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Les inégalités sociales d'éducation se construisent dès l'école élémentaire et s'aggravent au fil du parcours scolaire. Le constat est établi mais les politiques ne suivent pas. Une grande hyporcrisie. L'analyse de Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités.
ARTICLE RÉSERVÉ AUX ABONNÉS Si les élèves de CP progressent en mathématiques et en français, le secteur de scolarisation reste un facteur d’inégalité scolaire, malgré le dédoublement des classes en réseau d’éducation prioritaire.
Deux arrêtés publiés au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports n° 30 du 25 juillet 2024 modifient la liste des établissements scolaires intégrés aux réseaux d'éducation prioritaire (REP) et les réseaux d'éducation prioritaire renforcés (REP+), ces dispositifs du ministère de l'Éducation nationale visant à réduire les inégalités sociales et scolaires en concentrant davantage de moyens dans les établissements situés dans des zones défavorisées.
Localtis : Malfré l'imminence des élections législatives, la ministre de l'Éducation nationale a publié sa circulaire de rentrée. Parmi de très nombreux sujets, le texte traite du "choc des savoirs", de la réforme du lycée professionnel ou encore de la refonte de la carte de l'éducation prioritaire.
ARTICLE RESERVE AUX ABONNES Dans les colonnes de La Gazette des communes, Mme. Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre de l'Éducation nationale, rappelait que « la ségrégation sociale est le véritable fléau de l'école ». Pour autant, si ce sujet apparaît régulièrement dans le débat public, la question des moyens mobilisés par les collectivités territoriales pour le traiter est moins fréquemment abordée. Dans un pays où la guerre scolaire menace régulièrement, l'objectif intéresse plus que le coût et la répartition des compétences.
Alors que deux propositions de loi portant sur la mixité sociale à l'école n'ont jamais passé le cap de l'examen en commission, une troisième venait de commencer son parcours au Sénat. D'un contenu plus large que les précédentes, elle est aujourd'hui suspendue à la reprise de la vie parlementaire et à l'après-élections législatives.
ARTICLE RESERVE AUX ABONNES Une "prépa talents" commencera en septembre dans les quartiers nord de Marseille comme annoncé par Emmanuel Macron en juin 2023. Mais sans l’université Aix-Marseille-Provence, qui refuse le principe d’une classe dédiée à un territoire populaire. Paris 1-Panthéon-Sorbonne a repris le flambeau et sélectionne actuellement ces Marseillais, qu’elle intègrera à une "prépa talents" aux enseignements entièrement à distance.
Le sport n’est pas suffisamment mobilisé comme outil éducatif à l’école. La pratique sportive en dehors de l’école manque d’ambition éducative. Ce double constat plaide pour une réflexion d’ensemble sur l’articulation entre éducation et pratiques sportives.
Si pour le Premier ministre, les jeunes et leurs familles sont responsables d’une prétendue hausse de la violence et du manque de civisme, Yannick Trigance, spécialiste politique des questions d’éducation, pointe pour sa part les défaillances de l’État et des politiques menées par les différents gouvernements Macron.
En classe de maternelle, les enfants de milieux favorisés prennent plus la parole que les autres et ils sont jugés plus « intelligents » par les autres élèves. Dans un entretien, Sébastien Goudeau, enseignant-chercheur en psychologie sociale, revient sur deux expériences qui permettent de mieux comprendre comment se forgent, très tôt, les inégalités.
L'actualité politique se conjugue avec la publication d'ouvrages scientifiques sur la ségrégation sociale et scolaire. À peine quelques semaines après la sortie de « Ghetto scolaire » de Najat Vallaud Belkacem et de François Dubet, Youssef Souidi publie « Vers la sécession scolaire ? ». Pour le chercheur, la ségrégation sociale et scolaire est une marque de notre système éducatif. S'il décrit une mécanique de la ségrégation au collège, son ouvrage entend échapper à tout fatalisme et expose des analyses tout comme des solutions.
Alors que les enseignants et enseignantes de Seine-Saint-Denis se mobilisent depuis six semaines pour dénoncer les conditions dégradées de scolarisation de leurs élèves, le Café pédagogique donne la parole à l’association Profession Banlieue. Partenaire du territoire depuis plus de trente ans, l’association constate le manque de mixité sociale et la ségrégation dont sont victimes les jeunes habitants du territoire. « Les inégalités sociales et scolaires qui frappent les enfants et les jeunes de notre département ont des conséquences sur leur réussite scolaire et entravent leur développement et leur épanouissement personnel. C’est également un immense gâchis pour la société qui se prive des richesses sociales, culturelles, économiques, intellectuelles que pourraient déployer ces enfants et ses jeunes si on leur en donnait les moyens », explique Vincent Havage, directeur de Profession Banlieue.
La seconde évaluation des cités éducatives, réalisée par l'Injep, pointe des territoires trop laissés à eux-mêmes, des alliances éducatives à parfaire et des actions dont la portée pose question.
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La confusion entre “école pour tous” et “égalité par l’école” est un vieux contre-sens. Au point qu’on attribue à tort à Jules Ferry, à l’origine des grandes lois scolaires de la fin du XIXe siècle, des ambitions de démocratisation. C’est faux : il y était même farouchement opposé.
L’éducation au développement durable (EDD) fait désormais partie intégrante de la mission que se fixe l’école. Les programmes se sont étoffés, des mesures comme les écodélégués créées... Mais un long chemin reste à parcourir.
RÉSERVÉ AUX ABONNES Le 25 juin 2024, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté son rapport et son avis sur la « réussite à l’école, réussite de l’école ». Il émet vingt préconisations, dont celles de transformer l’école en dialoguant avec les acteurs de la communauté éducative et de mettre en place une réelle mixité sociale inter et intra-établissements scolaires.
Le Conseil économique, social et environnemental a adopté un avis invitant à un grand débat autour de l'école. Des mesures en faveur de la mixité sociale dans les établissements scolaires font partie de ses principales préconisations.
Coorganisées par le Cnajep et la ville de Poitiers, les deuxièmes Rencontres nationales de l’éducation populaire se sont tenues les 30 mai et 1er juin 2024, en partenariat avec plusieurs associations d'élus. Soucieuses de "donner à voir ce qu'est l'éducation populaire au quotidien", les associations et collectivités réunies à Poitiers ont posé les bases d'une proposition de loi destinée à mieux reconnaître, soutenir et professionnaliser les associations et les métiers du secteur. Pour Arnaud Tiercelin, coprésident du Cnajep, le développement de l'éducation populaire "sur tous les territoires et sur tous les temps de vie" passe notamment par une relance des projets éducatifs de territoire.
ARTICLE RESERVE AUX ABONNES Dans le quartier de la Mosson, les écoles manquent de mixité sociale. Le projet de démolition/reconstruction pourrait changer la donne, mais les habitants rechignent.
L’école a de plus en plus de poids dans la définition du mérite et donc dans le parcours des individus. Si on veut lutter contre les inégalités, il faut rétablir l’égalité des chances, mais aussi réduire l’emprise des diplômes dans notre société. L’analyse du sociologue François Dubet, extraite de la revue Après-demain.
Interview de Sebastian Roché. Lors de son discours à Viry-Châtillon, où le jeune Shamseddine a été battu à mort, Gabriel Attal a fait le choix de l’autorité, selon lui. Travaux d’intérêt général si les jeunes contestent l’autorité, collège de 8 heures à 18 heures dans les quartiers populaires, contrat d’engagement entre l’établissement, les parents et l’élève, la levée de l’excuse de minorité...
L’expression « fracture scolaire » est couramment utilisée pour décrire le fossé qui oppose les établissements « chics » et ceux au public très majoritairement défavorisé. Elle renvoie à une réalité indiscutable comme en atteste, une fois de plus, l’ouvrage récent de François Dubet et Najat Vallaud-Belkacem.
Les jeunes lisent de moins en moins. Pour les inciter à fréquenter les bibliothèques et les librairies, la ministre de la Culture propose plusieurs pistes et vise particulièrement les habitants des quartiers de la politique de la ville et des zones rurales.
Clé de l’émancipation et condition de la liberté pour certains, jugée stigmatisante et liberticide par d’autres, la laïcité agite les passions. Les jeunes y sont-ils moins attachés ? Qu’en comprennent-ils ? Hania Hamidi, secrétaire générale de l’UNEF, Maxime Loth, responsable du Printemps Républicain à Sciences Po Paris, Valentine Zuber, historienne des idées et de la liberté religieuse et Iannis Roder, professeur d’Histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis en ont débattu dans l’émission « Avoir 20 ans »
A l’heure où seulement 16 % des élèves de collèges privés sont issus de familles défavorisées, contre 40 % de ceux du public, l’idée de moduler les moyens attribués à ces établissements sous contrat en fonction des caractéristiques sociales et des difficultés scolaires paraît logique.
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