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Création collective, art en réseau, détournement médiatique, hacktivisme, virus artistique, informatique libre, image programmée, média praticable, musée en ligne, identité virtuelle, avatar, piratage, partage, auteur distribué, copyright, copyleft… Cet ouvrage analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques promus par l’association inédite du monde de l’art contemporain et de l’Internet. Il prend appui sur un engagement « expressiviste » dans l’univers des médias à travers l’essor des réseaux d’échanges entre pairs et des dispositifs d’auto-production que constituent les sites personnels – blogs et autres technologies appareillées. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du Net guident ces mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l’expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l’accent sur l’ambivalence du réseau et de la scène artistique, au croisement d’Internet et de l’art contemporain, il s’agit d’exposer les modes de circulation virale des œuvres, mêlant initiative de l’artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. L’enjeu consiste également à montrer comment Internet bouscule les processus de définition d’une activité ou d’une œuvre comme « artistique » et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, y façonnent et y affirment leur identité. ...
S'appuyant principalement sur les technologies numériques, la simulation n'a cessé de se développer depuis une trentaine d'années. Aujourd'hui, la création artistique comme la recherche scientifique semblent préoccupées par les liens existant entre les univers numériques et le monde physique, et par les relations à inventer entre la simulation et de nouvelles formes de matérialisation : médias tangibles, prototypage rapide, physical computing, internet des objets, interfaces mixtes, réalité augmentée, captation gestuelle...
Par les technologies, l’art s’est affranchi de ses cadres de création et de diffusion et en a créé et investi de nouveaux. En remettant en question intentionnellement ou non certaines conceptions établies, cela a valu à un art technologique de voir naître en même temps que lui son milieu spécifique. Ce qui nous pose, à la suite des deux articles précédents, notre dernier questionnement : quelle place pour la création, les pratiques et les usages au centre de cette mutation ? ...
À l’interface des sciences et des arts – recherche urbaine, sciences politiques, spectacle vivant, cinéma, jeux vidéo et Internet – un nombre croissant de chercheurs et d’artistes proposent de réinventer les mises en scène et les modes de relations aux médias. L’objectif de cet ouvrage est de confronter leurs recherches aux nouvelles pratiques médiatiques, techniques et sociales, mobilisées pour concevoir, véhiculer et agir des œuvres-médias dont la carrière idéale suppose précisément que certains de leurs fragments demeurent potentiels ou « à faire ». ....
Résumé En engageant un travail artistique plus collectif et interdisciplinaire, les technologies numériques transforment également la carrière sociale des oeuvres d’art. Figures idéaltypiques d’une économie de la qualité où prévalent organisations par projets et marchés de prototypes, les oeuvres d’art numériques constituent désormais le vecteur de nouveaux développements technologiques. Bénéficiaires de dispositifs inédits de soutien public en faveur de l’innovation, les arts numériques tendent en effet vers la création de valeurs qui ne relèvent plus exclusivement du monde des arts. L’article interroge les logiques de conception et de régulation du travail qui en découlent, orientées vers une pluralité d’enjeux : exposition (artistique et scientifique), invention (technologique) et innovation (économique). Il met l’accent sur les ressorts et tensions de tels montages et éclaire les dynamiques d’attribution et de valorisation de ces produits de l’art numérique. ...
La pratique artistique a toujours entretenu une relation étroite avec la technique. Élément nécessaire à la création, elle n’a en revanche que rarement dépassé le statut d’outil et encore moins souvent consisté en la finalité même de l’acte créateur. L’objet technique et l’objet artistique ont consciencieusement été tenus à l’égard l’un de l’autre, et cela, malgré la fascination de certains courants, comme le Constructivisme ou le Futurisme, envers le monde industriel.
A l'heure des progrès technologiques exploités par l'industrie du divertissement, l'immersion constitue une thématique des arts du spectacle plus que jamais actuelle. Une véritable recherche de sensations fleurit dans les désirs du public face à la modernité des dispositifs technologiques actuels. Quelles approches du corps ces processus d'immersion impliquent-ils ? Quelles interactions se mettent en place entre "l'immersant" et l'interface numérique en jeu ?
Depuis plus d’une décennie certains artistes courtisent la science et travaillent en laboratoire aux côtés des chercheurs pour produire des entités biologiques résultant du couplage de la technique et des mécanismes du vivant. La transgénèse et la culture cellulaire in vivo sont des pratiques utilisées par des artistes qui œuvrent dans les laboratoires expérimentaux. Ces artistes-laborantins fabriquent des entités vivantes invisibles à l’œil nu, à partir de cellules d’origine végétale, animale et humaine. La présence matérielle de ces artefacts biologiques construits en deçà des limites du visible, à l’état le plus embryonnaire, nécessite des dispositifs optiques particuliers qui induisent un face-à-face singulier avec ce microcosme magico-biologique auquel le monde de l’art commence à nous familiariser. ...
Dans cet article, nous posons la question d’une écriture multimédia et de ses spécificités. Le multimédia permet-il d’ouvrir des possibles pour l’écriture ? Pour comprendre et explorer ces possibles, nous mobilisons une théorie du numérique et proposons un modèle en trois niveaux de l’écriture multimédia. Nous utilisons cette approche conceptuelle pour analyser des pratiques éditoriales professionnelles à l’Institut national de l’audiovisuel (Ina). Mots-clés : écriture multimédia, numérique, approche conceptuelle, Institut national de l’audiovisuel, INA
La question du sens du détail en art, récurrente dans l'histoire de l'esthétique occidentale, se pose de manière nouvelle lorsqu'elle est confrontée à la géométrie fractale et surtout l'art fractal qui s'en inspire. C'est pourquoi l'œuvre plastique de Carlos Ginzburg, artiste international aux origines de l'art fractal contemporain dont il est le représentant emblématique, constitue "la toile de fond" de ce livre sur le détail.
L'art contemporain est aujourd'hui à la recherche d'une structure de dialogue, d'échanges dynamiques avec le spectateur. Nous pouvons définir sa nouvelle forme comme un art qui se construit suivant un mode de dialogue avec l'ordinateur ou à travers l'ordinateur et qui utilise le cyberespace ou existe dans cet espace. Tel est le cyberart...
Titre L'art à l'âge électronique Auteur Frank Popper traduit de l'anglais par Frank Straschitz Adresse bibliographique Paris : Editions Hazan, 1993 Collation 192 p. : ill. ; 26 cm Annotation Bibliogr. - Index ISBN ISBN 2850253227
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Le nouveau numéro de la revue bilingue Art Press 2 est intitulé L'art dans le tout numérique, en anglais Art in the Digital Age. À l'instar de la célèbre phrase de Marshall McLuhan il est devenu commun de confondre le message et son médium. Si la peinture, la sculpture, la musique, etc. définissent le champ d'intervention par les outils employés, alors le numérique peut prétendre à la même reconnaissance. Il ne permet pas pour autant de certifier ce qui tient de l'art ou de la science. La majorité de ses acteurs ne se livrent en effet qu'à des expériences dignes du Palais de la Découverte en revendiquant abusivement le statut d'artiste. On ne peut confondre l'art et le message. Tous les peintres ne sont pas des artistes, et aujourd'hui nombreux artisans repeignent les murs de leur ordinateur en croyant faire œuvre. Nous sommes une fois de plus témoins des ravages de l'héritage de Marcel Duchamp, où le concept s'affiche dans le programme sans que le réel confirme ces prétentions. Il ne peut y avoir d'art que dans le refus du consensus, la construction de mondes qui s'opposent à celui qui nous est imposé socialement, politiquement, esthétiquement, philosophiquement...
L'historienne de l'art, rédactrice en chef du magazine électronique du Centre International d'art contemporain et blogueuse Paule Mackrous explore avec nous le net art qui est apparu sur Internet dans les années 90 et qui est en plein essor.
Appliqué au Net art, le travail artistique vise la conception distribuée de dispositifs interactifs, mais aussi la production de formes de communication et d'exposition consistant à impliquer l’internaute dans le procès de l’œuvre. Le site Internet, la homepage, l’atelier on-line, les Mailings List ou les forums de discussion constituent les cadres et les territoires de sociabilités renouvelées. D’une part, l’artiste Net art crée un espace qu'il habite et qu'il enrichit par accumulation de données visant à former une archive plus ou moins « vivante ». D’autre part, il configure via des serveurs, des accès et des adresses, un univers à expérimenter et à vivre de l'intérieur, invitant l’internaute à habiter temporairement cet espace. En conjuguant une esthétique du code, un design d’interface et un art de l’archive, le Net art promeut différents fragments à la fois concurrentiels et coordonnés - les « programmes », « interfaces » et « images » - dont nous proposons de redéfinir les statuts et usages. Autrement dit, à travers le processus de construction distribuée de ces contenus éditoriaux et des pratiques de lecture qui les actualisent, l’article interroge les dispositifs (cadres, interfaces) et les modalités concrètes de cette sociabilité numérique (contrats, rituels). ...
Via helene_lefebvre
Dans le cadre d’un projet autour des arts numériques et du handicap aux côtés de Fany Buy, comédienne et intervenante dans un Institut Médico-Educatif, voici une amorce de réflexion qui gravite autour de la question de l’autisme et des passerelles évidente avec l’interactivité du geste, la perception subjective et la capacité/possibilité d’expression spontanée du visiteur dans une exposition. L’autiste est pénétré de front par le réel. La violence avec laquelle la réalité lui apparait résulte en un fait: l’autiste adopte un état d’évitement. Incapable mentalement de relier sa pensée ou ses émotions, de scinder ses perceptions et analyser le présent dans sa dimension relationelle, il éprouve des difficultés ou une incapacité totale à concentrer son attention, à gérer ou combiner ses sens et de ce fait à canaliser ses émotions. Il est biaisé dans ses sentiments et comme amputé de la possibilité d’expression de son être, sa voix, son corps, son sens individuel et sa relation au monde extérieur. ...
L'art numérique, est-ce comme la photo numérique, la musique numérique, voire même la pédagogie numérique ? Regroupe t-on sous cette appellation une pratique finalement ancienne, améliorée sans être radicalement transformée par les outils et supports numériques ? Ou bien, comme la photo numérique, la musique numérique, voire la pédagogie numérique, l'art numérique ou net.art pour les initiés, a t-il repoussé les limites de l'art ? S'agit-il d'une création non de nouvelles oeuvres, mais de nouvelles formes d'art, dans la mesure où les TIC apportent avec elles des changements fondamentaux dans les manières de s'exprimer et, surtout, de faire société ? Vous le constatez, je n'ai pas choisi l'approche la plus simple, la définition en trois ligne à la manière du dictionnaire pour parler de l'art numérique. Ce n'est pas parce que je veux vous prouver que j'ai beaucoup lu et réfléchi à l'art numérique, mais plutôt parce que tout ce que j'ai lu jusqu'à présent pour préparer ce dossier ne m'a pas apporté de réponse simple : on dirait que personne n'est en mesure de définir ce qu'est l'art numérique. Une foule de références, et pas de définition simple ...
Loin du fixisme de l'antiquité et des divines proportions, l'art numérique explore de nouvelles voies. Les œuvres naissent, vivent, meurent et échappent à leur créateur. En perpétuelle transformation, ces œuvres évoluent avec le spectateur qui devient interacteur. Quelles sont les alliances et non alliances avec la science ? Comment l'art numérique, qui repose sur des algorithmes, interpelle-t-il la science ? Entre confrontations et enrichissements mutuels, qu'apportent ces deux disciplines dans notre perception du monde ?
Yves Abrioux est professeur de littérature anglaise à l’université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis. Sa recherche porte sur la littérature et l’art dans leurs rapports avec la philosophie, la science et les nouvelles technologies. Il est président de la branche européenne de la Society for Literature, Science and the Arts
S'appuyant principalement sur les technologies numériques, la simulation n'a cessé de se développer depuis une trentaine d'années. Aujourd'hui, la création artistique comme la recherche scientifique semblent préoccupées par les liens existant entre les univers numériques et le monde physique, et par les relations à inventer entre la simulation et de nouvelles formes de matérialisation : médias tangibles, prototypage rapide, physical computing, internet des objets, interfaces mixtes, réalité augmentée, captation
Le travail artistique dédié à l’Internet associe la création d’œuvres d’art interactives à la production de formes de communication et d'exposition visant à impliquer et fidéliser le public. Cet article analyse ces nouvelles figures artistiques et leurs modes relationnels dans un contexte où la mise en œuvre d’art est indissociable de la réception de contenus évolutifs et poreux. L’expérience des médias y est moins strictement distribuée entre une émission et une réception, conçues comme deux évènements successifs d’un message fixe et immuable. Là où l’œuvre matérialise désormais un « champ de possibles », l’expérimentation reprend le dessus sur la logique traditionnellement rigide de la transmission des contenus informationnels.
Commandez le livre ART FRACTALISTE - La complexité du regard, Jean-Claude Chirollet - Ouvrage disponible en version papier et/ou numérique (ebook)...
En engageant un travail artistique plus collectif et interdisciplinaire, les technologies numériques transforment également la carrière sociale des oeuvres d’art. Figures idéaltypiques d’une économie de la qualité où prévalent organisations par projets et marchés de prototypes, les oeuvres d’art numériques constituent désormais le vecteur de nouveaux développements technologiques. Bénéficiaires de dispositifs inédits de soutien public en faveur de l’innovation, les arts numériques tendent en effet vers la création de valeurs qui ne relèvent plus exclusivement du monde des arts. L’article interroge les logiques de conception et de régulation du travail qui en découlent, orientées vers une pluralité d’enjeux : exposition (artistique et scientifique), invention (technologique) et innovation (économique). Il met l’accent sur les ressorts et tensions de tels montages et éclaire les dynamiques d’attribution et de valorisation de ces produits de l’art numérique.
L'art avec Internet s'est développé sur le réseau de manière autonome et souvent à l'écart des institutions muséales. Certains artistes revendiquent, dans le monde de l'art, une implication qu'ils qualifient de parasitaire. Ils mettent en œuvre une efficace de l'infection et de la contamination. Leur démarche, qui s'apparente à celle des hackers (pirates de l'informatique), a pour objet le détournement, l'incident, le bogue. Dans un premier moment, celui de l'appropriation d'un médium, les artistes utilisent le langage propre à l'ordinateur. Dans ce contexte, "l'art c'est le code", et plus précisément sa perversion. De nombreux dispositifs artistiques entraînent le visiteur de liens en liens, dans les dédales rhizomatiques d'un jeu de piste dont il est souvent impossible de trouver l'issue. L'expérience de ces objets souligne l'inconfort technique, amplifie la fragilité de notre relation à la machine (susceptible de boguer à tout moment), et fait des visiteurs les victimes du complot artistique.
L'agora Hydro-Québec d'Hexagram est à mon avis l'une des plus belles salles montréalaises pour l'exposition de projets d'envergure comme celui de La Chute de Chantal duPont. Celui-ci s'articule en trois temps : une installation formée de projections lumineuses sur le plancher d'une salle plongée dans la pénombre, un projet Web que l'on peut considérer comme une œuvre à part entière et, la partie principale, une installation audio et vidéo multi canaux à cinq projecteurs.
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