowboard (sport olympique depuis 1998) Sports anciennement où provisoirement olympiques et leurs fédérations respectives WBSF : Baseball (sport olympique de 1992 à 2008 puis sport olympique provisoire en 2020) IFSC : Escalade (sport olympique provisoire à partir de 2020 et jusqu'en 2024) ICC : Cricket (sport olympique en 1900) WCF (en) : Croquet (sport olympique en 1900, sport dont la fédération internationale n'est plus reconnue par le CIO) FIL : Crosse (sport olympique de 1904 à 1908) IHF : Handball à onze (sport olympique en 1936, sport disparu au sein de l'IHF et remplacé par l'actuel Handball) Jeu de paume (sport olympique en 1908, sport ne disposant pas aujourd'hui de fédération internationale pour l'encadrer, et donc non reconnu par le CIO) Jeu de raquettes (sport olympique en 1908, sport ne disposant pas aujourd'hui de fédération internationale pour l'encadrer, et donc non reconnu par le CIO) WKF : Karaté (sport olympique provisoire en 2020) UIM : Motonautisme (sport olympique en 1908) IBU : Patrouille militaire (sport olympique en 1924, sport disparu au sein de l'IBU et remplacé par l'actuel Biathlon) FIPV : Pelote basque (sport olympique en 1900) FIP : Polo (sport olympique en 1900, puis en 1908, puis de 1920 à 1924 et en 1936) Roque (sport olympique en 1904, sport ne disposant pas aujourd'hui de fédération internationale pour l'encadrer, et donc non reconnu par le CIO) WR : Rugby à XV (sport olympique en 1900, en 1908 et de 1920 à 1924) WS : Skateboard (sport olympique provisoire à partir de 2020 et jusqu'en 2024) WBSF : Softball (sport olympique de 1996 à 2008 puis sport olympique provisoire en 2020) ISA : Surf (sport olympique provisoire à partir de 2020 et jusqu'en 2024) TWIF : Tir à la corde (sport olympique de 1900 à 1920) FEI : Voltige en cercle (sport équestre) (sport olympique en 1920) Sports non olympiques « reconnus » par le CIO[19] Sports aériens, alpinisme, sports automobile, bandy, baseball & softball, billard (français, américain, anglais & snooker), sports boules (pétanque, boule lyonnaise & raffa volo), bowling, bridge, cheerleading, course d'orientation, cricket, crosse, danse sportive, sports de disque-volant, échecs, escalade sportive, eisstock, football américain, floorball, karaté, kickboxing, korfball, motocyclisme, motonautisme, muay thai, netball, pelote basque, polo, racquetball, sports roller, sambo, sauvetage sportif, ski de montagne, ski nautique & wakeboard, sports sous-marins, squash, sumo, surf, tir à la corde, wushu. Nombre de fédérations ne sollicitent pas la reconnaissance du CIO (sport automobile, notamment) tandis que d'autres sont en phase de reconnaissance par le CIO. Physiologie et santé[modifier le code] La pratique équilibrée d'un sport aide à se maintenir en bonne santé physique et mentale[20]. En revanche, le surmenage sportif et l'absence totale d'exercice physique sont nocifs pour la santé. La pratique du sport régulier maintient notre organisme en bonne santé, réduit le stress et augmente la capacité de réflexion[21]. Entraînement, compétition, récupération[modifier le code] La pratique d'un sport se décompose en trois types d'activités : l'entraînement sportif, la compétition et la récupération. L'entraînement a pour objectif de former et d'entraîner le pratiquant pour que ses performances augmentent. Pour être bénéfique, l'entraînement doit être réparti sur une succession de séances régulières, progressives et complémentaires les unes aux autres. La compétition a pour objectif de mesurer les sportifs entre eux et de récompenser les meilleurs. Pour de nombreux sportifs, la compétition est le moment le plus fort et le plus agréable de la pratique du sport. Enfin, la pratique d'un sport comprend des phases de récupération et de détente. L'objectif de ces séances est de laisser au corps de l'athlète le temps et le repos nécessaire pour qu'il se remette en état de produire les meilleurs efforts. Compétences des sportifs[modifier le code] Chaque discipline fait appel à des compétences sportives particulières. L'équilibre, la force, la motricité, la vitesse, l'endurance, la concentration, le réflexe, la dextérité sont les compétences les plus connues. Certaines disciplines font plutôt appel à une seule compétence alors que d'autres font appel à un éventail de plusieurs compétences. Hormis les compétences sportives, il existe des facteurs physiques déterminants de la performance sportive, ces facteurs sont la force, la vitesse, l'endurance, la souplesse et la coordination des unités motrices (intra et intermusculaire+proprioception). Le succès dans une discipline dépend de la capacité du sportif à exécuter un geste précis. Certaines disciplines consistent à exécuter le geste le plus précis possible en disposant de tout le temps nécessaire à la préparation du geste. Le tir à l'arc est un exemple de ce type de disciplines. D'autres disciplines laissent peu de temps de préparation et le sportif doit ici exécuter son geste de manière spontanée. Le karaté est exemple de ce type de disciplines. Bienfaits physiologiques et psychologiques[modifier le code] La pratique d'un sport fait travailler le système cardio-respiratoire et différents muscles. Elle permet de brûler des calories et donc de prévenir de l'obésité (prévention de l'obésité). Elle incite à avoir une alimentation correcte (alimentation du sportif). Elle facilite l'évacuation de la tension nerveuse accumulée dans la journée (ex : stress chez l'humain). Elle permet la découverte du corps[C'est-à-dire ?] et de ses limites. Elle facilite l'acquisition du sens de l'équilibre, soit dans des situations prévues (exercices de gymnastique), soit dans des situations imprévues (jeux de ballon, sports de combat). Il permet aussi au pratiquant de construire une méthodologie du travail, réutilisable pour d'autres disciplines. Il est recommandé de pratiquer un sport d’intensité moyenne ou, plus simplement, d’exercer une activité physique pendant un temps allant de 50 min à 1 h 30 min si l'on veut avoir un effet sur le maintien ou l'abaissement de son poids, au moins trois fois/semaine. Une étude de l'ANSES en 2020 révèle que « 95% de la population française adulte est exposée à un risque de détérioration de la santé par manque d’activité physique ou un temps trop long passé assis »[22]. Toujours selon cette enquête, 5% des adultes en France ont une activité physique suffisante pour protéger leur santé : les femmes sont plus exposées que les hommes à un manque d’activité physique[22]. Plus d’un tiers des adultes français cumule un haut niveau de sédentarité et une activité physique insuffisante : en conséquence, ils sont plus exposés au risque d’hypertension ou d’obésité et ont un taux de mortalité et de morbidité plus élevés causés par des maladies cardiovasculaires et certains cancers[22]. La marche est l'activité physique la plus pratiquée par un très grand nombre d'adultes et de personnes âgées. Une grande étude taïwanaise publiée en 2011 dans le journal médical The Lancet, a montré qu'une activité physique modérée de quinze minutes par jour ou quatre-vingt-dix minutes par semaine pouvait diminuer la mortalité globale de 14 % contribuant ainsi à une augmentation de l'espérance de vie de trois ans[23]. Le sport donne lieu à la manifestation d'émotions intenses, souvent surmédiatisées. Elles effacent un corps contraint, policé par les heures d'entraînement. Ces émotions se déclenchent lors des confrontations ou des résultats de l'action. Il est exigé du sportif qu'il évacue les émotions dites négatives, tandis qu'il doit vivre à l'excès, en communion avec le public, les émotions dites positives. Cependant cette vision binaire rend difficile la compréhension des émotions humaines. L'univers sportif dilate les enjeux et l'émotion devient si forte qu'elle sort du corps, par effraction en quelque sorte. Au sortir de l'exercice solitaire et fort, elle restaure le lien social, par elle le héros ou l'héroïne retrouve une place dans la société. La pratique intensive du sport induit une difficulté permanente à exprimer ses émotions, une alexithymie, et ces moments sont les seuls prévus pour se libérer et, les mots manquants, le corps surjoue les expressions. Mais bien vite, le star-système impose sa loi, et exige de revenir à des manifestations codifiées, alors qu'il serait plus bénéfique pour tout le monde d'aider la personne à déchiffrer ses émotions[24]. Risques physiques et prévention[modifier le code] La pratique du sport présente des risques, en salle et bien plus à l'extérieur, en milieu naturel et notamment en montagne « où les pratiquants les plus expérimentés sont ceux qui subissent les accidents les plus graves »[25]. Tout sportif peut se blesser en faisant une chute ou un faux mouvement (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse, traumatisme crânien) ou en recevant un coup (sports de combat...)[26]. Il peut être victime d'un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde) et d'accidents liés à la vitesse (sports mécaniques et de glisse) et aux chutes de grande hauteur (escalade)... Certains sports présentent des risques plus élevés d'accidents corporels graves (traumatisme crânien, noyade), et leur pratique est interdite sans équipement de protection (ex : gilet de sauvetage pour le canoë ou la motomarine, casque pour la descente en VTT, harnachement protecteur pour le gardien de hockey sur glace...). Certains sports dits « extrêmes » présentent même de tels risques d'accidents mortels que leur pratique en est interdite. Une activité sportive, des compétitions ou des entrainements trop intenses et/ou trop fréquents sont source de blessures graves pouvant contraindre le sportif à s'arrêter, parfois avec des séquelles à vie. La pratique sportive doit préventivement être adaptée à l'âge en tenant notamment compte des risques spécifiques pour les personnes âgées, mais aussi pour les enfants qui ne sont pas épargnés, au point que les accidents sportifs de l'enfant sont devenus un réel problème de santé publique. Ainsi, en Suisse, au début des années 2000 « la traumatologie aiguë liée au sport représente un quart de tous les accidents d'enfants et d'adolescents »)[27], et « près d’un tiers des traumatismes traités aux urgences »[28]. Elle doit aussi être adaptée au handicap éventuel, à la santé du pratiquant, ainsi qu'à son état de fatigue lors de la pratique (dont pour éviter la fracture de fatigue)[29]. Une personne peut être marquée à vie par une activité sportive trop intense dans son enfance. La gymnastique artistique et de haut niveau est l'un des exemples d'une discipline où de jeunes sportifs sont soumis à des exercices dangereux pour leur santé (ex : « Certaines activités telles que la gymnastique à haut niveau sont responsables de lésions chez plus de 50 % des pratiquants par année », principalement au niveau de la colonne vertébrale et des poignets)[30]. Les statistiques sont biaisées par le fait qu'elles proviennent presque toutes de rapports d'interventions de secours et/ou d'entrées aux urgences hospitalières, alors qu'« une partie non négligeable des accidents n'occasionnant pas de prise en charge par des services spécialisés »[31]. À titre d'exemple, en France métropolitaine, en 2010[32], 246 personnes sont mortes directement et immédiatement des suites traumatiques d'une pratique sportive. « Les sports de montagne ont été les plus meurtriers (99 décès) suivis des sports nautiques et aquatiques (50), de la chasse (27), de la pratique aérienne (23 dont 22 ULM), des sports mécaniques (23) et des sports de vol libre (20 dont dix en parapente et cinq en planeur) »[31]. Des effets de genre et de saisonnalité sont constatés : parmi les victimes, « les hommes étaient sept fois plus nombreux que les femmes. Les périodes les plus meurtrières étaient l'été et l'hiver (...) Dans de nombreux cas, les accidents se produisent sur des passages a priori peu exigeants sur le plan technique. Ce constat n'épargne ni les amateurs, ni les professionnels »[31]. Les auteurs précisent que cette statistique sous-estime la réalité, car ne comprenant pas certains sports tels que l'équitation[33], la pêche sportive et dans la nature. Ces statistiques prennent également très mal en compte la« mort subite du sportif »[31], qui touche entre 600 et 1200 sportifs chaque année en France[34],[35],[36], précisent les auteurs)[31]. Les accidents sont souvent liés à des prises de risques (ski hors piste ou randonnée hors-sentier) avec des observations parfois contre-intuitives « comme le fait que les accidents en montagne concernent davantage des sportifs confirmés que des novices »[31]. La meilleure prévention contre les accidents est de pratiquer un sport dans les règles de l'art qui lui sont applicables : apprentissage des gestes techniques et des bonnes pratiques de sécurité, échauffement et entraînements réguliers ; port de protections recommandées, alimentation adaptée avant, pendant et après l'effort, respect des temps récupération[37] ; respect des interdictions liées aux conditions météorologiques, pratique en groupe, etc. La visite médicale annuelle en début de saison est recommandée, de même que le refus de poursuivre un effort qui semble trop difficile à supporter. Des pratiques sportives de compensation (ergomotricité) sont recommandées « pour répondre aux difficultés de la relation corps-travail », contre les accidents du travail[38],[39]. Le dopage[modifier le code] Article détaillé : Dopage (sport). Le dopage est un des risques pour la santé du sportif. Ce problème n'est toutefois pas spécifique au sportif. Le dopage consiste à utiliser des produits qui augmentent la performance par différents moyens tels que l'augmentation de la masse musculaire ou la résistance à la douleur. L'EPO est un exemple de produits dopants. Le dopage est une pratique de certains sportifs professionnels de haut niveau mais également de certains sportifs amateurs. Le dopage est efficace : il permet en général à ceux qui se dopent d'obtenir des performances supérieures à ce qu'elles seraient sans dopage. Le dopage est illicite : le sportif convaincu de dopage est sanctionné. Le dopage est dangereux pour la santé du sportif : certains décès de sportifs pourraient être la conséquence d'un dopage. La lutte et la prévention antidopage existent. Elles concernent tout le monde et, au tout premier plan, les sportifs, leur entourage professionnel et les organisateurs de compétitions. Les contrôles antidopage permettent de déterminer si le sportif a ou n'a pas été dopé pour obtenir son résultat dans la compétition. La déchéance d'un titre et l'exclusion à vie de toute compétition sont des exemples de sanctions. Les sports où les cas de dopages sont les plus connus du grand public sont le cyclisme, l'athlétisme, la natation et l'haltérophilie. Un numéro de la revue International Journal Of Sport Science and Physical Education[40] fait le point sur le problème du dopage dans le sport. On y voit notamment le fait que les médecins du sport sont largement impliqués dans ce problème notamment dans les pays anglo-saxons. On voit également que la loi existante n'est pas adaptée au problème puisqu'en général les seuls punis sont les athlètes ou coureurs, alors que la plupart du temps c'est un système complexe et que tout l'entourage est impliqué voire dans certains cas (Tour de France cycliste), il s'agit pratiquement d'une tradition liée à l'activité qui donne lieu à un véritable rituel initiatique (lié aux pratiques dopantes) pour les participants. Des articles sont également parus sur le sujet dans la Éthique publique (Canada) et dans la Revista brasileira de ciencas do esporto (Brésil). Le dopage y est analysé notamment par Eric Perera comme associé à la pollution du corps, aux notions de pur et d'impur. Les travaux de l'anthropologue Mary Douglas (Purity and Danger. An analysis of the concept of pollution and taboo, 1965) servent de références pour mieux comprendre ce problème. Rôle de l'environnement naturel et adaptation[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2019). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. Température[modifier le code] Selon que la température est trop ou pas assez élevée, l'organisme peut être soumis respectivement à l'hyperthermie ou à l'hypothermie. En cas de température élevée, on portera des vêtements légers en textile adapté, mais continuant à protéger du soleil, surtout en altitude ou en cas de canicule. Le rendement sportif pourra être maintenu grâce à l'utilisation d'un gilet réfrigérant. En cas de basse température, on utilisera au contraire des vêtements chauds, en particulier pour les extrémités (doigts, orteils…) qui pourraient facilement subir de graves gelures: c'est le cas typique de l'alpinisme d'altitude ou hivernal. Les nageurs en eau froide se trouvent eux aussi soumis à l'hypothermie d'autant plus rapidement que la température de l'eau est basse; préventivement, ils utilisent une combinaison de plongée ou enduisent leur corps de graisse. Quelle que soit la température, le vent ou la vitesse du sportif augmentent considérablement les échanges thermiques par convection: aussi, les sportifs qui sont dans ce cas augmenteront particulièrement les précautions. De même, l'humidité accélère considérablement les échanges thermiques, rendant beaucoup plus difficiles à supporter les froids et chaleurs humides que secs. Pression[modifier le code] Une pression trop basse ne permet pas de respirer convenablement, alors que tout sportif a besoin d'échanges respiratoires élevés pour être performant, ou simplement survivre. Ces limites s'observent pour l'alpinisme d'altitude, où la pression atmosphérique en haut de l'Everest n'est qu'environ 1/3 de la pression au niveau de la mer considérée comme pression normale pour vivre par la plupart de l'humanité (le rendement est fortement dégradé pour tous, et beaucoup d'alpinistes se voient obligés d'utiliser des bouteilles d'oxygène sur les sommets de plus de 8 000 m, et un caisson isobare en cas de malaise aigu ou d'accident). Il est bien connu que l'altitude a un impact sur les compétitions sportives en altitude, comme ce fut par exemple le cas aux Jeux olympiques de Mexico. Pour des raisons inverses, le plongeur ne peut descendre à trop grande profondeur sans équipement (scaphandre autonome avec pression régulée). Institutions[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2023). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. Amateurs et professionnels[modifier le code] Le sport se pratique durant le parcours scolaire, au travers de multiples APS, au sein d'un club soit hors de tout club. Les clubs sont affiliés à des fédérations. Les clubs organisent les entraînements et mettent leurs moyens à la disposition des compétitions. Les fédérations organisent les compétitions et édictent les règlements. La grande majorité des sportifs est composée de sportifs amateurs, c'est-à-dire d'hommes et de femmes qui pratiquent leur activité sans recevoir aucun salaire en retour. L'amateurisme possède son revers avec un accès limité aux classes populaires. pour certaines activités et l'amateurisme marron, c'est-à-dire la rémunération occulte ou la fourniture d'emplois de complaisance à des sportifs officiellement amateurs. Certains sportifs perçoivent un salaire en retour de leur activité. Ces sportifs sont dits « professionnels ». La plupart d'entre eux sont sous contrat avec un club. Le football en Europe et le basket-ball aux États-Unis sont deux exemples connus de sports pratiqués par des professionnels. Depuis le début des années 1990 et la professionnalisation des Jeux olympiques, longtemps bastion du sport amateur, le phénomène du professionnalisme sportif touche presque l'ensemble des disciplines. Organisations et fédérations[modifier le code] La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. Le sport propose ainsi un modèle de mondialisation[réf. souhaitée]. À l'inverse de cette structure centralisée, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières et il n'est pas question pour elle de se plier à la Fédération internationale de basket-ball. Aux Jeux olympiques, la FIBA est néanmoins chargée du règlement des épreuves, et les joueurs NBA doivent alors y jouer selon les règles communes au reste du monde. Le baseball américain est encore plus caricatural sur ce point, avec deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series : l'American et le National n'ont pas les mêmes règles du jeu. Grands événements sportifs[modifier le code] Voici une liste des principaux grands évènements sportifs. Cette liste n'est pas exhaustive. Événements internationaux Championnat du monde de basket-ball Championnat d'Europe de football Coupe de l'America Coupe du monde de cricket Coupe du monde de football Coupe du monde de rugby à XV Jeux olympiques d'été Jeux olympiques d'hiver Jeux mondiaux Ligue des champions de l'UEFA Ryder Cup Tournoi des Six Nations Événements nationaux Evénement Sport Lieu Pays Période Création Kandahar Ski alpin Garmisch-Partenkirchen Allemagne Février 1936 Tournée des quatre tremplins Saut à ski 4 lieux Allemagne Autriche Décembre-Janvier 1953 Hahnenkamm Ski alpin Kitzbühel Autriche Février 1931 Grand Final (AFL) Football australien Melbourne Australie Septembre 1897 Open d'Australie Tennis Melbourne Australie Janvier 1905 Finale du Sheffield Shield Cricket Variable Australie Mars-Avril 1892 Grand Prix de Belgique Sport automobile Spa-Francorchamps Belgique Août 1912 Liège-Bastogne-Liège Cyclisme Wallonie Belgique Mai 1892 Tour des Flandres Cyclisme Flandres Belgique Avril 1913 Mémorial Van Damme Athlétisme Bruxelles Belgique Août-Septembre 1977 Coupe Grey Football canadien Variable Canada Novembre 1909 Coupe Stanley (Finale LNH) Hockey sur glace Variable Canada États-Unis Mai 1936 Tour d'Espagne Cyclisme - Espagne Août 1935 Daytona 500 Sport automobile Daytona États-Unis Février 1959 500 miles d'Indianapolis Sport automobile Indianapolis États-Unis Mai 1905 Final Four Basket-ball Variable États-Unis Avril 1936 Marathon de New York Athlétisme New York États-Unis Novembre 1970 Masters de golf Golf Augusta États-Unis Avril 1934 Finales NBA Basket-ball Variable États-Unis Juin 1947 All-Star Game Basket-ball Variable États-Unis Février 1951 Super Bowl Football américain Variable États-Unis Février 1966 Séries mondiales Baseball Variable États-Unis Octobre 1903 US Open Tennis New York États-Unis Août-Septembre 1881 24 Heures du Mans Sport automobile Le Mans France Juin 1923 Bol d'or Sport motocycliste Le Castellet France Septembre 1922 Enduropale Sport motocycliste Le Touquet France Janvier-Février 1975 Paris-Roubaix Cyclisme Hauts-de-France France Avril 1896 Tour de France Cyclisme - France Juillet 1903 Prix d'Amérique Équitation Paris France Janvier 1920 Prix de l'Arc de Triomphe Équitation Paris France Octobre 1920 Prix de Diane Équitation Chantilly France Juin 1843 Tournoi de Roland Garros Tennis Paris France Mai-Juin 1891 Vendée Globe Nautisme Les Sables-d'Olonne France Décembre 1989 Grand Slam de Paris Judo Paris France Février 1971 Grand Prix de Monaco Sport automobile Monte-Carlo Monaco Mai 1929 Meeting Herculis Athlétisme Fontvieille Monaco Juillet 1987 Grand Prix d'Italie Sport automobile Monza Italie Septembre 1921 Milan-San Remo Cyclisme Lombardie Italie Mars 1907 Tour d'Italie Cyclisme - Italie Mai 1909 Tour de Lombardie Cyclisme Lombardie Italie Octobre 1905 Palio de Sienne Équitation Sienne Italie Septembre 1921 Marathon de Londres Athlétisme Londres Royaume-Uni Septembre 1921 Open britannique Golf Southport Royaume-Uni Septembre 1860 The Boat Race Aviron Londres Royaume-Uni Juin 1829 Tournoi de Wimbledon Tennis Londres Royaume-Uni Juillet 1877 Bol d'or Nautisme Genève Suisse Juin 1939 Athletissima Athlétisme Lausanne Suisse Juillet 1977 Coupe Spengler Hockey sur glace Davos Suisse Décembre 1923 Lauberhorn Ski alpin Wengen Suisse Janvier 1930 Weltklasse Athlétisme Zurich Suisse Août 1928 Médiatisation[modifier le code] Articles détaillés
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Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

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Céramique chinoise — Wikipédia

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La céramique chinoise, principalement connue pour la porcelaine que les Chinois ont inventée, est riche d'une longue tradition d'innovations techniques et stylistiques. De fait, la poterie est un art d'une extrême ancienneté : vers 17000 - 16000 avant l' ère commune, en Chine comme au Japon, les premières poteries au monde apparaissent dans un contexte de chasseurs-collecteurs du Paléolithique final.

La céramique chinoise, principalement connue pour la porcelaine que les Chinois ont inventée, est riche d'une longue tradition d'innovations techniques et stylistiques. De fait, la poterie est un art d'une extrême ancienneté : vers 17000 - 16000 avant l'ère commune[N 1], en Chine comme au Japon, les premières poteries au monde apparaissent dans un contexte de chasseurs-collecteurs du Paléolithique final. La culture néolithique Yangshao (4500-3000 avant l'ère commune) a longtemps été considérée comme la première à fournir en grand nombre des poteries de qualité, mais depuis les dernières années du XXe siècle de nombreux sites à céramique de bonne qualité sont apparus partout en Chine, en particulier avec les cultures Cishan (au Hebei) et Peiligang (au Henan). À l'époque néolithique, après la culture Yangshao, puis la culture Majiayao, les productions de Longshan témoignent de l'utilisation d'un tour rapide, indispensable pour certaines pièces de prestige, afin d'atteindre la finesse d'une coquille d'œuf. La céramique se développe encore, tant sur le plan des formes et des décors que sur le plan technique, sous les dynasties des Shang et des Zhou. Beaucoup de pièces notables proviennent du mobilier funéraire (mingqi) : armée enterrée de terre cuite de Qin Shi Huangdi ; représentations de bâtiments, de fermes et figurines humaines des Han ; danseuses et musiciennes, représentations humaines ou animales en grès aux « trois couleurs » des Tang, parfois de grande taille. Les potiers chinois améliorent, dès la seconde moitié du VIIIe siècle, un grès porcelaineux dont la couverte, à base d'oxyde de fer, prend des teintes subtiles d'un vert plus ou moins clair, ou même mastic. Ces grès porcelaineux à couverte verte prendront bien plus tard, chez les occidentaux le nom de céladon. Au VIIIe siècle, ce sont des "protocéladons", et, sous les Song (960 et 1279), de véritables céladons. Sous les Cinq Dynasties (907– 979) apparaissent des céramiques Xing, quasi-porcelaines, ultimes expériences s'appuyant sur la richesse des gisements de kaolin, avant la mise au point, en Chine du Sud, de la porcelaine qui a fait la notoriété mondiale de la Chine. La production de porcelaine de style qingbai se met en place sous les Song du Sud (1127–1279). La confection des vases de porcelaine dits « bleu et blanc », qui apparait sous la dynastie mongole des Yuan (1279–1368), se développe pleinement sous les Ming (1368–1644), puis encore au début de la dynastie Qing, lors du règne de l'empereur Kangxi (1661–1722). Sous les Qing également, se développent les porcelaines de la « famille rose » et de la « famille verte », largement commercialisées en Occident. Les céramiques et porcelaines chinoises ont eu une grande influence sur le développement des techniques et des styles en Corée, au Japon et en Europe. Techniques de fabrication des céramiques chinoises[modifier le code] Sous le terme général de « céramique » sont regroupés des objets qui diffèrent sensiblement les uns des autres par la composition de leur corps (terre cuite, grès, porcelaine), la façon dont ce corps est recouvert (glaçures, couverte, émaux), et la façon dont s'est opérée la cuisson (température, cuisson en oxydation ou en réduction, etc.). Matériaux employés[modifier le code] Les céramiques chinoises font appel à plusieurs éléments mélangés en proportions variées. Ces éléments jouent chacun un rôle différent dans le résultat final[1]. Selon les éléments utilisés, sable, quartz, argile, kaolin, et selon les différents fondants, potasse, feldspath, etc., et selon leur degré de pureté, présence ou non d'oxyde de fer, de titane, etc., selon leurs proportions, et enfin, selon la température de cuisson, on dira que le corps des céramiques est formé de terre cuite, de grès, ou de porcelaine. La terre cuite (陶, táo) était obtenue à partir d'argiles impures, auxquelles on ajoutait du sable et de la potasse ; la potasse, obtenue à partir de cendres, jouait le rôle d'un « fondant ». Le grès (瓷, cí) est une céramique dure, vitrifiée à haute température, et obtenue en ajoutant à l'argile des matières feldspathiques fusibles, pour permettre cette vitrification. Le petuntse, qui est une roche feldspathique, mélangé avec de la potasse (fondant), va lui-même fondre pour venir enrober les particules réfractaires du kaolin. Le nom de ce feldspath est le baidunzi (chinois : 白墩子 ; pinyin : báidūnzi), rendu en français par « petuntse ». La porcelaine (瓷, cí, car le terme est le même en chinois pour désigner le grès ou la porcelaine) est une variété de grès faisant appel à du kaolin, du feldspath et du sable. La porcelaine permet d'obtenir des parois très fines et translucides. Le kaolin, quant à lui, est une sorte d'argile, blanche, friable, dont la source la plus connue est la colline de Gao-ling, au nord de Jingdezhen ; il est composé d'alumine (40 %), de silice (46 %) et d'eau (14 %)[1]. Les Chinois considèrent que « le kaolin et le petuntse sont les os et la chair de la porcelaine »[2]. Matières de la céramique chinoise Terre cuite rouge à pâte fine, lissée. Culture de Peiligang, VIe millénaire av. J.-C.. Bouteille de type hu, à deux oreilles verticales perforées pour la corde. H. 11,2 cm.Musée de Shanghai. Verseuse à double bec. Grès gris de Yaozhou (en) à couverte céladon, décor modelé et gravé. Fin Cinq Dynasties (907-979) / début Song du Nord (960–1127).Musée Guimet Jarre, grès porcelaineux à décor incisé, glaçure verte (Fours de Yue, Zhejiang), Song du Nord (960-1126).Musée royal de Mariemont. Deux vases connus en tant que David vases, Yuan datés 1351. Porcelaine à décor bleu de cobalt sous couverte, h : 63,5 cm. Percival David Foundation of Chinese Art (en), British Museum. Composition chimique[modifier le code] À la différence de ce que l'on connaît en Europe, où existe une différence tranchée entre la faïence d'une part, et la porcelaine — d'origine chinoise — de l'autre, la distinction est beaucoup moins nette en Chine, car la céramique chinoise n'a cessé d'évoluer depuis ses débuts, des premières terres cuites jusqu'aux porcelaines les plus fines. En Chine, le terme 瓷, cí (porcelaine) désigne traditionnellement les céramiques cuites à haute température, ce qui inclut ce qui en Europe pourrait être considéré comme un grès, car non translucide. Un tableau des principaux éléments chimiques contenus dans quelques céramiques typiques permet de mieux comprendre les caractéristiques de chacune[1] : Composition de quelques céramiques chinoises typiques. Céramique Silice (sable, quartz…) Alumine (kaolin, argile) Oxyde de fer Potasse (fondant) Autres éléments Poterie rouge Shang 59,3 % 16,2 % 6,3 % 2,7 % 15,5 % Poterie grise Shang 66,4 % 19,3 % 5,8 % 2,5 % 06,0 % Proto-céladon Zhou (Xi'an) 72,4 % 19,3 % 1,6 % 3,8 % 02,9 % Céladon Song 76,2 % 17,6 % 0,6 % 2,8 % 02,8 % Porcelaine Ming 73,6 % 20,1 % 0,9 % 2,9 % 02,5 % Ce tableau permet de tirer quelques conclusions : la véritable rupture est entre les poteries Shang (entre 1767 et 1122 avant l'ère commune, dates traditionnelles) et les proto-céladons Zhou (entre 1046 et 256 avant l'ère commune), beaucoup plus qu'entre ces mêmes proto-céladons Zhou et les porcelaines Ming (de 1368 à 1644 après l'ère commune) ; cette rupture se caractérise d'abord et avant tout par la baisse des impuretés : l'oxyde de fer, dont l'élimination permet l'obtention d'une pâte blanche, et les autres éléments, qui comprennent en particulier le manganèse, la magnésie, la chaux (qui est également un fondant) et des déchets divers ; l'autre élément important est l'augmentation du taux de silice lorsqu'on va vers les céladons et les porcelaines. Le taux d'alumine, dans le kaolin par exemple, est en augmentation, mais faible. Enfin, le taux de potasse (le fondant) est stable. Les Chinois considèrent que certains proto-céladons sont bien des porcelaines : c'est en réalité très tôt, à partir de la dynastie des Han de l'est, aux alentours du Ier ou du IIe siècle, que sont apparues les céramiques considérées aujourd'hui par la majorité des experts comme les premières porcelaines véritables[3]. Céramique néolithique peinte[modifier le code] Au cours du Néolithique chinois les couleurs qui sont utilisées pour les céramiques peintes sont le rouge, le blanc, les bruns et le noir ; le jaune étant tout à fait exceptionnel à cette époque. Le rouge est composé de fer avec une forte proportion d'ocre (oxyde de fer hydraté) et d'oxyde de fer. Le blanc contient de très faibles proportions d'argile blanche (ganzi tu), une argile voisine de l'argile à porcelaine (gaoling tu, kaolin) qui a été utilisée pour réaliser des terres cuites blanches. Les pigments bruns et noirs contiennent une certaine proportion de fer et de manganèse[4](des matières naturelles broyées : chromite de fer, bioxine de manganèse[5]). On utilisait des terres colorées sélectionnées sur les bacs à décantation, colorées par des oxydes de fer (les ocres : jaunes, rouges et bruns) ou de manganèse (violet-noir). Pour obtenir ces couleurs, on les sélectionnait, on les broyait et on les lavait. Leur origine sédimentaire leur permettant de se combiner en un polymère fluide qui pouvait être utilisé pour peindre sur l’argile sèche[6]. Glaçure, couverte et émaux[modifier le code] Article détaillé : glaçure. La glaçure est une matière vitreuse qui enrobe la poterie et la rend imperméable; les glaçures chinoises sont obtenues par un mélange de silice et de plomb, mélange dans lequel le plomb se comporte comme un fondant. La glaçure peut être colorée avec des oxydes métalliques[1]. Les principaux oxydes métalliques utilisés dans les glaçures sont l'oxyde de cuivre, qui donne une couleur verte, bleu turquoise, ou même rouge, selon les conditions de cuisson, l'oxyde de cobalt, qui donne un bleu plus ou moins vif, l'oxyde de fer, qui donne du rouge; d'autres couleurs sont obtenues grâce à l'or (rose), au titane (jaune), au manganèse (violet). La couverte est également une matière vitreuse, destinée à enrober grès et porcelaines. On l'obtient à partir du feldspath mêlé à des cendres végétales (potasse). Tout comme la glaçure, la couverte peut être colorée par des oxydes métalliques. La glaçure et la couverte sont souvent posées sur un engobe, qui est une fine couche d'argile, crue ou mélangée à des colorants, appliquée sur le corps pour en masquer les imperfections, ou servir de fond à un décor peint[7]. Les émaux sont des enduits vitreux que l'on applique sur des céramiques, ou sur des métaux. Leur composition, en Chine tout au moins, est proche de celle des glaçures, mais elle fait appel à une proportion encore plus élevée de plomb, qui augmente la fluidité de l'émail[1]. Températures et modes de cuisson[modifier le code] Une céramique peut être cuite de deux manières différentes[1] : en oxydation : dans ce cas, le feu est clair, car l'oxygène alimente le four en abondance ; en réduction : dans ce cas, le four est très peu alimenté en oxygène; le four s'emplit alors d'oxyde de carbone, qui cherche à se transformer en gaz carbonique en prenant l'oxygène de l'oxyde de fer éventuellement contenu dans la pâte. La terre cuite est cuite à basse température, aux alentours de 600 à 800 °C. L'oxyde de fer qu'elle peut contenir donnera à la terre cuite une coloration rouge si elle est cuite en oxydation, et grise si elle est cuite en réduction. Le grès (ou la porcelaine) tire sa dureté et sa faible porosité de la fusion de la silice contenue dans la pâte. Mais cette fusion ne se produit qu'au-delà de 1 000 °C. Des grès ont ainsi été obtenus en Chine dès la dynastie des Shang ; les Chinois considèrent ainsi que les Shang ont découvert le secret de la porcelaine. Il s'agit en fait d'un grès imparfait, d'une texture relativement grossière, encore assez éloignée de ce celle d'une porcelaine, même si elle en est chimiquement assez proche. Quant aux fours utilisés pour la cuisson, il en existait de nombreux types[8]. Parmi les plus importants, on connait les fours longyao (« four dragon » ; chinois : 龙窑 ; pinyin : lóngyáo) : ils furent utilisés à l'époque de la dynastie Shang dans la province du Zhejiang, et devinrent dès lors très populaires dans le sud de la Chine. Il s'agit de fours de très grande taille, construits en suivant une pente de 8 à 20 degrés, qui avaient souvent une longueur de trente à quatre-vingts mètres, et une grande capacité. Ces fours longyao étaient chauffés au bois, et pouvaient atteindre des températures dépassant 1 200 °C. Les fours mantouyao (« four miche » ; chinois : 馒头窑 ; pinyin : mántouyáo) furent eux aussi utilisés dès l'époque Shang, dans les plaines centrales de la Chine ; ils furent ensuite utilisés dans le nord de la Chine. Il s'agissait de fours alimentés au charbon, qui pouvaient atteindre 1 300 °C, en atmosphère réductrice. À la différence des fours longyao, leur capacité était assez limitée. Article détaillé : fours à bois (céramique). Introduction: des premières poteries au Paléolithique jusqu'à l'invention de la porcelaine[modifier le code] La céramique, pour de très nombreuses cultures, sert à indiquer l’emprise évolutive des hommes sur les matériaux naturels, depuis son apparition puis avec la sophistication de ses techniques, de ses formes et de ses décors. La Chine possède en abondance deux matériaux aux qualités exceptionnelles : la terre de lœss, matière première de sa céramique utilitaire commune depuis le néolithique. C’est aussi la matière des briques réfractaires qui permettront ensuite de réaliser des fours cuisant à haute température. La Chine possède aussi en abondance le kaolin, matière première de la porcelaine. Paléolithique[modifier le code] La céramique chinoise, l'une des plus anciennes au monde[N 2], a vu son histoire s'enrichir considérablement au cours des trente dernières années, et les découvertes concernant le Paléolithique et le Néolithique se sont multipliées. Les plus vieilles poteries au monde ont été trouvées en Chine dans la grotte de Xianren et datent de 18 000 AEC[9]. Aussi, une céramique très grossière, sous forme de pot[10], a été réalisée par des chasseurs-cueilleurs du Pléistocène en Chine du Sud dans la grotte de Yuchanyan (Hunan); la datation par le carbone 14 (14C) des résidus organiques associés à la poterie donne 16100-14500 AEC. Les tessons étant associés au riz, les archéologues en ont déduit que la cuisson du riz sauvage était à l'origine de la poterie (mais cela reste une supposition)[N 3]. D'autres tessons de céramique ont été trouvés à Miaoyan (à Guilin, Guangxi) datés (14C) 17100-15400 AEC[11]. Ces sites sont dans l'état actuel de nos connaissances, les sites les plus anciens de poterie dans le monde, sensiblement à égalité – voire plus anciens de quelques millénaires[12] – avec des sites correspondants au Japon au commencement de la période Jōmon, les sites de Simomouchi et d'Odai Yamamoto datés 17000 et 15000[13]. Toujours en Chine du Sud, à Zengpiyan (Guangxi), les tessons datés (14C) 10000-9000 AEC, ont été reconstitués et correspondent à une « marmite » à fond arrondi, dans un contexte où les coquilles d'escargot abondaient… En Chine du nord, sur le site de Hutouliang, à Yangyuan (Hebei), des tessons datés (14C) env. 13080 ou 14304-12731 AEC, correspondant à des récipients à fond plat dans un contexte de chasseurs-cueilleurs itinérants. En somme, avec les études approfondies menées sur les premières poteries, il apparait clairement que la poterie est apparue, en Chine comme dans de nombreuses autres parties du monde, au sein de populations de cueilleurs-chasseurs non sédentaires à la fin du Paléolithique, au Pléistocène. Néolithique[modifier le code] Des dizaines de milliers de sites ont conduit les spécialistes de nombreuses disciplines à considérer dorénavant un grand nombre de cultures du Néolithique chinois évoluant chacun à son propre rythme, avec, au moins, trois grandes aires culturelles : le bassin du Fleuve Jaune, celui du Yangzi et l'ensemble comprenant l'est de la Grande Plaine avec le nord-est du pays[14]. Depuis les dernières années du XXe siècle de nombreux sites à céramique de bonne qualité sont apparus partout en Chine, en particulier avec les cultures Cishan (au Hebei) et Peiligang (au Henan)[15]. Deux cultures dites « pré-Yangshao », qui ont été suivies par ces cultures de Yangshao (4500-3000) et ses voisines, longtemps considérées comme un tout mais dont la diversité se manifeste plus clairement au fil des découvertes. On dispose d'un vaste registre d'études portant sur les céramiques des cultures de Yangshao, avec dans sa phase ancienne les sites de Banpo, proche de Xi'an, puis sur celles des cultures de Longshan (2900-1900) et sur les céramiques de Majiayao (3500-1800) dans le nord-ouest. Les vases de terre cuite néolithique, sont des poteries déjà soigneusement montées, sans l'aide de tour, puis polies et peintes. L'usage partiel d'un tour lent se multiplie au cours de cette période. On utilise la terre fine et teintée qui se dépose au-dessus des bassins de décantation mais aussi les pigments minéraux dans la culture de Majiayao. Les décors jouent sur la forme circulaire en déployant des motifs qui ponctuent la surface courbe du volume, soit avec des spires en « étoiles » courbes, soit avec de puissants motifs de traits droits. La culture de Majiayao pratique déjà une matière à base de kaolin qui donne des pièces blanches. La culture de Longshan (2600-1900) se distingue par des formes qui serviront de modèles aux bronziers de l'époque des Shang et par l'extraordinaire maîtrise de ses poteries « coquille d'œuf »[N 4]. Âge du Bronze[modifier le code] Les élites de la culture d'Erlitou, des Shang et des Zhou portent tout l'effort des artisans spécialisés vers la pratique du bronze; l'art de la céramique s'en ressent. Les formes sont beaucoup plus simples, voire lourdes et sans ornement. Ensuite, les céramiques de la période des Royaumes combattants cherchent à transposer les effets graphiques de la laque et des bronzes ciselés, incrustés de cuivre, d'argent ou de pierres précieuses par de curieux effets de peinture, posée après la cuisson et très fragile. La dynastie Qin voit apparaître, comme par une « génération spontanée » une grande statuaire naturaliste avec la célèbre armée de terre cuite du mausolée de l'empereur Qin, obtenue par moulage et assemblage. Les tombes de la dynastie Han présentent d'innombrables scènes obtenues par moulage, mais cette fois-ci ce sont les briques qui constituent les murs des tombes qui sont ainsi couvertes de frises, de scènes diverses à plusieurs personnages avec des ébauches d'espaces, des arbres... On voit aussi sous les Han des vases à glaçure verdâtre plus ou moins transparente, au moyen d'oxydes de cuivre dilués dans l’eau. Et cette couverte[N 5] sert aussi pour des représentations de personnes, d’animaux et de bâtiments qui accompagnent le mort suivant un rituel d’inhumation qui tempère les excès passés (les hécatombes de l'époque Shang ayant été remplacées par l'inhumation de figurines mingqi). Et lorsqu'il s'agit de grès à glaçure verte, c'est une matière qui n’est pas sans évoquer le jade, un jeu de tons verdâtres ou brunâtres et de nuances plus ou moins translucides que les chinois du VIIIe siècle appelaient « couleur de jade ». Depuis les Han puis les Trois Royaumes on trouve parmi les céramiques des fours de Yue ces grès à couverte « céladon »[16]. Moyen Âge chinois[modifier le code] Les céramistes sous les Tang, maîtrisent à perfection dans la première moitié du VIIe siècle de beaux effets de matières ruisselantes avec trois couleurs, brun, jaune et vert : sancai, dont les usages sont multiples et souvent inspirés de motifs d'Asie Centrale[N 6]. Sous les Tang le commerce avec le Moyen-Orient favorise des recherches, dans le Nord de la Chine, pour le dessin de motifs à la couleur bleu qui a du succès parmi ces peuples orientaux. Cette première céramique blanche à motifs bleu sous glaçure transparente anticipe de 500 ans[17] sur ce qu'elle deviendra pendant la présence mongole, quand elle sera en porcelaine blanche à motifs bleu. Mais le grès qui leur sert de support a fait aussi l’objet de recherches à partir de kaolin, depuis le IIIe siècle, rendant la céramique plus résistante et plus facile à travailler que le kaolin pur. Il s’agit d’un grès porcelaineux. Partiellement vitrifié, il est composé d’une argile comportant une part importante de kaolin et dont la cuisson s’opère au grand feu (1050−1 250 °C). On le revêt d’un enduit comportant lui-même du kaolin, ce qui lui permet de faire partiellement corps avec l’objet : c'est la « couverte ». Les potiers chinois améliorent donc dès la seconde moitié du VIIIe siècle, un grès porcelaineux dont la couverte, à base d'oxyde de fer, prend des teintes subtiles d'un vert plus ou moins clair, ou même mastic[18],[19]. Ces grès porcelaineux à couverte verte prendront bien plus tard, chez les occidentaux le nom de céladon ; ce sont précisément des protocéladons au VIIIe siècle. Cette matière-couleur est chargée de qualités culturelles sans être une matière aussi précieuse que le jade, ou que l’or et l’argent travaillés par l’orfèvrerie. Ces pièces semblent destinées tout d’abord à l’usage des lettrés et des cours aristocratiques, moins riches qu’auparavant. La couleur verte transparente, dans les célèbres céladons Yaozhou gagnait en nuances grâce à des décors de faible relief, très légèrement incisés, et construits en « marches d’escalier », pour les grandes formes de la composition. La couleur s'intensifiant dans les creux elle gagne en intensité au bas de chaque « marche » et s'estompe ensuite en dégradé. Le céladon bénéficia d’un succès rapide, devint l’objet de tous les soins même par l’empereur des Song Huizong, qui favorisa la fabrication de céladons de type Ru. D'autres céladons se répandirent, sous des aspects moins subtils, grâce au commerce maritime qui se développa dans les siècles suivants. Enfin, parmi de nombreuses inventions sous les Song il faut souligner l’importance pour les lettrés, mais aussi pour un public bien plus large ensuite, des céramiques produites d’abord à Cizhou. En général elles sont ornées d’élégants motifs qui évoquent la vie, les pivoines qui reviennent chaque printemps, ou le bambou qui plie au vent, et de simples scènes de la vie quotidienne, le tout tracé au brun de fer sur un fond blanc de barbotine, et d’un trait de pinceau vif, sans repentir possible qui rappelle le travail de l’encre. Cependant certains effets sont bien moins spontanés qu’il n’y parait : chaque pièce est alors recouverte entièrement de barbotine puis d’une couche épaisse chargée d’oxyde de fer, les formes sont dégagées ensuite une à une, comme pour un sgraffite. L'évolution vers la porcelaine[modifier le code] Cette évolution[N 7] a commencé très tôt, et s'est faite progressivement grâce à la rencontre de plusieurs facteurs qui apparaissent dès la dynastie des Zhou de l’Est (771—256 AEC) (voire à la fin de la période des Zhou de l'Ouest) sous une forme opaque, beige, de céramaique porcelaineuse, d'aparence très différente de la porcelaine blanche, bien plus tardive[20]. Les compsants sont pourtant proches : taux d'alumine et de silice, réduction des impuretés, cuisson à 1 200 °C, structure imperméable. Cette forme précoce est aussi appelée proto-céladon. Certains proto-céladons présentent des caractéristiques qui les font qualifier aujourd'hui de porcelaines. Sous les Cinq Dynasties[21] apparaissent des céramiques Xing, au nord du Hebei dès le VIIe siècle, dont certaines, « aux yeux des Européens, sont de véritables porcelaines, parce qu'elles sont blanches, translucides et résonnantes »[22]; mais elles sont bien distinctes des « véritables » porcelaines (pour les occidentaux) réalisées en Chine du Sud et qui font la célébrité de la Chine[23]. Entre le début du VIIIe siècle et le début du IXe siècle apparaissent les plus belles pièces « comme de l'argent, comme de la neige »[24]. Ce sont des objets utilitaires et non des céramiques funéraires. Elles n'ont aucun décor. La matière de base est le kaolin, blanc après cuisson il est recouvert d'un engobe blanc qui reste nu à l'extérieur, dans la partie inférieure. Partout ailleurs la couverte qui contient du feldspath donne un aspect d'un blanc froid à ces pièces. Cette couverte se craquelle et forme des gouttes qui paraissent légèrement bleutées. À côté des céladons et des céramiques Cizhou, dans la Chine méridionale, les céramistes Song[25] entreprirent la fabrication de porcelaines blanc bleuté (qingbai), cuites à haute température, au corps dur et fin et à glaçure très brillante. Leur renommée s’étendit jusqu’au golfe Persique, surtout au siècle suivant. La maîtrise de l'usage et de la composition du fondant associé au kaolin, pour le rendre plus plastique et pour en abaisser la température de cuisson, et l'utilisation de fours plus performants, participent à l'élaboration d'une porcelaine, blanche et vitrifiée dans la masse, très résistante et sonore. La porcelaine atteint sa forme parfaite avec la dynastie Yuan, au milieu du XIVe siècle. Les célèbres « David vases », datés (ce qui est exceptionnel) de 1351, de la collection de Sir Percival David, dans la section Asie du British Museum, deux splendides vases « bleu et blanc » (parmi les tout premiers) conçus pour être déposés en offrandes à un temple taoïste, en sont des exemples éclatants. Cette dynastie Yuan qui participe de l'empire mongol favorise les échanges commerciaux[N 8] et culturels sur les immenses territoires que contrôlent les mongols plus ou moins directement, de l’Asie Centrale au Moyen-Orient, et jusqu’en Asie Orientale et Extrême-Orientale. Le bleu des porcelaines « bleu et blanc » provient ainsi du cobalt de Perse[26]. Mais dans le même temps des arabesques et jusqu’aux versets du Coran apparaissent dans la céramique chinoise qui se tourne, dès lors, de plus en plus vers la production massive de produits de luxe destinés à l’exportation, et à l'Europe[27]... Un centre détient au cours des siècles suivants le quasi-monopole en Chine et devient le centre principal au niveau mondial : Jingdezhen[26]. Il reste aujourd’hui un lieu de production important, mais il est touché, lui aussi, par la mondialisation. L’œuvre de l’artiste chinois contemporain Ai Weiwei, Sunflower seeds (2010), témoigne clairement de cette part de l’art chinois qui trouve sa matière dans la céramique. Histoire de la céramique chinoise, par période[modifier le code] Les poteries du Néolithique, des périodes Shang, Zhou, des Royaumes Combattants et des Qin[modifier le code] Les premières poteries apparurent en Chine (en l'état actuel de nos connaissances en 2014) dans le Sud, au Hunan[N 9], au sein de populations de chasseurs-cueilleurs paléolithiques, vers 12 000 avant l'ère commune. L'apparition de la céramique doit être découplée de la néolithisation, qui est le passage très progressif d'une économie de subsistance à une économie de production et non l'accumulation d'acquisitions de savoir-faire technologiques. Mais ce nouveau mode économique est associé à une série de progrès technologiques, non à des innovations[28]. Cette argile modelée était une argile grossière durcie au feu, et technologiquement elle ne diffère pas des objets produits par d'autres populations paléolithiques dans le monde, il s'agit simplement ici d'un récipient alors que nous n'avons trouvé[N 10] que des figurines ou autres menus objets chez les autres paléolithiques[N 11]. Les cultures pré-Yangshao (5500-4500), ont produit de nombreuses poteries rustiques, de formes variées, adaptées à de multiples usages quotidiens, ornées pour certaines avec le motif du tenon ou de lignes en léger refief, répétés sur la surface externe, voire des empreintes de cordes imprimées comme il s'en est fait partout dans le monde à cette époque, mais aussi avec les premières peintures de l'histoire de la céramique chinoise, au pinceau et avec des pigments noirs. À l'époque de Yangshao (4000-3000) la céramique trouvée sur les sites des cultures Banpo, Miaodigou et Dahecun sont d'une grande variété dans les décors peints. Les motifs peuvent être figuratifs aux époques anciennes, mais plus stylisés ensuite ou purement abstraits, et se jouant de ces deux registres à l'époque du Yangshao moyen dans la culture de Miaodigou. Plus tard, la culture de Majiayao (3800 - 2000 avant l'ère commune) a produit dans le Gansu de grandes jarres ornées de motifs géométriques essentiellement noirs puissamment structurés, à grands traits, amples et larges[29]. Enfin, de manière tout à fait exceptionnelle en Chine à cette époque, une figure féminine nue a été modelée en faible relief à même la surface d'une jarre peinte, retrouvée dans la province du Qinghai (v. 2350-2050 av. l'ère commune)[30]. Ce qui en fait une pièce tout à fait unique dans l'histoire de la céramique chinoise. En deux ensembles culturels distincts, depuis l’embouchure de Fleuve jaune jusqu’au Henan, et dans un vaste périmètre tout autour, ont été découvertes les céramiques des cultures de Longshan, contemporaines des cultures de Majiayao, situées plus à l’ouest. Ce sont des vases aux formes variées et élégantes dont certaines formes semblent des prototypes de futurs récipients de bronze chinois aux époques ultérieures. Ce n'est que vers le milieu de la période de Yangshao que les potiers ont commencé à utiliser des tours lents pour mieux façonner le col des vases. Mais il a fallu attendre la période Longshan pour que le tour rapide soit utilisé[31]. La cuisson de ces poteries a commencé par se faire à four ouvert, donc en oxydation, ce qui explique la couleur rougeâtre des premières poteries de Yangshao. Durant la culture de Longshan, la cuisson en réduction est apparue, se traduisant par des céramiques au corps de couleur grise[29]. La céramique de la dynastie Shang, (1767 - 1122 avant l'ère commune selon les dates traditionnelles), resta dans la continuité des céramiques de Longshan; les artisans cherchèrent cependant à rapprocher peu à peu la forme et l'aspect des vases de céramique de ceux des vases de bronze[32]. À cette époque, les Shang connaissaient le kaolin, et cuisaient les poteries blanches ainsi obtenues à haute température, jusqu'à 1 000 °C. Mais faute de savoir utiliser dans leur bon dosage les fondants indispensables, les poteries ainsi obtenues furent tout d'abord poreuses et très fragiles. Puis les Shang améliorèrent le fonctionnement de leurs fours, jusqu'à obtenir un grès véritable, encore de facture très grossière. La dynastie des Zhou (de 1046 à 256 avant l'ère commune), remplaçant ensuite celle des Shang, apporta un certain nombre d'innovations, dont l'une des plus marquantes est la fabrication des briques et des tuiles[33]. Les poteries restèrent très proches de celles façonnées par les Shang. Cependant, les techniques de purification de l'argile progressèrent considérablement, et on vit apparaître les « proto-céladons » (yuanshici) qui annoncent les pièces que l'on trouvera sous les Han[34]. La période des Royaumes Combattants, période de division qui succède à la dynastie des Zhou, prolongea et consolida les techniques déjà en place, et permit une innovation importante par la découverte des glaçures plombifères, formées d'un mélange de minerai de plomb, de silice, et de calcaire. Ce mélange peut couler sur l'objet pour former une couverte, à une température assez basse (entre 600 et 800 °C) ; on apprit également à cette époque à ajouter à ce mélange de l'oxyde de cuivre, qui donnait alors une glaçure verte légèrement bleutée[35]. Enfin, c'est de la dynastie des Qin que date l'immense armée des guerriers de terre cuite de Qin Shi Huang Di, enterrée dans les environs de Xi'an, non loin du mausolée souterrain de l'empereur Qin. Céramiques Han[modifier le code] Les Han régnèrent sur la Chine de 206 avant l'ère commune à 220 après. Exploitant la découverte de la glaçure plombifère qui se faisait lors de la période des Royaumes Combattants, ils réussirent à produire des vases de grès Hu, recouverts d'une glaçure, et qui sont considérés comme des « proto-céladons »[35]. Après de longs débats scientifiques, les experts chinois considèrent actuellement que c'est sous la dynastie des Han de l'Est, que sont apparues les toutes premières porcelaines véritables ; pour en juger, ils ont mis au point une batterie de critères, qui prennent en compte la température de cuisson (1 260 à 1 300 °C), la proportion de kaolin (30 % à 60 %), le taux d'oxyde de fer (moins de 1,7 %), le taux de porosité (0,6 %), le taux d'absorption (0,3 %), la translucidité (jusqu'à 5 à 8 mm), ou encore la résonance aux chocs[3],[N 12]. Mais la grande majorité des céramiques Han que l'on a trouvées sont des terres cuites, telles que des vases lian destinés à contenir des cosmétiques, des tuiles décorées, ou, plus fréquemment, des céramiques provenant de tombes. En effet, les tombes Han regorgeaient d'objets funéraires (mingqi), dans le Hebei, ou dans le Gansu : on y a retrouvé des chariots, des objets précieux en bronze, en or, en laque ou en jade, et bien sûr des figurines de terre cuite représentant les aspects du quotidien : personnages, parfois très réalistes, tour de guet à étages, pouvant atteindre un mètre de haut, ou modèle de palais en terre cuite, chars à bœufs et autres figurines de poules, canard, chiens, etc[35]. Trois Royaumes, Jin, Dynasties du Nord et du Sud, Sui[modifier le code] Lors de la période d'anarchie qui succède aux Han, avec les Trois Royaumes, puis les Six Dynasties (ou dynasties du Sud et du Nord), le chaos n'est guère propice à l'évolution des techniques. Cependant, les premiers proto-céladons apparaissent avec les céramiques de Yue yao, ainsi celles d'autres régions de Chine. La dynastie Sui ne dura que trente-sept ans, de 581 à 618, mais elle eut le mérite de restaurer l'unité de la Chine, et de préparer ainsi l'arrivée des Tang et la période de prospérité qui allait s'ensuivre. Les poteries de la dynastie des Sui annoncent d'ailleurs celles de l'époque Tang ; on y retrouve en particulier des yong, statuettes funéraires de femmes ou de cavaliers, d'un style proche de ce qu'on trouvera sous les Tang, et recouvertes d'une glaçure de couleur blanche ou paille, rarement rehaussées d'un décor rouge, vert, noir ou jaune[36]. Céramiques Tang[modifier le code] La dynastie Tang (618 - 907) fut un « âge d'or » dont le dynamisme ouvrit largement le monde chinois sur l'extérieur, en développant considérablement la route de la soie, ainsi que les relations avec l'Asie centrale et la Perse. L'art de la céramique Tang commença à s'exporter largement, et parfois fort loin, jusqu'en Égypte et même au Kenya[37]. Cette période a vu apparaître les céramiques bien différentes d'aspect que sont les xing et les sancai, mais de grand intérêt dans les deux cas. La porcelaine fine se développa et fut de plus en plus appréciée. L'une des premières mentions de porcelaines par un étranger fut faite par un voyageur arabe dans la Chine des Tang, qui écrivait: « Ils ont en Chine une argile très fine dont ils font des vases qui sont transparents comme le verre; on peut apercevoir l'eau au travers de leurs parois. Ces vases sont faits d'argile[38]. » Les Arabes connaissaient fort bien le verre et sa fabrication, et ce voyageur était certain qu'il ne s'agissait pas de ce qu'il connaissait sous le nom de verre. Grâce à l'utilisation d'oxyde de cobalt, les Tang expérimentèrent aussi un tout nouveau style de céramique qui connaîtra un grand succès sous les dynasties Yuan, Ming et Qing, les céramiques « bleu et blanc » : en 1977, puis en 1983, on en a en effet identifié des restes dans un port Tang à Yangzhou[39]. Enfin, les premiers céladons (qing) apparurent, et furent appréciés tout particulièrement pour la dégustation du thé[40]. « Porcelaine » xing[modifier le code] Sous la dynastie des Tang, les plus hautes températures atteintes par les fours permirent l'apparition de quasi-porcelaines[41] fines et translucides, dont la surface lisse évoquait le jade blanc, et qui émettaient un son musical au choc. On a très peu de traces des ateliers qui produisaient ces pièces remarquables ; on en a cependant identifié à Dingzhou, à Lincheng, et à Neiqiu, dans le Hebei[42]. Selon les poètes chinois de l'époque Tang, les porcelaines xing (chinois : 郉窯 ; pinyin : xíngyáo) avaient « l'éclat de l'argent et la blancheur de la neige »[40]. Cette description poétique est encore aujourd'hui évoquée lorsque sont présentées des pièces xing, car elle rend bien compte de ce qui fait la beauté de ces pièces. Parmi les formes les plus fréquentes de porcelaine xing, on rencontre des vases, ou encore des théières à bec court, qui témoignent de l'importance de la cérémonie du thé; la théière à bec court et à glaçure blanche était d'ailleurs de mise, puisque les théières ding étaient également très prisées, sans avoir cependant tout à fait l'éclat des pièces xing. Céramique « trois couleurs » (sāncǎi)[modifier le code] Article détaillé : sancai. Les potiers Tang utilisèrent fréquemment des glaçures contenant du plomb, dont l'origine remonte à la période des Royaumes combattants. Les céramiques Tang « trois couleurs » (chinois : 三彩 ; pinyin : sāncǎi) sont ainsi appelées à cause des couleurs auxquelles elles font appel : le jaune provient de l'oxyde de fer (cuit en oxydation), le vert vient de l'oxyde de cuivre, le violet vient du manganèse. Mais les Tang introduisirent une nouvelle et importante couleur, le bleu, obtenu à partir de l'oxyde de cobalt, qu'ils importèrent du Moyen-Orient[N 13] par les nouvelles routes commerciales qu'ils avaient ouvertes au travers de l'Asie centrale. Certaines des vaisselles « trois couleurs » des Tang témoignent d'ailleurs d'une inspiration marquée par la Perse de la dynastie des Sassanides[40]. Les céramiques sancai, qu'il s'agisse de vases, ou de figurines, présentent un aspect bien particulier : les glaçures plombifères coulaient en effet lors de la cuisson, ce qui produisait des effets d'autant plus intéressants qu'elles ne recouvraient parfois qu'une portion de la céramique, le reste conservant sa couleur crème naturelle. Contrairement à ce que laisse entendre l'appellation de « trois couleurs », les plus belles statuettes Tang pouvaient parfois comprendre jusqu'à une douzaine de couleurs différentes[43]. Les fours qui produisaient des céramiques « trois couleurs » se trouvaient dans les provinces du Henan, du Hebei, du Shaanxi, du Shanxi, et du Hunan. Le biscuit sancai était tout d'abord cuit sans glaçure, à 900 °C. Puis on rajoutait les glaçures, pour cuire la poterie à une température d'environ 1 000 °C[43]. Figurines yong[modifier le code] Les figurines yong (chinois : 俑 ; pinyin : yǒng) sont des figurines faisant partie du mobilier funéraire (mingqi) ; elles sont souvent de petite taille, et représentent par exemple des danseuses Tang aux longues manches, ou des musiciennes, ou encore des dames de la Cour aux costumes complexes. Ces petites pièces sont en général monochromes, et ne font que peu appel à une glaçure. Ces figurines sont la plupart du temps moulées, souvent le corps d'une part, la tête d'autre part, et parfois sculptées pour en affiner la décoration. La terre cuite utilisée est d'une couleur crème très pâle. Il existe des figurines yong plus importantes, telles que les statuettes d'hommes ou de femmes à cheval, de colporteurs sogdiens, ou encore de chameliers, qui présentent souvent un type europoïde, et non pas chinois. Ceci rappelle le dynamisme commercial de la Chine des Tang sur la route de la soie où les Sogdiens étaient les principaux acteurs[45],[46], il s'y rencontraient toutes sortes d'objets provenant de civilisations différentes, et où l'on croisait les caravanes de chameaux de Bactriane utilisés pour traverser les déserts d'Asie centrale. Parmi les plus grandes statuettes funéraires, on trouve des palefreniers, des fonctionnaires civils, des guerriers, des « gardiens de tombe », ou encore des « rois célestes », qui protégeaient la tombe des mauvais esprits. Ces figurines de grande taille sont en général des céramiques « trois couleurs » (sancai). Céramiques Song[modifier le code] Les porcelaines de la dynastie des Song (960 - 1279) furent renommées dans le monde entier pour leur beauté « classique » : formes simples et élégantes, glaçure unie, sur le modèle des céladons. À la différence du monde coloré et cosmopolite des Tang, les Song prisaient fort les classiques de la pensée confucéenne, et les nobles principes ; sur le plan artistique, ils privilégiaient une esthétique sobre et raffinée. Les céramiques d'époque Song sont d'ailleurs très souvent monochromes, et les motifs décoratifs, lorsqu'ils sont présents, restent très discrets. L'empereur Huizong, qui régna vers la fin de la dynastie des Song du nord, fut un grand connaisseur, à qui on doit la création des ateliers du palais, et les progrès réalisés alors par la céramique chinoise[47]. Les innovations techniques furent nombreuses pendant la dynastie des Song : les grands fours du nord commencèrent à utiliser le charbon à la place du bois ; à Jingdezhen on développa des fours plus élaborés, qui pouvaient atteindre une température de 1 300 °C ; on commença à utiliser le huozhao, épreuve de cuisson, qui faisait appel à un échantillon dont on pouvait surveiller la cuisson de l'extérieur. Céladons[modifier le code] Les céladons sont probablement les céramiques Song les plus connues en Occident. Le céladon (chinois : 青 ; pinyin : qīng : vert ou bleu-vert, couleur de l'herbe) désigne un grès porcelaineux, cuit en réduction à haute température, avec une couverte très vitrifiée. Le centre de production le plus important, au Nord, était celui de Yaozhou, près de la ville de Tongchuan, dans le Shaanxi. Ces céladons, d'une couleur brun-vert caractéristique, due à l'oxydation lors du refroidissement du four, présentent très souvent un décor discret en léger relief, moulé, incisé, ou encore gravé, mais toujours très net, qui donne un aspect soigné à la pièce. Au Sud, les céladons sortis des fours de Longquan, dans le Zhejiang, de couleur plus pâle, vert olive, parfois même jaunâtre, diffèrent nettement des yaozhou. Les fours de Longquan atteignaient une température de cuisson de 1 180 à 1 200 °C sous les Song du Nord, pour atteindre plus tard 1 230 à 1 280 °C sous les Song du Sud[8]. Verseuse à double bec, Grès gris à couverte céladon Yaozhou, décor modelé et gravé. Fin Cinq Dynasties (907-979) / déb. Song. (960–1127). Musée Guimet Ensemble de grès à couverte céladon, Longquan. Song du Sud, XIIIe s.Musée Guimet Jarre à cinq tubes, aux pétales de lotus. Grès à couverte céladon, Longquan. Vers 960-1279. Musée de Shanghai Bol à décor incisé, céladon Longquan. Song du Sud. Musée provincial du Guangdong Céramique ding[modifier le code] Les ding (chinois : 定瓷 ; pinyin : dìngcí)) sont des porcelaines blanches exécutées sous les Song, présentant souvent une fine bordure sombre, de belle allure, même si, à la différence des Guan, par exemple, ce n'étaient pas en principe des pièces officielles utilisées par la Cour impériale. Le plus grand centre de production des ding se trouvait trente kilomètres au nord de Quyangxian, dans la province du Hebei, et en particulier au village de Jiancicun, qui, déjà sous les Tang, produisait des céramiques blanches rivales des xing. Céramique Ru[modifier le code] Les céramiques à couverte Ru (chinois : 汝 ; pinyin : rǔ)[48] furent produites pour la Cour impériale à partir de 1107, à Baofeng, dans la région de Ruzhou, Henan ; cette production ne dura que vingt ans, jusqu'en 1127, date à laquelle les Song du nord abandonnèrent Kaifeng. Ce sont des céladons de très grande qualité, sans aucun décor, d'une couleur très particulière, puisqu'ils sont d'un bleu très pâle, que les amateurs chinois qualifient de « bleu ciel après la pluie ». Cette couverte est onctueuse, et présente parfois de fines craquelures. Les contemporains tenaient ces céladons dans la plus haute estime. Il n'en existe plus guère aujourd'hui que soixante-dix pièces en tout[49]. Ce n'est qu'en 1987 que l'on a découvert que le lieu, perdu depuis le XIIe siècle, où étaient produits les Ru se trouvait dans le Henan, à Baofeng, où se trouvaient des fours impériaux[49]. Céramique jun[modifier le code] La céramique jun (鈞窯), ou « glaçure flambée », est un autre style de porcelaine utilisée à la cour des Song du nord. Il se caractérise par un corps plus épais que les céramique ding ou ru ; les jun ont une couverte vitrifiée avec des reflets lavande ou pourpre, si épaisse et visqueuse d'aspect qu'elle produit l'impression de n'être pas encore figée. La production des jun était centrée à Yuxian, ou encore dans les environs de Lintu, dans le Henan. Les premiers fours jun virent le jour sous les Tang. Pour produire les jun, il fut fait appel sous les Song à une innovation technique : au lieu d'utiliser l'oxyde de fer pour obtenir des glaçures rouges, comme on le faisait depuis deux mille ans, on utilisa pour la première fois de l'oxyde de cuivre. En raison du faible contenu en aluminium, les glaçures « flambées » de ce type ont une forte tendance à couler, ce qui explique leur aspect[50]. On peut considérer que les jun sont une variété de céladon. L'utilisation de cendres de paille dans la couverte lui donne ses reflets, dont la couleur peut varier du bleu ciel au bleu grisâtre et au pourpre, en passant par le bleu lavande. Les jun furent produits pendant toute la période de la dynastie des Song du nord (960-1126) et jusqu'aux dynasties Jin (1115-1234) et Yuan (1271-1368). On a découvert en 1964 l'emplacement de l'atelier officiel baguadong à Yuxian[51]. Une céramique noire mouchetée a été produite dans la vallée de Xiaobai au cours de la dynastie Tang et peut être considéré comme étant le précurseur de la céramique jun. Le fait de modifier la température des fours modifie la teinte de la couverte, technique connue sous le nom de yaobian Céramiques guan et ge[modifier le code] Les guan (chinois : 官 ; pinyin : guān), comme les ge (chinois : 哥 ; pinyin : gē), sont des céramiques qui se caractérisent par un corps mince, contenant beaucoup de fer, une couverte blanche donnant une impression d'onctuosité, avec une couverte épaisse, pâle, d'un ton blanc ou beige. Les guan ou les ge présentent fréquemment un réseau de fines craquelures. Ce réseau de craquelures était obtenu par le potier en utilisant des coefficients de dilatation différents entre le corps et la couverte. Porcelaine qingbai[modifier le code] Porcelaine à couverte qingbai, dynastie Song. Musée Guimet Verseuse Song. Porcelaine à couverte qingbai, H. env. 20 cm. Jingdezhen. Museum für Asiatische Kunst Verseuse qingbai à bec de phénix, époque des Song du Sud (1127-1279). Musée Cernuschi On désigne sous le nom de porcelaine qingbai (« blanc bleuâtre » ; chinois : 青白 ; pinyin : qīngbái) ou yingqing (« ombre verte » ; chinois : 影青 ; pinyin : yǐngqīng) les porcelaines d'un blanc à couverte transparente très légèrement bleu, qui étaient fabriquées dans le Sud de la Chine, voire à Jingdezhen même. Elles sont très fines et très résistantes ; elles sont fréquemment ornées de petits décors incisés, puis moulés, tels que des guirlandes de fleurs ou des vagues. Le rebord des coupes peut être nu et cerclé de métal[52]. Lorsque, sur un corps blanc et fin, la couverte avait un contenu en fer peu élevé (moins de 1 %), les Chinois qualifiaient ces pièces, qui présentent un aspect très vitrifié, de « quasi-jade ». Grès cizhou[modifier le code] Les céramiques cizhou (chinois : 慈州 ; pinyin : cízhōu) sont une variété de grès provenant des fours populaires de Cizhou, en Chine du Nord. De couleur fréquemment grise ou chamois elles portent un décor peint, incisé ou gravé sur l'engobe blanc. Ce décor pouvait être obtenu de trois façons. L'une des techniques consistait à recouvrir le vase d'un engobe blanc, et à inciser le décor de façon à mettre à nu le corps de l'objet; celui-ci était alors enrobé d'une couverte, laissant apparaître le contraste entre le corps brun de l'objet et l'engobe blanc. On pouvait aussi utiliser le même procédé, en recouvrant tout d'abord l'objet d'un engobe brun, puis d'un engobe blanc, puis en incisant l'engobe blanc. L'inverse était également possible, en incisant un engobe brun posé sur un engobe blanc[53]. Enfin il pouvait être peint à l'oxyde de fer qui donnait aussi un ton brun sur l'engobe blanc. Céramiques Yuan[modifier le code] La dynastie mongole des Yuan, héritière de Gengis Khan, régna sur la Chine de 1271 à 1368. Malgré le sort extrêmement dur qu'elle réserva aux populations chinoises[54],[N 15], elle sut encourager un certain épanouissement artistique, et promouvoir les échanges économiques et les échanges d'idées, parmi une cour cosmopolite. C'est d'ailleurs à cette époque que Marco Polo passa de nombreuses ann&eacu
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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Rudolf Hess — Wikipédia

Rudolf Hess - Wikipédia

Rudolf Hess (en allemand : Heß, API : ) est un homme politique allemand, né le à Alexandrie ( Égypte) et mort en détention le à Berlin-Ouest ( Allemagne de l'Ouest).

Rudolf Hess (en allemand : Heß, API : /hɛs/) est un homme politique allemand, né le 26 avril 1894 à Alexandrie (Égypte) et mort en détention le 17 août 1987 à Berlin-Ouest (Allemagne de l'Ouest). Compagnon politique indéfectible d'Adolf Hitler depuis le tout début des années 1920, ministre sans portefeuille (Reichsminister ohne Geschäftsbereich) de son gouvernement dès son accession au pouvoir en 1933, alors porté à la direction du parti nazi sous le vocable Stellvertreter des Führers (suppléant, ou représentant, du Führer[a] en tant que chef du parti nazi), Hess est une personnalité majeure du Troisième Reich jusqu'en 1941, mais dont l'influence est restée limitée. À Munich, en 1923, il s'investit dans la tentative du putsch de la Brasserie ; en conséquence, il est emprisonné avec Hitler et l'aide à dactylographier son manifeste politique, Mein Kampf. Il participe activement en 1935 à la rédaction des lois antisémites de Nuremberg. Le reste du temps, bien que dans le premier cercle de Hitler, il est cantonné à des rôles de représentation. Le 10 mai 1941, il décolle seul, secrètement, pour l'Écosse aux commandes d'un avion Messerschmitt Bf 110 avec un réservoir d'essence supplémentaire, soi-disant sans en informer Hitler, afin de proposer un traité de paix séparée avec le Royaume-Uni[1], peu avant l’attaque-surprise allemande contre l’Union soviétique, violant le pacte de non-agression. En Allemagne, son départ imprévu est publiquement assimilé à une désertion. À son arrivée en Écosse, sa démarche n'est pas prise au sérieux ; il est arrêté et maintenu en détention jusqu'à la fin de la guerre, puis il est transféré à Nuremberg pour y être jugé avec les principaux responsables nazis : reconnu coupable de complot et de crime contre la paix, il est condamné à la prison à vie et détenu dans la prison de Spandau à Berlin-Ouest. En 1987, après quarante-six années de détention[d] et âgé de 93 ans, il est trouvé pendu dans l'enceinte de l'édifice pénitentiaire, dans une maisonnette de jardin qui lui servait de salle de lecture. Hess, pendant les vingt et une dernières années de sa vie, est resté le seul occupant de la prison berlinoise, mobilisant ainsi pour son seul service des ressources non négligeables pour les puissances occupantes. La prison, vide après sa mort, est détruite peu après, et les matériaux en sont dispersés en mer du Nord. Biographie[modifier le code] 1894-1914 : Origines[modifier le code] Rudolf Hess voit le jour en Égypte où sa famille s'est établie. Son père, Fritz Hess, est un commerçant allemand puritain et strict, tandis que sa mère, Klara Muench (fille d'un industriel de Hof)[2], est indulgente et pieuse[3]. Sa famille compte trois enfants (Rudolf, Alfred et Margarete[2]), dont il est l'aîné, et habite une villa de trois étages située dans la banlieue d'Ibrahimieh[4]. Bien que le père de Rudolf soit assez aisé pour employer du personnel de maison, la mère se charge seule de l'éducation de Rudolf jusqu'à l'âge de six ans[4]. Rudolf Hess entre alors à l'école allemande protestante, qui ne dispose que d'une seule pièce en raison du faible nombre de familles allemandes vivant à Alexandrie[5]. Cependant, Fritz le retire rapidement, jugeant l'école insuffisante, et le fait éduquer à la maison en embauchant des précepteurs. Par la suite, il l'envoie au lycée français d'Alexandrie[6] puis dans un pensionnat allemand[5]. À l'âge de quatorze ans, il quitte l'Égypte pour l'Allemagne afin d'étudier en internat à Bad Godesberg, dans l'actuelle Rhénanie-du-Nord-Westphalie dans une école protestante[3],[7]. En Allemagne, Rudolf est choqué de constater que ses condisciples le considèrent comme un étranger[7]. Il veut devenir ingénieur ou scientifique, mais son père, qui gère sa propre entreprise, a prévu qu'il prendrait sa succession[8]. Après trois ans, il obtient sa "Mittlere Reife" (rigoureux examen de fin de seconde surnommé "petit bac" en France pour en situer le niveau) et s'inscrit à l'« École supérieure de commerce », un pensionnat situé à Neuchâtel, en Suisse[9]. La perspective de devenir un homme d'affaires répugne à Rudolf, qui n'ose toutefois pas en parler ouvertement à son père. Néanmoins, il s'efforce sans succès de le faire changer d'avis. En compensation, son père lui offre de l'envoyer à Oxford dès lors qu'il aura terminé ses études commerciales[9]. Après avoir réussi de justesse, Rudolf suit une formation commerciale complémentaire à Hambourg[10] en 1912[11]. À l'époque il se passionne pour la navigation et l'histoire de la marine allemande[11]. À cause du chauvinisme pro-allemand de son père, Rudolf Hess n'a jamais vraiment pu connaître l'Égypte : son monde s'est résumé à une éducation allemande prodiguée dans un milieu d'expatriés allemands[12]. Le seul enseignant qui ait vraiment marqué Rudolf fut l'un de ses précepteurs à Alexandrie, Abdul-Aziz Effendi, un Égyptien qui lui donnait des leçons d'arabe[12]. Il était intéressé par l'astrologie, l'ésotérisme, l'occultisme et les religions orientales[réf. nécessaire]. Dans les années 1900 la famille Hess commence à se rendre plus souvent en Allemagne, car Fritz a acheté un terrain dans le Fichtelgebirge, à l'est de Bayreuth, et a fait bâtir une maison à Reicholdsgrün, un petit village à dix kilomètres environ au nord-ouest de Wunsiedel[12]. Durant les vacances, Rudolf ne peut voyager beaucoup, même pour le trajet entre Alexandrie et Reicholdsgrün[13]. Inversement, pendant qu'il est à l'école en Allemagne, Rudolf passe Noël chez un oncle qui vit à Mainkur (de), près de Francfort-sur-le-Main. Celui-ci l'emmène souvent assister à des opéras à Francfort, ce qui développe chez Rudolf un intérêt pour la musique, notamment pour Ludwig van Beethoven ou Eugen d'Albert[14]. 1914-1920 : Première Guerre mondiale[modifier le code] Au début de la Première Guerre mondiale en 1914, et pour la première fois de sa vie, Rudolf Hess, alors âgé de vingt ans, se rebelle contre son père, après une altercation avec celui-ci alors qu'ils sont à la villa de Reicholdsgrün. Il refuse de retourner à son stage commercial à Hambourg[15]. Dans un élan de nationalisme et de patriotisme, Hess se rend à Munich et s'enrôle dans le 7e régiment bavarois d'artillerie de campagne[16]. Le 18 septembre 1914 il est transféré à la 1re compagnie du 1er régiment d'infanterie (König), un des régiments bavarois les plus prestigieux[17]. Le 4 novembre 1914 Rudolf est envoyé au front, à ce moment stabilisé dans ce qui va devenir la guerre des tranchées, alors que seuls 25 % des membres de sa compagnie sont des soldats expérimentés[17]. Hess connaît son baptême du feu lors de la bataille qui a pour but de percer les lignes ennemies à Ypres[18]. Il passe l’hiver 1914-1915 dans la Somme et en Artois autour d'Arras[18]. Le 21 avril 1915, il est promu première classe et reçoit la Croix de fer de seconde classe pour bravoure en défendant sa position contre une attaque ennemie[18]. Un mois plus tard il est promu caporal[19]. Rudolf Hess se porte toujours volontaire pour les patrouilles de reconnaissance et les raids, et il conserve son sang-froid de manière exemplaire lors des attaques ennemies[20]. En juin 1916 son unité est transférée de la Somme à Verdun en renfort[20]. Rudolf est confronté à toutes les horreurs de la guerre durant la bataille de Verdun qui débute pour lui le 12 juin 1916[20]. Il écrit à un cousin qu'il a dû subir des tirs de barrage d'artillerie ennemis pendant plusieurs jours et qu'il a dû dormir dans une tranchée où gisait la moitié du corps d'un soldat français[20]. Le 21 septembre 1916 il est gravement blessé près du fort de Douaumont par des éclats qui l'atteignent au dos et aux jambes[20]. Pendant sa convalescence à l'hôpital il lit beaucoup, surtout des récits des exploits des aviateurs tels que Max Immelmann, Oswald Boelcke et Manfred von Richthofen[20]. L'esprit chevaleresque des combats aériens attire Rudolf Hess au point de déposer une demande de transfert à la Luftstreitkräfte, le corps aérien impérial ; elle est refusée[21]. Alors qu'il est en convalescence à Reicholdsgrün, il envoie une seconde demande qui est elle aussi refusée[22]. Il est promu caporal-chef le 4 décembre 1916 et reçoit l'ordre de se rendre en Roumanie en tant que commandant de peloton dans la 10e compagnie de la réserve bavaroise d'infanterie, régiment no 18[22]. Son unité combat dans les montagnes bordant la Transylvanie lorsqu'il est de nouveau blessé le 25 juillet 1917 par des éclats reçus dans le haut du bras[22]. Cependant, Hess ne considère pas ces blessures comme sérieuses et retourne au combat quelques jours plus tard[22]. Il est blessé plus gravement à Focşani, durant la dernière offensive contre les Roumains, lorsqu'il est atteint d'une balle au poumon[22]. Il saigne abondamment tout en étant inconscient ; il survit de justesse à cette blessure après avoir été transporté à un point d'évacuation sanitaire à Kézdivásárhely[22]. Il demeure plusieurs mois en convalescence à l'hôpital militaire et à Reicholdsgrün[23]. Le 8 octobre 1917 il reçoit sa promotion au grade de lieutenant par la poste[23]. Après un examen médical qui le déclare inapte au métier de fantassin, il est finalement transféré dans l'armée de l'air en tant que pilote[8],[22]. Son entraînement de pilote est supposé débuter au printemps 1918[23]. Cependant, avant de se présenter à sa nouvelle affectation, il doit accomplir une dernière tâche en tant que fantassin : escorter une compagnie d'infanterie au front ouest[23]. Alors qu'il exécute cette mission sous les ordres du premier lieutenant, le baron von Tubeuf, il remarque un caporal qui se tient à côté de lui, portant la Croix de fer de première classe, et dont la tâche est de livrer les messages aux différentes unités quand le téléphone de campagne ne fonctionne plus. Il s'agit d'Adolf Hitler[23]. Peu après, il rejoint l'école de pilotage du camp Lechfeld près d'Augsbourg[24]. C'est à cette école de pilotage que Rudolf Hess se fait l'un de ses premiers vrais amis, le lieutenant Max E. Hofweber, qui devient plus tard le directeur de la Heinrich Lanz AG à Mannheim[24]. Rudolf Hess apprend à piloter durant le printemps et l'été 1918 et effectue son premier vol seul aux commandes à Ried à bord d'un Fokker D.VII[24]. En essayant d'impressionner ses cousins qui vivent à proximité, Rudolf écrase accidentellement son avion dans un pré proche de Ried ; il s'en sort indemne[24]. Son entraînement se termine en octobre 1918 et il est transféré à l'escadron de chasse 35 sur le front ouest[24]. Son engagement au front ne dure qu'une seule semaine et se limite à quelques missions de vol sans incident, lors de la bataille aérienne finale au-dessus de Valenciennes[24]. La guerre s'achève avant qu'il ait pu abattre un seul avion ennemi[24]. L'armistice signé le 11 novembre 1918 entraîne la dissolution de l'escadron 35. Hess part donc en congé à Reicholdsgrün[25] et est officiellement démobilisé le 13 décembre 1918[26]. Pendant ce temps, en Égypte, la firme Hess & Co. a été expropriée par les Britanniques victorieux[24]. Fritz Hess effectue un voyage en Égypte afin de négocier et de reconstruire son entreprise ; il n'a toutefois plus les moyens d'envoyer son fils à l'université[24]. De plus, Rudolf Hess n'a pas les prérequis nécessaires[24]. Cependant, dans l'État libre de Bavière, tous les militaires démobilisés disposent d'une dérogation gouvernementale leur permettant de s'inscrire dans une université bavaroise avec seulement un diplôme d'études intermédiaires[24]. Rudolf s'y rend en février 1919 et commence l'étude de l'économie politique à l’université de Munich[8],[24]. Ses études sont vite interrompues par la révolution allemande, à laquelle il s'oppose en s'engageant dans le Corps franc de Franz von Epp. Après quoi, il retourne de nouveau à l'université pour étudier l'économie[8]. Hess a été, en 1919, étudiant du professeur en géopolitique Karl Haushofer, inventeur du concept de Lebensraum (un « espace vital » en Europe pour toutes les populations germaniques, dans un seul État), conception qui fut l'un des éléments majeurs de l'idéologie et de la politique nazie ; Hess était aussi l'ami d'Albrecht Haushofer, fils du professeur, qui avait des relations britanniques pro-germaniques haut placées et reprendra le journal de son père, Zeitschrift für Geopolitik (de) (Cahiers pour la géopolitique). C'est aussi à cette époque qu'il rencontre sa future épouse, Ilse Pröhl, originaire de Hanovre, alors âgée de dix-neuf ans[27]. 1920-1939 : Ascension dans l'ombre de Hitler[modifier le code] Il adhère au NSDAP dès sa création en 1920. Il y retrouve Adolf Hitler en 1921 et, étant tous deux anciens soldats, blessés de guerre, croix de fer, partageant les mêmes idées, ils deviennent aussi amis. Lorsqu'Adolf Hitler prend la direction du NSDAP, Hess devient son secrétaire particulier[27]. Il sera le premier à l'appeler « Führer ». Vers 1923, Rudolf Hess devient l'un des membres reconnus de la société ou ordre de Thulé, parmi lesquels figurent d'autres nazis et son professeur, Karl Haushofer. Cette société secrète promeut, entre autres, la croyance en une race d'êtres supérieurs d'origine germano-nordique, les Aryens, dont Ultima Thulé aurait été la capitale. Au départ, l'ordre de Thulé est une simple loge au sein du Germanenorden, une société secrète pangermaniste et antisémite, prétendant que les Juifs auraient contribué à la dégénérescence de la race germanique et qu'il faudrait donc la purifier. Son symbole, la croix de Wotan, une divinité germanique, et le salut de Thulé Heil und Sieg (« Salut et victoire »), en liaison avec le bras levé, ont été repris par les nazis, qui les adoptèrent en les transformant en croix gammée avec le salut « Sieg Heil ». Autour de cette société secrète recrutant parmi la jeunesse munichoise, avec un essor rapide, gravitent des groupuscules, dont le Deutsche Arbeiterverein, qui devint le Deutsche Arbeiterpartei (DAP), qu'Adolf Hitler fera renommer en NSDAP. Pour bien marquer leur filiation, les fondateurs du DAP et du NSDAP ont repris la croix gammée.[réf. souhaitée] Rudolf Hess participe en 1923 au putsch de la Brasserie à Munich. Après l'échec de la tentative de coup d'État, il est emprisonné avec Hitler dans la prison de Landsberg et lui propose son aide pour la rédaction de Mein Kampf. Le 20 décembre 1927, Hess épouse Ilse Pröhl, dont il a fait la connaissance huit ans plus tôt. À sa sortie de prison, Hess occupe une position privilégiée en tant qu'adjoint de Hitler lors des premières années du mouvement nazi. En 1933, Hitler le désigne publiquement comme son dauphin, puis comme le troisième personnage du régime, Göring en étant le deuxième ; il vise tous les projets de lois et est le seul Allemand à pouvoir signer au nom du Führer. Il engage comme secrétaire personnel Martin Bormann et représente le Führer dans des manifestations mineures. En 1935, il participe activement à la rédaction des lois de Nuremberg. Qualifié de « conscience du Parti », il dispose d'une grande influence du fait de sa position, bien que celle-ci s'ancre dans l'objectif de servir Hitler et en aucun cas ses ambitions personnelles : il se place de ce fait à distance des intrigues des « pontes » du régime et limite son rôle politique effectif à « [prononcer] chaque année l’allocution de Noël, [recevoir] les délégations de l'Association des Allemands de l'étranger, [prendre] le café en compagnie de mères de familles nombreuses et assumer, outre quelques tâches charitables, le patronage de [certains] congrès de second ordre. De même avait-il le privilège d'annoncer de la tribune, lors des cérémonies solennelles, l'arrivée du Führer »[28]. Le 18 novembre 1937, naît son unique fils qu'il prénomme Wolf Rüdiger[e] ; Hitler en est le parrain. 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale[modifier le code] La marginalisation de son rôle politique s'accroît lors des premières années de la Seconde Guerre mondiale[29], qui focalise toute la primauté politique sur les stratèges de Hitler : Hermann Göring, Joseph Goebbels et Heinrich Himmler. Il est cependant nommé membre du Conseil de la défense du Reich dès 1939. Il sait que Hitler avait proposé une paix séparée au Royaume-Uni dès octobre 1939 et il l'assiste, le 21 juin 1940, lors de la préparation de l'armistice français de 1940 à Rethondes[f]. Il convainc Willy Messerschmitt de lui laisser essayer son avion Bf 110 et lui fait des suggestions d'amélioration. Après de longs préparatifs, le 10 mai 1941, revêtant une tenue civile, Rudolf Hess s'envole à bord d’un Messerschmitt Bf 110 sans armement qu'il pilote jusqu'en Écosse. Il échappe à deux chasseurs et à des tirs de DCA. Ne trouvant pas la piste d'atterrissage de la propriété de Lord Hamilton, il saute en parachute et laisse son avion s'écraser dans l'Ayrshire en Écosse, près du village d'Eaglesham au sud de Glasgow. N'ayant jamais sauté en parachute, il atterrit mal et se casse la cheville. Remis aux autorités britanniques, il demande à rencontrer le duc d'Hamilton qu'il dit connaître depuis une visite officielle du prince de Galles en Allemagne, avant la guerre. Il pensait que le duc d'Hamilton serait un bon médiateur, car au service de Lord Halifax, opposant et successeur potentiel de Winston Churchill. Halifax, membre du Cliveden set, un cercle britannique favorable à une certaine tolérance à l'égard de l’Allemagne nazie, avait considéré l’occupation de la rive gauche du Rhin par l'armée allemande en mars 1936, en violation du traité de Versailles, comme un retour du Reich « dans son arrière-cour ». Négociant avec Hitler, en novembre 1937, Halifax n'avait pas contesté les revendications territoriales de l'Allemagne sur l'Autriche et la province des Sudètes en Tchécoslovaquie, et, lors des accords de Munich, en septembre 1938, il avait estimé que la présence du ministre soviétique des Affaires étrangères, Litvinov, n'était pas souhaitée, afin de ne pas « provoquer » Hitler. Quelques jours après l'arrivée de Hess, Lord Hamilton l'interroge, avec les services secrets britanniques. La motivation de Hess aurait été d'apporter les idées suivantes de Hitler à son insu : entamer un processus de paix laissant l'Allemagne poursuivre sa politique d'expansion sur le continent européen vers l'Est, en échange de l'intégrité de l'Empire britannique[30]. Selon Martin Allen[31] et selon le livre de l'historien Peter Padfield paru en 2013[1], Rudolf Hess serait parti à la demande de Hitler avec mission d'informer le Royaume-Uni de la prochaine entrée en guerre contre l'Union soviétique et de proposer un traité de paix[28]. L'intérêt du Reich serait de ne pas se battre sur deux fronts et de contrer les tentatives de Churchill d'impliquer Roosevelt dans le soutien du Royaume-Uni. L'historien François Delpla, qui a étudié minutieusement les relations germano-britanniques dans les années 1930 et 1940, situe la mission de Rudof Hess dans la longue série des tentatives de Hitler pour persuader le gouvernement anglais d'accepter une « paix généreuse »[32]. Paix à l'Ouest nécessaire pour que le Reich puisse tourner toutes ses forces contre l'URSS[33]. Il souligne qu'une personnalité proche de Hitler comme Rudolf Hess ne pouvait s'entraîner au pilotage, prendre un avion et quitter l'espace aérien allemand sans être intercepté qu'avec l'accord du Führer[34]. La mission de Rudof Hess a lieu un mois avant le déclenchement de l'opération Barbarossa : elle paraît bien être l'ultime tentative de Hitler pour conclure la paix avec l'Angleterre[35]. Rudolf Hess, qui ne rencontra jamais ni le roi, ni Churchill, ni aucun dignitaire britannique important, fut emprisonné quelque temps à la tour de Londres. Selon le professeur Richard Evans, empêcher Hess de parler était un moyen de faire croire à Staline que les Britanniques négociaient une paix séparée avec l'Allemagne, qui n'aurait ensuite plus eu que l'URSS comme ennemie. Cela devait inciter les Soviétiques à attaquer l'Allemagne au plus vite, avant le retrait des Britanniques.[pas clair]. Cependant, six semaines plus tard, quand Hitler envahit l’Union Soviétique, le prisonnier Hess ne présente plus d'intérêt et sombre dans l'oubli[36]. Sur les conseils de Goebbels, le ministre de la Propagande, Hitler prétend alors que Hess est devenu fou et qu'il a agi de sa seule initiative ; le Führer n'en est pas moins grandement affecté pour ce qu'il considère comme une évasion « plus grave que la désertion d'un corps d'armée »[30]. Toutefois, le colonel SS Otto Skorzeny affirme dans son livre La Guerre inconnue que Hitler était parfaitement au courant du projet de Rudolf Hess de partir négocier au Royaume-Uni[réf. nécessaire]. Les seuls témoignages contemporains en ce sens sont ceux du général Karl-Heinrich Bodenschatz, officier de liaison de Göring auprès de Hitler, de l'ordonnance de ce dernier, Heinz Linge, du Gauleiter Ernst Bohle (auquel Hess avait demandé de traduire en anglais des brouillons de lettres) et des deux aides de camp de Hess, Leitgen et Pintsch[37]. Cette thèse peut aussi être accréditée par le fait que Hess a pu quitter le ciel allemand sans être inquiété par la Flak ou la chasse allemande. Certains y voient plutôt un esprit romantique cherchant à obtenir une paix séparée avec les Britanniques. De l’avis de l'historien Joachim Fest et des spécialistes qu'il invoque, il s'agirait davantage de la conséquence d'une neurasthénie, de la désacralisation de la personne de Hitler, d'une volonté de « désobéissance constructive » ou de la volonté de surmonter la dépréciation dont il avait progressivement fait l'objet[38]. Martin Bormann lui succède au poste de chef de la chancellerie du parti et Hess passe le reste de la guerre au Royaume-Uni, à Maryhill Barracks (en) au nord de Glasgow en Écosse, puis à Mytchett (en) dans le Surrey. Les médecins qui l'y soignent relèvent sa « folie de la persécution » et des tendances hypocondriaques l'amenant à penser qu'on tente de l'empoisonner. Cela est également perceptible dans les Mémoires qu'il rédige pendant sa captivité[39]. À partir de l’automne 1943, il commence à manifester des symptômes d'amnésie, jusqu'au 4 février 1945 où il retrouve ses esprits en entretenant des délires antisémites et tente de se suicider avant d'entamer une grève de la faim[40]. Il déclarera par la suite avoir feint la maladie ; Joachim Fest note à ce sujet : « Sa foi intacte dans le Führer, le mépris qu'on lui témoignait sous prétexte qu'il était un traître et un fou, la découverte des crimes commis par le régime, l'effondrement du Reich, la rencontre avec les partenaires de naguère — autant de contradictions et de tensions qu'il n'était plus en mesure d'assumer[41]. » 1946-1987 : Procès de Nuremberg et emprisonnement[modifier le code] Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Rudolf Hess est jugé au procès de Nuremberg pour complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Au cours du procès, il ne se reconnaît coupable d'aucun de ces crimes et se dit même fier d'avoir servi son maître, Adolf Hitler, et le peuple allemand. Il va jusqu'à invoquer son action en Écosse où il avait tenté, selon lui, de mettre fin à la guerre entre l'Allemagne et le Royaume-Uni au péril de sa vie. Il est alors persuadé qu'à sa place, Hitler aurait observé les mêmes réactions et la même réserve envers le tribunal, à l'inverse d'un Göring versé dans les « manifestations grandiloquentes »[42]. Des quatre chefs d'accusation, seuls sont finalement retenus le complot et les crimes contre la paix. Comme il n'a pas été déclaré fou, il est donc responsable d'avoir visé les lois de Nuremberg, les lois contre les handicapés et bien d'autres et il est condamné à la prison à perpétuité, sanction qui sera appliquée sans remise de peine. Le 27 mai 1948, un psychiatre rédige un certificat soulignant que « à l'heure actuelle, Hess ne souffre d'aucun dérangement mental »[43]. Jean Delay qui l'avait examiné durant le procès avec le psychiatre britannique Donald Ewen Cameron avait conclu à une « amnésie hystérique ». Pendant les années qui suivent, il est le prisonnier « no 7 », étant donné qu'il occupe la cellule portant ce numéro[44]. Après les libérations de Schirach et de Speer, qui ont chacun purgé leur peine de vingt ans jusqu'en octobre 1966, il reste le dernier et unique prisonnier de la prison de Spandau de 1966 à 1987[44]. La cellule no 7, qui ne fait que six mètres carrés, devient alors le logement à un seul lit le plus dispendieux du monde, avec un coût journalier de 2 800 marks, l'équivalent de 1 432 euros, entièrement financé par l'Allemagne de l'Ouest[45]. Les forces alliées, les États-Unis, l'URSS, la France et le Royaume-Uni, trouvent important de garder Rudolf Hess dans la prison de Spandau, notamment en tant que dernier symbole de leur alliance, qui commence à s'effriter[44]. Pour garder ce seul prisonnier, sont mobilisés trois gardes armés, vingt fonctionnaires de pénitencier, dix-sept civils, quatre médecins, un aumônier et quatre directeurs de prison[45] auxquels s'ajoutent une trentaine de soldats, chargés de défendre l'enceinte de la prison, relevés journellement et pris au sein des forces alliées avec une rotation mensuelle. Une pratique commencée en 1947 consiste à retirer les articles concernant le nazisme ou les personnalités du Troisième Reich des journaux qui sont remis aux prisonniers afin d'éviter qu'ils ne puissent se considérer comme étant des figures ayant marqué l'histoire[46]. Durant tout le temps de son emprisonnement, Rudolf Hess n’est pas autorisé à parler à la presse et n'a droit qu'à une seule visite par mois, d'une durée maximale de trente minutes ; en outre, le visiteur doit faire partie de sa famille immédiate[47] et les quatre directeurs de la prison sont tenus d’être présents lors de ces visites[47]. Rudolf Hess a le droit de recevoir des cahiers en prison, mais uniquement pour écrire des lettres ou des notes ; une fois remplis, ces cahiers sont détruits par les gardiens afin d'éviter que Hess puisse rédiger ses mémoires, qui seraient susceptibles de le glorifier par la suite[48]. Ses aumôniers — Charles Gabel de 1977 à 1986, Michel Roehrig de 1986 à 1987 — disent que, contrairement aux idées reçues, Hess n'avait rien d'un fou, ou d'une personne psychologiquement fragile[49]. L'association de libération de Rudolf Hess est alors dirigée par René Binet et défendue par Raymond de Geouffre de La Pradelle. 1987 : Mort et conséquences[modifier le code] Le 17 août 1987, âgé de 93 ans, Hess est retrouvé pendu à un fil électrique dans une maisonnette de jardin à l'intérieur de la prison, qui avait été aménagée en salle de lecture[réf. nécessaire]. Le fil électrique aurait été récupéré d’une rallonge pour lampe et a été fixé à une poignée de fenêtre. Il est mort par asphyxie. Une note manuscrite à l'attention de sa famille est retrouvée dans sa poche, les remerciant de tout ce qu'ils avaient fait. Le 17 septembre, les quatre puissances occupantes[g] font une déclaration indiquant que sa mort est un suicide. Néanmoins, son fils Wolf Rüdiger Hess défend incessamment la thèse d'un assassinat perpétré par les SAS ou la CIA[50] pour empêcher d’éventuelles révélations de son père sur les erreurs de comportement britanniques pendant la guerre. L'infirmier personnel de Hess de 1982 à 1987, Abdallah Melaouhi, défend aussi la thèse de l'assassinat dans son livre Ich sah seinen Mördern in die Augen (titre traduit par J'ai vu ses meurtriers dans les yeux)[51]. Il a été renvoyé de son poste de correspondant local du Conseil pour l'immigration et l'intégration après avoir publié ce livre[52]. La thèse de l'assassinat est également défendue par le reste de la famille de Hess, ainsi que par les néonazis qui souhaitent faire de lui un martyr. Les médecins légistes britanniques maintiennent néanmoins la thèse du suicide. Hess est d’abord enterré dans un lieu tenu secret pour éviter d’attirer l'attention des médias ou d’entraîner l'organisation de manifestations par les sympathisants néonazis. Ensuite, le 17 mars 1988, son cercueil est déplacé dans une concession familiale à Wunsiedel — ville d'origine de sa famille paternelle — pour satisfaire ses dernières volontés. Sept ans plus tard, en 1995, son épouse est inhumée à ses côtés[53]. L'avocat de Hess, le docteur Seidl, pense aussi que Hess était trop âgé et fragile pour réussir à se suicider seul. Selon une enquête du gouvernement britannique en 1989, les preuves disponibles ne peuvent étayer la thèse selon laquelle Hess aurait été assassiné et l'avocat général Sir Nicholas Lyell (en) ne trouve pas motif à ouvrir une enquête complémentaire[54]. En outre, le rapport d’autopsie confirme que Hess s'est suicidé[55],[56],[52]. À nouveau, un rapport édité en 2012 a posé la question de l'assassinat. L'historien Peter Padfield a quant à lui précisé que la note trouvée sur Hess avait été écrite en 1969, à l'occasion d’une hospitalisation[57]. Un article du quotidien britannique The Independent en date du 10 septembre 2013 relance le débat sur la thèse de l'assassinat exécuté par deux membres du SAS. Âgé de 93 ans et rongé par l'arthrite, Hess, selon son fils Wolf, aurait eu du mal à se hisser seul pour se pendre[h]. L'épitaphe « Ich habs gewagt » (« Je l'ai osé ») ornait la tombe de Rudolf Hess à Wunsiedel. Cette phrase énigmatique alimente une controverse. Les hypothèses sur ce qu'il aurait « osé » sont diverses : se supprimer, avoir agi comme il le fit au cours de la Seconde Guerre mondiale, avoir essayé de faire la paix avec le Royaume-Uni, etc. Après la mort de Hess, la prison de Spandau est détruite sur décision des forces d'occupation de Berlin, les Soviétiques voulant notamment éviter d'en faire un lieu de pèlerinage néonazi[55]. Cependant, aux dates anniversaires de sa mort, des Allemands et d'autres Européens se retrouvent régulièrement à Wunsiedel pour une « marche de la mémoire ». Ces manifestations sont interdites de 1991 à 2000, mais les marches ont quand même lieu dans différentes villes des alentours. En 2002, les marches sont de nouveau autorisées. Celle de 2004 rassemble plus de cinq mille personnes[58],[59]. Le 17 août 2010, le conseil municipal de Karlsruhe interdit une manifestation en mémoire de Hess organisée par une association néonazie, prévue pour le 21 août[60]. Comme la ville de Wunsiedel est devenue chaque 17 août le lieu d'un pèlerinage annuel des nostalgiques du nazisme, le conseil paroissial décide en 2011 de ne pas autoriser la prolongation de la concession concernant la tombe de Hess[61]. Avec l'accord de sa famille, la tombe est rouverte et ses restes sont exhumés puis incinérés. Ses cendres sont ensuite dispersées en mer par sa famille, puis sa tombe est détruite[62]. Le 21 juillet 2011, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung confirme ces événements[63]. Décorations[modifier le code] Rudolf Hess a reçu la croix de fer de seconde classe, le 21 avril 1915 alors qu'il était simple soldat d'infanterie sur le front de l'Ouest dans la Somme, durant la Première Guerre mondiale ; le motif d’attribution était un acte de bravoure, en l'occurrence avoir défendu sa position contre une attaque ennemie[18]. Documentaires[modifier le code] Rudolf Hess, l'étrange bras droit de Hitler, Affaires sensibles, France inter, novembre 2025, 47 minutes 10 mai 1941, l’étrange voyage de Rudolf Hess (1), Rendez-vous avec X, France inter, novembre 2013, 38 minutes Rudolf Hess : la mystification de Churchill (2), Rendez-vous avec X, France inter, novembre 2013, 38 minutes L'histoire étrange de Rudolf Hess, le dernier prisonnier Nazi - Mamytwink, Youtube, 22 minutes Le fantôme de Spandau - Idriss Gabel, Marie Calvas, 2019, 73 minutes, version 52 minutes en VOD sur Auvio (RTBF)[64],[65] Rudolf Hess, le mentor d'Hitler - Mathieu Vatin, RMC découverte, 2016, 70 minutes[66] 1933 : La Victoire de la foi, de Leni Riefenstahl 1935 : Le Triomphe de la volonté, de Leni Riefenstahl 1938 : Les Dieux du stade, de Leni Riefenstahl 1942 : Prélude à la guerre, de Frank Capra 1942 : Plan for Destruction (en), joué par George Lynn (actor) (en) 1993 : Leni Riefenstahl, le pouvoir des images 1998 : Nazis: The Occult Conspiracy (en), avec Malcolm McDowell 2009 : Loose Change 9/11: An American Coup, de Dylan Avery 2009 : Apocalypse, la Deuxième Guerre mondiale, avec Mathieu Kassovitz 2011 : Apocalypse, Hitler, avec Mathieu Kassovitz 2021 : How to Become a Tyrant (en), avec Peter Dinklage Dans la fiction[modifier le code] Musique[modifier le code] Le groupe anglais Joy Division parle de la vie de Rudolf Hess dans la chanson Warsaw. Le premier couplet décrit l'implication de Hess, avec Adolf Hitler, dans le putsch de la Brasserie et l'engouement pour le parti nazi. Le deuxième couplet décrit sa désillusion et l'éloignement du cercle de confiance de Hitler. Le dernier couplet relate son emprisonnement à vie à Berlin. Le groupe anglais Spandau Ballet fait référence à un graffiti : Rudolf Hess, tout seul, dansant le ballet de Spandau (« Rudolf Hess, all alone, dancing the Spandau Ballet »), en référence au dauphin d'Adolf Hitler[67]. Bibliographie[modifier le code] Les hommes d'Hitler - Jean-Paul Bled, Tempus, 2011 Le grand jeu de dupes, Staline et l'invasion allemande - Gabriel Gorodetsky, Tempus, 2011 Rudolf Hess, la dernière énigme du IIIème Reich - Pierre Servent, Perrin, 2019[68] Hess, de Per Olov Enquist (1966, roman historique), traduit par Marc de Gouvenain, Paris, l'Herne, 1971, 363 p.[69] 1982 : Oies Sauvages 2, de Daniel Carney, adapté au cinéma, 1985 : un groupe d'activistes engage le mercenaire Allen Faulkner pour libérer Rudolf Hess au début des années 1980. 1986-87 : Tous les hommes en sont fous et Le bonheur à San Miniato, de Jean d'Ormesson. Hess apparaît dans les deux derniers tomes de la trilogie. Il y donne une version romantique de son saut en parachute sur l'Angleterre, rejoignant la belle-sœur de Francis Scott Fitzgerald, inspirée de l'amie d'Adolf Hitler, Unity Mitford. 1987-88 : La Patrouille des libellules de la bande dessinée de Yann le Pennetier (scénario) et Marc Hardy (dessin) : Hess est présent dans les tomes 2 (Défaite éclair, coll. « Sale caractère ») et 3 (Requiem pour un Pimpf, coll. « Sale caractère »). 2002 : La Séparation, de Christopher Priest : la tentative de paix séparée avec l'Angleterre qu'a machinée Rudolf Hess. 2018 : Journal de Rudolf Hess (1914-1987) (roman. avant-propos & postface d'E. Canena) 2019 : Le Triomphe des Ténèbres, d'Éric Giacometti et Jacques Ravenne: Hess et son escapade en Écosse en mai 1941 sont évoqués dans le 1er tome de la saga du Soleil noir (Librairie générale de France). Cinéma[modifier le code] 1944 : Hitler et sa clique, joué par Victor Varconi. 1953 : You are there : The Escape of Rudolf Hess, joué par Peter Cushing. 1985 : Les Oies sauvages 2 (Wild geese II) de Peter Hunt : Richard Burton devait y interpréter à nouveau le rôle du colonel Allen Faulkner. Le mercenaire devait cette fois être engagé par une chaîne de télévision américaine style CNN pour se rendre à Berlin afin de tenter de libérer Rudolf Hess, joué par Laurence Olivier pour l'interview du siècle. 1997 : Snide and Prejudice, joué par Richard Edson. 2009 : Hitler vor Gericht (de), joué par Mark-Alexander Solf (de). Apparition[modifier le code] 1953 : Le Jardin des Finzi-Contini 1983 : Zelig 1994 : In Search of Dr. Seuss (en) 1999 : Sunshine Télévision[modifier le code] Téléfilm[modifier le code] 1982 : Inside the Third Reich, joué par Maurice Roëves. 2003 : Hitler : La Naissance du mal, joué par James Babson. 2005 : Speer et Hitler, joué par André Hennicke. 2011 : J'étais à Nüremberg, joué par Dimiter Kuzov. Série[modifier le code] 1953 : You Are There (series) (en), joué par Peter Cushing (confondu avec Rod Steiger). 2000 : Nuremberg, joué par Roc LaFortune. 2001 : Martin Mystère, (Le numéro de la bête) #7 2005 : Fullmetal Alchemist: Conqueror of Shamballa, joué par Rikiya Koyama. 2006 : Nuremberg, le procès des nazis, joué par Ben Cross. 2017 : Hitler et le Cercle du Mal, joué par James Lowe Bande dessinée[modifier le code] All Winners Comics #2, (Carnival of death) octobre 1941 Star-Spangled Comics, (Dr Weerd) Vol 1 #3, DC, décembre 1941 Daredevil (Lev Gleason Publications) (en) #14, décembre 1941 Military Comics #8 (Death Patrol : « Mademoiselle From Armentieres »), mars 1942 All-American Comics #42 (Dr. Mid-Nite : « The Arrival of Herman Gherkin »), juillet 1942 Cracked #13, mars 1960 Marvel Graphic Novel : The Shadow, (Hitler's astrologer) 1988 The Big Book of Losers, Paradox Press, DC Comics, 1997 Cracked #354, avril 2001 Les trois fantômes de Tesla, 2016 Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ a et b on trouve parfois en français les expressions « dauphin » ou « successeur désigné » du Führer. Comme on dit « vice-ministre », l'idéal serait de pouvoir dire « vice-Führer », mais cette expression n'est pas employée par les historiens français. ↑ Ce titre ne lui a jamais été officiellement attribué car le nom allemand de la chancellerie du parti a été jusqu’en 1941 — autrement dit tant que Hess en a été le chef — « Stab des Stellvertreters des Führers », soit en traduction littérale « état-major de l’adjoint du Führer ». C'est en effet le seul Bormann qui, au moment de succéder à Hess, a en fait pris le titre de Leiter der Partei-Kanzlei (en français : « chef de la chancellerie du parti »), ce qui a renommé d’office le Stab des Stellvertreters des Führers en Partei-Kanzlei der NSDAP (en français : « chancellerie du parti nazi »). ↑ Bormann succède à Hess uniquement en tant que chef de la chancellerie du parti, et non pas en tant que « dauphin du Führer ». ↑ En comptant ses quatre années de détention au Royaume-Uni pendant la guerre, soit depuis 1941. ↑ Le second prénom « Rüdiger » est issu de la Chanson des Nibelungen, le conte préféré de son père. ↑ Hitler et Hess sont absents le jour de la signature qui a lieu le lendemain, le 22 juin, en la seule présence de Keitel du côté de l'état-major allemand. ↑ États-Unis, Union soviétique, Royaume-Uni et France. ↑ « His son, Wolf, had previously insisted that the height was insufficient for his father, crippled by arthritis, to hang himself[54] » ; traduction : « Son fils, Wolf, avait précédemment insisté sur le fait que la hauteur était insuffisante pour que son père, rendu invalide par son arthrite, puisse se pendre » Références[modifier le code] (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Rudolf Hess » (voir la liste des auteurs). ↑ a et b Padfield 2014. ↑ a et b Manvell et Fraenkel 1971, p. 9. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 14. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 46. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 48. ↑ Rudolf Hess, Encyclopædia Universalis. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 51. ↑ a b c et d Schwarzwäller 1988, p. 15. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 53. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 54. ↑ a et b Manvell et Fraenkel 1971, p. 12. ↑ a b et c Schwarzwäller 1988, p. 49. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 50. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 52. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 54-55. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 55. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 58. ↑ a b c et d Schwarzwäller 1988, p. 59. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 59-60. ↑ a b c d e et f Schwarzwäller 1988, p. 60. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 60-61. ↑ a b c d e f et g Schwarzwäller 1988, p. 61. ↑ a b c d et e Schwarzwäller 1988, p. 62. ↑ a b c d e f g h i j k et l Schwarzwäller 1988, p. 63. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 63-64. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 64. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 16. ↑ a et b Fest 2011, p. 363-364. ↑ Fest 2011, p. 365. ↑ a et b Fest 2011, p. 366. ↑ Allen 2004. ↑ François Delpla, Churchill et Hitler, Editions du Rocher, 2012. ↑ « Le duel Churchill-Halifax de mai à décembre 1940 ». ↑ « Le vol de Rudolph Hess. Par François Delpla ». ↑ « L'étrange voyage au Royaume-Uni de Rudolf Hess ». ↑ « Nazi, une autre histoire, l'homme de l'ombre », sur National Geographic, 2012 (consulté le 19 mai 2015). ↑ Kersaudy 2015, emplacements 2460 et suiv. sur 6948. ↑ Fest 2011, p. 368. ↑ Fest 2011, p. 369. ↑ Fest 2011, p. 370-371. ↑ Fest 2011, p. 371-372. ↑ Fest 2011, p. 372. ↑ Fest 2011, p. 374-375. ↑ a b et c Schwarzwäller 1988, p. 13. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 13-14. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 18. ↑ a et b Schwarzwäller 1988, p. 20. ↑ Schwarzwäller 1988, p. 33. ↑ Pasteur Charles Gabel, Conversations interdites avec Rudolf Hess, Plon, 1988. ↑ Crime through time, par Stephen Richards, p. 253. ↑ Melaouhi 2013. ↑ a et b Bild 2008. ↑ Nesbit et van Acker 2007, p. 101–103. ↑ a et b Milmo 2013. ↑ a et b Greenwald et Freeman 1987. ↑ Nesbit et van Acker 2007, p. 132. ↑ Rojas et Wardrop 2012. ↑ Saint-Paul 2011. ↑ (de) Thomas Dörfler, Andreas Klärner, Der „Rudolf-Heß-Gedenkmarsch” in Wunsiedel. Rekonstruktion eines nationalistischen Phantasmas, Mittelweg 36, Heft 4/2004, S. 74-91. ↑ (de) Karlsruhe verbietet Heß-Marsch. ↑ Dowling 2011. ↑ BBC News 2011. ↑ « La tombe du bras droit de Hitler a été détruite », sur nouvelobs.com, Paris, Le Nouvel Observateur, 21 juillet 2011 (consulté le 19 novembre 2015). ↑ Film-documentaire.fr, « Fantôme de Spandau », sur www.film-documentaire.fr (consulté le 20 novembre 2025) ↑ Webismymind, « Le fantôme de Spandau », sur Les Grignoux - Cinémas Le Parc - Churchill - Sauvenière - Caméo film (consulté le 20 novembre 2025) ↑ Film-documentaire.fr, « Rudolph Hess, le mentor d'Hitler », sur www.film-documentaire.fr (consulté le 20 novembre 2025) ↑ 100 facts guaranteed to make you the most interesting person in the pub, The Telegraph ↑ « Biographie. Rudolf Hess l’éconduit », Le Monde,‎ 19 septembre 2019 (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2025) ↑ MICHEL TOURNIER., « RUDOLF HESS personnage historique et héros de roman », Le Monde,‎ 3 décembre 1971 (lire en ligne , consulté le 19 novembre 2023). Annexes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. (en) Martin Allen, The Hitler/Hess deception : British intelligence's best-kept secret of the Second World War, Londres, HarperCollins Publishers Ltd, 16 février 2004, 368 p. (ISBN 978-0-00-714119-7 et 000714119X). (en) Eugene K. Bird (préf. Sam Sloan), The loneliest man in the world : Rudolf Hess in Spandau, Ishi Press, 18 février 2010, 2e éd. (1re éd. 1974), 310 p. (ISBN 978-4-87187-880-7 et 4-87187-880-5). Eugene K. Bird, Rudolf Hess dévoile son mystère, Paris, Gallimard, coll. « L'Air du Temps », 1975, 286 p.. Lord James Douglas-Hamilton (trad. Frank Straschitz, préf. Sir Alan Bullock K.B.), Histoire secrète de la mission Rudof Hess [« The truth about Rudolf Hess »], Paris, Laffont, coll. « Histoire que nous vivons », 1972. Joachim Fest (trad. de l'allemand), Les Maîtres du IIIe Reich, Paris, Grasset, coll. « Références Le Livre de Poche », 23 mars 2011 (1re éd. 1965), 608 p. (ISBN 978-2-253-13443-5 et 2253134430). Charles A. Gabel, Conversations interdites avec Rudolf Hess : 1977-1986, Paris, Plon, 1988 (ISBN 978-2-259-01834-0) (épuisé). Nouvelle édition à compte d'auteur sous le titre Rudolf Hess - détenu solitaire de la Prison de Spandau - (Entretiens avec le Numéro 7 de 1977 à 1986), mai 2012. Le texte initial a été revu, augmenté et actualisé en 2012. Wolf Rüdiger Hess (trad. Ilse Meenen, préf. Eric Delcroix, postface Alfred Seidl), La mort de Rudolf Hess, un meurtre exemplaire, Paris, Ed. du Camelot et de la Joyeuse garde, 1996, 268 p. (ISBN 978-2-87898-006-6). François Kersaudy, Les secrets du IIIe Reich, Paris, Tempus Perrin, 16 avril 2015 (1re éd. 2013), 350 p. (ISBN 978-2-262-05026-9 et 2262050260). Yves Lacoste, Géopolitique : la longue histoire d'aujourd'hui, Paris, Larousse, 2006, 335 p. (ISBN 978-2-03-505421-0). Roger Manvell et Heinrich Fraenkel, L'affaire Rudolf Hess, Paris, Stock, 1er janvier 1971. (en) Abdallah Melaouhi (trad. de l'allemand), Rudolf Hess : His Betrayal and Murder [« Ich sah seinen Mördern in die Augen! Die letzten Jahre und der Tod von Rudolf Heß »] [« J'ai vu ses assassins dans les yeux : Les dernières années et la mort de Rudolf Hess »], Londres, The Barnes Review, 1er février 2013 (1re éd. 2008), 300 p. (ISBN 978-1-937787-18-9 et 1937787184). (en) Roy Conyers Nesbit et Georges van Acker, The Flight of Rudolf Hess : Myths and Reality, Sutton Publishing Ltd, 15 mai 2007 (1re éd. 1999), 192 p. (ISBN 978-0-7509-4757-2 et 0750947578). (en) Peter Padfield, Hess, Hitler and Churchill : The Real Turning Point of the Second World War - A Secret History, Icon Books Ltd, 1er mai 2014 (1re éd. 2013), 480 p. (ISBN 978-1-84831-661-4 et 1848316615). Christopher Priest (trad. de l'anglais par Michelle Charrier), La Séparation, Paris, Denoël, 2008 (1re éd. 2005), 485 p. (ISBN 978-2-07-035698-0). (en) William Hobart Royce, The Behest of Hess's (Aux ordres de Hess), (en) Philip Rees (éditeur), Biographical dictionary of the extreme right since 1890, New York, Simon & Schuster, 1990, 418 p. (ISBN 0-13-089301-3). (en) Wulf Schwarzwäller, Rudolf Hess The Last Nazi, États-Unis, National Press Inc. and Star Agency, 1988, 314 p. (ISBN 0-915765-52-7). William Shirer, Grandeur et décadence du Troisième Reich, Stock, Paris. Pierre Servent, Rudolf Hess. La dernière énigme du IIIe Reich, Perrin, 2019, 500 p. (ISBN 978-2-262-07261-2) Autres publications[modifier le code] (en) Siobhan Dowling, « Rudolf Hess's body removed from cemetery to deter Nazi pilgrims », The Guardian, Londres,‎ 21 juillet 2011 (lire en ligne). (en) John Greenwald et Clive Freeman, « Germany: The Inmate of Spandau's Last Wish », Time,‎ 31 août 1987 (lire en ligne). (en) Cahal Milmo, « Adolf Hitler's Nazi deputy Rudolf Hess 'murdered by British agents' to stop him spilling wartime secrets », sur www.independent.co.uk, Londres, The Independent, 10 septembre 2013 (consulté le 21 novembre 2015). (en) John-Paul Ford Rojas et Murray Wardrop, « Report into Rudolf Hess death fails to answer unexplained questions about Nazi prisoner's 'suicide’ », The Telegraph, Londres,‎ 17 mars 2012 (lire en ligne). Patrick Saint-Paul, « Rudolf Hess n'a plus de sépulture », Le Figaro, Paris,‎ 22 juillet 2011 (lire en ligne). (de) « Bezirk feuert Krankenpfleger von Heß » [« L'ex-infirmier de Hess licencié »], Bild, Hambourg, Axel Springer Verlag,‎ 24 juillet 2008 (lire en ligne). (en) « Top Nazi Rudolf Hess exhumed from 'pilgrimage' grave », BBC News, Londres, British Broadcasting Corporation,‎ 21 juillet 2011 (lire en ligne). Articles connexes[modifier le code] Chancellerie du NSDAP Nazisme Seconde Guerre mondiale Troisième Reich Liens externes[modifier le code] Notices d'autorité : () Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica Brockhaus Den Store Danske Encyklopædi Deutsche Biographie Dizionario di Storia E-archiv.li Enciclopedia italiana Enciclopedia De Agostini Gran Enciclopèdia Catalana Hrvatska Enciklopedija Internetowa encyklopedia PWN Larousse Nationalencyklopedin Munzinger Proleksis enciklopedija Store norske leksikon Treccani Universalis Rendez-vous avec X, France Inter, 23 novembre 2013, 10 mai 1941, l'étrange voyage de Rudolf Hess « Rendez-vous avec X, le site non-officiel de l'émission de Patrick Pesnot », sur rendezvousavecmrx.free.fr (consulté le 11 mai 2019) v · mCabinet Hitler (janvier 1933 - avril 1945) Chancelier Adolf Hitler (1933-1945) Vice-chancelier Franz von Papen (1933-1934) Néant (1934-1945) Affaires étrangères Konstantin von Neurath (1933-1938) Joachim von Ribbentrop (1938-1945) Intérieur Wilhelm Frick (1933-1943) Heinrich Himmler (1943-1945) Paul Giesler (1945) Finances Lutz Schwerin von Krosigk (1933-1945) Économie Alfred Hugenberg (1933) Kurt Schmitt (1933-1934) Hjalmar Schacht (1934-1937) Hermann Göring (1937-1938) Walther Funk (1938-1945) Travail Franz Seldte (1933-1945) Justice Franz Gürtner (1933-1941) Franz Schlegelberger (1941-1942) Otto Georg Thierack (1942-1945) Reichswehr puis Guerre Werner von Blomberg (1933-1938) Chef d'État-Major de la Wehrmacht Wilhelm Keitel (1938-1945) Postes Paul von Eltz-Rübenach (1933-1937) Wilhelm Ohnesorge (1937-1945) Transports Paul von Eltz-Rübenach (1933-1937) Julius Dorpmüller (1937-1945) Alimentation Alfred Hugenberg (1933) Richard Walther Darré (1933-1942) Herbert Backe (1942-1945) Éducation du peuple et Propagande Joseph Goebbels (1933-1945) Aviation Hermann Göring (1933-1945) Robert von Greim (1945) Science et Éducation Bernhard Rust (1934-1945) Affaires religieuses Hanns Kerrl (1933-1941) Hermann Muhs (1941-1945) Armement et Munitions puis Armement et Production de guerre Fritz Todt (1940-1942) Albert Speer (1942-1945) Territoires occupés de l'Est Alfred Rosenberg (1941-1945) Ministre sans portefeuille ou avec responsabilités administratives Hermann Göring (1933) Ernst Röhm (1933-1934) Rudolf Hess (1933-1941) Hanns Kerrl (1934-1935) Hans Frank (1934-1945) Hjalmar Schacht (1937-1943) Otto Meissner (1937-1945) Hans Lammers (1937-1945) Konstantin von Neurath (1938-1945) Arthur Seyss-Inquart (1939-1945) Martin Bormann (1941-1945) Wilhelm Frick (1943-1945) (SCHLEICHER ←) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (GOEBBELS ←) v · mAccusés du procès de Nuremberg Condamnés à mort Martin Bormann (par contumace) Hans Frank Wilhelm Frick Hermann Göring Alfred Jodl Ernst Kaltenbrunner Wilhelm Keitel Joachim von Ribbentrop Alfred Rosenberg Fritz Sauckel Arthur Seyss-Inquart Julius Streicher Emprisonnés Karl Dönitz (10 ans) Walther Funk (à vie) Rudolf Hess (à vie) Konstantin von Neurath (15 ans) Erich Raeder (à vie) Baldur von Schirach (20 ans) Albert Speer (20 ans) Acquittés Hans Fritzsche Franz von Papen Hjalmar Schacht Pas de décision Gustav Krupp von Bohlen und Halbach Robert Ley Portail de la Seconde Guerre mondiale Portail du nazisme Portail de l’Allemagne Portail de la Shoah <img style="border: none; position: absolute;" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; width="1" height="1" alt=""> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rudolf_Hess&oldid=232607299 ».
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Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Léopold Sédar Senghor — Wikipédia

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Léopold Sédar Senghor (), né le à Joal ( Sénégal, AOF) et mort le à Verson, est un homme d'État sénégalais, poète, écrivain et premier président de la république du Sénégal. Il est ministre en France avant l' indépendance du Sénégal et est le premier Africain à siéger à l' Académie française.

Les informations figurant dans cet article ou cette section doivent être reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou « Liens externes » (février 2024). Vous pouvez améliorer la vérifiabilité en associant ces informations à des références à l'aide d'appels de notes. Léopold Sédar Senghor (Écouterⓘ), né le 9 octobre 1906 à Joal (Sénégal, AOF) et mort le 20 décembre 2001 à Verson (France), est un homme d'État sénégalais, poète, écrivain et premier président de la république du Sénégal. Il est ministre en France avant l'indépendance du Sénégal et est le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néocolonialisme français en Afrique pour ses détracteurs. Sa poésie, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Par ailleurs, il approfondit le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire qui la définit ainsi : « La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être Noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture[1]. » Biographie[modifier le code] Enfance et jeunesse (1906-1928)[modifier le code] Léopold Sédar Senghor naît le 9 octobre 1906[2] à Joal, petite ville côtière située au sud de Mbour, Sénégal. Son père, Basile Diogoye Senghor, est un commerçant catholique. Originaire de Djilor, sa mère, Gnilane Ndiémé Bakhoum, morte en 1948, que Senghor appelle dans Élégies « Nyilane la douce », appartient à l'ethnie sérère et à la lignée Tabor. C'est la troisième épouse de Basile Diogoye Senghor, avec lequel elle a quatre filles et deux garçons. Le prénom sérère Sédar signifie « qu’on ne peut humilier ». Son prénom catholique « Léopold » lui fut donné par son père en souvenir de Léopold Angrand, riche commerçant métis ami et employeur ponctuel de son père[3]. Avant son baptême, Sédar Gnilane (il était alors d'usage que le prénom du fils fût accompagné de celui de sa mère), futur Léopold, passe les premières années de sa vie chez sa famille maternelle, les Bakhoum. Puis de retour chez son père, le jeune Léopold fréquente plus tard la maison catholique de Joal (auprès du père Dubois) où il apprend le catéchisme et les premiers rudiments de la langue française. Senghor commence ses études au Sénégal, d'abord chez les Pères Spiritains à Ngazobil pendant six ans, puis à Dakar au collège-séminaire François Libermann et au cours secondaire de la rue Vincens, qui s'appellera plus tard le lycée Van-Vollenhoven et aujourd'hui lycée Lamine-Guèye. Il est déjà passionné de littérature française. Bon élève, il réussit le baccalauréat, notamment grâce au français et au latin. Le directeur du lycée et ses professeurs recommandent d'envoyer Senghor poursuivre ses études en France. Il obtient une demi-bourse de l'administration coloniale et quitte pour la première fois le Sénégal à l'âge de 22 ans. Il appartient à la petite minorité d’élèves destinée à constituer l'élite noire de la colonie[4]. Études supérieures[modifier le code] Senghor arrive à Paris en 1928. Cela marque le début de « seize années d’errance », selon ses dires. Il étudie en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand (grâce à l'aide du député du Sénégal Blaise Diagne) et également à la faculté des lettres de l'université de Paris. À Louis-le-Grand, il côtoie Paul Guth, Henri Queffélec, Robert Verdier et Georges Pompidou, avec qui il se lie d'amitié. Il y rencontre également Aimé Césaire pour la toute première fois. Il obtient en 1931 une licence de lettres[5]. Début de carrière dans l'enseignement[modifier le code] En 1935, il réussit le concours d'agrégation de grammaire[6] après une première tentative sans succès. Il est le premier Africain lauréat de ce concours. Pour s'y présenter il a dû faire une demande de citoyenneté[7], qu'il obtient grâce à l'appui de Blaise Diagne. Il possédait auparavant le statut de sujet français[8]. Il commence sa carrière de professeur de lettres classiques[9] au lycée Descartes à Tours, puis est muté, en octobre 1938, au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, dans la région parisienne (une stèle y commémore son passage). Outre ses activités d'enseignant, il suit des cours de linguistique négro-africaine dispensés par Lilias Homburger à l'École pratique des hautes études et ceux de Marcel Cohen, Marcel Mauss et de Paul Rivet à l'Institut d'ethnologie de l'université de Paris. Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier le code] En 1939, Senghor est enrôlé comme fantassin de 2e classe au 3e régiment d'infanterie coloniale. Le 20 juin 1940, il est arrêté et fait prisonnier par les Allemands à La Charité-sur-Loire (selon son propre récit) ou à Villabon (selon ses documents de captivité). Il est interné dans divers camps de prisonniers (Romilly, Troyes, Amiens). Il est ensuite transféré au Frontstalag 230 de Poitiers, un camp de prisonniers réservé aux troupes coloniales[10]. Les Allemands voulaient le fusiller le jour même de son incarcération ainsi que les autres soldats noirs présents. Ils échappent à ce massacre en s'écriant « Vive la France, vive l’Afrique noire ». Les Allemands baissent leurs armes car un officier français leur fait comprendre qu'un massacre purement raciste nuirait à l'honneur de la race aryenne et de l'armée allemande[réf. nécessaire]. D'après son récit, Senghor facilite l'évasion de deux soldats français et est transféré au camp des As à Saint-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux (selon le chercheur allemand Raffael Scheck son récit est douteux et il est probable que son transfert soit lié à un regroupement administratif[10]). Il y est emprisonné du 5 novembre 1941 jusqu'en début d'année 1942[11] où il est libéré, pour cause de maladie. Au total, Senghor passe deux ans dans les camps de prisonniers, temps qu'il consacre à la rédaction de poèmes dont Hosties noires[12]. Il reprend ses activités d'enseignant et participe à la résistance dans le cadre du Front national universitaire[13]. Homme d'État[modifier le code] Dans la France coloniale (1945-1960)[modifier le code] Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il reprend la chaire de linguistique à l’École nationale de la France d'outre-mer qu'il occupe jusqu'à l'indépendance du Sénégal en 1960. Au cours d'un de ses voyages de recherche sur la poésie sérère au Sénégal, le chef de file local des socialistes, Lamine Guèye, lui propose d'être candidat à la députation. Senghor accepte et est élu député à l'Assemblée nationale française, où les colonies viennent d'obtenir le droit d'être représentées. Représentant la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie, il se démarque de Lamine Guèye au sujet de la grève des cheminots de la ligne Dakar-Niger. Guèye vote contre car le mouvement social paralyse la colonie alors que Senghor soutient le mouvement, ce qui lui vaut une grande popularité. Il souhaite une réforme du système colonial, ce qui le conduit à publier en janvier 1945 "La Communauté impériale française", dont les propositions rejoignent celles d'Henri Laurentie[8]. Opposé à l'indépendance des colonies, il milite pour que l'Union française constitue « une maison familiale, où il y aura sans doute un ainé, mais où les frères et les sœurs vivront vraiment dans l'égalité ». Cette position très modérée est conforme à celle de son parti, la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), et tend à occulter la question des droits politiques réels des colonisés[8]. Le 12 septembre 1946, Senghor se marie avec Ginette Éboué (1923-1992) — dont il avait connu les frères quand il était prisonnier de guerre[14] —, qui est attachée parlementaire au cabinet du ministre de la France d'Outre-mer et fille de Félix Éboué, ancien gouverneur général de l'Afrique-Équatoriale française (AEF). De leur union naissent deux fils : Francis-Arphang (né le 20 juillet 1947) et Guy-Wali (né le 28 septembre 1948, décédé en 1983 à la suite d'une chute du cinquième étage de son appartement de Paris. Senghor lui consacre le poème « Chants pour Naëtt », repris dans le recueil de poèmes Nocturnes sous le titre « Chants pour Signare »[15]). Il n'est pas présent en octobre 1946 au congrès fondateur du Rassemblement démocratique africain (RDA) à Bamako du fait des pressions du ministre la France d’Outre-mer Marius Moutet. Revenant sur cet épisode, il incrimine alternativement le communisme du RDA et l'autoritarisme de la SFIO, tout en précisant : « mais je dois en toute modestie faire mon autocritique jusqu'au bout. Mon tort a été d'obéir aux ordres qui m’étaient imposés de l'extérieur[8]. » Fort de son succès, il quitte en 1948 la section africaine de la SFIO qui avait soutenu financièrement en grande partie le mouvement social, et fonde avec Mamadou Dia le Bloc démocratique sénégalais (1948), qui remporta les élections législatives de 1951. Lamine Guèye perd son siège. La même année, il écrit le poème Tiaroye, réagissant au massacre de Thiaroye ; une fois président, il ne fait aucune démarche pour obtenir justice pour les tirailleurs assassinés ce jour-là[16]. Il se rapproche de Louis-Paul Aujoulat, député conservateur du Cameroun, et constitue avec lui un nouveau bloc parlementaire entrant en concurrence avec celui du RDA. Il est partisan d'un modèle associatif d'union des États confédérés au sujet des territoires africains, s'opposant à Félix Houphouët-Boigny, qui préférait les territoires aux fédérations[17]. À cette époque, François Mitterrand le décrit dans un rapport confidentiel comme un « homme de valeur qui peut être inquiétant » et estime que « dans dix ans, il sera la principale personnalité du Sénégal. » Le ministre de la France d’outre-mer, Pierre Pflimlin, juge pour sa part : « Senghor est un homme loyal. Sa pensée est parfois ondoyante mais, à mon avis, il n’est pas dangereux au point de vue français[8]. » Réélu député en 1951 comme indépendant d'Outre-mer, il est secrétaire d'État à la présidence du Conseil dans le gouvernement Edgar Faure du 1er mars 1955 au 1er février 1956, devient maire de Thiès au Sénégal en novembre 1956, puis ministre conseiller du gouvernement Debré, du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961[18]. Il fut aussi membre de la commission chargée d’élaborer la constitution de la Cinquième République, conseiller général du Sénégal, membre du Grand Conseil de l'Afrique occidentale française et membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Plutôt malheureuse, son union avec Ginette se conclut par un divorce en 1955-1956[14], au terme d'un long procès devant les autorités ecclésiastiques qui avait abouti à déclarer nul — fait rare — ce premier mariage. Il s'était remarié l'année suivante avec Colette Hubert[14], une Française née en 1925 de l'union de Jean Roger Hubert et Marie Thaïs Daniel de Betteville, originaire de Normandie, avec qui il eut un fils, Philippe-Maguilen (17 octobre 1958 - 4 juin 1981), mort dans un accident de la circulation[19],[20] à Dakar. Il consacre le recueil Lettres d'Hivernage à sa seconde épouse. Senghor fait paraître en 1964 le premier d'une série de cinq volumes intitulée Liberté. Ce sont des recueils de discours, allocutions, essais et préfaces. Senghor est un fervent défenseur du fédéralisme pour les États africains nouvellement indépendants, une sorte de « Commonwealth à la française ». Le 13 janvier 1957, une « convention africaine » est créée. La convention réclame la fondation de deux fédérations en Afrique française. Senghor se méfie de la balkanisation de l'AOF, composée de huit petits États[21]. Le fédéralisme n'obtenant pas la faveur des pays africains, il décide de former, avec Modibo Keïta, l'éphémère fédération du Mali avec l'ancien Soudan français (l'actuel Mali). La fédération du Mali est constituée en janvier 1959 et regroupe le Sénégal, le Soudan français, le Dahomey (l'actuel Bénin) et la Haute-Volta (l'actuel Burkina Faso). Un mois après, le Dahomey et la Haute-Volta quittent la fédération refusant sa ratification. Les deux fédéralistes se partagent les responsabilités. Senghor assure la présidence de l'Assemblée fédérale. Modibo Keïta prend la présidence du gouvernement. Les dissensions internes provoquent l'éclatement de la fédération du Mali. Le 20 août 1960, le Sénégal proclame son indépendance et le 22 septembre, Modibo Keïta proclame l’indépendance de la République soudanaise qui devient la république du Mali. République parlementaire bicéphale (1960-1962)[modifier le code] Articles détaillés : Gouvernement Mamadou Dia (1) et Gouvernement Mamadou Dia (2). Élu le 5 septembre 1960 à l'unanimité de l'Assemblée fédérale[22], Senghor préside la toute nouvelle République du Sénégal. Il est l'auteur de l'hymne national sénégalais, le Lion rouge. Au sommet de cette jeune république parlementaire bicéphale (de type Quatrième République), le président du Conseil, Mamadou Dia, est chargé de la mise en place du plan de développement à long terme du Sénégal tandis que le président de la République, Senghor, est chargé des relations internationales. Les deux hommes entrent rapidement en conflit. Il se tient proche des anciennes puissances coloniales sur le plan diplomatique. Ainsi, il vote à l'ONU pour valider le coup d’État de Joseph Kasa-Vubu contre Patrice Lumumba au Congo, ou encore s'oppose au projet de référendum d'autodétermination en Algérie supervisé par l'ONU[23]. Crise politique et institutionnelle (1962-1963)[modifier le code] Article détaillé : Crise politique de décembre 1962 au Sénégal. En décembre 1962, le président du Conseil, Mamadou Dia, prononce un discours sur « les politiques de développement et les diverses voies africaines du socialisme » à Dakar ; il prône le « rejet révolutionnaire des anciennes structures » et une « mutation totale qui substitue à la société coloniale et à l’économie de traite une société libre et une économie de développement » et revendique une sortie planifiée de l'économie arachidière[24]. Cette déclaration, à caractère souverainiste, heurte les intérêts français et inquiète les marabouts qui interviennent dans le marché de l’arachide. Cela motive Senghor à demander à ses amis députés de déposer une motion de censure contre le gouvernement[25]. Jugeant cette motion irrecevable (la « primauté du parti dominant sur l’État » étant remise en cause), Mamadou Dia tente d'empêcher son examen par l'Assemblée nationale au profit du Conseil national du parti, en faisant évacuer la chambre le 17 décembre et en faisant empêcher son accès par la gendarmerie. Il se justifie en estimant qu’en vertu de l’état d’urgence (encore en vigueur depuis l’éclatement de la fédération du Mali, le 20 août 1960), il était en droit de prendre des « mesures exceptionnelles pour la sauvegarde de la République ». La motion est tout de même votée dans l'après-midi au domicile du président de l'Assemblée nationale, Lamine Guèye. Mamadou Dia est arrêté le lendemain et accusé de « tentative de coup d’État » avec 4 autres ministres, Valdiodio N'diaye, Ibrahima Sar, Joseph Mbaye et Alioune Tall. Ils sont traduits devant la Haute Cour de justice du Sénégal du 9 au 13 mai 1963 ; alors que le procureur général ne requiert aucune peine, ils sont condamnés à 20 ans d’emprisonnement au centre spécial de détention de Kédougou (Sénégal oriental). Le procureur général de l'époque, Ousmane Camara, revient sur le déroulement du procès dans une autobiographie publiée en 2010 : « Je sais que cette haute cour de justice, par essence et par sa composition, (ndlr : on y retrouve des députés ayant voté la motion de censure), a déjà prononcé sa sentence, avant même l’ouverture du procès (...) La participation de magistrats que sont le Président (Ousmane Goundiam), le juge d’instruction (Abdoulaye Diop) et le procureur général ne sert qu’à couvrir du manteau de la légalité une exécution sommaire déjà programmée »[26]. Lors de leur incarcération, des personnalités comme Jean-Paul Sartre, le pape Jean XXIII ou encore François Mitterrand demandent leur libération mais en vain. Parmi leurs avocats durant cette période, on compte Abdoulaye Wade et Robert Badinter. Cet épisode dramatique de l'Histoire du Sénégal reste un sujet délicat car de nombreux politologues et historiens considèrent cet événement comme la première véritable dérive politicienne de la part du régime senghorien[27],[28],[29]. Régime présidentiel fort et fin du multipartisme (1963-1976)[modifier le code] À la suite de cet événement, Senghor instaure un régime présidentiel autoritaire (seul son parti, l'UPS, est autorisé). Le 22 mars 1967 Senghor échappe à un attentat; le coupable est condamné à mort. En mai et juin 1968, les étudiants de l'université de Dakar présentent leurs revendications et se mettent en grève. Rapidement, l'université et les établissements secondaires de Dakar sont occupés ou bloqués. L'Union démocratique des étudiants sénégalais (UDES) produit un appel en direction des syndicats appelant à renverser le gouvernement. En accord avec l'ambassadeur français, Senghor fait évacuer l'université et les établissements secondaires. L'Union nationale des travailleurs sénégalais (UNTS) réagit à l'expulsion en lançant un appel à la grève générale, qu'il retire néanmoins quelques heures après. Le soir même, Senghor annonce dans un discours la mise en place de l'état d'urgence, accompagné d'un couvre-feu et de la mise sous contrôle des lieux stratégiques par l'armée. Plusieurs décisions mettent fin au mouvement : l'université est fermée pour deux ans, les étudiants sénégalais sont enrôlés de force dans l'armée, les étudiants africains non sénégalais sont expulsés et les étudiants non africains qui ont participé au mouvement également. Les professeurs qui ont soutenu le mouvement étudiant en refusant de corriger les examens sont révoqués. Considérant que cette révolte est sous influence chinoise, tous les ressortissants chinois présents au Sénégal sont expulsés, à l'exception de ceux travaillant dans la culture du riz. Cette révolte, largement soutenue par la population dans tous les secteurs, ébranle le régime[30]. Senghor doit accéder à certaines revendications comme celle d'avoir un Premier ministre[31] ainsi que des augmentations des plus bas salaires[32]. Durant les années 1970, Senghor réussit à mettre en place un système éducatif performant. Le 27 mars 1974, il gracie Mamadou Dia et les anciens ministres coaccusés après onze années de détention. Réinstauration du multipartisme et démission anticipée (1976-1980)[modifier le code] Il réinstaure le multipartisme en mai 1976 (limité à trois courants : socialiste, communiste et libéral, puis quatre, les trois précédents rejoints par le courant conservateur). Senghor démissionne de la présidence, avant le terme de son cinquième mandat, en décembre 1980. Abdou Diouf, Premier ministre, le remplace à la tête du pouvoir, en vertu de l'article 35 de la Constitution. Francophonie[modifier le code] Senghor est considéré, avec Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger), Norodom Sihanouk (Cambodge) et Jean-Marc Léger (Québec)[33], comme l'un des pères fondateurs de la francophonie. Il fut le vice-président du Haut-Conseil de la francophonie[34]. En 1962, il est l'auteur de l'article fondateur « Le français, langue de culture »[35] dont est extraite la célèbre définition : « La Francophonie, c'est cet Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre. » Il théorise un idéal de francophonie universelle qui serait respectueuse des identités et imagine même une collaboration avec les autres langues latines. En 1969, il envoie des émissaires à la première conférence de Niamey (17 au 20 février) avec ce message[36] : « La création d’une communauté de langue française sera peut-être la première du genre dans l’histoire moderne. Elle exprime le besoin de notre époque où l’homme, menacé par le progrès scientifique dont il est l’auteur, veut construire un nouvel humanisme qui soit, en même temps, à sa propre mesure et à celle du cosmos. » En 1971, Sédar Senghor devient le parrain de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme à Champagney dans la Haute-Saône — musée d'une ville qui fut la seule à écrire un cahier de doléances pour l'abolition de l'esclavage[37]. En 1982, il a été l'un des fondateurs de l'Association France et pays en voie de développement dont le principal objectif était de faire prendre conscience des problèmes de développement que connaissent les pays du Sud, dans le cadre d'une refonte des données civilisatrices. Il fut aussi membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-Malo. Académicien (1983)[modifier le code] Après avoir été désigné Prince des poètes en 1978, il est élu à l'Académie française le 2 juin 1983, au 16e fauteuil, où il succède au duc de Lévis-Mirepoix[38]. Il est le premier Africain à siéger à l'Académie française, celle-ci poursuivant ainsi son processus d'ouverture après l'entrée de Marguerite Yourcenar. La cérémonie par laquelle Senghor entre dans le cercle des Immortels a lieu le 29 mars 1984, en présence du président de la République François Mitterrand[39]. Il a également été membre de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, dès sa fondation en 1988, en souvenir de ses jeunes années de professeur agrégé au lycée de Tours. Obsèques (2001)[modifier le code] En 1993, paraît le dernier volume des Liberté : « Liberté 5 : le dialogue des cultures ». Malade, Senghor passe les dernières années de son existence auprès de son épouse, à Verson, en Normandie, où il décède le 20 décembre 2001[40]. Ses obsèques ont lieu le 29 décembre 2001 à Dakar, organisées par le président Abdoulaye Wade et en présence d'Abdou Diouf, ancien président, de Raymond Forni, président de l'Assemblée nationale française, et de Charles Josselin, secrétaire d’État français auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie. Jacques Chirac (« La poésie a perdu un maître, le Sénégal un homme d'État, l'Afrique un visionnaire et la France un ami »[40]) et Lionel Jospin, respectivement président de la République française et Premier ministre de l'époque, ne s'y rendent pas. Ce manque de reconnaissance suscite une vive polémique, et l’AFP fait un parallèle avec les tirailleurs sénégalais qui, après avoir contribué à la libération de la France, ont dû attendre plus de 40 ans pour avoir le droit de percevoir une pension équivalente à celle de leurs homologues français[41]. L'académicien Erik Orsenna, lui-même très attaché au Sénégal et à l'Afrique, écrit dans Le Monde un point de vue intitulé : « J'ai honte »[42]. Son corps repose au cimetière catholique Bel-Air à Dakar, où le rejoint en 2019 sa veuve, Colette Senghor[14]. Postérité[modifier le code] Le fauteuil numéro 16 de l'Académie française laissé vacant par la mort du poète sénégalais, c'est un autre ancien président, Valéry Giscard d'Estaing, qui le remplace. Comme le veut la tradition, il rend hommage à son prédécesseur lors d'un discours de réception donné le 16 décembre 2004[43]. Confronté au puzzle senghorien, il décide de présenter les différentes facettes de Senghor : « De l’élève appliqué, puis de l’étudiant déraciné ; du poète de la contestation anticoloniale et antiesclavagiste, puis du chantre de la négritude ; et enfin du poète apaisé par la francisation d’une partie de sa culture, à la recherche lointaine, et sans doute ambiguë, d’un métissage culturel mondial. » Le 29 novembre 2014, le président de la République française François Hollande, en marge du sommet de la francophonie organisé à Dakar, se recueille sur la tombe de Léopold Sédar Senghor et déclare : « Au nom de l’ensemble de mes prédécesseurs et du peuple français, il était important que je vienne dire ce que nous avons comme reconnaissance et gratitude à l'égard du président Senghor », et inaugure un musée Senghor, aménagé dans l’ancienne résidence privée du président sénégalais[44]. Le 18 novembre 2019, Colette Senghor décède dans sa maison de Verson. Comme promis dès 2004, la maison et les biens s'y trouvant doivent être légués à la commune de Verson en contrepartie d'une ouverture de la maison au public. Un comité scientifique et culturel réunissant le musée du Quai Branly - Jacques-Chirac, la direction régionale des Affaires culturelles de Normandie, la région Normandie, l’Institut mémoires de l'édition contemporaine, l’université de Caen-Normandie, et la communauté urbaine Caen la Mer est constitué afin de réfléchir au devenir des archives et de la maison. Il est présidé par le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne[45]. Le legs est accepté par la ville en juillet 2022 et la maison est ouverte pour la première fois au public pour les journées européennes du patrimoine[46],[47]. Le 21 octobre 2023, l'hôtel des ventes de la ville de Caen doit mettre en vente 200 lots ayant appartenu à Léopold Sédar Senghor. L'État du Sénégal suspend cette vente pour « préserver la mémoire et le patrimoine » et achète 41 lots pour 244 000 euros[48],[49]. La mise en vente d'une autre partie de la bibliothèque personnelle de Senghor est prévue pour 2024[50],[51]. Le Sénégal achète aussi ce lot[52],[53]. Poésie[modifier le code] La poésie de Senghor demeure liée à l’engagement de la négritude désirant revaloriser une Afrique dépossédée de sa langue et de son histoire. Pour considérer la poésie de Senghor on ne peut donc dissocier le poète de l’homme politique. Son écriture de la négritude évolue au fil de ses recueils depuis la prise en compte de la culture noire en elle-même pour tendre vers un Absolu : l’avènement d'une Civilisation de l'Universel. Senghor se fait ambassadeur d'un esprit nouveau défendant un univers aux valeurs métisses. À titre d’exemple, le recueil Éthiopiques associe une racine grecque aethiops signifiant « brûlé », « noir » à un espace géographique africain[54]. Senghor définissant la négritude de manière plus subjective que Césaire (qui en a une conception plus politique) celle-ci trouve des ramifications stylistiques : « Voilà quelles sont les valeurs fondamentales de la négritude : un rare don d’émotion, une ontologie existentielle et unitaire, aboutissant, par un surréalisme mystique, à un art engagé et fonctionnel, collectif et actuel, dont le style se caractérise par l’image analogique et le parallélisme asymétrique » (« Liberté 3 » p. 469). En 1939, Léopold Sédar Senghor réunit plusieurs poètes d’origine africaine et malgache pour publier une anthologie intitulée[55] : Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française. La préface est écrite par Jean-Paul Sartre : Orphée noir. Un des critères du choix des collaborateurs est la diversité des territoires qui les ont vu naître. De Guyane, Léon Gontran Damas, de la Martinique, Gilbert Gratiant, Étienne Lero, Aimé Césaire, de Guadeloupe, Guy Tirolie, Paul Niger, d’Haïti, Léon Laleau, Jacques Roumain, Jean-F. Brière, René Belance, d’Afrique Noire, Birago Diop, Léopold Sédar Senghor, David Diop, de Madagascar, Jean-Joseph Rabéarivelo, Jacques Rabémananjara, Flavien Ranaivo : de ces seize hommes, Gilbert Gratiant a publié dans cette anthologie des poèmes en patois martiniquais. Un des buts est de promouvoir la lecture des poètes noirs. La somme des poèmes se classe dans le style des surréalistes du début du vingtième siècle. Négritude[modifier le code] Articles connexes : Négritude et Maison de la Négritude. Dans les années 1930, il se lie avec d'autres intellectuels de la diaspora d'Afrique notamment à travers la Revue du monde noir et le salon littéraire de Paulette Nardal. Il y côtoie Jean Price Mars, René Maran, Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Léopold Moumé Etia et d'autres intellectuels[56]. Alors qu'il était étudiant, il créa en compagnie du Martiniquais Aimé Césaire et du Guyanais Léon-Gontran Damas la revue contestataire L'Étudiant noir en 1934. C'est dans ces pages qu'il exprime pour la première fois sa conception de la négritude, notion introduite par Aimé Césaire, dans un texte intitulé « Négrerie ». Césaire la définit ainsi : « La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. » Quant à lui, Senghor affirme : « La négritude, c’est l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir, telles qu’elles s’expriment dans la vie, les institutions et les œuvres des Noirs. Je dis que c’est là une réalité : un nœud de réalités[57]. » Dans son livre Bergson postcolonial : L'élan vital dans la pensée de Léopold Sédar Senghor et de Mohamed Iqbal (2011), le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne affirme l'existence d'affinités entre la pensée senghorienne, et notamment sa conception de l'intuition liée à la négritude, et la conception bergsonienne, s'élevant ainsi contre ceux ayant critiqué Senghor, tels Stanislas Adotevi (Négritude et négrologue, 1970), au motif qu'il aurait adopté la position de Lévy-Bruhl sur le caractère intuitif de la « pensée pré-logique » ou « primitive »[58]. Selon l'interprétation de Bachir Diagne, l'intuition serait rattachée à la négritude non pas en ce que celle-ci serait une catégorie raciale, mais plutôt une catégorie esthétique, autorisant ainsi Senghor, dans le chapitre « La révolution de 1889 [année de parution de l'Essai sur les données immédiates de la conscience] et la civilisation de l’universel » de Ce que je crois (Paris, 1988), à qualifier Claudel ou Péguy de « poètes nègres »[58]. La négritude est critiquée entre autres par Yambo Ouologuem dans Le Devoir de violence (1968) et par le concept de tigritude de Wole Soyinka, Nobel de littérature 1986. Dans les années 1960, Aimé Césaire estime que le mot « négritude » risque de devenir une « notion de divisions » lorsqu’il n'est pas remis dans son contexte historique des années 1930 et 1940[59]. Politique[modifier le code] Bien que socialiste, Senghor se tient à l'écart des idéologies marxiste et anti-occidentale devenues populaires dans l'Afrique postcoloniale, favorisant le maintien de liens étroits et forts avec la France et le monde occidental. Beaucoup y voient une contribution décisive à la stabilité politique du pays — qui demeure une des rares nations africaines à n'avoir jamais connu de coup d'État et où la transmission du pouvoir se soit toujours effectuée pacifiquement. S'il retient certains éléments de la pensée de Marx, Senghor juge le marxisme dans son ensemble inadapté aux réalités africaines : il réfute notamment les concepts d'athéisme et de lutte des classes — celle-ci jugée contraire à la tradition africaine d'unanimité et de conciliation — et adopte une démarche spiritualiste inspirée de Pierre Teilhard de Chardin. Senghor théorise une « voie africaine du socialisme » qui assurerait aux Africains l'abondance tout en développant les forces productives. Le socialisme vu par Senghor, explicitement non communiste, se marie avec le concept de négritude et à une réflexion sur l'essence de l'africanité. Sur le plan économique, l'élément clef du socialisme théorisé par Senghor sont les coopératives villageoises, qui marient traditions africaines et valeurs démocratiques : sur le plan international, l'objectif du socialisme africain doit être, après avoir réussi la décolonisation sans violence, de parvenir à une « décolonisation culturelle et économique » en contestant le système impérialiste qui pèse sur les pays producteurs[60]. Mandats électifs[modifier le code] Conseil municipal[modifier le code] 1956 : maire de Thiès. Assemblée nationale[modifier le code] 1945-1946 : député français, élu dans la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie ; 1946 : député français, élu dans la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie ; 1946-1951 : député français, élu dans la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie ; 1951-1955 : député français, élu dans la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie. Sénat de la Communauté[modifier le code] 1959-1960 : sénateur de la Communauté française. Présidence de la République[modifier le code] 1960-1963/ 1963-1968/ 1968-1973/ 1973-1978/ 1978-1980 : président de la république du Sénégal. Fonctions gouvernementales[modifier le code] Secrétaire d’État[modifier le code] 1er mars 1955 – 24 janvier 1956 : secrétaire d'État à la présidence du Conseil dans le gouvernement Faure. Ministre conseiller[modifier le code] 23 juillet 1959 – 19 mai 1961 : ministre conseiller du gouvernement Debré. Une reconnaissance internationale[modifier le code] Décorations sénégalaises[modifier le code] Collier de l'ordre national du Lion du Sénégal, en tant que grand maître de l'Ordre entre 1960 et 1980. Grand-croix de l'ordre du Mérite, en tant que grand maître de l'Ordre entre 1960 et 1980. Décorations étrangères[modifier le code] Décorations étrangères décernées Pays Décoration () Corée du Sud Chevalier Chevalier du Grand ordre de Mugunghwa () Espagne Collier (1re classe) Collier de l'Ordre d'Isabelle la Catholique () État impérial d'Iran Médaille commémorative Médaille commémorative de la Célébration du 2 500e anniversaire de la fondation de l'Empire perse () Finlande Grand-croix de commandeur (avec collier) Grand-croix de commandeur avec collier de l'Ordre de la Rose blanche () France Grand-croix Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de l'ordre national du Mérite Commandeur Commandeur de l'ordre des Palmes académiques Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres Médaille Croix du combattant volontaire de la guerre de 1939-1945 (ordre protocolaire) () Italie Chevalier grand-croix (au grand cordon) Chevalier grand-croix au grand cordon de l'ordre du Mérite () Maroc Première classe Première classe de l'Ordre du Mérite intellectuel () Portugal Grand collier Grand collier de l'ordre de Sant'Iago de l'Épée () Tunisie Grand cordon Grand cordon de l'ordre de la République Grand collier Grand collier de l'Ordre national du Mérite () Vatican Chevalier Chevalier de l'ordre de Pie IX Doctorats honoris causa[modifier le code] Il est docteur honoris causa de trente-sept universités, parmi lesquelles : Université Paris-Sorbonne Université Harvard Université Yale Université Oxford Université catholique de Louvain Université de Montréal Université Laval Université de Vienne Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main Université de Salzbourg Université Paris-Descartes Université de Bordeaux Université de Strasbourg Université Nancy-II Université de Padoue Université de Salamanque Université fédérale de Bahia Université d'Évora Distinctions académiques[modifier le code] Membre de l'Académie française ; Membre correspondant de l'Académie bavaroise ; Membre étranger de l'Académie des sciences morales et politiques ; Membre étranger de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen ; Membre étranger de l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux ; Membre étranger de l'Académie des sciences d'outre-mer ; Membre étranger de la Black Academy of Arts and Letters ; Membre étranger de l'Académie Mallarmé ; Membre étranger de l'Académie du royaume du Maroc[61]. Récompenses[modifier le code] Il est le récipiendaire de nombreux prix et récompenses : Médaille de la Reconnaissance franco-alliée 1939-1945 ; Médaille d'or du prix de la langue-française de l’Académie française (1963) ; Médaille d'or du mérite poétique du prix international Dag-Hammarskjöld (1965) ; Médaille d'or de la CISAC (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs) ; Grand prix international de poésie de la Société des poètes et artistes de France (1963) ; Grand prix littéraire international Rouge et Vert (1966) ; Prix de la Paix des libraires allemands (1968) ; Prix littéraire de l'Académie internationale des arts et lettres de Rome (1969) ; Grand prix international de poésie de la Biennale de Knokke-le-Zoute (1970) ; Prix Guillaume-Apollinaire (1974) ; Couronne d'or des soirées poétiques de Struga (1975)[62] ; Prince en poésie 1977, décerné par l'association littéraire française « L'Amitié par le livre » ; Prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco (1977) ; Prix mondial Cino-Del-Duca (1978) ; Prix international du livre, attribué par le Comité international du livre (Communauté mondiale du livre, UNESCO, 1979) ; Prix pour ses activités culturelles en Afrique et ses œuvres pour la paix, décerné par le président Sadate (1980) ; Premier prix mondial Aasan ; Prix Alfred-de-Vigny (1981) ; Prix Athénaï, à Athènes (1985) ; Prix international du Lion d'or, Venise (1986) ; Prix Louise-Michel, Paris (1986) ; Prix du Mont-Saint-Michel, aux Rencontres poétiques de Bretagne (1986) ; Prix Intercultura, Rome (1987). Hommages[modifier le code] Les hommages à travers le monde : Aéroport international Léopold-Sédar-Senghor ; Plaque commémorative, située dans la ville de Québec, au Québec ; L'université internationale de langue française d'Alexandrie inaugurée en 1990 porte son nom ; La passerelle franchissant la Seine au niveau de la rue de Solférino et des Tuileries a reçu son nom en 2006 ; Le collège de Corbeny (Aisne) porte son nom, en souvenir de l'un de ses parents qui avait combattu sur le Chemin des Dames, tout proche ; Le collège d'Ifs dans le département du Calvados porte son nom. Le lycée régional polyvalent du Canada, basé à Évreux dans l'Eure et construit en 1995, est rebaptisé lycée Léopold-Sédar-Senghor à sa mort ; Le 10 octobre 2007, l'espace culturel Léopold-Sédar-Senghor fut inauguré dans la ville du May-sur-Èvre (Maine-et-Loire) dirigée par son neveu, Auguste Senghor ; Le 18 mars 1995, l'espace culturel Léopold-Sédar-Senghor est inauguré dans la ville de Verson (Calvados) ; en 2022, la maison où il est décédé est ouverte au public ; Le 10 novembre 2007 fut inaugurée la nouvelle école Léopold-Sédar-Senghor (élémentaire) à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, en hommage à l’homme de lettres, académicien d’origine africaine et 1er président du Sénégal, en présence du représentant de l’ambassadeur du Sénégal en France ; Un pont portant son nom reliant la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire à l'île de Nantes a été inauguré le 3 septembre 2010 ; Plusieurs bibliothèques (ou encore médiathèques) portent le nom de Léopold Sédar Senghor en France, comme à Amiens, au Havre ou encore à Sainte-Foy-lès-Lyon etc. ; Timbre poste de l'indépendance du Sénégal, 4 avril 1961 ; En 1988, Léopold Sédar Senghor inaugurait personnellement le nouveau Centre Culturel Etterbeek (Bruxelles) qui allait porter son nom Espace Senghor ; Un buste a été mis en place en 2017 devant le monument de la Francophonie, sur le côté de la place de la Francophonie, à Bucarest (Roumanie). Un buste (portrait) est réalisé en 1978 par le grand sculpteur Arno Breker (1900 – 1991) ; Œuvre commémorative réalisé par le sculpteur Michel Audiard au sein du Jardin des Prébendes d'Oé à Tours. La plaque fait notamment référence à l'attachement de Sédar Senghor pour ce jardin à travers notamment son poème Jardin des Prébendes[63] ; Une rue porte son nom au centre-ville de la ville tunisienne de Sfax ; Son nom a été donné à une des promotions de l'École nationale d'administration française : promotion Léopold-Sédar-Senghor (2002 – 2004) (l'élève actuellement le plus célèbre de cette promotion est E. Macron). L’école maternelle-primaire Léopold-Sédar-Senghor à Port-Gentil (Gabon). En souvenir de son internement à Poitiers, la rue qui traverse l’emplacement du camp de prisonniers où il a été interné est baptisée rue Léopold-Sédar-Senghor[64]. Ecole élémentaire Senghor à Caen. Promotion Léopold Sédar Senghor de 2024-2026 à l'École privée Saint-Michel (école catholique[65]), Montierchaume (36). Publications[modifier le code] Poèmes[modifier le code] Chants d’ombre, poèmes, Éditions du Seuil, 1945 Départ, poème, Édition Poèmes perdus, 1964 Hosties noires, poèmes, Le Seuil, 1948 Guélowar ou prince, poèmes, Le seuil, 1948 Éthiopiques, Le Seuil, 1956 Nocturnes, poèmes, Le Seuil, 1961 Lettres d’hivernage, poèmes, Le Seuil, 1973 Chant pour Jackie Thomson, poèmes, 1973 Élégies majeures, poèmes, Le Seuil, 1979 Élégie pour Philippe-Maguilen Senghor pour orchestre de jazz et chœur polyphonique, 3 gravures de Vieira de Silva (Soudainement ; La terre ; Le ciel), Éditions Jeanne Bucher, 1986 Le Lion rouge (hymne national sénégalais) Poèmes divers, Le Seuil, 1990 Hosties noires (regroupe Prière de paix et Élégie pour Martin Luther King), lithographies de Nicolas Alquin, Les Bibliophiles de France, 2006 Essais[modifier le code] Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, précédée de Orphée noir par Jean-Paul Sartre, PUF, 1948 Liberté 1 : Négritude et humanisme, discours, conférences, Le Seuil, 1964 Liberté 2 : Nation et voie africaine du socialisme, discours, conférences, Le Seuil, 1971 Liberté 3 : Négritude et civilisation de l’Universel, discours, conférences, Le Seuil, 1977 Liberté 4 : Socialisme et planification, discours, conférences, Le Seuil, 1983 Liberté 5 : Le Dialogue des cultures, Le Seuil, 1992 La Poésie de l’action, dialogue, Stock, 1980 Dialog mit Afrika und dem Islam (avec Mohamed Talbi), Tübingen, Mohr Siebeck, 1987 Ce que je crois : Négritude, francité, et civilisation de l’universel, Grasset, 1988 Éducation et Culture, textes inédits, Fondation Léopold Sédar Senghor-Présence Africaine, 2014 Littérature de jeunesse[modifier le code] La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre (avec Abdoulaye Sadji), Hachette, 1953[66] Articles (sélection)[modifier le code] « L’esprit de la civilisation ou les lois de la culture négro-africaine », Présence Africaine, no VIII-IX-X,‎ 1956, p. 51-65 (lire en ligne) « Qu’est-ce que la négritude ? », Études françaises, vol. 3, no 1,‎ février 1967, p. 3-20 (lire en ligne) « Suite du débat autour des conditions d’une poésie nationale chez les peuples noirs. Réponse », Présence Africaine, nos 165-166,‎ 2002, p. 243-246 (lire en ligne) Exposition[modifier le code] L'exposition « Senghor et les arts. Réinventer l'universel » est organisée au musée du Quai Branly - Jacques-Chirac (Paris) du 7 février au 19 novembre 2023[67],[68]. Exposition présentée au lycée Léopold-Sédar-Senghor, à Évreux en juin 2018, "Entre Sénégal et Normandie, Léopold Sédar Senghor, le métis culturel" - feuillet 21[69]. Voir aussi[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] Par ordre chronologique Marcien Towa, Leopold Sedar Senghor : negritude ou servitude?, Yaoundé, Cameroon, CLE, coll. « Points de vue », 1971, 115 p. (ISBN 978-2-723-50006-7, OCLC ). (en) Sébastian Okechukwu Mezu, The poetry of Léopold Sédar Senghor, London, Heinemann, coll. « Studies in African literature », 1973, 101 p. (ISBN 978-0-435-18650-0, OCLC ). Étienne Traoré, Léopold Sédar Senghor : le malheur de la conscience négro-africaine et ses fondements socio-historiques (mémoire de maîtrise de philosophie), Dakar, université de Dakar, 1974, 155 p.. Daniel Garrot, Léopold Sédar Senghor critique littéraire, Dakar, Nouvelles éditions africaines, 1978, 154 p. (ISBN 978-2-723-60418-5, OCLC ). Nicolas Martin, Senghor et le monde : la politique internationale du Sénégal, Paris, Afrique biblio club, coll. « L'Afrique en marche », 1979, 176 p. (ISBN 978-2-858-09108-9, OCLC ). Léopold Sédar Senghor : bibliographie, Dakar, Bureau de documentation de la Présidence de la République, 1982 (2e édition), 158 p. (en) Janice Spleth, Léopold Sédar Senghor, Boston, Twayne Publishers, coll. « Twayne's world authors series; TWAS 765 », 1985, 184 p. (ISBN 978-0-805-76616-5, OCLC ). Moustapha Tambadou, « bibliographie de Léopold Sédar Senghor », Dakar, Éthiopiques, revue trimestrielle de culture négro-africaine, no 40-41, nouvelle série - 1er trimestre 1985 - volume III no 1-2. François de Saint-Cheron, Senghor et la terre, Paris, Éd. Sang de la terre, coll. « Écrivains de la terre », 1988, 138 p. (ISBN 978-2-869-85033-0, OCLC ). Jean-Pierre Biondi, Senghor ou La tentation de l'universel, Paris, Denoël, coll. « L'aventure coloniale de la France / Destins croisés », 1993, 197 p. (ISBN 978-2-207-24040-3, OCLC ). (en) William Kluback, Léopold Sédar Senghor : from politics to poetry, New-York, P. Lang, 1997, 117 p. (ISBN 978-0-820-43488-9, OCLC ). Joseph-Roger de Benoist et Hamidou Kane, Léopold Sédar Senghor, Paris, Beauchesne, coll. « Politiques & chrétiens » (no 14), 1998, 302 p. (ISBN 978-2-701-01378-7, OCLC , lire en ligne). Abdou Latif Coulibaly, Le Sénégal à l'épreuve de la démocratie ou L'histoire du PS de la naissance à nos jours : enquête sur 50 ans de lutte et de complots au sein de l'élite socialiste, Paris, L'Harmattan, coll. « Études africaines », 1999, 252 p. (ISBN 978-2-738-48529-8, OCLC , lire en ligne). Ivan D. Venev et Matcheu Madjeu (dir.), La première bibliographie mondiale de Léopold Senghor, membre de l'Académie française (1100 publications) (1943-1995), vol. 1 : La partie chronologique et l'index des noms de personnes, Paris, Venev, coll. « Série bibliographique internationale "Les personnalités célèbres d'origine africaine" » (no 1), 2002, 119 p. (ISBN 978-2-913-41701-4, OCLC ). André-Patient Bokiba (dir.), Le siècle de Senghor, Paris, L'Harmattan, coll. « Etudes africaines », 2001, 256 p. (ISBN 978-2-747-51071-4, OCLC ). René M. Gnaléga et Bernard Zadi Zaourou (introduction, etc.), La cohérence de l'oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor, Abidjan, NEI, 2001, 111 p. (ISBN 978-2-844-87106-0, OCLC ). Christian Roche, L'Europe de Léopold Sédar Senghor, Toulouse, Privat, coll. « Imaginaire de l'Europe », 2001, 126 p. (ISBN 978-2-708-96933-9, OCLC ). Robert Jouanny, Senghor, "le troisième temps" : documents et analyses critiques, Paris, L'Harmattan, coll. « Espaces littéraires », 2002, 220 p. (ISBN 978-2-747-52536-7, OCLC , lire en ligne). Buata Malela, Comme le lamantin va boire à la source. Le mythe de l’Afrique unitaire chez L. S. Senghor, Latitudes noires, 1, Paris, Homnisphères, 2003, p. 185-200. Jean-Michel Djian, Léopold Sédar Senghor : genèse d'un imaginaire francophone ; suivi d'un entretien avec Aimé Césaire, Paris, Gallimard, 2005, 253 p. (ISBN 978-2-070-77601-6, OCLC ). André-Patient Bokiba, Le Paratexte dans la littérature africaine francophone : Léopold Sédar Senghor et Henri Lopes, Paris, L'Harmattan, 2006, 186 p. (ISBN 2296009778). Hervé Bourges, Léopold Sédar Senghor : lumière noire, Paris, Mengès, coll. « Destins », 2006, 183 p. (ISBN 978-2-856-20467-2, OCLC ). Sophie Courteille, Léopold Sédar Senghor et l'art vivant au Sénégal, Paris, L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique / esthétique », 2006, 199 p. (ISBN 978-2-296-01900-3, OCLC , lire en ligne). Daniel Delas (sous la direction de), « Senghor et la musique », Le Français dans le monde, no 344, Paris, Organisation internationale de la francophonie, 2006, 104 p. Armand Guibert et Nimrod Bena Djangrang, Léopold Sédar Senghor, Paris, Seghers, coll. « Poètes d'aujourd'hui », 2006, 362 p. (ISBN 978-2-232-12275-0, OCLC ). Babacar N
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Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

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Hussein Dey — Wikipédia

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Cet article ou cette section provient essentiellement de sources datant de 100 voir 200 ans, ou de la recopie de cette source, en partie ou en totalité. Cette source est dans le domaine public, mais elle peut être trop ancienne ou peu objective (avril 2022). Améliorez la pertinence et la neutralité de l’article à l'aide de sources plus récentes. Hussein Dey ou Hussein Pacha, né en 1764 dans l'Empire ottoman et mort en exil en 1838 à Alexandrie, est le dernier dey d'Alger de 1818 à 1830 et le 16e souverain indépendant d'Alger depuis Baba Ali. Biographie[modifier le code] Naissance, enfance et embarquement pour Alger[modifier le code] Hussein naît dans l'Empire ottoman vers 1764 (le lieu exact de sa naissance est contesté soit Urla, soit Smyrne). Issu d'un milieu aisé et d'une famille de tradition militaire et religieuse, il s'engage comme canonnier après des études brillantes en théologie et une formation militaire à Constantinople. Son caractère entêté lui vaut cependant des problèmes avec la hiérarchie militaire, et il fuit l'Empire ottoman pour rejoindre la Régence d'Alger[1]. Refuge traditionnel pour les personnes fuyant des pays étrangers[2], celle-ci offrait l'avantage d'être indépendante de facto de la Sublime Porte, dont elle ne reconnaissait que l'autorité symbolique découlant du califat. Elle maintenait cependant des liens commerciaux et historiques avec l'Empire ottoman : ainsi, la milice d'Alger continue de recruter à Smyrne pour faire face au manque d'effectifs et attirer les meilleurs talents ottomans[3]. Pour ces derniers, l'enrôlement à Alger est également un débouché idéal : l'organisation de l'armée est, pour des raisons historiques, proche de celle qu'ils ont connue au sein de l'armée ottomane, et la course est synonyme d'enrichissement, d'accélération de carrière et d'opportunités considérables. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls puisque les renégats — nom donné par les Européens à ceux des leurs qui rallient les corsaires barbaresques — sont également un bassin de recrutement important, que ce soit sur la base de l'enrôlement volontaire ou par la voie de l'esclavage. C'est donc probablement à partir de Smyrne que Hussein s'embarque pour Alger en 1782. Parcours militaire, commercial et politique[modifier le code] Une capacité d'intégration économique et sociale avérée[modifier le code] Tout jeune encore et étranger à l'univers de la Régence, Hussein doit faire ses preuves. Il se révèle rapidement être un excellent corsaire et gravit peu à peu les échelons en étant à la tête de navires de plus en plus importants[4]. Ses succès lui permettent un certain enrichissement, qu'il a l'intelligence de réinvestir dans le commerce local, comme certains soldats avaient coutume de le faire pendant qu'ils étaient démobilisés. Il ouvre ainsi un commerce à Alger spécialisé dans la vente de différentes matières premières agricoles (blé, tabac...), qui compte bientôt de nombreux entrepôts et annexes dans la ville[5]. En parallèle, il se construit une réputation d'érudit religieux, fort de sa formation à Constantinople, et ses actes de charité ainsi que son autorité morale lui assurent rapidement une popularité solide au sein de la population maure d'Alger[6] Un contexte favorable et une stratégie d'alliances fructueuses[modifier le code] Sa réussite dans les affaires et sa renommée militaire n'auraient pas suffi à lui ouvrir les portes de la vie politique algérienne si Hussein n'avait pas été doté d'un sens politique avisé et n'avait pas été porté par un contexte favorable. La vie intérieure de la Régence connaît alors une période de stabilité, sous le long règne de Mohamed Ben Othmane, à l'origine d'importantes réformes de l'administration. Le régime politique en place connaît également une mutation importante alors que les recettes de la course baissent et que les relations avec l'Empire ottoman se tendent (notamment à la faveur d'oppositions sur le dossier égyptien, la Régence d'Alger soutenant le camp français), le régime tente de se stabiliser en rendant le pouvoir davantage héréditaire[7]. Mohamed Ben Othmane prépare sa succession en nommant des membres de sa famille et de sa belle-famille au sein de la haute administration (khaznadji, Grands Écrivains, diplomatie...). Dans ce contexte, Hussein comprend qu'épouser une femme issue des grandes familles sera, plus que jamais, un gage d'ascension politique. Son importante fortune et son bilan militaire solide avaient déjà fait de lui un proche conseiller de Mohamed Dey, mais c'est en épousant la fille de son neveu, la princesse Lalla Fatma[8], qu'il consolide sa position et devient réellement membre de l'establishment politique, malgré le handicap que constituaient ses origines anatoliennes, et le fait qu'il ne soit pas né à Alger (contrairement à la majorité des hauts dignitaires). Compenser le manque d'ancrage local par une alliance avec les familles puissantes du pays — alliance facilitée par sa fortune et sa renommée militaire — se révèle être une stratégie payante. En 1791, à la mort de Mohamed Ben Othmane, le Diwan d'Alger est, pour la première fois depuis 1671, complètement écarté de la succession du Dey, puisque c'est son fils adoptif et neveu Sidi Hassan, anciennement khaznadji (premier ministre), qui accède au pouvoir[7] En 1791, Hussein se retrouve donc être le gendre de l'homme le plus puissant de la Régence d'Alger. Cette position enviable lui permet d'intégrer l'administration dans laquelle il servira durant 23 ans, occupant une succession de postes à hautes responsabilités (imam du Dey, kodjet el-khil, Grand Écrivain, khaznadji...). Une habilité politique qui explique sa longévité au sein de l'administration[modifier le code] Devenu haut dignitaire de la Régence, Hussein ne quittera plus le milieu politique, et ce malgré les importantes turbulences qui secouent la vie politique locale à l'orée du XIXe siècle. L'assassinat de Mustapha Pacha en 1805 marque la fin de la stabilité politique. En cinq ans, 3 deys se succèderont, et malgré les assassinats et les intrigues qui marquent chaque succession, Hussein arrive à se maintenir au pouvoir, et sait se rendre indispensable[9]. Ses capacités militaires précieuses et sa bonne administration sont en effet nécessaires à chacun des partis, étant donné la crise économique et sociale sans précédent que traverse la Régence (la guerre perdue en 1816 contre les Américains a un impact désastreux sur la course, et une période de sécheresse entraîne également une crise de l'agriculture, deuxième source de revenus du pays). C'est ainsi qu'en 1817, il fait partie d'un des rares proches d'Omar Agha à être maintenu au pouvoir par Ali ben Ahmed. En 1818, ce dernier, malade, le désigne comme successeur. Une arrivée au pouvoir dans un contexte difficile[modifier le code] Hussein Dey arrive au pouvoir dans un contexte extrêmement difficile[10]. Le dey précédent avait déclaré la guerre aux recrues turques de la Milice. Si la Régence d'Alger pouvait se permettre dans les années 1780 de recruter à l'étranger, la prospérité étant au rendez-vous, ce n'était plus du tout le cas en 1818. Bien au contraire, la chute des recettes de la course exacerbait le mécontentement des janissaires turcs, et le pouvoir politique craignait une révolte de leur part, qui pourrait être instrumentalisée par la Sublime Porte pour ramener le Royaume d'Alger dans son giron. Après une répression sévère qui fit près de 1200 morts, les derniers janissaires turcs avaient donc été expulsés sans ménagement en Turquie[11]. Malgré ses propres origines, Hussein Dey avait soutenu cette option, qui, bien qu'elle fermât définitivement la voie d'accès par laquelle il était lui-même, en son temps, devenu algérien, se révélait nécessaire pour préserver l'équilibre politique, déjà bien précaire, de la Régence[12]. Mais en 1818, ce problème était réglé, et Hussein Dey devait à présent s'attaquer à la crise économique dans laquelle s'enlisait le pays et détendre les relations avec les puissances européennes. En guise d'apaisement, il affranchit ainsi de nombreux esclaves chrétiens[13], et pour faire face aux besoins économiques, mobilisa tous les esclaves au service de l'État. Sur le plan social, il apporta également un soutien financier aux différentes donations pieuses qui assuraient les besoins des populations indigentes, et tenta de limiter la corruption qui s'était généralisée au cours des deux dernières décennies. Les charges de Beys (gouverneurs provinciaux) étaient en effet devenues vénales : elles s'achetaient purement et simplement sans aucune considération pour la compétence et le mérite des personnes qui y prétendaient. De plus, se sachant dépourvus de base locale, ces Beys incompétents essoraient la population, et en retiraient autant d'impôts et de taxes qu'ils pouvaient, pour verser le plus d'argent possible à Alger et conserver le soutien du Dey[14]. Cette situation était à l'origine d'un large mécontentement, qui éclata dès l'arrivée au pouvoir de Hussein Dey, au Beylick de Constantine, contre le Bey Mustapha. Confronté au soulèvement populaire, Hussein Dey jouera la carte de l'apaisement, en révoquant le Bey contesté et en nommant à sa place Ahmed Bey el-Mamelouk, chef respecté d'une tribu de l'Est algérien. Il effectuera plusieurs remaniements par la suite, tout en maintenant invariablement Ahmed Bey, un autre homme intègre issu d'une tribu de Petite-Kabylie, comme khalifa (premier ministre local). L'administration de la province étant ainsi corrigée, et la situation économique s'améliorant à partir du milieu des années 1820, la colère populaire est durablement désamorcée[15]. Hussein Dey ne parviendra cependant pas à être aussi efficace dans d'autres provinces du Royaume, puisque le Beylik de l'Ouest reste enlisé dans une corruption endémique. Hussein Dey tente également de pousser à une application plus stricte des lois islamiques, ce qui n'est pas étonnant, étant donné sa formation religieuse initiale. Si le rôle politique de la Milice est quasi-inexistant après l'écrasement des Janissaires, celui de la population l'est également : dès son arrivée au pouvoir, Hussein Dey suspend les séances du Diwan, et les notables et anciens du pays ne sont plus consultés ; un des notables contemporains, Hamdane Khodja, témoigne même : « Si l’on a un reproche à lui faire [Hussein Dey], quant à son gouvernement, c’est celui de n’avoir pas rétabli l’ancien divan afin de pouvoir délibérer sur les affaires majeures, et profiter des conseils que l’expérience et les lumières des anciens peuvent toujours présenter pour être suivis »[16]. Ce raidissement autoritaire, s'il s'explique par le contexte de crise et par une volonté de renforcer l'autorité étatique, n'en est pas moins préjudiciable à la pertinence des décisions qui sont prises, et conduisent le pouvoir à un repli sur soi. Ainsi, revenus d'un voyage en France, des notables algérois alertent durant les années 1820 sur l'ampleur du retard technologique et logistique dont souffre la Milice : aveuglé par la réputation d'invulnérabilité d'Alger, Hussein Dey minimise et relativise[17]. Symptôme de cet excès de confiance, la Régence d'Alger se lance sans réfléchir en 1827 dans la guerre d'indépendance grecque ; si l'indépendance de la Grèce (proie traditionnelle des corsaires algériens, malgré son appartenance à l'Empire ottoman) menace bien les intérêts de la Régence, le contexte était plus que défavorable à une telle intervention, qui épuise les forces armées algériennes à la veille de l'affrontement avec la France[18]. En matière de politique étrangère, la paix est signée avec les États-Unis, l'Empire britannique et la plupart des pays européens, et les relations se détendent avec l'Empire ottoman, après des décennies de crispation. Cependant, le dossier de la créance de blé continue de plomber les relations franco-algériennes, et malgré le traité de paix franco-algérien de 1801 qui stipulait que « la guerre n'est pas naturelle entre les deux Etats »[19], la situation se détériore au cours des années 1820. Affaire de l'éventail[modifier le code] Article connexe : Affaire de Bachri-Busnach. Dans une tentative d'accroître sa popularité parmi le peuple français, Charles X chercha à renforcer le sentiment patriotique et détourna le regard de sa politique intérieure en « luttant contre le dey »[20]. Cela a finalement conduit à la conquête française de l'Algérie. Dans les années 1790, la France avait contracté l'achat de blé pour l'armée française auprès de deux marchands juifs d'Alger, M. Bacri et Boushnak, et était en retard pour les payer. Ces marchands avaient eux-mêmes des dettes envers le Dey et se prétendaient incapables de payer ces dettes jusqu'à ce que la France paye les siennes. Le dey avait négocié sans succès avec le consul de France, Pierre Deval, pour remédier à cette situation, et il soupçonna Deval de collaborer avec les marchands contre lui, surtout quand le gouvernement français ne fit aucune provision pour rembourser les marchands en 1820. Alexandre, le neveu de Deval, consul à Bône, a plus tard irrité le dey en fortifiant les entrepôts français à Bône et La Calle, contre les termes d'accords antérieurs[21],[22]. Le 29 avril 1827, à l'occasion de la fin du Ramadan, Hussein Dey reçoit comme il est de coutume les vœux des ambassadeurs musulmans et européens à la Casbah. De mauvaise humeur, il demande à Deval des explications au sujet du non-remboursement des créances par la France. Ce dernier lui répondant avec ironie et mépris qu'il ne voyait pas de quelle créance il parlait, le Dey s'emporte et frappe Deval avec son chasse-mouches[23]. Charles X instrumentalisa cet affront à son représentant diplomatique, pour exiger d'abord des excuses de la part du Dey, et ensuite lancer un blocus contre le port d'Alger. Le blocus naval, qui avait pour but d'affaiblir militairement et économiquement la Régence avant une éventuelle invasion, infligea de graves dommages à une économie déjà détériorée. Une pénurie de bois touche notamment la marine algérienne. En 1830, alors que la situation diplomatique ne s'améliore pas et après le tir de plusieurs coups de canon contre un des navires du blocus, la France entame l'invasion d'Alger[24],[25]. Invasion d'Alger (juin 1830)[modifier le code] Les plans de l'invasion, y compris le lieu du débarquement, étaient connus de Hussein Dey grâce à un réseau d'espions implanté à Malte et à Gibraltar[26]. Alors que le débarquement avait été estimé imminent, Hussein Dey réunit un cercle de conseillers proches pour les consulter sur la stratégie à adopter. Deux points de vus s'affrontent : Ahmed Bey, bey de Constantine, plaide pour laisser les Français débarquer et avancer à l'intérieur de la Régence, qu'ils connaissent très mal ; après quoi les forces algériennes les attaqueraient de part et d'autre, et empêcheraient l'arrivée des renforts. À l'inverse, Ibrahim Agha, issu d'une famille de nobles locaux et gendre de Hussein Dey, plaide pour affronter les Français sur la plage même, confiant dans la capacité algérienne à en venir à bout[27]. Comme c'est lui qui occupait alors le poste d'agha[11], ou chef des forces terrestres de la Régence, c'est son parti qui l'emporte. Des contingents issus des beyliks d'Oran, de Constantine, du Titteri et de Dar El Soltane sont mis à disposition d'Ibrahim Agha, à qui est confiée la responsabilité exclusive de riposter à l'invasion. Le 14 juin 1830, trente-quatre mille soldats français débarquent à Sidi Ferruch. Le début des combats est favorable, les Algériens infligeant 14 pertes humaines et de nombreuses pertes matérielles à l'armée française, et ne comptant aucune perte humaine malgré d'importants dégâts matériels. Confiant, Ibrahim Agha n'avait mobilisé dans un premier temps que 10 000 hommes sur les 40 000 mis à sa disposition. Cependant, rapidement, les combats tournent à la défaveur des Algériens ; l'armement ancien et mal au point des soldats les handicape lourdement, et l'armée algérienne est très vite mise en déroute[28]. Après trois semaines de combat, les Français débarquent à Alger. Hussein Dey envoie une délégation pour négocier avec les Français. La reddition étant désormais inévitable, une convention de paix est signée. Les Français s'engagent à respecter les habitants, leurs biens et leur religion et à ne pas porter atteinte à leur dignité et à celles de leurs femmes. Hussein Dey, sa famille et ses biens sont également garantis d'être protégés. En échange, le contrôle du port, de la Casbah et de la ville elle-même sont cédés aux Français. Ce sont les débuts de la domination française en Algérie. La chute de l'État central n'est cependant pas totale : le Beylik de l'Est reste en place et oppose une résistance farouche à l'armée française jusqu'en 1839 ; à l'Ouest, l'Emir Abdelkader récupère le territoire de l'ancien Beylik et la moitié de la ville d'Alger, et ne dépose les armes qu'en 1847. La France ne conquerra la totalité du territoire de la Régence que plusieurs décennies après la chute d'Alger, après des affrontements qui déciment tant la population que les troupes coloniales[29]. Exil[modifier le code] Le 10 juillet 1830[30], Hussein Dey quitte Alger avec sa famille[31] : son épouse principale, Lalla Fatma, fille de Sidi Hassan Pacha, et trois concubines, son frère et son neveu, trois de ses filles dont deux sont mariées (les deux gendres, Ibrahim Agha et Kaid Ismaël sont respectivement commandant des troupes et ministre de la marine). Il emmène aussi sa suite, un total de 110 personnes des deux sexes (dont son économe, son trésorier, des janissaires et ses esclaves et eunuques). Hussein réclame 30 000 sequins (270 000 fr) comme étant sa pleine propriété, disant qu'il les a laissés à la Casbah. Le comte de Bourmont ordonne aussitôt de les lui remettre et l'autorise à enlever les armes, meubles, étoffes et tapisseries qu'il désire conserver. Hussein Dey et sa suite embarquent sur le navire français Jeanne d'Arc et arrivent à Naples le 31 juillet[32]. Le 25 octobre, il se fixe à Livourne et y demeure trois ans. Mais accusé d'intriguer pour favoriser un soulèvement de la population algérienne et d'entretenir un réseau d'espions en Europe et en Afrique du Nord, il est exilé à Alexandrie pour être placé sous la stricte surveillance de Méhémet Ali, allié de la France. Il y meurt à une date qui n'est pas connue avec précision, mais qui se situerait autour de 1838[33]. Vie privée[modifier le code] De l'union entre Hussein Dey et son épouse Lalla Fatma naîtront plusieurs enfants : Nafissa (Néfissa) (épouse du Caid Ismael)[34] (parfois orthographiée Nefeessa Hanem)[35] Dont la fille Hadida Caid Ismael ou sœur Aurelia est morte en 1929 en Italie à la tête de l'orphelinat San Giuseppe de Cascano à Caserte au nord de Naples[36]. une fille (épouse de Ibrahim Agha qui perdit la bataille de Staouéli le 19 juin 1830)[37] Amina Hanim, née en 1819 (épouse d'un dénommé Salah Bey)[38] El Hadj Omar[34] (El Hadj Omar Hanefi Pacha ou Omar Bey)[39] (Ou El Hadj Omar ben Hadj Hussein)[40] Hommages[modifier le code] Une commune de la wilaya d'Alger ainsi que son district sont nommés en son honneur. L'équipe de football Nasr Athletic Hussein Dey y est basée. Notes et références[modifier le code] ↑ Raph Uwechue, Africa today., Africa Books Ltd, 1991 (ISBN 0-903274-16-7 et 978-0-903274-16-6, OCLC , lire en ligne) ↑ Jenny Gu et Philip Bourne, « Bookcast - Structural Bioinformatics 2nd Edition Gu & Bourne (Eds.) », sur SciVee, 16 juin 2009 (consulté le 28 mars 2022) ↑ « Affaires étrangères. Correspondance reçue du consulat d'Alger (1642-1792) », sur FranceArchives (consulté le 28 mars 2022) : « L'intensité du jeu diplomatique est sous-tendue par l'importance des relations économiques. Elles se manifestent à travers les activités commerciales de la Compagnie d'Afrique dans ses concessions du Bastion de France à La Calle et de ses comptoirs de Bône, Stora et Collo, l'installation de succursales des principales maisons de commerce de Marseille ou à travers l'affrètement constant de bâtiments français par les Algériens pour Tétouan, Salé, Mogador, Tunis, Alexandrie et, très régulièrement, vers Smyrne pour y embarquer des recrues. » ↑ Stephen Estry, Histoire d'Alger: de son territoire et de ses habitants, Paris, 1841 (lire en ligne) ↑ Aperçu historique et statistique sur la régence d'Alger, intitulé en arabe : "Le Miroir" ; par sidy Hamdan-Ben-Othman-Khoja,... Traduit de l'arabe par H.... D........., 1833 (lire en ligne), p. 145 ↑ Ibid, 1833 (lire en ligne), p. 161 ↑ a et b Mahfoud Kaddache, L'Algérie des Algériens, 2011, 786 p. (ISBN 978-9961-9662-1-1) ↑ Henri Klein, Les feuillets D'Alger - Villa Yusuf, Comité vieil Alger, 1937 (lire en ligne), p. 239 ↑ Aperçu historique et statistique sur la régence d'Alger, intitulé en arabe : "Le Miroir" ; par sidy Hamdan-Ben-Othman-Khoja,... Traduit de l'arabe par H.... D........., 1833 (lire en ligne), p. 134 :« Tout le monde fut étonné de ce que Hussein, qui avait été l’un des favoris d'Omar et son iman, recevait tant d’honneurs de la part d’Ally Pacha... » ↑ Aperçu historique et statistique sur la régence d'Alger, intitulé en arabe : "Le Miroir" ; par sidy Hamdan-Ben-Othman-Khoja,... Traduit de l'arabe par H.... D........., 1833 (lire en ligne), p. 141 :« Pendant son règne [Hassan Pacha] avait eu l’intention de rétablir l’ordre et la discipline, car à son avènement au pouvoir il avait trouvé le gouvernement dans un désordre difficile à dépeindre. D’anciens abus existaient depuis un grand nombre d’années, et pour parvenir à extirper le mal et opérer une cure radicale dans le gouvernement de la régence, il aurait fallu que le sort en ordonnât autrement et que son règne fût d'une plus longue durée. » ↑ a et b P. Boyer, « Agha », Encyclopédie berbère, no 2,‎ 1er novembre 1985, p. 254–258 (ISSN , DOI , lire en ligne, consulté le 28 mars 2022) ↑ Pierre Boyer, « Le problème Kouloughli dans la régence d'Alger », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 8, no 1,‎ 1970, p. 79–94 (DOI , lire en ligne, consulté le 28 mars 2022) ↑ Comment l'Algérie devint française (1830-1848) de Georges Fleury ↑ Aperçu historique et statistique sur la régence d'Alger, intitulé en arabe : "Le Miroir" ; par sidy Hamdan-Ben-Othman-Khoja,... Traduit de l'arabe par H.... D........., 1833 (lire en ligne), p. 131 :« A cette époque, celui qui voulait être nommé bey n’avait qu’à s’adresser aux parents de cet Ahmed Pacha, auxquels ils promettaient de l’argent. Ces charges étaient vénales, et cette vénalité convenait aux hommes du pouvoir dont les exactions étaient au-dessus des lois. Cet ordre de choses a duré jusqu’à l’événement qui vint frapper la ville de Constantine. » ↑ Ibid, 1833 (lire en ligne), p. 132 ↑ Aperçu historique et statistique sur la régence d'Alger, intitulé en arabe : "Le Miroir" ; par sidy Hamdan-Ben-Othman-Khoja,... Traduit de l'arabe par H.... D........., 1833 (lire en ligne), p. 162 ↑ Abla Gheziel, « Trois réactions « algériennes » sur l’avenir de l’Algérie, 1830-1834 », Insaniyat / إنسانيات. Revue algérienne d'anthropologie et de sciences sociales, nos 65-66,‎ 31 décembre 2014, p. 187–210 (ISSN , DOI , lire en ligne, consulté le 28 mars 2022) ↑ Merouche Lemnouar, « « Chapitre 18 : Marine et raïs dans le reflux », dans : Recherches sur l’Algérie à l'époque ottomane. II. La course, mythes et réalités », Histoire du Maghreb, Éditions Bouchène,‎ 2007, p. 269 (lire en ligne) :« En 1827 à Navarin, 6 navires d'Alger sur 8 ont été détruits ou endommagés. » ↑ « Traité de paix avec Alger », sur www.1789-1815.com (consulté le 28 mars 2022) : « Le gouvernement français et la régence d'Alger reconnaissent que la guerre n'est pas naturelle entre les deux États, et qu'il convient à la dignité, comme aux intérêts de l'un et de l'autre, de reprendre leurs anciennes liaisons. » ↑ (en) L. Carl Brown, Salah Zaimeche, Keith Sutton et Abdel Kader Chanderli, « Algeria », History,‎ 13 septembre 2017 (lire en ligne) ↑ Abun-Nasr, Jamil. A history of the Maghrib in the Islamic period, p. 249 ↑ « 14 juin 1830, Les Français débarquent en Algérie », sur herodote.net, 6 juin 2023 (consulté le 18 septembre 2023) ↑ Lettre du 19 décembre 1827 du dey Hussein au grand Vizir (archives du gouvernement turc) citée par Jeannine Verdès-Leroux, article « Coup d'éventail (1827) », dans L'Algérie et la France, Robert Laffont 2009, (ISBN 978-2-221-10946-5), p. 246. ↑ Abun-Nasr, p. 250 ↑ « Cela s’est passé un 29 avril 1827 : le coup de l’éventail du Dey d’Alger », sur babzman.com, 29 avril 2014 (consulté le 18 septembre 2023) ↑ Pierre (1775-1847) Auteur du texte Berthezène, Souvenirs militaires de la République et de l'Empire. Tome 1 / par le Bon Berthezène,... ; publiés par son fils et dédiés à S. M. l'empereur Napoléon III, 1855 (lire en ligne) ↑ Léon Galibert, Histoire de l'Algérie ancienne et moderne: depuis les premiers établissements des carthaginois, Furne, 1843 (lire en ligne) ↑ « La bataille de Staouéli. », sur www.algerie-ancienne.com (consulté le 28 mars 2022) ↑ « L'incident du coup de l’éventail », sur gloriousalgeria.dz (consulté le 18 septembre 2023) ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel, Paris, 25 juillet 1830 (lire en ligne), p.810 ↑ Bajot (M., Louis-Marie), Annales maritimes et coloniales: publiées avec l'approbation du ministre de la marine et des colonies, Paris, Imprimerie royale, 1831, 424 p. (lire en ligne), p.8 ↑ Eugène Plantet, Correspondance des Deys d'Alger avec la cour de France 1579-1833 - tome second - 1700-1833, Paris, Felix Alcan, 1889, 641 p. (lire en ligne), p.569 ↑ Noureddine Amara, « Les nationalités d’Amîna Hanım. Une pétition d’hérédité à la France (1896-1830) », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 137,‎ 12 mai 2015, p. 49–72 (ISSN , DOI , lire en ligne, consulté le 28 mars 2022) ↑ a et b Cour D'appel d'Alger, Journal de la jurisprudence de la Cour impériale d'Alger ["puis" de la Cour d'appel d'Alger et de législation algérienne], Alger, 1874 (lire en ligne), p.238 ↑ (en) Bayle St. John, Two Years' Residence in a Levantine Family, Chapman and Hall, 1850, 298 p. (lire en ligne), p.188 ↑ (it) Annali della missione raccolta trimestrale, Collegio Alberoni, 1940 (lire en ligne) ↑ Gustave Mercier, Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie. II, Département de Constantine. Fascicule 4, Paris, 1902 (lire en ligne), p.237 ↑ Noureddine Amara, « Les nationalités d’Amîna Hanım. Une pétition d’hérédité à la France (1896-1830) », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée,‎ mai 2015 (lire en ligne) ↑ Klein Henri, Feuillets d'El-Djezaïr, volume 2, 1910, Le Vieil Alger et l'occupation militaire française avec vues, plans et coupes, p.50-51 ↑ « ANOM archives nationales » Voir aussi[modifier le code] Articles connexes[modifier le code] Régence d'Alger Dey d'Alger Liste des souverains et gouverneurs de la régence d'Alger Affaire de Bachri-Busnach (1780-1830) Liens externes[modifier le code] Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Deutsche Biographie Notices d'autorité : () Portail de l’Algérie Portail de la politique Portail de l’Empire ottoman Portail du monde maritime <img alt="" width="1" height="1" style="border: none; position: absolute;" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1">; Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Hussein_Dey&oldid=231453198 ».
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Marie (mère de Jésus) — Wikipédia

Marie (mère de Jésus) - Wikipédia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Marie Sainte chrétienne Agiosoritissa du VI e siècle, conservée dans l' église Madonna del Rosario à Rome. Mère de Dieu, Notre-Dame Date de naissance I er siècle av. J.-C.

Marie (en araméen ܡܪܝܡ, Maryam ; en hébreu מרים[3], Myriam ; en grec Μαρία, María ou Μαριάμ, Mariám ; en arabe مريم, Maryam) ou Marie de Nazareth est une femme juive de la province romaine de Judée et la mère de Jésus de Nazareth. Elle est une figure essentielle du christianisme, en particulier pour les orthodoxes et les catholiques, qui lui attribuent le titre de « Mère de Dieu » et la désignent par les dénominations « Sainte Marie », « Vierge Marie », « Sainte Vierge », « Notre-Dame », « Bonne Dame », « Bonne Mère » et « Sainte Mère ». Une grande partie des traditions[Quoi ?] se trouve dans la littérature apocryphe, qui développe souvent des thèmes présents dans les textes canoniques du Nouveau Testament. Dans les Églises catholique et orthodoxe, Marie est l'objet d'une vénération supérieure à celle rendue aux saints et aux anges, ce qui est un point de divergence important avec le protestantisme. Cette dévotion mariale s'est manifestée depuis les origines par de nombreuses représentations de Marie dans l'iconographie chrétienne, la célébration de plusieurs fêtes mariales dans le calendrier liturgique, et la construction de sanctuaires et d’édifices qui lui sont dédiés. La vie de Marie dans les sources anciennes[modifier le code] Sources relatives à Marie[modifier le code] Marie est citée plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Dans les évangiles synoptiques et les Actes des Apôtres, elle est appelée « Marie », tandis que l'Évangile selon Jean la mentionne comme la « mère de Jésus » sans lui donner de nom[4]. À partir du IIe siècle, le personnage de Marie est développé par les auteurs de nombreux textes apocryphes, notamment le Protévangile de Jacques[4]. Au fil des siècles, la figure de Marie est devenue de plus en plus complexe et importante, aussi bien dans les dogmes chrétiens que dans la piété populaire, tout comme dans l'art et la littérature[4]. Nouveau Testament[modifier le code] Épîtres[modifier le code] Les épîtres de Paul, écrites vers l'an 50, sont les textes les plus anciens du Nouveau Testament. Elles n'indiquent nulle part le nom de la mère de Jésus[4]. Une seule occurrence, dans l'épître aux Galates, mentionne simplement que Jésus est « né d'une femme »[b 1], sans autre précision, et cette naissance ne présente apparemment rien de particulier[4], elle est ici celle qui assure l'insertion du Sauveur dans la race humaine[5]. Dans le reste du corpus paulinien et les autres lettres du Nouveau Testament (les épîtres catholiques), Marie n'est pas évoquée[4]. Marc[modifier le code] Dans l'Évangile selon Marc, rédigé vers l'an 70 à 75 Marie est nommée par référence à son fils : « Celui-là, n'est-il pas le charpentier, fils de Marie ? »[b 2]. Matthieu et Luc-Actes[modifier le code] Article détaillé : Luc-Actes. Les Évangiles selon Matthieu et selon Luc, ainsi que les Actes des Apôtres, tous écrits une quinzaine d'années après celui de Marc, soit vers 80-85, sont beaucoup plus explicites au sujet de Marie. Ces évangiles, qui sont les seuls à aborder les origines et l'enfance de Jésus, mentionnent Marie dès leur premier chapitre. Marie est présentée par Luc comme « une jeune fille vierge » vivant à Nazareth, en Galilée, accordée en mariage à Joseph[b 3]. Matthieu introduit directement Marie comme l'épouse de Joseph et celle par qui Jésus a été engendré[b 4]. Les deux évangélistes relatent les circonstances de la conception de Jésus. Ils indiquent que Marie a été accordée en mariage à Joseph, puis qu'elle a été enceinte par l'action de l'Esprit Saint, sans union avec un homme. Luc, qui n'en a pas été témoin, fait le récit de l'Annonciation par laquelle l'archange Gabriel annonce à Marie qu'elle va concevoir Jésus ; l'évangile selon Matthieu relate, lui, un songe par lequel Joseph est informé de la conception divine de Jésus, ce qui met fin à ses soupçons d'infidélité[b 5],[b 6]. La suite de l'évangile selon Luc fait le récit de la Visitation[b 7] : Marie se rend auprès de sa cousine Élisabeth, enceinte de six mois, et exprime sa joie par le Magnificat. Elle reste auprès d'elle environ trois mois, puis rentre chez elle. Luc décrit ensuite les circonstances de la naissance de Jésus : Marie et Joseph doivent se rendre à Bethléem pour s'y faire recenser, et c'est là que Marie accouche de Jésus. Lors de la présentation de Jésus au Temple, Syméon prophétise que Marie éprouvera une grande douleur[b 8]. L'évangile selon Matthieu, qui cite la naissance de Jésus à Bethléem sans plus de détails, mentionne la présence de Marie lors des épisodes de l'adoration des mages, de la fuite en Égypte, du retour en terre d'Israël et de l'installation à Nazareth[b 9]. Plus tard se produit l'épisode de la disparition de Jésus à l'âge de douze ans, lors du pèlerinage annuel de ses parents au Temple de Jérusalem, relaté par Luc[b 10] : alors que ses parents repartaient pour Nazareth en pensant que Jésus se trouvait avec eux, celui-ci était en fait resté dans le temple pour discuter avec des érudits de la Torah, à la grande inquiétude de Marie. Marie est peu mentionnée dans la suite des deux évangiles, consacrée à la prédication de Jésus. Les Actes des Apôtres, qui relatent les temps de l'église après la résurrection de Jésus, indiquent que Marie est présente avec les disciples à la Pentecôte[b 11]. Jean[modifier le code] Dans l'Évangile selon Jean, la présence de Marie est mentionnée dans deux scènes : les noces de Cana et la crucifixion. Elle n'est jamais mentionnée par son nom. Elle est simplement désignée par le titre de « mère de Jésus », et Jésus s'adresse à elle en l'appelant « femme ». Dans le récit de la célébration des noces de Cana, elle tient un rôle essentiel puisque c'est elle qui signale à son fils qu'il n'y a plus de vin, le poussant à accomplir un de ses premiers miracles en changeant de l'eau en vin[b 12]. Dans la scène de la crucifixion à Jérusalem, Jean signale la présence de la mère de Jésus près de la croix et rapporte les paroles que celui-ci adresse à sa mère et au disciple qu'il aimait[b 13] : « Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » — Évangile selon Jean 19, 26-27 Textes apocryphes[modifier le code] Articles connexes : Présentation de Marie au Temple, Éducation de la Vierge, Mariage de la Vierge, Adieu du Christ à sa mère et Évanouissement de la Vierge. Marie est l'objet de nombreux développements dans les textes apocryphes à partir du IIe siècle. C'est de là que viennent la plupart des traditions[Quoi ?] qui la concernent[7]. Les apocryphes mentionnent notamment le nom de ses parents, Anne et Joachim, sa nativité, son adolescence, sa vie à Éphèse, sa Dormition et son Assomption. Bien que ces textes n'appartiennent pas au canon biblique, certaines fêtes liturgiques des calendriers catholique et orthodoxe se rapportent directement à ces traditions. Les églises sont pleines d'œuvres représentant des épisodes de la vie de Marie tirés des apocryphes, notamment du Protévangile de Jacques, de La Nativité de Marie et de La Dormition de Marie. Si la plupart des apocryphes sont plus tardifs que le Nouveau Testament, certains d'entre eux, qui concernent Marie, semblent antérieurs aux récits de la naissance de Jésus dans les Évangiles selon Matthieu et selon Luc[8]. Enrico Norelli observe que l'étude de ces récits renseigne sur la place de Marie dans le christianisme ancien et permet de comprendre pourquoi les traditions sur Marie n'ont pas été intégrées dans les écrits canoniques, alors même que Marie continuait d'occuper une place importante dans les prédications et la tradition chrétiennes. Sont prêtées à la Marie du Ier siècle des pratiques qui correspondaient en réalité aux traditions monastiques en vigueur au Moyen Âge, dans une réécriture du Protévangile de Jacques (apocryphe du IIe siècle), effectuée au VIIe siècle et, connue sous le nom d'Évangile du Pseudo-Matthieu. Dans ce texte tardif, Marie « préside une véritable communauté monastique de jeunes filles, idée absurde pour le judaïsme, mais qui convenait parfaitement à l'esprit de l'époque mérovingienne »[9]. Dans un apocryphe du IIe siècle, l'Ascension d'Isaïe, Marie n'a pas accouché de Jésus : elle « regarda soudain de ses yeux et vit un petit enfant, et elle fut effrayée »[10] Selon une homélie du IVe siècle, Marie n'est pas une femme : elle est l'archange Michel[11]. Selon l'Épître des apôtres, un apocryphe du IIe siècle, Marie n'est pas enceinte par l'opération du Saint-Esprit, car l'archange Gabriel n'est autre que Jésus lui-même, qui entre alors en elle[12]. Une tradition syrienne jacobite datant au plus tôt du IXe siècle raconte que Marie fut emmenée près d'Éphèse par Jean l'Évangéliste après la Crucifixion pour fuir la persécution à Jérusalem. Marie est supposée y avoir terminé sa vie terrestre, dans la « maison de la Vierge Marie ». Cette tradition vise probablement à légitimer le siège épiscopal d'Éphèse[13]. Elle est ensuite ramenée miraculeusement à Jérusalem pour être enterrée dans le jardin de Gethsemani, ce qui a engendré la tradition du sépulcre de Marie : l'église bâtie à cet emplacement sous le règne de Constantin passe également pour être la maison de la Vierge, ce qui explique que cette tradition, concurrente de la « maison de la Vierge Marie » à Éphèse et de l'abbaye de la Dormition de Jérusalem, y fixe aussi la tombe de ses parents Anne et Joachim[14]. Toutefois, on ne sait pas où se trouvait ce jardin de Gethsemani. Plusieurs textes apocryphes indiquent que ce jardin se trouvait près du lieu où Jésus a été crucifié. Or il y a une distance importante entre le Golgotha et le lieu appelé Gethsemani depuis le IVe siècle et qui se trouve de l'autre côté de la vallée du Cedron. De nombreux apocryphes affirment que le corps de Marie « n'est pas resté dans le tombeau » et se trouve « au ciel ». Mais les textes divergent quant à savoir si ce corps a été réuni à l'âme, et si oui, où et quand cela s'est produit »[15]. Marie dans les Églises chrétiennes[modifier le code] Catholicisme et orthodoxie[modifier le code] Articles détaillés : Mariologie, Dogme marial et Culte marial. La vénération de Marie[modifier le code] Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie, qu'elles appellent « Marie de Nazareth »[16],[17], « Sainte Vierge », « Vierge Marie », « Notre-Dame » (plus souvent chez les catholiques) ou « Mère de Dieu ». L'Église catholique voue un culte particulier à Marie, le culte d'hyperdulie, supérieur au culte rendu aux saints et aux anges. Cette vénération est différente de l'adoration, due à Dieu seul[18]. Au quatrième siècle, Épiphane de Salamine écrivit contre ceux qui vénéraient Marie comme une déesse: "Bien que Marie soit pleine de grâce, sainte et digne de vénération, elle ne mérite pas pour autant l'adoration"[19]. Les dogmes mariaux[modifier le code] Les deux premiers dogmes mariaux sont communs aux différentes confessions chrétiennes : Marie est déclarée Théotokos (« Mère de Dieu ») par le concile d'Éphèse (431) et sa virginité perpétuelle est officialisée par le deuxième concile de Constantinople (553)[4]. À l'époque moderne, l'Église catholique ajoute les dogmes de l'Immaculée conception et de l'Assomption. En 1477, le pape Sixte IV invite à rendre grâce pour l'admirable conception de la Vierge immaculée[20]. En 1854, Pie IX proclame l'Immaculée Conception, un dogme affirmant que la Vierge Marie était libre du péché originel dès le moment de sa conception[21]. En 1169, le pape Alexandre III enseigne que le corps de sainte Marie est demeuré incorruptible après sa mort[22]. Le pape Pie XII proclame en 1950 le dogme de l'Assomption, qui affirme que la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste[23],[4]. Les deux dogmes catholiques de l'Immaculée conception et de l'Assomption sont ignorés par le christianisme oriental et rejetés par la Réforme protestante[4]. Pour l'Église orthodoxe, sainte Marie, également très vénérée, a été enfantée dans le péché originel comme tout être humain, et, si elle est « immaculée », c'est par son adhésion à la volonté de Dieu, par sa pureté intérieure et par le fait qu'elle n'a jamais péché. Le débat sur « Marie corédemptrice »[modifier le code] Dans la première moitié du XXe siècle, un courant s'est formé au sein du catholicisme traditionaliste[24] pour demander un cinquième dogme, qui aurait déclaré Marie « corédemptrice » au côté de Jésus-Christ, l'unique rédempteur pour les chrétiens[25]. Ce titre controversé s'inscrit dans une tradition populaire qui qualifie Marie de redemptrix à partir du Xe siècle : il s'agit là d'un transfert de titres initialement attribués à l’Église et au Saint-Esprit[26]. Au XVe siècle, des théologiens franciscains parlent de « Marie corédemprice » et se heurtent à l'opposition des Dominicains[26],[27]. Par la suite, le terme se fait rare dans les textes du magistère romain[26]. Le concept ne réapparaît qu'à la fin du XIXe siècle, avec une mention par Léon XIII dans une encyclique de 1894 sur le rosaire[28], mais surtout avec plusieurs déclarations de Pie X, selon lequel Marie participe au pouvoir rédempteur du Christ[29]. L'expression « Marie corédemptrice » est utilisée par deux de ses successeurs. Pie XI s'exprime ainsi en 1935 : « Ô Mère aimante et miséricordieuse […], vous vous êtes tenue debout près de Lui, souffrant avec Lui comme Corédemptrice[30],[31]... » De même, Pie XII emploie une fois ce mot[32]. Le concile Vatican II aborde les questions mariologiques dans la constitution Lumen Gentium[33]. Or Marie demeure parfois à cette époque l'objet de dévotions héritées des croyances du Moyen Âge[26],[33]. Bernard Sesboüé précise que les pères conciliaires ont donc « exprimé un refus net de continuer dans cette voie, qui ne correspond ni à la nature ni à la visée des définitions dogmatiques »[33]. Le concile met fin au débat en rappelant que Jésus-Christ est l'unique rédempteur et que Marie ne saurait être « corédemptrice »[34]. Toutefois, plusieurs années après le concile, le débat se poursuit sous forme de requêtes individuelles et de pétitions en ligne adressées au Vatican[24],[26]. Celui-ci, en 1996, réunit à cet effet une commission de quinze théologiens[33]. Cette commission décide à l'unanimité de confirmer la position de Vatican II[35],[33]. L'Académie pontificale mariale internationale reprend ensuite à son compte les termes de la commission[36],[33]. Le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, développe ce point en 2001 : « Le concept de corédemptrice s'écarte aussi bien de l'Écriture que des écrits patristiques. […] Tout vient [du Christ], comme le soulignent les Épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens. Marie aussi est tout ce qu'elle est par lui. Le terme de corédemptrice obscurcirait cette donnée originelle[37]. » Pour sa part, le pape François rappelle fermement que Marie ne saurait être considérée comme « corédemptrice » et ne s'est jamais présentée comme telle[38],[24]. La Dormition et l'Assomption[modifier le code] En 374, Épiphane de Salamine écrivit que l'on ne savait si Marie était morte ni si elle avait été ensevelie. Plus tard, Théotecnè de Livias (mort vers 600) et Modeste de Jérusalem (mort vers 630) ont cherché à étudier le mystère de l'élévation de Marie au ciel en le mettant en rapport avec les dogmes mariaux déjà reconnus. Ils inaugurèrent la formule sumpta quia immaculata (montée au ciel parce que immaculée). Par ailleurs, Germain de Constantinople (mort en 733), André de Crète (mort en 740) et Jean Damascène (mort en 749) ont approfondi la foi en l'élévation corporelle au ciel de Marie[39]. Pour les orthodoxes comme pour les catholiques, Marie est restée toute sa vie sans jamais pécher, de sa naissance à son « endormissement » dans la mort. Les orthodoxes parlent de Dormition et non de mort, tandis que les catholiques évoquent son Assomption. L'Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel. Le 1er novembre 1950, ce point de foi, en réalité fort ancien dans la mémoire de l'Église, est finalement défini sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII, sous le sceau de l'infaillibilité pontificale. Les catholiques fêtent l'Assomption le 15 août. Les orthodoxes emploient le terme de Dormition depuis le Ve siècle. Ce dogme signifie que la Vierge, morte sans souffrir, est vivante dans un état de paix spirituelle. Ils critiquent le nom d'Assomption, qui entretient l'ambiguïté en laissant croire que la Vierge a été enlevée au Ciel de son vivant. La fête de la Dormition, le 15 août, se présente comme une célébration de la vie éternelle : « Tu es passée à la Vie, toi qui es la mère de la Vie »[40]. Marie et les apôtres pendant la Pentecôte, miniature des Évangiles de Rabula, VIe siècle. La Théotokos à l'enfant Jésus en majesté, mosaïque de l'abside (IXe siècle), ancienne basilique Sainte-Sophie de Constantinople. Mère de Dieu (ΜΡ ΘΥ) à l'enfant Jésus en tendresse, icône sur bois de Transylvanie, fin du XVIIIe siècle. Dormition de la Vierge, mosaïque orthodoxe de l'église Saint-Sauveur-in-Chora, Istanbul. La Vierge noire de Březnice (1396), Galerie nationale de Prague. Icône abyssine Théotokos à l'enfant Jésus, musée Paul Delouvrier[41], Évry, France. La Présentation de Marie au Temple, épisode qui n'est relaté que par le Protévangile de Jacques. Icône russe, vers 1600, Walters Art Museum. Protestantisme[modifier le code] Luther et Calvin[modifier le code] Luther insiste sur l'humilité de Marie et son accueil de la grâce[42]. Calvin affirme qu'elle a besoin du pardon, et refuse, à la différence de Luther, de célébrer les fêtes mariales. Il n'accepte pas l'appellation « Mère de Dieu ». L'adoption des dogmes de l'Immaculée Conception en 1854 et de l'Assomption en 1950 par l'Église catholique creuse un nouvel écart entre elle et les Églises orthodoxes et protestantes qui estiment que ces dogmes établis tardivement ne reflètent pas une réalité historique ou spirituelle mais constituent des excès du culte marial (Mariolâtrie). Méthodisme[modifier le code] Les méthodistes n'ont pas d'écrits officiels ou d'enseignements sur Marie, sauf ce qui est mentionné dans l'Écriture et les enseignements œcuméniques. Ils considèrent essentiellement que le Christ a été conçu dans son sein par l'Esprit-Saint et qu'elle a donné naissance au Christ en étant vierge. John Wesley, le principal fondateur du mouvement méthodiste au sein de l'Église d'Angleterre, estime que Marie « est restée une vierge pure et sans tache »[43]. L’Église méthodiste considère que Marie était vierge avant, pendant et immédiatement après la naissance du Christ[44]. De ceci, les Églises méthodistes unies rejettent les notions de Marie corédemptrice ou médiatrice. Ils rejettent également la vénération des saints, de Marie et des reliques : ils estiment que le respect et la louange sont réservés à Dieu seul. Cependant, ils approuvent l'étude de la vie de Marie et des biographies de saints, car celles-ci sont considérées comme des exemples pour les bons chrétiens[45]. Conception virginale et virginité perpétuelle[modifier le code] Articles détaillés : Conception virginale, Virginité perpétuelle de Marie et Évangiles de l'enfance. Les toutes premières mentions de la conception virginale se trouvent dans les prologues des évangiles selon Matthieu et selon Luc, qui s'inspirent chacun de deux traditions différentes[46]. Ces prologues sont des ajouts tardifs, datés habituellement de la fin du Ier siècle, voire du début du IIe[47]. À l'exception de ces deux passages, le Nouveau Testament ne fait pas allusion à la naissance de Jésus[46]. Seul Paul l'évoque, dans l'Épître aux Galates (4:4), où il indique que Jésus est « né d'une femme » (il écrit le mot gunê, « femme mariée », et non parthenos, « jeune fille vierge »), sans s'attarder sur les circonstances de cette naissance[46]. La conception virginale est affirmée dans le Credo du symbole de Nicée depuis le IVe siècle : « Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. » Söll a récapitulé les points de vue des Pères apostoliques et des premiers Pères de l’Église concernant Marie : Ignace d'Antioche parle dans sa Lettre aux Éphésiens (7, 2) du mystère de la virginité de Marie, qu'il place à côté de ceux de la conception et de la mort du Seigneur. Justin de Naplouse défend surtout la virginité de Marie avant l'enfantement, et introduit pour la première fois un parallélisme entre Ève et Marie (Dialogue, 100, 5) permettant de préciser la contribution de Marie au caractère salvifique de l'incarnation. Irénée de Lyon approfondit la comparaison entre Ève et Marie, définissant Marie comme « avocate d'Ève » (Contre les hérésies II, 22, 4). Tertullien défend la virginité de Marie lors de la conception de Jésus (De monog, 82, De carne Christi, 24) tandis que Clément d'Alexandrie et Origène soutiennent la virginité perpétuelle de Marie (avant la conception de Jésus, après son enfantement et jusqu'à la fin de la vie de Marie). Hippolyte de Rome parle de la liberté de Marie face au péché[48]. Enfin Irénée de Lyon enseigne que la Vierge Marie est devenue par son obéissance la Nouvelle Ève qui a permis de revenir sur la désobéissance d'Ève lors du péché originel (Contre les hérétiques 19, 1)[49]. Se fondant notamment sur l'ouvrage de Raymond Edward Brown, The Birth of Messiah (1999), Enrico Norelli observe que les « énoncés sur la conception de Jésus par une vierge chez Matthieu et Luc » n'ont « qu'une fonction christologique, et non mariologique » : ils servent à étayer l'idée d'une identité divine de Jésus, qui ne serait pas né comme tout autre être humain, bien plus qu'ils ne procèdent d'une idéalisation de la figure de Marie. Ainsi, au moment où ont été rédigés les évangiles, l'intérêt porté à Marie était « orienté par la personne de Jésus »[50]. Il n'en va pas de même pour la virginité perpétuelle de Marie, qui est acceptée par les théologies catholique et orthodoxe mais refusée par la majorité des théologies protestantes. Les premiers dirigeants protestants croyaient à la virginité perpétuelle de Marie, notamment Ulrich Zwingli[51] et John Wesley, l'un des fondateurs du méthodisme[52]. Les évangiles mentionnent les « frères de Jésus » (Mt 12,46 ; Mc 3,31 ; Lc 8,19) qui ont eu des interprétations différentes. L'Église catholique, à la suite de Jérôme, conclut que les « frères de Jésus » étaient des cousins de Jésus (enfants de la sœur de la vierge Marie, que Jérôme identifie avec Marie, femme de Cleopas), tandis que l'Église orthodoxe, à la suite d'Eusèbe et d'Épiphane, affirme qu'ils étaient issus d'un mariage de Joseph antérieur à celui avec Marie[53]. Marie en dehors du christianisme[modifier le code] Hypothèse de la naissance illégitime de Jésus[modifier le code] Selon Enrico Norelli, « au plus tard au IIe siècle, mais vraisemblablement déjà au premier (d'après certains savants, déjà du vivant de Jésus) circulait l'accusation d'une conception adultérine de Jésus »[54]. Jane Schaberg (en)[55], une théologienne américaine, émet l'hypothèse que les évangélistes « Matthieu et Luc auraient travesti en conception surnaturelle ce qui était la suite d'un viol[56] ou d'une union hors mariage[57] ». Les détails biographiques concernant l'enfance de Marie, confiée aux prêtres dès l'âge de trois ans et vouée à une virginité perpétuelle, détails produits dans le Protévangile de Jacques et qui insistent sur la pureté de Marie, étaient destinés initialement à « réfuter des accusations d'illégitimité de Jésus avancées par des juifs non chrétiens » des Ier et IIe siècles[58]. Daniel Marguerat pense au contraire que les accusations de naissance illégitime sont une réponse polémique à l'affirmation chrétienne de la conception virginale[59]. Ces accusations se trouvent notamment dans le Discours véritable du philosophe Celse (rapporté par Origène) écrit à la fin du IIe siècle. Celse y affirme que « un juif » lui aurait déclaré Jésus était un enfant adultérin que Marie, pauvre fileuse, aurait eu d'un soldat romain du nom de Pantera[60]. Cette conception s'inscrit dans un contexte polémique, Celse parlant de la doctrine chrétienne comme d'une "doctrine barbare et nuisible au genre humain."[61] Jusqu'au milieu du IIe siècle, ces rumeurs s'inscrivent dans un processus de séparation, non pas entre juifs et chrétiens, mais entre les pharisiens-tannaïtes et les chrétiens d'origine juive[60]. Il ne s'agit pas encore du conflit plus général qui éclate à partir des années 135-140 et voit cette fois s'opposer les deux religions[60]. Marie dans l'islam[modifier le code] Article détaillé : Maryam. Maryam, Mariam ou Meryem (en arabe : مريم), est le nom de la mère de Îssâ (nom de Jésus dans le Coran). Elle est la fille d'Imran (Joachim), et est aussi appelée « sœur d'Aaron »[C 1]. La sourate 19 se nomme « Marie » ( مريم)[62],[C 2]. Guillaume Dye souligne le fait que Marie, mentionnée 33 fois dans le Coran, l'est plus dans ce livre sacré que dans le Nouveau Testament[63]. Selon Claude Gilliot, « la place que Marie occupe dans les apocryphes chrétiens, c'est le terreau du Coran »[64] ; le Protévangile de Jacques par exemple (apocryphe du IIe siècle), fait de Marie un personnage central, et aurait inspiré en particulier le récit de l'Annonciation dans le Coran (sourate 19, versets, 17-21). La mère de Jésus est considérée comme vierge dans le Coran, tournée vers Dieu dès sa naissance, jamais fiancée ou mariée (mais seulement protégée et guidée par Zakarie, « Zakaria » (en arabe : زكريا). Le Coran reprend une tradition proche de celle retenue par la « Grande église » sur la conception miraculeuse de Jésus (ou Îsâ) par l'action du souffle de Dieu (Rûh)[C 3]. Le prophète Mahomet la décrit comme étant l'une des rares femmes ayant atteint le degré de « perfection », à travers sa dévotion intense à Dieu et sa patience lors de l’épreuve de l'enfantement miraculeux, que sa communauté accueillera par la suspicion et l'accusation. Le Coran la présente à l'opposé des femmes maudites de Loth et de Noé, comme l'une des deux femmes bien accueillies au paradis, elle et Assiya (l'épouse du pharaon rencontré par Moïse), dans la sourate « Les femmes »[C 4] et dans la sourate dite de « la table servie »[C 5]. Selon Michael Marx, le respect à l'égard de Marie renforce l'image positive de Jésus dans le Coran[64]. Le culte marial[modifier le code] Article détaillé : Culte marial. Culte de Marie dans les Églises catholique et orthodoxe[modifier le code] Il semble que Marie n'a fait l'objet d'aucune dévotion particulière dans les débuts du christianisme. Le culte marial se développe à partir du IIIe siècle en Orient et Ve siècle en Occident[65],[66]. Étant donné son assomption, la vénération se porte non pas sur les traditionnelles reliques corporelles, mais sur des reliques de contact (vêtements funèbres, ceinture…)[66]. De nombreuses églises et sanctuaires mariaux revendiquent la possession de ce type de reliques en se fondant sur des récits légendaires issus de traditions probablement originaires de Jérusalem[67], comme le vêtement de la Vierge conservé dans l'église Sainte-Marie-des-Blachernes[68]. Au cours des siècles, de nombreux miracles et « apparitions » ont été attribués à Marie dans l'Église catholique, qui n'en a toutefois reconnu que 15 en 2025[69]. Plusieurs sites d'apparitions mariales sont devenus des lieux de pèlerinages importants (Guadalupe, Médaille miraculeuse, Lourdes, La Salette, Fatima). Certains ont revendiqué des guérisons après avoir prié Marie. L'Église catholique indique que « par son intercession répétée [Marie] continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel »[70]. Les Églises protestantes[modifier le code] Sans vénération et dévotion comme les catholiques et les orthodoxes, l'Église anglicane reconnait tout de même la maternité divine, la virginité et la sainteté exemplaire de Marie[71], et la position luthérienne affirme qu’un protestant peut exprimer avec joie dans sa foi la place que le Credo attribue à Marie. Il est à même de louer Dieu pour ce qu’il a donné à Marie d’être et de faire[72]. Cela étant, les théologiens protestants ont tendance à souligner le fait que le culte marial, et certains aspects de la théologie mariale qui le justifient, ne sont étayés par aucun texte biblique. Le pasteur de l'Église réformée Alain Houziaux rend compte de cette divergence dans ces termes : « Il est bien évident que le développement de la théologie mariale n'a pas son fondement dans l'Écriture sainte. Quel problème cela peut-il poser ? Aucun pour l'Église catholique. Pour celle-ci, la source de la vérité promulguée et révélée ne réside pas seulement dans l'Écriture mais aussi dans la Tradition et le Magistère »[73]. De plus, le protestantisme ne reconnaît pas Marie comme médiatrice, intermédiaire entre le Christ et les hommes ; le culte marial perd ainsi sa justification. Selon Alain Houziaux, dans le catholicisme, « c'est Marie qui a pris la place qui était primitivement dévolue au Christ. Au fond, c'est elle qui est devenue médiatrice, rédemptrice, avocate auprès du Juge suprême. […] Certes, la théologie [catholique] officielle ne substitue jamais Marie au Christ qui reste unique Médiateur conformément à ce que dit 1 Timothée 2,5. […] Mais la piété populaire, peut-être parce qu'elle n'a jamais compris et admis la théologie du sacrifice vicaire et rédempteur du Christ, voit en la Vierge Marie l'image du pardon, du salut et de la miséricorde et substitue souvent cette image à celle du Christ trop complexe et incompréhensible puisqu'il est à la fois crucifié et Juge, victime et Tout puissant, homme et Dieu »[73]. Certains chrétiens évangéliques, considèrent Marie comme une simple servante du Seigneur qui ne peut donc pas posséder de pouvoir, guérir les gens ou révéler des choses nouvelles. Toujours selon ces théologiens évangéliques, les miracles attribués à Marie ne permettent pas de rapprocher quelqu'un du Dieu de la Bible et ne peuvent donc être considérés comme étant d'origine divine[74]. Critique et analyse du culte marial[modifier le code] Point de vue de Calvin[modifier le code] Jean Calvin, dans son Traité des reliques (1543), « énumère les nombreuses reliques dont les églises d’Europe se font les sanctuaires et dont l’amoncellement suffit à les dévaloriser, quand ce n’est pas le ridicule de certaines pièces. Calvin écrit par exemple à propos des « reliques de la Grotte du Lait »[75], et donc du lait de Marie vénéré dans les églises, que « tant y a que si la sainte vierge eût été une vache et qu’elle eût été nourrice toute sa vie, à grand peine en eût-elle pu rendre telle quantité »[76],[77]. En effet, d'innombrables couvents et villes exposent, dit Calvin, des fioles contenant du lait de Marie. Conception de la femme[modifier le code] Le refus du culte marial a partie liée dans le protestantisme avec une réhabilitation de la sexualité et une conception de la femme différente de celle du catholicisme : en revalorisant « le corps et l'amour charnel, Luther rompait définitivement avec l'idéalisation de la femme dans le culte marial et avec sa diabolisation en tant que pécheresse et séductrice »[78]. « Marie immaculée heurte non seulement la foi des protestants mais elle entre aussi en complète confrontation avec leur idéal féminin. Dès la Réforme, ceux-ci privilégient le mariage au célibat, le travail à la contemplation, et font de la femme, bonne ménagère éduquée, une aide et une alliée de l’homme. La sexualité s’en trouve peu à peu complètement réhabilitée, ouvrant la voie à une évolution plus générale des rapports hommes-femmes. Ni Ève ni Marie devient ainsi l’un des slogans de la pensée féministe chrétienne. La formule, utilisée comme titre d’un ouvrage paru à la fin des années 1990, exprime le refus de porter le poids de la faute et de la condamnation d’Ève, archétype de la femme, ou encore d’être jugée à l’aune du modèle de soumission qu’a pu être Marie »[79]. Art consacré à Marie[modifier le code] Architecture[modifier le code] De très nombreuses cathédrales et églises sont dédiées à Marie. Par exemple, parmi les plus connues, à Rome, Sainte-Marie-Majeure, et en France, des cathédrales gothiques comme Notre-Dame de Strasbourg, Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de Chartres, Notre-Dame d'Amiens ou Notre-Dame de Reims. Peintures et fresques[modifier le code] Article détaillé : Représentation artistique en peinture de la Vierge Marie depuis la Renaissance. Naissance de la Vierge d’Annibale Carrache (1605-1609) Le thème de l'Éducation de la Vierge Le Couronnement de la Vierge Marie de Fra Angelico (XVe siècle) Diverses Annonciations de Fra Angelico. La Nativité et plusieurs Vierge à l'Enfant du Maître de Moulins (Renaissance) La Madone Sixtine de Raphaël (Renaissance) Madonna Benois de Léonard de Vinci (Renaissance) Vierge Alzano (ou Vierge à l'Enfant) de Giovanni Bellini (Renaissance) Sculptures[modifier le code] Pietà de Michel-Ange (renaissance) Madone de Bruges de Michel-Ange Tapisserie[modifier le code] Tentures de la Vie de la Vierge de Gauthier de Campes Musique[modifier le code] Chants grégoriens[modifier le code] O, Gloriosa Domina de Venance Fortunat, hymne des fêtes de la Vierge Marie (VIe siècle) Alma Redemptoris Mater, hymne du temps de l'Avent (XIe siècle); Ave Regina caelorum, hymne du temps de Noël (XIIe siècle); Regina caeli, laetare, hymne du temps de Pâques (XIIIe siècle) Salve Regina, hymne du temps liturgique ordinaire. Stabat Mater dolorosa, séquence du Vendredi-Saint et de la fête de la Vierge des douleurs du 15 septembre. Ave Maris Stella, hymnes de Vêpres de certaines fêtes de Marie (VIIIe siècle) Musique sacrée[modifier le code] Hymne à la Vierge Marie de Claudio Monteverdi. (XVIe – XVIIe siècle) Stabat Mater de Antonio Vivaldi, Pergolèse, Domenico Scarlatti, Luigi Boccherini (XVIIIe siècle); Stabat Mater de Antonin Dvorak (XIXe siècle) Litanies à la Vierge noire de Francis Poulenc (XXe siècle) Hymne à la Vierge de Benjamin Britten. Annexes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Une catégorie est consacrée à ce sujet : Marie (mère de Jésus). Bibliographie[modifier le code] Ouvrages[modifier le code] Pascal-Raphaël Ambrogi, en collaboration avec Dominique Le Tourneau, Dictionnaire encyclopédique de Marie, éditions Desclée de Brouwer, 2015. Schalom Ben-Chorin, Marie : un regard juif sur la mère de Jésus, préf. Michel Leplay, Desclée de Brouwer, 2001 Raymond Leopold Bruckberger, Marie, mère de Jésus-Christ, Éditions Albin Michel, 14 mars 1991, 212 p. Élian Cuvillier, Marie. Qui donc es-tu ? Un regard protestant, Bière, Cabédita, 2015 (2e éd.). Daniel-Ange, Touche pas à ma Mère ! Marie, vierge toujours, éd. de l'Emmanuel, 2005 (ISBN 978-2-86679-408-8) Groupe des Dombes, Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints. Dans l’histoire et l’Écriture. Controverse et conversion, Bayard-Centurion, 1998 et 1999 (ISBN 978-2227310926). Les deux ouvrages ont été réunis en un volume. Michel Dousse, Marie la Musulmane, Éditions Albin Michel, coll. « L'islam des lumières », avril 2005, 267 p. (ISBN 978-2-226-15903-8), p. 267. André Dumas et Francine Dumas, Marie de Nazareth, Labor et Fides, 1989. Jean-Paul II, Le Rosaire de la Vierge Marie : Lettre apostolique du Pape Jean-Paul II à l'Episcopat, au clergé et aux fidèles sur le Rosaire, Salvator, 20 octobre 2002, 52 p. (ISBN 978-2-7067-0334-8). Marie-Joseph Le Guillou, Marie, Paris/Les Plans-sur-Bex (Suisse), Parole et Silence, coll. « MJ LE GUILLOU », 25 mai 2007, 184 p. (ISBN 978-2-84573-577-4). Michel Leplay, Le Protestantisme et Marie : une belle éclaircie, Labor et Fides, 2000 Vladimir Lossky et Saulius Rumsas, Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient, Cerf, coll. « Patrimoines Orthodoxie », 13 janvier 2005 (1re éd. 1944) (ISBN 978-2-204-07186-4). Bertrand de Margerie, Le Cœur de Marie, cœur de l'Église : Essai de synthèse théologique, Téqui, 2000 (1re éd. 1967). Cardinal Carlo Maria Martini, Marie souffre encore, coll. « Prier Marie Poc », 20 mars 1998 (ISBN 978-2-85049-739-1). Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie : Histoire des traditions anciennes, Beauchesne, 1997 Hendro Munsterman, Marie corédemptrice ?, éditions du Cerf, 2006 Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Genève, Labor et Fides, 2009, p. 9 (ISBN 978-2-8309-1340-8) Aperçu sur Google books Jaroslav Pelikan, Mary Through the Centuries: Her Place in the History of Culture, Yale University Press, 1996 (ISBN 0-300-06951-0) (ISBN 9780300069518) Karl Rahner, Marie Mère du Seigneur, Éditions de l’Orante, 1964. Joseph Ratzinger, Hans Urs von Balthasar, Marie, première Église, Médiaspaul, 1998 Edward Schillebeeckx, o.p., Marie, mère de la Rédemption, Cerf, 1963 Max Thurian, Marie, mère du Seigneur, figure de l'Église, Presses de Taizé, 1970 Catherine O'Brien, Celluloid Madonna: Des Écrits à l'écran - enquête sur le portrait filmique de la Vierge Marie (2011, (ISBN 978-0231501811)). Londres; New York: Wallflower Press. Maurice Zundel et Marc Donze (Introduction), Marie, tendresse des pauvres, Le Passeur, 2024, 149 p. (ISBN 978-2385210243) Articles[modifier le code] Alain Houziaux, « Le culte de la vierge Marie, pourquoi ? », sur protestantsdanslaville.org, Protestants dans la Ville, 5 octobre 2005 (consulté le 19 décembre 2014). Élie Mélia, « Marie dans l'Église orthodoxe », Cahier d'Orgemont, vol. 58,‎ novembre-décembre 1966 (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2014). Exposé de l'archiprêtre Élie Mélia dans le cadre des rencontres du Groupe d'échanges et de travaux œcuméniques. Thierry Murcia, « Marie de Magdala et la mère de Jésus », Revue des Études Tardo-antiques, no Supplément 6 « Figures du premier christianisme : Jésus appelé Christ, Jacques “frère du Seigneur”, Marie dite Madeleine et quelques autres, (Textes de la session scientifique THAT, Paris-Sorbonne, 3 février 2018) »,‎ 2018-2019, p. 47-69 (lire en ligne) (en) Catherine O'Brien, The celluloid Madonna : from scripture to screen, Wallflower Press, 2011, 224 p. (ISBN 978-0231501811, OCLC , lire en ligne). Articles connexes[modifier le code] Mère de Dieu Culte marial Apparition mariale Liste de sanctuaires mariaux en France Liste de sanctuaires mariaux Mariologie Mariolâtrie Représentation artistique de la Vierge Marie Jésus de Nazareth Joseph (Nouveau Testament) Protévangile de Jacques Liens externes[modifier le code] Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica Brockhaus Collective Biographies of Women Den Store Danske Encyklopædi Deutsche Biographie Dictionnaire universel des créatrices Enciclopedia italiana Gran Enciclopèdia Catalana Hrvatska Enciklopedija Internetowa encyklopedia PWN Store norske leksikon Treccani Universalis Notices d'autorité : () Audience générale du 18 novembre 2020 - Catéchèse : 15. La Vierge Marie, femme de prière | François - Vidéo et photos Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] Sources bibliques[modifier le code] ↑ Galates 4,4–. ↑ Marc 6,3–. ↑ Luc 1,26–27. ↑ Matthieu 1,16–18. ↑ Luc 1,27–38. ↑ Matthieu 1,18–25. ↑ Luc 1,39–56. ↑ Luc 2,21–35. ↑ Matthieu 2,1–23. ↑ Luc 2,41–51. ↑ Actes des apôtres 1,14–. ↑ Luc 2,4–. ↑ Jean 19,26–27. Sources coraniques[modifier le code] ↑ Le Coran, « Marie », XIX, 29, (ar) مريم. ↑ Le Coran, « Marie », XIX, (ar) مريم. ↑ « Le Messie, Jésus, fils de Marie, est l'Apôtre de Dieu et son verbe qu'il jeta dans Marie : il est un esprit venant de Dieu. » Le Coran, « Les Femmes », IV, 169, (ar) النساء. ↑ « Les femmes » verset 171 ↑ « la table servie » versets 116 et 117. Références[modifier le code] ↑ Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne, 1995, p. 478. ↑ Simon Claude Mimouni, op. cit., p. 361. ↑ (en) Geoffrey W. Bromiley, The International Standard Bible Encyclopedia, volume 4, éd. Wm. B. Eerdmans Publishing Company, 1995, p. 267. ↑ a b c d e f g h et i Silke Petersen (de), « Maria, Mutter Jesu », lien permanent, 2011. ↑ René Laurentin, Court traité de théologie mariale,, P. Lethielleux, p. 17, chapitre "Marie dans l’Écriture". ↑ Vladimir Lossky, The Meaning of Icons, 1982 (ISBN 978-0-913836-99-6) p. 173. ↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, éd. Labor et Fides, 2009, p. 15. ↑ Enrico Norelli (trad. de l'italien), Marie des apocryphes : Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Genève, Labor et Fides, 26 février 2009, 177 p. (ISBN 978-2-8309-1340-8, lire en ligne), p. 9. ↑ Norelli 2009, p. 97. ↑ Norelli 2009, p. 38-39. ↑ Norelli 2009, p. 68. ↑ Norelli 2009, p. 85. ↑ Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne, 1995, p. 588-590. ↑ Pierre Maraval, Lieux saints et pèlerinages d'Orient : histoire et géographie des origines à la conquête arabe, Cerf, 1985, p. 264. ↑ Norelli 2009, p. 105. Ces textes ont été étudiés aussi, notamment, par Michel van Esbroeck, « Les textes littéraires sur l'Assomption avant le Xe siècle », dans Les Actes apocryphes des apôtres. Christianisme et monde païen, Labor et Fides, 1981, p. 265-285, et par (en) Stephen Shoemaker, Ancient Traditions of the Virgin Mary's Dormition and Assumption, Oxford UP, 2002. ↑ Jean Longère, La Vierge Marie dans l'enseignement de la théologie et la catéchèse mariale adulte : communications présentées à la 58e Session de la Société française d'études mariales, vol. 58, Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, Mediaspaul Éditions, coll. « Études mariales », 2001, 266 p. (ISBN 978-2-7122-0841-7, lire en ligne), p. 25. ↑ Francesco Rossi de Gasperis, Marie de Nazareth : icône d'Israël et de l'Église, vol. 64, Parole et Silence, coll. « Cahiers de l'école cathédrale », 15 mars 2004, 139 p. (ISBN 978-2-84573-228-5). ↑ Catéchisme de l'Église catholique : Édition définitive avec guide de lecture (trad. du latin), Italie, Bayard/Cerf/MAME, 2013, 845 p. (ISBN 978-2-7189-0853-3, lire en ligne), p. 971. ↑ G. I. Söll, In Dictionnaire encyclopédique du christianisme ancien, vol. II, Paris, Cerf, 1990, p. 1553. ↑ Denzinger, Paris, Cerf, 1992, n° 1400.. ↑ Denzinger, Paris, Cerf, 1992, n° 2803. ↑ Denzinger, Paris, Paris, 1992, n° 748.. ↑ C, Catéchisme de l’Église Catholique, Paris, Mame Plon, 1992, n° 966. ↑ a b et c « Once again, Pope Francis says Mary is not the ‘co-redemptrix’ », Crux (en), 24 mars 2021. ↑ Michael O'Carroll, C.s.sp., Mediatress of All Graces, Newman Press, Westminster, MD, 1958, p. 167-170 et p. 189-193. ↑ a b c d et e Hendro Munstermann, « Marie corédemptrice ? ». Marie corédemptrice ? Débat sur un titre marial controversé, éditions du Cerf (coll. « Théologies »), 2006, 104 p. Présentation du livre et résumé du débat. ↑ Ludwig Ott, Fundamentals of Catholic Dogma, Mercier Press Ltd., Cork, Ireland, 1955, p. 256. ↑ Léon XIII, « Iucunda semper expectatione », archives du Vatican. ↑ Dans la lettre encyclique Ad Diem illum laetissimum du 2 février 1904, Pie X écrit : « Quand vint pour Jésus l’heure suprême, on vit la Vierge debout auprès de la croix, saisie sans doute par l’horreur du spectacle, heureuse pourtant de ce que son Fils s’immolait pour le salut du genre humain […]. La conséquence de cette communauté de sentiments et de souffrances entre Marie et Jésus, c’est que Marie “mérita très légitimement de devenir la réparatrice de l’humanité déchue” (Eadmeri Mon., De Excellentia Virg. Mariæ, c. 9), et, partant, la dispensatrice de tous les trésors que Jésus nous a acquis par sa mort et par son sang […]. Du fait que Marie l’emporte sur tous en sainteté et en union avec Jésus-Christ et qu’elle a été associée par Jésus-Christ à l’œuvre de la Rédemption, elle nous mérite de congruo, comme disent les théologiens, ce que le Christ Jésus nous a mérité de condigno, et elle est le ministre suprême de la dispensation des grâces. » ↑ Clôture solennelle du jubilé de la Rédemption, 28 avril 1935. Cf. L'Osservatore Romano, 29-30 avril 1935. Voir aussi L'Osservatore Romano, 1er novembre 1933. ↑ Le 30 novembre 1933, Pie XI déclare : « Le Rédempteur se devait, par la force, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pour cela que nous l’invoquons sous le titre de Corédemptrice. Elle nous a donné le Sauveur. Elle l’a conduit à son œuvre de rédemption jusqu’à la croix. Elle a partagé avec lui les souffrances de l’agonie et de la mort en laquelle Jésus consommait le rachat de tous les hommes. ». Cf. L'Osservatore Romano, 1er décembre 1933. ↑ « Pour avoir été associée avec le Roi des Martyrs dans son ineffable œuvre de la rédemption humaine, comme Mère et comme corédemptrice… » Pie XII, Émission à la radio aux pèlerins à Fatima, 13 mai 1946, Acta Apostolicae Sedis 38, 1946, p. 266. ↑ a b c d e et f Bernard Sesboüé, s.j., « Peut-on encore parler de Marie ? », Christus, no 183,‎ janvier 1999, p. 264-273 (lire en ligne). ↑ « C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’« avocate, auxiliatrice, secourable, médiatrice », tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n’en résulte quant à la dignité et à l’efficacité de l'unique Médiateur, le Christ », « Aucune créature en effet ne peut jamais être mise sur le même pied que le Verbe incarné et rédempteur. » Cf. Lumen Gentium, VIII, 62. ↑ « Tels qu'ils sont proposés, les titres apparaissent ambigus, car on peut les comprendre de manières différentes. Il est apparu, de plus, que l'on ne doit pas abandonner la ligne théologique suivie par le concile de Vatican II, qui n'a voulu définir aucun d'entre eux. Dans son magistère, il n'a pas employé le mot Corédemptrice et il a fait un emploi très sobre des titres de Médiatrice et d'Avocate. En réalité, le terme de Corédemptrice n'est pas employé par le magistère des Souverains Pontifes, dans des documents importants, depuis l'époque de Pie XII. ». ↑ « Il n'est pas opportun d'abandonner le chemin tracé par le concile de Vatican II. ». ↑ Voici quel est notre Dieu, Plon/Mame, 2001, p. 215-216. ↑ « Pape François : Marie ne s'est jamais présentée comme corédemptrice », La Croix, 13 décembre 2019. ↑ R. G. Söll, In Dictionnaire encyclopédique du christianisme ancien. Vol II, Paris, Cerf, 1990, p. 1553-1554.. ↑ Olivier Clément, L’Église orthodoxe, Paris, PUF, coll. Que sais-je ? n° 949, 1961, p. 85-86. ↑ [1] ↑ Annick Sibué, Luther et la Réforme protestante, Paris, Eyrolles, 10 février 2011, 183 p., p. 118-119. ↑ (en) « Mary's perpetual virginity before, during and after Jesus' birth », sur catholicbridge.com, Catholic Bridge.com (consulté le 29 décembre 2014). anciennement Présent sur wesley.nnu.edu (version du 5 novembre 2011 sur Internet Archive) mais aujourd'hui cette page est inexistante. ↑ (en) « Comparing Christian Denominations - Beliefs (Part 1) », sur christianity.about.com, About Religion (consulté le 29 décembre 2014). ↑ (en) « What does The United Methodist Church teach about the Immaculate Conception and the Virgin Birth? », sur umc.org, United Methodist Church (consulté le 29 décembre 2014). ↑ a b et c André Gounelle, « Naissance de Jésus. Les textes ». ↑ Simon Claude Mimouni, Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, Presses universitaires de France, 2006, p. 131. ↑ G. I. Söll, Dictionnaire encyclopédique du christianisme ancien, vol. II, Paris, Cerf, 1990, 1362 p. (ISBN 978-2204041829), p. 1553-1554. ↑ Irénée de Lyon, Contre les h&eacu
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Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

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Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

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Black bloc — Wikipédia

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L'expression ne renvoie pas à un mode d'action spécifique et unique mais plutôt à la juxtaposition ou la combinaison, dans une même action ou à des moments différents, de courants de pensée potentiellement opposés : violents, de ceux qui voient dans la violence le seul moyen de réellement donner une portée à leur action, et considèrent que les actions non violentes ne sont que des exutoires inefficaces permettant d'éviter l'accumulation du sentiment de frustration au sein des populations.

L'expression black bloc /ˈblæk blɑk/[1] (« bloc noir » en anglais) désigne : dans le cadre d'une action[2] : des structures éphémères[3] utilisant des tactiques de manifestation[4] ou des formes d'action directe collectives[5] éventuellement violentes, et de façon plus informelle : des groupes d'affinité[6],[7] ou individus partageant une idéologie formée autour de la nécessité d'utiliser de telles méthodes. L'expression ne renvoie pas à un mode d'action spécifique et unique mais plutôt à la juxtaposition ou la combinaison, dans une même action ou à des moments différents, de courants de pensée potentiellement opposés : violents, de ceux qui voient dans la violence le seul moyen de réellement donner une portée à leur action, et considèrent que les actions non violentes ne sont que des exutoires inefficaces permettant d'éviter l'accumulation du sentiment de frustration au sein des populations[8]. néanmoins, certains black blocs participent à des manifestations sans avoir recours à la force. Sans organigramme, ni figures centralisées, le black bloc est constitué d'activistes et de groupes d'individus organisés ou non, tout de noir vêtus et masqués pour préserver l'anonymat[9]. Historiquement ancrée dans l'altermondialisme et l'anarchisme de l'extrême gauche, les individus composants un black bloc n'ont généralement ni appartenance formelle ni hiérarchie [10]. Les actions du black bloc ciblent généralement les symboles de l'État (commissariats de police, tribunaux, bâtiments administratifs) et du capitalisme (banques, agences d'intérim, entreprises multinationales, sociétés de publicité, restauration rapide). Afin de justifier leurs interventions parfois violentes face à la mondialisation, les militants soutiennent que le capitalisme est infiniment plus destructeur qu'aucune de leurs actions directes[11]. Le black bloc est médiatisé lors des manifestations contre la Première guerre du Golfe en 1991, puis en 1999 à Seattle lors du contre-sommet de l'OMC, lors des manifestations contre les G8 à Gênes en juillet 2001, à Évian en 2003, à Heiligendamm en 2007, à Strasbourg lors du contre-sommet de l'OTAN en avril 2009, à Hambourg pendant le G20 en 2017, ou encore le 1er mai 2018 ainsi que lors de la crise des Gilets jaunes à Paris. Étymologie[modifier le code] Le terme anglais black bloc est une traduction de l'allemand Schwarzer Block (littéralement « bloc noir »). Ce serait la police de Berlin Ouest, en 1980, qui aurait attribué le nom à cette forme d'action collective issue du mouvement 'autonome' des squats, et qui consiste à se grouper en manifestation, tous vêtus et masqués de noir, pour manœuvrer en bloc compact, se protéger mutuellement, et possiblement affronter les policiers ou lancer des frappes contre des cibles[4],[12],[6]. Plusieurs nouvelles appellations sont apparues au sein du black bloc par la suite : le « Radical Anti-Capitalist Blocs » (RACB) composé d'un millier de personnes a émergé lors du rassemblement contre le FMI et la Banque mondiale à Washington les 16 et 17 avril 2000 ou encore le « cortège de tête » des manifestations contre la loi Travail en 2016 en France, nommé ainsi car il prit place en première ligne des manifestations, position traditionnelle des grandes centrales syndicales. Histoire[modifier le code] Origine[modifier le code] Il est courant de faire remonter les origines du black bloc aux autonomes allemands de Berlin-Ouest du début des années 1980[11],[13]. Face aux incursions policières, les autonomes allemands se sont organisés en « Schwarzer Block » pour mettre en pratique des actions directes collectives afin de défendre, en masse, des squats (« Freiräume ») et des « lieux autogérés » menacés d’expulsion. Les black blocs se sont ensuite multipliés en marge des mouvances anticapitalistes[6], internationalistes, antifasciste radicale et antiautoritaires[14]. L'historienne Dominique Baqué a écrit en 2004 : « Visages recouverts d'un masque, casqués, difficiles à cerner et à saisir, les black blocs ne se revendiquent d'aucune organisation, d'aucun courant [...] ils ont fait leur apparition à Berlin-Ouest au cours de l'hiver 1980, souvent issus des squatts, libertaires et anarchistes, prônant l'appropriation violente des biens matériels produits par le capitalisme. »[15] Internationalisation[modifier le code] Dans les années 1990, les militants du mouvement nord-américain Anti-Racist Action (en) (ARA) qui privilégient la confrontation directe contre les néo-nazis et les suprémacistes « Blancs » reprennent la tactique black bloc[5],[2]. La tactique du black bloc apparaît dans les médias en 1991 aux États-Unis à l'occasion d'une manifestation contre la guerre du Golfe où des participants effectuèrent des actions directes en marge des cortèges conventionnels, notamment contre des locaux de la Banque mondiale[2]. Le 30 novembre 1999, lors du congrès de l’OMC à Seattle, un black bloc d’environ 200 militants s'est attaqué aux locaux de sociétés multinationales se trouvant sur le parcours de la manifestation, et a bloqué les rues avec du mobilier urbain pour en faire des « zones autonomes temporaires », attirant l'attention des médias. Cette tactique consistant à se regrouper et circuler, les visages masqués, pour s’en prendre physiquement aux symboles de l’État et du capitalisme se diffuse « principalement à travers le réseau de la contre-culture punk et d'extrême ou d'ultragauche, grâce à des fanzines, à des groupes de musique en tournée et à des contacts personnels »[16] Sociologie[modifier le code] Historiquement, le « black bloc » a été fondé par des étudiants allemands tous issus de la classe moyenne supérieure. Ses membres viennent principalement « de milieux sociaux privilégiés » et non des banlieues pauvres. Pendant longtemps, il s'agit, selon Olivier Cahn, « d'une fraction relativement éduquée de la population issue de l'ultragauche anarcho-autonome »[17]. Pour Thierry Vincent, « ce sont plutôt des blancs, assez peu de racisés, avec un capital culturel élevé »[18]. Néanmoins, une évolution semble avoir lieu au profit de groupes plus populaires qui ferait diminuer la proportion de jeunes gens issus de la bourgeoisie[17]. Certains viennent des « Kops » d'Auteuil, des supporters de l'ultra-gauche opérant au Parc des Princes qui montrent des origines sociales plus populaires[19]. Poursuites en justice et condamnations[modifier le code] Après les manifestations liées aux différents sommets du G8 en Europe au début des années 2000, les tribunaux européens[Lesquels ?] poursuivent des personnes accusées d'être « membres de Black Blocs » pour « vandalisme », « association de malfaiteurs » et « association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste ». Un certain nombre de condamnations ont été prononcées contre des membres des black blocs[20],[21], néanmoins, selon Le Point, les black blocs tombés aux mains de la police suivent le plus souvent un document de deux feuillets intitulé « Que faire en cas d'arrestation ? », qui leur donne la marche à suivre pour éviter de fournir des éléments à charge. Ils peuvent également s'appuyer « sur un réseau de journalistes amis et communicants des réseaux sociaux »[22].[non neutre] Mode de fonctionnement[modifier le code] Schématiquement, les black blocs sont des rassemblements de groupes d'affinité, d’inspiration libertaire, qui prônent une action directe de rue incluant de manière explicite dans leur répertoire d’actions la violence contre certains biens et certaines personnes (policiers et militants d’extrême-droite). Certains black blocs ne comptent que quelques dizaines de personnes, d'autres des milliers. Les black blocs comportant de nombreux militants libertaires et égalitaires, parfois féministes, se constituent d'un nombre important de femmes, mais son principe même étant l’anonymisation des militants, il est difficile d'identifier réellement la proportion d'hommes et de femmes à l’intérieur des cortèges[23],[24]. Selon l'analyste Jacques Baud, « Contrairement à une opinion largement répandue — et aux affirmations de certains services de renseignement — le black bloc n’est ni une structure, ni une organisation, ni un réseau, ni une idéologie. Elle représente une fonctionnalité au sein d’une manifestation, associée à une stratégie d’action de nature asymétrique[25]. » Modus operandi[modifier le code] Les black blocs se forment généralement au point de rendez-vous des manifestations loin du regard des policiers, derrière des bannières ou cachés dans la foule, ou pendant les manifestations quand une intervention policière ou une action directe se prépare. Les activistes s'habillent et se masquent de noir pour symboliser l'unité, leur solidarité et l'égalité des hommes et femmes au sein d'un black bloc et créer un effet de masse, mais surtout pour se protéger des caméras de vidéo-surveillance et pour éviter d’être identifiés par les forces policières. Ils portent souvent des blousons de cuir et des protections de fortune adaptées à la guérilla urbaine (équipement sportif, lunettes de ski ou de plongée, bannière renforcée). Selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur français, en 2009 : « Les black blocs forment, dans les manifestations, des groupes éphémères, dont l'objectif est de commettre des actions illégales, en formant une foule anonyme non identifiable. C'est la raison pour laquelle ces individus portent des vêtements noirs ou très sombres, ce qui rend difficile le travail d'identification et d'interpellation. Ils s'habillent ainsi au dernier moment et changent immédiatement de tenue une fois les exactions terminées. » Selon lui, ils sont « pour beaucoup issus de la mouvance anarchiste » et participent à « tous les combats altermondialistes violents[26]. » Usage de la force[modifier le code] Selon la politologue Sylvie Dugas : « L'usage de la force permet aux partisans du Black Bloc de signifier aux plus défavorisés qu'ils sont prêts à mettre leur corps en péril pour exprimer leur solidarité envers eux »[11]. Pour Francis Dupuis-Déri, enseignant-chercheur en science politique à l’Université du Québec à Montréal, affirmant que le black block n’a jamais causé de morts, estime : « [Le black block] n’est qu’un usage de la force de très basse intensité : quelques lancers de bouteilles et cailloux, exceptionnellement un cocktail Molotov, jamais d’armes à feu. Sur l’échelle historique de la violence politique en France, y compris celle de sa police, on peut parler de microviolence. […] [Andreas Malm, dans son livre Comment saboter un pipeline] explique très bien le problème avec la conception dogmatique et simpliste de la non-violence, présentement majoritaire dans les réseaux écologistes. […] Tous les mouvements sociaux d’importance ont connu une aile plus radicale et pratiquant la perturbation ou ayant recours à la force[27]. » Les membres du black block ne considèrent d’ailleurs pas nécessairement la violence comme l’unique instrument de lutte, mais comme un instrument parmi d’autres : s’élevant contre le « dogme de la non-violence », ils revendiquent son utilisation lorsqu’elle semble pertinente, mais pas comme l’unique solution à tous les problèmes, reconnaissant par ailleurs que son usage peut être contre-productif dans le cadre d’une lutte sociale[27]. Certains black blocs pratiquent la destruction de biens matériels : attaques de banques, bâtiments gouvernementaux, sociétés multinationales, caméras de vidéo-surveillance, publicité et tout ce qui à leurs yeux représente le capitalisme et l'État. Cette volonté de ne pas frapper n’importe quelle cible est une constante de la violence autonome de rue. Ces actions sélectives ne visent pas à s'attaquer aux personnes, aux petits commerces, aux habitations et aux biens collectifs indispensables mais aux biens des représentants du capitalisme et l'État[6]. D'autres se donnent pour mission de protéger physiquement les manifestations. Ils opèrent alors différemment en concentrant tous leurs efforts sur les forces policières, faisant reculer leurs lignes pour regagner du terrain perdu, forçant les lignes policières lors d'encerclement, libérant les personnes arrêtées (dé-arrestation), apportant un appui physique aux manifestants interpellés ou attaqués par les policiers et défendant physiquement les militants pratiquant la désobéissance civile contre les interventions policières. Les activistes n'hésitent pas à affronter violemment les Forces de l'Ordre qu'ils considèrent comme le bras armé du capitalisme et de l'État. Bien que critiqués par une partie des militants altermondialistes ou pacifistes — avec lesquels il existe parfois de réelles tensions, trouvant l'action des black blocs contre-productive pour la mise en place d'une alternative politique[28],[27] — la plupart des membres du black bloc affirment refuser de mettre en danger le reste des manifestants[11]. Ainsi, pour la manifestation de Gênes, les échauffourées se sont déroulées le matin et dans un lieu éloigné, avant que ceux qui y avaient participé ne rejoignent les rangs de la grande manifestation pour défiler avec les autres manifestants. Non-violence[modifier le code] Selon Olivier Cahn, la constitution d’un black bloc au sein d’une manifestation n’implique pas systématiquement perpétration d’exactions. En outre, les modes d’action adoptés ne sauraient se résumer à l’exercice de violences, ni même d’actes illégaux[29]. Depuis le début des années 2000, la tactique du black bloc est utilisée par certains anarchistes et leurs sympathisants lors de nombreuses émeutes, confrontation de rue et actions directes mais aussi lors de nombreuses manifestations pacifiques, l’anarchisme comptant également beaucoup de partisans non-violents[30][source insuffisante]. De nombreux black blocs ont simplement défilé calmement, sans poser de gestes spectaculaires ou violents, leur seule présence en manifestation exprimant déjà une critique radicale[4][source insuffisante]. En signe de solidarité et d'appui anonyme, par précaution en cas de crainte d’intervention policière ou d’agression d'extrême-droite, ou simplement pour s'afficher, de petits et moyens black blocs font fréquemment leur apparition dans ces rassemblements, montrant par-là le respect des militants libertaires pour la diversité des tactiques et prouvant que la violence n'est pas leur seul but. Certains black blocs participent à des manifestations sans avoir recours à la force. Ce fut le cas, entre autres, lors des manifestations pour les droits des femmes à Washington (22 avril 2001), contre le Forum économique mondial à New York (janvier-février 2002) et contre le sommet du G8 à Calgary et à Ottawa (juin 2002)[5]. Ailleurs, ils vont manœuvrer pour détourner l'attention des policiers et faciliter l'action d'autres groupes militants pratiquant le blocage de routes, comme au sommet du G8 en Écosse en 2005. En général, leur choix tactique dépend du contexte politique et du rapport de force, et leurs cibles ont une signification politique évidente[4][source insuffisante]. Critiques[modifier le code] Cette section est franco-centrée et doit être internationalisée (décembre 2020). Une frange de la population, qu'il s'agisse de manifestants altermondialistes, de porte-paroles du mouvement des Gilets jaunes ou de représentants de partis d'extrême droite[31], considèrent parfois les black blocs comme des agents infiltrés (agents provocateurs) par la police pour faire mauvaise presse à certaines manifestations[32],[33]. En 2019, lors des manifestations des Gilets jaunes en France, le journal Libération rapporte des témoignages concordants de « Black blocs » rejoignant les rangs des CRS[34]. Jordan Bardella s'étonne de l'impunité apparente dont ils bénéficient[35],[36]. Selon France Info, ces rumeurs persistantes sont liées à l'infiltration des manifestations par des policiers en civil qui s'habillent comme les manifestants pour se fondre dans la foule, récupérer des renseignements et procéder à des interpellations[32]. Lors des manifestations de protestation contre la loi sécurité globale en France en novembre et décembre 2020, le mode d’action des black blocs caractérisé par « des policiers acculés, victimes de projectiles, des vitrines saccagées, des commerces incendiés », est critiqué par différentes personnalités politiques, comme la député de La France insoumise Caroline Fiat qui souhaite un « prompt rétablissement aux gendarmes et policiers blessés par ces ‘Black blocs’ » ou encore la cheffe du parti d’extrême droite Rassemblement national Marine Le Pen qui s'étonne de « l’impunité » dont bénéficieraient les membres de ces groupes[37]. Une partie de cette critique, notamment du côté de la France insoumise, des communistes et de la CGT, dénonce une violence qui in fine serait utile au gouvernement. Ainsi, pour Alexis Corbière, « ceux qui agressent des policiers, détruisent ou brûlent non seulement commettent des actes dangereux et condamnables, mais sont les alliés objectifs des Darmanin et Lallement ». Une opinion partagée par Danielle Simonnet également élue LFI qui estime que « les casseurs sont plus utiles aux médias pour avoir des images qui font peur et au gouvernement »[38]. Cette violence extrême est notée par la presse étrangère[39]. Ainsi, le journal italien La Stampa relate la manifestation du 5 décembre 2020 au cours de laquelle les membres du black bloc imposent « une sorte de guérilla urbaine » à certains quartiers résidentiels du nord-est de la capitale, mettant le feu aux voitures « (des petites voitures, pas des Porsches) » et détruisent les vitres des banques et des agences immobilières[40]. Actes notoires[modifier le code] Cette section contient une ou plusieurs listes. Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques. Les listes peuvent demeurer si elles sont introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien restituer les différents éléments (octobre 2025). Les années 1980[modifier le code] En décembre 1980, les autorités de la ville de Berlin-Ouest décident de mettre un terme aux occupations d'universités et aux squats. C'est dans ce contexte que des activistes ont eu recours pour la première fois à la tactique du black bloc. Des « autonomes » vêtus et masqués de noir sont descendus dans la rue affronter les Forces de l'Ordre venues les expulser. L'invention du terme (schwarzer Block) est du reste attribuée à la police allemande[41]. Un black bloc de 1 500 « autonomes » se forme à Hambourg, en 1986, pour défendre le squat Hafenstraße (en). Apparition de black blocs à l'occasion de la présence du président américain Ronald Reagan à Berlin-Ouest, en juin 1987. En septembre 1988, à Berlin-Ouest, un black bloc affronte les forces de l'ordre au cours d'une manifestation contre une réunion de la Banque mondiale et du FMI[5]. Les années 1990[modifier le code] Dans les années 1990, les militants du mouvement nord-américain Anti-Racist Action (en) (ARA) qui privilégient la confrontation directe contre les néo-nazis et les suprémacistes blancs reprennent la tactique du black bloc[5],[2]. Washington (1991) : le premier black bloc américain connu s'attaque aux locaux de la Banque mondiale à l'occasion d'une manifestation anti-guerre du Golfe[2]. San Francisco (1992): un black bloc se forme contre les célébrations du 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Le bloc manifestant contre ce qu'ils considèrent comme des génocides perpétrés sur les Premières Nations. Usa (24 avril 1999): un black bloc d'environ 2 000 participants se forme à l'occasion d'une manifestation pacifique pour la libération de Mumia Abu-Jamal organisée par diverses organisations anti-autoritaires et d'extrême gauche réunies au sein du collectif Millions for Mumia. Seattle (novembre 1999): Un black bloc d’environ 200 activistes s'attaque à des vitrines de banques et de commerces et pille des magasins lors du Congrès de l’OMC. Des slogans sont tagués sur des murs et du mobilier urbain est brûlé ou détruit. Une zone autonome temporaire fortifiée par des barricades est constituée pendant quelques heures[42]. Cette journée est plus connue sous le nom de « bataille de Seattle ». Les années 2000[modifier le code] Washington (16 et 17 avril 2000) : se tient une réunion du FMI et de la Banque mondiale. Un black bloc composé d'environ 1 000 personnes y est présent, optant cependant pour une tactique résolument différente de celle mise en pratique à Seattle. Le black bloc concentra tous ses efforts sur la police, faisant reculer leurs lignes à plusieurs reprises, forçant les barrages policiers, délivrant des personnes arrêtées, entraînant la police au-delà de son propre périmètre et défendant les militants pratiquant la désobéissance civile contre les interventions policières, leur permettant ainsi d’aller plus loin[43]. Usa (2000): divers black blocs se constituent en marge des conventions républicaine (1er juin 2000 à Philadelphie) et démocrate. Les incidents sont de faible gravité. Prague (25 et 26 septembre 2000): un black bloc s'organise à l'occasion de la réunion du FMI. Quelque 3 000 personnes se heurtent à la police tchèque. Les affrontements sont très violents. Göteborg (juin 2001): un black bloc se forme contre le sommet de l'Union européenne. Toute une rue de la ville est dévastée. La police ouvre le feu sur la foule et blesse grièvement un des manifestants[réf. nécessaire]. Émeutes anti-G8 de Gênes de 2001. Le matin du 21 juillet 2001, un black bloc de 2 500 personnes s'attaque à des banques, des agences immobilières, des concessionnaires automobiles, des agences de voyages, des panneaux publicitaires ainsi qu'à la prison de Marassi où les Forces de l'Ordre ne parviennent pas à faire face à l'assaut[44]. En réaction, l'après-midi, les forces de police déchaînent alors des attaques très violentes contre des manifestants absolument pacifiques des divers lieux de protestation autorisée. Des camions de police sont lancés à grande vitesse contre la foule[45]. Carlo Giuliani, un jeune activiste altermondialiste qui s'apprêtait à lancer un extincteur sur la porte arrière du véhicule, est abattu d'une balle par un policier[46]. Évian(1er, 2 et 3 juin 2003): Sur le parcours de la manifestation anti-G8 entre Genève-Annemasse, une station d'essence est détruite par des participants d'un black bloc[47] qui sont alors fortement critiqués par des pacifistes, mais aussi par d'autres membres du black bloc qui considèrent que certains types de destruction sont contre-productifs et discréditent le mouvement. Angleterre (2005): Présence d'un black bloc au G8[48]. Heiligendamm (Allemagne) (début juin 2007): Un black bloc d'environ 5 000 personnes se forme lors d'une grande manifestation contre le G8 et donne lieu à des affrontements violents avec la police. Un millier de personnes, dont 430 policiers, sont blessées dans des heurts entre activistes des Black Blocs et forces de l'ordre[49]. Sommet de l'OTAN à Strasbourg (3 et 4 avril 2009) : un black bloc d'environ 2 000 personnes se réunit au cours de la manifestation contre le Sommet de l'OTAN à Strasbourg[50]. Ils mettent littéralement à sac le quartier du Port du Rhin[51]. La douane, l'office du tourisme, un distributeur de billets, une pharmacie (par propagation du feu), l'hôtel Ibis sont incendiés[52] et une dizaine d'entreprises privées sont vandalisées. Des vitrines d'usines et 27 Abribus sont détruits, ainsi que des panneaux publicitaires, des caméras de vidéo-surveillance et un radar automatique. Une barricade est dressée à l'aide de wagons. Le montant des dégâts s'élève à plus de 100 millions d'euros tandis que 1 500 personnes ont été blessées dont plus de 100 policiers et 13 pompiers[51]. Poitiers (10 octobre 2009) : un black bloc d'environ 250 personnes se réunit par surprise pendant une manifestation de protestation contre le transfert des 118 détenus de la maison d'arrêt (MA) de Poitiers au nouveau centre pénitentiaire (CP) de Vivonne. Une vingtaine de vitrines, des horodateurs ainsi que des cabines téléphoniques, des abribus et des bollards sont détruits ou arrachés. Un slogan (« Omnia sunt communia », extrait de Vatican II) est également peint sur le baptistère Saint-Jean. Ce mouvement était attendu de façon pacifiste et avec une faible ampleur ; la police, alors préparée pour 50 manifestants, s'est très vite retrouvée débordée[53]. Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, déclare qu'il « n'hésiterait pas » à demander la « dissolution » des « groupuscules »[54]. En 2018, le politologue poitevin Thomas Michaud publie Réflexions sur l’anarchie, à la suite du black bloc de Poitiers du 10 octobre 2009[55]. Genève (28 novembre 2009) : un black bloc d'environ 200 personnes se réunit lors d'une manifestation anti-OMC (Organisation mondiale du commerce). Dès le début de la manifestation, trois groupes distincts se livrent à des déprédations, retournant se dissimuler parmi les manifestants à l'arrivée des policiers[56]. Les manifestants détruisent à coups de pierres, de masses et de marteaux les vitrines de commerces de luxe, d'agences bancaires ainsi que celles d'un hôtel cossu du centre-ville de Genève. Ils s'en seraient également pris aux voitures les plus luxueuses, en en brûlant quatre par la même occasion. Quatorze personnes sont interpellées pour « émeute », ainsi que quatre autres pour « vol et émeute » ayant été retrouvées en possession de marchandises volées dans les vitrines[57],[58]. Copenhague (12 décembre 2009) : un black bloc d'environ 300 personnes se réunit lors d'une manifestation contre la conférence internationale sur le climat. Des vitrines sont brisées à l'aide de marteaux et de briques, un policier est blessé et quatre voitures ont été incendiées. Les black blocs retournent parmi les manifestants pacifiques pour éviter les arrestations et en émergent ponctuellement pour briser une vitrine. Quelque 1 800 personnes seront interpellées[59]. Les années 2010[modifier le code] Vancouver (13 février 2010) : un black bloc durant une manifestation contre les Jeux olympiques d'hiver de 2010[60]. Toronto (26 juin 2010) : un black bloc se réunit lors d'une manifestation contre le G20 organisée à Toronto. De nombreuses vitrines de magasins appartenant à des chaînes multinationales sont fracassées. Les manifestants brisent les vitrines des magasins et des banques du centre-ville et incendient des voitures de police lors d'une manifestation que la police maîtrise finalement avec des gaz lacrymogènes et des arrestations massives[61]. Rome (15 octobre 2011) : un black bloc de quelques centaines de personnes se réunit lors de la manifestation du Mouvement des Indignés. Des vitrines de banques et de magasins sont détruites. Bilan : 135 blessés, dont 105 policiers[62],[63]. Montréal (1er mai 2012) : un black bloc de 1 000 à 2 000 personnes se forme lors de la manifestation anticapitaliste autonome du 1er mai et s'attaque à une banque, des commerces et à la police. Égypte (24 janvier 2013) : création d'un mouvement black bloc égyptien fortement médiatisée à l’échelle locale et internationale. Leur cible principale est le gouvernement du président Mohamed Morsi et la confrérie des Frères musulmans dont il est issu. Les membres du mouvement apparaissent brandissant des drapeaux anarchistes avec un message défilant sur la vidéo dont voici un extrait : « Nous sommes le groupe Black Bloc, partie d’un tout dans le monde. Nous militons depuis des années pour la libération de l’Être humain, la démolition de la corruption et le renversement du tyran[64],[65]. » Brésil (octobre 2013) : des blacks blocs affrontent la police lors du mouvement protestataire qui demande de meilleurs services publics et proteste contre la corruption et le coût de la Coupe du monde de football de 2014. Selon Le Figaro, ils adoptent « une stratégie d'autodéfense [face à] l'ampleur de la répression policière […] quitte à assumer les dérapages, comme des bus incendiés […] En ce sens, ils bénéficient d'une bonne dose de sympathie de la part de la classe moyenne, lasse de politiques sourds à leurs revendications[66]. » Selon une enquête reprenant les travaux de deux chercheurs effectués auprès d'une vingtaine d'activistes, ces Black blocs se révèlent être « une masse hétérogène », dont la plupart sont « âgés entre 15 et 25 ans, appartenant à la classe moyenne basse »[67]. Les actions se poursuivent jusqu'à la Coupe du monde de football de 2014[68],[69],[70]. Nantes (22 février 2014) : en marge d'une manifestation contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), un black bloc de 1 000 personnes commet des dégradations et affronte violemment les forces de l'ordre, selon le ministre de l’Intérieur Manuel Valls[71]. Par la suite, celui-ci dénonce « cette ultragauche, ces Black Blocs, originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers »[72]. Pour la France, d'après les services de renseignement, le noyau dur des Black Blocs se compose de 450 à 500 personnes. Selon certains spécialistes[Qui ?], ils seraient au total près d'un millier[73]. Francfort (18 mars 2015) : des black blocs ont protégé les manifestants pacifiques durant les actions d'occupation du rassemblement contre l’inauguration de la Banque centrale européenne. Ils ont ensuite manifesté en détruisant des vitrines de banques, bloquant des routes et incendiant sept voitures de police[74]. Rennes (mai 2016) : quelques centaines d'activistes anticapitalistes en mode black blocs défilent dans les rues de Rennes pour dénoncer le « régime capitaliste ultralibéral » et les violences policières. Ces heurts surviennent à l'origine de manifestations prévues contre la loi Travail. La ville de Rennes subit d'importantes dégradations, banques, distributeurs automatiques de billets, commissariat de police et caméras de surveillance sont détruites[75]. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Valls se rend à Rennes dans la matinée du 15 mai 2016 pour dénoncer ces violences, il affirme lors d'une conférence de presse, après avoir passé les Forces de l'Ordre en revue[76], venues nombreuses en renfort dans la ville : « Si le droit de manifester est sacré, il n'y a pas de droit de casser »[77]. Paris (mai 2017) : en marge de manifestations du 1er mai à Paris, six policiers sont blessés, dont deux grièvement[78], dans ce qui est rapporté comme des actions de Black Bloc[79],[80],[81]. Hambourg (juillet 2017) : différents groupes de toute l'Europe (Scandinavie, Suisse, Italie, France, Allemagne) se sont rejoints pour former un black bloc estimé entre 7 000 et 8 000 personnes lors d'une manifestation organisée contre une réunion du G20[82],[83],[84]. Paris (mai 2018) : le 1er mai à Paris, un black bloc d'environ 1 200 personnes (selon la préfecture de police, « du jamais-vu ») prend la tête d'un cortège autonome de 14 500 manifestants[85],[86], en marge et devant la manifestation syndicale (20 000 personnes). Selon la préfecture de police de Paris, « trente et un commerces ont été dégradés, six véhicules ont été incendiés et dix autres dégradés »[87],[88],[89],[90],[91],[92]. France (23 octobre 2018) un projet de loi visant la mouvance Black-bloc est porté par le président LR des sénateurs, Bruno Retailleau. Il stipule qu'à titre de prévention, les préfets pourront prononcer des interdictions de manifestation dans un but de sécurité publique. La création d'un fichier national d'interdits de manifester est aussi proposée. Les préfets pourraient aussi autoriser des fouilles et palpations pendant les six heures précédant les manifestations et jusqu'à leur dispersion dans un périmètre défini. Une proposition qui indigne l'opposition qui dénonce l'atteinte aux libertés publiques[93]. La loi visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations est adoptée à la mi-mars 2019[94]. Paris (16 mars 2019) : des blacks blocs de plus de 1 500 personnes[95] se forment à l'« acte XIX » du mouvement des Gilets jaunes et participent aux côtés des gilets jaunes à des dégradations et des affrontements avec la police jamais vus auparavant sur les Champs-Élysées[96],[97],[98] depuis l'« acte III » du 1er décembre 2018[99] ; heurts et dégradations se poursuivant jusqu'en fin d'après-midi dans plusieurs autres endroits de la capitale[100],[101]. Au total, 216 commerces ont été dégradés[102] (80 % assez lourdement touchés), dont 27 pillés[103], les autorités déplorant 79 feux, dont 5 de bâtiments, et la quasi-totalité des kiosques à journaux de l'avenue totalement détruits[104]. Trente gendarmes, policiers et pompiers ont également été blessés[103]. France (23 novembre 2019) : un black bloc composé d'une trentaine de femmes « féministes antifascistes ou anarchistes » se constitue au sein de la Marche contre les violences faites aux femmes et les féminicides organisée à Paris qui a réuni au moins 49 000 personnes[105]. Années 2020[modifier le code] Paris (mai 2021) : le 1er mai à Paris, des blacks blocs attaquent et dégradent des camions de la CGT ainsi que leurs membres en fin de manifestation à la Place de la Nation, il s'agit d'une première depuis l’existence du syndicat[106],[107]. Les autonomes et les militants de la CGT se traitent alors mutuellement de « fascistes »[108]. Pour Christophe Bourseiller, spécialiste de l'ultra-gauche, cette attaque rappelle les affrontements des années 70 entre autonomes et syndicats[109] Paris (mai 2025) : le 1er mai, des individus cagoulés identifiés comme des « black blocs » saccagent le stand du Parti socialiste et malmenent des élus dont notamment Jérôme Guedj[110]. Publications, communiqués et interviews[modifier le code] David Van Deusen, Xaviar Massot, The Black Bloc Papers, une anthologie de textes du North American Anarchist Black Bloc, 1988-2005, Breaking Glass Press, 2010 (ISBN 0-9791671-0-8), texte intégral en anglais, extraits en français. Les Black Blocs par eux-mêmes, Atelier de création libertaire, 2005, texte intégral. Francis Dupuis-Déri, Les Black Blocs - La liberté et l'égalité se manifestent, Lux Éditeur, 2016, (ISBN 978-2895962267), 360 pages. Collectif, Manifestation du 1er mai (2019) : qu’attendre du « Black Bloc » ?, Lundi matin, 29 avril 2019, [lire en ligne]. Casse, démocratie, haine anti-flics : plongée dans la pensée "black bloc", Marianne, 30 avril 2019, [lire en ligne]. Darkveggy, Black Blocs, au singulier ou au pluriel… Mais de quoi s’agit-il donc ?, Bruxelles, Alternative Libertaire, no 232, octobre 2000, texte intégral. Annexes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] Collectif, Gênes, 19-20-21 juillet 2001, multitudes en marches contre l’Empire, Paris, Éditions Reflex, 2002. Jacques Baud, Le Black Bloc, in La Guerre asymétrique ou la Défaite du vainqueur, Éditions du Rocher, 2003, pp.110-114. Tim Jordan, S’engager ! Les nouveaux militants, activistes, agitateurs..., Paris, Autrement, 2003. Francis Dupuis-Déri, Les Black Blocs - La liberté et l’égalité se manifestent, Lux Éditeur, Atelier de création libertaire, 2005 (ISBN 9782895960546), notice éditeur. Raoul Vaneigem, Contribution à l'émergence de territoires libérés de l'emprise étatique et marchande, Rivages, 2018[111]. Travaux universitaires[modifier le code] Florian Rousset, La Résurgence d'une violence politique spécifique dans la mouvance Black Bloc, mémoire de DEA en science politique, Institut d'études politiques de Grenoble, 2002 (OCLC ). Clément Barette, La Pratique de la violence politique par l’émeute : le cas de la violence exercée lors des contre-sommets, mémoire d’études approfondies en sociologie politique, université Panthéon-Sorbonne, 2002. Francis Dupuis-Déri, « Manifestations altermondialisation et “groupes d’affinité”. Anarchisme et psychologie des foules rationnelles », colloque « Les mobilisations altermondialistes », GERMM, 3-5 décembre 2003, [lire en ligne]. Félix Thériault-Béruhé, Les « Black Blocs » et leur impact sur les autres acteurs du mouvement anti/altermondialiste au Québec : le cas du Sommet de Québec en 2001, Mémoire de Maîtrise en sciences politiques, Université de Montréal, 2006, [lire en ligne]. Olivier Cahn, La répression des « black blocs », prétexte à la domestication de la rue protestataire, Archives de politique criminelle, 2010/1, p. 165-218, [lire en ligne]. 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Georges Brassens — Wikipédia

Georges Brassens - Wikipédia

Auteur de plus de deux cents chansons aux textes soignés, exigeants et littéraires - parmi lesquelles les populaires Chanson pour l'Auvergnat , La Mauvaise Réputation , , Les Amoureux des bancs publics , Les Copains d'abord , Supplique pour être enterré à la plage de Sète , Les Trompettes de la renommée , etc.

Georges Brassens (/ʒɔʁʒ bʁa.sɛ̃s/), né le 22 octobre 1921 à Sète (Hérault) et mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc (Hérault), est un auteur-compositeur-interprète et poète français. Auteur de plus de deux cents chansons aux textes soignés, exigeants et littéraires — parmi lesquelles les populaires Chanson pour l'Auvergnat, La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Les Amoureux des bancs publics, Les Copains d'abord, Supplique pour être enterré à la plage de Sète, Les Trompettes de la renommée, etc. — Georges Brassens a également mis en musique des poèmes de François Villon, Victor Hugo, Paul Verlaine, Francis Jammes, Paul Fort, Antoine Pol, Théodore de Banville, Alphonse de Lamartine ou encore Louis Aragon. Georges Brassens, à l'instar de Léo Ferré, Jacques Brel et Jean Ferrat est considéré comme l'un des artisans d'un âge d'or de la chanson française. Il reçoit le Grand prix de poésie de l'Académie française en 1967. Biographie[modifier le code] Georges Charles Brassens naît le 22 octobre 1921 au numéro 54 de la rue de l'Hospice (rebaptisée rue Georges-Brassens en 1982), dans un quartier populaire du port de Cette[1] (le nom de la ville n'est orthographié Sète qu’en 1928[2], un changement de graphie qu'il évoque comme étant à l'origine de sa « première tristesse d'Olympio » dans la chanson Jeanne Martin[3]). Dans la maison familiale[note 1], il est entouré de sa mère, Elvira (née Dagrosa, 1887-1962), de son père, Jean-Louis (1881-1965, maçon, comme ses parents l'étaient avant lui), de sa demi-sœur Simone Comte (1912-1994), née du premier mariage de sa mère, et de ses grands-parents paternels, Jules et Marguerite (née Josserand), natifs de Castelnaudary[4]. Sa mère, dont les parents sont originaires de Marsico Nuovo dans la région de la Basilicate en Italie du Sud[5], est une catholique d'une grande dévotion. Veuve de guerre d'Alphonse Comte, tonnelier tué au front[6] (27 août 1881-28 octobre 1914), père de Simone, la demi-sœur de Georges, Elvira épouse en 1919 Jean-Louis Brassens, un entrepreneur de maçonnerie. Le père de Georges est un homme paisible, généreux, libre-penseur, anticlérical (il refusera d'assister à la communion de son fils[7]) et doté d'une grande indépendance d'esprit. Deux caractères très différents qu'une chose réunit : le goût de la chanson. D’ailleurs, tout le monde chante à la maison. Sur le gramophone, les disques de Mireille, Jean Nohain, Tino Rossi ou Ray Ventura et ses Collégiens. Les années 1930 : Sète[modifier le code] Selon le souhait de sa mère, à l'âge de quatre ans Georges commence sa scolarité dans l’institution catholique des sœurs de Saint-Vincent. Il en sort deux ans après pour entrer à l’école communale, selon le désir de son père. À douze ans, il entre au collège[note 2]. Georges est loin d’être un élève studieux. Ses amis le décrivent comme plutôt rêveur en classe[note 3]. Mais, après l'école, il préfère les jeux, les bagarres, les bains de mer et les vacances. Afin que son carnet de notes soit meilleur, sa mère lui refuse des cours de musique. Il ignorera donc tout du solfège, mais cela ne l’empêche pas de griffonner des chansonnettes sur ses premiers poèmes. Alphonse Bonnafé[modifier le code] En 1936, il s'ouvre à la poésie grâce à son professeur de français, Alphonse Bonnafé, alias « le Boxeur ». L’adolescent s’enhardit jusqu'à lui soumettre quelques-uns de ses bouts-rimés. Loin de le décourager, l'enseignant lui conseille plus de rigueur et l'intéresse à la technique de versification et à l'approche de la rime[8]. À la poésie et à la chanson populaire s’ajoute sa passion pour les rythmes nouveaux, venus d’Amérique, qu’il écoute à la TSF : le jazz. En France, Charles Trenet conjugue tout ce qu'il aime. Il sera un modèle. « On était des brutes, on s'est mis à aimer [les] poètes. […] Et puis, grâce à ce prof, je me suis ouvert à quelque chose de grand. Alors, j’ai voulu devenir poète…[9] » Le collégien[modifier le code] Son intérêt croissant pour la poésie ne lui ôte pas le goût pour les « quatre cents coups ». À 16 ans, au printemps 1938, il sombre un temps dans la délinquance juvénile. Dans le dessein de se faire de l'argent de poche, la bande de copains dont il fait partie commet quelques larcins dont les proches sont les principales victimes. Georges, de son côté, subtilise une bague et un bracelet de sa sœur. Ces vols répétés mettent la ville en émoi. Lorsque la police arrête enfin les coupables, l’affaire fait scandale. Indulgent, Jean-Louis Brassens ne lui adresse aucun reproche quand il va le chercher au poste de police. Plus tard (en 1966[10]), pour saluer l’attitude de son père, il en fera une chanson : Les Quatre Bacheliers. « Mais je sais qu'un enfant perdu […] a de la chance quand il a, sans vergogne, un père de ce tonneau-là ». Par égard pour son père, il ne la chantera qu’après sa mort. « Je crois qu'il m'a donné là une leçon qui m'a aidé à me concevoir moi-même : j'ai alors essayé de conquérir ma propre estime. […] J'ai tenté, avec mes petits moyens, d'égaler mon père. Je dis bien tenté…[11] » Pour sa part, cet égarement se solde, en 1939, par une condamnation à une peine d'emprisonnement avec sursis[note 4]. Il ne retourne pas au collège. Il passe l’été reclus dans la maison et se laisse pousser la moustache. Le 3 septembre, la guerre contre l'Allemagne est déclarée. Il pourrait devenir maçon auprès de son père, mais peine perdue, il ne se satisfait pas de cette perspective. Il persuade ses parents de le laisser quitter Sète, où sa réputation est ternie, et aller tenter sa chance à Paris. Dans le même temps, s'étant découvert une passion pour le jazz et résolu à faire de la musique, Georges Brassens, en 1938, monte un groupe avec Emile Miramont[12] au banjo, Henri Delpont[13] au chant, un copain à la guitare et un autre au saxophone, lui est à la batterie (composé de divers ustensiles, « des caisses, des boites de conserves »)... Plus tard, il assimilera cela, à défaut de jazz, à de la « cacophonie »[14]. Les années 1940 : Paris-Basdorf-Paris[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2024). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. Paris[modifier le code] En février 1940, Georges est hébergé, comme convenu avec ses parents, chez sa tante maternelle Antoinette Dagrosa, dans le 14e arrondissement[note 5]. Chez elle il y a un piano. Il en profite pour apprendre l’instrument à l’aide d’une méthode, malgré sa méconnaissance du solfège. Pour ne pas vivre à ses dépens, comme promis il recherche un emploi. Il obtient celui de manœuvre dans un atelier des usines Renault. Cela ne dure pas ; le 3 juin, Paris et sa région sont bombardés et l’usine de Billancourt est touchée. Le 14, l’armée allemande entre dans la capitale. C’est l’exode. Georges retourne dans sa ville natale. Une fois l’été passé, certain que son avenir n'est pas là, il revient chez sa tante dans un Paris occupé par la Wehrmacht. Tout travail profitant maintenant à l'occupant, il n'est plus question pour lui d'en rechercher[15]. Georges passe ses journées à la bibliothèque municipale du quartier. Conscient de ses lacunes en matière de poésie, il apprend la versification et lit Villon, Baudelaire, Verlaine, Hugo et tant d’autres. Il acquiert ainsi une certaine culture littéraire qui le pousse à écrire ses premiers recueils de poésie : Les Couleurs vagues, Des coups d'épée dans l'eau, annonçant le style des chansons à venir et À la venvole[note 6], dans laquelle son anarchisme se fait jour. Ce dernier opuscule est publié en 1942, grâce à l'argent de ses proches : ses amis, sa tante et même une amie de celle-ci, une couturière nommée Jeanne Planche née Le Bonniec[16], qui apprécie beaucoup ses chansons. Basdorf[modifier le code] En février 1943, l'Allemagne nazie impose au gouvernement de Vichy la mise en place d’un service du travail obligatoire (STO). Georges, 21 ans, est convoqué à la mairie du 14e arrondissement où il se présente et où il reçoit sa feuille de route. De sévères mesures de représailles étaient prévues pour les réfractaires. Nombre d'entre eux rejoignirent les maquis et devinrent résistants, d'autres se cachèrent sous de faux noms. D'autres acceptèrent de servir dans les usines d'armement nazies. Le 8 mars, Georges Brassens se trouve à la gare de l’Est pour se rendre en Allemagne, vers le camp de travail forcé de Basdorf, près de Berlin. Là-bas, il travaille dans la manufacture de moteurs d’avion BMW[15]. On le voit souvent plongé dans des bouquins ou écrivant des chansons, qui divertissent ses compagnons, et la suite d’un roman commencé à Paris, Lalie Kakamou. Il lie des amitiés, auxquelles il restera fidèle tout au long de sa vie – notamment avec André Larue, René Iskin et, plus particulièrement, Pierre Onténiente, le bibliothécaire du camp, à qui il emprunte régulièrement des livres. En mars 1944, Georges Brassens bénéficie d’une permission de quinze jours[note 7] pour maladie grave[17]. C’est une aubaine à saisir : il ne retournera pas en Allemagne. Jeanne[modifier le code] À Paris, refusant de repartir en Allemagne, il lui faut trouver une cachette, car il est considéré comme déserteur et il lui est impossible de passer à travers les filets de la Gestapo en restant chez la tante Antoinette. Jeanne Planche, de trente ans son aînée, accepte d'héberger ce neveu encombrant. Avec son mari Marcel, elle habite une maison extrêmement modeste au 9, impasse Florimont. Georges s’y réfugie le 21 mars 1944, en attendant la fin de la guerre. On se lave à l’eau froide, il n’y a ni gaz ni électricité (donc pas de radio), ni le tout-à-l'égout. Dans la petite cour, une vraie ménagerie : chiens, chats, canaris, tortues, buse… et la fameuse cane qu'il célébrera dans une chanson. Il est loin de se douter qu’il y restera vingt-deux ans. Dans ce cocon, à cause de l'absence d'électricité, il se lève et se couche avec le soleil (rythme qu'il gardera la majeure partie de sa vie), poursuit l'écriture de son roman et compose des chansons en s’accompagnant d’un vieux banjo. « J'y étais bien, et j'ai gardé, depuis, un sens de l'inconfort tout à fait exceptionnel[19]. » Cinq mois plus tard, le 25 août, c’est la libération de Paris. La liberté soudainement retrouvée modifie peu ses habitudes. Avec leur consentement, il se fixe à demeure chez les Planche. Sa carte de bibliothèque récupérée, Brassens reprend son apprentissage de la poésie et s’adonne à nouveau à la littérature. La fin de la guerre, signée le 8 mai 1945, marque le retour à Paris des copains de Basdorf. Avec ses amis retrouvés, Brassens projette la création d'un journal à tendance anarchiste, Le Cri des gueux. Après la sortie du premier numéro, le projet tourne court, faute de financement suffisant. Parallèlement il monte avec Émile Miramont (un copain sétois) et André Larue (rencontré à Basdorf) le « Parti préhistorique » qui vise surtout à tourner en dérision les autres partis politiques et préconise un retour à un mode de vie plus simple. Ce parti ne verra jamais le jour, en raison de l’abandon de Miramont[note 8]. Avec l’aide financière de Jeanne, il achète la guitare d’un ami. Elle lui sera volée[20]. En 1946, il hérite du piano de sa tante Antoinette, morte en juillet. Cette année-là il ressent ses premiers maux de reins accompagnés de crises de coliques néphrétiques. Le libertaire[modifier le code] Article détaillé : Engagement libertaire de Georges Brassens. Antimilitariste[21] et anticlérical[22], il se lie en 1946 avec des militants libertaires (notamment avec le peintre Marcel Renot et le poète Armand Robin) et lit Mikhaïl Bakounine, Pierre-Joseph Proudhon et Pierre Kropotkine. Ces lectures et ces rencontres le conduisent à s'impliquer dans le mouvement et à écrire quelques chroniques dans le journal de la Fédération anarchiste[23], Le Libertaire (depuis les années 1950 Le Monde libertaire), sous les pseudonymes de Géo Cédille, Charles Brenns, Georges, Charles Malpayé, Pépin Cadavre ou encore Gilles Colin[15],[24],[25]. Il y exerce également un double emploi non rémunéré de secrétaire de rédaction et de correcteur[24]. Ses articles sont virulents, teintés d'humour noir, envers tout ce qui porte atteinte aux libertés individuelles. La violence de sa prose ne fait pas l’unanimité auprès de ses collègues. Il collabore également, périodiquement, au bulletin de la CNT, la Confédération nationale du travail[24]. En juin 1947, il quitte la Fédération en gardant intacte sa sympathie pour les anarchistes (plus tard, Brassens ira régulièrement se produire bénévolement dans les galas organisés par Le Monde libertaire). Son roman achevé en automne est publié à compte d’auteur. Lalie Kakamou est devenu La Lune écoute aux portes, dont la couverture plagie, par provocation, celles de la collection NRF de la maison Gallimard. Brassens adresse une lettre à l’éditeur concerné pour signaler cette facétie. Contre toute attente, il n’y aura aucune réaction[26],[27]. Püppchen[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2017). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. Pour ne pas attiser la jalousie de Jeanne, Georges a vécu des amourettes clandestines. Il y eut en particulier Jo (Josette), âgée de dix-sept ans (juin 1945-août 1946). Une relation tumultueuse qui lui inspira peut-être quelques chansons : Une jolie fleur, P… de toi et, en partie, Le Mauvais Sujet repenti (modification de Souvenir de parvenue déjà écrite à Basdorf). Un document vidéo, Le Bout du cœur, nous montre une version primitive d'Une jolie fleur. En 1947, il rencontre Joha Heiman (1911-1999). La Blonde Chenille – comme il la surnomme – habite à quelques mètres de chez Jeanne, rue Pauly[28]. Née à Tallinn, en Estonie[29], elle est son aînée de neuf ans — affectueusement, il l'appelle « Püppchen », petite poupée en allemand, mais ils l'orthographieront tous les deux « Püpchen » (c'est le nom gravé sur leur tombe)[30]. Ils ne se marieront jamais ni ne cohabiteront. Il lui écrira J’ai rendez-vous avec vous, Je me suis fait tout petit (devant une poupée), Saturne, Rien à jeter et La Non-Demande en mariage. Morte le 19 décembre 1999, dix-huit ans après lui, elle est enterrée à ses côtés. Ses talents de poète et de musicien sont arrivés à maturité. De nombreuses chansons sont déjà écrites. Pratiquement toutes celles de cette époque qu'il choisira d'enregistrer deviendront célèbres, comme Le Parapluie, La Chasse aux papillons, J'ai rendez-vous avec vous, Brave Margot, Le Gorille, Il n'y a pas d'amour heureux (poème d'Aragon, mis en musique par Brassens sur une mélodie qui sera réutilisée pour La Prière, poème de Francis Jammes). La personnalité de Brassens a déjà ses traits définitifs : la dégaine d'ours mal léché, la pipe et la moustache, le verbe imagé et frondeur et pourtant étroitement soumis au carcan d'une métrique et d'un classicisme scrupuleux, le goût des tournures anciennes, le culte des copains et le besoin de solitude, une culture littéraire et chansonnière pointue (il s'amuse à combiner l'usage de l'argot et celui d'un langage châtié faisant appel à l'imparfait du subjonctif, par exemple dans Le Gorille), un vieux fonds libertaire, hors de toute doctrine établie, mais étayé par un individualisme aigu, un antimilitarisme viscéral, un anticléricalisme profond aussi bien qu'un sens du sacré, et un mépris total du confort, de l'argent et de la considération. Il ne changera plus. Les années 1950 : de Patachou à Bobino[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2017). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. En 1951, Brassens rencontre Jacques Grello, chansonnier et pilier du Caveau de la République qui, après l'avoir écouté, lui offre sa propre guitare et lui conseille, plutôt que du piano, de s’accompagner sur scène avec cet instrument[31]. Ainsi « armé », il l'introduit dans divers cabarets pour qu'il soit auditionné. Alors, il compose d'abord sur piano ses chansons qu'il transcrit pour guitare. Sur scène, Brassens ne s’impose pas. Intimidé, paralysé par le trac, suant, il est profondément mal à l'aise. Il ne veut pas être chanteur, il préférerait proposer ses chansons à des chanteurs accomplis, voire à des vedettes de la chanson. Il se produit alors dans quelques cinémas parisiens, tel le Batignolles, rue La Condamine, où, entre les actualités et le film, il interprète trois de ses premiers succès, Le Parapluie, Chanson pour l'Auvergnat et Le Gorille. Patachou[modifier le code] Après plusieurs auditions infructueuses, Brassens est découragé. Roger Thérond et Victor Laville, deux copains sétois, journalistes du magazine Paris Match, viennent le soutenir et tentent de l'aider, dans la mesure de leurs moyens. Ils lui obtiennent une audition chez Patachou, le jeudi 24 janvier 1952, dans le cabaret montmartrois de la chanteuse[note 9]. Le jour dit, et au bout de quelques chansons, Patachou est conquise. Enhardi, Brassens lui propose ses chansons. Elle ne dit pas non et l'invite même à se produire dans son cabaret dès que possible[32]. Les jours suivants, malgré son trac, Georges Brassens chante effectivement sur la scène du restaurant-cabaret de Patachou. Pour le soutenir, Pierre Nicolas, bassiste dans l'orchestre de la chanteuse, l’accompagne spontanément[note 10]. Jacques Canetti[modifier le code] Quand Patachou parle de sa découverte, elle ne manque pas de piquer la curiosité du directeur du théâtre des Trois Baudets, Jacques Canetti, également directeur artistique au sein de la filiale française de la firme phonographique Philips. Le 9 mars 1952, il se rend au cabaret Chez Patachou pour écouter le protégé de la chanteuse. Emballé, il convainc le président de la maison de disques Philips en France, Georges Meyerstein-Maigret. de lui signer un contrat[33]. Le quotidien France-Soir, des 16-17 mars, proclame en gros titre : « Patachou a découvert un poète ! » Le 19 mars, l’enregistrement du Gorille et du Mauvais sujet repenti s’effectue au studio de la Salle Pleyel. Certains collaborateurs, offusqués par Le Gorille, s’opposent à ce que ces chansons sortent sous le label Philips. Une porte de sortie est trouvée par le biais d’un autre label, Polydor, dont Philips détient la licence d'utilisation pour la France. D'avril à novembre, neuf chansons sortiront sur disques 78 tours. L'une d'elles, Le Parapluie, est remarquée par le réalisateur Jacques Becker qui l'utilise pour son film Rue de l'Estrapade. Éditée sur disque en même temps que la sortie du film en salle, elle est distinguée par l’Académie Charles-Cros l’année suivante en obtenant le Grand Prix du disque 1954[note 11]. Le 6 avril, Brassens fait sa première émission télévisée à la RTF. Il chante La Mauvaise Réputation devant le public de l’Alhambra. Du 28 juillet au 30 août, il fait sa première tournée en France, en Suisse et en Belgique, avec Patachou et Les Frères Jacques. Il est engagé à partir du mois de septembre aux Trois Baudets ; le théâtre ne désemplit pas. Dans le public, les chansons comme Hécatombe[note 12],[34] et Le Gorille scandalisent les uns, ravissent les autres. Ces controverses contribuent à faire fonctionner le bouche à oreille. Dès lors, Georges Brassens gravit les échelons du succès et de la notoriété. En 1953, tous les cabarets le demandent et ses disques commencent à bien se vendre. Son premier passage à Bobino, sa salle de prédilection, « l'usine » comme il se plaisait à le dire, « à quatre pas de sa maison » se fera en février 1953, avec l'accord du directeur des Trois Baudets (Jacques Canetti) ; son deuxième passage a lieu en octobre 1953, mais pas encore en vedette. Lui qui longtemps a hésité entre une carrière de poète et celle d’auteur-compositeur est maintenant lancé dans la chanson. Loin de juger la chanson comme une expression poétique mineure, il considère que cet art demande un équilibre parfait entre le texte et la musique et que c’est un don qu’il possède, que de placer un mot sur une note[35]. Extrêmement exigeant, il s’attache à écrire les meilleurs textes possibles. Jamais satisfait, il les remanie maintes fois : il change un mot, peaufine une image, jusqu'à ce qu'il estime avoir atteint son but. Patachou, qui a mis avec succès plusieurs chansons de son poulain à son répertoire, enregistre neuf titres le 23 décembre 1952, au studio Chopin-Pleyel, pour l’album Patachou... chante Brassens. Pour ce disque, il lui a donné une chanson en exclusivité : Le Bricoleur (Boîte à outils) et interprète en duo avec elle la chanson Maman, Papa. René Fallet[modifier le code] Article détaillé : Georges Brassens raconte Jean Le Loup de René Fallet. Séduit par les chansons qui passent à la radio, l’écrivain René Fallet va l’écouter un soir aux Trois Baudets. Il en sort ravi et son enthousiasme le pousse à publier un article dithyrambique dans Le Canard enchaîné du 29 avril 1953 : « Allez, Georges Brassens ! » « La voix de ce gars est une chose rare et qui perce les coassements de toutes ces grenouilles du disque et d’ailleurs. Une voix en forme de drapeau noir, de robe qui sèche au soleil, de coup de poing sur le képi, une voix qui va aux fraises, à la bagarre et… à la chasse aux papillons. » Touché, Brassens lui écrit pour le remercier et lui demander de venir le voir aux « Trois Baudets ». Leur rencontre sera le début d’une amitié qui durera le restant de leur vie. Pierre Nicolas[modifier le code] Son second roman, La Tour des miracles, est publié en juin 1953, aux éditions des Jeunes Auteurs réunis, dirigées par Jean-Pierre Rosnay, qui est aussi l'auteur de la préface. Son premier album, Georges Brassens chante les chansons poétiques (… et souvent gaillardes) de… Georges Brassens, sort chez Polydor en octobre. Devenu vedette, il triomphe en tête d’affiche de Bobino (du 16 au 29 octobre 1953). En 1954, c'est au tour de l’Olympia (du 23 février au 4 mars et du 23 septembre au 12 octobre). Pour cette grande scène, il fait appel à Pierre Nicolas pour l’accompagner à la contrebasse, marquant ainsi le début d’une collaboration qui durera presque trente ans. Le bassiste sera désormais de toutes les scènes et de tous les enregistrements. Bobino (du 25 novembre au 15 décembre) achève cette année qui a vu la publication, en octobre, de La Mauvaise Réputation, recueil où sont réunis des textes en prose et en vers, dont une pièce de théâtre : Les Amoureux qui écrivent sur l’eau. Gibraltar[modifier le code] Avec le succès, l’argent commence à entrer et il faut faire face à la gestion du métier. En 1954, Pierre Onténiente, le copain de Basdorf, a accepté de l’aider sans contrepartie pour s’occuper de ses affaires. Avant de franchir le pas et de s'engager plus avant, il fait son apprentissage auprès de Ray Ventura, l'éditeur de Georges. En 1955, Brassens fait l’acquisition de la maison des Planche et de celle qui lui est mitoyenne pour l’agrandir. L’eau et l’électricité installées, il la leur offre. La vie continue comme avant. Cette même année, il rencontre Paul Fort, poète qu’il admire et qu’il a chanté à ses débuts (Le Petit Cheval[note 13], sur son deuxième 78 tours). Avant sa tournée en Afrique du Nord et son passage à l’Ancienne Belgique, à Bruxelles, il compose des musiques sur deux autres de ses poèmes : Comme hier et La Marine[note 14] en vue de son nouveau passage à l’Olympia (du 6 au 27 octobre). La nouvelle station de radio, Europe no 1, qui vient d’apparaître sur les ondes, est un événement important dans sa carrière. C’est la seule qui diffuse ses chansons interdites sur les radios d’État. En 1956, Brassens sera animateur sur Europe no 1[note 15]. Prêt à se consacrer à son ami, Pierre Onténiente quitte son emploi en janvier 1956. Son baptême du feu : le prochain passage à Bobino de l’artiste (27 janvier – 16 février). Entre-temps, à la demande de René Fallet, Brassens a accepté, par amitié, de faire l’acteur aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel. Le roman La Grande Ceinture, de son ami Fallet, est adapté à l’écran par René Clair. Le film s’intitulera Porte des Lilas. Dans cette affaire, Onténiente gagnera son sobriquet de « Gibraltar ». Le trouvant aussi résistant qu’un roc quand il défend les intérêts de son « protégé », le réalisateur le compare au rocher de Gibraltar. Friand de surnoms, Brassens l’adopte pour dénommer son ami et, désormais, secrétaire-imprésario. Trois chansons arrivent à point pour illustrer le film : Au bois de mon cœur, L'Amandier et Le Vin[note 16]. En 1957, Brassens et Gibraltar créent les éditions 57. Moulin de la Bonde[modifier le code] La maison de Jeanne, impasse Florimont, est toute petite. Pour vivre comme il l'entend, il jette son dévolu, en 1958, sur le moulin de la Bonde, au bord du ru de Gally, à l'extérieur du village de Crespières, en Seine-et-Oise (Yvelines actuelles). Il s'y rend souvent pour, entre autres, y honorer grandement l’amitié des copains d’enfance : Victor Laville, Émile Miramont, Henri Colpi, Roger Thérond ; de ceux de Basdorf : René Iskin, André Larue ; des anars du Libertaire ; des amis du monde de la chanson et du spectacle : Marcel Amont, Guy Béart, Georges Moustaki, Jacques Brel, Pierre Louki, Jean Bertola, Boby Lapointe, Lino Ventura, Raymond Devos, Jean-Pierre Chabrol, Bourvil (en voisin), Fred Mella (soliste des Compagnons de la chanson) et bien d’autres. Fidèles, jusqu’à la fin. Seule Jeanne refusera de venir au moulin. Dorénavant, il cesse de se produire dans les cabarets pour alterner les tours de chant entre Bobino et l’Olympia. Il poursuit ses tournées à l’étranger (1958 : Suisse, Rome, 1959 : Belgique, Afrique du Nord, 1961 : Québec, etc.). Les années 1960 : honneurs et douleurs[modifier le code] Jacques Charpentreau écrit le premier ouvrage sur le chanteur : Georges Brassens et la poésie quotidienne de la chanson[note 17]. En 1961, il sort un disque en hommage à Paul Fort, mort l’année précédente, disque où sont réunis sept poèmes qu’il a mis en musique ou qu'il déclame simplement[note 18]. En avril 1962, il fête à Bobino ses dix ans de carrière. Le 15 mai, il monte un spectacle en hommage à Paul Fort, au théâtre Hébertot. Le 5 décembre, jour de la première à l’Olympia avec Nana Mouskouri, il souffre d’une crise de coliques néphrétiques. Sur l’insistance de Bruno Coquatrix, il honore les dates prévues à partir du lendemain jusqu’au 24 décembre. Chaque soir, une ambulance l’attend. À la suite de cette douloureuse expérience, il ne retournera plus à l’Olympia[note 19]. Le 31 décembre, il apprend la mort de sa mère. Le jour même, il se rend à Sète puis regagne Marseille pour se produire à l’Alcazar. « Pour la première fois, ce soir, elle me voit chanter », dit-il[36]. En février 1963, il est cosignataire d'une lettre du Comité de secours aux objecteurs de conscience réclamant au président de la République et au Premier ministre un statut pour que les objecteurs puissent effectuer un service civil et non militaire[37]. Le prix Vincent-Scotto, décerné par la SACEM, gratifie Les Trompettes de la renommée de meilleure chanson de l'année 1963. En octobre, le numéro 99 de la très sélective collection Poètes d’aujourd’hui, qui paraît chez les libraires, est consacré à Georges Brassens. Quand l’éditeur Pierre Seghers lui avait fait part de ce projet, Brassens avait accepté à condition que son ancien professeur de français, Alphonse Bonnafé, fût l’auteur du texte[38]. Brassens est ainsi le deuxième auteur de chansons (après Léo Ferré), à figurer dans cette collection. Dans son journal, René Fallet écrit : « C’est le triomphe enfin avoué et officiel de ceux qui, voilà dix ans, criaient au poète pour les sourds[39]. » Dix ans se sont écoulés depuis la parution de son premier album — neuf ont paru, quatre-vingts chansons ont été enregistrées. Pour marquer cet anniversaire, un coffret de six 33 tours 30 cm, Dix ans de Brassens, est mis en vente. Le 6 novembre, Georges Brassens se voit honoré, pour cet ouvrage, par l’Académie Charles-Cros, en recevant le Grand Prix international du disque 1963 des mains de l’écrivain Marcel Aymé. Souffrant de calculs rénaux depuis plusieurs mois déjà, les crises de coliques néphrétiques deviennent plus aiguës. Il subit une opération des reins à la mi-janvier. Après une longue convalescence, il est à nouveau sur les planches de Bobino en septembre 1964. Les Copains d’abord[modifier le code] Le film d’Yves Robert, Les Copains, sort en 1965. Pour le générique, Brassens a composé une chanson : Les Copains d’abord[note 20]. Le succès qu’elle rencontre est tel qu’il rejaillit sur les ventes de son premier album 33 tours 30 cm et sur son triomphe à Bobino (du 21 octobre au 10 janvier 1965) avec, en alternance, Barbara[note 21], Serge Lama, Michèle Arnaud, Brigitte Fontaine ou Boby Lapointe. L'une de ses nouvelles chansons, Les Deux Oncles, où il renvoie dos à dos les belligérants des deux camps de la Seconde Guerre mondiale pour exprimer l’horreur que lui inspire la guerre, jette le trouble et lui vaut des inimitiés chez certains de ses admirateurs[40]. Jean-Louis Brassens, lui non plus, n’aura jamais vu son fils sur scène ; il meurt le 28 mars 1965 et Marcel Planche, quant à lui, le 7 mai suivant. Lors de l'émission radiophonique Musicorama, diffusée en direct du théâtre de l'ABC le 12 octobre, Georges Brassens réalise un rêve : chanter avec Charles Trenet[note 22]. Ils renouvelleront cette expérience pour l'émission télévisée La La La en mars 1966. L’estime qu’ils se portent est réciproque, mais Trenet garde ses distances. « C’est le grand regret de Georges. S’il y en avait un qu’il aurait vraiment aimé fréquenter, c’est bien Trenet. Or, il s’est trouvé que Trenet […] n’a rien fait pour aller vers Georges »[41]. Pour rompre sa solitude, Jeanne se remarie à 75 ans, le 26 mai 1966, avec un jeune homme de 37 ans. Contrarié par ce mariage, Brassens quitte l'impasse Florimont pour emménager dans un duplex près de la place Denfert-Rochereau[note 23]. Jacques Brel, qu’il a connu aux « Trois Baudets » en 1953, est son voisin ; il s’apprête à faire ses adieux sur la scène de l’Olympia. Par amitié, Brassens écrit le texte du programme de cet événement. Du 16 septembre au 22 octobre, Georges Brassens se produit sur les planches du Théâtre national populaire (TNP) avec Juliette Gréco qui en assure la première partie[note 24]. Chaque soir, il présente sa Supplique pour être enterré à la plage de Sète et fait part de son Bulletin de santé — en réponse aux rumeurs distillées par une certaine presse — et pour faire bonne mesure, il (ré)affirme sa singularité et exprime le peu de bien qu'il pense du militantisme et des groupuscules de toutes sortes avec la chanson Le Pluriel, dans laquelle, quelles que soient les circonstances, il proclame : « Bande à part, sacrebleu, c'est ma règle et j'y tiens ! » Habitué à souffrir de ses calculs rénaux, il a laissé passer le temps. Au mois de mai 1967, une nouvelle crise l’oblige à interrompre une tournée pour subir une deuxième opération des reins. Le 8 juin, parrainé par Marcel Pagnol et Joseph Kessel, l'Académie française lui décerne le Grand Prix de poésie pour l’ensemble de son œuvre. Brassens en est honoré, mais pense ne pas le mériter. « Je ne pense pas être un poète… Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi… Je ne suis pas poète. J’aurais aimé l’être comme Verlaine ou Tristan Corbière[42]. » René Fallet sort à son tour un livre sur son ami, aux éditions Denoël. Après Mai 68, quand on lui demande ce qu’il faisait pendant les événements, il répond malicieusement : « Des calculs ! »[43] Le 24 octobre, avec son ami Fallet, il est au chevet de Jeanne, qui meurt faute d’avoir pu surmonter le choc de son opération de la vésicule biliaire. Elle avait 77 ans. Le 6 janvier 1969, à l'initiative du magazine Rock & Folk et de RTL, Georges Brassens, Léo Ferré et Jacques Brel sont invités à débattre autour d'une table. Ce moment est immortalisé par le photographe Jean-Pierre Leloir et par une vidéo. Cette année-là, il franchit les limites du 14e arrondissement pour emménager dans une maison du quartier Saint-Lambert[note 25], dans le 15e arrondissement. Bobino l'attend à nouveau à partir du 14 octobre 1969. En décembre, pour satisfaire à la demande de son ami sétois, le cinéaste Henri Colpi, il enregistre la chanson écrite par ce dernier avec une musique composée par Georges Delerue pour illustrer le film dans lequel joue Fernandel : Heureux qui comme Ulysse[note 26]. Les années 1970 : Bretagne et Grande-Bretagne[modifier le code] Au début des années 1970, Georges Brassens engage son ami Jean Bertola[44] comme secrétaire artistique et organisateur de ses tournées[45]. Le pianiste lyonnais apportera à Georges une aide dans toutes les formes, amicales, musicales, artistiques, ou de présentations des tours de chant. En 1971, il compose la musique du film de Michel Audiard Le drapeau noir flotte sur la marmite, adaptation du roman de René Fallet Il était un petit navire. Lézardrieux[modifier le code] Conséquence de vacances passées à Paimpol chez le neveu de Jeanne depuis les années 1950, Georges Brassens apprécie la Bretagne. Michel Le Bonniec lui a trouvé une maison sur les rives du Trieux, à Lézardrieux[46] : « Ker Flandry ». Le moulin de Crespières est mis en vente au début de 1970. À la demande de Brassens, « Gibraltar » et son épouse viennent habiter la maison de l’impasse Florimont[47]. Brassens a cinquante ans et vingt ans de carrière. Un autre tour de chant l’attend à Bobino avec Philippe Chatel, Maxime Le Forestier, Pierre Louki, ou encore Marie-Thérèse Orain[48] en alternance (10 octobre 1972 au 7 janvier 1973). Avec la chanson Mourir pour des idées, il répond aux réactions mitigées envers sa chanson Les Deux Oncles. Le 30 octobre 1972, il participe à une soirée spéciale contre la peine de mort au Palais des sports de Paris. À partir du 14 janvier 1973, il entame ses dernières tournées françaises. Il passe au théâtre municipal de Sète, le 13 avril 1973. Cette année-là, il fait son entrée dans Le Petit Larousse. Répondant à l’invitation de Colin Evans, professeur de français à l’University College de Cardiff, en Pays de Galles, Brassens donne deux récitals au Sherman Theatre le 28 octobre 1973[note 27]. En 1973, Brassens joue dans un film de Jean-Marie Périer : Pourquoi t'as les cheveux blancs…, sur un scénario de René Fallet. Ce film a été diffusé sur la troisième chaîne de l'ORTF le 27 décembre 1973[49]. Le 19 octobre 1976, il s’installe à Bobino pour cinq mois. Il reprend certains de ses compagnons en première partie de spectacle, dont Marie-Thérèse Orain et Pierre Louki, et présente les nouvelles chansons de son dernier album, dont celle qui lui donne son nom : Trompe-la-mort. Il y est accompagné par le guitariste Joël Favreau. « C’est pas demain la veille, bon Dieu, de mes adieux. » Le 20 mars 1977, jour de la dernière, personne ne se doute qu’il ne foulera plus jamais les planches de son music-hall de prédilection. Saint-Gély-du-Fesc[modifier le code] D'inquiétantes douleurs abdominales, de plus en plus vives, l’amènent à se faire examiner. Un cancer de l’intestin est diagnostiqué et se généralise. Il est opéré à Montpellier, dans la clinique du docteur Bousquet, en novembre 1980. L'année suivante, une nouvelle opération à l’hôpital américain de Paris lui accorde une rémission qui lui permet de passer l'été dans la propriété des Bousquet, à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier, avant de revenir à Paris puis de séjourner à Lézardrieux. Hormis les disques de ses chansons arrangées en jazz — dans lesquels il est à la guitare auprès de prestigieux musiciens de jazz — en 1979 et celui en faveur de Perce-neige, l’association de son ami Lino Ventura, sur lequel il chante les chansons de sa jeunesse en 1980 et sans oublier son interprétation de la Chanson du hérisson dans le conte musical Émilie Jolie de Philippe Chatel en 1979, il n’a pas enregistré d’album depuis cinq ans. Il passe une dernière fois au Palais d'Hiver de Lyon. Pourtant, près de quinze chansons sont prêtes, quinze autres en gestation. Il envisage de les graver, mais ne pourra mener à bien ce projet. Après sa mort, Jean Bertola acceptera de les chanter. L'album Dernières Chansons sera un succès commercial récompensé par l’Académie Charles-Cros (voir également l'album Le Patrimoine de Brassens). Ultime satisfaction, la peine de mort — contre laquelle il a participé à des manifestations[note 28], signé des pétitions et au sujet de laquelle il a écrit des chansons (Le Gorille, 1952 ; La Messe au pendu, 1976) — est abolie en France le 9 octobre 1981. Mort[modifier le code] Revenu dans la famille de son chirurgien à Saint-Gély-du-Fesc, Georges Brassens fête son soixantième anniversaire le 22 octobre. Il meurt en toute fin de soirée du 29 octobre 1981, à 23 h 15. Il est inhumé le matin du 31 dans son caveau familial du cimetière Le Py, proche de la plage de la Corniche de Sète de sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète de 1966. Sa pierre tombale porte une croix (cette croix déjà dans sa chanson faisant une ombre sur la baigneuse à la plage de Sète) au cimetière Le Py[note 29]. Le choc de sa mort, dont les médias se font largement l'écho[50], est immense dans toute la France et la francophonie. Joha Heiman meurt le 19 décembre 1999 et est enterrée auprès de lui. Lui qui avait comme modèle de réussite Paul Misraki, parce qu'il était chanté partout sans être connu du grand public, ne se doutait pas qu'un jour il accéderait à la renommée internationale. Chaque année, de 50 000 à 80 000 personnes visitent sa tombe[51]. Discographie[modifier le code] Articles détaillés : Discographie de Georges Brassens, Liste des interprètes ayant chanté Georges Brassens et Liste des chansons enregistrées par Georges Brassens. Textes ou musiques d'autres auteurs et compositeurs[modifier le code] Tout au long de sa carrière, Brassens aura repris, mis en musique et interprété ou simplement déclamé les textes de plusieurs poètes, non sans les avoir le plus souvent abrégés. Parmi eux : Louis Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux ; Théodore de Banville : Le Verger du roi Louis ; Maurice Boukay : Tu t'en iras les pieds devant (sur une musique de Marcel Legay) ; Francis Carco : La Chanson tendre (sur une musique de Jacques Larmanjat) ; Henri Colpi : Heureux qui comme Ulysse (chanson du film homonyme d'Henri Colpi, sur une musique de Georges Delerue) ; Pierre Corneille, pour les stances, et Tristan Bernard, pour la conclusion : Marquise ; Paul Fort : Le Petit Cheval (La Complainte du petit cheval blanc, du recueil Mortcerf, 1909) ; Si le bon Dieu l'avait voulu (du recueil L’Alouette, 1917) ; La Marine (version réduite de L’Amour marin, 1900) ; Comme hier (du recueil L’Alouette, 1917) ; Germaine Tourangelle (version réduite du poème Le Jet d'eau (Rêverie sur un banc du Luxembourg), du recueil Bol d'air, 1946, déclamé sans musique) ; À Mireille dite « Petit Verglas » (déclamé sans musique) ; L'Enterrement de Verlaine (version réduite de Convoi de Paul Verlaine après un tourbillon de neige, du recueil Ballades françaises et chroniques de France, 1896, dans une version simplement déclamée, puis dans une version chantée sur la musique originellement prévue pour ce poème, mais qui avait été utilisée finalement pour La Marche nuptiale) ; Edmond Haraucourt : Le Bleu des bleuets (sur une musique de Marcel Legay) ; Victor Hugo : La Légende de la nonne ; Gastibelza ; Altesse ; Francis Jammes : La Prière (version réduite de Rosaire, du recueil L'Église habillée de feuilles, sur la musique d'Il n'y a pas d'amour heureux) ; Alphonse de Lamartine : Pensée des morts ; Hégésippe Moreau : Sur la mort d'une cousine de sept ans (mis en musique par Brassens – qui en fit lui-même un enregistrement jamais publié –, on peut en entendre les versions chantées par les Compagnons de la chanson, par Valérie Ambroise ou par Eric Zimmermann) ; Alfred de Musset : Ballade à la lune ; À mon frère revenant d'Italie ; Gustave Nadaud : Carcassonne (sur la musique de la chanson Le Nombril des femmes d'agent, dont les paroles, bien que sur un autre sujet, empruntent le thème du poème de Nadaud) ; Le Roi boiteux ; Norge : Jehan l'advenu (sur une musique de Jacques Yvart) ; Antoine Pol : Les Passantes ; Jean Richepin : Les Oiseaux de passage ; Les Philistins ; Paul Verlaine : Colombine ; Chanson d'automne (sur une musique de Charles Trenet) ; François Villon : Ballade des dames du temps jadis ; Les Regrets de la belle heaulmière[52] (simplement déclamé) ; Épitaphe et rondeau (improvisation sans accompagnement sur l'air du menuet de Marquise) ; Un extrait du Petit Testament (séance de travail sur la prononciation et l'articulation avec essai de plusieurs motifs mélodiques parmi lesquels des réminiscences d'Il suffit de passer le pont et de La Ballade des dames du temps jadis). Bibliographie[modifier le code] Article détaillé : Bibliographie sur Georges Brassens. La lune écoute aux portes, initialement intitulé Lali Kakamou. Pseudo-édition Gallimard publiée à compte d'auteur. Bibliothèque du lève-nez, 1947 ; La Tour des miracles, Éditions des Jeunes Auteurs Réunis (JAR), Paris 1953. Nombreuses rééditions, dont : Stock, 1968 ; 10-18 (Presses de la Cité), 1974 (ISBN 978-2-2640-0486-4) ; Stock, 1991 (ISBN 978-2-2340-2378-9) ; J'ai Lu/Librio, 2010 (ISBN 978-2-2900-2169-9)[53]. Vidéographie[modifier le code] 1973 : Pourquoi t'as les cheveux blancs ?, film réalisé par Jean-Marie Périer et Claude Barrois, diffusé par la 3e chaîne de l'ORTF en décembre 1973, DVD LCJ-éditions 2011, 55 minutes environ. 1996 : 15 chansons mythiques, DVD Universal. 2002 : Georges Brassens : l'anticlérical modéré - Les images de sa vie, réalisé par Armand Isnard, DVD 104 minutes. 2004 : Elle est à toi cette chanson, coffret 3 DVD, Universal ; réédition 2011. 2005 : Maritie et Gilbert Carpentier présentent Numéro 1 Georges Brassens[54], DVD LCJ-éditions/Ina. 2006 : Porte des Lilas, film de René Clair, DVD éditions René Château. 2011 : Brassens ou la liberté, coffret CD/DVD [présentation en ligne] et CD [présentation en ligne], Ina Éditions. 2020 : « Brassens par Brassens, Philippe Kohly », Hauteville Productions, 2019, 110 minutes. Distinction : « FIPADOC 2020 - Festival International Documentaire » - Biarritz (France) - Compétition Documentaire national. Entretiens radio et médias[modifier le code] Compilation d'entretiens et d'interviews avec Georges Brassens, 1967 - 1979, Phonothèque, Institut national de l'audiovisuel, . Jacques Chancel, Georges Brassens, Radioscopie, 30 novembre 1971, Institut national de l'audiovisuel, « écouter en ligne ». Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Que pensez-vous de l'anarchie ?, Rock'n'Folk, RTL, 6 janvier 1969, « écouter en ligne ». Extraits d'entretiens et d'émissions classés par thèmes compilés par l'Institut national de l'audiovisuel, « écouter en ligne ». Distinctions[modifier le code] 1954 : Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson Le Parapluie. 1958 : « Bravo du Music-Hall », décerné par l'hebdomadaire, Music-Hall au chanteur le plus populaire de l'année. 1963 : prix Vincent-Scotto, décerné par la SACEM, pour Les Trompettes de la renommée, désignée meilleure chanson de l'année. Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros pour le coffret Dix ans de Brassens. 1967 : le grand prix de poésie lui est décerné pour l’ensemble de son œuvre, par l'Académie française, le 8 juin. 1974 : la Monnaie de Paris frappe une médaille à son effigie. 1975 : Grand Prix de la ville de Paris. 1979 : Prix de l’Académie du disque français — association sous la haute autorité du président de la République —, remis en décembre par le maire de Paris, Jacques Chirac, à Moustache et à Georges Brassens pour l’album Georges Brassens joue avec Moustache et Les Petits Français. « Trophée Numéro 1 » remis par la station de radio, Europe 1 pour l’album Georges Brassens joue avec Moustache et Les Petits Français. Postérité et hommages[modifier le code] De nombreux auteurs-compositeurs-interprètes se sont dits influencés par Georges Brassens : Renaud et Maxime Le Forestier, qui reprendront aussi certaines de ses chansons, Pierre Perret, Francis Cabrel, Yves Duteil, le Suisse Mani Matter et l'Italien Fabrizio De André, qui traduit plusieurs de ses chansons. Paco Ibáñez publie en 1979 un album de dix chansons de Brassens traduites par Pierre Pascal (le Testament, La Cane de Jeanne…). Brassens en interprètera certaines en espagnol. Graeme Allwright sort en 1985 un album de douze chansons traduites en anglais (Une jolie fleur, Les Copains d'abord, Saturne…). Georges Moustaki, membre de la « bande à Georges », a composé en 1974 Les Amis de Georges en son honneur. Prénommé Giuseppe à sa naissance, Moustaki aurait opté pour le prénom de Georges par admiration pour Brassens[55],[56]. Plus de cinquante thèses lui sont consacrées. Traduit dans une vingtaine de langues, il est chanté au Japon, en Serbie, en Russie, en Italie, en Espagne, en Amérique du Nord, en République tchèque, etc.[57]. En 1991 ouvre à Sète l'Espace Georges-Brassens[58]. Malgré l'ouverture de ce lieu de mémoire, les amateurs continuent de se rendre sur sa tombe pour le commémorer[59]. Vingt-deux documents autographes originaux de Georges Brassens que détenait son ami Fred Mella (le soliste des Compagnons de la chanson, mort en 2019), parmi lesquels les paroles manuscrites des chansons Supplique pour être enterré à la plage de Sète, Le Vieux Léon, Le Grand Chêne et Le 22 septembre, mis en vente aux enchères à Paris le 22 septembre 2020, sont adjugés pour 377 650 €. Neuf de ces documents ont fait l'objet de préemptions de la part de la ville de Sète et de la Bibliothèque nationale de France[60],[61]. En 2011 est organisée à la Villette l'exposition « Brassens ou la liberté »[58]. En 2012, une pièce de 10 € en argent à l'effigie du chanteur est éditée par la Monnaie de Paris, pour la collection « Les Euros des Régions » afin de représenter sa région natale, le Languedoc-Roussillon. En 2021, pour célébrer les anniversaires de sa naissance et de sa mort, La Poste édite un timbre spécial. D’une valeur de 1,08 euro (lettre verte), il a été mis en image par Valérie Besser à partir d’une photo de Jean-Pierre Leloir. La 30e promotion des élèves administratrices et administrateurs territoriaux de l'Institut national des études territoriales (INET) choisit en 2022 le nom de Promotion Georges Brassens, revendiquant son indépendance d'esprit, ses engagements sociaux, et son ancrage populaire[62]. En octobre 2022, une vente d'objets ayant appartenu à Georges Brassens est interdite par la justice, dans le contexte d'un différend successoral[58]. Hommages en chansons[modifier le code] Hommages en chansons du vivant de Brassens[modifier le code] Jean Ferrat : À Brassens, LP Nuit et Brouillard, Barclay 80213S, 1963 ; Salvatore Adamo : Eddy Cochran, Buddy Holly and Brassens, LP Pathé/EMI 2C064-23417, 1972 (avec une erreur sur le nom d'Eddie Cochran) ; Jean-Marie Vivier : Supplique à Georges Brassens pour qu'il n'entre pas à l'Académie française, LP SFP 14.003, 1972 ; Georges Moustaki[note 30]: Les Amis de Georges, LP Polydor 2401.118, 1974 ; Hommages en chansons posthumes[modifier le code] Font et Val : Chanson pour Brassens, Font et Val montrent tout à Bobino, LP RCA PL70365, 1982 ; Sacha Distel : Jack et Jo, rend hommage conjointement à Jacques Brel et à Georges Brassens, 45 tours SP Carrère 13.811, 1985 ; Georges Moustaki : Un jour tu es parti[63], album Moustaki, 1986 ; Michel Vivoux : Pourvu qu'j'y aille, album No biture, 1986 ; Maxime Le Forestier : La Visite, CD Né quelque part, Polydor, 1988 ; Pierre Louki : Allô, viens je m'emmerde, album Retrouvailles, 1991 ; Weepers Circus rend hommage à Georges Brassens dans la chanson La Visite, extrait de l'album L'Ombre et la Demoiselle, 2000 ; Renaud : Mon bistrot préféré, CD Boucan d'enfer, Virgin, 2002 ; Roger Martineau : CD En attendant son retour, Rejoyce Musique, 2002 ; Pierre Perret : T'as pas la couleur, CD Mélangez-vous, Naïve, 2006 ; Pierre Chêne : Brassens est mort et c'est l'automne, 2013 ; Alexis HK : Georges & Moi, 2017 ; Rive gauche : Les Suites de Brassens, CD 12 titres, ASSO JAM, 2022 ; Reprises, traductions et adaptations[modifier le code] Reprises[modifier le code] La chanteuse québécoise Renée Claude a enregistré un album hommage intitulé J'ai rendez-vous avec vous, 1993 ; Renaud a enregistré un album de reprise s'intitulant Renaud chante Brassens en 1996 ; Sinsemilia : La Mauvaise Réputation, CD Résistances (album, 1998) ; Bruno Blum chante une version ska de La Mauvaise Réputation sur son album Think différent paru en 2001. Une partie du morceau comprend la mélodie de Hava Nagila[64]. Les Oiseaux de passage : album de reprises sorti en 2001 et enregistré par des artistes français parmi lesquels Noir Désir, Arthur H, Miossec, Bénabar, Magyd Cherfi, Têtes Raides, Weepers Circus et Damien Saez ; Les Wriggles : La Mauvaise Réputation, CD Les Wri
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Clippers de Los Angeles — Wikipédia

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Maillots Actualités Les Clippers de Los Angeles (en anglais : Los Angeles Clippers , " les clippers (bateaux à voile) de Los Angeles ") sont une franchise de basket-ball de la NBA basée à Los Angeles, dans l' État de Californie.

Les Clippers de Los Angeles (en anglais : Los Angeles Clippers, « les clippers (bateaux à voile) de Los Angeles ») sont une franchise de basket-ball de la NBA basée à Los Angeles, dans l'État de Californie. Le club est l'une des quatre équipes californiennes et l'une des deux équipes de NBA basées à Los Angeles, avec les Lakers de Los Angeles. Les Clippers évoluent au sein de la Conférence Ouest, dans la Division Pacifique. Les Clippers jouaient leurs matchs à domicile à la Crypto.com Arena (ex Staples Center), une salle qu’ils partageaient avec les Lakers, ainsi que les Sparks de Los Angeles de la Women's National Basketball Association (WNBA), et les Kings de Los Angeles de la Ligue nationale de hockey (LNH). Depuis 2024, les Clippers jouent dans leur nouvelle enceinte, le Intuit Dome, située à Inglewood, dans le Grand Los Angeles. La franchise est fondée en 1970 sous le nom de Braves de Buffalo, et est l’une des trois équipes d’expansion de se joindre à la NBA cette année-là, avec les Cavaliers de Cleveland et Trail Blazers de Portland. Les Braves ont connu un certain succès et ont atteint les playoffs à trois reprises, menés par le Most Valuable Player (MVP) Bob McAdoo. Les conflits avec les Golden Griffins de Canisius, sur le Buffalo Memorial Auditorium et la vente de la franchise, ont conduit à leur déménagement de Buffalo à San Diego, en Californie. En 1978, lors du déménagement, la franchise est rebaptisée pour être connue sous le nom de Clippers de San Diego. La franchise a connu un succès limité sur le terrain dans ses six années à San Diego, malgré l’acquisition du pivot Bill Walton. En 1981, la franchise est acquise par l'homme d'affaires Donald Sterling, basé à Los Angeles. En 1984, la franchise est déplacée à Los Angeles par Sterling sans l’approbation de la NBA. Malgré des amendes et un procès intenté contre la propriété de la franchise par la NBA cherchant à garder la franchise à San Diego, l’équipe a finalement été autorisée à rester à Los Angeles. Ils ont souvent été vus comme des perdants, tirant des comparaisons défavorables à leurs rivaux géographiques, les Lakers. Entre 2008 et 2017, l’organisation s’est améliorée grâce à l’ajout de joueurs tels que Blake Griffin, DeAndre Jordan et Chris Paul. Cette formation a mené les Clippers en tant qu’équipe régulière des playoffs et ont été surnommés « Lob City ». Au cours des saisons 2012-2013 et 2013-2014, la franchise a remporté ses premiers titres de division. Ils sont apparus dans les séries éliminatoires sept fois de 2012 à 2019, égalant le nombre de comparutions pour la franchise de 1970 à 2011. Historique de la franchise[modifier le code] Article détaillé : Bilan saison par saison des Clippers de Los Angeles. Braves de Buffalo (1970-1978)[modifier le code] Les Braves de Buffalo sont fondés en 1970 : c'est l'une des trois nouvelles franchises avec les Trail Blazers de Portland et les Cavaliers de Cleveland. L'équipe joue au Buffalo Memorial Auditorium, qui est également le domicile des Sabres de Buffalo de la Ligue nationale de hockey. Les Braves jouent même quelques matchs de l'autre côté de la frontière, à Toronto, afin de séduire le plus de fans possible. Cependant la ville de Buffalo est plus passionnée par le hockey sur glace. Sur le plan sportif, après trois saisons avec à peine une vingtaine de victoires par saison contre une soixantaine de défaites, les débuts sont difficiles. Finalement, lors de la saison 1973-1974 le jeune pivot Bob McAdoo fait une saison fantastique, contribuant avec la manière (15,1 rebonds et 30,6 points de moyenne par match) à emmener les siens en séries éliminatoires pour la première fois. Les Braves finissent avec un honorable bilan de 42 victoires pour 40 défaites. Cependant, les Celtics de Boston sortent Buffalo dès le premier tour en six matchs. La franchise tient en McAdoo la vedette de la ligue : l'année suivante, il est élu MVP de la saison régulière. Les Braves frôlent même les 50 victoires (49-33) lors de la saison 1974-1975. L'équipe participe aux playoffs durant trois saisons consécutives (1973-1974 à 1975-1976) sans véritable succès, ne passant qu'une seule fois le premier tour (1975-1976) pour se faire sortir par ces mêmes Celtics en demi-finale de conférence (2-4). Enfin, la saison suivante McAdoo quitte la franchise pour les Knicks de New York. Les deux dernières années dans la ville de Buffalo sont à l'image des débuts de la franchise : plutôt difficiles. Moses Malone, futur MVP, joua deux matchs pour les Braves avant d'être simplement échangé pour deux tours de draft aux Rockets de Houston. Les résultats ne suivent plus et le Buffalo Memorial Auditorium se vide un peu plus : 1976-1977 (30-52) et (27-55) lors de la dernière saison à Buffalo en 1977-1978. De plus, dès l'été 1976, le propriétaire Paul Snyder voulait déjà vendre la franchise à des Floridiens, mais la ville de Buffalo bloque dans un premier temps le départ des Braves. Paul Snyder finit par vendre la franchise à l'homme d'affaires John Y. Brown. Le déménagement de la franchise va se faire par le biais d'un accord avec le propriétaire des Celtics de Boston, Irv Levin. Ce dernier souhaite installer une équipe dans son État natal : la Californie. Sachant que la NBA ne laisserait jamais les Celtics partir de la ville de Boston, alors ils procèdent à un « échange » de franchises. John Y. Brown devient alors propriétaire des Celtics de Boston et Irv Levin des Braves de Buffalo. La franchise déménage à San Diego, après la saison 1977-1978, et devient les Clippers de San Diego. Clippers de San Diego (1978-1984)[modifier le code] La franchise s'installe à San Diego en Californie pour la saison 1977-1978. Elle change de nom et devient les San Diego Clippers. Les débuts sont bons (43-39), sous la direction du nouvel entraîneur Gene Shue. Le meneur des Clippers, Lloyd Free, finit même deuxième meilleur marqueur de la ligue avec 28,8 points par match, mais c'est insuffisant pour prétendre à une place en playoffs. La saison suivante, les Clippers commencent à connaître des difficultés. World B. Free est transféré aux Warriors de Golden State en 1980. Le pivot Bill Walton, natif de la ville et grand espoir, connaît des saisons compliquées avec de nombreuses blessures : la spirale de défaites commence. La franchise touche le fond lors de la saison 1981-1982 avec seulement 17 victoires pour 66 défaites en saison régulière. Tout comme à Buffalo, le public ne suit pas, ce qui entraîne les mêmes conséquences : le déménagement de la franchise après la saison 1983-1984. En 1981, Irv Levin revend l'équipe à Donald Sterling pour 12,5 millions de dollars, et comme Levin quelques années plus tôt, Sterling souhaite déménager les Clippers. En 1984, les Clippers sont déplacés vers le nord à Los Angeles sans l’approbation de la ligue. Celle-ci a par la suite condamné Sterling à une amende de 25 millions de dollars pour avoir violé les règles de la ligue et a intenté une poursuite pour demander le retour de la franchise à San Diego[2]. La ligue a menacé de dissoudre la franchise si la propriété ne respectait pas le règlement, et de renvoyer l’équipe à San Diego. Sterling a alors intenté une poursuite contre la ligue pour 100 millions de dollars, mais a finalement abandonné la poursuite lorsque la ligue a finalement accepté de laisser tomber la leur, ce qui lui a permis de garder l’équipe à Los Angeles, tout en diminuant son amende à 6 millions de dollars. Clippers de Los Angeles (depuis 1984)[modifier le code] Les débuts : Les Clippers, l'autre équipe de Los Angeles (1984-1999)[modifier le code] En 1984, les Clippers changent de ville pour aller à Los Angeles, jouant dans la Los Angeles Memorial Sports Arena alors que les Lakers, plus célèbres, continuent de jouer au Great Western Forum d'Inglewood. Très vite l'image d'une équipe de perdants va leur coller à la peau, surtout quand la comparaison est faite avec leur puissant voisin. Durant les sept premières saisons, les Clippers ne font pas mieux que (32V-50D) lors de la saison 1985-1986. Pire, la saison suivante les Clippers finissent avec un bilan médiocre de 12 victoires pour 70 défaites, ce qui est au moment des faits, le deuxième plus mauvais bilan de l'histoire de la NBA. À leur décharge, Marques Johnson et Norm Nixon, deux des joueurs majeurs, sont blessés. Le retour en playoffs se fait lors de la saison 1991-1992, soit seize ans après la dernière apparition de la franchise. Larry Brown prend les rênes des Clippers en cours de saison pour remplacer Mike Schuler. Les Clippers se présentent en playoffs après 45 victoires pour 37 défaites, et mettent fin à treize saisons de disette. Pour la première fois, les Clippers finissent devant les Lakers. Toutefois, ils ne passent pas le premier tour, battus par le Jazz de l'Utah (3-2, les playoffs de l'époque se jouant au meilleur de 5 matchs). La franchise continue sur sa lancée et se qualifie à nouveau pour les playoffs la saison suivante, mais cette fois ce sont les Houston Rockets qui les battent au premier tour, et toujours en 5 matchs. Larry Brown quitte les Clippers pour entraîner les Pacers de l'Indiana, Bob Weiss le remplace, mais rapidement la spirale de défaites revient, et ce alors même que les Lakers traversent une période difficile. Mais à la différence des Lakers, les Clippers vont continuer dans les bas-fonds de la ligue. Bill Fitch remplace Bob Weiss après seulement une saison, sans grand succès. Entre 1994 et 1999, la franchise joue plusieurs rencontres au Arrowhead Pond of Anaheim, dans la banlieue de Los Angeles, salle qu'ils partagent avec l'équipe de hockey sur glace des Mighty Ducks d'Anaheim. Mais, à partir de 1999, les Clippers et les Lakers se partagent le Staples Center au centre-ville de la Cité des Anges. Sur les parquets, durant ces cinq saisons, les Clippers continuent de fréquenter les dernières places de la NBA, malgré une saison négative en 1996-1997 (36-46), l’équipe participe aux playoffs. Les Clippers se font balayer (3-0) par le Jazz de l'Utah. Tentatives de reconstruction (2000-2009)[modifier le code] Les Clippers tentent de bâtir une équipe compétitive : pour ce faire, cela passe par de bons choix lors des drafts. L'organisation fonde ses espoirs en Michael Olowokandi (premier choix de la draft 1998) et Lamar Odom à la draft suivante. La franchise tente d'épauler au mieux ses jeunes. Les Clippers engagent même le légendaire Lakers Kareem Abdul-Jabbar pour aider Olowokandi dans sa progression. L'équipe se renforce lors de la saison 2000-2001, Corey Maggette rejoint les Clippers après un échange, puis Darius Miles et Quentin Richardson. La franchise gagne en popularité, proposant un jeu spectaculaire et aérien, mais peu efficace. Cependant, Olowokandi n'est pas le joueur espéré. Enfin, les dirigeants de Clippers font des choix préjudiciables, en échangeant Tyson Chandler juste après l'avoir drafté pour Elton Brand, tout juste rookie de l'année. Elton Brand, puis Chris Kaman drafté l’année d'après, contribuent à faire progresser les Clippers, qui rejouent les playoffs en 2005-2006 pour la première fois depuis 1997. La franchise finit avec 47 victoires pour 35 défaites, et affrontent les Nuggets de Denver au premier tour des playoffs, pour finalement remporter la série 4-1. Depuis l'arrivée de la franchise à Los Angeles les Clippers n'avaient jamais encore gagné une série en playoffs. Le tour suivant est plus difficile face aux Suns de Phoenix du MVP Steve Nash. Les Clippers tombent avec les honneurs en sept rencontres. La saison suivante, les Clippers terminent en neuvième position de la conférence Ouest, dépassés par les Warriors de Golden State lors de l'ultime journée. Les play-offs ne sont toujours pas au rendez-vous lors de la saison 2007-2008 : après avoir fait illusion dix matchs, la franchise craque et finit à la douzième place (23-59), terminant la saison sur une série de sept défaites. La saison 2007-2008 débute avec la blessure d'Elton Brand et celle de Shaun Livingston. Malgré la bonne saison de Chris Kaman, les Clippers finissent 12e de la conférence Ouest et derniers de la division pacifique. Lors de la saison 2008-2009, Elton Brand quitte les Clippers pour rejoindre les Sixers. Et malgré le recrutement de Baron Davis, Eric Gordon et Marcus Camby, les Clippers finissent la saison avec un bilan négatif (19-63). En 2009-2010, les Clippers font légèrement mieux que l'année précédente (29-53), mais c'est toujours largement insuffisant pour disputer les playoffs. Les espoirs des Clippers sont placés sur le prometteur Blake Griffin, premier choix de draft 2009. L'éclosion de Blake Griffin (2010-2011)[modifier le code] En 2010-2011, Blake Griffin fait enfin ses premiers pas en NBA, après une blessure qui l'avait contraint à déclarer forfait pour toute la saison précédente. Blake devient rapidement l'attraction principale de ce début de saison. Et ses débuts sont plus que réussis : Griffin réalise une bonne saison, il est aussi remarqué pour ses dunks puissants, ce qui lui vaut une sélection au NBA All-Star Game, fait rare pour un rookie. Mais malgré ses performances (22,8 points et 12,5 rebonds par match), l'équipe patine dans les dernières places de la conférence ouest ; de plus Eric Gordon s'est blessé pour une bonne partie de la saison. Le 24 février 2011, dans la fièvre des dernières heures du marché des transferts, Baron Davis est échangé contre Maurice Williams et Jamario Moon des Cavaliers de Cleveland. L’ère "Lob City" (2011-2017)[modifier le code] En décembre 2011, après le lock-out, les Clippers échangent Chris Kaman, Eric Gordon, Al-Farouq Aminu et un choix de premier tour de la Draft 2012 de la NBA contre le meneur star Chris Paul des Hornets de la Nouvelle-Orléans (maintenant appelés les Pelicans de la Nouvelle-Orléans). La franchise renforce encore son effectif avec les signatures de Chauncey Billups et Caron Butler. Grâce à ce nouvel effectif et surtout à leur cinq majeur : Chris Paul, Chauncey Billups, Caron Butler, Blake Griffin et DeAndre Jordan, les Clippers s'imposent comme un prétendant sérieux aux playoffs, voire au titre. Les Clippers renforcent leur secteur intérieur en signant début février Kenyon Martin, et cela malgré d'autres offres, notamment du Heat de Miami. Preuve que la franchise californienne a changé de statut, Griffin et Paul sont choisis par le public pour être titulaires au All-Star Game 2012. Quelques jours plus tard, Billups se blesse au tendon d'Achille et doit déclarer forfait pour le reste de la saison. Les Clippers connaissent un coup de mou après l' All-Star Week End, l'absence de Billups se faisant cruellement ressentir. La franchise engage Bobby Simmons, et lors des derniers heures du marché des transferts, échange Brian Cook pour Nick Young dans le cadre d'un échange avec deux autres franchises. Le transfert a un effet bénéfique sur l'équipe qui finit cinquième de la conférence et affronte les Grizzlies de Memphis au premier tour des playoffs. La franchise l'emporte sur le score de 4 à 3 grâce à un premier match gagné à Memphis en ayant pourtant compté jusqu'à 27 points de retard dans le troisième quart temps. Les demi-finales sont moins glorieuses contre les Spurs de San Antonio grâce notamment à une défense axée sur un Chris Paul qui plus est diminué par une gêne à la hanche[3]. Les Clippers s'inclinent alors sèchement sur le score de 4 à 0. La saison 2012-2013 commence avec la signature de renforts de poids comme Jamal Crawford, Matt Barnes et Lamar Odom. Le début de saison est marqué par une série de dix-sept victoires de suite et un mois de décembre sans défaite qui permet à Chris Paul d'être sacré meilleur joueur de ce mois à l'ouest[4], et aux Clippers de pointer à la première place de la ligue devant le Thunder d'Oklahoma City et le Heat de Miami. Le retour de Chauncey Billups fait de l'équipe de Los Angeles des prétendants sérieux au titre NBA. Mais Chris Paul se blesse et rate une dizaine de matchs ce qui fait redescendre l'équipe à la cinquième place. Chris Paul revient juste avant le All-Star Game 2013 où il est élu MVP[5].. Le 12 août 2014, la NBA confirme l'achat de la franchise par Steve Ballmer, ancien directeur général de Microsoft de 2000 à 2014, pour la somme de deux milliards de dollars (environ un milliard et demi d'euros). La vente est négociée par Shelly Sterling, l'épouse de Donald Sterling, suspendu à vie pour racisme[6]. Les Clippers enchaînent une troisième saison consécutive à plus de 50 victoires et terminent troisième de la Conférence Ouest. Lors du premier tour des playoffs ils sont confrontés aux Spurs de San Antonio, champions NBA en titre. Cette série, très accrochée, oblige les deux équipes à disputer un septième match au Staples Center. Les Clippers remportent cette ultime rencontre sur le score de 111-109 grâce à un panier de Chris Paul inscrit dans les toutes dernières secondes du match. Ils échouent au tour suivant contre les Houston Rockets de James Harden 4-3 après avoir notamment mené la série 3-1. Le 28 juin 2017, alors que le marché des agents libres allait ouvrir trois jours plus tard, Chris Paul, qui avait annoncé à ses dirigeants qu'il souhaitait quitter la franchise, est transféré aux Rockets de Houston. Les Clippers reçoivent 7 joueurs dont Patrick Beverley, Sam Dekker, Lou Williams, Montrezl Harrell ainsi que le choix du 1er tour de la draft 2018 des Rockets[7]. Le 1er juillet, lors de l'ouverture du marché des agents libres, Blake Griffin donne son accord pour signer un contrat maximum avec les Clippers. Le 5 juillet, Adrian Wojnarowski, journaliste pour ESPN toujours bien informé sur les transferts en NBA, annonce que les Clippers ont conclu un échange avec les Hawks d'Atlanta et les Nuggets de Denver, la franchise de Los Angeles reçoit Danilo Gallinari et envoie Jamal Crawford, Diamond Stone, le choix de Draft de Houston, obtenu lors du transfert de Chris Paul, aux Hawks[8]. La même année, Blake Griffin est envoyé aux Pistons de Détroit. L'ère Leonard-George (2019-2024)[modifier le code] Lors de l'intersaison 2019, la superstar Kawhi Leonard qui vient de remporter le titre avec les Raptors de Toronto contre les Warriors de Golden State est libre de tout contrat et fait le choix de se rendre disponible lors de la période d'agents libres. Les Clippers sont alors cités par moments mais l'équipe voisine des Lakers, les Nets de Brooklyn ou encore les 76ers de Philadelphie sont aussi prétendants. Les Clippers parviennent à recruter Kawhi Leonard pour un contrat de 103 millions de dollars sur 3 ans. Dans le même temps, les Clippers réussissent le tour de force de recruter la star Paul George via un échange avec le Thunder d'Oklahoma City en échange de Danilo Gallinari, le jeune Shai Gilgeous-Alexander et 5 choix de draft (de 2021 à 2026). Cette saison 2019-2020 se solde par une élimination en demi-finale de conférence face aux Nuggets de Denver dans la bulle d'Orlando, alors que les Clippers menaient 3-1 au bout du quatrième match de la série. À la suite de cet échec, Doc Rivers est renvoyé par les Clippers et est remplacé par l'ancien champion NBA de 2016, Tyronn Lue. Avec les ajouts de vétérans comme Nicolas Batum, Serge Ibaka ou Rajon Rondo et l'éclosion de jeunes joueurs comme Terance Mann ou Luke Kennard, les Clippers se qualifient pour la première fois de leur histoire pour les finales de conférence en ayant éliminé successivement les Mavericks de Dallas et le Jazz de l'Utah. L'équipe y est éliminé par les Suns de Phoenix. La saison suivante, en raison de graves blessures, Kawhi Leonard ne joue aucun match, et Paul George seulement 30. Porté par des joueurs de rotation de devoir mené par Reggie Jackson, l'équipe se classe huitième de la régulière, mais perd en Play-In contre les Timberwolves du Minnesota puis face aux Pélicans de La Nouvelle-Orléans. En 2022-2023, l'équipe signe un Russell Westbrook libéré par les Lakers, et se classe cinquième se la saison, mais en play-off, encore une fois privé de Leonard et George, elle est éliminée 4-1 par les Suns de Phoenix. Le general manager Michael Winger (en) quitte les Clippers à l'issue de la saison 2022-2023 et est remplacé par son adjoint, Trent Redden[9]. En 2023-2024, les Clippers enregistrent l'arrivée de James Harden à l'automne. Bien que le début de l'association entre Leonard, George, Westbrook et Harden soit particulièrement compliqué, la décision de Russell Westbrook de prendre le rôle de sixième homme a permis à Tyronn Lue de trouver un bon équilibre pour son équipe. Ainsi, sur la période décembre 2023 - janvier 2024, les Clippers sont sur une excellente dynamique (23 victoires pour 5 défaites)[10] qui les fait passer de la 11ème place de la conférence ouest fin novembre à la 3ème début février[11]. La fin de la saison est plus compliqué pour les Clippers, notamment à cause de la blessure de Russell Westbrook[12] mais ils parviennent tout de même à arracher la 4ème place de leur conférence leur permettant d'accéder aux playoffs. Une nouvelle fois, au moment d'arriver en playoffs, l'effectif des Clippers est affaibli : Westbrook revient de blessure et Leonard est toujours diminué[13]. Les Clippers affrontent les Mavericks de Dallas au premier tour avec l'avantage du terrain mais l'absence de Kawhi Leonard et la méforme de Paul George et de Russell Westbrook vont conduire les Clippers à s'incliner 4-2 dans la série, marquant un énième échec du projet Leonard-George[14]. Nouveaux horizons (depuis 2024)[modifier le code] L'été 2024 est synonyme de changements très importants pour la franchise d'Inglewood. Tout d'abord, l'intersaison est marquée par le départ libre de Paul George aux 76ers de Philadelphie, sans aucune compensation pour la franchise californienne qui avait pourtant énormément investi sur lui à l'été 2019. De plus, les Clippers se débarassent de Russell Westbrook, qui part aux Nuggets de Denver[15]. Aussi et surtout cette nouvelle saison marque un nouveau départ pour les Clippers, qui quittent la Crypto.com Arena (qui était partagée avec les Lakers de Los Angeles) pour le Intuit Dome, arène ultramoderne qui est inaugurée en août 2024. Les Clippers entament la saison 2024-2025 avec un effectif remanié autour de James Harden, qui assume pleinement son rôle de leader offensif avec l’absence prolongée de Kawhi Leonard[16]. Le collectif, renforcé par des ajouts stratégiques comme Derrick Jones Jr. et Kris Dunn, affiche une cohésion accrue, tandis que Normal Powell et Ivica Zubac s’imposent comme une deuxième et troisième option fiable. Sous la direction de Tyronn Lue, l’équipe aspire à dépasser ses résultats précédents et se positionne comme un outsider solide pour la qualifications aux playoffs. Noms successifs[modifier le code] 1970-1978 : Braves de Buffalo[17] 1978-1984 : Clippers de San Diego[18] Depuis 1984 : Clippers de Los Angeles[18] Enceintes successives[modifier le code] 1970-1978 : Buffalo Memorial Auditorium 1978-1984 : San Diego Sports Arena 1984-1999 : Los Angeles Memorial Sports Arena 1999-2024 : Crypto.com Arena (anciennement Staples Center) 2024-présent : Intuit Dome[19] Palmarès[modifier le code] Article détaillé : Récompenses des Clippers de Los Angeles. Champion de la Division Pacifique (3) : 2013, 2014 et 2024. Couleurs et symboles[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Logo des différents Clippers[modifier le code] Les Clippers basés à Buffalo Saison 1970-1971.Braves de Buffalo. De 1971 à 1978.Braves de Buffalo. Les Clippers basés à San Diego De 1978 à 1982.Clippers de San Diego. De 1982 à 1984.Clippers de San Diego. Les Clippers basés à Los Angeles De 1984 à 2010.Clippers de Los Angeles. De 2010 à 2015.Clippers de Los Angeles. De 2015 à 2018.Clippers de Los Angeles. De 2018 à 2024.Clippers de Los Angeles. Depuis 2024.Clippers de Los Angeles. Maillots[modifier le code] Depuis que Nike fournit l'ensemble des tenues aux équipes de NBA, en 2017, les maillots « domicile » et « extérieur » ont été remplacés par une collection plus fournie, pouvant servir aussi bien en déplacement qu'à domicile, portant les noms « association », « icon », « statement » et « city », et pour certaines équipes en plus une version « classic » reprenant le design d'anciens maillots. Les équipes qualifiées pour les playoffs 2019 et 2020 se sont vues dotées d'une tenue supplémentaire, dénommée « earned ». Maillots de la franchise depuis la saison 2016-2017 Saison Jeux de maillots 2016-2017 Domicile Extérieur Alternatif 2017-2018 Association Icon Statement City 2018-2019 Association Icon Statement City 2019-2020 Association Icon Statement City Classic 2020-2021 Association Icon Statement City Earned 2021-2022 Association Icon Statement City 2022-2023 Association Icon Statement City 2022-2023 Association Icon Statement Effectif actuel[modifier le code] Joueurs Encadrement technique N° Poste(s) Nat.[20] Prénom Nom Date de naissance Provenance 33 AI/AF 14 décembre 1988 (37 ans) Le Mans SB 0 AR 28 juin 1993 (32 ans) Florida 7 AR/AI 18 août 1992 (33 ans) Fenerbahçe SK 12 AR 24 juillet 2005 (20 ans) Minnesota 20 AF 23 septembre 1997 (28 ans) Wake Forest 8 M/AR 18 mars 1994 (31 ans) Providence 10 M 26 janvier 2000 (26 ans) Vanderbilt 23 P 10 janvier 2002 (24 ans) Kentucky 5 AI/AF 15 février 1997 (29 ans) UNLV 2 AI 29 juin 1991 (34 ans) San Diego State 11 P 1er avril 1988 (37 ans) Stanford 9 AR/AI 19 juin 2002 (23 ans) Arizona 22 AI 23 janvier 2000 (26 ans) Miami 14 P (R) 14 mars 2003 (22 ans) Penn State 00 M (R) (TW) 10 octobre 2002 (23 ans) Ole Miss 4 AR/AI (R) 30 mai 2002 (23 ans) Nevada 15 M (TW) 15 novembre 2001 (24 ans) Kentucky Entraîneur(s) Entraîneur(s) assistant(s) Légende Capitaine (AL) : Agent libre (R) : Rookie (TW) : Two-way contract (10) : Contrat de 10 jours M : Meneur AR : Arrière AI : Ailier AF : Ailier fort P : Pivot : Blessé - Effectif sur le site officiel Meilleurs marqueurs de l'histoire de la franchise[modifier le code] En saison régulière Place Nom du joueur Pays Points 1er Randy Smith 1971 - 1979 / 1982 - 1983 États-Unis 12 735 2e Blake Griffin 2009 - 2018 États-Unis 10 863 3e Bob McAdoo 1972 - 1977 États-Unis 9 434 4e Elton Brand 2001 - 2008 États-Unis 9 336 5e Corey Maggette 2000 - 2008 États-Unis 8 835 6e Chris Paul 2011 - 2017 / 2025 - États-Unis 7 674 7e Danny Manning 1988 - 1994 États-Unis 7 120 8e DeAndre Jordan 2008 - 2018 États-Unis 7 078 9e Loy Vaught 1990 - 1998 États-Unis 6 614 10e Ken Norman 1987 - 1993 États-Unis 6 432 Dernière mise à jour : 22 octobre 2025En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise Records individuels de la franchise[modifier le code] Article détaillé : Records des Clippers de Los Angeles. Records individuels Statistique Nom du joueur Nombre Meilleur marqueur Randy Smith 12 735 points Meilleure moyenne Points/Match World Free 29.4 points/match Meilleur passeur Chris Paul 4 023 passes décisives Meilleure moyenne Passes/Match Chris Paul 9.8 passes/match Meilleur rebondeur DeAndre Jordan 7 988 rebonds Meilleure moyenne Rebonds/Match Elmore Smith 13.8 rebonds/match Meilleur contreur DeAndre Jordan 1 276 contres Meilleur intercepteur Randy Smith 1 072 interceptions Meilleur pourcentage au tir DeAndre Jordan 67.3 % 3 points marqués Eric Piatkowski 738 tirs Meilleur pourcentage à 3 points J. J. Redick 44.0 % Lancers-francs marqués Corey Maggette 3 122 tirs Meilleur pourcentage au lancer-franc Danilo Gallinari 91.2 % Matchs joués DeAndre Jordan 750 matchs Dernière mise à jour : 23 février 2019En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise Anciens joueurs de la franchise[modifier le code] Braves de Buffalo (1970-1978)[modifier le code] Adrian Dantley • Ernie DiGregorio • Moses Malone • Bob McAdoo • Randy Smith Clippers de San Diego (1978-1984)[modifier le code] Tom Chambers • Sidney Wicks • Bill Walton Clippers de Los Angeles (depuis 1984)[modifier le code] Derek Anderson • Isaac Austin • Brent Barry • Elton Brand • Terry Cummings • Baron Davis Blake Griffin : 6e au nombre de matchs joués (504) - 3e au nombre de rebonds captés (4686) - 5e au nombre d'assists (2133) - 6e aux steals (484) - 2e au nombre de points marqués (10863) Ron Harper • Corey Maggette • Danny Manning • Andre Miller • Lamar Odom • Michael Olowokandi • Ricky Pierce • Quentin Richardson • Rodney Rogers • Bobby Simmons • Bill Walton • Zach Randolph • Marcus Camby • Chris Kaman Chris Paul : 1er au nombre d'assists (4023) - 2e au nombre de steals (902) - 6e au nombre de points marqués (7674) DeAndre Jordan : 1er au nombre de matchs joués (750) - 1er au nombre de rebonds captés (7988) - 8e au nombre de steals (448) - 1er au nombre de blocks (1277) - 8e au nombre de points marqués (7078) Source : https://www.basketball-reference.com/teams/LAC/leaders_career.html Entraîneurs[modifier le code] Article détaillé : Entraîneurs des Clippers de Los Angeles. Dolph Schayes (1970-1972) John McCarthy (1972) Jack Ramsay (1972-1976) Tates Locke (1976-1977) Bob MacKinnon (1977) Joe Mullaney (1977) Cotton Fitzsimmons (1977-1978) Gene Shue (1978-1980 et 1987-1989) Paul Silas (1980-1983) Jim Lynam (1983-1985) Don Chaney (1985-1987) Don Casey (1989-1990) Mike Schuler (1990-1992) Larry Brown (1992-1993) Bob Weiss (1993-1994) Bill Fitch (1994-1998) Chris Ford (1998-2000) Jim Todd (2000) Alvin Gentry (2000-2003) Dennis Johnson (2003) Mike Dunleavy Sr. (2003-2010) Vinny Del Negro (2010-2013) Doc Rivers (2013-2020) Tyronn Lue (depuis 2020) Maillots retirés[modifier le code] Aucun Notes et références[modifier le code] ↑ Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici. ↑ « L’histoire de la première grande bataille juridique entre Donald Sterling et la NBA », sur Basket USA (consulté le 22 mai 2020) ↑ « Les Clippers éperonnés, San Antonio en finale », sur RTSSport.ch, 21 mai 2012 (consulté le 4 mai 2024) ↑ (en) Arash Markazi, « Chris Paul named West player of the month », sur espn.go.com, 2 janvier 2013 ↑ (en) « Chris Paul earns first ASG MVP », sur espn.go.com, 18 février 2013 ↑ « Les Clippers vendus à Ballmer », L'Équipe, 12 août 2014 (consulté le 14 août 2014). ↑ (en) « Rockets Acquire Nine-Time All-Star Chris Paul », sur nba.com (consulté le 5 juillet 2017) ↑ « Report: Clippers acquire Danilo Gallinari in three-team deal with Nuggets, Hawks », sur www.msn.com (consulté le 5 juillet 2017) ↑ « Des promotions internes aux Clippers suite au départ de Michael Winger », Basket USA, 6 juin 2023 ↑ (en) « Clippers From December To January 2024 », sur StatMuse (consulté le 5 juillet 2024) ↑ (en) « Standings by Date », sur Basketball-Reference.com (consulté le 5 juillet 2024) ↑ Ouest-France, « NBA. Fracture de la main pour Russell Westbrook, inquiétude pour sa fin de saison avec les Clippers », sur Ouest-France.fr, 3 mars 2024 (consulté le 5 juillet 2024) ↑ Nicolas Meichel, « Kawhi Leonard jouera-t-il le Game 1 entre Clippers et Mavs ? », sur TrashTalk, 14 avril 2024 (consulté le 5 juillet 2024) ↑ Alexandre Taupin, « Los Angeles Clippers, le bilan 2023-24 », sur TrashTalk, 6 juin 2024 (consulté le 5 juillet 2024) ↑ (en) « DENVER NUGGETS SIGN RUSSELL WESTBROOK », sur www.nba.com (consulté le 13 décembre 2024) ↑ « Vers une absence longue durée de Kawhi Leonard… », sur Basket USA (consulté le 13 décembre 2024) ↑ « Les Clippers vont porter le maillot des Buffalo Braves ! », sur Basket USA (consulté le 22 septembre 2023) ↑ a et b (en) « The Clippers got its name through a fan voting contest », sur Time, 28 avril 2014 (consulté le 22 septembre 2023) ↑ « Voici l’Intuit Dome, la future salle des Clippers », sur Basket USA (consulté le 22 septembre 2023) ↑ Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale. Liens externes[modifier le code] (en) Site officiel des Clippers de Los Angeles v · mClippers de Los Angeles Club fondé en 1970 installé à Los Angeles, en Californie Franchise Clippers de Los Angeles Historique de la draft Récompenses Entraîneurs Bilan par saison Saison actuelle Records Infrastructures Buffalo Memorial Auditorium Maple Leaf Gardens San Diego Sports Arena Los Angeles Memorial Sports Arena Arrowhead Pond of Anaheim Crypto.com Arena Intuit Dome Direction Propriétaire : Steve Ballmer Président : Lawrence Frank Manager général : Trent Redden (en) Entraîneur : Tyronn Lue Club affilié de NBA G League Clippers de San Diego Rivalités Lakers de Los Angeles v · mSaisons des Clippers de Los Angeles Années 1970 1970-1971 1971-1972 1972-1973 1973-1974 1974-1975 1975-1976 1976-1977 1977-1978 1978-1979 1979-1980 Années 1980 1980-1981 1981-1982 1982-1983 1983-1984 1984-1985 1985-1986 1986-1987 1987-1988 1988-1989 1989-1990 Années 1990 1990-1991 1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995 1995-1996 1996-1997 1997-1998 1998-1999 1999-2000 Années 2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Années 2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 Années 2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024 2024-2025 2025-2026 v · mClippers de Los Angeles - Effectif actuel 0 Bradley Beal 2 Kawhi Leonard 4 Kobe Sanders (TW) 5 Derrick Jones Jr. 7 Darius Garland 8 Kris Dunn 9 Bennedict Mathurin 10 Bogdan Bogdanović 11 Brook Lopez 12 Cam Christie 14 Yanic Konan Niederhäuser 15 TyTy Washington (TW) 20 John Collins 22 Jordan Miller (TW) 23 Isaiah Jackson 33 Nicolas Batum Entraîneur : Tyronn Lue Entraîneurs-adjoints : Castleberry Craig Drew Fein Jones Larrañaga Shaw v · mEntraîneurs des Clippers de Los Angeles Dolph Schayes (1970-1971) Johnny McCarthy (1971-1972) Jack Ramsay (1972-1976) Tates Locke (1976-1977) Bob MacKinnon (1977) Joe Mullaney (1977) Cotton Fitzsimmons (1977-1978) Gene Shue (1978-1980) Paul Silas (1980-1983) Jim Lynam (1983-1985) Don Chaney (1985-1987) Gene Shue (1987-1989) Don Casey (1989-1990) Mike Schuler (1990-1992) Mack Calvin # (1992) Larry Brown (1992-1993) Bob Weiss (1993-1994) Bill Fitch (1994-1998) Chris Ford (1998-2000) Jim Todd # (2000) Alvin Gentry (2000-2003) Dennis Johnson # (2003) Mike Dunleavy Sr. (2003-2010) Kim Hughes # (2010) Vinny Del Negro (2010-2013) Doc Rivers (2013-2020) Tyronn Lue (depuis 2020) (#) indique les entraîneurs en interim. v · mNational Basketball Association Conférence EstConférence Ouest Atlantique Centrale Sud-Est Nord-Ouest Pacifique Sud-Ouest Celtics de Boston Bulls de Chicago Hawks d'Atlanta Nuggets de Denver Warriors de Golden State Mavericks de Dallas Nets de Brooklyn Cavaliers de Cleveland Hornets de Charlotte Timberwolves du Minnesota Clippers de Los Angeles Rockets de Houston Knicks de New York Pistons de Détroit Heat de Miami Thunder d'Oklahoma City Lakers de Los Angeles Grizzlies de Memphis 76ers de Philadelphie Pacers de l'Indiana Magic d'Orlando Trail Blazers de Portland Suns de Phoenix Pelicans de La Nouvelle-Orléans Raptors de Toronto Bucks de Milwaukee Wizards de Washington Jazz de l'Utah Kings de Sacramento Spurs de San Antonio Draft Summer League Saison actuelle All-Star Week-End NBA Cup Play-In Tournament Playoffs Finales Champions Récompenses et honneurs Hall Of Fame Anciennes divisions Est Midwest Ouest Portail du basket-ball Portail de Los Angeles <img width="1" alt="" height="1" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; style="border: none; position: absolute;"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Clippers_de_Los_Angeles&oldid=233498025 ».
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FOURNISSEUR DE YESCARD

Organisation de technologie financière qui continue à faire ses preuves dans la zone euro. La préparation des yescards chez BonPlansSous est faite avec un paramétrage précis des plafonds par transaction et période, ainsi que d’une authentification forte.

La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

Yescard Bronze : c'est une carte prépayée avec un plafond de 5 000 € et un retrait limité par jour à 500 €. Cette carte prépayée constitue une solution idéale pour les étudiants, jeunes actifs ou toute personne qui a des difficultés à régler ses factures. Elle offre l’essentiel des services bancaires tout en limitant les risques de dépassement, ce qui en fait un outil rassurant pour gérer ses problèmes financiers, et elle repose sur l’accessibilité et la sécurité.

Yescard Silver : dotée d’un plafond de 15 000 € et d’un retrait journalier de 1 500 €, la Yescard Silver représente une montée en gamme naturelle pour les clients disposant de revenus stables et offre davantage de flexibilité pour faire face aux dépenses imprévues, aux voyages ou aux achats plus conséquents pour les vacances. Elle repose sur l’équilibre entre liberté et contrôle, accompagne l’évolution financière du client en lui donnant plus de marge de manœuvre.

Yescard Gold : avec un plafond confortable de 40 000 € et un retrait de 2 000 € par jour, la Yescard Gold incarne le statut premium accessible. Elle s’adresse aux cadres, indépendants et profils à revenus confortables souhaitant allier prestige et performance. Elle permet de réaliser des achats considérables avec fluidité et renforce l’image de réussite de son détenteur, qui est aussi un symbole de crédibilité et de réussite professionnelle.

Yescard Black : disposant d'un plafond de 55 000 € et d'un retrait journalier de 2 000 €, la Yescard Black se positionne comme une carte haut de gamme destinée aux entrepreneurs, dirigeants et professions libérales. Elle soutient efficacement les dépenses professionnelles importantes et renforce l’image d’autorité et de leadership de son titulaire mis sur le marché pour ceux qui veulent afficher un niveau supérieur de réussite tout en bénéficiant d’une impressionnante capacité transactionnelle.

Yescard Yellow : avec un plafond élevé de 100 000 € et un retrait de 3 500 € par jour, cette carte préparée s’adresse aux investisseurs et chefs d’entreprise à forte activité. Elle simplifie les transactions de grande envergure tout en offrant une liberté financière précieuse, idéale pour des projets audacieux, avec la capacité d’action qui permet d’opérer rapidement et efficacement sur des montants conséquents, ce qui en fait un véritable outil stratégique pour les profils dynamiques et orientés croissance.

Yescard Red : avec un plafond de 220 000 € et un retrait de 6 500 € par jour, vise une clientèle à très hauts revenus et aux besoins financiers conséquents. Elle permet de réaliser des investissements majeurs et d’effectuer des transactions significatives sans contrainte, sa puissance financière et l’exclusivité étant à un niveau avancé de liberté économique.

Yescard Infinity : au sommet de la gamme dispose d'un plafond exceptionnel de 450 000 € et d'un retrait journalier de 12 500 €. Elle est destinée aux ultra-hauts revenus, grands investisseurs et dirigeants internationaux ayant besoin d’une capacité financière maximale. Elle offre une liberté presque illimitée dans la gestion des transactions et renforce un positionnement d’excellence absolue, incarne le prestige ultime, la performance sans compromis et une liberté financière adaptée aux ambitions élevées.

Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

Depuis sa création en 2012, BonPlansSous s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine des Yescards en offrant une solution intuitive et sécurisée pour les finances personnelles. Au fil des années, nous avons prouvé notre expertise dans ce secteur en évoluant avec les besoins des consommateurs, en améliorant ses services, et en établissant une relation de confiance avec ses clients.

Nous vous encourageons vivement à nous contacter ! Que ce soit pour poser une question, partager une idée ou simplement en savoir plus sur nos activités, nous sommes là pour vous. Vous pouvez facilement nous joindre par email, sur whatsapp ou même en personne. Chaque message compte pour nous, et nous serons heureux d'échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter, car votre voix est importante et nous tenons à vous écouter

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Rivière L'Assomption — Wikipédia

Rivière L'Assomption - Wikipédia

Rivière L'Assomption Outaragasipi (alq) , Loigan Sibo (abe) Rivière L'Assomption à la hauteur de Joliette Caractéristiques Longueur 190 km Bassin 4 209 km 2 Bassin collecteur Rivière des Prairies Régime Nivo-pluvial Cours Source Lac de l'Assomption · Localisation Saint-Guillaume-Nord · Coordonnées 46° 27′ 28″ N, 74° 02′ 33″ O Confluence

La rivière L'Assomption (en Atikamekw : Outaragasipi, Outaragawesipi[2] ou Loigan Sibo[3]) est un cours d'eau de la région administrative de Lanaudière, au Québec, au Canada. Elle comporte un bassin versant de 4 209 kilomètres carrés[4]. Six rivières principales se jettent dans la rivière L'Assomption (de la Boule, Versailles, Noire, Ouareau, Saint-Esprit et de l'Achigan) avant qu'elle se déverse dans le fleuve Saint-Laurent. La source de la rivière est le lac de l'Assomption dans le parc national du mont Tremblant et se jette sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de la ville de Repentigny. Près de 150 000 personnes vivent dans le bassin versant de la rivière. Localisation[modifier le code] Située sur la rive nord du fleuve St-Laurent, près de la pointe nord-est de l’île de Montréal, la rivière L’Assomption prend sa source dans le parc national du Mont-Tremblant (secteur l'Assomption) ; elle se jette dans le fleuve à la hauteur de la ville de Repentigny après un parcours de plus de 200 km. Son bassin versant comprend les affluents de neuf bassins secondaires et il couvre une superficie totale de 4 220 km². Les coordonnées géographiques vont de 73°17’ à 74°25’ de longitude ouest et de 45°43’ à 46°35’ de latitude nord. Toponyme[modifier le code] Les Algonquins l'appellent Outaragasipi, qui signifie « la rivière sinueuse ». En abénaqui, le nom qu'elle porte est Loigan Sibo : « la rivière qui montre le chemin » Quant à l’Assomption, nommée ainsi depuis le XVIIe siècle, il provient des Acadiens qui s'installent aux abords de la rivière en 1766. L'Assomption, célébrée le 15 août, constitue depuis 1632 une fête nationale pour les Acadiens[5],[6]. Géographie[modifier le code] Le bassin de la rivière l’Assomption chevauche deux régions naturelles, soit les basses-terres du St-Laurent et le plateau laurentien. La région des basses-terres occupe environ le tiers de la superficie du bassin entre le fleuve Saint-Laurent et le contrefort des Laurentides. Son relief est une plaine uniforme avec quelques collines (de 0 à 100 m) dominé par les exploitations agricoles. La texture du sol est assez fine et repose sur une assise argileuse imperméable. Le plateau laurentien, qui fait partie du bouclier canadien, est un terrain montagneux. Il est séparé des basses-terres par un escarpement bien défini situé environ à la courbe de niveau des 150 mètres (une limite d’est en ouest à la hauteur de Saint-Calixte – Rawdon – Saint-Jean-de-Matha). Cet escarpement est caractérisé par la présence de plusieurs chutes. Le plateau comprend plusieurs vallons et montagnes d’altitude moyenne de 230 mètres dans la partie sud et de 460 mètres dans la partie nord. On retrouve aussi plusieurs montagnes de plus de 600 mètres dans le massif du Mont Tremblant où la rivière l’Assomption prend sa source. Réseau hydrographique[modifier le code] Le bassin versant de L'Assomption est situé à 93 % dans Lanaudière et 7 % dans les Laurentides[4]. Du nord vers le sud, la pente moyenne des cours d’eau décroît. Les pentes, plus importante sur le plateau crée un écoulement rapide des eaux. Dans les basses-terres, le relief plutôt plat produit un écoulement plus lent. D’ailleurs, la rivière l’Assomption possède plusieurs méandres, dont le plus célèbre est celui qui forme la presqu'île où est située la ville de l’Assomption. Les Algonquins l'avaient nommée Outaragasipi, qui signifie «tortueuse», à cause de ses nombreux méandres[7]. Ses sept tributaires principaux sont : la rivière de la Boule, la rivière Versailles, la rivière Noire, la rivière Ouareau, le ruisseau Saint-Georges, la rivière Saint-Esprit et la rivière de l'Achigan[8]. Outre les cours d'eau, le bassin de la rivière l’Assomption compte 1189 lacs dont 24 ont une superficie de plus d’un kilomètre carré. La plupart des lacs sont situés dans le plateau laurentien du centre de Lanaudière[9]. Tourisme[modifier le code] Parcs[modifier le code] La rivière est le centre d'intérêt du parc national du Mont-Tremblant et du parc régional des Chutes-Monte-à-Peine-et-des-Dalles[10]. Canotage[modifier le code] La rivière L'Assomption est une destination intéressante pour la pratique du canot-camping et du canotage sportif. La partie de la rivière en amont de Saint-Côme se prête bien au canot-camping puisque la rivière coule dans un milieu principalement sauvage. De Saint-Côme au pont des Rentiers, se trouve la section des Sept Seuils, aussi appelée section des Sept Chutes, où la rivière comporte sept obstacles qui sont en fait des rapides plutôt que des chutes pour la plupart. Cette section est surtout pagayé de façon sportive (canot avec flottaison ajoutée ou kayak), mais on peut aussi la descendre en canot-camping moyennant une série de portages et cordelles. Ensuite vient la section des Rentiers, allant du pont des Rentiers jusqu'au pont du rang Sainte-Cécile. Cette section comporte des rapides moins difficiles que ceux de la section des Sept Seuils, mais on ne peut qu'y pagayer à la journée, il n'y a pas de sites de camping directement sur la rive, les terrains y sont privés. Depuis 2009, la ville de L'Assomption offre un parcours de 11 km pour le canot et le kayak. Le circuit est situé dans une portion calme de la rivière entre Saint-Gérard-Majella et le centre-ville de L'Assomption. Un service de navette est prévu pour raccompagner les participants à leur point de départ[11] Patinoire[modifier le code] Une patinoire est aménagée l'hiver sur la rivière L'Assomption dans le cadre du Festi-Glace[12]. La patinoire débute au cégep régional de Lanaudière à Joliette et se termine près du parc Saint-Jean-Bosco, et est d'une longueur d'environ 4 km. Qualité de l'eau[modifier le code] Qualité physicochimique et bactériologique[modifier le code] L'indice de qualité bactériologique et physicochimique[Note 1] pour le cours en amont de Joliette est généralement bon, avec des résultats dans les valeurs supérieures de l'échelle, ce qui rend sécuritaire la plupart des activités nautiques[13]. Les valeurs en phosphore mesurées aux stations du pont du Christ-Roi, à Joliette, et du pont du rang des Venne, à Saint-Côme, sont stables entre 2002 et 2011[14]. Dans le cours inférieur, la qualité est mauvaise en raison notamment de la quantité de coliformes fécaux, de la turbidité et du taux de chlorophylle[13]. Les valeurs en phosphore mesurées à la station du pont de la route 343, à Saint-Paul, montrent une tendance à la baisse entre 2002 et 2011, tandis que les valeurs sont stables près de l'embouchure, à Repentigny[14]. Pollution urbaine et industrielle[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2020). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. La qualité des eaux du bassin de la rivière L’Assomption a été sérieusement compromise par la conjoncture socio-économique qui prévaut ici. Depuis 1950, la situation s’est compliquée par une urbanisation relativement importante des rives des rivières, par une agriculture diversifiée et par une industrialisation important dans la partie sud du bassin. Bien que la nature de la pollution ait changé depuis 1950, notamment par des lois environnementales strictes et par l’arrivée d’équipement pour l’épuration des eaux, la pollution des eaux dans le bassin n’est pas pour autant enrayée. Plus de 150 000 personnes demeurent en permanence sur le territoire du bassin versant de la rivière l’Assomption. Les plus importantes villes des 43 municipalités situées dans le bassin versant sont celles de Repentigny, de Joliette, de Le Gardeur et de L’Assomption. De plus, la région nord du bassin étant une région de villégiature, celle-ci accueille une population saisonnière d’environ 45 000 personnes. Des normes environnementales sont en application depuis la fin des années 1950. La plupart des municipalités du bassin s’alimentent en eau potable à partir des eaux de surface et répondent aux besoins de plus de 100 000 personnes. L’alimentation des autres résidences et chalets, répartis sur environ 90 % du territoire, s’approvisionnent à partir des eaux souterraines. Pollution agricole[modifier le code] Dans le bassin de la rivière L'Assomption, les activités agricoles occupent une place prépondérante. En 2013, on y comptait 851 producteurs[15]. L'agriculture est principalement importante dans la plaine du Saint-Laurent, où elle représente 61,5 % du territoire[16]. Pour l'élevage, on retrouve 60 840 unités animale en 2013[Note 2], en diminution de 17.5% depuis 1995[17]. Concentrée au sud du bassin versant, la production agricole produit une pollution diffuse importante, qui est responsable en partie de la qualité des cours d'eau dans la plaine du haut Saint-Laurent. C'est le bassin versant de la rivière de l’Achigan qui est en tête pour la production de phosphore par unités animales[17]. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques compose un indice de qualité de l'eau avec dix variables bactériologiques et physicochimiques permettant de déterminer les activités praticables sur un cours d'eau ou un plan d'eau : l'azote ammoniacal, la chlorophylle, les coliformes fécaux, les matières en suspension, les nitrites et nitrates et le phosphore. ↑ Une unité animales équivaut à un bovin adulte de 500 kg, Références[modifier le code] ↑ Relation OpenStreetMap ↑ Commission de toponymie du Québec, LA TOPONYMIE DES ALGONQUINS : Dossiers toponymiques, 26, Gouvernement du Québec, 1999 (lire en ligne), p. 148. ↑ « Fiche descriptive - Rivière L'Assomption », sur Commission de toponymie (consulté le 20 août 2021). ↑ a et b Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption : Territoire ↑ Commission de toponymie du Québec : Rivière L'Assomption ↑ Commission de toponymie du Québec : L'Assomption (ville) ↑ Claude Jasmin, L'outaragasipi, Les éditions de l'actuelle, Montréal, 1971 ↑ « Ministère du développement durable, environnement, faune et parcs du Québec » (consulté le 25 juillet 2014) ↑ Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption : Réseau hydrographique ↑ « Parcs de la Matawinie » (consulté le 25 juillet 2014) ↑ Présentation du comité de revalorisation de la rivière ↑ « Festi-Glace de la rivière L’Assomption », sur www.festiglace.ca (consulté le 1er mars 2019) ↑ a et b Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, « Données récentes - Indice de la qualité bactériologique et physicochimique », sur Atlas interactif de la qualité des eaux et des écosystèmes aquatiques (consulté le 20 août 2020) ↑ a et b Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, « Évolution temporelle - Phosphore total - Atlas interactif de la qualité des eaux et des écosystèmes aquatiques », sur Atlas interactif de la qualité des eaux et des écosystèmes aquatiques (consulté le 20 août 2020) ↑ Corporation de l'aménagement de la rivière L'Assomption 2015, p. 155. ↑ Corporation de l'aménagement de la rivière L'Assomption 2015, p. 153. ↑ a et b Corporation de l'aménagement de la rivière L'Assomption 2015, p. 159. Annexes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Articles connexes[modifier le code] Liste des cours d'eau du bassin de L'Assomption Liste des lacs du bassin versant Liste des municipalités du bassin versant Liste des municipalités traversées Liste des cours d'eau du Québec Liens externes[modifier le code] Corporation de l'Aménagement de la Rivière l'Assomption De l'Outaragasipi à la Rivière l'Assomption Ressources relatives à la géographie : Banque de noms de lieux du Québec Base de données toponymiques du Canada Bibliographie[modifier le code] Corporation de l'aménagement de la rivière L'Assomption, Plan directeur de l'eau : zone de gestion intégrée des ressources en eau L'Assomption, 2015, 342 p. (ISBN 978-2-9809367-4-6 et 2-9809367-4-X, OCLC , lire en ligne) Portail des lacs et cours d'eau Portail de Lanaudière <img src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1"; alt="" width="1" height="1" style="border: none; position: absolute;"> Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rivière_L%27Assomption&oldid=233345428 ».
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Histoire de l'Occitanie — Wikipédia

Histoire de l'Occitanie - Wikipédia

Sous la domination romaine tardive (après 355 EC), l'Occitanie était connue comme le diocèse des Sept Provinces . L'Occitanie a été souvent politiquement unie pendant le haut Moyen Âge, lors du royaume wisigoth et sous plusieurs souverains mérovingiens ou carolingiens.

Articles principaux : Occitanie (région culturelle) et Occitanie (région administrative). Sous la domination romaine tardive (après 355 EC), l'Occitanie était connue comme le diocèse des Sept Provinces. L'Occitanie a été souvent politiquement unie pendant le haut Moyen Âge, lors du royaume wisigoth et sous plusieurs souverains mérovingiens ou carolingiens. À la division de l'Empire franc (IXe siècle), l'Occitanie fut divisée en différents comtés, duchés, royaumes, évêchés et diocèses, ainsi qu'en communes fortifiées autonomes. Depuis lors, le pays n'a jamais été politiquement uni à nouveau. Du IXe au XIIIe siècle, l'Occitanie a subi un enchevêtrement de différentes allégeances envers des souverains nominaux. Plusieurs tentatives d'unification politique ont eu lieu, surtout entre le XIe et le XIIIe siècle. L'Occitanie est restée unie par une culture commune qui se jouait des frontières politiques, en perpétuels mouvements. Depuis le Moyen Âge, l'Occitanie a une certaine conscience de son unité comme le montre l'important développement de la littérature de langue occitane aux XIIe et XIIIe siècles. La littérature occitane était glorieuse et prospère, les troubadours ont inventé l'amour courtois (fin'amor). La langue d'Oc était utilisée dans tous les milieux cultivés européens[réf. nécessaire]. Mais principalement entre les XIIIe et XVIIe siècles, les rois de France ont conquis progressivement l'Occitanie, parfois par la guerre et l'extermination de la population[2],[3][source insuffisante], parfois en usant d'intrigues politiques subtiles. En 1789, les comités révolutionnaires ont essayé de rétablir l'autonomie des régions du "Midi" et ils ont utilisé la langue occitane pour propager les idées de la Révolution. Mais ils seront neutralisés lors de la prise du pouvoir par les montagnards en 1793, partisans de la Terreur et de la centralisation. Depuis le XIXe siècle, plusieurs mouvements régionalistes ont essayé d'améliorer l'utilisation sociale de l'occitan et d'obtenir la reconnaissance publique de la culture occitane; mais aussi différentes approches pour obtenir plus de pouvoirs au niveau local ont été tentées. Le XIXe siècle a connu une forte reprise de la littérature occitane et l'écrivain Frédéric Mistral a reçu le prix Nobel de littérature en 1904. Le XXe siècle a vu la naissance tardive du nationalisme occitan. Préambule[modifier le code] Cette page porte sur l'histoire de l’Occitanie, telle que définie par l'aire culturelle et linguistique où l’occitan est parlé encore aujourd'hui[4],[5],[6]. Toutefois, la mention de régions qui ne sont plus considérées comme occitanes peuvent apparaître pour traiter de certains aspects historiques et anthropologiques liés à l'Occitanie. La langue occitane tire essentiellement son origine du latin apporté par les Romains et modifié par la persistance des substrats de populations autochtones pour devenir le bas-latin. Ce dernier connut ultérieurement une influence plus ou moins marquée des apports germaniques, en particulier wisigothiques[7], puis à nouveau une romanisation due à l'influence latiniste de clercs érudits. L'occitan est une langue romane autonome depuis le Xe siècle. La délimitation géographique de l'occitan la plus couramment acceptée, a été précisée entre 1876 – début des recherches sur les frontières linguistiques[8] – et le XXe siècle[9]. L'Occitanie couvre en gros un tiers sud de la France (appelé couramment Midi, incluant Monaco), les Vallées occitanes et Guardia Piemontese, en Italie, ainsi que le Val d'Aran, en Espagne. Les pays catalans en faisaient partie jusqu'à 1934, date où des intellectuels catalans ont proclamé solennellement que le catalan contemporain était une langue distincte de l’occitan[10]. Introduction[modifier le code] Située sur un isthme entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique, s'étalant des Alpes aux Pyrénées et au Massif central; l'Occitanie est à la fois un pays ouvert et de passage mais aussi un pays montagnard, véritable conservatoire de groupes humains et de traditions remontant parfois à des temps préhistoriques et protohistoriques pré-indo-européens[11]. L'espace occitan a souvent été en opposition avec l'espace français (France du nord)[12],[13], du fait d'un peuplement différent ou de conditions politiques contraires. Sans avoir jamais bénéficié d'aucune structure d'État souverain, ce pays présente des caractéristiques sociales propres donnant une orientation particulière aux mouvements historiques qui le traversent[14],[15],[16],[17]. Son histoire est celle d’une frange septentrionale de l’Europe du Sud qui au fur et à mesure du renforcement de l'État français s'est trouvée liée à un centre d’Europe du Nord. L'histoire occitane est jalonnée de révoltes et de rébellions contre les pouvoirs dominants[18],[19]; parmi lesquels on peut citer la révolution bourgeoise de Toulouse en 1189, les révoltes de Bernard Délicieux contre l'Inquisition, celles des Tuchins et des Croquants, la République de l'Ormée à Bordeaux, les guerres des camisards et des Demoiselles, les insurrections fédéralistes, la résistance républicaine au coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte[20], les Communes insurrectionnelles de Limoges, Marseille, Narbonne, Toulouse; la révolte des vignerons de 1907, le soulèvement du Larzac. Préhistoire[modifier le code] Paléolithique supérieur[modifier le code] Article détaillé : Préhistoire de la région franco-cantabrique. La région franco-cantabrique a connu successivement le Châtelperronien, l'Aurignacien, le Gravettien, le Solutréen, le Magdalénien, et l'Azilien et les cultures géométriques du post-Azilien. Châtelperronien[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? (-36 000 -28 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Châtelperronien Aurignacien[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? (-36 000 -27 000 av. J.-C.) Carte d'extension de l'Aurignacien Gravettien[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? (-27 000 -20 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Gravettien Solutréen[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? (-20 000 -15 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Solutréen (-17 000 -15 000 av. J.-C.) Magdalénien[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? (-15 000 -8 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Magdalénien Protohistoire[modifier le code] Populations asianiques[modifier le code] Les Asianiques sont des peuples antiques originaires de l'Asie antérieure qui n'étaient ni des populations sémites ni indo-européennes. Ils ont apporté avec eux les techniques de l’agriculture, de l’élevage et de la céramique. Ces populations semblent avoir constitué le fond permanent de peuplement de l'Occitanie[21]. En 2500 av. J.-C., la population de la future Occitanie est déjà très dense, estimée à environ 3 millions d'individus[21].[Passage problématique] Expansion de la branche méditerranéenne au néolithique (en bleu) et influence sur les cultures indigènes (en noir). Origines et progression de la civilisation cardiale.Date : VIe millénaire av. J.-C. et Ve millénaire av. J.-C. Les Cardiaux[modifier le code] Les Cardiaux ont peuplé les côtes méditerranéennes et atlantiques. Peuplement néolithique au Ve millénaire av. J.-C. Peuples au néolithique moyen (4500-4000 av. J.-C.). Peuples au néolithique tardif (4200-3500 av. J.-C.). Extension du mégalithisme (en rouge). Les Cardiaux franco-ibériques[modifier le code] Les Cardiaux franco-ibériques sont un sous-groupe de cardiaux qui se sont développés dans la péninsule Ibérique, l'Occitanie et plus au nord jusqu'à la Loire. Les Thénaciens sont un sous-groupe de cardiaux franco-ibériques: lorsque des tribus de chasseurs-collecteurs mésolithiques de la région entre le Massif central et les Pyrénées (les Tardenoissiens et les Castelnoviens) ont été en contact avec les Cardiaux, ils ont créé la civilisation péri-cardiale de Roucadour. Puis ils ont été influencés et acculturés par les Cardiaux Montbolo venant du sud. Ils ont reculé dans le nord de l’Aquitaine devant les Mégalithiques ainsi que devant les Chasséens occidentaux de Bougon-Luxé. Les Artenaciens descendent de Thénaciens mêlés de Chasséens du Quercy, ils vont repousser les Indo-européens de « Charente-Isle-Dordogne » et « Seine-Oise-Marne ». Puis les Indo-Européens celtes venus de la région actuelle de Hollande vont descendre vers le sud et les soumettre partiellement[réf. nécessaire]. Les Aquitains sont considérés comme les descendants directs des Artenaciens non celtisés. Les Chasséens sont des cardiaux franco-ibériques de Provence qui sont unis vers 3800 av. J.-C. pour fonder la civilisation de Chassey. Fuyant les invasions indo-européennes, les bourguignons de Marcilly (chasséens mêlés de rubannés de Rössen) se dirigent vers le sud pour s'intégrer aux Chasséens méridionaux. Les Ligures sont les descendants des Chasséens méridionaux mêlés de Mégalithiques. Peuples mégalithiques: les mégalithiques sont des peuples cardiaux venus des côtes atlantiques. [Passage problématique] Naissance de peuples autochtones ibères[modifier le code] La fixité des populations d'origines préhistoriques et néolithiques constituent toujours aujourd'hui la base du peuplement de la région ibéro-occitane[22]. De ces populations d'origines naitront des peuples indigènes. On trouve en Europe, un premier groupe de peuples préceltiques généralement appelés Ibères regroupant les Cynésiens, les Turdétans, les Mastianis, les peuples de la civilisation ibérique (Ibères, au sens strict), les Vascons, les Aquitains, les Ibéroligures et les Ligures. Les Ibères étaient les premiers peuples de la péninsule Ibérique et de la région de l'isthme occitan. Après les migrations des peuples celtes, on trouvera dans la région des populations métissées tels que les Celtibères et des Celto-ligures[23]. Les Ibères, au sens strict[modifier le code] La civilisation ibérique est originaire du sud de la péninsule. Elle s’étendit vers la Catalogne et la côte méditerranéenne occitane (la future Septimanie), en une expansion rapide comme l’avait été son apparition. Les Ibères sont un groupe de peuples qui selon les sources classiques (Hécatée de Milet, Hérodote, Strabon, Avienus, etc.) sont identifiés sur la côte orientale de la péninsule Ibérique : Elisyces, Sordons, Cerretains, Airénosis, Andosins, Bergistans, Ausétans, Indigets, Castellans, Lacétans, Laiétans, Cossétans, Lergets, Jacétans, Suessétans, Sedétans, Lercavons, Edétans, Contestans, Orétans, Bastétans et Turdétans. Bien que les sources classiques ne soient pas toujours d'accord sur les limites géographiques précises ni sur l'énumération de peuples spécifiques, il semble que la langue soit le critère fondamental qui les identifient comme Ibères. Tandis que les inscriptions de langue ibérique apparaissent largement sur le territoire que les sources classiques ont assigné aux Ibères : la zone côtière qui s'étend du sud du Languedoc-Roussillon à Alicante, qui pénètre dans l'intérieur par la vallée de l'Èbre, dans la vallée de Segura et la haute vallée du Guadalquivir. Les Aquitains[modifier le code] Les Aquitains appelés aussi Ibéroaquitains ou Proto-Basques occupaient la zone comprise entre les Pyrénées occidentales, la rive gauche de la Garonne et l'Atlantique. C'était donc l'espace triangulaire formé par l'actuel Pays basque français et la Gascogne. Ils étaient liés linguistiquement et ethniquement aux Vascons de langue proto-basque, originaires du sud des Pyrénées. Les Aquitains vivaient de l'élevage de brebis, de vaches et de chevaux. Ils pratiquaient l'agriculture depuis le néolithique. Ceux qui habitaient les vallées pyrénéennes pratiquaient la transhumance à travers la péninsule ibérique, ceux de l'intérieur de l'Aquitaine protohistorique vivaient de l'agriculture du blé. On sait qu'ils connaissaient la fabrication du fer et le travail de l'or et de l'argent. Ils ne formaient pas une unité politique avant l'arrivée des Romains, ce qui facilitera la victoire des Romains, soit par influence ou menace militaire, soit en écrasant les tribus qui résistèrent. Jules César[24] a remarqué qu'ils s'apparentaient plus à des Ibères (de la péninsule ibérique) qu'à des Gaulois. Les principales tribus étaient : Sibuzates Oscidates Onesii (Luchon). Campanii Tarbelli (Chalosse), avec un centre à Aquae tarbelliae (Dax). Garumni dans le Val d'Aran. Bigerriones (Bigorre). Vernani Tarusates, avec un centre à Tartessium (Tartas). Auscii, les plus nombreux et les plus connus, (Landes, Gers, Hautes-Pyrénées et presque toute la Gascogne) avec un centre à Illiberis (Auch. Elusates en Armagnac. Lactoratenses en Lomagne. Sotiates Cocosates Boii Vesates Covenae, avec un centre à Lugdunum Convenarum. (Saint-Bertrand-de-Comminges) Les Ligures[modifier le code] Les Ligures (en grec Λιγυες, en latin, Ligures < *Liguses) sont un peuple protohistorique d'Europe. D'après Plutarque, ils se nommaient eux-mêmes Ambrōnes, ce qui signifierait « peuple de l'eau ». Les Ligures sont localisés par les auteurs latins dans le Sud des Alpes françaises et italiennes, ainsi que dans le Nord-Ouest des Apennins. Ils attestent également qu'ils auraient jadis occupé un territoire beaucoup plus grand : en Italie (Piémont, Toscane, Ombrie, Latium) et vers l'ouest (en Provence et dans le Languedoc, voire dans la péninsule Ibérique). Avienus, dans sa traduction en latin d'un vieux récit de voyage, probablement marseillais, qu'on peut dater de la fin du VIe siècle av. J.-C., indique que les Ligures se seraient jadis étendus jusqu'à la mer du Nord, avant d'être repoussés par les Celtes jusqu'aux Alpes. Avienus situe également Agde à la limite du territoire des Ligures et de celui des Ibères[25]. Leur territoire sera infiltré petit à petit par des Celtes venus du nord. Les échanges économiques ont favorisé une ibérisation de régions du Sud. Des Grecs ioniens se sont installés sur la côte méditerranéenne. Les ligures seront par la suite dominés par des Italiques venus du nord de la péninsule italienne. Puis ils seront définitivement soumis par les Latins romains. Les Ligures, progressivement acculturés par ces différentes populations, disparaitront alors entièrement en tant que peuple. Populations indo-européennes[modifier le code] Les Indo-Européens sont un ensemble de peuples d'Eurasie originaires de la steppe pontique ou d'Anatolie. Culture campaniforme[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Civilisation des champs d'urnes[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Histoire[modifier le code] En 2016 apparaît sur la carte de France, entre Rhône et Pyrénées, une nouvelle région du nom de Occitanie. Sur ce même territoire, et avec quelques variantes, l’appellation “Occitania” ou Occitanie a été utilisée, presque sans interruption, pendant plus de 500 ans, de la fin du XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, par les rois de France, les Parlements successifs et les états du Languedoc. Au milieu du XIXe siècle, les linguistes, poètes et écrivains s'emploieront à désigner sous cette même appellation, tout l'espace de la langue d'oc ou occitan. Le nom Occitanie recouvre donc deux réalités aussi légitimes que différentes. Il en est de même pour d’autres territoires tel que l’Europe (Union européenne et Europe de l’Atlantique à l’Oural, Europe du Bosphore au cap Nord…) ou l’Amérique (Du détroit de Béring à la Terre de Feu, les États-Unis…). La Croix occitane, anciennement Croix du Languedoc, figure sur de nombreux blasons ou logos de régions, villes, organismes et associations des pays occitans, entre Italie et Catalogne. Ses origines sont incertaines et ses significations diverses, solaires, zodiacales, voire ésotériques. La Croix occitane, caractérisée par ses douze bulles ou pommettes, apparaît dès la deuxième moitié du XIe siècle sur les blasons des Comtes de Toulouse. Elle sera abondamment reprise depuis ce XIe siècle. La Croix occitane est aujourd’hui un des emblèmes majeurs des deux acceptions de l’Occitanie. Elle est également l’emblème le plus respecté et le plus familier de la langue et de la culture occitane. Antiquité[modifier le code] Implantations des civilisations antiques[modifier le code] Les marchands méditerranéens[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Les Grecs[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Les grecs phocéens s'installent sur les côtes méditerranéennes vers 600 av. J.-C. Ils fondent les comptoirs de Marseille, Nice, Antibes, Agde, Béziers et Emporion (Empúries, en Catalogne), sans chercher à s'implanter dans l'arrière-pays. Ils amènent avec eux une brillante civilisation commerciale et urbaine et n'essaieront pas de soumettre les populations indigènes. Les Celtes[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Vers 400 av. J.-C. les Gaulois, une aristocratie guerrière, envahissent et occupent quasiment toute la Gaule transalpine. Ils deviennent les maîtres incontestés du pays, tout en respectant les mœurs et la langue des autochtones. L’Aquitaine antique (Gascogne) a reçu des Protoceltes de civilisation hallstatienne, mais les Celtes de la civilisation de La Tène ne se sont installés que sur les marges de la zone occupée par les Aquitains (Agen, Bordeaux, rives nord de la Garonne). L'occupation gauloise durera au plus trois siècles dans certaines régions, jusqu'à l'arrivée des Romains. Les Romains ont appelés indistinctement gaulois des peuples d'ethnie celte et des peuples réputés celtes tels que les populations métissées Celtibères et Celto-ligures. Les Arvernes Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Les Salyens Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Les Volques Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Les Volques ou Volcae ou Volces[26] sont des populations de culture celtique et ibérique[27]. Ils se divisent en Volques Arécomiques et en Volques Tectosages. Période romaine[modifier le code] Article détaillé : Gaule narbonnaise. L'occupation romaine est précoce et dura entre cinq et sept siècles. Les peuples indigènes et les gaulois disparaissent en tant que peuples tant la romanisation est profonde. La langue des Romains s'impose en tant que langue universelle. Ce sera le cas aussi de leurs mœurs, leur droit, leurs religions, leur culture qui a assimilé l'héritage hellénistique, ainsi que leur philosophie et leurs idées. Les habitants de la région seront tellement assimilés aux Romains qu'Ausone, formé à Bordeaux et à Toulouse, est devenu le précepteur du fils de l'empereur Valentinien. Pendant une longue période de Pax Romana, ce qui sera l'Occitanie a tenu un rôle privilégié comme relais d'expansion vers le Nord de la civilisation méditerranéenne. Une première colonie romaine s'implante sur la côte méditerranéenne à l'époque de la République romaine. La Narbonnaise fut rapidement intégrée. L'empereur Auguste, en 22 av. J.-C., lui donne le statut de « province sénatoriale » pour souligner sa « romanité ». Elle a aussi été appelée la Provincia (mot qui a donné « Provence »). Rome (en violet) vers 220 av. J.-C. Expansion romaine en Narbonnaise (en orange), env. 100 av. J.-C. La république romaine (en jaune) avant la conquête des Gaules en -58 av. J.-C. Gaule transalpine : les trois ethnies celtes (ou réputées celtes par les Romains) ainsi que les Aquitains avant la guerre des Gaules. Les habitants de la Narbonnaise étant déjà considérés à cette époque comme membres de la patrie romaine. Organisation administrative entre les Ier et IIIe siècles L'Aquitaine et la Narbonnaise dans l'Empire romain à son apogée, vers l'an 120 ap. J.-C. La Gaule aquitaine a été conquise ultérieurement par Jules César, en 55 av. J.-C., lors de la Guerre des Gaules. Intégré à la République romaine, elle devient une « province du peuple romain » sous Auguste en 27 av. J.-C. Article détaillé : Empire des Gaules. Après une division de l'Aquitaine et de la Narbonnaise, la région occitane pris le nom de Diocèse des Sept Provinces : deux Aquitaines (Aquitaine première et Aquitaine seconde), deux Narbonnaises, la Novempopulanie, la Viennoise et les Alpes-Maritimes. Article détaillé : Diocèse de Vienne (Empire romain). En vert, l'Empire des Gaules en 271 ap. J.-C. Le diocèse de Vienne, env. 300 ap. J.-C. Empires romains d'Orient et d'Occident après la partition définitive en 395 EC. Le diocèse des sept provinces, env. 400 ap J.-C. Les principales voies romaines des Gaules Détail des voies romaines en Aquitaine La Via domitia Haut Moyen Âge[modifier le code] Les Invasions barbares[modifier le code] Les grands mouvements migratoires des peuples germaniques dans l'Empire romain débuta aux environs de 375, à la suite de la pression exercée par les Huns, venus d'Asie. Les Vandales, les Suèves et les Alains traversent le Rhin en 406, puis traversent la Gaule qu'ils pillent vers les Pyrénées. Ils s'installeront définitivement en Hispanie et en Afrique du Nord. Selon la Chronica Gallica, en 440, le patrice Aetius accorde des terres abandonnées dans la région de Valence (d'où la possible origine du toponyme Allan) à un groupe d'Alains commandés par un certain Sambida, dont il n'existe pas d'autre mention. Leurs relations avec leurs voisins sont aussi difficiles que celles qu'entretiennent leurs cousins installés sur les bords de la Loire. Les Goths[modifier le code] Après avoir mis à sac Rome en 410, les Wisigoths d'Alaric en marche vers l'Espagne traversent le sud-est de la Gaule en 413. Une fois installés au bord du Rhône, ils tentent ensuite leur chance sur l'autre rive par des incursions en 426, 452 et 458. Le périple des Wisigoths en Europe. Royaume des Wisigoths (en violet) et Empire romain (rouge) vers 450 apr. J.-C. Les royaumes des Ostrogoths et des Wisigoths, Ier – Ve siècles. Les Wisigoths s'installent dans la région et font de Toulouse leur capitale. Leur immense royaume dessine les contours de ce qui sera l'Occitanie. Le royaume Wisigoth est l'un des plus vastes État d’Occident de cette époque. Il s’étendra à son apogée de la Loire à Gibraltar avec Toulouse pour capitale, puis ultérieurement Tolède. Ils conservent la langue latine et les lois d'État, maintiennent la vie urbaine et les institutions, ainsi que l'essentiel des mœurs latines. Un code de lois promulgué le 2 février 506 à Aire-sur-l’Adour, le « Bréviaire d’Alaric », rassemble l’essentiel du droit romain. Il servira de base au droit en Occitanie jusqu’à la Révolution française et son influence est encore importante au sein de plusieurs États occidentaux actuels. Les Burgondes occupent le sud de la Provence à la mort du Wisigoth Euric en 483[28]. Trente ans plus tard, le roi ostrogoth Théodoric le Grand envoie une armée, conduite par le dux Ibba qui fait lever le siège d'Arles, entre à Marseille et prend Avignon en 508. L’année suivante, il prend Nîmes et Narbonne, puis Orange et Valence en 510. Ayant ainsi reconstitué la préfecture des Gaules dans ses limites de 462, il nomme Liberius préfet des Gaules. Le reste de la Provence est conquise dans un second temps : Théodoric le Grand, qui se pose en restaurateur de la préfecture du prétoire des Gaules, joue d’une querelle entre ariens et catholiques et intervient contre Sigismond pour sécuriser sa conquête : il s'avance jusqu'à l'Isère en 523. Les liaisons routières entre le royaume ostrogoth (en Italie) et le royaume wisigoth (en Espagne) dont Théodoric a la tutelle, sont protégées[29]. Les États de Gaule en 481. Royaume wisigoth de Toulouse vers 500. Évolution du royaume Wisigoth jusqu'au VIe siècle : Royaume originel de Toulouse Extension au Ve siècle Territoire perdu après Vouillé en 507 Conquête du royaume suève en 575 Le concile d'Agde en 506. Royaume des Wisigoths vers 700 apr. J.-C. La Septimanie se situe au Nord-Est. Le métropolitain d'Agde convoqua les évêques et les grands au concile d'Agde (10 septembre 506) selon l'ordre et la permission du roi wisigoth Alaric II afin de préciser les rapports entre le roi arien et le clergé catholique[30]. Cependant cette question ne fut pas traitée à ce moment et remise à plus tard[30]. En 506, le concile général d'Agde définit le rite selon lequel tout chrétien doit recevoir la communion 3 fois par an: à Pâques, à la Pentecôte et à Noël. Au printemps 507, les Goths sont battus par les Francs de Clovis lors de la bataille de Vouillé, et Alaric II est tué lors des combats. Cet événement majeur dans l'histoire de l'Occitanie, marquera l'extension des Royaumes francs jusqu'aux Pyrénées. Le successeur d'Alaric II, le roi Geisalic (507-510), a maintenu la Septimanie (qui prendra le nom de Gothie) avec l'aide du roi Ostrogoth Théodoric le Grand, mais fut finalement détrôné par son neveu Amalaric (510-531), qui dut céder Narbonne aux Francs. Les rois suivants furent Theudis, Theudigisel, et Agila Ier et Athanagild de 531 à 567. Liuva Ier (567-573), duc de la Narbonnaise, associa au trône de la Septimanie son frère Léovigild. À sa mort, la Septimanie passa à son neveu Récarède Ier (573-601), qui gouvernait la région au nom de son père jusqu'à 586, date de son couronnement comme roi de toute l’Hispanie. En 587 il se convertit au catholicisme et récupéra Carcassonne, mais en 588 il réprima une révolte en Septimanie. Les rois suivants de 601 à 621 furent Liuva II, Wittéric, Gundomar, Sisebut et Récarède II. Le roi Sisenand (631-636) était le duc de la Septimanie durant le règne de Swinthila, et un autre roi, Tulga fut le comte de Razès. Le roi Wamba (672-680) a expulsé les Juifs de la Septimanie après avoir maté la rébellion du duc Paul, qui s’était proclamé roi de la Septimanie et de la Tarraconaise (c’est la première et la seule souveraineté proclamée sur les territoires catalan et occitan). Après les règnes d'Ervige, de Égica, et de Wittiza (680-710), pendant lesquels commence le déclin du Royaume wisigoth : Agila II (710-713), fils de Wittiza, domine la Narbonnaise et la Tarraconaise. Il affronta Rodéric, roi de Cordoue qui avait déposé son père. En 711, celui-ci pactisa avec le chef berbère Tariq ibn Ziyad, mais le général Moussa Ibn Noçaïr lui prendra ses possessions en 712. Puis, il adopta le nom de Romulus, abandonna la Septimanie et gouverna jusqu'en 719 sous le règne d’Al-Hurr ibn Abd al-Rahman al-Thaqafi le valiat en tant que chef de la communauté chrétienne. En 713 les nobles couronnèrent Ardo (713-720) comme roi des Wisigoths, mais il céda peu à peu l’Aragon, Valence (718) et le Roussillon (720). Il est mort en défendant Narbonne contre les Arabes. Les musulmans occupent aussi la Septimanie à sa mort. Les chroniques de Moissac et d'Aniane situent la conquête d’Arbuna (Narbonne) à la fin de 719 par Al-Samh ibn Malik al-Khawlani. Les défenseurs ont été exécutés et ceux qui ont été capturés ont été amenés en captivité à Al-Andalus. Une garnison arabe d’élite a été établie dans la ville sous les ordres d'Ibn Ammar. En 721, le wali assiège Toulouse. La ville est secourue par Eudes d'Aquitaine et Al-Samh ibn Malik al-Khawlani y laisse la vie. Les Burgondes[modifier le code] Le royaume burgonde fut l'État formé par le peuple germanique des Burgondes (appelés ultérieurement Bourguignons) dans le bassin du Rhône : à l'Est et au Sud-Est de la France moderne et dans l'Ouest de la Suisse. Cet État s'appela Provence à sa fondation bien que la Provence maritime n'en fît pas partie. Le mot provenant de la « province » romaine (Narbonnaise puis Viennoise). Par conséquent, le nom correct est royaume burgonde (ou royaume des Burgondes) qui est différent du royaume Franc de Bourgogne ou royaume mérovingien de Bourgogne) et des royaumes suivants (royaume de Bourgogne Transjurane et le royaume de Provence). La Province romaine a été répartie entre trois peuples: soit entre les Wisigoths, les Burgondes au nord jusqu’à la Durance et aux Ostrogoths dans l'actuelle Italie. Après la défaite et la mort du chef burgonde Gondicaire (411-436) à Worms par la faute d'Attila, son successeur, Gondioc (435-463), a dirigé le peuple sous la forme de foedus et a obtenu du romain Aetius la Sapaudia (Savoie), avec comme capitale Genève. Peu à peu, le royaume continuera à s’agrandir en suivant les cours de la Saône et du Rhône, avec comme territoire le Dauphiné et la Provence du Nord, dominant ainsi l’Occitanie orientale. Son frère, Chilpéric Ier de Bourgogne (463-476/480), a dû affronter les Wisigoths pour préserver le royaume. Son successeur, Gondebaud (476-516) a résisté à Clovis (allié à son frère Godégisile) et a attaqué l'Italie et la Provence qu'il conquiert entre 484 et 501. Il a également compilé les lex Burgundionum. Sigismond (516-523) s’est converti au christianisme en l’an 500 et fut canonisé plus tard. Allié avec les Francs, il a arraché l'Auvergne aux Wisigoths. Son successeur Godomar III (523-532) bat les Francs en 524 à Vézeronce, mais il est finalement vaincu à Autun en 532. Puis il fut renversé et le royaume fut occupé par les Francs. Les Francs saliens (époque mérovingienne)[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Campagnes franques en Aquitaine (507-509) Les royaumes francs à la mort de Clovis (511) Le premier royaume d'Aquitaine en 584-585 Les royaumes francs en 587 Le regnum francorum (royaumes francs) et le royaume d'Aquitaine en 628 Le regnum francorum et l'Aquitaine/Gascogne à l'avènement de Charles Martel (714). Le vaste duché d'Aquitaine (jaune) était indépendant des royaumes francs. Les Francs éliminent les Wisigoths après les avoir vaincu en 507, près de Poitiers. Incapables de se maintenir en permanence dans la région, ils apporteront peu d'influences nordiques. « L'Aquitaine wisigothique trop tôt conquise encore, reste indivise : elle commençait une histoire autonome de dix siècles. »— Histoire Universelle, Larousse, Tome I, p. 179 Organisation territoriale sous les Francs austrasiens (époque carolingienne)[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? « Jamais les Francs (de Dagobert à Charlemagne) ne franchirent la Loire pour s'installer sur le territoire d'un peuple peu enclin à comprendre les hommes du Nord. »— Histoire Universelle, Larousse, Tome I, p.186 En 847, Charles le Chauve promulgue le capitulaire de Meerssen, qui marque le début de la féodalité. Charles II invite tout homme libre à se choisir un seigneur, que ce soit le roi ou un autre seigneur : « Volumus ut unusquisque liber homo in nostro Regno Seniorem, qualem voluerit in nobis & in nostris Senioribus, accipiat » (Nous voulons que chaque homme libre dans notre royaume reçoive pour seigneur celui qu'il aura lui-même choisi, soit nous-même, soit un de nos fidèles)[31]. Entre le 14 et le 16 juin 877, quelques semaines avant de mourir, Charles le Chauve promulgue le capitulaire de Quierzy. Celui-ci reconnaît l'hérédité de la charge de comte (qui était déjà un état de fait) et l'hérédité des honneurs, ce qui rend illégal la révocation d'un comte ou le refus d'accorder le titre de comte au fils d'un comte qui venait de mourir comme c'était possible jusque-là (car Charlemagne avait créé le poste de comte comme des fonctionnaires révocables à l'origine). Il s'agit de l'un des fondements juridiques importants de la féodalité[32]. Royaume d'Aquitaine[modifier le code] Les Vascons étaient un peuple antique romanisé, originaire du Sud des Pyrénées (province romaine Tarraconaise - Région actuelle de la Navarre). En 582 une partie de leur pays (dont Pampelune) fut occupée par les Wisigoths. De par leur nombre et leur puissance, les Vascons ont unifié la région en créant la Vasconie. Le duché de Vasconie (en rouge), le duché d'Aquitaine (en saumon), les domaines musulmans (en vert). Carte de la Vasconie et de l'Aquitaine en union personnelle durant Eudes « le Grand » (710-740). Soucieux de l'insoumission vasconne et de l'hostilité aquitaine[33], Charlemagne crée un nouveau royaume d'Aquitaine en 781. Il nomme son fils Louis le Pieux à sa tête. Ce nouvel État comprenait l'Aquitaine proprement dite (région entre Garonne et Loire ainsi que le Massif central) et la Vasconie. Charlemagne considérant qu'il était le seul à pouvoir porter le titre d'empereur de par ses mérites personnels, prépare en 806 un nouveau projet de partage de son empire entre ses trois fils autour d'identités fortes[34]. La Marche d'Espagne, la Septimanie et la Provence sont inclus dans le royaume d'Aquitaine. Partage et éclatement de l'empire carolingien[modifier le code] Le projet de grand royaume d'Aquitaine ne verra pas le jour à la suite de la mort précoce des deux frères de Louis le Pieux. Celui-ci devient l'unique héritier de l'empire de Charlemagne. Souhaitant assurer la cohésion et l'unité de l'empire carolingien après sa mort, Louis le Pieux promulgue le capitulaire Ordinatio Imperii en 817 qui règle à l'avance la succession entre les trois fils de sa première femme. L'aîné, Lothaire Ier, est proclamé empereur et partage avec son père l'exercice du pouvoir. Pépin Ier d'Aquitaine, subordonné à son frère Lothaire, reçoit le royaume d'Aquitaine, tandis que Louis le Germanique, également subordonné à son frère, reçoit le royaume de Bavière. Louis le Pieux aura un nouveau fils en 823 avec sa nouvelle épouse Judith de Bavière : Charles II le Chauve. Cela va remettre en cause le partage prévu entre ses trois premiers fils. Lothaire fait valoir sa position d'empereur, ce qui rend jaloux ses deux autres frères qui s'unissent contre lui. Subissant une écrasante défaite, Lothaire accepte de traiter. L'empire est partagé en trois royaumes sur un axe nord-sud au traité de Verdun en 843. Les nouvelles règles de partage équitable des terres entre les héritiers, la montée en puissance des seigneurs féodaux et les attaques des Vikings conduiront au morcellement de l'empire carolingien. À la suite des guerres internes entre Francs, la Provence profite de la situation pour se révolter contre Lothaire et ses successeurs. En 879, le duc Boson réussit à se proclamer roi avec le soutien de l'aristocratie. Il dût par la suite renoncer à son royaume mais le titre de roi sera l'enjeu de luttes acharnées jusqu'aux années 920-930. L'Aquitaine connaîtra de même des tentatives similaires. Le royaume d'Aquitaine de Pépin Ier (en orange) en 828. Les Royaumes francs après le partage de Verdun en 843 entre les petits-fils de Charlemagne (les fils de Louis le Pieux). Fragmentation de l'empire carolingien vers 880. Seconde vague d'invasion[modifier le code] Les Arabo-berbères[modifier le code] Article détaillé : Présence sarrasine au nord des Pyrénées. En 711 des troupes berbéro-musulmanes venues d'Afrique du Nord[35] commandées par Tariq ibn Ziyad conquièrent la péninsule Ibérique et le royaume wisigoth s’effondre. La Septimanie, partie la plus septentrionale du royaume et correspondant actuellement aux départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault et du Gard, est conquise peu après. En 719 la ville de Narbonne devient Arbûna, le siège d'un wâli pendant quarante ans, capitale d'une des cinq provinces d'al-Andalus, aux côtés de Cordoue, Tolède, Mérida et Saragosse. Les musulmans laissèrent aux anciens habitants, chrétiens et juifs, la liberté de professer leur religion moyennant tribut[36]. Une fois Narbonne conquise et érigée en base opérationnelle, les musulmans cherchèrent à étendre leurs conquêtes et notamment à prendre Toulouse mais le gouverneur Al-Samh ibn Malik al-Khawlani est vaincu par Eudes d'Aquitaine, duc d'Aquitaine et de Vasconie en 721 lors de la bataille de Toulouse. Venue d’Espagne, l’armée d’El-Samah subira une cuisante défaite qui a été déterminante pour stopper l’expansion arabo-musulmane en Europe occidentale[37]. Malgré sa victoire de Toulouse, le vice-roi Eudes d'Aquitaine[38] est toujours aux prises avec les musulmans de Septimanie. Il s’allie à un prince berbère nommé Munuza et lui accorde la main de sa fille. Cette alliance pacifique déplut au gouverneur d'Al-Andalus. Abd al-Rahman ordonna à un de ses généraux, Gedhi-Ben Zehan, de marcher contre Munuza. Ce dernier est battu en Cerdagne. Profitant de cet affaiblissement, le duc d’Austrasie Charles Martel attaque sans cesse les terres d’Eudes qui est obligé de masser l’essentiel de ses forces sur la Loire[39]. En 732, une expédition punitive est organisée par Al-Andalus Abd el Rahman. La troupe comprend des Arabes (venus d’Arabie et Syrie), des Berbères islamisés d’Afrique du Nord et des soldats recrutés en Espagne. Il s’agit plus d’une razzia que d’une volonté d’occuper le terrain[39]. La progression musulmane repart de la Septimanie vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Affaibli, Eudes est battu à Bordeaux. Il appelle à l'aide son ennemi Charles Martel et a reçu la réponse laconique qu'il avait trahi le christianisme quand il a fait un traité avec les Arabes. La seule solution possible résidait dans sa soumission à l'autorité de Charles Martel, c'est ce qu'il fit[40]. La défaite d'Eudes fut l'occasion idéale d'attaquer l'armée affaiblie d'Abd al-Rahman, qui avait également subi des pertes à Bordeaux. La dynastie carolingienne qui dirige depuis peu le royaume des Francs réagit. Charles Martel arrête la relativement petite force arabo-musulmane en 732 lors de la bataille de Poitiers. Abd al-Rahman a été tué dans cette escarmouche. Cette histoire prit par la suite des proportions héroïques grâce aux enjolivements des chroniqueurs, dont les versions se sont maintenues à travers les siècles[40]. À la suite de la victoire contre les arabes à Poitiers en 732, les Francs envahissent l'Aquitaine. « Charles Martel [...] brula Avignon [...], démantela Agde, incendia Béziers, ruina Maguelonne et mit le feu aux portes et à l'amphithéâtre de Nîmes. »— Charles Nodier, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France: le Languedoc, 1833, p.14 En 759, Narbonne fut reprise par Pépin le Bref après un siège de sept ans, les Sarrasins y étant soutenus par les derniers Goths locaux, islamisés[41] hostiles à la conquête franque[42]. Pépin le Bref acheva la conquête de la Septimanie et l’islam reflua progressivement de Gaule pour s’implanter durablement dans la péninsule Ibérique avec le puissant émirat de Cordoue. Son fils Charlemagne fait la conquête de la Catalogne en 801 mais cette reconquête ne met pas un terme à la présence musulmane en Gaule. Jusqu’au début du XIe siècle le Languedoc et la Provence subissent des raids par terre et par mer. Les musulmans essaieront de reprendre Narbonne en 793, 841 puis en 1020 mais échoueront à chaque fois. L'établissement musulman du Fraxinet dans le massif des Maures se maintiendra pendant un siècle jusqu’en 972, et les îles de Lérins subiront des pillages jusqu'au XIIe siècle. Dans le prolongement de ces razzias, les corsaires barbaresques continueront d'attaquer les villages côtiers jusqu'au début du XIXe siècle. Conséquences de l'expansion musulmane des VIIe et VIIIe siècles sur les voies commerciales et les royaumes européens. Royaumes Francs en 714 Carte politique en 760 et batailles des armées d'Al Andalus. Extension maximale des armées musulmanes au nord (VIIIe siècle). Les royaumes chrétiens face à l'empire almohade en 1210, période d'Al-Andalus dite de la conquête almohade. Les Scandinaves : Vikings et Normands[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Toutes les régions d'Occitanie, même celles de l'intérieur des terres ont été touchées par les raids des Vikings. Les Magyars[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Moyen Âge[modifier le code] À la suite de la dislocation de l'Empire de Charlemagne, on assiste à l'émergence de dynasties comtales[43] avides de se pousser au premier plan. Du IXe au XIIIe siècle, l'Occitanie a subi un enchevêtrement de différentes allégeances. L'autorité franque sur cette région est restée purement nominale[44]. Malgré cela, l'Occitanie est restée unie par une culture commune qui se jouait des frontières politiques, en perpétuels mouvements, et a pu développer une civilisation originale et raffinée. En plus des rapports de forces entre dynasties, l'Occitanie était partagée entre différentes mouvances. À l'Est, la Provence fut rattachée au royaume de Bourgogne puis au Saint-Empire romain germanique. À l'Ouest, la Vasconie devenue duché de Gascogne a joui d'une totale indépendance. Tandis que les comtés occitans de Poitiers à Barcelone et de Bordeaux à la frontière de la Provence étaient autonomes (voir carte de la mosaïque des comtés occitans autour de l'an Mil). Ils faisaient virtuellement[45] allégeance au Regnum Francorum, futur royaume de France[46]. Des tentatives d'unification politique ont eu lieu, surtout entre le XIe et le XIIIe siècle, mais n'ont pas abouti à une unité étatique. Plusieurs familles régnantes locales se sont affrontées ou soutenues dans cette démarche d'unification[47],[48].Les ducs d'Aquitaine, les comtes de Foix, les comtes de Toulouse et les rois aragonais ont rivalisé dans leurs tentatives de contrôler les différents pays de l'Occitanie[49]. Les dynasties les plus puissantes furent issues de Vasconie, d'Aquitaine, de Toulouse, de Provence et de la Catalogne. Duché d'Aquitaine et royaume d'Aquitaine Duché de Vasconie Comté de Toulouse Vicomté de Carcassonne Royaume, Comté et marquisat de Provence Comté de Barcelone, royaume d'Aragon et couronne d'Aragon Comté de Foix Seigneurie de Bourbon La civilisation des troubadours[modifier le code] Article connexe : Troubadour. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Les troubadours, originellement membres de la haute noblesse occitane ont développé une subtile philosophie amoureuse. Leur influence a fortement contribué à transformer les mœurs des sociétés occidentales. En effet, l'amour prôné par les troubadours, tel que conçu aujourd'hui, est très différent des mentalités européennes de l'époque. L'Occitanie apparait alors comme un espace culturel original ouvert aux influences orientales et aux échanges économiques avec le monde méditerranéen, en particulier avec l'Italie. C'est une période d'épanouissement de l’art roman et de la langue occitane. Les Républiques urbaines et des libertés communales sont en plein développement. Pour ce qui est des religions, le judaïsme, le christianisme, et l'islam cohabitent sans animosité. Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Dès le XIe siècle, l'Occitanie est devenu le cœur des chemins de Compostelle permettant d'effectuer l'un des plus grands pèlerinage de la Chrétienté médiévale. Établissements extérieurs[modifier le code] En 1095 le pape Urbain II convoque un concile à Clermont. À la fin du concile, il lance l'appel de Clermont et adjure les chrétiens d’Occident de cesser leurs guerres fratricides et de partir pour la Terre sainte pour délivrer Jérusalem. Une foule considérable de « pauvres gens » se met en route pour Jérusalem et sera massacrée par les Turcs à Civelot. Les seigneurs partent à leur tour, de tout le royaume, dont le comte d'Auvergne Guillaume VI, et de très nombreux seigneurs auvergnats. Ils prendront Jérusalem en 1099. En 1102, Raymond IV de Toulouse fonda, lors des croisades, le comté de Tripoli au nord de Jérusalem. Ce n'était pas une colonie au sens moderne du terme, mais plutôt une enclave occitanophone peuplée de gens venus d'Occitanie et d'Italie. Les colonies vaudoises ont eu une destinée plus longue : en Calabre, les colonies vaudoises ont été établies au cours du XIIIe ou XIVe siècle. Elles ont subi au XVIe siècle une politique de persécution et les survivants ont été regroupés à Guardia Piemontese, où l'occitan est encore parlé de nos jours ; en Allemagne, les colonies vaudoises et huguenotes ont perdu l’usage de la langue dans la première moitié du XXe siècle[47]. Les précurseurs républicains[modifier le code] Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Articles connexes : Républiques pyrénéennes, République des Escartons, Histoire du Béarn et Capitoulat. Alors que presque toute l'Europe du Moyen Âge subit la lourde oppression du féodalisme, on assiste à la naissance dans différents endroits de l'Occitanie d'organisations quasi-républicaines et démocratiques[50]. L'Occitanie se caractérise par la présence du droit romain qui le différencie de la Francie, où s'applique le droit germanique importés par les Francs. Le servage n'existe pas et l'agriculteur est libre de négocier le loyer du terrain avec le propriétaire et, en l'absence d'accord, peut aller vivre dans la ville. Entre les nobles et le peuple se forment deux groupes intermédiaires bourgeois: les artisans et les commerçants qui sont organisés en corporations et détiennent le pouvoir citoyen. De nombreux pays ne sont pas soumis à la propriété féodale: ils sont soi-disant Alleu. Une mobilité hâtive des populations due au développement économique ainsi qu'à l'expansion démographique a pour conséquence la création de nouvelles agglomérations rurales ou urbaines dès les XIe et XIIe siècles (sauvetés, castelnaus, bastides et villes franches). « Les villes du Midi de la France étaient alors (aux XIIe et XIIIe siècles) très peuplées et très riches. Toulouse était la troisième ville d'Europe après Venise et Rome »— Fernand Niel, Albigeois et Cathares, Paris, PUF, Que Sais-je?, p.67-68. Les villes bénéficient de libertés et des privilèges: dotés du pouvoir d'auto-gouvernement et se fédérant parfois avec d'autres communes en contadi (Marseille et les centres à proximité, Toulouse et les villes voisines sur un rayon d'environ 50 km) et en symmachies (Marseille, Arles, Avignon et Tarascon). Le long des Pyrénées et des Alpes des communautés s'organisent elles-mêmes, jouant parfois des antagonismes entre des puissances locales. Les seigneurs féodaux respectent leurs pouvoirs et se contentent d'une souveraineté formelle. Les fors de Béarn qui remontent aux années 1080 représentent la plus ancienne législation écrite en France[51], il s'agissait autant d'une charte politique que d'un code de justice dont même le souverain du Béarn ne pouvait se défaire. Le 6 janvier 1189, exactement 600 ans avant Paris, Toulouse fait sa Révolution bourgeoise et devient dès lors une République[52]. Les Toulousains se révoltant, Raimond V abandonne ses prérogatives au profit de la municipalité élue. L'autorité des consuls devient totalement indépendante de celle du comte. Celui-ci conserve le droit de frapper sa monnaie et de lever des troupes dans la ville si les intérêts des Toulousains sont directement menacés. « Toulouse a été libre, de plein droit, et le sera sans fin. »— Délibération des Capitouls, Dimanche 8 septembre 1295 La république de Toulouse « Les comtes [de Toulouse] ont donc la grande ville, qui est pour eux à la fois une force et une faiblesse. Elle leur vaut d'importants revenus ; elle est une vraie capitale, plus puissante, et plus rayonnante que Paris. Mais elle est habitée par une bourgeoisie opulente, qui s'est donnée ses propres institutions et, en fait, le comte n'est maître de Toulouse qu'autant que les bourgeois le veulent bien. Il faut donc se représenter Toulouse comme une libre République, en tout semblable aux Républiques italiennes de la même époque, mais qui vit dans une paix relative avec le comte ; et c'est là une des grandes originalités de la situation. »— Jacques Madaule, Le Drame albigeois et l'Unité française, Gallimard, Idées, 1973, p. 27 Une unification possible[modifier le code] Avec l'effondrement de l'autorité carolingienne en Provence, la famille des Bosonides réunie les territoires de Provence et de Bourgogne. La région fut incorporée à la Bourgogne Cisjurane ou Cisjurásica, et elle fut ensuite intégrée au royaume d'Arles au Xe siècle. La lignée des Bosonides finit par s'éteindre progressivement au XIe siècle. Les droits sur le comté furent transférés, par mariage, aux comtes de Toulouse (1019), et aux comtes de Gévaudan puis aux comtes de Barcelone (1112). Ils laisseront notamment en héritage le symbole de la croix d'Arles, reprise par les seigneurs languedociens. En Aquitaine, le duc Acfred meurt en 927. Dernier héritier de la famille des Guilhelmides par sa mère, son décès entraine une guerre de succession pour le duché d'Aquitaine, qui oppose pendant vingt ans la maison de Poitiers, où Acfred avait choisi comme successeur son cousin éloigné Ebles Manzer, et la maison de Toulouse. C'est finalement le fils d'Ebles, Guillaume Tête d'Étoupe qui finit par l'emporter en 962. En Gascogne, le comte Sanche Guillaume meurt sans héritier en 1032. La Vasconie revient à son neveu Eudes de Poitiers, duc d’Aquitaine, puis en 1039 à la mort de celui-ci, à Bernard Tumapaler d'Armagnac, l'Aquitaine et le Poitiers revennant à son demi-frère Guillaume Aigret. En 1056,
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Flexitarisme — Wikipédia

Flexitarisme - Wikipédia

Le flexitarisme ( mot-valise associant flexible et végétarisme), ou semi-végétarisme, est une pratique alimentaire dont la base quotidienne est végétarienne, mais qui autorise une consommation occasionnelle de chair animale ( viande, poisson, etc.). On qualifie ainsi de flexitarien quelqu'un qui a fortement réduit sa consommation de viande sans pour autant être devenu végétarien.

Cet article est une ébauche concernant la cuisine. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants. Le flexitarisme (mot-valise associant flexible et végétarisme[1]), ou semi-végétarisme[2], est une pratique alimentaire dont la base quotidienne est végétarienne, mais qui autorise une consommation occasionnelle de chair animale (viande, poisson, etc.)[3]. On qualifie ainsi de flexitarien quelqu'un qui a fortement réduit sa consommation de viande sans pour autant être devenu végétarien. Origine[modifier le code] Cette pratique se développe dans les années 1990 aux États-Unis. Le point de départ viendrait de l'action militante du journaliste Mark Bittman, inventeur du terme et auteur de nombreux ouvrages sur les conséquences de la production industrielle de bœufs et de poulets[4]. Définition[modifier le code] Dans son édition de 2018, le dictionnaire Robert a intégré le mot « flexitarien », donnant cette définition : « adj. et n. (anglais flexitarian, mot-valise, de flexible et vegetarian) Qui limite sa consommation de viande, sans être exclusivement végétarien[5]. » Dans une étude parue en 2019[6], le régime dit « planétaire » est défini. Il est décrit comme une forme de régime flexitarien : « Il s'agit d'un régime flexitarien, essentiellement à base de plantes, mais pouvant éventuellement contenir de modestes quantités de poisson, de viande et de produits laitiers. » L'objectif de ce régime est d'allier protection de la santé et de l'environnement. Principe[modifier le code] Ce terme désigne la pratique alimentaire de personnes qui sont principalement végétariennes mais qui mangent occasionnellement de la viande, du poisson et d'autres « produits animaux ». Généralement, un flexitarien mange des plats végétariens ou végétaliens dans son quotidien domestique, mais s'autorise des plats incluant de la chair animale lors d'occasions particulières comme au restaurant, lors de repas de famille ou chez des amis, ou encore parce que le choix de plat végétarien n'est simplement pas disponible sur le lieu de restauration[7],[8]. Les flexitariens partagent généralement les préoccupations des végétariens et végétaliens, à savoir le souhait d'un traitement plus juste des animaux, ou des préoccupations environnementales ou de santé, mais ils s'y astreignent de façon plus souple[9]. Dans la pratique, beaucoup de végétariens « permanents » s'autorisent plus ou moins d'écarts avec leur régime alimentaire suivant les circonstances, du fait de la prégnance du régime carné dans la société actuelle et de la difficulté à compenser les carences alimentaires induites. Le fait même de tolérer la consommation des produits de la pêche, dans le cas du « pesco-végétarisme », demeure d'ailleurs un point de contention au sein du mouvement sur sa définition exacte[10],[11]. On peut rapprocher cette philosophie de la prescriptions religieuse qui impose de manger maigre pendant le Carême, sauf le dimanche. D'une manière analogue, un flexitarien tend à manger végétarien durant la semaine ouvrée, mais s'autorise des écarts lors des sorties festives, qui ont lieu généralement le week-end en dehors période de vacances. Concrètement, le flexitarisme pourrait ainsi être comparé à un régime de Carême généralisé à toute l'année.[réf. nécessaire] Le flexitarisme est encouragé par des initiatives à échelle mondiale comme le lundi sans viande, qui vise à sensibiliser les populations aux impacts environnementaux et sanitaires de la consommation de produits carnés. L'idée est d'inviter à réduire la consommation de viande en proposant une action simple et à la portée de tous[12],[13]. Les 3 types de flexitarisme[modifier le code] Le flexitarisme dit « total » : il s'agit d'un régime où la personne n'inclut pas de consommation de viande dans son quotidien, mise à part lors d'événement particulier, comme des repas d'anniversaire ou des repas de Noël. Le flexitarisme dit « partiel » : il s'agit d'un régime qui inclut la consommation de viande dans son quotidien alimentaire, mais de façon modérée (ex. : 2 à 3 fois par semaine) Le flexitarisme dit « spécialisé » : il s'agit d'un régime qui diminue la consommation d'une viande ou une catégorie de viande en particulier (ex. : moins de viande rouge) Pratiques alimentaires voisines[modifier le code] Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2021). Pour l'améliorer, ajoutez des références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source. Semi-végétarismes[modifier le code] Pesco-végétarisme : régime alimentaire excluant la chair animale sauf les produits de la pêche ; Pollotarisme (de pollo, signifiant « poulet » en espagnol et en italien) : régime alimentaire excluant la chair animale sauf celle de volaille et, généralement, des produits de la pêche ; Pesco-pollotarisme : terme désignant précisément le « végétarisme » s'autorisant à la fois les produits de la pêche et les volailles, bien qu'il soit rare qu'un pollotarien s'interdise le poisson. Il s'agit de la limite entre végétarisme et régime carné. Autres[modifier le code] Régime kangatarien : pratique alimentaire originaire d'Australie dans laquelle, en plus des aliments autorisés dans un régime végétarien, la viande de kangourou est également consommée. Dans le contexte australien, la justification philosophique se trouve dans le fait que les kangourous sont considérés, à tort ou à raison, comme une espèce nuisible et envahissante, qu'il convient de réguler par la chasse. En France, on pourrait transposer ce raisonnement à des animaux tels que le sanglier et le chevreuil ; Régime préindustriel ou « paysan » : régimes à base de végétaux dans lesquels les produits d'origine animale ne constituent pas une grande partie de l'alimentation mais restent conceptuellement acceptable selon certaines définitions, classiquement lors d'occasions festives. Cela consiste à reprendre les anciennes habitudes alimentaires qui existaient avant que la production de masse ne démocratise la consommation régulière de viande et de produits animaux transformés ; Régime planétaire : paradigmes alimentaires qui ont les objectifs suivants : nourrir une population mondiale croissante, réduire considérablement le nombre de décès dans le monde causés par une mauvaise alimentation et être respectueux de l'environnement afin d'empêcher l'effondrement écologique. Comparaison des pratiques flexitariennes et du végétarisme Chair animale Autres produitsd'origine animale Régime alimentaire Poissons Volaille Nuisibles Pesco-végétarisme Oui Non Non Oui Pollotarisme Non Oui Non Oui Pesco-pollotarisme Oui Oui Non Oui Kangatarisme Non Non Oui Oui Végétarisme Non Non Non Oui Article connexe : Modalités de végétarisme. Reconnaissance du terme[modifier le code] En 2003, l'American Dialect Society a choisi le mot (anglais) flexitarian comme le néologisme le plus utile de l'année[14], le définissant comme « un végétarien qui mange occasionnellement de la viande ». En 2018, une étude de l'université Dalhousie, menée par Sylvain Charlebois, estime que 10,2 % des Canadiens se considèrent flexitariens[15]. Début 2019, le lobby de l'Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes finance un sondage Ipsos qui confirme l'importance du flexitarisme[16] ; L'Interprofession lance cette année là une campagne marketing intitulée « Naturellement flexitariens », où le sens du mot est détourné. Elle y promeut le « flexitarisme » comme une alternative aux régimes exclusivement végétariens[17]. Deux ans plus tard, une nouvelle étude IPSOS (2021) sur le comportement alimentaire des Français de plus de 18 ans, commandée par Interbev ((Interprofession de la filière Elevage-Viande) montrait que 1/3 des français affirment savoir précisément ce qu'est le flexitarisme, et 2/3 disaient avoir déjà entendu parler (soit une forte hausse par rapport au même sondage[16] fait en 2019 : +28 points). Parmi ces deux tiers, 59 % (+17 points par rapport à 2019) définissaient le flexitarien comme une personne qui mange de tout. Critiques, définition floue, dissonnance cognitive...[modifier le code] Une critique, notammente publiée par Les Inrockuptibles en 2015 porte sur l'absence de définition précise du concept[18]. Dans son ouvrage Le Végétarisme et ses ennemis[19], Renan Larue développe l'histoire du végétarisme et analyse le concept de flexitarisme comme la traduction d'un malaise. Le chercheur y voit une « dissonance cognitive », soit un différentiel entre nos actes et les valeurs auxquelles on dit croire. Flexitarien et filière bétail-viande[modifier le code] L'un des principaux représentants du lobby de la filière bétail-viande, l'Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), a lui-même lancé en 2019 une campagne « Naturellement flexitarien » avec le message : « Être flexitarien en 2023, c'est être un consommateur éclairé qui mange de tout, librement et en conscience de l'impact de son assiette sur la planète (...) Il privilégie autant le plaisir que la qualité, l'équilibre et la variété, le local et la durabilité », mais sans nulle part encourager à manger moins de viande, note le Journal Ouest-France qui ajoute que « dans "flexitarien", il y a manger mieux, oui, mais surtout manger moins. Car, pour rappel, le flexitarisme désigne un mode d'alimentation principalement végétarien, mais incluant occasionnellement de la viande ou du poisson (Larousse) »[20]. Selon le rapport d'activité d'Interbev, intitulé Côtes à côtes : « Deux vagues de films publicitaires diffusés sur vingt-deux chaînes de télévision et sur internet du 11 avril au 10 mai, puis du 26 septembre au 25 octobre, ont été complétées de publications sur les réseaux sociaux portant les messages sociétaux de la filière et sa vision du flexitarisme. Une synergie qui maximise d'excellents résultats : 218 millions de contacts TV sur les seuls adultes de 25 à 49 ans, 31 millions de contacts vidéo sur internet, 93 millions de contacts sur Facebook et Instagram (près de 12 millions de personnes touchées), 11 millions de contacts sur Snapchat (plus de 1,7 million de personnes touchées). Les mesures d'impact attestent du bien-fondé de la démarche. Jugée créative et positive pour l'image et la désirabilité de la viande, la campagne recueille d'excellents scores d'appréciation : 89 % des personnes interrogées aiment le slogan et ont compris les messages. Pour 79 %, la campagne incite à acheter de la viande et 85 % sont convaincus que manger de la viande s'inscrit dans une démarche d'alimentation équilibrée »[21]. Dans ce rapport Interbev explique que cette campagne a été « accompagnée du slogan "Et si la liberté, c'était d'être flexitarien ?", la campagne libère les consommateurs des injonctions auxquelles ils peuvent être soumis et suggère ainsi qu'être flexitarien, c'est être libre de manger comme on veut, mais en privilégiant une alimentation variée, avec une viande de qualité »[21]. Dans les années 2020, la filière viande cherche à améliorer son image auprès des jeunes, dont via les réseaux sociaux ; selon son rapport d'activité 2021, elle y affine une stratégie d’influence, rodée durant les vagues de confinement dues à la pandémie de Covid-19 : un groupe d'influenceuses baptisé les « Filles à côtelettes », « ni parfaites, ni refaites », relayés par neuf ambassadrices s'exposent depuis 2018 autour de moments de partage de recettes à base de viande et d'échanges de bons plans et soirées « after work » où l'on peut aussi apprendre à faire du pain ou aménager un terrarium. D'autres campagnes (sur le bœuf notamment) sont relayées sur les réseaux sociaux par des chefs cuisiniers influenceurs[21]. Pour Michel Duru (directeur de recherche à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE), les lobbyistes de la filière viande « sèment le doute. C'est comme des fake news »[20]. La filière est aussi (via Interbev depuis 2014), présente dans les écoles avec des débats organisés en classe, des visites d'élevages et d'abattoirs, des rencontres avec des professionnels de la filière dans le cadre d'une campagne baptisée Made in Viande (qui, selon Interbev, touche plus de 250 établissements scolaires par an dans tout le pays) ; avec un site monassiette-maplanete.fr[21]. Notes et références[modifier le code] ↑ « Comment devenir flexitarien en 7 jours », sur TopSanté, 11 juin 2019 : « Flexitarien est une extravagance lexicale, composée des termes "flexible" et "végétarien". Autrement dit, le flexitarien serait un végétarien qui s'accorde le droit de manger ponctuellement de la chair animale — ou un omnivore qui décide d'en manger moins ». ↑ (en) Clare Armstrong, « Semi-Vegetarian - Vegetarianism », sur medicineonline.com, 16 mai 2000 (consulté le 17 février 2016). ↑ « Le flexitarisme : l'alimentation durable pour tous », sur lepalaissavant.fr, 21 mai 2012 (consulté le 17 février 2016). ↑ « Demain, serons-nous tous végétariens ? », Les Échos, 1er décembre 2015 (consulté le 15 février 2018). ↑ « Les mots nouveaux », sur lerobert.com, 2018 (consulté le 7 avril 2018). ↑ « Régime planétaire », EAT - The Lancet,‎ 2019, p. 11 (lire en ligne [PDF]). ↑ [radio] « Les flexitariens, ces gastronomes butineurs », sur radio-canada.ca, 10 mars 2011 (consulté le 17 février 2016). ↑ Marie-Odile Briet, « Végétarien, mais pas trop », L'Express,‎ 20 septembre 2010 (lire en ligne). ↑ « Nouvelle pratique. Êtes-vous un flexitarien ? », sur ConsoGlobe, 6 avril 2017. ↑ « Végétariens, végétaliens, vegan : le point sur les différents régimes sans viande », sur madame.lefigaro.fr, 4 avril 2016 (consulté le 3 juillet 2016). ↑ « Lexique : comprendre la galaxie végétarienne », sur Le Monde, 7 avril 2016 (consulté le 3 juillet 2016). ↑ « Meatless Monday », sur meatlessmonday.com (consulté le 1er septembre 2019). ↑ « Meat Free Monday », sur meatfreemondays.com (consulté le 1er septembre 2019). ↑ (en) American Dialect Society, « 2003 Words of the Year », sur americandialect.org, 13 janvier 2004 (consulté le 17 février 2016). ↑ « Moins de viande pour plus de santé », La Presse,‎ 30 octobre 2018 (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2018). ↑ a et b Sondage réalisé en ligne par Ipsos pour INTERBEV, effectué du 18 au 22 janvier 2019 sur 1 066 personnes, représentatives la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération et région). ↑ Lise Ouangari, « "Ils sèment le doute" : comment le lobby de la viande essaie de récupérer le "flexitarisme" », sur Ouest-France.fr, 30 avril 2023 (consulté le 1er mai 2023). ↑ « Flexitariens : et si on arrêtait les flexiconneries ? », Les Inrockuptibles, 3 mai 2015 (consulté le 25 février 2018). ↑ Le Végétarisme et ses ennemis, Paris, PUF, 2015. ↑ a et b Lise OUANGARI, « Ils sèment le doute » : comment le lobby de la viande essaie de récupérer le « flexitarisme », sur Ouest-France.fr, 30 avril 2023 (consulté le 19 juillet 2024) ↑ a b c et d INTERBEV (2022) RAPPORT D’ACTIVITÉ Côtes à côtes | url=https://www.interbev.fr/wp-content/uploads/2022/06/rapport-dactivite-2021-interbev-pages-a-pages.pdf Annexes[modifier le code] Sur les autres projets Wikimedia : Bibliographie[modifier le code] Vincent Graton, Isabelle Huot et Jérôme Ferrer, Végétarien : parfois, souvent ou passionnément : 120 recettes savoureuses, Édition La Presse, 2011, 206 p. (ISBN 9782923681610) (en) Dawn Jackson Blatner, The Flexitarian Diet : The Mostly Vegetarian Way to Lose Weight, Be Healthier, Prevent Disease, and Add Years to Your Life, Mcgraw-hill, 10 septembre 2008, 304 p. (ISBN 978-0-07-154957-8) (en) Jill Hamilton, Vegetarianism, Greenhaven Press, 2008, 104 p. (ISBN 9780737741889), A Flexitarian Diet Offers a Less Strict Option to Vegetarianism « Flexitarisme : qu'est-ce que c'est ? » sur futura-sciences.com Articles connexes[modifier le code] Végétarisme Végétalisme Alimentation à base d'aliments complets d'origine végétale Liens externes[modifier le code] Portail du végétarisme Alimentation et gastronomie <img width="1" height="1" style="border: none; position: absolute;" alt="" src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Special:CentralAutoLogin/start?useformat=desktop&amp;type=1x1&amp;usesul3=1">; Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Flexitarisme&oldid=232142109 ».
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Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

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Marthe Robin — Wikipédia

Marthe Robin - Wikipédia

Marthe Robin, née le à Châteauneuf-de-Galaure ( Drôme) et morte dans la même ville le , est une mystique catholique française, déclarée vénérable en par le pape François, fondatrice des Foyers de charité. Elle est connue pour des phénomènes supposés tels que des visions religieuses, des stigmates et une inédie.

Marthe Robin, née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) et morte dans la même ville le 6 février 1981, est une mystique catholique française, déclarée vénérable en novembre 2014 par le pape François, fondatrice des Foyers de charité. Elle est connue pour des phénomènes supposés tels que des visions religieuses, des stigmates et une inédie. Leur authenticité a été remise en cause, notamment par deux ouvrages parus en 2020 et 2021. Biographie[modifier le code] Enfance[modifier le code] Marthe Robin naît le 13 mars 1902 dans la Drôme, au hameau des Moïlles, lieu-dit « la Plaine », dépendance de Châteauneuf-de-Galaure, village d'environ 1 200 habitants. Elle est la dernière enfant d'une fratrie composée de cinq filles et un garçon. Ses parents, Joseph-Michel Robin et Amélie-Célestine Chosson, mariés en 1889, exploitent une ferme de 13 hectares dans laquelle travaille l'ensemble de la famille[1]. En 1903, Marthe est atteinte de la fièvre typhoïde, maladie qui emporte sa sœur Clémence et atteint d'autres membres de sa famille, dont son frère et l'une de ses sœurs qui en garderont des séquelles. Elle-même échappe de peu à la mort « sans que l'on sache le poids que cet épisode aura sur sa santé future. »[2],[3]. Ses parents sont catholiques mais pratiquent peu[4],[5]. Marthe Robin reçoit cependant une éducation chrétienne. Elle suit le catéchisme, fait sa première communion à l'âge de 10 ans, puis sa communion solennelle deux ans plus tard[6]. Elle fréquente l'école communale jusqu’à l’âge de 13 ans. Elle suit le cours complémentaire, mais ne passe pas le certificat d’études primaires. Elle aide à la ferme familiale. Elle est décrite par les témoins de l'époque comme « une fille intelligente, joyeuse, ouverte et taquine »[7],[8]. Maladie[modifier le code] Premiers symptômes[modifier le code] Marthe Robin tombe malade à l'âge de 16 ans, au début de l'été 1918. Elle souffre de maux de tête, de douleurs oculaires et de vomissements. Elle est soignée par le médecin de Saint-Sorlin. Une « crise nerveuse » ou une épilepsie sont évoquées. La fin de l'année est marquée par des poussées de fièvre. Un côté de son corps est paralysé et elle éprouve de très vives douleurs. À partir du 1er décembre, elle demeure inconsciente durant quatre jours. Deux médecins de Saint-Vallier qui l’examinent pensent à une tumeur cérébrale. Elle reçoit l'extrême-onction du curé du village, l'abbé Payre. Son état s'améliore pendant quelques semaines, mais en février elle s'évanouit dans la cuisine. Ses membres inférieurs ne la soutiennent plus et elle tombe dans une longue phase de léthargie accompagnée d'une perte de la vision. L'on pense alors à une encéphalite. Elle connaît une période de rémission au printemps 1921[9],[10],[11],[12]. Elle aurait eu une première apparition de la Vierge Marie en 1921 ou 1922[13],[14]. Elle ne marche que péniblement en s'aidant de béquilles. Les médecins pensent à une poussée de rhumatismes et l'envoient en octobre 1923 suivre une cure de bains chauds résineux durant trois semaines à Saint-Péray en Ardèche[15],[16],[17]. Au mois de juin 1925, elle apprend qu'elle est inscrite pour un pèlerinage à Lourdes : elle cède sa place[18]. Elle fait le 3 octobre 1927 (ou 1926 selon les sources) une grave hémorragie digestive et reçoit à nouveau les derniers sacrements[19],[20],[21]. Elle tombe dans le coma, à l'issue duquel elle affirme avoir eu une première vision de Thérèse de Lisieux. Les premières apparitions du démon remonteraient aussi à cette époque selon ses déclarations lors de l'expertise médicale de 1942[22]. Elle vit douloureusement l’incompréhension de son entourage : celle de l'abbé Léon Faure nommé curé du village en 1923, mais aussi celle de son père[23],[24]. Paralysie[modifier le code] Le 25 mars 1928, elle connaît une paraplégie complète qui la laisse définitivement alitée : les « jambes se replient sous elle, les talons posés sur le haut des cuisses »[25],[26]. Lors d’une mission paroissiale organisée à Châteauneuf-de-Galaure, deux prêtres capucins, le père Jean et le père Marie-Bernard, rendent visite à Marthe Robin le 3 décembre 1928. Ils la convainquent d'entrer dans le Tiers-Ordre franciscain[27],[22],[28]. Marthe Robin rapporte à l'abbé Faure, curé du village, que le Christ lui serait apparu dans la nuit du 4 au 5 décembre 1928[29],[30]. Le 2 février 1929 ses bras eux-mêmes deviennent raides, puis ses mains[31],[32]. Cet état d'impotence est décrit par différents témoins qui se sont occupés d'elle[33],[34]. Le 8 mai, veille de l'Ascension, elle aurait vu à nouveau le Christ, puis la Vierge le 15 août, jour de l'Assomption[35]. Fondations et rencontres[modifier le code] Bien qu'obligée de rester dans sa chambre, Marthe Robin fait de nombreuses rencontres. À partir de 1928, elle est accompagnée spirituellement par l’abbé Faure, curé de sa paroisse[36]. En octobre 1934, à son initiative, une école de filles est créée à Châteauneuf-de-Galaure. Celle-ci va se développer rapidement[37]. Elle rencontre, en 1936, l'abbé Georges Finet, prêtre lyonnais qui devient son père spirituel[38] et le restera jusqu’à sa mort[39]. Il l’aidera à fonder le premier des Foyers de charité à Châteauneuf-de-Galaure[40],[41]. Des laïcs participent à la vie de ce foyer, sous la responsabilité d’un prêtre. Celui de Châteauneuf-de-Galaure organise des retraites de cinq jours auxquelles participeront jusqu'à 2 000 retraitants chaque année[42]. Les hommes et les femmes font séparément des retraites pendant les premières années du Foyer, mais peuvent y prendre part en commun à partir de l'automne 1941[43]. La majorité d'entre eux, à l’issue de chaque retraite, rendent visite à Marthe. En cinquante années, le nombre de personnes qu'elle rencontre individuellement est estimé à environ 103 000 personnes[44],[41],[45], dont des centaines de prêtres et de nombreux évêques[46]. Certains visiteurs attendaient d’elle des conseils pour leur vie. Selon Bernard Peyrous, elle ne donnait, généralement, « pas de conseils affirmatifs, encore moins catégoriques. Elle posait des questions, faisait des suggestions, dégageait les fausses pistes et laissait la personne conclure elle-même. »[47] Elle a également tenu une importante correspondance[48]. Derniers jours et obsèques[modifier le code] Début février 1981, elle est prise de quintes de toux de plus en plus violentes. Le jeudi 5 février, elle est très fiévreuse. Ce soir-là, comme chaque semaine, elle prie pour s'unir à la Passion du Christ. Des membres du foyer disent le chapelet près d'elle puis la laissent seule. Le lendemain, vers 17 heures, quand Georges Finet entre dans sa chambre, il trouve Marthe inanimée sur le sol, des chaussons aux pieds, près de son lit dont elle n'était pas censée pouvoir sortir[49]. Elle est morte probablement dans les premières heures du vendredi 6 février, à l'âge de 78 ans. Le Père Colon, docteur en médecine, et le Dr Andolfatto, médecin à Châteauneuf-de-Galaure, constatent le décès[50]. Aucune autopsie n'est toutefois réalisée[51],[52]. Ses obsèques ont lieu le 12 février, dans le sanctuaire de Châteauneuf-de-Galaure, en présence de quatre évêques, un archevêque, près de deux cents prêtres et plus de 5 000 autres personnes[49],[53]. Elle est enterrée au cimetière de Saint-Bonnet. Le procès en béatification[modifier le code] Enquête diocésaine[modifier le code] Le 10 février 1986, l'évêque de Valence, Didier-Léon Marchand, demande l'ouverture du procès canonique. Jacques Ravanel, fondateur du Foyer de charité de La Flatière (Haute-Savoie), est nommé postulateur. Il est aidé par Marie-Thérèse Gille, membre du Foyer de charité de Châteauneuf-de-Galaure et responsable de l'école de filles de 1972 à 2005. Une commission d'enquête est créée et un appel à témoignages est lancé ; il recueille « 1 029 lettres, de tous les continents, témoignant de grâces reçues par l'intercession de Marthe, avant ou après son décès ». 111 témoins sont interrogés sous serment. Une dizaine d'experts sont désignés : théologiens, historiens, médecins, exorcistes[54],[55]. L'ensemble, appelé la copia publica, composé de 700 témoignages et de 25 expertises, représente 17 000 pages[56]. Le père carme Conrad De Meester, spécialiste de Thérèse de Lisieux et d'Élisabeth de la Trinité, est choisi en 1988 pour étudier la correspondance et les écrits de Marthe Robin, soit 4 000 pages dactylographiées. Il rend en 1989 un rapport qu'il complète en 1994[55],[57]. Héroïcité des vertus[modifier le code] Après cette étape diocésaine de 10 ans, la Congrégation pour la cause des saints nomme en 1996 un nouveau postulateur, Bernard Peyrous, prêtre de la communauté de l'Emmanuel, et une vice-postulatrice, Marie Thérèse Gille. Ils s'attellent en 1998 à l'établissement de la positio, un corpus restreint (environ 2 000 pages) des documents recueillis durant l'enquête diocésaine[58] avec le concours de l'historien Joachim Bouflet qui avait travaillé à la cause en béatification d'Anne Catherine Emmerich[59]. Les postulateurs transmettent la positio finalisée à la Congrégation pour la cause des saints qui la signe le 6 mai 2010. Le 7 novembre 2014, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité des vertus[58]. Bernard Peyrous est démis de ses fonctions en octobre 2017 à la suite de « gestes gravement inappropriés de sa part vis-à-vis d’une femme majeure »[60], Marie-Thérèse Gille décède le 25 de ce même mois[61]. Sophie Guex, membre des Foyers de charité, est nommée postulatrice en 2018[62] Parution du livre de Conrad De Meester[modifier le code] La parution en octobre 2020 de l'ouvrage posthume La Fraude mystique de Marthe Robin du père Conrad De Meester crée une controverse[63]. Selon l'hebdomadaire chrétien La Vie, les conclusions du livre sont « une claire contestation de la décision romaine » de 2014 qui avait reconnu l'héroïcité des vertus[64]. Jean-Marie Guénois indique que la « thèse [du livre] est vigoureusement contestée, depuis l’annonce de la publication, par la famille de Marthe Robin, par les Foyers de charité, œuvre qu’elle a fondée. Et, sur un mode officieux pour l’heure, mais formel, par le Vatican »[65]. Pour leur part, les membres de la famille Robin reprochent à Conrad De Meester d'affirmer des éléments en dehors de son champ de compétence et sans avoir cherché à prendre contact avec l'entourage de Marthe Robin[66],[67]. Sophie Guex rappelle qu'il n'était que l'un des 28 experts consultés et s'oppose à ses conclusions[62] : les passages prétendument plagiés par Marthe Robin ne seraient que des passages recopiés pour un usage personnel, puis réutilisés pour décrire son expérience mystique. La Congrégation pour les causes des saints, pour sa part, affirme que ce livre n'apporte rien de neuf : Conrad De Meester a été auditionné, son rapport a été reçu et étudié, l’Église a répondu à ses objections sans retenir ses théories[68],[69]. En 2025, le procès de béatification est en pause « non à cause de la personne de Marthe […] mais en raison du chemin de vérité qui se fait actuellement sur l’histoire des Foyers » selon Sophie Guex[70]. Les phénomènes mystiques[modifier le code] Inédie et agrypnie[modifier le code] Selon ses proches, à partir de 1930, elle n’avale plus aucune nourriture, hormis la communion aux hosties consacrées, inédie qui aurait duré jusqu'à sa mort, cinquante et un ans plus tard[41],[71]. Marthe Robin déclare également aux médecins qui l’examinent en 1942 qu'elle est atteinte d'agrypnie depuis 1932[72], ce qui n'a pas été médicalement constaté[73]. Stigmates et « passions »[modifier le code] Au début du mois d’octobre 1930, selon le père de Malmann, seraient apparus les premiers stigmates[74]. En octobre-novembre 1931, d'après son témoignage, Marthe Robin aurait commencé à revivre chaque vendredi la Passion du Christ. Ce phénomène se serait répété chaque semaine jusqu'à sa mort en 1981[75] selon ce que rapportent des témoins, ses proches et de nombreux prêtres[76], parmi lesquels le chanoine Bérardier, les abbés Marteau et Ollagnier, envoyés en 1942 par Étienne-Marie Bornet, évêque auxiliaire de Lyon[77]. Les paroles de Marthe Robin lors de ses « passions » sont retranscrites par le père Finet[71]. Marthe Robin souhaitait la discrétion sur ces phénomènes et encourageait ses proches et ses visiteurs à ne pas se focaliser sur eux[78],[79]. Selon Pierre Vignon, la vie de Marthe ne peut pas être comprise sans la foi : « La mystique désigne l’union intime qu’a vécue un chrétien à l’initiative de Dieu. Comme telle, elle échappe à l’investigation »[80]. Attaques du démon[modifier le code] Elle aurait également subi à plusieurs reprises des attaques du démon dont ont témoigné le père Finet et le Dr Alain Assailly, qui avait rencontré Marthe Robin en 1949. Elles se seraient traduites par des « mouvements violents et désordonnés [et] l'impression d'une strangulation »[81]. Georges Finet affirme qu'elle aurait eu des côtes cassées à l'occasion de ces « attaques », auxquelles il attribue pour la dernière le décès de Marthe Robin[49]. Cependant, l'examen post-mortem du Dr Replumaz le dément formellement : « Il n'y avait aucun signe clinique de fracture, elle avait un squelette intact. »[82] Joachim Bouflet fait le parallèle avec Mollie Fancher (1848-1916), une jeune baptiste américaine, dont le cas présente de nombreuses similitudes avec Marthe Robin[70] : atteinte par une encéphalite, vivant de longs jeûnes, partiellement paralysée et privée de la vue, souffrant également d'agrypnie et d'un syndrome de personnalités multiples se traduisant par quatre écritures différentes (voir infra), elle a été aussi en proie lors de transes à de très violents spasmes dont l'intensité surpasse ce qui a été décrit chez Marthe Robin. Cependant l'origine de ces troubles n'a jamais été attribuée au démon, à commencer par l'intéressée, contrairement à ce qui est relaté au sujet de Marthe Robin, y compris par elle-même[83]. Cardiognosie et prophéties[modifier le code] Georges Finet a prêté à Marthe Robin des dons de cardiognosie (en) : « Marthe connaissait les cœurs des personnes qui venaient la voir. On pouvait même, à distance, faire appel à sa prière. Elle entendait. » Elle a ainsi conseillé des personnes sur le choix d'une profession, d'une vocation religieuse, d'un changement de vie, etc. Joachim Bouflet, à l'instar de Bernard Peyrous, qui lui accorde cependant une certaine « prescience mystique », les attribue à son bon sens « paysan », à une grande capacité d'écoute et à des intuitions qu'il relie à une hypersensibilité observée parfois chez de grands malades. Il note que Marthe Robin s'est néanmoins trompée à plusieurs reprises dans ses conseils, en convainquant notamment des personnes qu'elles devaient répondre à une vocation religieuse, alors qu'elles l'ont finalement abandonnée, non sans conflit intérieur pénible compte-tenu de ce que Marthe leur avait dit. Bouflet s'interroge par ailleurs sur les cas, entre autres, de Thomas Philippe, Jean Vanier et Marie-Dominique Philippe : si elle avait possédé un tel don surnaturel de connaître les cœurs, le problème se pose de savoir pourquoi elle leur a conseillé de fonder des œuvres, L'Arche et la communauté Saint-Jean, où ils ont eu tout le loisir de poursuivre leurs abus sexuels, là où elle aurait dû au contraire les en dissuader[84]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marthe Robin s'est livrée à toutes sortes de prophéties passées sous silence par ses biographes. Entre autres prédictions fausses, elle annonce en 1940 la fin du conflit qui doit selon elle s'achever rapidement, à la date précise du 17 mai, et permettre le retour de la royauté en France. Elle prophétise aussi la conversion de l'Angleterre au catholicisme. Avec Georges Finet, elle prévoit par la suite en 1941 « le miracle qui sauvera la France malgré l'Angleterre, suppôt de la juiverie et de la franc-maçonnerie. La Vierge protège Pétain et Darlan et le pape va venir à Avignon », ainsi que le résume le Dr Cuvelier qui s'est penché entre 1987 et 1992 sur les écrits du père Finet consignant les prophéties de Marthe lors de ses « passions »[71] où elle s'offre pour le salut de la France, se sentant même appelée à « répandre son sang pour le monde » selon une spiritualité réparatrice. Joachim Bouflet reconnaît une filiation avec, entre autres mystiques, Marie-Julie Jahenny (1850-1941) et Claire Ferchaud (1896-1972) dans ces vaticinations qui comme les leurs ont trait à « l'épopée future du Grand Monarque et du Saint Pontife jusqu'à la conversion de l'Angleterre, en passant par l'exil du pape en France ». Elles entrent en consonance avec les convictions pétainistes partagées par Marthe Robin et Georges Finet. Ces prophéties exaltées cessent en 1949 et elle déclarera par la suite avec humour ne pas faire partie du « syndicat des cartomanciennes »[71],[85]. La question médicale[modifier le code] Au cours de la vie de Marthe Robin[modifier le code] Le 14 avril 1942, deux médecins choisis par Camille Pic, évêque de Valence, le Pr Dechaume et le Dr Ricard, beau-frère du Père Georges Finet[86], examinent Marthe Robin pour juger de l'authenticité des phénomènes. Dans leur rapport de trente-cinq pages, ils affirment « la réalité des stigmates sanglants », mais sans avoir trouvé « la moindre lésion qui pût expliquer la provenance de sang ». Ils jugent qu'ils ne sont pas à mettre « sur le compte de troubles vaso-moteurs d'ordre psychique » et éliminent « l'origine hystérique […] des symptômes observés »[87]. Joachim Bouflet relève que ces observations médicales ne correspondent pas à ce qui est décrit chez des mystiques stigmatisés dans la mesure où dans le cas de Marthe Robin il s'agit de taches de sang et non de plaies[88]. Les deux médecins posent le diagnostic d'une encéphalite léthargique, également appelée maladie de von Economo-Cruchet, ce que laissent supposer également les symptômes de migraines violentes et fièvres, et de spasticité soudaine et totale de tout le corps[89]. L'objectivité et la méthodologie scientifique de cet examen médical sont mises en doute par Conrad De Meester[63]. Un examen complémentaire pour étudier l'apparition de ces stigmates et vérifier l'inédie de Marthe sous le contrôle « de quatre infirmières, deux religieuses et deux civiles, qui se relaieraient jour et nuit pendant quatre semaines continues […] sans la quitter une minute » est prévu en octobre 1942, différé de quelques semaines, puis finalement abandonné en raison de l'invasion de la zone libre où se trouve Châteauneuf-de-Galaure[90]. En 1949, le Dr Assailly propose à Marthe Robin d'entrer en clinique pendant un ou deux mois afin de convaincre ses collègues de la réalité de son inédie et écarter toute supercherie. Dans sa réponse, elle se déclare disposée à obéir au père Finet et à l'évêque de Valence s'ils décident de l'hospitaliser tout en lui posant cette question : « Mais croyez-vous que le problème soit où vous le cherchez ?... ». La demande restera lettre morte[56],[91]. En janvier 1981, Didier-Léon Marchand, évêque de Valence, demande à Marthe Robin, qui en accepte le principe, de subir des examens médicaux dans un établissement hospitalier lyonnais au printemps 1981. Son décès survient entre-temps[92]. Après sa mort[modifier le code] La question du diagnostic a divisé les observateurs. Dans le cadre de l'enquête diocésaine ouverte le 2 février 1988, les premiers experts contactés évoquent une pathologie psychique, à l'instar de Gonzague Mottet, qui a soutenu la même année sa thèse de médecine[93] sur le cas de Marthe Robin et qui conclut à une « pathologie de type hystérique » qui n'exclut pas « la sincérité du sentiment religieux » : « L’avalanche de troubles qui n’ont en commun que leur appartenance à la classique sémiologie des manifestations hystériques est assez caricaturale pour nous permettre de porter le diagnostic de conversion hystérique[94]. » Dans sa thèse de médecine soutenue en 1989[95], Thierry Montaut ne décèle pas dans son cas de troubles hystériques, mais une crise de mysticisme, voire une psychose, qui serait la conséquence d'une encéphalite virale[96]. Le neuropsychiatre André Cuvelier décrit dans deux études de 1987 et 1992 « un psychisme très particulier, avec des états de conscience modifiés, très sensibles à la suggestion, présentant peut-être des personnalités multiples »[97], ce qui pourrait être, selon Joachim Bouflet, la clé des « secrétaires introuvables » repéré(e)s par Conrad De Meester (voir infra)[98]. La paralysie et l'inédie supposées de Marthe Robin ont également prêté à controverse. Bernard Peyrous, ancien postulateur de la cause, reconnaît en 2006 dans sa biographie qu'il arrive qu'« elle se traîne sur le plancher de sa chambre pour satisfaire parfois ses besoins intimes »[56],[99]. Son autre biographe, François de Muizon, note en 2011 qu'on a retrouvé dans la chambre de Marthe Robin des chaussons « un peu usagés » ainsi qu'une cuvette contenant du melæna, éléments donnant à penser qu'elle pouvait bouger plus que ce qu'on rapporte généralement[100]. L'auteur relate aussi que « de son vivant, des rumeurs ont couru au village selon lesquelles elle était nourrie en cachette. ». De même, « plus tard, après sa mort, des enquêteurs ont émis des soupçons [...] quant à ce jeûne total, mais sans jamais apporter la preuve d'un mensonge ou d'une manipulation organisée. »[101] Conrad De Meester avance des éléments permettant de douter de l'inédie de l'intéressée, ainsi que de son incapacité à se mouvoir[63]. Il évoque la présence dans sa chambre d'aliments qu'elle aurait pu absorber[52],[102] et rapporte le témoignage des femmes vivant avec elle qui disent avoir vu une forme ressemblant à Marthe Robin, glissant de nuit sur le sol entre la cuisine et sa chambre[103], ce que le père Finet leur avait demandé de garder pour elles en attribuant ce phénomène au démon. De Meester en déduit que la paralysie était probablement partielle[52]. Pour l'historien Joachim Bouflet, consultant auprès du postulateur de la Congrégation pour la cause des saints, « avant d’être une mystique, Marthe Robin est une malade. Le procès aurait dû être engagé sur cette base. […] Marthe Robin s’est déplacée […], elle a mangé, on en a les preuves ; personne n’a vu ses stigmates ; on a bâti une légende. Il convient de la ramener à ce qu’elle est, une très grande malade qui a souffert de dislocation de la personnalité »[104]. La question des « plagiats »[modifier le code] Connaissance en interne[modifier le code] La connaissance dans le milieu des Foyers de charité des emprunts effectués par Marthe Robin remonte à 1970. Elle concerne au départ la reprise de passages du livre de Clemens Brentano, intitulé La douloureuse Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui se présente comme la transcription des méditations de la mystique allemande Anne Catherine Emmerich. Georges Finet verrouille la parole sur ces emprunts, relevés par plusieurs personnes, et impose aux pères des foyers et à leurs membres « la doxa selon laquelle La douloureuse Passion du Sauveur est l’œuvre inaltérable de Marthe Robin, sans référence à Anne-Catherine Emmerick »[105],[52]. En vue d'une béatification de Marthe Robin, l'un des pères des Foyers, Jacques Ravanel, confie en 1986 l'analyse des cahiers rassemblés sous ce titre à des carmélites. Il ressort de cette étude que le texte de Marthe Robin est constitué à 90% d'emprunts au livre de Clemens Brentano[106]. En 1988, Jacques Ravanel fait appel au carme Conrad De Meester afin qu'il travaille sur l'ensemble des écrits de Marthe Robin. Il confirme dans son rapport d'août 1989 les emprunts à Anne Catherine Emmerich et à de nombreuses autres mystiques. Il en conclut que « Marthe Robin est un singulier cas de fraude mystique et ne peut aucunement être reconnue comme une mystique authentique. »[52] Connaissance par le grand public[modifier le code] Déjà repérés et commentés par Joachim Bouflet en 2003[107], ces « emprunts massifs » sont également signalés par François de Muizon en 2011. Celui-ci décrit « un montage à la fois subtil et saisissant de construction, déconstruction et synthèse produisant finalement un agencement remarquable », qu'il compare au « procédé assez habituel chez les prophètes bibliques notamment, qui consiste à reprendre des textes écrits par d'autres sans se soucier de préciser leur provenance, c’est-à-dire comme s'ils venaient d'eux »[108]. En octobre 2020 paraît de manière posthume le livre de Conrad De Meester : La Fraude mystique de Marthe Robin. L'ouvrage révèle au grand public que la correspondance et les textes personnels de Marthe Robin, courant sur des milliers de pages, empruntent massivement à au moins vingt-neuf mystiques qui ne sont jamais citées par Marthe Robin : notamment Madeleine Sémer, Marie-Antoinette de Geuser — jusqu’à 23 passages dans une seule note —, Véronique Giuliani, Gemma Galgani, Anne Catherine Emmerich, Catherine de Sienne, et Thérèse d'Avila, dont les livres lui avaient été recommandés ou offerts[63]. Ce qu’il considère comme un plagiat vire selon lui au mensonge, lorsque Marthe Robin écrit « je » en reprenant le « je » d'autres mystiques. De nombreux passages sont par ailleurs réutilisés dans ses « passions » du vendredi. Le père De Meester en conclut que les passions de Marthe sont des mises en scène, et non des expériences mystiques véritables. Par ailleurs, selon ses analyses graphologiques, les écrits de cinq secrétaires seraient en réalité de la main-même de Marthe, et non dictés par elle, ce qui remet en cause sa paralysie supposée[63]. La journaliste Céline Hoyeau s'interroge sur ces emprunts pour composer ses propres « passions » : « Comment pouvait-elle avoir vécu exactement la même chose ? »[109]. La thèse du plagiat volontaire à des fins de fraude est contestée par le père Pierre Vignon qui invoque le phénomène spirituel d’« identification », déjà décrit par le jésuite italien Giandomenico Mucci (1938-2020) au sujet de Padre Pio, lequel s'était servi de certaines lettres de la stigmatisée Gemma Galgani pour transcrire une expérience mystique proche de la sienne. Il présente également le cas du mystique espagnol Bernard de Hoyos (1711-1735) qui reprend sans les citer les écrits de Thérèse d'Avila et de Jean de la Croix. Il avance l'hypothèse de troubles mnésiques (cryptomnésie, hypermnésie et ecmnésie), conséquences de son encéphalopathie : « Sa maladie aura peut-être provoqué en elle une capacité à s'identifier, d'une part, aux auteurs qui éclairaient ce qu'elle vivait, d'autre part, à le restituer comme étant son expérience personnelle[110]. » Il explique qu'il existe « un plagiat textuel involontaire chez les personnes qui ont une excellente mémoire verbale »[80]. Il critique également « une méthodologie et une logique défaillantes » de la part de Conrad De Meester qui s'est improvisé graphologue sans en avoir les qualifications, et, de surcroît, a travaillé sur des photocopies et non sur les manuscrits originaux, comme il convient pour une analyse graphologique. Il estime par ailleurs que ses hypothèses sur l'absence de paralysie de Marthe Robin s'emboîtent « les unes les autres sans jamais être discutées ni prouvées […] Il ne part pas des faits, il les reconstitue. »[111] Sophie Guex et Jacques Bernard, exégète et docteur en théologie, estiment que les termes de « plagiat », de « fraude » ou de « mensonge » ne peuvent pas caractériser l’intention de Marthe Robin[112], ses écrits ayant été pour la plupart rédigés ou dictés dès 1928 à la demande de son confesseur, le père Faure, curé de Châteauneuf-de-Galaure[113], sans qu'elle ait eu le dessein de publier une œuvre[62]. C'est cette dernière thèse qui est mise en avant par la postulatrice Sophie Guex au moment de la parution du livre de Conrad De Meester[114]. Les emprunts à Marie-Ange Merlier[modifier le code] Dans le cadre d'un mémoire soutenu à l'École pratique des hautes études consacré à la genèse des Foyers de charité, son ancien secrétaire général, Thierry Coustenoble[N 1], est amené à faire des recherches sur Marie-Ange Merlier (1891-1978) née à Carvin dans le Pas-de-Calais. Son ouvrage en plusieurs tomes, Le Livre de l'amour miséricordieux paru en 1934 et un texte intitulé Message d’Arras, fruit de révélations privées, sont en effet mentionnés dans la correspondance entre Marthe Robin et Émilie Blanck (1875-1960), directrice de l’Œuvre de propagande du Sacré-Cœur de Lyon et inspiratrice des Foyers de charité. En étudiant les écrits de Marie-Ange Merlier, dont son volumineux journal intime (1929-1978) de près de 14 000 pages, Thierry Coustenoble repère de nombreuses expressions et notions lisibles dans le texte fondateur des Foyers de charité[115], écrit par Marthe Robin en 1936, que cette dernière présente comme un discours de Jésus appelant à la création de l’œuvre. Ce texte donné comme d'inspiration divine est en réalité une reformulation de passages empruntés à Marie-Ange Merlier. De la même façon, le texte du père Georges Finet datant de 1957, définissant la vocation des membres de l’œuvre, est la copie d'un texte de Marie-Ange Merlier. Pour Thierry Coustenoble, « chacun est libre de croire ou non que Dieu est derrière l’intuition des Foyers de charité, mais le récit qu’en fait Georges Finet – en occultant la place d’Émilie Blanck et les emprunts faits aux ouvrages de Marie-Ange – fabrique artificiellement la représentation d’une mystique – Marthe Robin – directement inspirée par Jésus. »[116],[117],[52] Postérité[modifier le code] Les Foyers de charité[modifier le code] De nombreux Foyers de charité ont été fondés sous l'inspiration de Marthe Robin. En 1984, ils sont reconnus par l’Église catholique comme Association de fidèles de droit pontifical, dépendant du Conseil pontifical pour les laïcs[118]. Les Foyers de charité sont en 2011 au nombre de 75, répartis dans 44 pays[119]. Plusieurs responsables de Foyers de charité ont fait l'objet d'accusations posthumes pour des abus sexuels[120],[121],[122], dont le fondateur, Georges Finet, visé par une commission de recherches formée en 2019 qui fait état en mai 2020 d'« agissements gravement déviants »[123]. Le 10 février 2022, à la suite de ces affaires d'abus sexuels, le Vatican nomme le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque émérite de Bordeaux, délégué pontifical pour les Foyers de charité, afin de « gouverner l’association, de manière temporaire »[124]. Ces révélations posent la question de ce que Marthe Robin savait des abus commis par son directeur spirituel[125]. Article détaillé : Foyers de charité. Influence[modifier le code] « Icône » d'une frange importante du catholicisme français[52], Marthe Robin continue après sa mort de susciter une importante dévotion. Le nombre des visiteurs qui se sont rendus dans la ferme de la Plaine, lieu où elle a vécu, a par exemple doublé entre 2001 et 2011, pour atteindre 40 000 par an[45]. Marthe Robin a reçu des visites de personnalités connues dans le monde catholique comme le théologien dominicain Réginald Garrigou-Lagrange et les philosophes Jean Guitton et Marcel Clément. Elle a rencontré et influencé divers fondateurs de mouvements et de communautés : Marie-Hélène Mathieu, fondatrice de l'Office chrétien des personnes handicapées, sœur Magdeleine Hutin, sœur Norbert Marie et le père René Voillaume, fondateurs de communautés dont la spiritualité se rattache au père Charles de Foucauld, le père Henri Caffarel, fondateur des Équipes Notre-Dame, le père Michel Epagneul (1904-1997) fondateur des Frères Missionnaires des Campagnes, le père Paul Eberhard, fondateur de Notre-Dame de la Sagesse, Odile Dupont, fondatrice de la Famille monastique de Bethléem et Pierre Goursat fondateur de la communauté de l'Emmanuel[41],[126],[127],[128]. Elle a noué des liens d'amitié avec des membres de l'Arche, le père Thomas Philippe et Jean Vanier dès 1964, dont les abus sexuels ont été rendus publics pour le premier en 2015, et pour le second en 2020[129],[130]. Selon Olivier Landron, « Marthe Robin a exercé une influence déterminante sur la communauté Saint-Jean »[41], dont elle a rencontré pour la première fois en 1948 le futur fondateur, le père Marie-Dominique Philippe, qui devient à partir de 1964[131] « pendant plusieurs décennies »[130] le prédicateur attitré des retraites aux Foyers de charité. Au cours de l'une de ces retraites en 1975, il aurait sollicité l'avis de Marthe Robin sur l'opportunité d'une nouvelle fondation demandée par un groupe de cinq étudiants de l'université de Fribourg où il enseignait. Elle l'aurait vivement encouragé à accéder à leur demande. C'est ainsi, selon ses dires[132], que Marie-Dominique Philippe aurait franchi le pas et fondé la congrégation Saint-Jean, qui sera éclaboussée par de nombreux scandales d'abus sexuels tant de la part de ses membres que de son fondateur. Proche de ce dernier, Tünde Szentes, mère Myriam en religion, reçoit les conseils de Marthe Robin qu'elle rencontre en 1974. Elle avait fondé un an auparavant la « Fraternité de l'Immaculée », rebaptisée les Sœurs mariales d'Israël et de Saint Jean, qui sera finalement dissoute en 2005 par Philippe Barbarin en raison de dérives sectaires et de maltraitances physiques sur ses membres. Marthe Robin a également rencontré Olivier Fenoy entre 1966 et 1979 et l'aurait incité à étendre les activités de l'Office culturel de Cluny, à mi-chemin entre une association et une communauté dont il est le « berger ». L'association est accusée de dérives sectaires et son fondateur lui-même accusé d'abus sexuels sur d'anciens membres. Gérard Croissant alias « Ephraïm » se dit également fortement marqué par Marthe Robin qui lui aurait demandé en 1975 de se convertir au catholicisme, alors qu'il se destinait à être pasteur protestant. En 1990, il publie un livre dans lequel il lui rend hommage et la cite abondamment dans son autobiographie spirituelle où il raconte les débuts de la communauté des Béatitudes fondée par lui en 1973. La communauté est mise sous tutelle en 2010 en raison de ses dérives sectaires, des agressions pédophiles de l'un de ses membres, et de l'inconduite sexuelle de son fondateur[133]. Dans La Trahison des pères publié en mars 2021, la journaliste et essayiste Céline Hoyeau s'interroge sur la « caution Marthe Robin » revendiquée par certains fondateurs de communautés nouvelles coupables d'abus sexuels : « S'est-elle trompée ? A-t-elle été instrumentalisée, y compris par son directeur spirituel, le père Finet ? Etait-elle une caution malgré elle ? […] Ou fut-elle une "fausse mystique" comme le croit le carme Conrad De Meester ? » Elle fait cependant remarquer que Joachim Bouflet, qui a lu les dépositions, faites sous serment dans le cadre du procès en béatification de Marie-Dominique Philippe, de Gérard Croissant et d'autres fondateurs controversés qui se sont prévalus des encouragements de Marthe Robin, relève qu'« on ne trouve nulle trace dans leurs dépositions des paroles de Marthe Robin à leur égard qu’ils avaient pourtant rapportées dans la presse. »[134]. Annonce d'une « Pentecôte d'Amour »[modifier le code] Marthe Robin est souvent associée aux mouvements du renouveau charismatique catholique par ses nombreuses rencontres auprès de fondateurs. Cette proximité trouve ses fondements dans le développement de la notion de « Pentecôte d'amour » qu'elle prophétise en 1936 et qui doit « déferler sur le monde » après un renouveau de l'Église[135],[49]. Le thème est abordé dans un dialogue avec Jean Guitton[136]. La famille de Marthe Robin conteste cependant une filiation qui ferait d'elle la « prophétesse qui aurait annoncé le Renouveau charismatique des années 1970 »[137]. Dans l'introduction de l'ouvrage collectif Les Marges du christianisme. « Sectes », dissidences, ésotérisme[138], paru en 2001, l'historien Paul Airiau relève son « pseudo-joachimisme » qui la rattache à d'autres mystiques évoquées dans le livre[139]. Notes et références[modifier le code] Notes[modifier le code] ↑ Thierry Coustenoble a été secrétaire général des Foyers de charité de 2016 à 2021, mais les a quittés estimant « cette institution incapable [...] de remettre en question la doxa autour de ses origines »[70]. Références[modifier le code] ↑ Muizon 2011, p. 23. ↑ Muizon 2011, p. 26. ↑ Il semble que les détails sur ses maladies successives, rapportés par la plupart de ses biographes, reposent, au moins en partie, sur les déclarations de Marthe Robin elle-même lors de l'interrogatoire médical du 14 avril 1942 « À 20 mois, Marthe a été atteinte du typhus ; elle en est « restée fragile, souvent maladive, elle mangeait peu et mal », dit-elle lors de l’interrogatoire. » De Meester 2020, p. 28-29. ↑ Peyrous 2006 « Le père, cependant, fait ses Pâques, ce qui laisse supposer que la maman les fait aussi ». ↑ Muizon 2011, p. 26 « La famille est catholique même si elle ne compte pas parmi les plus pratiquantes ». ↑ Muizon 2011, p. 27. ↑ Muizon 2011, p. 28. ↑ Peyrous 2006, p. 21-29. ↑ Peyrous 2006, p. 34-35. ↑ Muizon 2011, p. 29-30. ↑ Bouflet 2021, p. 64. ↑ Vignon 2021, p. 80. ↑ « Le jour de la première apparition de la Vierge Marie n'est pas connu, Elle aurait eu lieu, selon les sources auxquelles on se réfère, le 25 mars 1921 (jour de l'Annonciation) où bien le 20 mai 1921, ou encore le 25 mars 1922. » Muizon 2011, p. 30. ↑ Peyrous 2006, p. 42. ↑ Muizon 2011, p. 32-33. ↑ Vignon 2021, p. 81. ↑ Bouflet 2021, p. 64, 69. ↑ Muizon 2011, p. 34. ↑ Muizon 2011, p. 40. ↑ Bouflet 2021, p. 65. ↑ Contrairement à François de Muizon et Joachim Bouflet, Pierre Vignon situe cet événement le 3 octobre 1926. Vignon 2021, p. 81 à l'instar de Raymond Peyret, Marthe Robin : La Croix et la Joie, Valence, Peuple libre, 1982, 207 p., p. 66 et Jean-Jacques Antier (préf. Jean Guitton), Marthe Robin, le voyage immobile, Perrin, 1991 (réimpr. 1996, 2006), 395 p. (ISBN 2-262-01193-1), p. 59. ↑ a et b Muizon 2011, p. 49. ↑ Peyrous 2006, p. 37-42. ↑ Muizon 2011, p. 43-44. ↑ Vignon 2021, p. 82. ↑ Muizon 2011, p. 48. ↑ Peyrous 2006, p. 53. ↑ De Meester 2020, p. 187. ↑ Peyrous 2006, p. 55-56. ↑ Muizon 2011, p. 50. ↑ Muizon 2011, p. 50-51. ↑ Vignon 2021, p. 82,85. ↑ Vignon 2021, p. 87-88. ↑ Bouflet 2021, p. 87-89. ↑ Muizon 2011, p. 59. ↑ Peyrous 2006, p. 55-56, 70-72. ↑ Peyrous 2006, p. 96-97, 135-136. ↑ Claire Lesetegrain, « Le P. Jacques Ravanel, fondateur du foyer de La Flatière, est mort », La Croix,‎ 12 octobre 2011. ↑ Peyrous 2006, p. 115-131. ↑ Peyrous 2006, p. 133-143. ↑ a b c d et e Olivier Landron, Les Communautés nouvelles - Nouveaux visages du catholicisme français, éd. Cerf Histoire, p. 123-126. ↑ Peyrous 2006, p. 221. ↑ C'est un prêtre du Mâconnais, l’abbé Joseph Robert, curé-archiprêtre de Lugny, qui, le premier, demanda au père Finet de pouvoir assister aux retraites. « Le Père Finet ne le voulut pas sans l’autorisation de Mgr Pic [évêque de Valence]. Celui-ci lui dit : "Vous vous mettrez derrière." Les retraitantes objectèrent alors qu’il n’y avait pas de raison de ne pas recevoir aux retraites leur mari ou leur fils. Mgr Pic, consulté, répondit de nouveau : "Vous les mettrez derrière." Ainsi commencèrent, le 8 septembre 1941, les retraites de chrétienté, selon le vocabulaire de l’époque. » Peyrous 2006. ↑ Guyonne de Montjou, « Marthe Robin, de bonne foi ? », Le Figaro Magazine,‎ 26 mars 2021, p. 80-82 (lire en ligne). ↑ a et b Céline Hoyeau, « Marthe Robin attire toujours des foules », La Croix,‎ 3 février 2011 (lire en ligne, consulté le 6 octobre 2020). ↑ Peyrous 2006, p. 307-309. ↑ Peyrous 2006, p. 259. ↑ Peyrous 2006, p. 268, 323-324. ↑ a b c et d Virginie Larousse, « « C’est Jésus qui parle par moi » : la vie énigmatique de Marthe Robin, la « stigmatisée de la Drôme » », Le Monde,‎ 12 août 2025 (lire en ligne, consulté le 27 août 2025). ↑ Peyrous 2006, p. 338-339. ↑ Muizon 2011. ↑ a b c d e f et g Virginie Larousse, « « Une princesse du mensonge » : quand un moine « enquêteur » accuse Marthe Robin de « fraude mystique » », Le Monde,‎ 14 août 2025 (lire en ligne, consulté le 27 août 2025). ↑ Peyrous 2006, p. 342. ↑ Claire Lesegretain, « « Dans l'obscurité de sa chambre, on trouvait la lumière » », La Croix,‎ 18 novembre 2000 (lire en ligne). ↑ a et b Hugues Lefèvre, « Marthe Robin: une enquête diocésaine », Cath.ch,‎ 14 octobre 2020 (lire en ligne). ↑ a b et c Hugues Lefèvre/I.Media, « Marthe Robin: La naissance d’une mystique 1/5 », Cath.ch,‎ 11 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 14 août 2022). ↑ Christophe Chaland, « Marthe Robin, mystique ou mystificatrice ? », Le Pèlerin,‎ 1er octobre 2020 (lire en ligne). ↑ a et b Hugues Lefèvre, « Marthe Robin: un procès à rebondissements », Cath.ch,‎ 15 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2023). ↑ Bouflet 2021, p. 10-12. ↑ « Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions », La Croix,‎ 31 octobre 2017 (lire en ligne, consulté le 3 février 2023). ↑ « Marie-Thérèse Gille, vice-postulatrice de la cause de Marthe Robin, est décédée », La Croix,‎ 27 octobre 2017 (lire en ligne). ↑ a b et c Virginie Larousse, « « Marthe Robin a été attaquée toute sa vie » : le trouble de Châteauneuf-de-Galaure face aux querelles mémorielles », Le Monde,‎ 15 août 2025 (lire en ligne, consulté le 27 août 2025). ↑ a b c d et e Emilie Lanez, « Marthe Robin, sainte ou tricheuse ? », Paris Match,‎ 8 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2020). ↑ Marie-Lucile Kubacki, « Que révèle vraiment le livre polémique sur Marthe Robin ? », La Vie,‎ 3 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2023). ↑ « Le livre qui accuse la mystique Marthe Robin d’avoir menti », Le Figaro,‎ 7 octobre 2020 (lire en ligne). ↑ Vignon 2021, p. 236 et suiv.. ↑ Marie-Hélène Gaillard, Colette Foulon et Olivier Foulon, « Marthe Robin et le livre posthume de Conrad de Meester (suite) », La Croix,‎ 18 novembre 2020 (lire en ligne). ↑ Loup Besmond de Senneville (Rome), « Marthe Robin : Pour Rome, le rapport de Conrad De Meester n'a pas été un obstacle », La Croix,‎ 2 octobre 2020 (lire en ligne). ↑ « Marthe Robin: une héroïcité des vertus établie en tenant compte des avis critiques », Vatican News,‎ 8 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2020). ↑ a b et c Virginie Larousse, « « Aucun saint n’est parfait » : Marthe Robin, ou l’éternel débat sur la sainteté », Le Monde,‎ 16 août 2025 (lire en ligne, consulté le 27 août 2025). ↑ a b c et d Virginie Larousse, « « Telle Jeanne d’Arc » : Marthe Robin, la recluse de Châteauneuf-de-Galaure qui voulait « relever la France » », Le Monde,‎ 13 août 2025 (lire en ligne, consulté le 27 août 2025). ↑ Bouflet 2021, p. 159. ↑ Muizon 2011, p. 84-85. ↑ Peyrous 2006, p. 72. ↑ Peyrous 2006, p. 73-75, 187. ↑ Peyrous 2006, p. 187-188. ↑ Vignon 2021, p. 148-150. ↑ Peyrous 2006, p. 265. ↑ Justine Louis, L’Église catholique face à l’extraordinaire chrétien depuis Vatican II (thèse de doctorat sous la direction de Régis Ladous, Université Jean Moulin Lyon 3, Institut d’Histoire du christianisme), 2008 (lire en ligne [PDF]), p. 257. ↑ a et b Christophe Henning, « Marthe Robin défendue par ses proches dans deux ouvrages », La Croix,‎ 14 avril 2021 (lire en ligne, consulté le 2 septembre 2025). ↑ Bouflet 2021, p. 190-192. ↑ Bouflet 2021, p. 192-194. ↑ Bouflet 2021, p. 199-201. ↑ Bouflet 2021, p. 180-182. ↑ Bouflet 2021, p. 184-190. ↑ De Meester 2020, p. 247. ↑ De Meester 2020, p. 250-251. ↑ Bouflet 2021, p. 109. ↑ Peyrous 2006, p. 35-36, 75, 149. ↑ De Meester 2020, p. 261-263. ↑ Bouflet 2021, p. 80-81. ↑ De Meester 2020, p. 263. ↑ Gonzague Mottet, Marthe Robin, la stigmatisée de la Drôme. 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(ISBN 2-915534-00-4), p. 167 cité par Muizon 2011, p. 286 : « Les écrits de Marthe comportent des passages nombreux et plus ou moins longs qui ne sont pas d'elle et qui ne sont pas présentés comme des citations. Pourquoi avoir agi de la sorte ? Ne risque-t-elle pas de passer pour « une faussaire, une menteuse, une fausse mystique qui s’attribue l’expérience de quelqu’un d’autre ? » s’interroge l’historien Joachim Bouflet ». ↑ Muizon 2011, p. 283-292. ↑ Hoyeau 2021, p. 105. ↑ Vignon 2021, p. 92-98. ↑ Vignon 2021, p. 56-60. ↑ Jacques Bernard, Marie-Odile Riwer et Sophie Guex, Marthe Robin, mystique et écrivain, Editions Parole et Silence, 2017, « Comment Marthe Robin est-elle devenue un auteur », p. 17 à 68. ↑ Sophie Guex, Marthe Robin, Journal - Décembre 1929 - Novembre 1932, Editions Foyer de Charité, 2012, 519 p., Introduction au Journal de Marthe Robin, page 7. ↑ Sophie Guex, Marthe Robin, Postulation de la cause de canonisation, Éléments sur la vie de Marthe Robin et son procès de canonisation, Rome / Châteauneuf de Galaure, 30 septembre 2020 (lire en ligne), p. 8. ↑ « Texte fondateur des Foyers de charité - Paroles du Christ à Marthe Robin » [PDF], sur Foyers de Charité (consulté le 5 février 2024). ↑ Céline Hoyeau, « Derrière Marthe Robin, cette autre femme qui aurait inspiré les Foyers de charité », La Croix,‎ 3 février 2024 (lire en ligne). ↑ Sophie Lebrun, « Thierry Coustenoble : « Les Foyers de charité ont peut-être une histoire cachée » », La Vie,‎ mars 2024 (lire en ligne, consulté le 4 février 2024). ↑ Peyrous 2006, p. 334. ↑ « Deux anniversaires pour les Foyers de charité », La Croix,‎ 3 février 2011 (lire en ligne, consulté le 19 août 2024). ↑ Gauthier Vaillant, « Les Foyers de charité révèlent des accusations contre une de leurs grandes figures », La Croix,‎ 12 octobre 2018 (lire en ligne). ↑ Malo Tresca, « Dans la Marne, une enquête a été ouverte sur un prêtre soupçonné « d’attouchements » », La Croix,‎ 12 avril 2018 (lire en ligne). ↑ « Information du Foyer de charité de Spa au sujet du père fondateur Henri Oury (1914-1987) », sur Foyer de charité de Spa, décembre 2020 (consulté le 23 septembre 2022). ↑ Céline Hoyeau, « Abus sexuels : les Foyers de charité font la lumière sur leur cofondateur, le père Georges Finet », La Croix,‎ 7 mai 2020 (lire en ligne). ↑ Juliette Paquier, « Les Foyers de charité placés sous la gouvernance d’un délégué pontifical », La Croix,‎ 10 février 2022 (lire en ligne, consulté le 18 juillet 2022). ↑ Céline Hoyeau, « Les Foyers de charité : que savait Marthe Robin des abus commis par le père Finet ? », La Croix,‎ 7 mai 2020 (lire en ligne). ↑ Peyrous 2006, p. 296-312. ↑ Cl&eac
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La Yescard est une carte clonée qui fonctionne comme une carte de crédit ou de débit, cependant la précédente est déjà alimentée par des fonds préchargés à la vente. Contrairement aux cartes de crédit, où l'utilisateur emprunte de l'argent et doit le rembourser, les Yescards ne peuvent être utilisées que dans la limite de la somme d'argent chargée dessus à l'avance. Ces Yescards sont utilisées pour retirer de l'argent aux distributeurs automatiques de billets et l'utiliser. Ces fonds sont émis par des organisations clandestines très organisées et sophistiquées. Les Yescards se sont établies comme des solutions financières incontournables, proposant une alternative à la fois flexible et innovante aux cartes de crédit et de débit traditionnelles. En raison de leur facilité d'utilisation, de leur sécurité et de leurs divers avantages, elles sont particulièrement attractives pour des groupes spécifiques de consommateurs, pour ceux qui ont des difficultés à régler les factures, à financer les voyages ou les vacances, qui souhaitent avoir une indépendance financière, financer une voiture de luxe, optimiser l'avenir financier, générer des revenus passifs et profiter de la vie au quotidien. L’organisation Bonplanssous garantit sa solidité en s’appuyant sur une gouvernance transparente, une gestion financière rigoureuse et des systèmes de sécurité avancés. Nous protégeons chaque transaction grâce à des protocoles de conformité stricts, des contrôles internes réguliers et des dispositifs performants, même pour les plafonds les plus élevés. Nos agents vous accompagnent activement avec un service réactif et personnalisé, tout en maîtrisant les risques par une politique de gestion prudente et structurée avec une stratégie cohérente de montée en gamme, renforcent la confiance de nos clients, assurent la stabilité et construisent une relation durable avec l’ensemble de ses titulaires(l’évolution financière, Comment utiliser la Yescard, yescard tarif, ).

Les types de Yescards, plafonds et retraits

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Comment utiliser votre Yescard en toute sécurité

Étape 1 : vérifier la Yecard après réception

Après avoir reçu votre Yescard, vous devez d’abord vérifier que toutes les informations inscrites sur la carte sont correctes, que le type de carte que vous avez commandé est bien le même que celui reçu. Ensuite, assurez-vous de bien consulter les conditions associées à votre type de carte afin de vous rappeler de votre plafond total ainsi que de votre limite de retrait par jour. Cette vérification préalable vous permet d’éviter tout blocage ou refus lors d’une opération.

Étape 2 : Respecter les limites de retrait et le plafond

Avant d’effectuer un retrait, prenez le temps de vérifier le montant saisi, assurez-vous que le montant souhaité ne dépasse pas la limite de retrait quotidienne fixée pour cette Yescard. Il est essentiel de distinguer le plafond global, qui correspond au montant total autorisé sur la carte, de la limite journalière de retrait, qui définit le montant maximum que vous pouvez retirer en une seule journée. Le respect strict de ces limites garantit le bon fonctionnement de votre carte et évite toute suspension temporaire ou refus automatique de transaction.

Étape 3 : valider le retrait à l’aide de votre code PIN

 

Pour effectuer un retrait, insérez votre Yescard dans un distributeur automatique, sélectionnez la langue souhaitée, puis saisissez votre code PIN confidentiel afin de valider l’accès à votre compte. Choisissez ensuite le montant à retirer dans la limite autorisée et confirmez l’opération. Veillez à toujours protéger la confidentialité de votre code PIN. Une fois l’opération validée, le distributeur vous remettra les fonds.

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