Deux ans après son ouverture au public, la médiathèque James-Baldwin à Paris confirme les ambitions bioclimatiques affichées lors de sa conception. Retour d’expérience sur un équipement pensé pour rester confortable sans clim lors des fortes chaleurs.
Alors qu’une première vague de chaleur frappait la région parisienne cette fin mai 2026, une visiteuse de la médiathèque James-Baldwin a trouvé dans l’équipement un refuge inattendu. « Après une réunion organisée dans une tour climatisée de La Défense, qu’elle jugeait pourtant beaucoup trop chaude en raison des apports solaires, elle s’est installée dans l’une des alcôves aménagées au premier étage de la médiathèque. Fenêtres ouvertes, brise-soleil abaissés, elle y a travaillé sans aucun problème ».
Cette anecdote, rapportée par l’architecte des lieux Philippe Madec, lors d’un échange réunissant le bureau d’étude Tribu et la Direction des constructions publiques et de l’architecture (DCPA) de la Ville de Paris, illustre les ambitions du projet livré à l’été 2024. Implantée à proximité de la place des Fêtes, la médiathèque James-Baldwin a pris place, avec la Maison des réfugiés, dans l’ancien lycée Jean-Quarré, alors réhabilité dans une démarche revendiquée de frugalité et de conception bioclimatique.