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Latin American Doctors Suggest Monsanto-Linked Larvicide Cause of Microcephaly, Not Zika Virus

Latin American Doctors Suggest Monsanto-Linked Larvicide Cause of Microcephaly, Not Zika Virus | Think outside the Box | Scoop.it


Public health officials in Brazil inspect points of standing water, a breeding ground for the Zika-carrying Aedes mosquito. The virus has been linked to microcephaly, but the theory has not been scientifically confirmed. Photo credit: Flickr/Twitter


As it happens, the northeast state has registered the largest number of cases of microcephaly. Pernambuco, the first state to detect the problem, has roughly 35 percent of the total microcephaly cases across Brazil.

“Previous Zika epidemics did not cause birth defects in newborns, despite infecting 75 percent of the population in those countries,” the paper said. “Also, in other countries such as Colombia there are no records of microcephaly; however, there are plenty of Zika cases.”

Indeed, as The Ecologist observed from PCST’s report, Colombia has so far diagnosed 3,177 pregnant women with the Zika virus, but these women gave birth to healthy babies or are carrying healthy fetuses.

Sumitomo Chemical says on the Sumilarv website that the product “not only poses minimal risk to mammals, birds and fish; it also allows it to be applied to drinking water. Application to the aquatic breeding sites of mosquitoes ensures a rapid decline of the adult mosquito population significantly reducing bite rates.”

 

However, GM Watch has cited a report from Abrasco, an organization of Brazilian doctors and public health researchers, that links the pesticide to the abnormality. GM Watch wrote:

Abrasco also names Pyriproxyfen as a likely cause of the microcephaly. It condemns the strategy of chemical control of Zika-carrying mosquitoes, which it says is contaminating the environment as well as people and is not decreasing the numbers of mosquitoes. Abrasco suggests that this strategy is in fact driven by the commercial interests of the chemical industry, which it says is deeply integrated into the Latin American ministries of health, as well as the World Health Organization and the Pan American Health Organization.

PCST also observed that the highest concentration of microcephaly cases are found in the poorest areas of northeastern Brazil. These areas, “with intermittent water supply, led these communities to store water at home in an unsafe manner, due to the inadequate protection of tanks intended for human consumption” leading to very favorable conditions for the Aedes mosquito.

While the Internet is abound with a number of possible theories on the origin of the virus—genetically modified mosquitoes, for one—the World Health Organization (WHO) has been careful to not explicitly link Zika to microcephaly.

“Although a causal link between Zika infection in pregnancy and microcephaly has not, and I must emphasize, has not been established, the circumstantial evidence is suggestive and extremely worrisome,” WHO General Director Margaret Chan announced last month.

Zika-related microcephaly can be difficult to confirm. The Washington Post reported last month that after experts scrutinized 732 of the cases out 4,180 cases of Zika-related microcephaly, they found more than half either weren’t microcephaly or weren’t even related to Zika at all. In fact, according to the ministry bulletin, just 270 were confirmed as microcephaly that appears to be linked to Zika or other infectious diseases.

However, as PBS’s Frontline reported last week, Pernambuco researchers have identified clear evidence of the microcephaly-Zika link. According to the report, “researchers here tested the spinal fluid of 12 babies with microcephaly, all of whom were born to mothers who reported having symptoms of Zika early in their pregnancies. In all 12 cases, the researchers found evidence of Zika.”

Secretary of Vigilance and Health Luciana Albuquerque said in a press conference at the Pernambuco Health Department that “this is not a scientific study,” noting that the results do not indicate a definitive causal link but added, “it’s a very important suggestion of the link.”

The WHO officially declared Zika a global health emergency and officials are carefully monitoring the spread. Researchers are also currently racing to develop a vaccine.


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Les 12 salopards de Monsanto: les 12 produits les plus horribles fabriqués par Monsanto

Les 12 salopards de Monsanto: les 12 produits les plus horribles fabriqués par Monsanto | Think outside the Box | Scoop.it

Lorsque vous prenez un instant pour penser à l’histoire du développement des produits de Monsanto, que trouvez-vous? Voici douze produits que Monsanto a mis sur le marché. Voyez si vous pouvez en reconnaître certains…

  

1) Saccharine

Saviez-vous que Monsanto a été créé à cause d’un édulcorant artificiel ? John Francisco Queeny a créé Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, dans le but de produire de la saccharine pour Coca-Cola. Contrairement à ses bons débuts, des études réalisées au début des années 1970, * dont une étude menée par le National Cancer Institute en 1980, ont démontré que la saccharine a provoqué le cancer chez les rats et les souris de laboratoire.

Après la pression croissante des consommateurs, le Calorie Control Council, les fabricants d’édulcorants artificiels et de boissons gazeuses light, ainsi que d’autres études (plusieurs menées par l’industrie des édulcorants) ayant déclaré des failles dans les années 1970, la saccharine a été retirée de la liste des produits cancérogènes du NIH (Instituts Américains de la Santé). Plusieurs lettres de scientifiques ont déconseillé sa radiation, le document officiel comprend les termes suivants à ce jour: «bien qu’il soit impossible de conclure avec certitude qu’elle ne représente aucune menace pour la santé humaine, on peut s’attendre de manière raisonnable à ce que la saccharine sodique soit cancérogène pour l’homme dans des conditions d’usage général comme édulcorant artificiel . « (* Lire l’histoire de la Chemical Heritage Foundation de la saccharine ici.)

2) PCB

Au début des années 1920, Monsanto a commencé à élargir sa gamme de produits chimiques avec les PCB pour produire des fluides de refroidissement pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Cinquante ans plus tard, les tests de toxicité ont commencé à révéler des effets graves sur la santé chez les rats de laboratoire exposés à ces produits chimiques (PCB).

Après dix ans d’études , la vérité ne peut plus être contenue: la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) a publié un rapport citant les PCB comme étant la cause principale des cancers chez les animaux, avec des preuves supplémentaires que ces produits peuvent provoquer le cancer chez les humains. Des études complémentaires indépendantes évaluées par des pairs ont démontré un lien de causalité entre l’exposition aux BPC et le lymphome non hodgkinien, une forme de cancer souvent mortelle.

En 1979, le Congrès des États-Unis a reconnu les PCB comme toxine significative et polluant organique persistant sur l’environnement, et a interdit sa production aux États-Unis. A ce moment là Monsanto avait déjà des usines de fabrication à l’étranger, donc ils n’ont pas entièrement arrêté jusqu’à ce que la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants interdise les PCB au niveau mondial en 2001.

Et c’est là que la duplicité de Monsanto a été découverte: les notes internes de l’entreprise de 1956 ont refait surface, prouvant ainsi que Monsanto connaissait les dangers des PCB dès le début.

En 2003, Monsanto a versé plus de 600 millions de dollars aux habitants de Anniston, Alabama, qui ont eu de graves problèmes de santé comme des maladies du foie, des troubles neurologiques et le cancer après avoir été exposés aux PCB.

Et pourtant, les dégâts persistent à cause de ces produits : près de 30 ans après l’interdiction des PCB aux États-Unis, ils sont toujours présents dans le sang des femmes enceintes, selon une étude de 2011 réalisée par l’Université de Californie à San Francisco tandis que d’autres études indiquent un lien entre les PCB et l’autisme.

3) Polystyrène

En 1941, Monsanto a commencé à se concentrer sur les matières plastiques et le polystyrène synthétique, qui est encore largement utilisé dans les emballages alimentaires et qui a été classé 5ème en 1980 sur la liste des produits chimiques de l’EPA dont la production génère d’énormes déchets.

4) Bombe atomique et armes nucléaires

Peu de temps après l’acquisition des laboratoires Thomas et Hochwalt, Monsanto a fait de cette division son département central de recherche. Entre 1943 à 1945, ce département a coordonné les efforts de production clés du projet Manhattan, y compris la purification du plutonium et l’élaboration dans le cadre du projet de Dayton du Manhattan Project, des techniques pour affiner les produits chimiques utilisés comme déclencheurs pour les armes atomiques (une période de l’histoire américaine qui a malheureusement inclu l’accident du travail le plus meurtrier).

5) DDT

En 1944, Monsanto est devenu l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques vecteurs du paludisme. Malgré des décennies de propagande Monsanto insistant sur le fait que le DDT était sûr, les véritables effets de la toxicité du DDT ont fini par être confirmés par des recherches à l’extérieur et en 1972, le DDT a été interdit dans tous les États-Unis.

6) Dioxine

Ce graphique illustre combien de dioxine un Américain consomme en moyenne par jour

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture avec la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T (l’un des précurseurs de l’agent Orange), contenant de la dioxine. Les dioxines sont un groupe de composés structurellement et chimiquement apparentés, que l’on connaît comme l’un des « Douze produits les plus dangereux« , ces polluants environnementaux persistants s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans les tissus adipeux des animaux. Au cours des décennies qui ont suivi, Monsanto a été accusé de dissimuler ou d’omettre de déclarer la contamination à la dioxine dans une large gamme de ses produits.

7) Agent orange

Au début des années 1960, Monsanto a été l’un des deux principaux fabricants de l’Agent Orange, un herbicide / défoliant largement utilisé pendant la guerre du Vietnam. Excepté que la formule de Monsanto avait des niveaux de dioxine bien supérieurs à l’Agent Orange produit par Dow Chemicals, l’autre fabricant.

(Photo , Anh Nhan et Trang, avec leur père, à leur arrivée à l’orphelinat de Hoi An, ci-dessous ce sont les mêmes frères peu de temps avant la mort de Trang. Source: Newsletter de la Fondation Kianh, décembre 2011)

 

 

 

À la suite de l’utilisation de l’Agent Orange, le Vietnam estime que plus de 400 000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500 000 enfants sont nés avec des malformations congénitales, et jusqu’à 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, sans parler du profond impact qu’il a eu sur la santé de plus de 3 millions de soldats américains et leurs progénitures.

 

 

Les notes internes de Monsanto montrent que Monsanto connaissait les problèmes de contamination à la dioxine de l’Agent Orange quand il l’a vendu au gouvernement américain pour une utilisation au Vietnam. En dépit de l’impact sanitaire généralisé, Monsanto et Dow ont tout de même reçu la protection financière du gouvernement américain contre les anciens combattants qui cherchent une compensation pour leur exposition à l’Agent Orange.
En 2012, 50 longues années après le déploiement de l’Agent Orange, la tentative de nettoyage a enfin commencé. Pourtant, l’héritage de l’Agent Orange, et les générations successives de difformités du corpsresteront dans les orphelinats dans tout le Vietnam pour les prochaines décennies.

(Vous pensez que ça ne peut pas se produire ici? Deux cultures ont été récemment génétiquement modifiées pour résister à un herbicide à base de l’un des principaux composants de l’Agent Orange, le 2,4-D, pour combattre les « super mauvaises herbes » qui ont évolué à cause de l’utilisation excessive du Roundup.)

8) Engrais à base de pétrole

En 1955, Monsanto a commencé à fabriquer des engrais à base de pétrole après l’achat d’une grande raffinerie de pétrole. Les engrais à base de pétrole peuvent tuer les micro-organismes bénéfiques au sol, en stérilisant le sol et en créant une dépendance, comme une drogue, pour les substituts synthétiques. Ce n’est pas la meilleure dépendance à avoir, étant donné la hausse des coûts et la diminution de l’offre pétrolière…

9) RoundUp

Au début des années 1970, Monsanto a fondé sa division agricole des produits chimiques en mettant l’accent sur les herbicides, et un herbicide en particulier : le RoundUp (glyphosate). Grâce à sa capacité à éradiquer les mauvaises herbes du jour au lendemain, le Roundup a été rapidement adopté par les agriculteurs. Son utilisation a augmenté encore plus lorsque Monsanto a introduit le «Roundup Ready» (résistant au glyphosate) pour les cultures, permettant aux agriculteurs de saturer tout le champ en désherbant sans tuer les cultures.

Bien que le glyphosate ait été approuvé par les organismes de réglementation du monde entier et qu’il soit largement utilisé, les préoccupations concernant ses effets sur les humains et l’environnement persistent. On a retrouvé du RoundUp dans des échantillons d’eaux souterraines, ainsi que dans le sol, et même dans les cours d’eau et de l’air à travers le Midwest américain, et de plus en plus dans les aliments. Il a été lié à la mort des papillons et à la prolifération des supermauvaises herbes. Des études chez le rat ont montré les impacts sur la santé constamment négatifs comme des tumeurs, une altération de la fonction des organes, de l’infertilité, des cancers et des décès prématurés. Cliquez ici pour trouver d’innombrables références sur l’étude qui appuie ces déclarations.

10) Aspartame

Une découverte accidentelle au cours de recherches sur les hormones gastro-intestinales a donné lieu à un produit chimique unique sucré: l’aspartame. Au cours des essais cliniques menés sur 7 bébés singes dans le cadre de l’application de l’aspartame pour l’approbation par la FDA, 1 singe est mort et 5 autres singes ont eu des crises épileptiques. Pourtant, l’aspartame a quand même été approuvé par la FDA en 1974. En 1985, Monsanto a acquis la société responsable de la fabrication de l’aspartame (GD Searle) et a commencé à commercialiser le produit sous le nom de NutraSweet. Vingt ans plus tard, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié un rapport listant 94 problèmes de santé provoqués par l’aspartame. (Regardez la  video ICI.)

11) L’hormone bovine de croissance (rBGH)

Cette hormone génétiquement modifiée a été développée par Monsanto pour être injectée dans les vaches laitières pour produire plus de lait. Les vaches soumises à la rBGH souffrent de douleurs atroces à cause des pis gonflés et de la mammite, et le pus de l’infection résultantpénètre dans la production de lait nécessitant l’utilisation d’antibiotiques supplémentaires. Le lait contenant de la rBGH a été associé au cancer du sein , au cancer du côlon, et au cancer de la prostate chez l’homme.

12) Cultures génétiquement modifiés / OGMs

Au début des années 1990, Monsanto a commencé à modifier génétiquement le maïs, le coton, le soja et le canola avec de l’ADN provenant de virus et de bactéries pour obtenir l’une de ces deux caractéristiques: un pesticide généré en interne (le maïs ou le soja provoque une déchirure de l’estomac de l’insecte dès qu’il l’ingère), ou une résistance interne à l’herbicide Roundup de Monsanto (ce qui empêche les fermiers de répandre du RoundUp dans leurs champs pour tuer les super mauvaises herbes).

Malgré des décennies de promesses que les cultures génétiquement modifiées pourraient nourrir le monde entier avec plus de nutriments, une résistance à la sécheresse ou un meilleur rendement, la majorité des bénéfices de Monsanto proviennent des graines qui sont conçues pour résister au RoundUp de Monsanto, et leurs revenus augmentent sans cesse comme les mauvaises herbes résistent de plus en plus au RoundUp.

Cependant, ce qui donne le plus à réfléchir, c’est que le monde à achète une fois de plus en croyant les revendications «sûres» de Monsanto.

Tout comme avec les débuts des BPC, du DDT, de l’Agent Orange, Monsanto a trompé avec succès les organismes de réglementation en leur faisant croire que le Roundup, et les cultures génétiquement modifiées qui aident à vendre RoundUp, sont «sûrs».

Cependant, Monsanto a appris une chose ou deux au cours des 100 ans sur la défense de ses sales produits: aujourd’hui, quand une nouvelle étude prouve les impacts négatifs sur la santé ou l’impact négatif des OGM sur l’environnement, Monsanto attaque l’étude et ses scientifiques en inondant les médias avec des demandes reconventionnelles d’organismes «indépendants», des scientifiques, des associations industrielles, des blogs, des médias sociaux parrainés, et des articles d’entreprises de relations publiques « privées » toutes créées, financé et dirigées par Monsanto.

Duper la FDA [44] a exigé une approche légèrement différente: cliquez sur le graphique ci-dessous établi par Millions Against Monsanto pour voir combien d’anciens vice-présidents et de conseillers juridiques de Monsanto occupent actuellement des postes à la FDA. Et n’oubliez pas Clarence Thomas, ancien avocat de Monsanto, qui est maintenant juge à la Cour suprême, statuant en faveur de Monsanto dans chaque affaire portée devant lui.

Le treize à la douzaine: 13) Les semences Terminator

À la fin des années 1990, Monsanto a développé la technologie pour produire des graines stériles incapables de germer. Ces « semences Terminator » obligeraient les agriculteurs à acheter de nouvelles semences à Monsanto, année après année, plutôt que de conserver et de réutiliser les semences provenant de leurs récoltes comme ils le font depuis des siècles. Heureusement, cette technologie n’est jamais venue sur le marché. Au lieu de cela, Monsanto a choisi de demander aux agriculteurs de signer un contrat pour ne pas conserver ou vendre les semences d’une année à l’autre, ce qui les oblige à acheter de nouvelles semences et préempte la nécessité d’un «gène Terminator». Heureusement pour nous…

Quel est le résultat de notre héritage Monsanto?

Entre 75% et 80% des produits transformés que vous consommez chaque jour contiennent des OGM, et des résidus de l’herbicide Roundup de Monsanto. Mais cela ne concerne pas seulement les produits transformés. Parmi les fruits et les légumes frais on retrouve le maïs sucré génétiquement modifié qui est déjà en vente chez votre épicier local, avec des pommes et de nombreux autres produits soit disant «naturels» font actuellement l’objet de tests dans les champs.

Pourquoi autorise-t-on Monsanto à manipuler nos produits avec de tels antécédents?Pourquoi l’autorise-t-on à provoquer un tel effet néfaste sur notre environnement et notre santé?

Selon Organic Consumers Association, « Il y a une corrélation directe entre notre approvisionnement en produits génétiquement modifiés et les 2 milliards de dollars que les États-Unis dépensent chaque année pour les soins médicaux, à savoir une épidémie de maladies chroniques liées à l’alimentation. »

A la place des fruits, légumes, graines et animaux nourris à l’herbe bons pour la santé, les élevages industriels américains et les transformateurs alimentaires produisent une surabondance de malbouffe génétiquement modifiée qui provoque des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, le diabète et le cancer, qui sont soutenues par les subventions agricoles, tandis que les agriculteurs biologiques ne reçoivent pas de telles subventions.

L’histoire de Monsanto reflète un ensemble systématique de produits chimiques toxiques, de poursuites judiciaires et de science manipulée. Est-ce que nous voulons que ce soit ce genre de société qui contrôle l’approvisionnement alimentaire de notre monde?

PS: Monsanto n’est pas seul. D’autres entreprises du « Big Six » comprennent Pioneer Hi-Bred International (filiale de DuPont), Syngenta AGDow Agrosciences (une filiale de Dow Chemical,BASF (qui est essentiellement une entreprise de produits chimiques en pleine expansion dans sa division de biotechnologie), et Bayer Cropscience (une filiale de Bayer). Le siteBiofortified.org tient une liste complète des entreprises qui font de la manipulation génétique.

Sources:
Gmo Awareness
Fractured Paradigm

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L'herbicide Roundup lié à une épidémie mondiale d'une maladie rénale fatale

L'herbicide Roundup lié à une épidémie mondiale d'une maladie rénale fatale | Think outside the Box | Scoop.it

Le mystère de ce qui cause des milliers de morts chaque année d'unemaladie rénale fatale est peut-être maintenant résolu, avec des preuves montrant que l'herbicide le plus utilisé herbicide du monde (glyphosate) est le principal coupable.


Par Sayer Ji   

Une nouvelle étude publiée dans l'International Journal of Environmental Research et de la santé publique propose un lien entre l'herbicide appelé Roundup (aka glyphosate) et une série d'épidémies mortelles mystérieuses liée à une maladie rénale chronique d'origine inconnue (CKDU) touchant plusieurs régions agricoles pauvres autour le monde.   
L'ampleur du problème de santé est si massive que le Center for Public Integrity a constaté que le CKDU a tué plus de personnes au Salvador et au Nicaragua que le diabète, le sida et la leucémie associée, au cours des 5 dernières années de son histoire.   

Intitulé "Le glyphosate, l'eau dure et les métaux néphrotoxiques : sont-ils les coupables derrière l'épidémie de maladies chroniques du rein d'origine inconnue au Sri Lanka ? "  
Les chercheurs ont émis l'hypothèse que si le glyphosate est toxique, il n'est pas seul capable de détruire les tissus rénaux à l'échelle observée récemment dans les régions de paddy de riz du nord du Sri Lanka, ou au Salvador où il est la deuxième cause de décès chez les hommes.   

Ils suggèrent que le glyphosate est extrêmement toxique pour les reins quand il se mélange avec de l'eau "dure" ou avec des métaux lourds comme l'arsenic et le cadmium, soit naturellement présents dans le sol ou ajoutés par les apports d'engrais.   
L'eau dure contient des métaux, tels que le calcium, le magnésium, le strontium et le fer, ainsi que le carbonate, le bicarbonate, le sulfate et les chlorures.   

Cette nouvelle hypothèse explique un certain nombre d'observations liées à la maladie, y compris la raison pour laquelle dans les régions touchées comme le Sri Lanka, il y a eu une forte association entre la consommation de l'eau dure et l'apparition de cette maladie rénale spéciale, avec 96% des patients CKDU a avoir consommé cette eau dure ou très dure pendant au moins cinq ans.  

L'image ci-dessous montre à quel point la dureté de l'eau et la prévalence de CKDU se chevauchement :


La découverte d'une "nouvelle maladie" !  


Selon l'étude, une "Maladie rénale chronique d'étiologie inconnue (CKDU)"a été découvert parmi les exploitations de riz paddy dans le nord de la province centrale du Sri Lanka dans le milieu des années 1990.   
Cette maladie se propage rapidement à d'autres zones agricoles, et touche désormais 15% de personnes d'âge actif dans la partie nord du pays, ou une population totale de 400.000 patients avec un nombre de décès estimé à environ 20.000.   
Regardez les vidéos " Mystère dans le champs "et "cycle de la mort"  documentaires de 5 minutes fournissant des informations générales supplémentaires sur les zones touchées dans le monde entier.   
La CKDU ne porte pas les mêmes facteurs de risque connus comme l'insuffisance rénale chronique, qui comprend aussi le diabète, l'hypertension artérielle et la glomérulonéphrite, une maladie rénale inflammatoire.  
 


Le ministère sri-lankais de la Santé a introduit des critères pour CKDU en 2009, y compris :  

  1. Pas d'antécédent, ou de traitement actuel du diabète sucré ou d'hypertension chronique et / ou grave, de morsures de serpent, de maladies urologiques de l'étiologie ou de glomérulonéphrite connue.
  2. Taux normaux d'hémoglobine glycosylée (HbA1C ˂ 6,5%).
  3. 160/100 mmHg de pression artérielle non traitée de ˂ ou 140/90 mmHg sur un maximum de deux anti-hypertenseurs.

Compte tenu du fait que les facteurs géographiques et socio-économiques jouent un rôle central dans la détermination du risque, il a été supposé que les facteurs environnementaux et professionnels sont les principaux agents pathogènes et donc que CKDU est une forme de néphropathie toxique, c'est à dire que les dommages sont induits chimiquement.   
Les auteurs soulignent que même l'Organisation mondiale de la Santé a mené des études pour déterminer l'origine du CKDU, et que le consensus général est que la maladie a des causes multiples, y compris :  

  • L'exposition à l'arsenic
  • L'exposition au cadmium
  • L'exposition aux pesticides
  • La consommation de l'eau dure
  • Consommation d'eau trop faible
  • L'exposition à des températures élevées (et la déshydratation résultant) !

Les auteurs, toutefois, proposent : "Quelle que soit l'hypothèse qui sera défendue, elle devra être en mesure de répondre aux questions de savoir pourquoi la CKDU est limitée à certaines régions du Sri Lanka et pourquoi il n'y avait pas CKDU au Sri Lanka avant les années 1990."


L'Herbicide Roundup (glyphosate) le coupable probable !   


L'étude poursuit en détail comment depuis 1977 des changements politiques au Sri Lanka mènent à l'importation à grande échelle et l'application de produits agrochimiques, en particulier pour l'agriculture de riz paddy.  
Ils proposent que les 12-15 ans de l'exposition cumulée des composés dans les reins peuvent les endommager même à faible concentration, avec leur bio-accumulation croissante au sein de l'environnement et dans le corps humain, pourraient expliquer l'apparition soudaine, dans les années 1990, de la CKDU cliniquement identifiable.   
Ils ont émis l'hypothèse de l'existence d'un composé que l'on appelle "X" comme l'agent à charge, qui doit être identifié qui doit avoir les caractéristiques suivantes :  

  • Composé en récemment (2-3 ans) introduit avec les produits chimiques de la zone endémique CKDU.
  • Capacité à former des complexes stables avec de l'eau dure.
  • Capacité à capter et retenir l'arsenic et des métaux néphrotoxiques et d'agir comme un "transporteur" de ces toxines vers les reins.
  • Plusieurs voies possibles d'exposition : par ingestion, cutanée et respiratoire. 
  • Ne pas avoir un premier effet significatif lorsqu'il est complexé avec de l'eau dure.
  • Présenter des difficultés dans l'identification lors de l'utilisation des méthodes d'analyse classiques.

 

Après une recherche approfondie, ils sont arrivés au glyphosate, qui est l'herbicide le plus largement utilisé au Sri Lanka, comme le coupable probable.    
Ils décrivent comment la demi-vie de glyphosate peut augmenter de plusieurs semaines lorsqu'on est dans de l'eau normale à de nombreuses années avec de l'eau dure, car il a du mal à se biodégrader lorsqu'il est en complexes glyphosate métalliques (MGC).   
L' exposition aux MGC peut se produire de deux façons : la consommation d'eau contaminée dure, ou il peut se former dans le corps humain après l'entrée en circulation de glyphosate.   
Les agriculteurs (et leurs familles) ont constamment le risque d'être exposé par la peau ou par inhalation, en plus de l'eau potable non traitée.   
L'étude décrit en profondeur la façon dont les MGC peuvent échapper aux mécanismes de détoxication du foie et endommager les reins.  
Celui-ci s'ajoute aux 20 autres modes et plus de toxicité du Glyphosate, que nous avons indexées sur la base de données sur GreenMedInfo.com méfaits glyphosate.   

Enfin, les auteurs discutent de la preuve que le glyphosate peut être à l'origine des épidémies similaires de maladies rénales chroniques de cause inconnue dans les pays d'Amérique centrale d'El Salvador, le Nicaragua et le Costa Rica, ainsi que l'Inde.   


Cet article est paru à GreenMedInfo .  


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OGM : Hollande annonce la prolongation du moratoire sur le maïs

OGM : Hollande annonce la prolongation du moratoire sur le maïs | Think outside the Box | Scoop.it

En déplacement en Dordogne avec les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, le chef de l’Etat a confirmé son intention de prolonger le moratoire sur le maïs transgénique MON810 fabriqué par la firme Monsanto. Il a également plaidé pour une hausse de l’emploi dans le secteur agricole.

 

François Hollande a confirmé son intention de prolonger le moratoire sur le maïs transgénique MON810 fabriqué par la firme Monsanto - Reuters

Au lendemain de l’ annulation par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver le maïs transgénique MON810 , le chef de l’Etat François Hollande a confirmé, ce vendredi, une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto, malgré l’annulation la veille par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver ce maïs OGM.

« Il y aura une prolongation du moratoire », a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une visite en Dordogne, ajoutant qu’il était nécessaire toutefois de « sécuriser juridiquement cette décision sur le plan national et surtout sur le plan européen ».

(...)

 

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Monsanto: marché de dupes et comportement sans gêne

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Monsanto a fait savoir que la décision avait été prise d'abandonner les demandes d'autorisation de culture d'OGM dans l'Union européenne. Le prétexte avancé est l'absence de perspective commerciales. En réalité, Monsanto a beaucoup à perdre en restant sur le marché des semences OGM et cette nouvelle n'est bonne qu'en apparence pour les consommateurs et ceux qui peuvent avoir des doutes sur l'utilité des OGM.

 

La multinationale Monsanto est mise gravement en cause avec le Round-up et la pression va évidemment se renforcer. Or, les OGM de Monsanto sont tous tolérants au Round up, ce qui signifie que Monsanto sait pertinemment que des études à long terme sur la toxicité de ses OGM vont être réalisées à la suite de l'étude de Gilles-Eric Séralini. Elles démontreront probablement les mêmes effets et par voie de conséquence, Monsanto souhaite éviter ce type d'analyse sur ses nouvelles semences. On peut d'ailleurs saluer la décision du Commissariat général au Développement durable de lancer une telle étude (reste à voir ce qui sera étudié). Rappelons encore une fois que la responsabilité de ceux qui prennent la décision de mise sur le marché pourra être engagée le cas échéant.

En second lieu, Monsanto sait qu'en prenant cette mesure, il va encore exacerber les antinomies en Europe entre les milieux économiques et la société et augmenter le fantasme lié au principe de précaution, donc le fragiliser encore. Cette technique a déjà bien été étudié, comme par exemple dans le livre La Fabrique du mensonge de Stéphane Foucart.

Mais surtout, Monsanto s'en moque, car il n'a pas besoin de ces autorisations. Tout d'abord, comme la firme l'affirme elle-même sans aucune gêne, "elle va se concentrer sur sa capacité d'importer des OGM dans l'UE". Rappelons que l'Union est le premier importateur mondial de soja OGM et que plus de 40 variétés d'OGM sont autorisées à l'importation en Europe, sans compter les OGM non autorisés qui peuvent se retrouver sur le marché européen, comme ils le sont en Corée du Sud (ou comme l'accident avec le blé en OGM le mois dernier créant un doute sur l'intégralité et l'intégrité du blé consommé)... Mais peut être ce pays contrôle t-il mieux la biovigilance que les pays européens. En second lieu et évidemment, Monsanto compte sur le futur accord de libre échange pour imposer les OGM en Europe en faisant "sauter" le système d'autorisation européen. Compte tenu du poids de cette firme sur la diplomatie américaine, on peut compter sur l'administration américaine pour peser de tout son poids pour "libéraliser" les OGM. La question a déjà été abordée lors du premier round des négociations et le représentant de Biotechnology Industry Organisation (BIO), sans "demander la modification des lois" s'est plaint que sur 74 demandes en attente et 22 validées par l'EFSA, aucune ne soit acceptée encore. De plus, il souhaite obtenir que des OGM non autorisés en Europe soient admis en dessous d'une norme de 0,9%.

Cette mesure, apparemment hautement symbolique, a peut être, en définitive, pour objectif de démobiliser l'opinion publique européenne, violemment opposée aux OGM, de manière très majoritaire, en laissant croire que le terrain européen est abandonné. Mais plus que jamais la vigilance est indispensable, car l'impact sanitaire des OGM est désormais clairement en cause. Or, cette question n'est pas liée à la plantation des OGM, mais à leur consommation. Et c'est précisément celle-ci que Monsanto a décidé de privilégier.

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Il détient le brevet qui pourrait détruire Monsanto et changer le monde ! | On sait ce que l'on veut qu'on sache

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Il détient le brevet qui pourrait détruire Monsanto et changer le monde !
 

Le contenu de cet article pourrait radicalement changer le monde de différentes façons positives.
 

Et comme Monsanto n’aimerait pas que cet article devienne viral, tout ce que nous pouvons vous demander est de partager l’information présentée pour qu’elle puisse atteindre autant de personnes que possible.

En 2006, un brevet a été accordé à un homme nommé Paul Stamets. Bien que Paul soit le plus grand mycologue mondial, son brevet a reçu très peu d’attention et a été très peu exposé. Pourquoi donc ? Selon les dirigeants de l’industrie des pesticides, ce brevet représente « la technologie la plus perturbatrice jamais vue. » et quand les dirigeants disent perturbatrice, c’est qu’elle dérange l’industrie des pesticides chimiques.

Qu’est-ce que Paul a découvert ?

Le mycologue a compris comment utiliser les créations de mère nature pour empêcher les insectes de détruire les cultures. On les appelle des pesticides INTELLIGENTS. Ces pesticides fournissent un solution sûre et quasi-permanente pour contrôler plus de 200 000 espèces d’insectes, et tout cela grâce à la « magie » des champignons.

Paul fait cela en prenant un champignon entomopathogène (champignon qui détruit les insectes) et le transforme pour qu’il ne produise pas de spores. En retour, cela attire les insectes qui en mangent et se transforment en champignon de l’intérieur !

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2015/11/de%CC%81truire-Monsanto-3.jpg

Il détient le brevet qui pourrait détruire Monsanto et changer le monde 

Si ce brevet atteignait une exposition de masse, il pourrait révolutionner la façon dont les humains cultivent leurs champs.

Tolérer l’utilisation des pesticides dans l’agriculture moderne revient à nier l’évidence prouvant que ses effets sont néfastes pour l’environnement. Une telle ignorance ne peut vraiment plus être tolérée. Par exemple, pouvez-vous imaginer un monde sans abeilles ?

On attribue l’hécatombe des abeilles aux concoctions chimiques de Monsanto qui sont pulvérisées dans les champs du monde entier. Même si un nombre croissant de pays interdisent des produits Monsanto, ils sont encore utilisés dans des pays qui devraient être conscients de ses dangers. Dire que de nouvelles méthodes doivent être mises en œuvre avant qu’il ne soit trop tard est un euphémisme.

Monsanto génère actuellement 16 milliards de dollars par an (chiffres de 2014), donc vous pouvez être certain qu’ils ne veulent pas interrompre ce flux de revenus. Grâce à ces revenus ils sont des ressources quasi illimitées et ont les moyens de supprimer les informations qui peuvent être préjudiciables à leur réputation.

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2015/11/de%CC%81truire-Monsanto-2.jpg

Mais en nous informant sur les avantages de la culture alimentaire durable, biologique et bio-dynamique, en partageant des articles comme celui-ci et en boycottant les OGM et les cultures pulvérisées d’herbicides, cette entreprise démoniaque pourrait bientôt recevoir le message.

Voici des liens utiles pour en comprendre plus sur l’incroyable brevet mentionné ci-dessus :

Voici un lien vers le brevet dont nous parlons : 7122176
http://www.google.com/patents/US7122176

Une liste des brevets de Paul :
http://patents.justia.com/inventor/paul-edward-stamets

De nombreuses informations sur Paul Stamets :
http://www.fungi.com/about-paul-stamets.html
http://www.fungi.com/about-paul-stamets.html




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Fusion Monsanto/Syngenta : la naissance d'un super-monstre pour bientôt ?

Fusion Monsanto/Syngenta : la naissance d'un super-monstre pour bientôt ? | Think outside the Box | Scoop.it

Une fois associées, les deux entreprises constitueraient une multinationale de l'agrobusiness, unique et monstrueuse, un colosse qui contrôlerait un tiers du marché des pesticides qui s'élevait à 57 milliards l'an dernier ainsi que 45 % du marché mondial des semences ! 

Monsanto a été un des géants de la chimie, mais depuis quelques temps, la multinationale préférait se présenter comme une « entreprise de l'agriculture durable ». Finies les années 70 et leurs tragiques errements, comme le PCB et l'Agent orange. Si l'on en croit le site internet de la multinationale, le nouveau Monsanto « utilise la sélection végétale et les biotechnologies pour créer de nouvelles semences qui donnent des plantes plus fortes, plus robustes et qui nécessitent moins de ressources ». 

Mais le discours pourrait bien changer si Monsanto réussit à acheter son rival suisse, le géant des pesticides Syngenta. Le vendredi 8 mai, la direction de Syngenta rejetait l'offre publique d'acquisition. Mais l'affaire n'est certainement pas close. Jeudi après-midi, le prix des actions de Syngenta se maintenait à un niveau supérieur de 20 % à celui qu'elles avaient avant l'offre de Monsanto, une indication claire que les investisseurs estiment un accord tout à fait possible. Comme Helen Thomas du Wall Street Journal le formule, le rejet initial par la direction de Syngenta, de l'offre de Monsanto peut n'être qu'une façon de dire « L'opération est judicieuse, mais Syngenta peut espérer en tirer un meilleur parti ». 

Monsanto indiquait de son côté que la multinationale était toujours intéressée pour conclure un marché, affirmant que l'offre est « une prime très attractive » pour les actionnaires de Syngenta. L'offre de Monsanto, la firme basée à Saint-Louis, fait preuve d'opportunisme. En effet, le prix des actions du rival suisse stagne et à chuté de 2,9 % ces douze derniers mois. Les revenus de la firme suisse ont aussi souffert de la bonne forme du dollar (car 60 % des ventes de Syngenta en Europe et Amériques du sud et centrale se font en monnaies locales). Syngenta a aussi moins bien encaissé que Monsanto la baisse subite du prix des récoltes qui a poussé les agriculteurs à économiser sur les semences et les épandages. 

La logique du marché proposé par Monsanto est simple : Syngenta est parfaitement complémentaire de Monsanto. Monsanto est le plus grand producteur de semences de la planète (modifiées génétiquement et autres), et sa branche chimie est relativement petite (essentiellement centrée autour de son herbicide, le Roundup) et ne représente qu'un tiers des 15,8 milliards de dollars des ventes totales. Pendant ce temps, Syngenta est le premier producteur de pesticides dans le monde, avec un petit secteur des semences GM qui ne compte que pour un cinquième des 15,1 milliards de dollars des ventes totales.

Une fois associées, les deux entreprises constitueraient une multinationale de l'agrobusiness, unique et monstrueuse, un colosse qui contrôlerait un tiers du marché des pesticides qui s'élevait à 57 milliards l'an dernier - d'après les estimations de la branche et des données financières des entreprises - ainsi que 45 % du marché mondial des semences (marché moins important), selon BMO Capital Markets.

D'après le site économique Seeking Alpha, pour que les autorités états-uniennes en matière de concurrence acceptent le marché, Syngenta devrait probablement vendre son important secteur des semences de maïs et soja, ainsi que ses participations relativement modestes dans le glyphosate, afin d'éviter qu'elles ne se superposent avec les parts de marché actuelles de Monsanto. Les parts de marchés contrôlées en seraient réduites. 

En essayant d'avaler Syngenta, Monsanto change de tactique. En effet, cela contredit des années de beaux discours, nous expliquant que le but ultime des biotechnologies est que les agriculteurs puissent se passer des produits agrochimiques. Les deux principaux produits issus des biotechnologies qui rapportent de l'argent à la multinationale sont 

- les plantes modifiées génétiquement dans le but de devenir elles-mêmes insecticides - grâce à l'insecticide du Bacillus thurigensis - appelées aussi plantes Bt. Cet insecticide est toxique pour certains insectes, mais pas pour les humains ; 
- et les plantes modifiées génétiquement pour tolérer le glyphosate, cet herbicide que Monsanto vend sous le nom commercial de Roundup. 

La multinationale commercialise ces deux types de plantes en les présentant comme étant des solutions à la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des produits agro-chimiques toxiques. Le site internet de Monsanto nous explique que les plantes Bt « permettent aux agriculteurs de protéger leurs récoltes, tout en éliminant ou en diminuant de façon importante les volumes de pesticides épandus » et que les plantes tolérantes au Roundup (Roundup Ready) ont « permis aux agriculteurs de ... diminuer leur consommation totale d'herbicides ». 

Ces deux affirmations ont perdu de leur superbe lorsque les produits de Monsanto ont dominé les champs états-uniens. En effet, tout comme les insectes, les plantes ont évolué pour s'adapter à ces produits. La seule réponse qu'aient trouvé les agriculteurs, a été de noyer les champs sous plus de pesticides, à la fois en augmentant les doses de Roundup de Monsanto, mais aussi en utilisant d'autres pesticides plus toxiques, au fur et à mesure que le Roundup perdait de son efficacité. La façon dont Monsanto saute sur Syngenta et sa vaste gamme de pesticides, montre bien que la multinationale est dans la même logique. 

Un des gagnants immédiats sera le formidable service de « relations publiques » de Monsanto. Aguerri par des années de défense contre les attaques visant la multinationale et ses OGM et récemment attaqué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui concluait que le « glyphosate est probablement cancérigène pour les humains », ce service va avoir plein d'occasions de faire jouer ses muscles, si Syngenta les rejoint. 

En effet, aux États-Unis, Syngenta est le principal producteur d'atrazine, produit que l'on soupçonne de plus en plus d'être un perturbateur endocrinien, qui provoque notamment des malformations de l'appareil génital des grenouilles et s'infiltre dans l'eau potable des gens. Syngenta est aussi un des principaux fournisseurs de néonicotinoïdes - ces insecticides vedettes (ventes totales annuelles : 2,6 milliards de dollars) que l'on associe fortement avec les problèmes de santé des abeilles et autres pollinisateurs, des oiseaux et animaux aquatiques. L'atrazine et les néonicotinoïdes sont actuellement interdits en Europe, mais, bien que cela soit fortement critiqué, largement utilisés aux États-Unis. 

Alors qu'aucune des deux multinationales n'abordent le sujet, certains pensent que, si le marché était conclu, Monsanto pourrait essayer de déplacer son domicile fiscal au siège de Syngenta, à Bâle en Suisse, ce que l'on appelle une inversion, une opération qui pourrait attirer l'attention des autorités règlementaires. Le taux d'imposition de Monsanto est de 29 %, alors que celui de Syngenta n'est que de 15 %. Mais c'est loin d'être fait. Le gouvernement Obama a réagi récemment de façon agressive envers ce type d'avantages fiscaux. D'autre part un sénateur états-unien rappelait au PDG de Monsanto que « L'expansion de l'entreprise est due en grande partie à des programmes et des aides payés par les contribuables des États-Unis. Les dirigeants de Monsanto doivent reconnaître que l'engagement continu de leur entreprise pour les États-Unis serait une bonne chose, non seulement pour le pays, mais en fin de compte aussi pour l'entreprise ». 

La démarche de Monsanto se produit à un moment où l'industrie des semences doit affronter de nombreux problèmes. La principale activité de l'entreprise est de vendre des semences dont l'ADN a été modifié pour conférer aux maïs, soja et autres plantes qui en résultent, un caractère insecticide vis-à-vis de certains insectes ou une tolérance à certains herbicides. Le développement de nouvelles versions de ces plantes peut durer presque une décennie et les coûts atteindre des dizaines de millions de dollars. De plus la croissance du marché s'est ralentie : l'an dernier les ventes n'ont augmenté que de 4,7 %, comparé à 8,7 % en 2013 ou une moyenne de 21,3 % durant les cinq années précédentes d'après les recherches de Philips McDougald Ltd. 

Les compagnies semencières ont plusieurs problèmes à affronter. De nombreux pays limitent l'utilisation des OGM de peur que ces OGM ne causent des problèmes écologiques ou sanitaires, inquiétudes que Monsanto et les autres entreprises rejettent. Aux États-Unis où des OGM comme le maïs, le soja et le colza sont omniprésents, certains citoyens luttent pour que les aliments OGM soient étiquetés, et choisissent d'acheter des produits sans biotechnologie. Aux États-Unis, les ventes au détail de produits alimentaires sans OGM ont augmenté de 15 % l'an dernier, pour atteindre 9,6 milliards de dollars. 

Pour certains observateurs, le besoin continu de solutions chimiques et la lenteur des processus d'autorisation pour les semences GM, rendent la perspective de se renforcer dans les pesticides, plus qu'attractive. Alors que certains greniers du monde sont saturés en OGM et que d'autres comme la Chine ou l'Europe ne sont pas prêts à les accepter rapidement, les pesticides permettent à Monsanto de continuer son expansion. Il est important pour la multinationale de se diversifier, étant donné que le taux de croissance des OGM se ralentit. 

D'autres observateurs par contre, se posent des questions derrière la logique d'une telle démarche. Monsanto a investi énormément pour développer le marché des semences GM, tout en insistant sur la moindre dépendance aux produits agrochimiques. Pour ces observateurs, « la stratégie a bien marché jusqu'à maintenant, alors pourquoi changer ? En faisant l'acquisition de Syngenta, Monsanto revient en force dans le business de la chimie. Est-ce que c'est ce que veulent les investisseurs ? ». 

Les investisseurs peut-être pas, mais les agriculteurs qui ne savent plus quoi faire face à l'invasion d'insectes et de « mauvaises » herbes devenues tolérantes à un, deux ou trois pesticides ? Affaire à suivre donc

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Prié de retirer son article sur un maïs OGM, Séralini refuse

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Gilles-Eric Séralini.

 

La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

 

BRAS DE FER. Il a battu le rappel de ses soutiens scientifiques et politiques… Tout un symbole. C’est entouré notamment de Paul Deheuvels, statisticien de l'Académie des sciences et de Corinne Lepage, députée du Parlement européen que ce 28 novembre, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le professeur Gilles Eric Séralini, de l’université de Caen a défendu un article retentissant sur un OGM publié l’an dernier et menacé aujourd’hui de rétractation.

Il y suggérait que les rats nourris une vie entière au maïs OGM NK603, tolérant à l’herbicide Roundup et fabriqué par la firme américaine Monsanto, développaient plus de pathologies et tumeurs (lire S. et A. n°789 et 791 - voir aussi notre article en ligne). La médiatisation du papier en septembre 2012 avait provoqué l’émoi du public et des politiques, une polémique dans la communauté scientifique ainsi qu’un questionnement critique sur les procédures d’évaluation des plantes génétiquement modifiées actuellement en vigueur (À venir : notre article "ce que « l’affaire Séralini » a changé").

Pas de fraude, ni de manipulations des données

Il y a quelques jours, l’éditeur en chef de la revue Food and Chemical Toxicology (Groupe Elsevier) qui avait initialement publié l’article, a prié le professeur Séralini de bien vouloir le rétracter, c’est-à-dire de le retirer lui-même.

Motif ? « Les résultats présentés sont peu concluants et n’atteignent donc pas le seuil de la publication » et « il y a une raison légitime d’inquiétude concernant à la fois le nombre d’animaux testés dans chaque groupe et la souche particulière (de rats, NDLR) sélectionnée » explique t-il dans une lettre au chercheur de l’université de Caen auquel Sciences et Avenir a pu avoir accès.

"MÉRITE". L’éditeur de FCT y admet que « le problème du faible nombre d’animaux avait été identifié lors de du processus initial d’examen du papier par le comité de lecture» mais qu'il avait été décidé finalement de le publier parce que ce travail « gardait du mérite malgré ses limites ». Il semblerait donc que la politique éditoriale de la revue ait changé (voir notre article "la revue scientifique sous pression").

Louant « la bonne volonté, l’ouverture » de Gilles Eric Séralini qui a fourni ses données brutes pour répondre aux critiques soulevées par son article, l’éditeur souligne enfin, qu’après les avoir rigoureusement et longuement étudiées, les relecteurs n’ont détecté « aucune fraude, ni manipulations de données ».

Refus d’obtempérer et contre-attaque

Le professeur Séralini refuse aujourd’hui de rétracter son article. Il argue comme depuis des mois que la souche de rats incriminée (les Sprague-Dawley) est utilisée en routine aux États-Unis - y compris parfois par Monsanto- pour étudier la carcinogénèse et la toxicité chronique des produits chimiques. Il rappelle qu’il a mené une étude inédite sur des rats nourris une vie entière avec ce maïs OGM et que s’il n’a utilisé que dix rats par groupe, il a en revanche multiplié les mesures sur ces animaux.

« La perturbation des hormones sexuelles et d’autres paramètres sont suffisants dans notre cas pour interpréter un effet sérieux après une année » proteste t-il, demandant que l’on prenne en compte « la chronologie et le nombre des tumeurs par animaux ».

DOUBLE STANDARD ? Autant de signes qui devraient être considérés dans une réelle étude de risques, selon lui. Par ailleurs, le chercheur pointe un papier de Monsanto de 2004, publié dans la même revue FCT et jamais rétracté, concluant à l’innocuité du maïs NK 603 après avoir mesuré ses effets sur dix rats Sprague-Dawley seulement pendant trois mois. Et de s’interroger : y aurait-il un double standard d’évaluation en vigueur ?

« Seules les études pointant un effet adverse des OGM sont passées au crible d’une évaluation rigoureuse sur leurs méthodes expérimentales et statistiques, accuse t-il. Tandis que celles qui affirment leur innocuité sont prises pour argent comptant ».

"il y avait des OGM dans la nourriture des "rats contrôles" qu'utilisait Monsanto pour prouver l'innocuité de ses produits" accuse Séralini

Dernier pavé dans la mare : le biologiste s’apprêterait à contester la façon dont sont actuellement menées les analyses statistiques sur les rats testés, car elles seraient faussées par les données historiques. Selon une étude qu’il aurait menée avec son équipe, tous les cobayes de laboratoires ont toujours été exposés dans leur cage et via leur nourriture à des polluants (pesticides, mercure, cadmium, perturbateurs endocriniens) puis possiblement des OGM … de sorte qu’il était alors impossible de distinguer les tumeurs spontanées, naturelles, des tumeurs induites par ces substances, et ce quel que soit le nombre de rats testés…

En clair "il y a des OGM dans la nourriture des "rats contrôles" utilisés par Monsanto pour prouver l'innocuité de ses produits" a accusé le Pr Séralini lors de sa conférence de presse. De sorte qu'il était impossible de distinguer une quelconque différence entre les "rats contrôles" et ceux sur lesquels Monsanto disait tester la nourriture OGM.

SOUFFLER SUR LES BRAISES. Conduire des tests sur de grosses cohortes de 50 rats par groupe, par exemple, serait dès lors inutile. Bref, l’ultime défense de Gilles-Eric Séralini consiste à jeter le doute sur la pertinence de nombres de travaux menés jusqu’à présent.

Cette affirmation –qui demanderait à être sérieusement étayée- provoquera sans nul doute une vague de protestation. Les éditeurs de la revue Food and chemical toxicology espéraient peut-être éteindre la controverse, il se pourrait qu’ils aient au contraire soufflé sur les braises.

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Il est urgent de reprendre un nouveau moratoire sur les OGM

Il est urgent de reprendre un nouveau moratoire sur les OGM | Think outside the Box | Scoop.it

La décision du Conseil d'Etat était attendue même si ce dernier aurait pu faire un effort pour valider la clause de sauvegarde et surtout ne pas juger comme il l'a fait, que le principe de précaution était aujourd'hui appliqué au niveau communautaire, car c'est purement et simplement faux. Le fait qu'il soit aujourd'hui reconnu que les études sur des rats durant 90 jours soient insuffisantes en est une preuve. Mais après le renvoi au Conseil Constitutionnel de la QPC sur les gaz de schiste et l'arrêt honteux de Fessenheim, l'environnement n'a pas le vent en poupe à la Haute Assemblée.

Pour autant, tout milite en faveur d'un nouveau moratoire.

Tout d'abord, l'autorisation communautaire de MON 810 est expirée depuis 2007. Sur le site de la Commission européenne, il est indiqué que la procédure de réautorisation est toujours en cours... depuis 5 ans. Or, le code de l'environnement prévoit que la demande doit être déposée 9 mois avant son expiration. 75 jours sont donnés aux Etats membres pour faire opposition. Cela signifie que le renouvellement aurait dû être autorisé ou refusé depuis... 6 ans. Certes, l'article 533-34 du code prévoit que la décision initiale reste valable jusqu'au renouvellement, mais on ne peut admettre cette situation de non renouvellement qui porte une autorisation prévue pour 10 ans à 16 ans. Il en va d'autant plus ainsi que l'autorisation du MON810, seul OGM cultivé en Europe, repose sur des études de 90 jours sur des rats alors que l'EFSA vient enfin d'admettre la nécessité d'études de long terme. Du reste, 5 autres Etats ont pris des décisions de moratoire.

En second lieu, le Conseil d'Etat reprend le caractère insuffisant des études en se fondant en particulier sur les avis de l'EFSA, qui jusqu'à une date très récente, n'a jamais donné un seul avis défavorable sur une demande d'autorisation et dont les situations de conflits d'intérêt, en particulier dans le panel, sont reconnues y compris par le médiateur européen. Mais, différentes études dont des nouvelles postérieures à la décision, démontrent le risque de toxicité de la protéine Bt sur la santé humaine. Une étude de 2009 montre des signes de toxicité rénale et hépatique au bout de trois mois chez de jeunes rats (cf. A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Int. J. Biol. Sci. 2009, 5). Une étude de 2012 du laboratoire du professeur Séralini met en lumière l'impact de de la protéine BT sur les cellules humaines, même si c'est un niveau de concentration relativement important. De plus, après le vaste débat qui a suivi la publication de l'étude sur le NK603 et le Round-up de Gilles-Eric Séralini, il apparaît aujourd'hui très clairement, quelle que soit la position adoptée sur les résultats de cette étude, que l'évaluation de l'impact sanitaire des OGM est notoirement insuffisante. Dès lors, exiger un moratoire jusqu'à ce que les études à deux ans qui ont été réclamées soient effectuées, et ce d'autant plus que la nouvelle autorisation pour le mon 810 n'a toujours pas été délivrée, parait parfaitement légitime.

Enfin, sur le plan environnemental, aucune mesure de gestion et de surveillance et de biovigilance n'ont été mises en place pour suivre l'impact de la mise en culture du MON 810 sur l'environnement et en particulier la faune non cible. Dans ces conditions, l'impact environnemental, au demeurant très mal évalué a priori, ne fait l'objet d'aucun contrôle a posteriori.

Enfin, pour éviter toute nouvelle difficulté, il est indispensable que la France change sa position au sein du conseil des ministres quant à l'adoption du nouveau règlement sur les OGM permettant aux états membres qui le souhaitent d'interdire la mise en culture des OGM pour une série de motifs légitimes. Le Parlement européen a, voici plus de deux ans, voté mon rapport qui, en modifiant très sensiblement la proposition initiale de la commission, donne une base juridique solide à la souveraineté des états membres sur le choix du recours ou non à la mise en culture des OGM. Jusqu'à présent, le dossier est bloqué au conseil des ministres, notamment en raison de la position française qui pourrait tout faire basculer. Il est indispensable que le nouveau ministre, qui connaît parfaitement bien le dossier des OGM, marque son entrée en fonction par un changement d'attitude permettant avant le printemps 2014 d'adopter un texte définitif. Espérons que ceux des écologistes, qui pour des raisons obscures avaient essayé, sans aucun succès, de torpiller le texte, reconnaîtront la nécessité de disposer d'une nouvelle réglementation. Ceci n'exclut évidemment pas bien au contraire que la méthodologie d'évaluation des OGM soit totalement refondée.

Monsanto a décidé de ne plus formuler de demandes d'autorisation en Europe. On pourrait rêver en espérant qu'il renonce également au renouvellement de l'autorisation du MON 810. Mais en attendant, le gouvernement français est maître du jeu y compris au niveau européen. Les actes rejoindront-ils les paroles ?

  

Jacques Le Bris's insight:

 

#FF@corinnelepage

Suivre Corinne Lepage sur Twitter: www.twitter.com/corinnelepage

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Stop Monsanto's Trojan Horse

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To EU and US negotiators of the Transatlantic Trade and Investment Partnership:
We are concerned that corporate interests may use the EU-US trade talks to unravel regulations which protect people and the environment on both sides of the Atlantic. To ensure that EU-US trade talks protect democracy and standards, they must be transparent, all negotiating texts must be made public and companies must not be given rights to sue governments over environmental policy.
Jacques Le Bris's insight:

Monsanto, Kraft, and Nestlé are drawing up blueprints for a massive Trojan horse to give corporations the reins to our democracies.

If negotiations go their way, Monsanto may be able to use secret corporate courts to attack Europe’s ban on Genetically Modified foods! US and EU negotiatiors are now starting to thrash out a deal which may grant corporations sweeping powers to overrule our governments on protections for citizens which stand in the way of profit.

A clear, global message right now can set the terms of debate for this deal which would cover half of world trade and cast a long shadow over the rest. Sign to stop the corporate coup -- we'll deliver it to trade reps in DC when we reach 1 million.

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