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Nouvelle gestion de crise pour Lactalis. Les Gilets jaunes prennent pour cible la Fromagerie l'Étoile du Vercors, située à Saint-Just-de-Claix en Isère, qui appartient au groupe Lactalis. Ils protestent contre le déversement d'eaux usées dans l'Isère par cette usine et la pollution en résultant.
Créée en 1942, l'Etoile du Vercors a été rachetée par Lactalis en 2011 et transforme entre 46.000 et 58.000 litres de lait par jour en moyenne, jusqu'à 100.000 litres en période de pointe. Elle emploie 147 salariés, et travaille avec 70 producteurs de lait.
Elle fabrique, affine et commercialise des fromages de vache (Saint-Marcellin, Saint-Félicien) et des fromages de chèvre et rejette depuis sa création ses eaux usées industrielles non traitées directement dans l'Isère.
Rappelons que deux dirigeants de cette fromagerie se sont retrouvés devant le tribunal correctionnel de Grenoble le 2 novembre 2018, après un premier renvoi intervenu le 25 juin, poursuivis pour la pollution de la rivière Isère.
D'après France3 Auvergne-Rhône-Alpes, les responsables du site sont poursuivis pour pollution de l'Isère et non-respect des arrêtés préfectoraux autorisant l'exploitation de la fromagerie. "L’étoile du Vercors" est accusée par quatre associations environnementales qui se sont portées parties civiles (la FRAPNA, France nature environnement, Les amis de la terre et la Fédération de pêche de l'Isère, de rejeter dans la rivière l’équivalent d’une ville de 10 000 habitants en eaux usées chargées de résidus de lait et de produits de nettoyage.
Plus précisément, la société "L’étoile du Vercors", avec son ancien et son actuel dirigeants, sont poursuivis devant la juridiction pénale pour "jet ou abandon de déchets dans les eaux superficielles" et "exploitation d'une installation nuisible à l'eau ou au milieu aquatique non conforme à une mise en demeure", ainsi que pour "exploitation d'une installation classée sans respecter les mesures prescrites par arrêté pour la protection de l'environnement"
Cette action judiciaire est ancrée en toile de fond dans un conflit local. Depuis plusieurs années, le maire de Saint-Just-de-Claix fait grief à "L'étoile du Vercors" de ne pas vouloir se raccorder au réseau public et l'enjoint de cesser de rejeter ses eaux usées dans l'Isère.
Lactalis soutient de son côté avoir, en 2000, demandé son raccordement à la station d'épuration de la communauté de communes en construction, avant de souhaiter en 2014 construire sa propre station d'épuration autonome, dont le maire lui a refusé le permis de construire.
Le tribunal correctionnel de Grenoble a rouvert le 14 janvier les débats dans le prolongement d'un jugement du tribunal administratif en date du 28 décembre 2018 qui annule un arrêté préfectoral de 2016 mettant en demeure la société Étoile du Vercors de se conformer à la réglementation en matière de traitement de ses effluents dans un délai de six mois. La justice administrative accorde un délai plus long de neuf mois à Lactalis, à compter du jugement de décembre
A noter que, selon France3 Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l'audience pénale, le 12 novembre, le procureur adjoint de Grenoble Laurent Becuywe avait déploré l'impuissance de la justice face à un grand groupe. "Lactalis a gagné" en jouant la montre, avait-il lancé, tout en requérant notamment l'amende maximale de 500.000 euros et l'arrêt des opérations de rejet. "Entre les 800.000 euros et le million d'euros qui ont été économisés" depuis sa mise en demeure par la préfecture de l'Isère en 2016, "même si vous condamnez l'entreprise à l'amende maximale, ceux-là sont largement financés", avait estimé le procureur. Regrettant un "sentiment d'impunité", il ajoutait: "On savait déjà que Lactalis avait la capacité d'empoisonner le lait en poudre, on sait maintenant qu'il peut empoisonner l'eau, qu'il le sait et continue."
Un véritable cas de gestion de crise environnementale pour Lactalis qui, avec les Gilets jaunes, voient là un nouvel acteur surgir pour donner un rayonnement médiatique national à une affaire jusqu'à là cantonnée au niveau local.
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Nouvelle gestion de crise pour Lactalis. Les Gilets jaunes prennent pour cible la Fromagerie l'Étoile du Vercors, située à Saint-Just-de-Claix en Isère, qui appartient au groupe Lactalis. Ils protestent contre le déversement d'eaux usées dans l'Isère par cette usine et la pollution en résultant.
Créée en 1942, l'Etoile du Vercors a été rachetée par Lactalis en 2011 et transforme entre 46.000 et 58.000 litres de lait par jour en moyenne, jusqu'à 100.000 litres en période de pointe. Elle emploie 147 salariés, et travaille avec 70 producteurs de lait.
Elle fabrique, affine et commercialise des fromages de vache (Saint-Marcellin, Saint-Félicien) et des fromages de chèvre et rejette depuis sa création ses eaux usées industrielles non traitées directement dans l'Isère.
Rappelons que deux dirigeants de cette fromagerie se sont retrouvés devant le tribunal correctionnel de Grenoble le 2 novembre 2018, après un premier renvoi intervenu le 25 juin, poursuivis pour la pollution de la rivière Isère.
D'après France3 Auvergne-Rhône-Alpes, les responsables du site sont poursuivis pour pollution de l'Isère et non-respect des arrêtés préfectoraux autorisant l'exploitation de la fromagerie. "L’étoile du Vercors" est accusée par quatre associations environnementales qui se sont portées parties civiles (la FRAPNA, France nature environnement, Les amis de la terre et la Fédération de pêche de l'Isère, de rejeter dans la rivière l’équivalent d’une ville de 10 000 habitants en eaux usées chargées de résidus de lait et de produits de nettoyage.
Plus précisément, la société "L’étoile du Vercors", avec son ancien et son actuel dirigeants, sont poursuivis devant la juridiction pénale pour "jet ou abandon de déchets dans les eaux superficielles" et "exploitation d'une installation nuisible à l'eau ou au milieu aquatique non conforme à une mise en demeure", ainsi que pour "exploitation d'une installation classée sans respecter les mesures prescrites par arrêté pour la protection de l'environnement"
Cette action judiciaire est ancrée en toile de fond dans un conflit local. Depuis plusieurs années, le maire de Saint-Just-de-Claix fait grief à "L'étoile du Vercors" de ne pas vouloir se raccorder au réseau public et l'enjoint de cesser de rejeter ses eaux usées dans l'Isère.
Lactalis soutient de son côté avoir, en 2000, demandé son raccordement à la station d'épuration de la communauté de communes en construction, avant de souhaiter en 2014 construire sa propre station d'épuration autonome, dont le maire lui a refusé le permis de construire.
Le tribunal correctionnel de Grenoble a rouvert le 14 janvier les débats dans le prolongement d'un jugement du tribunal administratif en date du 28 décembre 2018 qui annule un arrêté préfectoral de 2016 mettant en demeure la société Étoile du Vercors de se conformer à la réglementation en matière de traitement de ses effluents dans un délai de six mois. La justice administrative accorde un délai plus long de neuf mois à Lactalis, à compter du jugement de décembre
A noter que, selon France3 Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l'audience pénale, le 12 novembre, le procureur adjoint de Grenoble Laurent Becuywe avait déploré l'impuissance de la justice face à un grand groupe. "Lactalis a gagné" en jouant la montre, avait-il lancé, tout en requérant notamment l'amende maximale de 500.000 euros et l'arrêt des opérations de rejet. "Entre les 800.000 euros et le million d'euros qui ont été économisés" depuis sa mise en demeure par la préfecture de l'Isère en 2016, "même si vous condamnez l'entreprise à l'amende maximale, ceux-là sont largement financés", avait estimé le procureur. Regrettant un "sentiment d'impunité", il ajoutait: "On savait déjà que Lactalis avait la capacité d'empoisonner le lait en poudre, on sait maintenant qu'il peut empoisonner l'eau, qu'il le sait et continue."
Un véritable cas de gestion de crise environnementale pour Lactalis qui, avec les Gilets jaunes, voient là un nouvel acteur surgir pour donner un rayonnement médiatique national à une affaire jusqu'à là cantonnée au niveau local.